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Comment identifier les aléas de la

supply chain
Le management des risques de la chaîne d'approvisionnement (supply chain risk management) révèle
la préoccupation qu'ont les entreprises pour anticiper des aléas qui peuvent dérégler une chaîne
d'approvisionnement. Mais une telle gestion est toujours compliquée. En cause : les flux tendus, la
mondialisation et l'externalisation.

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Crée le 30 juin 2015

© cacaroot
Les entreprises doivent anticiper les aléas qui affectent la chaîne d'approvisionnement.

1. Qu'est-ce que la supply chain


La supply chain, ou chaîne d'approvisionnement, est un concept indispensable à maîtriser pour une approche logistique de
qualité. Elle prend en compte tout le cycle de vie du produit, depuis les matières premières jusqu'à la distribution et l'achat
par le client. Elle peut être très complexe dans le cas de produits manufacturés, et peut impliquer de nombreux prestataires et
sous-traitants.

2. Les aléas de la supply chain liés à la fonction achat et approvisionnement


Un fournisseur peut se retrouver en défaillance et ne plus être en mesure de livrer son produit semi-fini. Parfois, ceci est lié à
la méthode de gestion des stocks du fournisseur. De plus en plus d'entreprises adoptent des modèles en flux tendus, qui sont
les plus à même de réduire les coûts de gestion des stocks. Il est recommandé d'effectuer un audit de ses fournisseurs sur cette
question de gestion des stocks, si leur apport concerne un produit critique pour l'entreprise. Les produits critiques sont ceux
pour lesquels il est impossible de trouver un autre fournisseur à qualité équivalente. Land Rover en a fait l'amère expérience
en 2002, lorsque l'entreprise a du cesser la production d'un 4x4 car le fournisseur du châssis était en liquidation judiciaire.
Résultat, un arrêt de la production de 6 mois, catastrophique pour le chiffre d'affaires de la marque.

3. Les aléas liés à l'organisation de l'entreprise


La supply chain des entreprises est parfois défaillante. Des erreurs faites en interne peuvent mettre en danger la chaîne
d'approvisionnement des produits. Les ressources humaines sont également source d'aléas parfois difficiles à anticiper,
surtout pour une PME où le nombre d'employés est faible. Enfin, une mauvaise visibilité sur le stock peut aussi générer des
aléas néfastes. Pour s'en prémunir, il peut être utile de réaliser un inventaire tous les ans.
Dans tous les cas, il est important de bien planifier les processus, afin de fluidifier le cycle de production et réduire les aléas
liés au fonctionnement interne de l'entreprise.

4. Les aléas liés à la distribution et à la demande


Les aléas liés à la distribution sont les risques liés à des interférences dans la chaîne de distribution du produit, qui peuvent
empêcher ce dernier d'arriver jusqu'au client. Il peut s'agir de contretemps dans l'acheminement, d'autant plus dommageables
si le produit est périssable. Beaucoup d'aléas sont mal maîtrisés à cause d'un manque de visibilité et de communication avec
les distributeurs.
La fluctuation de la demande est également un aléa difficile à maîtriser pour les entreprises. Une baisse de la consommation
affecte tous les acteurs de la chaîne logistique. Une commande excessive, peut engendrer une rupture de stock et avoir des
conséquences négatives. Mettre en place un système de prévision des ventes peut corriger ce type d'aléa.

5. Les aléas liés aux marchés financiers


Enfin, les aléas liés aux marchés financiers sont les plus difficiles à contrôler pour une entreprise. L'évolution du coût des
matières premières peut, en effet, mettre en péril une chaîne d'approvisionnement à la source
Votre entrepôt est le thermomètre de votre entreprise : il indique la santé de vos ventes – et les éventuels coups de chaleur passagers. C’est
pourquoi il est impératif d'assurer la bonne rotation des stocks et d’optimiser vos flux afin d’éviter les cas de rupture ou de saturation ! Dans
cette optique, le suivi de deux indicateurs vous aidera à limiter les risques de fièvre: le taux de rotation et le taux de couverture. Voici
comment.

Rotation des stocks : comment résoudre ce casse-tête ?


Votre stock est un casse-tête quotidien ? C’est pourtant l’un des éléments clé de votre compétitivité. Pour le gérer efficacement, vous devez
appréhender votre capacité de stockage, équilibrer vos flux entrants/sortants et anticiper vos ventes.

Surstockage et rupture : des situations qui pèsent sur vos finances


Entre rupture de stock et surstockage, trouver un juste équilibre est primordial. Mais ce n’est pas toujours chose facile, en raison d’obstacles
nombreux : place limitée dans l’entrepôt, références innombrables à gérer, ventes en dents de scie, etc.
Un stock qui dort pèse en effet sur vos finances : vos charges d’emmagasinage bondissent et chaque produit en stock devient un actif immobilisé.
Sans même parler du coût des retours s’il vous est nécessaire de libérer de l’espace.
Un stock trop faible engendre quant à lui des coûts directs liés aux cas de rupture (avoirs, pénalités…), qui ne sont rien à côté des coûts indirects :
risques de litiges, perte de clientèle, répercussions sur la chaîne de production, etc.

