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Chapitre II Energie renouvelables (éolienne et photovoltaïque)

II.1. Introduction
Aujourd’hui, plus de 85% de l’énergie produite est obtenue à partir des matières
fossiles comme le pétrole, le charbon, le gaz naturel ou de l’énergie nucléaire qui sont des
ressources épuisables et très dangereuses pour l'environnement à partir de leurs émissions
toxiques, et déchets radioactifs pour ces raisons certain pays ont utilisé autre type d’énergie
c’est les énergies renouvelables. La Figure (II.1) montre la répartition en termes d’énergie
primaire dans le monde pour toutes les ressources actuelles [13].

Figure (II.1) Répartition des sources primaires d’énergie dans le monde [13].

D'une façon générale, les énergies renouvelables sont des modes de production d'énergie
utilisant des forces ou des ressources, Cette énergie existe sous différentes formes.

L’énergie renouvelable a été considérée en tant que solution attrayante, en particulier,


l’énergie éolienne. L’étude de cette énergie sera notre objectif.

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II.2. Les différents types d’énergie renouvelable


Parmi les énergies renouvelables, on distingue:

II.2.1. Énergie solaire


L'énergie solaire est l'énergie que dispense le soleil par son rayonnement, directement ou
de manière diffuse à travers l'atmosphère.

II.2.2. Énergie hydraulique


L'énergie hydroélectrique, ou hydroélectricité, est une énergie électrique obtenue par
conversion de l'énergie hydraulique des différents flux d'eau (fleuves, rivières, chutes d'eau,
courants marins...).

II.2.3. Énergie géothermique


L’énergie géothermique utilise la vapeur d’eau ou l’eau chaude présente dans la croûte
terrestre pour faire fonctionner des turbines ou pour chauffer des bâtiments ou de l’eau.

II.2.4. Énergie biomasse


La biomasse représente l’ensemble de la matière organique, qu’elle soit d’origine
végétale ou animale. Elle peut être issue de forêts, milieux marins et aquatiques, haies, parcs
et jardins, industries générant des coproduits, des déchets organiques ou des effluents
d’élevage.

II.2.5. Énergie éolienne


Une éolienne est un dispositif qui transforme l'énergie cinétique du vent en énergie
mécanique. Le plus souvent cette énergie est elle-même transformée en énergie électrique.
Les éoliennes produisant de l'électricité sont appelées aérogénérateurs, ce dernier est connait
depuis environ 40 ans une grand importance comme source d’énergie en effet depuis une
dizaine d’année cette énergie connait une croissance de 30% par an [14], [15]

II.3 L’avenir des énergies renouvelables

La fin du 20ème siècle aura été la période de redécouverte de ces énergies ancestrales
grâce à de nouvelles technologies de mise en œuvre, et nous sommes encore dans la phase
initiale de ce phénomène.
Le fait de se situer en ce moment dans une telle phase est peu propice à une bonne
évaluation du potentiel de ces énergies au cours du demi-siècle à venir. En effet dans la phase
actuelle de redécollage de ces énergies on peut observer des taux de croissance très élevés, de

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20 ou même 30 % par an, sur certaines filières tels le solaire photovoltaïque, l’énergie
éolienne ou les biocarburants.
Les énergies renouvelables aujourd’hui requièrent des efforts de recherches, ces efforts
pour être efficaces doivent relever d’une logique très décentralisée et irriguer une multitude de
petites équipes. Il ne s’agit donc pas, si on veut être efficace, de crédits massifs venant se
déverser sur ce secteur, ce ne sont pas les laboratoires de recherche, ni les entreprises qu’il
convient de subventionner, mais pour un temps le prix des énergies qu’elles fourniront sur les
marchés.

II.4. La production d’électricité au moyen des sources renouvelables

Une autre famille d’énergies renouvelables est celle où l’énergie produite est
directement sous la forme électrique. A l’aide des panneaux solaires ou de génératrices
hydrauliques et éoliennes, la puissance électrique peut être récupérée et immédiatement
utilisée par un récepteur ou bien transportée vers les réseaux de distribution. Nous donnons ici
une description sommaire de chaque ressource énergétique et la façon de produire l’énergie
électrique.

La production d’électricité consomme actuellement environ le tiers de l’énergie


primaire mondiale et la part des énergies renouvelables n’est que de 14% environ en 1998.Il
apparaît donc de façon flagrante que l’électricité, bien qu’énergie finale propre par excellence,
contribue très largement à la dégradation de l’environnement ainsi qu’à l’épuisement de
ressources non renouvelables (combustibles fossiles et uranium).

C’est pourquoi, l’une des mesures pour préparer un développement réellement durable
consiste à accroître la part des ressources renouvelables pour la production d’électricité. Le
taux de croissance mondial de la production d’électricité est de 2,4% /an [13].

