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« Soins infirmiers auprès des

personnes diabétiques »

Laurent GUERREIRO – Infirmier.DE


Contact : iaahhh@hotmail.com 1
● Public concerné : IDE & AS

● Durée de l'intervention : 2 jours

● Horaires proposées : 09 h 00 – 12 h 00
13 h 00 – 17 h 00

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Un petit tour de Table :

Votre Prénom,
Votre fonction,
Votre expérience avec des patients diabétiques,
Quelles sont vos attentes, vos besoins.

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Objectifs de formation

- Mobiliser vos connaissances sur le diabète Type 1 & 2.

- Assurer les soins et les surveillances


liées à la maladie et à ses traitements.

- Reconnaître et gérer les situations d'urgences.

- Autonomiser la personne diabétique.

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Matinée I

09 h 00 – 09 h 30
Présentation de la Formation,

09 h 30 – 10 h 30 Savoirs théoriques
- Quand tout fonctionne bien : La physiologie normale.
- Diabète de type 1 (DID)
- Diabète de type 2 (DNID)

----------------------------------------- Pause ----------------------------------------------

10 h 45 - 12 h 00 Savoirs pratiques
- La glycémie capillaire (Dextro)
→ Manipulation et entretien de différents lecteurs glycémiques.

- La bandelette urinaire (BU).

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Après-midi I

13 h 00 – 15 h 00 Les Traitements

- Les antidiabétiques oraux (ADO).

- Les Insulines.
- Les schémas thérapeutiques.
- Les moyens d’administration de l’insuline IV, S/C et IP (pompes).
→ Manipulation des différents stylos injecteurs.
→ Exercices d'adaptation des doses d'insulines.

----------------------------------------- Pause ----------------------------------------------

15 h 15 - 17 h 00 Les situations d’urgences

- L’Hypoglycémie.
- L’Hyperglycémie - l’acido-cétose.

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Matinée II
09 h 00 – 09 h 15
Présentation de la Journée

09 h 15 – 09 h 45 Les complications chroniques.


- Angiopathies.
- Neuropathies.

----------------------------------------- Pause ----------------------------------------------

10 h 00 - 12 h 00 Le pied diabétique.

- Les pieds diabétiques.


- Plaies de pied diabétique
→ Le mal perforant plantaire.

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Après-midi II

13 h 00 – 14 h 00 Les amputations
- Retentissements physiques, psychologiques et économiques.
- Plaie, moignon, membre fantôme,

14 h 00 - 15 h 15 Complications cardio-vasculaires.

- Le cœur et la tension artérielle.

----------------------------------------- Pause ---------------------------------------------

15 h 30 - 16 h 45 Eduquer & Autonomiser

- L'alimentation, le sport, ... les sorties.


- Les bilans obligatoires.
- Les droits de la personne diabétique.

16 h 45 - 17 h 00
Vous en avez pensé quoi ?
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Le Pancréas
Oesophage Estomac
12 cm environ de longueur.
Vésicule biliaire Canal 3 cm environ d'épaisseur.
Biliaire
Cellules épithéliales glandulaires
regroupées en amas :

• Les îlots de langerhans (1%)


Partie ENDOCRINE
Hormones → Sang .
- Insuline.
Pancréas - Glucagon.
- Somatostatine.
- Polypeptide pancréatique.
Duodénum
Canal de wirsung
• Les acinis (99%)
Partie EXOCRINE.
Suc pancréatique (enz) → Intestin.
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La glycémie : C’est le taux de glucose dans le sang.
→ Ses variations restent peu importantes au cours de la journée
malgré un apport discontinu de glucides (0,8 - 1,2 g/L).
→ Sa régulation (homéostasie glucidique) se fait par deux hormones
antagonistes : l'insuline et le glucagon.

Une hormone : C’est une substance sécrétée par une glande


endocrine spécifique et libérée dans le sang pour agir à distance
sur des organes ou des tissus spécifiques (cibles).

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Hormone Insuline Glucagon
Cellules bêta Cellules alpha
Sécrétion îlots de Langerhans îlots de Langerhans
pancréas endocrine. pancréas endocrine.

Muscles, foie, cellules et tissus adipeux


Cibles Foie surtout
Sauf neurones.

Action Hypoglycémiante (c’est la seule) Hyperglycémiante

Utilisation Hyperglycémie Hypoglycémie avec perte de Cse

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Alimentation

Apport de glucides


Sécrétion d’insuline
(1 UI pour 5g de sucre)

50 % de l’insuline 50 % de l’insuline et le reste du sucre


sont déversés dans la circulation générale.
FOIE : Stock 30 % du sucre du repas
- Glycogenèse (Glycogène)
- Lipogenèse ( Adipocytes – triglycérides).

- Muscles : Stock 70 % du sucre du repas

-Cellules : l’insuline et le sucre entrent tout


les deux et leur concentration diminue dans
le sang.
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Intervalle des repas

 Sécrétion d’insuline
Sécrétion de glucagon

Le foie libère progressivement son stock de Les muscles utilises pour eux-
glucose dans le sang ( Glycogénolyse ) mêmes le sucre qu’ils ont stocké

Si jeune prolongé :
Les Neurones n’ont pas besoins
- Lipolyse ( Lipides ) d’insuline pour capter le sucre. Il le
- Néoglucogenèse ( Ac Aminés & lactates ) consomme en temps réel et ne le
stocke pas.

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Diabète Insulino -Dépendant Diabète Non Insulino-Dépendant
( type 1 - maigre) (type 2 - gras)

Cause  Insulinopénie  Isulino-résistance


( raréfaction de l’insuline ) ( la sensibilité des tissus à
l’insuline est diminuée )

Destruction des îlots du pancréas Le pancréas  sa sécrétion


d’insuline  la glycémie reste
S’aggrave dans le temps. normale un certain temps.

Insulinopénie de + en + marquée Il s’épuise, survient une


intolérance au glucose (réversible)

Évolution vers un diabète qui peut


devenir insulino-nécessitant.

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DID DNID

Décou Brutale Insidieux


verte
Asthénie

Syndrome polyuro-polydipsique.

Amaigrissement.
Obésité
Survenus de complications
Acido-cétose. Fortuite ou à l’occasion de
complications (infarctus, infections, …)

Jeunes < 30 ans.


( mais possible diabète type 1 lent) Maturité
(mais de + en + de jeunes car l’obésité  )

Origine Auto-immune, génétique, Obésité, hérédité, ...


environnementale…
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Tests - Dosage de la glycémie à jeun (10h de jeun) - 2 prélèvements.
&
Exams Gly à jeun > 1.26 g/l  Diabète.
1,10 g/l < Gly à jeun < 1,26 g/l  Diabète potentiel.

- HGPO (Hyperglycémie provoquée.)


Ingestion de 75g de sucre rapide en 5 min puis glycémie tte les 30 min pendant 2h .

Gly 2h après ingestion > 2 g/l = Diabète


Gly 2h après ingestion 1.4 g/l < Gly < 2 g/l = Intolérance au glucose.