Deux solutions : observer ses flux et anticiper ses ventes


Pour éviter le surstockage ou la rupture, la gestion des flux est donc primordiale. Au-delà des risques pour votre capacité de stockage, une mauvaise
gestion des flux peut entraîner une hausse exponentielle de vos coûts d’emmagasinage.
Deuxième solution : anticiper sur vos ventes. Montrez-vous prévoyant en fonction des saisons et des habitudes de consommation de vos clients. Et
atteignez ainsi un équilibre idéal entre la rotation de votre stock et votre approvisionnement !

Deux indicateurs de gestion des stocks à surveiller de près


Comment échapper au casse-tête de la gestion des stocks ? En utilisant deux précieux indicateurs : taux de rotation et taux de couverture. Grâce à ces
mesures, plus question de vous arracher les cheveux : vous contrôlez vos flux sortants, établissez des statistiques en fonction de vos prévisions de
vente et assurez votre rotation des stocks en conséquence !

À lire également : Bien interpréter ses indicateurs de gestion des stocks

Taux de rotation : l’indicateur de performance le plus précieux


Le premier des deux indicateurs essentiels à la bonne gestion des approvisionnements, c’est le taux de rotation des stocks (ou « turnover rate »). En
substance, il s’agit de la vitesse à laquelle votre stock se renouvelle entièrement sur une période donnée, calculée grâce à la formule suivante :
Demande totale (sur une période X) / Stock moyen = Taux de rotation

Bien sûr, pour parvenir à ce calcul, vous avez d’abord besoin de connaître votre « stock moyen ». Celui-ci est déterminé ainsi :
(Stock initial + Stock final) / 2 = Stock moyen
La formule ci-dessus permet de calculer un stock moyen sans tenir compte des périodes de croissance ou de décroissance observées sur une plus
longue période. Pour intégrer ces variations, la formule à adopter est la suivante :

À chacun son unité de mesure


Si la formule de calcul du stock moyen est la même pour tous, chacun est libre de choisir son unité de mesure. Posez-vous la question : quel
indicateur est le plus pertinent en regard de votre activité ? Si la durée vous parle le plus, choisissez l’intervalle qui vous convient le mieux (un mois,
six mois, un an…). Si les problématiques de stockage vous touchent peu, ou si vous faites commerce de produits coûteux, préférez la valeur comme
unité de mesure.

Ayez toujours une vision claire de votre renouvellement de stock !


Stock moyen et taux de rotation vous donnent une image globale de votre taux de renouvellement à l’instant T. Ce qui vous permet, par la même
occasion, d’éviter les situations de rupture ou de surstockage – et la flambée des coûts qui va avec. En outre, sachez qu’un « turnover rate »plutôt élevé
est un signe d’excellentes performances !

À lire également : Passez à la gestion de stock collaborative avec un VMI !

Taux de couverture : une vue d’ensemble de vos jours de stock


En matière de rotation des stocks, il y a un avant et un après le « pull ». Contrairement à la méthode classique, dite « push », qui consiste à mettre une
importante quantité de produits en stock et à croiser les doigts pour tout écouler, la méthode « pull » conduit à travailler en flux tendus. En somme :
vous centralisez au maximum vos produits et vous les poussez vers les bons magasins en fonction des performances de vente.
Problème, lorsqu’il s’agit de réapprovisionner une boutique qui a écoulé son stock : les pertes de temps (et potentiellement de clients) peuvent être
astronomiques. Pour éviter cette situation, mieux vaut garder un œil sur votre taux de couverture.

Couvrez bien vos besoins !


À condition de couvrir vos besoins pour une période donnée avec un approvisionnement bien étudié, vous pouvez gérer le flux tendu sans crainte de
rupture de stock. Dans cette optique, vous devez pouvoir calculer votre taux de couverture, ou « coverage rate », en utilisant cette formule :
Stock moyen / Demande moyenne = Taux de couverture

Ce chiffre bien établi vous permet d’améliorer la gestion de vos approvisionnements et d’avoir la bonne quantité du bon produit au bon moment, de
façon à pouvoir mieux couvrir la demande.

Prévenir vaut mieux que guérir


Si vous approvisionnez un grand nombre de boutiques éparpillées dans le pays (dans le monde ?) et que vous avez opté pour un modèle en flux tendu,
le calcul du taux de couverture est un excellent moyen de sécuriser vos approvisionnements. Vous pourrez ainsi évaluer le besoin en fonction de
la demande moyenne et approvisionner la quantité adéquate pour une efficacité maximale !

L’indicateur de référence pour votre entreprise, c’est le stock : qu’il monte ou qu’il descende, il donne un aperçu sur la santé de vos ventes.
Mais l’outil ne suffit pas : il faut encore lui appliquer les bonnes données de base. Comment bien procéder ? Réponse dans notre dossier
complet sur la rotation des stocks