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SORRE Maxime Contrôle continu de thermodynamique L2 – PCSTM

LOYER François Physique 2009 – 2010

Index
I Définition
II Cycle de Stirling
i Cycle moteur
ii Cycle récepteur
III Etude du cycle de Stirling
i Points d’équilibres
ii Echanges moteur
iii Echanges récepteur
IV Conclusion
i Avantages et inconvénients
ii Application au solaire
iii Sources

I Définitions

Une machine ditherme est un système thermodynamique permettant de produire du travail ou


une variation de chaleur. Son fonctionnement pourra être représenté par un cycle thermodynamique
sur un diagramme de Clapeyron ou un diagramme isentropique.

V
Diagramme de Clapeyron

La machine sera considérée comme moteur si le cycle évolue dans son sens horaire, c'est-à-dire, si
le système utilise les transferts de chaleur afin de produire de l’énergie.
Inversement, si le cycle évolue dans le sens antihoraire, la machine ditherme sera un récepteur
qui permettra un transfert de chaleur en utilisant du travail.

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SORRE Maxime Contrôle continu de thermodynamique L2 – PCSTM
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II Cycle de Stirling

Le cycle de Stirling est caractérisé par 2 isochores (𝑃 = 𝑐𝑠𝑡𝑒) et 2 isothermes (𝑇 = 𝑐𝑠𝑡𝑒), ce qui se
traduit sur les diagrammes de Clapeyron et entropique :

P T

Diagramme de Clapeyron V Diagramme entropique S

On rencontrera différentes machines dithermes associées au cycle de Stirling comme le moteur


de Stirling (en cycle moteur) ou la pompe à chaleur (en cycle récepteur)

Les mouvements isochores et les compressions/détentes peuvent êtres symbolisés par deux
pistons distincts : le déplaceur et le moteur.
Le déplaceur assura un mouvement du gaz d’une source à l’autre sans changer le volume.
Le moteur permettra d’opérer les détentes et compressions isothermes, lors des isochores il sera
donc fixe.

gaz en contact de la source chaude

déplaceur
régénérateur

gaz en contact de la source froide


piston moteur

moteur de Stirling de type bêta

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i Cycle moteur

P T WCD
C QC
WCD
QC C D
QBC D

QDA
B

B
QF A
A
WAB QF
WAB

Diagramme de Clapeyron V Diagramme entropique S

On peut déterminer le signe des échanges de chaleur et travail en observant les variations des
paramètres d’état :

𝑾𝑨𝑩 > 0 (𝑑𝑉 < 0)

𝑸𝑩𝑪 > 0 (𝑑𝑇 > 0) ; 𝑾𝑩𝑪 = 0 (𝑑𝑉 = 0)

𝑾𝑪𝑫 < 0 (𝑑𝑉 > 0)

𝑸𝑫𝑨 < 0 (𝑑𝑇 < 0) ; 𝑾𝑫𝑨 = 0 (𝑑𝑉 = 0)

Les échanges de chaleurs avec les sources chaude et froide se font lors de l’isotherme, on peut en
effet observer que 𝑄𝐵𝐶 = −𝑄𝐷𝐴 (𝑑𝑇𝐵𝐶 = −𝑑𝑇𝐷𝐴 )

Les échanges QC et QF ne sont pas dû aux variations de température directe par le chauffage et
le refroidissement isochore mais par le passage dans le régénérateur, couplé aux variations de
chaleur pendant l’isotherme par les sources chaude et froide.
En effet celui-ci est constitué de laine de cuivre, qui est capable d’emmagasiner ou céder de la
chaleur.
Par exemple, lors de la détente isotherme motrice du gaz chaud, le gaz froid n’étant pas passé de
l’autre côté dans le piston de déplacement est aspiré puis chauffé par le régénérateur. Cela permet
d’optimiser le rendement.

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ii Cycle récepteur

P T WDC
C QC
WDC
QC C
D
QCB
D

B
QAD
B
QF A A
WBC QF
WBA

Diagramme de Clapeyron V Diagramme entropique S

𝑾𝑩𝑨 < 0 (𝑑𝑉 > 0)

𝑸𝑪𝑩 < 0 (𝑑𝑇 < 0) ; 𝑾𝑪𝑩 = 0 (𝑑𝑉 = 0)

𝑾𝑫𝑪 > 0 (𝑑𝑉 < 0)

𝑸𝑨𝑫 > 0 (𝑑𝑇 > 0) ; 𝑾𝑨𝑫 = 0 (𝑑𝑉 = 0)

Le raisonnement est identique à celui fait pour le cycle moteur, le cycle étant parcouru en sens
inverse.

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III Etude du cycle de Stirling


On étudiera le cycle de façon réversible fermée, le système est considéré comme un gaz parfait
(𝛾 = 1,4).

i Points d’équilibres

On connait les valeurs de volume et température en chaque point grâce aux isochores et aux
isothermes, tel que 𝑇𝐴 = 𝑇𝐵 𝑇𝐶 = 𝑇𝐷 𝑉𝐴 = 𝑉𝐷 𝑉𝐵 = 𝑉𝐶
Déterminons les relations pression-température et pression-volume pour chaque point grâce à la
loi des gaz parfaits.