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Les éoliennes

II.5 Généralité sur la conversion d’énergie éolienne

II.5.1.Introduction

C’est au début des années quarante que de vrais prototypes d’éoliennes à pales
profilées ont été utilisés avec succès pour générer de l’électricité, plusieurs technologies sont
utilisées pour capter l’énergie du vent (capteur à axe vertical ou à axe horizontal)et les
structures des capteurs sont de plus performantes outre les caractéristique mécaniques de
l’éolienne l’efficacité de la conversion de l’énergie mécanique en énergie électrique est très
importante là encore de nombreux dispositifs existent et pour la plupart ils utilisent des
machines synchrones et asynchrones les stratégies de commande de ces machines doivent
permettre de capter un maximum d’énergie sur une plage de variation de vitesse de vent la
plus large possible ceci dans le but d’améliorer la rentabilité des installations éoliennes.

Dans ce chapitre est décrite les principes de base de la conversion d’énergie, les différentes
structures et l’état de l’art de l’énergie éolienne est aussi détaillé.

II.5.2 Energie Eolienne : Contexte historique

Depuis l'Antiquité, les moulins à vent convertissent l'énergie éolienne en énergie


mécanique (généralement utilisé pour moudre du grain). De nos jours, on trouve encore des
éoliennes couplées à des pompes à eau, généralement utilisées pour irriguer des zones sèches,
assécher des zones humides, ou abreuver le bétail.

En 1888, Charles F. Brush construit une petite éolienne pour alimenter sa maison en
électricité, avec un stockage par batteries.

La première éolienne " industrielle " génératrice d'électricité est développée par le
danois Poul La Cour en 1890, pour fabriquer de l'hydrogène par électrolyse. Dans les années
suivantes, il crée l'éolienne Lykkegard, dont il aura vendu 72 exemplaires en 1908.

Une éolienne expérimentale de 800 KVA a fonctionné de 1955 à 1963 en France, à


Nogent-le-Roi, dans la Beauce. Elle avait été conçue par le Bureau d'Etudes Scientifiques et
Techniques de Lucien Romani et exploitée pour le compte d'EDF. Simultanément, deux
éoliennes Neyrpic de 130 et 1 000 KW furent testées par EDF à Saint-Rémy-des-Landes

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(Manche). Il y eut également une éolienne raccordée au secteur sur les hauteurs d'Alger
(Dély-Ibrahim) en 1957.

Cette technologie a été quelque peu délaissée par la suite et il faudra attendre les
années 1970 pour que le Danemark reprenne les développements d'éoliennes.

Figure (II.2) Photographie de deux moulins à vent

II.5.3.Présentation du système éolien

II.5.3.1. Définition de l’énergie éolienne

Le nom d’éolienne a été donné au moteur transformant l’énergie cinétique par l’air
propulsé à une certaine vitesse par le vent en énergie mécanique utilisable sur un arbre
tournant. Actuellement on transforme cette énergie mécanique en énergie électrique
destinée à tous usages, l’éolienne électrique est parfois désignée sous le terme
d’aérogénérateur.

II.5.3.2. Principe de fonctionnement d’une éolienne


Une éolienne est constituée d’une partie tournante, le rotor, qui transforme l’énergie
cinétique en énergie mécanique, en utilisant des profils aérodynamiques. Le flux d’air crée
autour du profil une poussée qui entraîne le rotor et une traînée qui constitue une force
parasite. La puissance mécanique est ensuite transformée soit en puissance hydraulique par
une pompe, soit en puissance électrique par une génératrice [16]

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II.5.4.Principaux composants d’une éolienne

Il existe plusieurs configurations possibles d'aérogénérateurs qui peuvent avoir des


différences importantes. Les éléments principaux constituant une éolienne sont les suivants :

* Un mât (tour) permet de placer le rotor à une hauteur suffisante pour permettre son
mouvement (nécessaire pour les éoliennes à axe horizontal) et/ou placer ce rotor à une hauteur
lui permettant d'être entraîné par un vent plus fort et régulier qu'au niveau du sol. Le mât
supporte généralement une partie des composants électriques et électroniques (commande,
multiplicateur, générateur, etc.).

* Un rotor composé de plusieurs pales (en général trois) et du nez de l'éolienne. Le rotor est
entraîné par l'énergie du vent, il peut être couplé directement ou indirectement à une pompe
(cas des éoliennes de pompage) ou plus généralement à un générateur électrique. Le rotor est
relié à la nacelle par le moyeu.

*Une nacelle au montée au sommet du mât, abritant les composants mécaniques, certains
composants électriques et électroniques, nécessaires fonctionnement de la machine.

* Une boîte de vitesses (multiplicateur) servant à accroître la vitesse de l’arbre du rotor pour
le générateur.

*Un système de commande et de protection servant à optimiser le rendement et à conserver la


machine en état de fonctionnement dans des limites sécuritaires.

* Un générateur produisant de l’électricité.

*Une base qui soutient l’éolienne, quelquefois à l’aide de haubans.

Figure (II.3) Principales composantes intérieures de la nacelle éolienne

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II.5.5. Types d’aérogénérateurs

Les éoliennes se divisent en deux grandes familles : celles à axe vertical et celles à axe
horizontal.

