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UNIVERSITE MOHAMMED V

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES, JURIDIQUES ET


SOCIALES
-RABAT-

LA TRÉSORERIE ET SES MODALITÉS


D’ÉQUILIBRAGE

Réalisé par:

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La trésorerie et ses modalités d’équilibrage

SOMMAIRE :
Introduction

Première partie : équilibrage de la trésorerie


1. Définition
2. Trésorerie zéro
Deuxième partie : modalité d’équilibrage
1. Cas d’insuffisance de trésorerie
a. Les crédits en compte courant
b. Les avances sur créances
c. Le crédit fournisseurs
d. Le crédit client
e. Les obligations cautionnées
f. Les apports temporaires de capitaux
g. Le recours aux sociétés d’affacturage

2. Cas d’excédent de trésorerie


a. Les placements à court terme :
b. Les dépôts à terme et les bons de caisse :
c. Les placements sur le marché :
d. Les valeurs mobilières de placement :
e. Les fonds commun de placement :
f. Les autres placements :

Conclusion

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La trésorerie et ses modalités d’équilibrage

Introduction
La gestion de trésorerie regroupe l’ensemble des décisions, règles et
procédures qui permettent d’assurer au moindre coût le maintien de
l’équilibre financier instantané de l’entreprise.

La gestion de trésorerie consiste à faire l’équilibrage continu entre


sécurité et rentabilité. Le trésorier a le souci de solvabilité de l’entreprise
c’est à dire la préoccupation d’honorer ses échéances au moindre coût.

Le financier est confronté quotidiennement aux décisions relatives au


choix du moyen de paiement (chèque, virement, effet ...) et du mode de
financement (escompte découvert, placement découvert..) à l’affectation
des fonds à telle ou telle banque. Les contraintes sont nombreuses, coût de
financement, conditions bancaires différentes, rémunération des
placements, gestion des risques (taux d’intérêt, change, liquidité).

Le but ultime est de répondre à ces contraintes en maintenant un


niveau d’encaisse le plus proche possible du niveau zéro, procéder à la
coordination entre les différents comptes de la société pour limiter leur

Déséquilibre et négocier les meilleures conditions bancaires (taux,


commissions, calcul des dates de valeur)

Le solde de trésorerie est déterminé à partir des encaissements et des


décaissements prévisionnels. Les encaissements et les décaissements sont
la traduction en terme de flux des éléments de l'exploitation. Le résultat du
solde est rarement équilibré, il comporte généralement un déficit de
trésorerie ou un excédent.

Le trésorier est appelé à optimiser la trésorerie, ceci revient à trouver


les meilleurs financements en cas de besoin, ou les meilleurs placements
en cas d'excédents de trésorerie.

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La trésorerie et ses modalités d’équilibrage

Première partie : équilibrage de la trésorerie

1) Définition :
Équilibrage de la trésorerie c’est une politique de trésorerie d'une
entreprise qui vise à tendre vers une trésorerie nulle où toutes les liquidités
disponibles sont employées. Et c’est le cas de la gestion de trésorerie optimisée
qui consiste en la diminution des disponibilités déposées au Trésor. Il s’agit non
pas d’aboutir nécessairement à une trésorerie " zéro ", mais de s’en approcher le
plus possible.

En effet, l’objectif de celle ci est de parvenir à une trésorerie proche de zéro


afin d'éviter les excédents inemployés et les problèmes de financement.

Cependant, avant d'atteindre ce point d'équilibre, deux situations peuvent


être envisagées:

- insuffisance ou déficit de trésorerie


- excédent de trésorerie.

 insuffisance ou déficit de trésorerie


Le solde mensuel est négatif. Ceci traduit un déficit de trésorerie (recettes
< dépenses). Il faut dans ce cas couvrir ce besoin de financement. Il faut analyser
les décaissements dans le but de les repousser (crédit fournisseurs par exemple) et
les encaissements dans le but de les avancer (crédit clients par exemple). Puis si
les résultats ne sont pas suffisants, il faut rechercher le crédit à utiliser en fonction
de la nature du besoin à financer.