 A B 𝑇𝐴 = 𝑇𝐵

𝑃𝐴 𝑉𝐴 = 𝑛𝑅𝑇𝐴
𝑃𝐵 𝑉𝐵 = 𝑛𝑅𝑇𝐵

𝑃𝐴 𝑉𝐴 = 𝑃𝐵 𝑉𝐵

𝑉𝐴 𝑃𝐵
=
𝑉𝐵 𝑃𝐴

 B C 𝑃𝐵 = 𝑃𝐶

𝑃𝐵 𝑉𝐵 = 𝑛𝑅𝑇𝐵
𝑃𝐶 𝑉𝐶 = 𝑛𝑅𝑇𝐶

𝑃𝐵 𝑇𝐵
=
𝑃𝐶 𝑇𝐶

 C D 𝑇𝐶 = 𝑇𝐷

𝑉𝐶 𝑃𝐷
=
𝑉𝐷 𝑃𝐶

 D A 𝑃𝐴 = 𝑃𝐷

𝑃𝐷 𝑇𝐷
=
𝑃𝐴 𝑇𝐴

Le simulateur nous donne 𝑉𝐴 = 4𝐿 ; 𝑇𝐴 = 300𝐾 ; 𝑃𝐴 = 0,3𝑏𝑎𝑟


𝑃 𝐴 𝑉𝐴
𝑃𝐵 = 𝑉𝐵
= 1,2𝑏𝑎𝑟, ce qui correspond à la valeur lisible sur la simulation.

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ii Echanges moteur

source froide

QF (<0)

système
W (<0)

QC (>0)

source chaude

On connait grâce au simulateur 𝑇𝐴 = 𝑇𝐵 = 300𝐾 𝑇𝐶 = 𝑇𝐷 = 1000𝐾 𝑉𝐴 = 𝑉𝐷 = 4𝐿


𝑉𝐵 = 𝑉𝐶 = 1𝐿

Cherchons le nombre de mol dans le système dans ces conditions, on rappelle 𝑃𝐴 = 0,3 𝑏𝑎𝑟 :

𝑃𝐴 𝑉𝐴 0,3. 105 × 4. 10−3


𝒏= = = 0,05 𝑚𝑜𝑙
𝑅𝑇𝐴 8,314 × 300

 A B

𝜹𝑾𝑨𝑩 = −𝑃𝑑𝑉
𝑉𝐴
𝑑𝑉 𝑉𝐵 1
𝑾𝑨𝑩 = −𝑛𝑅𝑇 = −𝑛𝑅𝑇 ln = −0,05 × 8,314 × 300 ln = 172,9 𝐽
𝑉𝐵 𝑉 𝑉𝐴 4
𝑸𝑭 = (voir après)

 B C

𝑾𝑩𝑪 = 0
𝑇𝐶
𝑅 8,314
𝑸𝑩𝑪 = ∆𝑈 = 𝑛 𝐶𝑣 𝑑𝑇 = 𝑛 (𝑇𝐶 − 𝑇𝐵 ) = 0,05 1000 − 300 = 727,5 𝐽
𝑇𝐵 𝛾−1 1,4 − 1

 C D

𝑉𝐶
𝑑𝑉 𝑉𝐷
𝑾𝑪𝑫 = −𝑛𝑅𝑇 = −𝑛𝑅𝑇 ln = −0,05 × 8,314 × 1000 ln 4 = −576,3 𝐽
𝑉𝐷 𝑉 𝑉𝐶
𝑸𝑪 = (voir après)

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 D A

𝑾𝑫𝑨 = 0
𝑇𝐴
𝑅 8,314
𝑸𝑫𝑨 = ∆𝑈 = 𝑛 𝐶𝑣 𝑑𝑇 = 𝑛 (𝑇𝐴 − 𝑇𝐷 ) = 0,05 300 − 1000 = −727,5 𝐽
𝑇𝐷 𝛾−1 1,4 − 1

On confirme 𝑄𝐵𝐶 = −𝑄𝐷𝐴

𝑾𝒄𝒚𝒄𝒍𝒆 = 𝑊𝐴𝐵 + 𝑊𝐶𝐷 = −403,4 𝐽

Cherchons l’expression littérale pour QF et QC :

∆𝑼 = 𝑊𝑐𝑦𝑐𝑙𝑒 + 𝑄𝐹 + 𝑄𝐶 = 0
𝑄𝐹 𝑄𝐶 𝑄𝐶 × 𝑇𝐴
∆𝑺 = + = 0 ⟺ 𝑄𝐹 = −
𝑇𝐴 𝑇𝐶 𝑇𝐶
𝑄𝐶 × 𝑇𝐴
∆𝑼 = 𝑊𝑐𝑦𝑐𝑙𝑒 − + 𝑄𝐶 = 0
𝑇𝐶