- Cycle glycémique : Dextro pré et post prandiaux Pendant 24 h.

- Hémoglobine glycosylée (HbA1c) reflète équilibre gly des 3 mois


Norme < 6 %

- Glycosurie / Cétonurie (BU) + Perte de poids inexpliquée + asthénie +


Gly > 2g/l.
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DID DNID

TTT - Substitutif par insulinothérapie. - TTT de l’insulino-résistance :

- Diététique adaptée.  Perte de poids :


Régime hypocalorique
- Surveillance glycémique, BU. Activité physique régulière.
= Adhésion du patient !
- Prévention et dépistage des
complications.  +/- TTT oral (ADO) :
Biguanides en 1er intention
- Education +++ puis Sulfamides.

- Surveillance glycémique, BU.

- Prév et dép des complications.

- Education +++

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La surveillance Glycémique ( Glycémie capillaire)

POURQUOI
- Adapter les doses d’insuline.
- Détecter les hypoglycémies & les hyperglycémies.
- Anticiper sur une activité physique.

QUAND
- A jeun avant le repas et l’injection d’insuline.
- En cas de malaise ou de signes inhabituels.
- Avant de se coucher.
- Avant, pendant et après une activité physique.
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COMMENT
1° : Lavage des mains. Pas d’alcool, ni autre produits antiseptiques.

2° : Introduire la bandelette réactive dans l’appareil.


Vérifier le calibre.

3° : Régler la profondeur de la piqûre & se piquer


1 lancette = 1 glycémie
Face latérale du doigt
Pas le pouce, ni l’index

4° : Presser le doigt doucement jusqu'à l’obtention d’une goutte de sang.

5 ° : Déposer la goutte sur la bandelette réactive,


essuyer le doigt avec un petit coton.

6° : Lire le résultat et le noter sur le carnet de surveillance.

7° : Éliminer la bandelette réactive et l’aiguille dans un conteneur spécifique.


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La bandelette urinaire
L'urine :
Élaborée en continue par le rein (Norme > 60 ml/h ( soit 1.5 l / 24 h )),
Stockée dans la vessie ( 300 ml environ ).
Stérile, claire, jaune et sent l'ammoniac.
Composée de 95 % eau + 5 % solutés ( Urée, Créatinine, Acide urique + Ions ).

 Participe à la régulation du volume d’eau ( Volémie, TA).


 Élimine les déchets du métabolisme.
 Homéostasie électrolytique.

La BU détecte l’urine des composés qui y sont normalement absents.


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Acétone  Déchet du métabolisme des graisses lors d’insulinopénie, c’est
un toxique pour l’organisme qui s’élimine dans les urines.

A rechercher systématiquement si la glycémie est > 2,50 g/l

CAT : Faire 2 UI d’insuline ultra rapide par croix d’acétone


+ contrôler la glycémie 1 h après.
+ Boire beaucoup d’eau.
+ BU toute les 4 h.

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Glucose Résultats Causes

Glycosurie  = Glycémie > 1,80 g/dl .

Glycosurie  + Cétonurie  = Carence en insuline


+ Hyperglycémie. URGENT
Risque Acido-cétose.

Glycosurie ⊖ + Cétonurie  = Cétose de jeune.


+ Hypoglycémie. Nécessité de resucrage ou de
réalimentation

Glycosurie ⊖ + Cétonurie  = Insuffisance de glucides dans


/⊖ + Normoglycémie. l’alimentation.
Éducation.

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Protéines Protéinurie : Présence de protéines du plasma dans les urines.
La protéinurie physiologique est < à 25 mg/24h.

Examens :

- Micro albuminurie des 24 h ( 25 mg/ 24h)


ou protéinurie des 24 h ( 150 mg/24h).
 1 prélèvement sur 3 jours successifs
 Attention faux positifs : Hyperglycémie aiguë, HTA,
infections urinaires, exercice physique, menstruation., …

- Etude du sédiment urinaire.


- Calcul de la clairance de la créatinine urinaire.
- Dosage de l’urée et de la créatinine sanguine.

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Sang Hématurie : c’est la présence macroscopique ou microscopique
( GR ) de sang dans l’urine.

Recherche de la cause :
- Traumatisme urétro-prostatique, vésical ou réno-urétral
ou trouble de la coagulation.
- Une infection urinaire.
- Une atteinte rénale ( lorsque une protéinurie est associée).

Examens : ECBU, Débit hématie minute.


Bilan biologique : NFS, Coagulation, fonction rénale.

Leucocytes Infection urinaire


Nitrites CAT : t° , ECBU
Ph C’est l’unité de mesure de concentration de ions acides (H+) dans
les urines. Norme : 4,5 - 7,8.
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Les ADO (antidiabétiques oraux)

I – Biguanides Effets IIaires. Glucophage*


Metformine*
 Acidose lactique. Stagid*
Indication
Diabète type 2 – Obésité
(insulinorésistant) – I ère intention. CI: Insuffisance , rénale,
respiratoire, hépatique, athérosclérose
Effets sévère ou d’alcoolisme.

 Insulinosensibilateur des tissus ↨ 48 h av injection de produit


périphériques contraste, anesthésie, intervention
chirurgicale, agression aiguë (
 Effet anorexigène. infarctus, infection sévère,...)
Reprise 48 h après.
 Prod hépatique de glucose la nuit.
 Troubles digestifs.
Nausées, Dlr abdominale, Diarrhée.
Transitoires (< 3J )

 Prendre les comprimés au cours du


repas. Doses progressives. 26
II – Sulfamides Effets IIaires. Daonil*
Diamicron*
Effets  Hypoglycémie. (Glicazide*)
 sécrétion d’insuline par le pancréas. Amarel*
CI si insuffisance rénale.

- Surdose,
- Interaction médicament
(AVK, B-bloquants,..)

Prendre les comprimés au cours du repas.


Doses progressives.

Glinides. Novonorm*

Effets CI si Insuffisance hépatique


possible si insuffisance rénale.
 sécrétion d’insuline par le pancréas.
Action + rapide et + courte  - d’hypo.

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III – Acarbose. Effets II aires. Glucor*
Inhibiteur de l’ glucosidase Diastabol*
 Flatulences. (liées a la non absorption
Effets des glucides).

 digestion des glucides  Douleurs abdominales.


  glycémie post-prandiale. Transitoires.
Doses progressives.

IV – Glytazone. Effets II aires. Actos*


Avendia*
Effets  Rétention hydrique.

Insulino-sensibilisateur des cellules  Insuffisance cardiaque.


adipeuses   T. adipeux (prise de poids
3 kg environ avec régime diététique,  Anémie.
sinon +)
JAMAIS en association avec insuline
Désormais possible en monothérapie.
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Insuline Ultrarapide Rapides Semi-lentes (intermédiaires) Ultra-
Mélanges Mélanges Pures lentes
NPH & NPH & NPH
Ultrarapides Rapides
Début
5 min 30 min 30min 2h 4h
d’action
Durée < 3h ~6h ~ 12 h ~18 h ~ 24 h
Translucides Opaques & homogène.