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La trésorerie et ses modalités d’équilibrage

 excédent de trésorerie.

Le solde mensuel est positif. Ceci traduit la présence d’un excédent de


trésorerie (recettes > dépenses). L’entreprise n’a alors qu’aucun problème de
financement à CT. Le trésorier doit alors envisager l’emploi de cet excédent dans
les placements les plus rémunérateurs de façon à ne laisser aucun capital inutilisé.

2) Trésorerie zéro :

La trésorerie « zéro » reste l’idéal de tous les trésoriers, son objectif reste
évidemment théorique car tous les flux de recettes et de dépenses ne sont pas
parfaitement prévisibles. Pourquoi trésorerie zéro ?

- Tous les excédents de trésorerie doivent être placés au meilleur taux


de manière à optimiser les produits financier de l’entreprise.

- Tous les déficits de trésorerie doivent être bien sûr financés au meilleur
taux de manière à réduire au maximum les charges financières de l’entreprise.

En agissant ainsi, le résultat financier de l’entreprise sera maximisé et la


rentabilité finale de l’entreprise améliorée.

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La trésorerie et ses modalités d’équilibrage

Deuxième partie : modalité d’équilibrage

CAS DE DEFICITE DE TRESORERIE.


Il existe deux cas de déficit :

 Déficit permanent :
Pendant tous les mois, l’entreprise dégage une trésorerie négative, cette
situation a pour origine :
 Soit une insuffisance du fond de roulement

 Soit une importance du besoin en fond de roulement

Actions sur le FR :
 Augmenter l’autofinancement en favorisant une politique de rétention
des bénéfices.

 Augmenter les apports des actionnaires

 Augmenter l’endettement à long et moyen terme

 Pratiquer le désinvestissement

 Pratiquer l’amortissement dégressif

 Mettre en place une meilleure programmation des investissements dans


le temps

Actions sur le BFR


 Améliorer la gestion commerciale, en réduisant le délai de crédit clients
et en allongeant la durée de crédit fournisseurs

 Amélioration de la gestion des stocks

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La trésorerie et ses modalités d’équilibrage

 Déficit temporaire :
C’est une situation où l’entreprise dégage des soldes positifs et négatifs pendant
certains mois. La raison peut être la saisonnalité de l’activité de l’entreprise.

Le financement des insuffisances de trésorerie

a. Les crédits en compte courant :

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La trésorerie et ses modalités d’équilibrage

C’est un compte bancaire de dépôt permettant de centraliser les retraits en


espèces, les versements, les mouvements de fonds et autres moyens de paiements.

L'entreprise peut solliciter auprès de sa banque une ouverture de crédit en


compte courant ou crédit disponible, d'un montant représentant un certain nombre
de mois de chiffre d'affaires.

En bref il s’agit de crédit mis à la disposition de l’entreprise, qui l’utilise et le


rembourse à sa convenance.
Exemple: crédit de campagne:
Le Crédit de campagne est un concours bancaire qui répond aux besoins des
entreprises dont les fluctuations de trésorerie sont causées par des mouvements
saisonniers. Il se présente sous forme d’un découvert qui vous permet de couvrir
les besoins :
 qui nécessitent, immédiatement, des décaissements élevés dans l’attente
de la réalisation ultérieure des ventes,

 qui nécessitent des décaissements récurrents et qui s’étalent sur une


durée importante.

Les atouts du crédit de campagne:


 Allégement des tensions sur votre trésorerie.

 Durée d’utilisation allant jusqu’à 9 mois.

 Possibilité de relayer le crédit de campagne par une avance sur


marchandises.

 Souplesse d’utilisation.

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b. Les avances sur créances :

 L’escompte des effets de commerce :


L’escompte des effets de commerce est un concours bancaire réservé aux
associations qui développent une activité commerciale avec une clientèle de
personnes morales privées.

La banque avance le montant de l’effet avant son échéance au porteur qui lui
a cédé. La somme créditée sur le compte du client correspond au montant de
l’effet moins la commission d’escompte (rémunération du concours accordé).