−𝑊𝑐𝑦𝑐𝑙𝑒 403,4
𝑸𝑪 = = = 576,3 𝐽 = −𝑊𝐶𝐷
𝑇 1 − 300 1000
1− 𝐴 𝑇
𝐶
𝑸𝑭 = −𝑊𝑐𝑦𝑐𝑙𝑒 − 𝑄𝐶 = 403,4 − 576,3 = −172,9 𝐽 = −𝑊𝐴𝐵

On détermine un rendement, pour cela on fait le rapport de l’énergie utile produite 𝑊𝑐𝑦𝑐𝑙𝑒 sur
l’énergie consommée 𝑄𝐶 :

−𝑊𝑐𝑦𝑐𝑙𝑒 −𝑊𝑐𝑦𝑐𝑙𝑒 𝑇𝐴 300


𝜼= = =1− =1− = 0,7
𝑄𝐶 𝑇𝐴 𝑇 1000
−𝑊𝑐𝑦𝑐𝑙𝑒 1 − 𝐶
𝑇𝐶
Cela correspond au rendement maximal que nous devons trouver pour le cycle de Stirling (dans
les conditions réversible, le système est considéré un gaz parfait même à 1000K et 0,3 bar)

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iii Echanges récepteur

On peut déterminer deux utilisations possibles au récepteur de Stirling, la pompe à chaleur ou la


machine frigorifique.
La température obtenue pour le système oscillera forcément entre celle de la source chaude et de
la source froide.
Si, par exemple, la source chaude est l’air ambiant et la source froide un liquide réfrigérant le
système sera une machine frigorifique.
A l’inverse si la source chaude est une résistance chauffante et la source froide l’air ambiant le
système sera alors une pompe à chaleur.

source froide source froide


(liquide réfrigérant) (air ambiant)

QF (>0) QF (>0)

système système
W (>0) W (>0)

QC (<0) QC (<0)

source chaude source chaude


(air ambiant) (résistance chauffante)

machine frigorifique pompe à chaleur

Dans le cas du simulateur, le calcul du travail fournit et des chaleurs échangées est identique au
cycle moteur, les valeurs obtenus étant l’opposé de celles trouvées précédemment.
On retrouve :
𝑾𝒄𝒚𝒄𝒍𝒆 = 403,4 𝐽
𝑸𝒄 = −576,3 𝐽

Soit une efficacité :


−𝑄𝐶 576,3
𝜼= = = 1,43
𝑊𝑐𝑦𝑐𝑙𝑒 403,4

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IV Conclusion

i Avantages et inconvénients

Le moteur de Stirling est encore assez peu connu et utilisé mais il présente néanmoins des
avantages importants.
On notera principalement son adaptabilité, en effet le fait que l’on puisse choisir les sources de
chaleur ainsi que sa simplicité de construction lui permette d’assurer des rôles variés. De plus la
combustion complète ou quasi-complète des carburants ainsi que l’absence de dégagements
atmosphérique assure un respect écologique supérieur à beaucoup d’autre moteur (notamment le
moteur à explosion).
Enfin sa simplicité lui promette non seulement une durée de vie élevée mais également un
entretien aisé.

Toutefois ce moteur reste onéreux à la construction (qui est très spécialisé du au nombre
important de moteur de Stirling différents existants).
Il est également sensible à certain problème technique comme le fait que les échanges de chaleur
seraient plus effectifs avec des pistons plus volumineux ainsi que son étanchéité lors de conditions
dures (pression et température élevés).
Enfin ce genre de moteur ne peut pas assurer une variation de puissance rapide ce qui le rend
inutilisable dans certains système (en moteur de voiture par exemple)

ii Application au solaire

Le moteur de Stirling est très utilisé dans le domaine de l’énergie solaire et plus précisément dans
les paraboles solaires.
Les rayons sont concentrés sur un capteur (le concentrateur) dont la surface fera office de source
chaude, la parabole étant recouverte d’une couche d’aluminium déposée sous vide et recouverte de
vernis afin de réfléchir au mieux les rayons du soleil.

La source froide étant à l’intérieur même du collecteur, un cylindre refroidi par une arrivé d’eau.
On à donc affaire un moteur de Stirling de type bêta (schéma page 2)
Le travail produit est transformé en énergie électrique par une génératrice.

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iii Sources

Internet :
o Figures animées pour la physique : http://www.sciences.univ-
nantes.fr/physique/perso/gtulloue/
o Econologie : http://www.econologie.com/moteur-stirling-solaire-sthelio-articles-3141.html
o Moteur Stirling : http://www.moteurstirling.com/index.php
o Cycle de Stirling : http://subaru2.univ-lemans.fr/enseignements/physique/02/thermo/stirling.html

Livre :
o Thermodynamique statistique (C. Chahine et P. Devaux)
o Thermodynamique et énergétique (Lucien Borel, Dinh Lan Nguyen et Magdi Batato)
o Polycopié physique L2-PCSTM semestre 3

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