Nom Humalog Actrapid Hum mix 25 Mixtard (10-50) Umuline Lantus


Novorapide Umuline Novomix 30 Profil (10-50) Insulatard Levemir
Hum mix 50*

Quand 10 min avant le repas 30 min avant le repas. h fixe.


ou après (ultrarapides)

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Ultrarapide

Rapide

NPH

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Insuline intermédiaire

Insuline ultralente

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Conservation de l’insuline
• Stylo neuf, dans le bac à légume du frigo ( 4 à 8°C) jusqu’à la date
de péremption.

• Après la 1ére utilisation à t° ambiante ( max 25 °C ) - 1 mois max.

• A l’abri de la lumière.

• Pas de variations de températures importantes, ne pas congeler.

• Ne pas secouer violemment.

• Ne pas désinfecter l’opercule du flacon à l’alcool, cela détériore la


membrane  Contamination de la cartouche.

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PROTOCOLE POMPES A INSULINE I.V.
(seringue électrique : 50 unités d’insuline rapide diluée dans 50 ml de sérum salé isotonique)

GLYCEMIE CAPILLAIRE (g/l) DEBIT FAIBLE (ml/h) DEBIT FORT (ml/h)

0,6  0,6 0,8


0,6 - 0,9  0,8 1
0,9 - 1,2  1 1,5
1,2 - 1,6  1,5 2
1,6 - 2  2 2,5
2 - 2,5  2,5 3

Si la glycémie capillaire  2,5g/l : faire un flash de 4 unités, recontrôler la glycémie 1 heure après.

Après les 3 repas : injecter systématiquement 6 à 8 unités flash, à adapter selon prescription médicale.
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Chez un non diabétique : Le pancréas & le foie s’adapte
automatiquement au rythme de vie, aux apports alimentaires et au
besoin de la personne.

Chez le diabétique : Le Schéma thérapeutique.


 Le schéma thérapeutique tente de coller au mieux au métabolisme
propre à chaque patient.
 Le but est de compenser la sécrétion physiologique déficiente
d’insuline.
La personne doit adapter les apports alimentaire (quantité, qualité
et régularité).

34
35
Lantus = Débit de base.
Humalog = Bolus

36
37
Adaptation des doses d’insuline :

1 - La dose d’insuline à faire est adaptée en fonction des résultats


glycémique obtenus les derniers jours pour l’insuline concernée.

2 - On ne tient pas compte de la glycémie que l’on vient de faire


Ni d’une hyperglycémie qui suit une hypoglycémie.

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Cas particuliers :
3 - Les ultrarapides & mélanges avec 50 % d’ultrarapide
Leur objectif est d’amortir le pic glycémique post prandial sans
provoquer d’hypoglycémie.
Tenir compte : glycémie de départ & appetit de la personne.
La glycémie post-prandiale renseigne sur la bonne adaptation ou
non de la dose.

4 - Les Ultra-lentes ne sont injectées qu’une fois par jour à heure


fixe et dure 24 h,
Leur objectif est de maintenir une glycémie stable tte la journée.
La référence est la glycémie de mi-parcourt de l’action de l’insuline.
39
Pour l’injection que j’ai à faire :
Normoglycémie Hypoglycémie Hyperglycémie
la veille la veille 2 jours consécutifs

Même dose  2UI  2 UI


> 2.50 g/l avant le repas : un supplément
Adaptation à Recherche de la d’insuline ultrarapide en plus de
l’activité physique cause. l’insuline habituelle.

> 2.50 g/l + cétonurie : un supplément


d’ultrarapide quel que soit le moment.

2UI d’ultrarapide par croix d’Acétone

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L’hypoglycémie

Sueurs froides profuses, tremblements, Sensation de faim, nausées,


Pâleur, anxiété, changement brutale de comportement ( agressivité)
Palpitations, crampes, fatigue soudaine
Céphalées, vertige, ↘ acuité visuelle,
Somnolence, confusion, désorientation,
Convulsion, perte de conscience, coma

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Conduite à tenir en cas d’hypoglycémie

› CAT : RESUCRAGE même avant le repas.

Asymptomatique Symptomatiques
0.60 – 0.80 g/l

< 0.60 g/l + conscient : < 0.60 g/l + Inconscient :


URGENCE
5 g sucre rapide 15 g sucres rapides
per os (1 sucre) per os ( 3 sucres ) Glucagon en IM ou S/C puis 3 sucres
+ + rapides au réveil du patient
Repas Repas Ou

Si repas > 2h Si repas > 2h 1 Amp G 50 % IV toute les 2 minutes


Une collation Une collation jusqu’au réveil du patient + G 10 %
jusqu'à normalisation de la glycémie.

› Contrôle de la glycémie 20 à 30 min après.


+ Resucrage jusqu’a normalisation de la glycémie ( > 0.80 g/l ). 42
Recherche de la cause :

- Le repas.

- Surdose d’insuline.

- Surdose en sulfamides hypoglycémiants.

- Effort musculaire sans anticipation.

- Intoxication alcoolique.

- Interaction médicamenteuse.

- Infection.

- Grossesse / période menstruelle.

43
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L’hyperglycémie

Recherche de la cause :
- Insulinopénie
- Traitement hyperglycémiant : corticoïdes,…
- Écarts alimentaires, absorption intempestive de sucres rapides.

Signes :
- Somnolence.
- Fatigue.
- Langue sèche +/- haleine pomme verte ( Acétone ).
- Glycosurie ( SR 1.80 g/l ) puis Acétonurie ( > 2.50 g/l ).
- Polyuro-polydipsie.

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CAT :

Si Gly > 2.50 g/l  Bandelette urinaire à la recherche d’acétone.

Acétone négatif Acétone positif

- Surveiller la glycémie - 2UI d’insuline Ultrarapide par


l’acétonurie. croix d’acétone.

- Activité physique ( marche ). - Surveiller l’évolution de la


glycémie & de l’acétonurie.