II.5.5.1. L’aérogénérateur à axe vertical

Elles ont été les premières structures utilisées pour la production de l'énergie électrique.
De nombreuses variantes ont vu le jour mais rares sont celles qui ont atteint le stade de
l’industrialisation. Elle présent des avantages et des inconvénients que nous pouvons citer
comme suit [17].

Figure (II.4) Turbine à axe vertical.

II.5.5.1.1 Les a vantages de l’aérogénérateur à axe vertical

 La conception verticale offre l’avantage de mettre le multiplicateur .la génératrice et


les appareils de commande directement au sol.

 Son axe vertical possède une symétrie de révolution ce qui permet de fonctionner quel
que soit la direction du vent sans avoir à orienter le rotor.

 Sa conception est simple, robuste et nécessite peu d’entretien.

II.5.5.1.2 Les Inconvénients de l’aérogénérateur à axe vertical


 Elles sont moins performantes que celles à axe horizontal.
 La conception verticale de ce type d’éolienne impose qu’elle fonctionne avec un vent
proche du sol, donc moins fort car freiné par le relief.
 Leur implantation au sol exige l’utilisation des tirants qui doivent passer au-dessus des
pales, donc occupe une surface plus importante que l’éolienne à tour.
Deux d'entre elles sont particulièrement remarquables : Savonius et Darrieus.

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L'éolienne Savonius comporte principalement deux demi cylindres dont les axes sont décalés
l'un par rapport à l'autre. Comme les machines à aubes, elle utilise essentiellement la traînée
pour tourner.
L'éolienne inventée par le Français Darrieus est un rotor dont la forme la plus courante
rappelle vaguement un fouet à battre les œufs. Cette machine est bien adaptée à la fourniture
d'électricité. Malheureusement, elle ne peut pas démarrer seule. Ce type de machine, qui peut
offrir les puissances les plus fortes n'a pas connu le développement technologique qu'il
méritait à cause de la fragilité du mécanisme encore mal maîtrisée.

Figure (II.5) éolienne de type Darrieus et Savonius

II.5.5.2 .L’aérogénérateurs à axe horizontal

C’est les éoliennes actuellement les plus répandues sans doute à cause de leurs
avantages remarquables. Elles comportant généralement des hélices à deux ou trois pales face
ou sous le vent [18].

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Figure (II.6) éolienne à axe horizontal

II.5.5.2.1 Les avantages de l’aérogénérateur à axe horizontal


 Une très faible emprise au sol par rapport aux éoliennes à axe vertical.
 Cette structure capte le vent en hauteur, donc plus fort et plus régulier qu’au voisinage
de sol.
 Le générateur et les appareils de commande sont dans la nacelle au sommet de la tour
Ainsi, il n’est pas nécessaire de rajouter un local pour l’appareillage.
II.5.5.2.2 Les inconvénients de l’aérogénérateur à axe horizontal
 Coût de construction très élevé.
 L’appareillage se trouve au sommet de la tour ce qui gêne l’intervention en cas
d’incident.

Malgré ses inconvénients, cette structure est la plus utilisée de nos jours. Cependant ; les
structures à axe vertical son encore utilisé pour la production d’électricité dans les zones
isolés. Elles sont de faible puissance destinées à des utilisations permanentes comme la charge
des batteries par exemple. Dans le reste de notre étude nous nous intéressons à la structure la
plus répondue et la plus efficace à savoir celle à axe horizontal et à trois pales. Sur base la du
nombre de pales que compte l’hélice, on peut distinguer deux groupes:

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II.5.5.2.3 Les éoliennes à rotation lente “multipales”

Elles sont, depuis longtemps, relativement répandues dans les campagnes, et servent
quasi exclusivement au pompage de l’eau.

II.5.5.2.4 Aérogénérateurs

Les éoliennes à rotation rapide, bi- ou tripales en général, constituent actuellement la


catégorie des éoliennes en vogue, et sont essentiellement affectées à la production
d’électricité, d’où leur nom le plus courant “d’aérogénérateurs“.

Parmi les machines à axe horizontal parallèle à la direction du vent, il faut encore
différencier l’aérogénérateur dont l’hélice est en amont de machine par apport au vent « hélice
au vent »et celle dont l’hélice est en aval de la machine par rapport au vent « hélice sous le
vent ».

Figure (II.7) Configuration à axe horizontal

Les éoliennes sont divisées en trois catégories selon leur puissance nominale.

 Eoliennes de petite puissance : inférieure à 40 KW.


 Eoliennes de moyenne puissance : de 40 à quelques centaines de KW.
 Eoliennes de forte puissance : supérieure à 1 MW.

A titre de comparaison, le tableau ci-dessous propose une classification de ces turbines


selon la puissance qu’elles délivrent et le diamètre de leur hélice [19].

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Echelle Diamètre de l’hélice Puissance d’hélice

Petite Moins de 12 m Moins de 40 KW

Moyenne 12 m à 45 m De 40 KW a 999 KW

Grande 46 m et plus 1 MW et plus

Tableau (II-1) : Classification des turbines éolienne.