Donc l'entreprise peut négocier auprès de sa banque les traites en portefeuille


à échéance de moins de 90 jours.
 Le Crédit de Mobilisation des Créances Commerciales
(CMCC)

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La trésorerie et ses modalités d’équilibrage

C’est une technique bancaire qui se substitue à l'escompte des effets de


commerce. Une entreprise, possédant plusieurs créances sur ses clients, souscrit
un billet à ordre de sa banque et qui est escompté par elle.

Le billet à ordre souscrit par l'entreprise et représentatif du montant des


créances matérialisées est négocié auprès de la banque afin d'obtenir
immédiatement des disponibilités.

 La négociation des effets de commerce magnétiques


Le système magnétique repose sur l’idée qu’il n’est pas nécessaire pour le
recouvrement des créances, de faire circuler matériellement les effets sous forme
Papier, mais qu’ils peuvent être télétransmis grâce à l’informatique. Cela facilite
leur négociation et simplifie les procédures d'octroi de crédit par les banques sous
la forme de Concours Bancaires Courants.

c. Le crédit fournisseur ;

C'est un crédit financier accordé par un acheteur à un vendeur de biens et de


services, en échange de la promesse implicite ou explicite de payer le montant dû
à une date ultérieure. Il permet de différer (à 30, 60, 90 jours ou plus) les
décaissements pour des achats de biens ou services et donc d'éviter les achats au
comptant.

Ce crédit repose bien évidemment sur l'accord préalable des fournisseurs, sur
la confiance envers son débiteur, les garanties fournies et après mesure des risques
encourus.

d. Le crédit client:

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La trésorerie et ses modalités d’équilibrage

Il correspond au délai de paiement accordé par l'entreprise à ses clients. Il


s'agit ici de réduire la durée du crédit accordé aux clients et de les inciter à payer
au comptant en accordant des escomptes de règlement.

e. Les obligations cautionnées :

Ils permettent de reporter à une date ultérieure le paiement des taxes sur le
chiffre d’affaires, des droits de douane, des droits indirects, des produits
domaniaux, des taxes et redevances à caractère économique.

Les obligations cautionnées permettent aux entreprises d’obtenir des crédits


allant jusqu’à quatre mois et à un taux d’intérêt très avantageux.

f. Les apports temporaires de capitaux :


Par l'utilisation de comptes courants d'associés, qui consiste pour ces derniers
à prêter de l'argent à leur société.

En effet, cette méthode, simple et nécessitante très peu de formalités


administratives constitue un mode de financement très efficace. Aussi il présente
l’avantage d’avoir un coût éventuellement inférieur aux emprunts bancaires

g. Le recours aux sociétés d'affacturage :

L'Affacturage ou "Factoring" ou "Factor" est une opération de crédit : ce


procédé repose sur un véritable transfert de propriété des créances. Le Factor
prend place de l'adhérent à l'égard de ses clients.

C’est un mode de gestion et de financement des créances, en ayant recours à


des sociétés spécialisées dans le domaine.
 L'affacturage:

 Permet d'encaisser vos factures avant leurs échéances.

 Si vous souhaitez gagner du temps dans la gestion de vos factures, l'affacturage


vous offre la possibilité de vous consacrer davantage à développer vos marchés.

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La trésorerie et ses modalités d’équilibrage

 L'affacturage vous évite d'avoir une trésorerie tendue du fait du retard de


paiement.

CAS D’EXCEDENT DE
TRESORERIE :
Il existe deux cas d’excédent :

 Excédent permanent :

Pendant tous les mois, l’entreprise dégage un excédent de trésorerie :

 Si l’excédent est minime, on peut considérer que l’entreprise dispose


d’un plan de trésorerie bien géré, elle arrive à financer ses dépenses par ses
recettes.
 Si l’excédent est important, l’entreprise n’optimise pas de façon
rationnelle la gestion de sa trésorerie.

 Excédent temporaire :

Situation équivalente au déficit temporaire.

Comment optimiser les excédents de trésorerie ?