+ Adaptation des doses


+ Recherche de la cause.
46
Insulinopénie Les cellules en manque de
Hyperglycémie carburant vont consommer les
Somnolence, fatigue, graisses (lipolyse) et les
Langue sèche. le manque d’insuline ne permet protéines (protéolyse).
Glycosurie. plus au glucose de pénétrer dans
les cellules, il s’accumule dans
le sang. Rejet de corps cétonique dans
le sang : Cétose (Acétonémie)
Altération de la conscience, Se sont des Ac forts totalement
Polyuro-polydipsie Nausées, vomissements, ionisés au Ph du plasma sg.
(Urine et boit beaucoup) Amaigrissement , asthénie
Douleur abdominales, Acidose métabolique
hypothermie,
Déshydratation crampes musculaires,
Hypovolémie Odeur acétonique de l’halène

Pertes ioniques ( Na+, K+, HCO3-) - Elimination rénale des corps


- Hypokaliémie. cétonique sous forme de sel de
- ↘ du Ph sanguin Na et sel de K.
- Cétonurie +++
- Élimination pulmonaire
(système tampon bicarbonate).
COMA Acido-cétosique. Hyperventilation
Risque d’insuffisance rénale.
Risque d’arrêt respiratoire.
Risque d’ ↨ cardio-vasc ( Ph < 7.10)
Risque de Décès
L’ Acido-cétose47
L’ Acido-cétose
48
Vendredi 28/10/05
Ac Gly SIso G5% G10% Cse Diurèse Observations et $
11h Rx Thorax + GDS + Bilan Sang + ECG
12h HI X Oui 0 83/45 130 37,6°C
13h 5,35 X dors 0 85/50 127
14h 4,83 X dors 0 93/52 123
15h 4,52 X dors 0 92/57 125 Bilan Sang + ECG
16h +++ 3,8 X Oui + 250 98/58 110
17h 3 X Som 96/56 100
18h +++ 2,48 X dors + 350 95/57 95 37,2°C
19h 1,62 X Oui 100/58 92 Bilan Sang + ECG
20h ++ 0,53 X dors + 450 105/60 90
21h 2,95 X dors 104/65 95
22h 0,73 X dors 108/63 83
23h + 2,22 X dors + 350 110/61 80 Bilan Sang
24h 0,98 X dors 115/60 78 37,3°C
1h 1,83 X dors 120/65 79
2h 0 1,12 X dors + 300 123/61 80
3h 1,65 X dors 125/64 82
4h 1,68 X dors 122/62 76
5h 0 1,95 X dors + 450 124/65 76 37,0°C
49
6h Oui Arrêt du protocole - Relais 50/50
Protocole Acido-cétose
→ Perfuser le patient. (+ rampe de perf )
1°) Mise sous SE insuline IV (100 UI /50 cc SSIso ) - vit 5 ml/h.
Pas de flash d’insuline.
+ Hyperhydratation 500 cc SSIso + 1,5 g KCL / heure
+/- Bicarbonate 14 ‰ ( si Ph < 7.1) sur prescription !

Ionogramme + ECG à renouveler toutes les 4 h.


Contrôle horaire de la glycémie.
Bandelette urinaire à chaque miction ( Rech d’acétonurie).
$ Horaire : Conscience, π, TA, t°, FR., diurèse ( +/- SAD).

Assurer la sécurité : Barrières au lit ( Troubles de la cse ).


Patient à jeun strict ( nausées & vomissements).
50
2°) Dés que la Gly < 2.50 g/l.

Continuer PSE insuline IV 10 UI/h et Dextro horaire.

Gly < 1.50 g/l 500cc SG 10% + 3 NaCl + 1,5 KCl / h


1.50 < Gly < 2.50 g/l 500 cc SG 5% + 3 NaCl + 1,5 KCl / h
Gly > 2.50 g/l 500 cc SSIso + 1,5 g KCL / h
ou G 5% / 2 h.

Le protocole d’acido-cétose est arrêté lorsque :

1.50 < Gly < 2.50 g/l


et
Acétone négatif dans les urines sur 2 contrôles.

Reprise de l’alimentation et de la boisson sur prescription médicale.


51
Relais avec SE IV d’insuline 50/50 + Réa +/- ions
+ TTT du facteur déclenchant.
(infection, accident cardiovasculaire…)

+ TTT des risques associés :


Thrombo-emboliques (hémoconcentration)

Le TTT sera adapté en fonction de :

- Insuffisance rénale, anurie (volume, K+).


- Hypernatrémie ( soluté hypotonique).
- Insuffisance cardiaque.

52
Examens : État de l’acido-cétose
Recherche du facteur déclenchant.

- Ionogramme : État de l’hypokaliémie.


- Urée, créatinine, diurèse : État de la fonction rénale.
- Glycémie : Confirmation de l’hyperglycémie.
- NFS, VS, CRP, t° +/- Hémocultures, Radio pulmonaire :
Recherche d’une infection.
- BU : État de la cétose +/- ECBU : Recherche d’une infection.
- Gaz du sang : Rech & confirmation d’une acidose métabolique.
- ECG : Retentissement cardiaque de l’acidose et des troubles
électrolytiques, recherche d’un accident cardiaque.
- TA, TT : État hémodynamique.
53
Prise en charge : Endocrinologie ou réa selon l’état du patient.
- protocole médical -

 Hyperglycémie : Insuline en PSE ( 10 UI/h ) pas de bolus !


 $ : Contrôle horaire de la glycémie.

 Déshydratation & hypovolémie : Hyperhydratation à 500 ml / h


 Ssiso, G5% ou G10 % adapté selon la glycémie.
$ horaire : π, TA et diurèse ( +/- SAD).

 Troubles ionique : Apport ionique IV : 3 NaCl + 1.5 Kcl / h


 $ Ionogramme + ECG à renouveler toutes les 4 h.

54
• Cétose :
 Bandelette urinaire à chaque miction ( Recherche
d’acétonurie) et cétonémie régulièrement.
 $ Fréquence respiratoire ( hyperventilation )
 Patient à jeun ( nausées & vomissements ) : Haricot +
Compresses humide au bicarbonate et SDB.

 Acidose : Apport prudent de bicarbonates 14‰ IV


si Ph < 7.0 ( risque oedéme cérébral.),
250 ml sur 2 h + GDS de contrôle.

 Sécurité ( Trouble de la cse + asthénie ) : lit strict + Barrières au lit.

 TTT des risques trombo-emboliques si hémoconcentration + $ adaptée.


 TTT du facteur déclenchant ( Infection, Acc cardio-vasculaire, …) + $ adaptée.
55
Cas N°I
• Patient DID de 50 ans, non compliqué.
• Fourchette Glycémique : 0,80 – 1,60 g/l.
• Schéma insulinique :
- 08 h : 12 UI Actrapid.
- 12 h : 14 UI Humalog mix 25.
- 19 h : 10 UI Insulatard.

56
Cas N°1 Lundi Mardi Mercredi Jeudi
8h 0.90 0.70 1 sucre 1.10 1.50
Actrapid 12 UI 12 UI 12 UI 10 UI
10 h 1.20 0.50
1 purée + 2 biscottes
12 h 1.50 1.55 1.40 1.50
Humalog mix 25 14 UI 14 UI 14 UI 16 UI
14 h

16 h

19 h 1.45 1.80 1.90 1.30


Insulatard 10 UI 8 UI 8 UI 8 UI
22 h 1.56 1.60 1.80 1.50

24 h

2 h 1.20 1.40
57
A retenir de ce cas concret ( I ) :
Adaptation des doses :
• Hypoglycémie :
 de 2 UI l’insuline responsable dés le lendemain.
• Hyperglycémie 2 jours consécutifs ( mais < 2.50 g/l ) :
 de 2 UI l’insuline responsable le surlendemain.