II.5.6. Conversion de l’énergie éolienne

Un système éolien a pour rôle d’extraire une partie de l’énergie cinétique du vent et la
convertir en énergie électrique. Cette conversion se fait en deux étapes

 Au niveau de la turbine, qui extrait une partie de l’énergie cinétique du vent pour la
convertir en énergie mécanique. Cette dernière est transmise à la génératrice au moyen
d’un arbre de transmission et un éventuel réducteur de vitesse.

 Au niveau de la génératrice, qui reçoit l’énergie mécanique et la convertit en énergie


électrique, transmise ensuite au réseau électrique.

II.5.7.Nombre de pales

Les aérogénérateurs ont plus ou moins de pale, plus le nombre de pale est grand plus le
couple au démarrage sera grand et plus la vitesse de rotation sera petite. Les aérogénérateurs
modernes ont 1,2 ou 3 pales. Les machines uni et bipales ont l’avantage de peser moins, mais
elles produisent plus de fluctuations mécaniques, elles ont un rendement énergétique moindre,
elles font plus de bruit dans la mesure où elles vont plus vite et elles provoquent un impact
visuel plus important. Ceci explique pourquoi 80% des fabricants réalisent des
aérogénérateurs tri pales.

II.5.8. Machines électriques et systèmes de conversion d’énergie éolienne

Il existe sur le marché plusieurs types de machines électriques qui peuvent jouer le rôle
de génératrice dans un système aérogénérateur qui demande des caractéristiques très
spécifiques. Le cahier des charges pour une génératrice éolienne varie selon le type et les
dimensions géométriques de la voilure.

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Les machines électriques synchrones et asynchrones constituent le cœur de L’éolienne à


vitesse fixe et à vitesse variable, et le fonctionnement de ces aérogénérateurs qui présente
quelques avantages est influencé principalement par leurres configurations électriques.

II.5.8.1. Éoliennes à vitesse fixe

Les éoliennes à vitesse fixe sont les premières à avoir été développées. Dans cette
technologie, la génératrice asynchrone est directement couplée au réseau. Sa vitesse est alors
imposée par la fréquence du réseau et par le nombre de paires de pôles de la génératrice
comme montre la Figure (II.8). Le couple mécanique entraînant tend à accélérer la vitesse de
la génératrice. Cette dernière fonctionne alors en hyper synchrone et généré de la puissance
électrique sur le réseau. Ils mettent en œuvre essentiellement des générateurs asynchrones à
cage tournant en hyper synchronisme à une vitesse légèrement supérieur au synchronisme
[19].

Figure (II.8) Système éolien à vitesse fixe.

II.5.8.1.1. Les avantage des éoliennes à vitesse fixe

 Système électrique plus simple.


 Plus grande fiabilité.
 Pas besoin de système électrique de commande.

 Moins chère.

II.5.8.1.2. Les inconvénients des éoliennes à vitesse fixe

 Pas de gestion de la puissance extraite.


 Maintenance de la boite de vitesse.
 Magnétisation de la machine non gérée.
 Fonctionnement à une plage de vitesse de vent très étroite, donc une
production d’énergie très perturbée.

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Ces inconvénients ont poussé les industriels à développer d’autre systèmes plus
performants et fonctionnant pour une gamme de vitesse plus large.

II.5.8.2. Éoliennes à vitesse variable

Cette solution à une structure très peu différente par rapport à celle vue au paragraphe
précédent, pourtant elle apporte des avantages remarquables, utilise une machine asynchrone
avec rotor bobiné connecté au réseau au moyen d’une interface d’électronique de puissance.
Cette interface est constituée de deux convertisseurs à interrupteurs commandés à l’ouverture
et à la fermeture et permettant un transfert de puissance bidirectionnel.

Le dispositif de base est représenté sur la Figure (II.9) Cette configuration autorise un
fonctionnement à vitesse variable. En effet, quelle que soit la vitesse de rotation de la
machine, la tension produite est redressée et transformée en tension continue.

Le fonctionnement de l'onduleur est alors classique et une commande adéquate permet


de délivrer une tension alternative de fréquence fixe correspondant à celle du réseau avec un
facteur de puissance unitaire. La puissance nominale de la génératrice détermine alors la
puissance maximale que peut fournir l'éolienne.

Figure (II.9) Système éolien à vitesse variable par double alimentation.

II.5.8.2.1. Les avantages éoliens à vitesse variable

 Vitesse variable à environs ±30% de la vitesse de synchronisme.


 Puissance extraite optimisée.
 Electronique de puissance dimensionnée à seulement 30% de Pn.

II.5.8.2.2. Les inconvénients éoliens à vitesse variable

 Maintenance de la boite de vitesse et des contacts glissants.


 Système de contrôle très complexe.

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 Coût d’électronique de puissance relatif.

La configuration de la Figure (II.10), est basée sur une machine asynchrone à cage,
pilotée au stator de manière à fonctionner à vitesse variable, par des convertisseurs statique
MLI (modulation de largeur d’impulsion).

Figure (II.10) Système éolien à vitesse variable structure à base d’une machine asynchrone.