Le gestionnaire et le trésorier doivent rechercher les moyens de rentabiliser


un excédent de trésorerie, quel qu'en soit la durée.

Plusieurs possibilités sont offertes aux choix de gestion des dirigeants


d'entreprises :

a. Les placements à court terme :

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La trésorerie et ses modalités d’équilibrage

Le trésorier doit apprécier les opportunités de placement en privilégiant les


deux critères suivant :

- La sécurité : une entreprise n’a pas pour finalité de prendre des risques
financiers à travers le placement de ses excédents de trésorerie, cependant les
placements qui présente les risques potentiels les plus élevés sont ceux qui
généralement offrent les meilleurs perspectives de rendement à long terme
l’entreprise doit donc définir un couple risque/ rentabilité.

- La liquidité : les prévisions des flux de trésorerie sont entachées


d’incertitude. L’entreprise doit donc pouvoir récupérer rapidement les fonds placé.

b. Les dépôts à terme et les bons de caisse :

Les placements à terme proposés aux entreprises sont les dépôts à terme et
les bons de caisse :

 Les dépôts à terme : permet de placer les excédents de trésorerie pour


une période d’au moins un mois. La rémunération des placements est
en fonction du taux d’intérêt convenu entre la banque et l’entreprise,
cette dernière ne court aucun risque puisque le dépôt est remboursé à
l’échéance.
 les bons de caisse : Ce sont des titres émis par les banques ou par le
trésor public pour une durée qui varie entre 1mois et 5Ans, ces titres
sont représentatifs d’une créance à court terme à l’échéance la valeur
des bons est augmenté des intérêts et remboursé.

c. les placements sur le marché :

Les instruments de placement offert par le marché financier permettent de


placer les excédents de trésorerie aux conditions du marché.

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La trésorerie et ses modalités d’équilibrage

 Les titres de créances négociables :

Les billets de trésorerie, les bons à moyen terme négociables et les certificats
de dépôt sont des titres de créances négociables qui permettent à l’entreprise de
placer ses excédents de trésorerie.

 Les certificats de dépôt :

Sont des titres de créance négociables émis par les établissements de crédit et
la caisse de dépôt et consignation en contrepartie de dépôt effectué auprès d’eux
par leurs clients.

d. Les valeurs mobilières de placement :

Le trésorier préfère les obligations car elles sont moins risqués que les
actions ou le recours aux organismes de placement collectifs en valeur mobilière.

Les sociétés de placement à capital variable(SICAV) : sont des sociétés dont


l’actif est constitué d’une porte feuille de valeurs mobilières composées d’actions
d’obligations et d’emprunt de l’état. L’achat d’actions de SICAV donne lieu à un
droit de dividende qui est fonction du revenu de la porte feuille de SIVAC.

e. les fonds commun de placement :


Ce sont des copropriétés des valeurs mobilières sans personnalités morales ils
offrent des placements comparables a SICAV

f. Les autres placements :

 L’escompte fournisseurs :

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L’entreprise qui dispose d’un excédent de trésorerie peut régler un


fournisseur avant l’échéance en contrepartie d’une réduction prix (appelé
escompte de règlement) cette opération est avantageuse :

- pour le fournisseur : si le taux d’escompte est inferieur au cout du


crédit.
- pour le client : si ce taux est supérieur au taux offert par les autres
placements.

 L’avance en compte courant :

Au niveau du groupe, une entreprise ayant des excédents de tresorerie peut


faire un prêt sous la forme d’une avance en compte courant à une entreprise
déficitaire.

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CONCLUSION

Les modalités d’équilibrages permettent d’assurer la solvabilité de


l’entreprise au moindre cout, Il s’agit de faire en sorte que l’entreprise
puisse faire face en permanence à ses échéances tout en maintenant le
solde de trésorerie au minimum, et en utilisant le financement le
moins couteux.
Ces modalités reposent essentiellement sur un travail important de
prévision des flux de trésorerie, les décisions financières à court terme
qui en résulte doivent permettre de maintenir au moindre cout
l’équilibre financier de l’entreprise.

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