CAT Hypo & hyper :


• Hypoglycémie modérée proche du repas : 5 g de sucre rapide
+ servir le repas + adaptation de la dose d’insuline qui en est
responsable.

• Hypoglycémie loin du repas : 15 g de sucre + 30 g de sucre lent


+ adaptation de la dose d’insuline qui en est responsable. 58
Cas N°II
• Patient DID de 22 ans.
• Fourchette Glycémique : 0,80 – 1,60 g/l
• Schéma insulinique :
- Lantus 8 UI à 19 h.
- Novorapide au repas ( selon protocole )
Glycémie 8h 12 h 19 h
< 0.80 2 UI 2 UI 2 UI
0.80 -1.60 4 UI 4 UI 4 UI
> 1.60 5 UI 5 UI 5 UI 59
Cas N°2 Lundi Mardi Mercredi Jeudi
8h 0.90 1.40 1.00 0.95
Novorapide 4 UI 4 UI 4 UI 4 UI
10 h 1.20

12 h 1.30 1.10 1.45 1.30


Novorapide 4 UI 2 UI 4 UI 4 UI
14 h A peu manger

16 h

19 h 1.35 0.90 1.55 1.50


Novorapide 4 UI 4 UI 4 UI 4 UI
Lantus 8 UI 7 UI 7UI 7 UI
22 h 1.45 1.35 1.00 1.25
1 purée + 2 biscottes
24 h 1.00 1.40 1.30

2 h 0.60 1.20 1.25 1.15


1 purée + 2 biscottes
60
5 h 1.30 1.15 1.10
A retenir de ce cas concret ( II ) :
Adaptation des doses :
• La dose des ultra-lentes ( lantus) est adaptée de 1 UI si dose < 10 UI.
de 2 UI si dose > 10 UI.
 Leur but est de maintenir le glycémie stable toute la journée.

• Pour adapter la dose des ultrarapides on tient compte du dextro de


départ ( protocole médical ) et de l’appétit de la personne.
Le dextro post-prandial renseigne sur la bonne ou la mauvaise
adaptation de la dose d’insuline.
 Leur but est de casser le pic post-prandial
( sans provoquer d’hypoglycémie ! ).
CAT Hypo & hyper :
• Prévention des hypoglycémies nocturnes :
61
Collation adaptée (sucre rapide & lent ) si Gly < 1.10 g/l au coucher.
Cas N°III
• Patient DNID insuliné de 50 ans, multicompliqué,
obésité IMC = 35.
• Fourchette Glycémique : 0,80 – 1,60 g/l
• Schéma insulinique : Lantus 40 UI à 22 h .
Humalog au repas selon protocole.

Glycémie 8h 12 h 19 h
< 0.80 16 UI 16 UI 16 UI
0.80 -1.60 18 UI 18 UI 18 UI
> 1.60 20 UI 20 UI 20 UI
62
Cas N° 3 Lundi Mardi Mercredi Jeudi
8 h 1.40 1.10 (A peu manger) 1.00 2.70
Humalog 18 UI 18 UI 18 UI 20 UI

10 h 0. 50 1.10 2.90 Ac ++
1 purée + 2 biscottes Ac ++  4 UI Hum
12 h 1.50 1.10 0.90 1.50
Humalog 18 UI 18 UI 18 UI 18 UI

14 h 1.40 1.35 2.20 (A manger) 1.90

16 h 2.65
Acétonurie ?
19 h 1.20 1.00 1.95 ( marche) 1.60
Humalog 18 UI 18 UI 20 UI 18 UI

22 h 1.25 1.40 1.55 1.35


Lantus 40 UI 38 UI 38 UI 38 UI

24 h 1.35 1.15 1.50 1.40

2 h 0.50 1.00 2.30 (A manger ) 1.20


1 purée + 2 biscottes 63
5 h 1.20 0.90 2.75
Acétonurie ?
A retenir de ce cas concret ( III ) :

CAT Hypo & hyper :

• Si la Gly est > 2.50 g/l à n’importe quel moment de la journée,


faire une bandelette urinaire ( ou une cétonémie ).

- Si Acétone négatif : Surveiller + Hydratation + Act physique.

- Si Acétone positif : 2 UI d’ultrarapide par croix d’Acétone


( ou 0.6 mmol/l de cétonémie ) + Hydratation .

64
Les complications chroniques
Hyperglycémie chronique
Tabagisme, HTA, hypercholesterolémie,
Sédentarité ( manque d’activité physique )
Régime alimentaire inadapté.
Surpoids, Obésité

I – MICRO-ANGIOPATHIE : Lésion des artérioles et des capillaires.


- Rétinopathie  Troubles de la vision  Cécité.
- Néphropathie  Insuffisance rénale  Dialyse.
- Neuropathies Périphériques et végétatives.
II - MACRO-ANGIOPATRHIE : Atteinte des gros vaisseaux.
- Cardiopathies ischémiques.  Ischémie, Angor, Infarctus du myocarde, insuf cardiaque.
- Vasculaires cérébrale  Vaisseaux du cou  AVC
- Atteinte des membres inférieurs  Artérite, ischémie.

III – AUTRES COMPLICATIONS DÉGÉNÉRATIVES


- Ostéo-articulaires, Neuropathie et artériopathie
- Cutanées, buccales
 PIEDS DIABETIQUE 65
- Uro-génitales.
I – MICRO-ANGIOPATHIE
( Lésion des artérioles et des capillaires.)

• RETINOPATHIE  Troubles de la vision ( sans gène visuelle au début)  Cécité.

• NEPHROPATHIE  Insuffisance rénale  Dialyse.

• NEUROPATHIES :

Neuropathie périphérique Neuropathie végétative

 Altération de la qualité de vie  Hypo TA Ortho, HTA, Hypo TA.


(Douleurs).
 Aréflexie cardiaque à l’ECG.
 Déformations articulaires.
 Tachycardie de repos.
 Troubles sensitifs :  seuil de la
sensibilité et de la douleur  Difficultés à uriner
ou a ressentir la fin de miction.

 Imp masculine, éjac rétrograde. 66


II – MACRO-ANGIOPATRHIE
( Atteinte des gros vaisseaux)
→ Principale cause de décès chez les diabétiques ( surtout Type II )

• CARDIOPATHIES ISCHEMIQUE.  Ischémie, Angor, IDM, Insuf cardq.

→ La majorité sont cliniquement silencieux, dépistage systématique (ECG)


→ Mortalité 2 x plus grande chez les diabétiques.
→ Les femmes autant touchées que les hommes.
→ Parfois associé : Cardiomyopathie diabétique spécifique et neuropathie
autonome cardiaque se traduit par une tachycardie permanente, mauvaise
adaptation à l’effort, à l’origine de décès soudain inexpliqué.