II.5.9. Protection contre la corrosion

Les différentes parties de l’éolienne sont protégées contre la corrosion par un


revêtement spécial à plusieurs couches. Les éléments particulièrement exposés aux
intempéries, comme par exemple le moyeu du rotor, est galvanisé. [16]

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Photovoltaïque

II.6. Description d’un système photovoltaïque

II.6.1 Introduction

Les concepts dont la connaissance est nécessaire à la compréhension du fonctionnement des


panneaux solaires composés de cellules photovoltaïques qui sont constituées de semi-
conducteurs organiques. Dans un premier temps, nous décrirons ce qu’est le rayonnement
solaire et les techniques utilisées pour récupérer son énergie. Nous montrerons ensuite les
caractéristiques du module en insistant sur les paramètres externes qui sont importants dans le
processus de conversion photovoltaïque.

Figure (II.11) Atlas solaire mondial.

II.6.2. Rayonnement solaire

Le soleil est une étoile parmi tant d’autres. Il a un diamètre de1390000 km, soit
environ 50 fois celui de la terre. Il est composé à 80% d’hydrogène, 19% d’hélium et 1% d’un

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mélange de 100 éléments. C’est l’énergie de fusion nucléaire qui fournit au soleil sa
puissance.

Il est aujourd’hui admis que le soleil est une bombe thermonucléaire-hydrogène-


hélium transformant en chaque seconde 564 millions de tonnes d’hydrogène en 560 millions
tonnes D’hélium, la réaction se faisant dans son noyau à la température d’environ 25 millions
degrés Celsius. Ainsi. A chaque seconde, le soleil est allégé de 4 millions de tonnes dispersées
[20].

II.6.3. Sous forme de rayonnement

La lumière, à une vitesse de 300000 Km/s, met environ 8 minutes pour parvenir à la
terre, sa distribution spectrale de l’atmosphère est présenté un maximum pour une longueur
d’onde d’environ 0.5 μ m, la température de corps noir à la surface du soleil est d’environ
5780°k. [21]

Une cellule élémentaire composée de matériaux semi-conducteurs est capable de


convertir l’énergie de photons reçus à sa surface en une différence de potentiel, crée par une
délocalisation d’électrons dans le matériau. La circulation des électrons dans le circuit
extérieur permet à la cellule PV de fonctionner comme un générateur.

Les cellules PV sont combinées ensemble pour former un module PV qui peut produire une
certaine quantité d’énergie sous des conditions d’éclairement et de température variables. Par
la suite les modules PV peuvent être regroupés à leur tour afin de former un générateur PV.il
est dimensionné selon la puissance nécessaire pour une installation donnée.

La plupart des cellules PV mesurent autour de 100 et ne produisent qu’une très


faible puissance électrique, typiquement de 1 à 3 W avec une tension de moins d’un volt.

Le rendement énergétique d’un module dépend de la nature des matériaux utilisés .Les
valeur communément rencontrées sont de l’ordre (13 à 16% pour les cellules composées de
silicium monocristallin, 11 à 13% avec du silicium poly-cristallin et 7 à 8 % avec du silicium
amorphe).

Les modules PV sont protégés par des diodes by-pass (diode by-pass : diode anti-
retour).Afin d’éviter le fonctionnement inverse des cellules occultées, pouvant entrainer une
surchauffe voire une destruction de celles-ci

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Chapitre II Energie renouvelables (éolienne et photovoltaïque)

Figure (II.12) Modules photovoltaïque sur support (source : Web EREN, US département of
Energy) [22].

II.6.4. Angle permettant de projeter le flux incident sur la surface du capteur

Les figures suivantes illustrent les angles qui rentrent en jeu dans le calcul de
l’irradiance disponible à un moment de la journée, pour une localisation spatiale et un
montage spécifique angulaire du capteur.

II.6.4.1 Déclinaison (δ)


La déclinaison est l'angle situé entre l'équateur et la distance du centre de la Terre au
centre du Soleil. Comme l'axe de la terre est incliné à 23,45°, la déclinaison varie au cours
d'une année de ±23,45°. En été et en hiver, la déclinaison atteint son maximum. En revanche,
au printemps et à l'automne, elle s'élève à 0°C.

II.6 .4.2. Azimut (α)

L’azimut solaire est l’angle que fait le plan vertical du soleil avec le plan méridien du
lieu. On le mesure à partir du Sud, vers l’Est ou vers l’Ouest (0° pour le Sud, 180° pour le
Nord). Les lignes verticales du diagramme figurent les angles azimutaux de 10° en 10°.
II.6 .4.3. Elévation du soleil ou hauteur (γ)
La hauteur du soleil est l ‘angle que fait la direction du soleil avec le plan horizontal.
Les lignes horizontales du diagramme figurent les hauteurs angulaires de 10° en 10° au-
dessus de l’horizon (0° pour le plan horizontal et 90° pour le zénith).