• VASCULAIRES CEREBRALE  Vaisseaux du cou  AVC

• ATTEINTES DES MBRES INFERIEURS  Artérite, ischémie


67
III – AUTRES COMPLICATIONS

• OSTEO-ARTICULAIRES : Limitation de la mobilité articulaire de la main,


canal carpien, algodystrophies, capsulites rétractiles de l'épaule,
ténosynovites des doigts, hyperostose engainante vertébrale.

Un TTT par corticoïdes locaux nécessite alors une surveillance gly renforcée.

• CUTANEES : Infection, prurit, dermopathies, ....

• BUCCALES: Infections buccales & ORL Surveillance systématique.

• URO-GENITALES : Infections urinaires, Sclérose des corps caverneux =


impuissance masculine (maladie de Lapeyronie).

68
Le pied diabétique :
C'est l'ensemble des anomalies de la structure et/ou de la fonction du pied liées
directement ou indirectement à l'hyperglycémie chronique.

3 stades : - Le pied pré-ulcératif ( pied à risque )


- Le pied ulcéré
- Le pied post-ulcératif, amputé ou cicatrisé

15 % des diabétiques sont concerné au cour de leur vie,


 du nombre de diabétique  problème de santé publique.

69
NEUROPATHIE Hyperkératose aux points de pressions
( Tête métatarses, articulations inter
• Atteinte motrice : phalangiennes des orteils, talon, …)
Atrophie musculaire & rétraction tendineuse
 Déformations majeures du pied. Ulcération sous la plaque d’hyperkératose.
 Points de pressions anormaux.
 Plaie : MAL PERFORANT PLANTAIRE.
Pied de Charcot :
- Halot d'hyperkératose (+ macération)
- Voûte plantaire affaissée, point de pression - Ronde (bien délimitée)
du médio pied. - Au niveau d'un point d'appui (hyperP°).
- Rétraction des orteils (en griffe) - Indolores, atones.
- Hallux valgus
- Luxation du calcanéum
- Fractures spontanées.
- Pied inflammatoire + crise de goutte
associée.
OSTEITE
• Atteinte sensitive
 Insensibilité thermo-algésique. INFECTION
• Atteinte végétative
 Peau épaisse et sèche ( fragilité ) AMPUTATION70
Pied plat & point de pression Pied creux & points de pression

Hallux valgus

Orteils en griffes
71
1 – Petite inflammation. 2 - Ampoule.

72
3 - Mal perforant 4 – Atteinte de l’os
Mise a plat chirurgicale de la plaie
– Attente de greffe. Pieds de charcot

Pied neuropathique

73
ARTERIOPATHIE Plaies aux zones de frottements :
(Bords externes du pied, talon, orteils)
• Ischémie (Thrombose)
 Plaie :
- Pied maigre, rouge en déclive
mais pâle à la surélévation et froid. - Aspect blanchâtre et brillante,
- Fibrineuse,
- Peau fine et dépilé. - Douloureuse
- Saigne peu  Nécrose distale.
- Ongles épais. - Absence d'hyperkératose.
- Pas sur une zone d' hyperpression.
- Abolition du pouls pédieux
(médiacalcose : dépôts de calcaire sur la
paroi des vaisseaux).

GANGRENE
INFECTION

AMPUTATION
74
Nécrose distale

Gangrène

Pied Vasculaire 75
I - Les soins locaux de la plaie :

- Ne jamais minimiser une plaie, ne pas se fier à la taille de l’orifice cutané


pour évaluer la gravité, Il faut aussi toujours tenir compte de l’autre pied,
l’examiner et amorcer ou continuer une prévention quotidienne.

- Faire les prélèvements bactériologiques de la plaie en premier ( écouvillonnage)

- Au début, les pansements sont fait quotidiennement.

1 - Nettoyage & observation de la plaie.


2 - Détersion.
3 - Recouvrement.
4 – Fermeture.

76
1 - Nettoyage & observation de la plaie :

- Hygiène des pieds : Lavage systématique du pied au savon doux (savon de


Marseille) + séchage minutieux, surtout entre les orteils ( Risque de macération et
de mycoses ).

- Nettoyage de la plaie au sérum physiologique sous pression ( seringue + aiguille


S/C = Effet carcher) , séchage par tamponnement avec une compresse, Pas
d’antiseptiques locaux sans prescription médicale.

- Rechercher systématiquement un contact osseux ( risque d'ostéite )  TTT


ATB IV.

77
2 - Détersion :

• Phlyctènes.
• Plaies nécrotiques humides, fibrineuses ou mixtes.
• Plaies en granulation avec une kératose sur le bord.

 Détersion adaptée : Ischémique : douce et prudente.


Neuropathique : large.

78
- Détersion Mécanique :

- ↕ de l’hyperkératose : Ramollir la veille avec de la vaseline en couche


épaisse + compresses + Bandes.

- Mise à plat de la plaie : Ablation de toutes les peaux mortes sans faire
saigner & ↕ des débris osseux avec des ciseaux courbes et/ou bistouri à
lame ronde stériles.

- Détersion Autolytique, lucilithérapie ou chirurgicale.

 Pas de détersion enzymatique par enzymes protéolytiques (Elase).

79
3 - Recouvrement : Cf annexe pansements et pieds diabétiques.

Les plaies cicatrisent en milieu humide mais ne doivent pas macérer.

Le recouvrement sert donc au contrôle de l'humidité du milieu et de la quantité


d'exsuda :

- Une plaie sèche doit être hydratée.


- Une plaie exsudative doit bénéficier de pansements absorbants.

80
4 – Fermeture

- Hydratation et protection de la peau saine par une crème hydratante


(vaseline, biafine,... ) sauf entre les orteils ( = mycoses ).

- Mettre des compresses entre les orteils ( évite la macération et d’autre plaies) .

- Les bandages ne doivent pas être imperméables, ne doivent pas serrer  une 
de la circulation.

- Éviter les adhésifs sur la peau, préférer un filet de maintien pour le bandage.

→ Si la plaie ne guérit pas malgré un traitement bien conduit : le patient


n’observe pas la mise en décharge, il y a une atteinte artérielle ou une ostéite.
81
Le débridement mécanique

Pied neuropathique 82
Plaie neuropathique.
- Prélèvement Bactériologiques si besoin.
- Hygiène du pied : Savon doux (Marseille) +
séchage minutieux.
- Nettoyage de la plaie au sérum physiologique.
Recherche contact osseux (seringue + cath).
- Détersion adaptée.
- Recouvrement adapté.
- Fermeture : Compresses entre les orteils.
Vaseline sur le pied & hyperkératose
Compresses pour fixer la vaseline & protéger.
Bandes extensibles non serrées + Filet large.

- Détersion par Hydrogel (Intrasite).


- Recouvrement par tulle gras (Jelonet).

- Hygiène du pied.
- Protection par de la vaseline.
- Fibrine sèche : Détersion mécanique
prudente et par Hydrogel (Intrasite). - Hyperkératose : Détersion méc par bistouri à lame ronde.
- Recouvrement par tulle gras (Jelonet). - Recouvrement par tulle gras (Jelonet) et vaseline. 83
DECHARGE = Supprimer les points d'hyperpression.
Tout appuis = Retard de cicatrisation.

II - La décharge : ( C’est 80 % du traitement ! )

- Alitement, Fauteuil roulant, béquilles, cannes.

- Chaussures à appui partiel : Barouk ( décharge de l'avant )


Sanital ( décharge du talon )
remboursé à 50%, prix 60 Euros,
- Mousse feutrée.
- Bottes pneumatiques (Aircast) prix 200 Euros remboursé à 33 %
- Bottes plâtrées : inamovibles, refaites régulièrement ( selon évolution &
hygiène), fenêtré pour avoir un accès à la plaie.

→ Consultation médecin podologue


84
Les systèmes de décharges

Pieds neuropathique Pied normal


(Zone d'hyperpression) ( Meilleure répartition des pression )
85
Chaussure type Barouk
86
III - Soins généraux :
• 1er temps : Une antibiothérapie prophylactique IV doit être débutée.

Elle doit associer au moins 2 molécules répondant aux critères suivants :


*

- Spectre suffisamment large pour couvrir les germes aérobie et anaérobie.


- Diffusion tissulaire et osseuse élevée.

• 2éme temps : Elle doit être adaptée selon l'évolution clinique et les données des
antibiogrammes ( prélèvements bactériologiques réguliers ).
Sa durée est déterminée par l'extension du sepsis et notamment l'atteinte
osseuse qui peut faire poursuivre ce traitement durant plusieurs mois.
Possibilité dans certains cas d'utiliser la voie orale pour-respecter le suivi
ambulatoire.

87
IV - Prévention quotidienne & éducation :

- Hygiène savon Ph neutre + séchage minutieux.


- Ablation de la hyperkératose.
- Hydratation.
- Examen des pieds
- Chaussures.
- Soins de pédicurie ( 1 x/mois).
- Plaies : soin de pied ( antiseptique incolore lors de l’apparition de la plaie, rinçage
au sérum physiologique) + Recours rapide à un médecin.
- Le traitement des mycoses par des antifongiques locaux (Amycor*, Pévaryl*,
Loceryl*, Mycoster*...) ou parfois généraux (Lasimil*, Griséfuline*).

88
Psychologue.
Kiné. Préparation avant l’intervention
Prévention des attitudes vicieuses. et suivit si besoin
Essai & adaptation de la prothèse.
Verticalisation & rééducation.

Infirmière & AS.


Patient Traitement ( DLR, ATB...)
Age. Soins & pansement.
Chirurgien. Pathologie. Ecoute.
Contexte. Hygiène & confort.
Le lieu d'amputation déterminera
le type d'appareillage. Personnalité.
Il essaye de conserver le plus de
membre possible.

Diététicienne.
Régime alimentaire adapter pour
Assistante sociale. éviter la fonte musculaire et
Prépare le retour au domicile. favoriser la cicatrisation.
Réinsertion au travail.
Aides sociales.

89
Les problèmes spécifiques des amputés

Retentissement - C’est une mutilation.


physique.
- Réduction de l’autonomie du patient ( prothèse, fauteuil
roulant…)

- Éventuelles douleurs : névrome, membre fantôme, ….

- Moignon : Adhérences, œdème, flessum, irritations, hyper


sudation, eczéma...

90
Retentissement - Les relations avec l’entourage : La personne est fragilisé,
psychologique. diminué, elle peut avoir du mal à réintégrer pleinement sa place
dans la famille, la société, le travail…

- Perturbation du couple, de sa sexualité.

- La reconstruction d’une image corporelle passe par le


travail de deuil :

Le déni ( le patient ne peut pas accepter la réalité ),


L’agressivité ( Révolte contre la réalité du nouvel état physique ).
La dépression ( L’amputé n’arrive pas à faire face à la nlle situation ).
Le marchandage (négociation)
L’acceptation et le début de la reconstruction.

91
Retentissement - Problème d’emploi (si reconversion nécessaire).
économique.
- Frais annexes.

- Habitation ( Adaptation du lieu de vie )

- Transport ( Adaptation du véhicule, permis de conduire,


assurance…)

92
La douleur du membre fantôme : Elle  en fréquence et en intensité
au fil du temps mais certaines deviennent chroniques et invalidante.

- Une sensation fantôme consiste en l'impression que le membre amputé


est encore présent. Cette sensation diminue habituellement avec le temps.

- Une douleur fantôme consiste à ressentir de la douleur dans un membre


après que ce dernier ait été amputé. Elles varient en genre et en intensité de la
sensation de piqûre aiguë et intermittente à l’impression que le membre
manquant est broyé.

93
PROBLEMES OBJECTIFS ACTIONS
La plaie
La cicatrisation. Prévention I. nosocomiale, chambre seule ou
Ne s'infecte pas. voisin non infecté.

Installation confortable & Antalgiques avant


le pansement.

Si zone suspecte, faire un prélèvement


bactériologique.

Nettoyage avec un antiseptique ( points ).

Enlever les zones de nécroses & les croûtes.

Adapter le pansement, tout les jours puis 1


jour sur 2.

94
Le
moignon Doit retrouver son Installation surélevée.
diamètre initial
pour permettre un Confection du pansement avec des bandes (
appareillage . sparadrap )

Bandage occlusif, ni serré, ni compressif.

Membre Qu'il ne souffre Consultation algologie + Antalgiques + Evaluation


Fantôme pas. & suivit.

 Méthodes alternatives ( médecines douces)

95
État général Pas Equilibre du diabète, nutrition & boisson
d'aggravation de adaptée ( Cs diet ),
son état général.
Eviter les escarres ( hygiène générale, mise au
fauteuil rapidement, repas hyperprotidique,
boisson...)

Acceptation Deuil du L’écoute & relation d’aide ( Cs psychologue ).


du handicap membre amputé.

Retour à Donner des informations sur la rééducation &


l’autonomie. réadaptation.

Travailler en équipe, ré-apprentissage de


l’autonomie.

96
Le Diabète, le cœur et la tension artérielle.

- 1ere causes de morbi-mortalité du diabète dans les pays


industrialisés.
- Atteintes vasculaires identique, le diabète les rend plus fréquentes
( 3 x plus).
- Égalité Hommes – Femmes.
- Les DNID sont plus touchés que les DID.
- Souvent asymptomatique.
- Possibilité de freiner l'évolution mais on ne peut pas faire régresser
ces complications.
- Complications est proportionnel à l'hémoglobine glycosylée
(  1 % HbA1c =  20 % complications ).
97
Facteurs de risques non Facteurs de risques modifiables
modifiables

 L'âge & l’ancienneté du diabète.  L’HTA.

 L'hérédité ( ACTD familiaux ).  La sédentarité & l’excès de poids.

 Le tabagisme.

 L’hyperglycémie chronique.

 Le cholestérol & les triglycérides.