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Chapitre II Energie renouvelables (éolienne et photovoltaïque)

γ max= 90 −Φ+δ

Comme le Soleil se « déplace » dans le ciel pendant la journée, son élévation se modifie sans
cesse. [23]

Figure (II.13) Schéma de principe de la terre et des angles rentrant dans le calcul de
l’irradiante. (Vue locale de l’utilisateur avec azimut et élévation)

II.6 .5. L’effet photovoltaïque


L’énergie photovoltaïque est la transformation directe de la lumière en électricité

Figure (II-14) Cellule photovoltaïque.

La lumière du soleil se compose de photons contenant une énergie correspondant aux


différentes longueurs d'onde du spectre solaire.

Quand un photon heurte une cellule photovoltaïque, son énergie peut être transférée à
un électron dans le matériau semi-conducteur de la cellule. Avec cette énergie
supplémentaire, l'électron peut alors s'échapper de sa position normale dans l'atome créant un

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Chapitre II Energie renouvelables (éolienne et photovoltaïque)

« trou », qui deviendra une partie d'un courant dans un circuit électrique. C’est ce qu’on
appelle la paire électron-trou.

Une cellule photovoltaïque est une diode, formée de deux couches de matériaux de
semi-conducteur dopées de sorte que l'une conduise les charges négatives et l’autre, les
charges positives. Ce phénomène crée un champ électrique permanent dans la cellule. Grâce
à cet effet diode et lorsque le pair électron trou a été créé, les charges négatives vont être
séparées des charges positives. Il se crée donc une différence de potentiel entre les couches N
et P de la cellule. Un courant circule si une résistance (ampoule par exemple) est placée entre
ces contacts.

Cette photopile, qu’on appelle aussi cellule solaire ou photovoltaïque, est fabriquée à
l’aide de matériaux semi-conducteurs «dopés» afin d’obtenir cette effet [24]. Pour doper un
semi-conducteur, on introduit des impuretés dans la structure du semi-conducteur, qui vont
créer un surplus de charges positives (couche P du semi-conducteur) ou négatives (couche N
du semi-conducteur).

Lorsque l’on effectue deux dopages différents (type N et type P) de part et d’autre de
la cellule, il en résulte un champ électrique constant créé par la présence d’ions fixes positifs
et négatifs. Le champ électrique permet aux électrons de circuler uniquement dans une seule
direction, on parle alors de diode photoélectrique.

Figure (II.15) l’effet photovoltaïque au niveau moléculaire.

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Chapitre II Energie renouvelables (éolienne et photovoltaïque)

II.6.6 .Caractéristique d’un module :


Voici la description des paramètres d’un module :

 La puissance crête Pc : La puissance maximale produite par un module


2
photovoltaïque dans les conditions standards : ensoleillement de 1000W/ m à
l’horizontale, température ambiante de 25°c, masse d’air optique (AM) égale à 1,5.

 La caractéristique I(V) : Courbe représentant le courant I débité par le module en


fonction de la tension aux bornes de celui-ci.

V co
 Tension à vide : Tension aux bornes du module en l’absence de tout courant, pour
un éclairement “plein soleil “.

I cc
 Courant de court-circuit : Courant débité par un module en court-circuit pour
un éclairement “plein soleil “.

Um Im
 Point de fonctionnement optimum ( , ) : Lorsque la puissance de crête est
Pm  U m I m
maximum en plein soleil,

 Rendement maximal : Rapport de la puissance électrique optimale à la puissance de


radiation incidente

 Facteur de forme : Rapport entre la puissance optimale et la puissance maximale que


V co I cc
peut avoir la cellule : , [22].

II.6 .7.Modélisation du générateur PV


Le modèle à une diode est le modèle le plus classique de la littérature. Il fait intervenir
un générateur de courant pour la modélisation du flux lumineux incident, une diode pour les
phénomènes de polarisation de la cellule, deux résistances (série et shunte) pour les pertes, le
modèle d’une cellule est celui de la figure ci-dessous (Figure II-16).

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Chapitre II Energie renouvelables (éolienne et photovoltaïque)

Eclairement

Rs
I

IL ID IR
V
Rp

Figure (II .16) Circuit équivalent de la cellule solaire.

Ce modèle comporte quatre variables. (Deux variables d’entrées et deux variable de


sorties)

 Les variables d’entrée sont:

Es
- - ensoleillement dans le plan des modules (W/m²) et

Tj
- - température de jonction de la cellule (°C).

 Les variables de sortie sont:

- I - courant fourni par le groupe de modules (A)

- V la tension aux bornes du groupe de modules (V) [25].

Es I
GPV
Tj V

Figure (II.17): Schéma bloc du GPV.

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Chapitre II Energie renouvelables (éolienne et photovoltaïque)

Rs
La cellule comporte une résistance série ( ) et une résistance en parallèle ou shunt
Rp
( ). Ces résistances auront une certaine influence sur la caractéristique I-V de la photopile :

La résistance série est la résistance interne de la cellule ; elle dépend principalement de


la résistance du semi-conducteur utilisé, de la résistance de contact des grilles collectrices et
de la résistivité de ces grilles.