98
II – Conséquences de la neuropathie.
• Le cœur est sous le contrôle du système nerveux végétatif,

Le cœur s'accélère lorsque l'on passe de la position allongée à la


position debout pour compenser le fait que le sang descend dans la
partie inférieure du corps sous l'effet de la pesanteur.

Le cœur s'accélère pendant l'effort parce que le corps a besoin d'un


plus grand débit cardiaque pour apporter l'oxygène et les nutriments
dont les muscles ont besoin.

Inversement, il se ralentit dans les circonstances opposées. Cette


adaptation est très fine et se produit même lors de la respiration : le
cœur se ralentit à l'inspiration, tandis qu'il s'accélère à l'expiration.

99
En cas de neuropathie (dénervation cardiaque )
 Il y a une moindre adaptation de la fréquence cardiaque aux
changements de position et à l'effort.
 A un stade plus avancé on observe une tachycardie de repos.
 Cette dénervation est probablement responsable du caractère plus
fréquemment indolore des infarctus chez les diabétiques.

TTT : Pas de traitement spécifique.


 Dépistage rigoureux de l'insuffisance coronarienne (car les
douleurs d'angine de poitrine et d'infarctus du myocarde sont alors
souvent absentes) ainsi que des troubles du rythme cardiaque.

100
• La tension artérielle est également sous le contrôle du système
nerveux végétatif par l'intermédiaire des nerfs qui commandent le
diamètre des artères.

Lors du passage de la position couchée à la position debout,


il y a normalement un resserrement du diamètre des artères en
réaction au fait que le sang a tendance à descendre dans la partie
inférieure du corps.

101
En cas de neuropathie

 Il en résulte une hypotension orthostatique souvent modérée et


asymptomatique.
 A un stade plus avancé, elle peut être responsable d'un malaise,
voire d'une syncope surtout lorsqu’une dénervation cardiaque est
associée ( elle ne permet pas de compenser l'absence de resserrement
des artères par une accélération supplémentaire du cœur lors du
passage de la position allongée à la position debout ).
 La période postprandiale la favorise parfois car la digestion «
monopolise » une partie du débit sanguin qui n'est alors pas
disponible pour l'adaptation tensionnelle.
 L’HypoTA orthostatique peut coexister avec une HTA et peut
contrarier le traitement nécessaire pour normaliser la tension
artérielle.
102
TTT :
 Élimination des médicaments susceptibles de la favoriser.
 Arrêt d'un éventuel régime sans sel.
 Bas de contention élastique des membres inférieurs avant le
lever, lever prudent en deux temps avec pause en position assise,
surélévation de 20 à 30 cm de la tête du lit.
 Médicaments.

103
La prévention : Combattre les facteurs de risques .
• Equilibrer le diabète : HbA1c < 6.5%, si nécessaire commencer une insulinothérapie.

• Combattre le surpoids : Manger mieux, Bouger plus.


- Diététique ( Chapitre alimentation )
- Activité physique régulière et adaptée
Favoriser les sports d’endurance ( Marche, vélo, natation…)
60 min, 3 fois par semaine.

• Gérer son stress : Relaxation, balades…


• HTA < 130/80mmHg
• Arrêt du tabac. IMC ( Indice de masse corporelle )
= Poids ( Kg ) / Taille2 (m)
< 15 Cachexie
15-20 Maigreur
20-25 Normal
25-30 Surpoids
30 – 40 Obésité
> 40 Obésité morbide
104
L'alimentation
Les grandes règles :

- Ne pas sauter de repas.

- Manger des glucides à chaque repas (pain, féculents, fruits….).

- Éviter la surconsommation de graisses et utiliser les graisses les moins nocives


pour les artères :
 Les graisses d'origine végétale plutôt que les graisses d'origine animale,
 Le poisson et les viandes blanches, plutôt que les viandes rouges,
 Remplacer le beurre par de la margarine de tournesol,
 Utiliser de l'huile d'olive.

- Anticiper le degré d'activité physique.

- Boire 1.5 l d’eau par jour minimum, boire modérément de l’alcool et surtout pas
à jeun ( hypoglycémie).
105
 Un repas équilibré devrait comporter un aliment de chaque groupe, soit :

- 1 Légume vert cru ou cuit ( fibres et vitamines ).


- 1 Viande, Poisson ou œuf ( protéines ).
- 1 Féculents et/ou pain ( sucre lents ).
- 1 Produit laitier ( calcium ).
- 1 Fruit ( sucre rapide, fibres et vitamines ).

GLUCIDES PROTIDES LIPIDES

50 % du repas 15 % du repas 35 % du repas

4 Kcal/g 4 Kcal/g 9 Kcal/g


 sucres lents et fibres alimentaires.
 sucres rapides pour éviter les pics
sanguins de glucose qui sont nocif.
106
Le sport  Prévenir le risque d’hypoglycémie.
AVANT PENDANT APRES

Ne pas injecter l’insuline dans les zones 30g de glucide/h  dose d’insuline qui suit
qui vont être soumises à l’activité l’activité physique. (pour éviter
musculaire. Boire beaucoup une hypoglycémie nocturne).
 la proportion de féculents
Inclure des féculents dans le
repas qui suit l’activité.
Activité < 2h après un repas :
 la ration en glucide de 20%
 dose d’insuline de 20 à 50 %

Activité > 2 h après le repas :


Collation de 20 g de sucre avant l’activité
Ne pas changer sa dose d’insuline

- Contrôler sa glycémie régulièrement.


- Toujours avoir du sucre rapide , le nécessaire de contrôle glycémique,
d’injection de l’insuline et de l’eau ! (surtout pour les sports d’endurance)
107
Education du patient et de ses proches :
• Le diabète de type 1 ou 2.
• Auto surveillance
- La Glycémie capillaire ( Fourchette glycémique prescrite au patient )
- Appareil de lecture (Étalonnage, Manipulation, lecture des résultats, nettoyage & entretien)
- Bandelette Urinaire ( Recherche d’acétone, d’infection urinaire )
- Carnet de surveillance ( Le tenir à jour, noter les événements ).
• Reconnaître les signes de l’hypoglycémie & hyperglycémie propre à chaque patient.
CAT : Hypoglycémie (Prévention, Resucrage, Injection de glucagen)
Hyperglycémie ( Acétone, Rajouts d’insuline, …)
Reconnaître & gérer les situations d’urgences.
• Insulinothérapie : asepsie, manipulation des stylos injecteurs, zones d’injection, injection S/C et
adaptations des doses d’insuline.
• ADO : Mécanisme d’action, précautions et effets secondaires.
• l’Alimentation & l’hygiène de vie.

• Soins des pieds : Prévention quotidienne, pédicurie, CAT plaie ou ampoule.

• Prévention des complications & suivit du patient : HbA1c, Arrêt du tabac, dépistages & bilans
obligatoires
• Avoir toujours avec soi : du sucre ( 3 morceaux au min ), son carnet, son lecteur de glycémie + auto-
piques + conteneur à aiguille + insuline + aiguilles, bandelettes urinaires. 108
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