La résistance shunt est due à un courant de fuite au niveau de la jonction, elle dépend de
la fonction dont celle-ci a été réalisée. [26]

II.6 .8. Branchement des cellules

II.6 .8 .1. Branchement en série


Ce type de branchement permet d'obtenir des tensions plus élevées, l'intensité qui
traverse chaque panneau est la même; elle est égale à l'intensité du panneau le "plus faible"
.Dans ce type de branchement, la borne positive d'un panneau est reliée à la borne négative du
panneau suivant (ou précédent).

Figure (II.18) cellules branchées en série.

Si la tension entre les bornes d'un panneau est de 12V, on disposera, entre A et B d'une
tension de 12 + 12 + 12 + 12 = 48V.

Si les quatre panneaux sont identiques et éclaires de la même façon, ils fournissent la
même intensité, par exemple 1 A (un ampère). L'intensité fournie par l'ensemble est
également de 1A. La puissance disponible (tension x intensités) est de : 48V x 1A = 48W. La
puissance de l'ensemble est la somme des puissances des quatre capteurs. (Puissance fournie
par un capteur : 12V x 1A = 12 W).

Supposons maintenant que l'un des panneaux soit dans l'ombre, il fournira une
intensité moindre, par exemple 0,2A. Dans ce cas l'intensité fournie par l'ensemble ne sera
plus que de 0,2A (le panneau dans l'ombre ne peut pas être traverse par plus de 0,2A). La
puissance fournie par l'ensemble sera de : 48V x 0,2A = 9,6 W. Comme vu précédemment,
l’ombrage peut entrainer un effondrement de la puissance fournie.

41
Chapitre II Energie renouvelables (éolienne et photovoltaïque)

II.6.8.2. Branchement en dérivation

Ce type de branchement est aussi appelé "montage en parallèle". Dans ce cas, les
bornes positives des différents capteurs sont reliées entre elles, formant la borne positive de
l'ensemble; de même les bornes négatives seront reliées entre elles. Ce montage n'est possible
que si les panneaux ont la même tension (mais ils peuvent fournir des intensités différentes).

La tension entre les bornes de l'ensemble est égale à la tension commune des différents
capteurs. L'intensité fournie par l'ensemble est égale à la somme des intensités fournies par
chaque panneau. C'est le montage qui convient quand on a besoin d'une intensité importante.
Entre A et B la tension est de 12V. L'intensité qui sort de l'ensemble (avec les mêmes
hypothèses que pour le montage en série) est : 1A + 1A + 1A + 1A = 4A. La puissance
disponible est donc : 12V x 4A = 48W soit la même puissance que dans le montage en série.
Comme dans le cas précédent, supposons que l'un des capteurs soit mal éclaire et ne fournisse
plus que 0,2A.

• L'intensité fournie par l'ensemble sera : 1A + 1A + 1A + 0,2A = 3,2A.

• La puissance disponible est de : 12V x 3,2A = 38,4W.

• La perte de puissance est moins pénalisante que dans le montage en série (perte de
20% ici contre 80% pour le montage en série).

Figure (II.19) cellules branchées en dérivation.

II.6.8.3. Montage mixte série – dérivation

Dans ce cas, on monte en dérivation des ensembles de panneaux montes en série (on
peut aussi monter en série des ensembles de panneaux montes en dérivation). Prenons un
exemple simple : on dispose d'un onduleur dont la tension de fonctionnement est de 24V. Il
faut donc deux capteurs montes en série pour obtenir cette tension (2 x 12V = 24V). Si on
dispose de quatre capteurs, on placera en dérivation deux séries de deux capteurs (voir
schéma). Si on dispose de six capteurs on montera trois séries de deux capteurs. La tension est

42
Chapitre II Energie renouvelables (éolienne et photovoltaïque)

de 24V entre A et B. L'intensité fournie par l'ensemble est de 2A (avec les mêmes hypothèses
que précédemment).

Figure (II.20) cellules branchées en mixte série – dérivation.

II.6.9. Présentation du modèle mathématique

A partir de la figure (II-16) la loi des nœuds nous permet d’écrire la relation suivante:

IL  ID  IR  I (II.1)

Le courant de jonction I D est donné par [26] :


  V  IR s 
 
 q  

ID  I 0 e  nKT   1 (II.2)
 
 

Le courant dans la résistance R P est donné par :


V  IRs
IR  (II.3)
RP

A partir de l’équation (II.1), on obtient l’expression de courant I :

I  IL  ID  IR (II.4)

Remplaçons dans (II.4) les équations (I.2) et (I.3) l’équation caractéristique deviendra :
  V  IR s 
 
 q  
 V  IR s
I  IL  I 0 e  nKT   1  (II.5)
  Rp
 
Où :
I: Le courant de cellule.
V: La tension de cellule.
Rs : La résistance série de la cellule [Ω].

43
Chapitre II Energie renouvelables (éolienne et photovoltaïque)

T: La température de la cellule [°K].


q: 19
La charge d’électron e= 1.6  10 C .
I0 : Le courant de saturation [A].

La constante de Boltzmann 1.3854  10 JK  .


K: 2 1

Vg : La tension de seuil de diode (1.1V).


n: Le facteur de qualité de diode.

Rp  
Si l'on suppose que la résistance parallèle est infinie ( ), l'équation (II.5) devienne:
  V  IRs  
 q  
 

I  I L  I0 e  nKT 
 1 (II.6)
 
 
 
L’équation (II.6) en termes de I et V n’est pas tellement facile à résoudre
comparativement à l’équation du circuit équivalent simplifié. Par conséquent une méthode
numérique (Newton- Raphson) doit être appliquée, on peut même utiliser l’environnement
MATLAB/simulink.

Equation de la photo courant avec ensoleillement variable [27] :



I L  [ I cc  k1 (T  298)] (II.7)
100
k1 :
Le coefficient de température du court-circuit ( k1  0.0017A / C )
I cc Le courant de court-circuit à 25°C de température.
:

λ: L’ensoleillement.

II.6.10 Paramètres externes d’une cellule photovoltaïque


Ces paramètres peuvent être déterminés à partir des courbes courant-tension, ou de
l’équation caractéristique. Les plus usuels sont les suivantes :

44
Chapitre II Energie renouvelables (éolienne et photovoltaïque)

II.6.10.1 Courant de court-circuit


C’est le courant pour lequel la tension aux bornes de la cellule ou du générateur PV est nulle.
Rs Rp
Dans le cas idéal ( nulle et infinie), ce courant se confond avec la photo courant I L
Dans le cas contraire, en annulant la tension V dans l’équation (II.5), on obtient:
  I cc Rs  
 q  
 
I cc 
 IL  I0 e  nKT 
 1  cc s
I R
(II.8)
  Rp
 
 
Pour la plupart des photopiles (dont la résistance série est faible), on peut négliger le
  I cc Rs  
 q  
 

terme I 0 e  nKT 
 1 devant I L . L’expression approchée du courant de court-circuit est
 
 
 
alors:
IL
I cc  (II.9)
R
(1  s )
Rp

II.6.10.2 Tension de circuit ouvert


V co
C’est la tension pour laquelle le courant débité par le générateur photovoltaïque est nul
(c’est la tension maximale d’une photopile ou d’un générateur photovoltaïque).
  Vco  
 q  
 nKT 
0  I L  I0  e   1  co
 V
(II.10)
  Rp
 
 
Dans le cas idéal, sa valeur est légèrement inférieur à :

 q   I L 
Vco    ln   1 (II.11)
 nKT   I0 

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Chapitre II Energie renouvelables (éolienne et photovoltaïque)

II.6.10.3 Facteur de forme


On appelle facteur de forme FF, le rapport entre la valeur maximale de la puissance pouvant
V pm  I pm
être extraite ( ) de la photopile sous les conditions de mesures standardisées, et le
I cc  Vco
produit .
Où :
I cc Vco
: Intensité de court-circuit et
V pm I pm
FF  (II.12)
I ccVco

Pour une cellule de fabrication industrielle, le facteur de forme est de l’ordre de 70%.
II.6.10.4. Le rendement
Le rendement (η), des cellules PV désigne le rendement de conversion en puissance. Il est
défini comme étant le rapport entre la puissance maximale délivrée par la cellule et la
Pin
puissance lumineuse incidente .
Pm FF .Vco .I cc
 
Pin Pin (II.13)

Ce rendement peut être amélioré en augmentant le facteur de forme, le courant de


court-circuit et la tension à circuit ouvert.

II.7. Conclusion

L’énergie électrique est l’énergie la plus importante et la plus noble parmi toutes les
autres formes d’énergies.

Dans ce chapitre, nous avons donné un aperçu des possibilités des énergies
renouvelables, et nous avons mentionné que les énergies renouvelables peuvent être issues de
ressource hydraulique, solaire, géothermie, biomasse et éolienne, nous avons décrit l’énergie
éolienne qui est une énergie gratuite, inépuisable, qui contribue à la réduction des émissions
de gaz à effet de serre. Apres nous nous sommes attachés à une étude plutôt descriptive de
l’ensemble des composants d’un système éolien. Cette étude nous a permet de comprendre le
principe de fonctionnement d’une éolienne d’une manière générale….etc. On a donné aussi
les différentes structures de cette dernière, l’éolienne à vitesse fixe et à vitesse variable. La
structure à vitesse variable à base d’une machine asynchrone à double alimentation a tiré
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Chapitre II Energie renouvelables (éolienne et photovoltaïque)

notre attention vu les avantages qu’elle présente. Apres nous avons donnes une description
générale des différentes parties du système de conversion photovoltaïque. Dans un premier
temps, nous avons commencé l’étude par détailler les caractéristiques d’un GPV. Ensuite une
présentation du modèle des éléments constituant la chaîne photovoltaïque avec les
implications sur le rendement d’une installation PV de la caractéristique non linéaire de ce
générateur sont fournis.

Et dans le chapitre suivant, nous allons également montré comment nous pourrions
intégrer cette énergie renouvelable dans un réseau électrique .

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