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 Titre 1 : l’ordre juridique communautaire.

 Chapitre 1 les sources du droit communautaires.


 Section 1 : les sources primaires ou issue du traité.
 §1. Un ensemble dense et complexe.
 §2. Le contenu du droit primaire.
 §3. L’autorité supérieure des traités.
 §4. Les procédures de révision des traités communautaires.
 Section 2 : Les sources dérivées
 Paragraphe 1 : Les actes adoptés dans le cadre du pilier communautaire
 A/ Les différentes catégories d’actes
 B/ La procédure d’adoption des actes obligatoires

1. Le règlement communautaire
2. La directive
3. La décision
4. L’initiative
5. Les consultations
6. l’adoption
 §2 les actes adoptés dans le cadre des piliers 2 et 3 de L’UE
 A. Le pilier PESC
 B. coopération policière et judiciaire en matière pénale
 Section 3 : les sources internationales.
 § 1 : le cadre juridique dans le cadre de la fonction internationale.
 A : dans le cadre du pilier communautaire.
 B : dans le cadre des piliers 2 et 3.
 § 2 : la valeur juridique des accords internationaux.
 Section 4 : les sources non écrites.
 § 1 : l’origine et le contenu de ces principes généraux.
 § 2 : la valeur de ces sources non écrites.
 Chapitre 2 : les caractères du droit communautaire.
 Section 1 : le principe d’effet direct du droit communautaire.
 Section 2 : la primauté.
 Section 3 : la responsabilité de l’état.
Titre 1 : l’ordre juridique communautaire.
C’est l’ensemble des règles qui relèvent d’un même système et qui se présente
comme une réponse à une idée juridique et sociale. La cour de justice dès 1963, elle
a considérer que la communauté constitue un nouvel ordre juridique international. Un
an après, la cour de justice rappelle qu’à la différence des traités internationaux
ordinaires, le traité de Rome a institué un ordre juridique propre intégré au système
juridique des états membres. En 91 la cour de justice résume sa conception en
disant que le traité de Rome, bien que conclu sous la forme d’un accord international
n’en constitue pas moins la charte constitutionnelle d’une communauté de droit, les
traité communautaires ont institués un nouvel ordre juridique au profit duquel les
états membres ont limités leur droit souverain et dont les sujets sont non seulement
les états membres mais aussi leur ressortissants.

Chapitre 1 les sources du droit


communautaires.
Dans ce cadre la on va voir les règles qui s’appliquent en rappelant qu’au passage
les modalités d’adoption.
S’agissant des sources, il n’y a pas de classification des sources dans le traité.
Toutes ses dispositions sont un peu éparses, c’est la doctrine qui a essayé de
construire par rapport aux indications. Il n’existe pas aujourd’hui de classification
expresse dans le traité.
En revanche pour le droit international on a coutume de rappeler l’article 38 de la
CIJ. On nous dit que la cour de justice applique les conventions de la coutume
internationale, les principes généraux du droit, les décisions judiciaires de la doctrine,
on n’a pas une telle disposition des traitées, les sources du droit communautaire sont
plus riches que celle appliquer par les cours de justice.

Section 1 : les sources primaires ou issue du traité.

§1. Un ensemble dense et complexe.


Ce sont les traités de Rome, CE, CEA, CECA. Il s’agit aussi de traité de fusion de
1965, fusionner les exécutifs. Sachant que même s’il y a eu les trois traités originels
même si on avait les mêmes institutions celles-ci agissait aux procédures spécifiques
à chacune. Chaque traité prévoit des conditions de vote et un champ d’application
particulier, 3 traités indépendants.
A ces traités de base, il faut ajouter les protocoles et déclarations ont la même valeur
que les traités donc on a les textes originaires du traité, on ajoute tout les traités
modificatifs, traité de Nice, Maastricht, traité de Rome, et la enrichie de la PESC. Le
traité sur l’union européenne s’est enrichi.
On ajoute à ça, les actes d’adhésions, a chaque fois qu’un nouvel état adhère à
l’union, on négocie un nouveau traité.
Lorsqu’il y a un litige on doit se poser la question du droit applicable.
Le traité sur l’union européenne c’est près de 400 articles et 300 pages. La
constitution est intéressée de ce point de là. D’abord elle reste un traité international
malgré son nom. La constitution européenne ne se contente pas de réviser les traités
fondateurs, car aujourd’hui, la constitution européenne abroge tout les traités
fondateurs, et remplace.
Aujourd’hui la constitution européenne c’est 350 pages.

§2. Le contenu du droit primaire.


La forme de se droit primaire respecte les clauses types mais avec certains
spécificités.
Le préambule du traité de Rome, marqué les fondements de la constitution
communautaire et l’objectif principal était d’établir les fondements d’une union sans
cesse plus étroite entre les peuples européens. Ce préambule rappelle les
conditions économiques et sociales. Le préambule sur le traité de l’union
européenne insiste lui particulièrement sur le mouvement d’intégration, l’idée est que
l’union européenne avec Maastricht une nouvelle étape d’intégration.

L’idée principale dans la constitution, est qu’il y a un équilibre entre le respect et les
identités nationales et d’autres parts le projet politique commun.

Ce ne sont pas de simple déclaration d’intention. La cour de justice quand elle


interprète le droit communautaire va utiliser ces objectifs pour contribuer à l’étendu
des compétences communautaires, exemple le sport.
La mise en œuvre des compétences subsidiaires, la répartition des compétences
parfois lorsque le traité n’a pas prévu l’intervention des constitutions communautaires
il est possible d’adopter un acte communautaire pourvu d’atteindre les objectifs du
traité selon l’article 308 du traité.

Après le préambule, on va trouver les clauses institutionnelles ce sont les


dispositions qui permettent de fixer le statut et les institutions et des organes
communautaires.
À côté de ses clauses, on trouve aussi clauses matérielles ce sont les dispositions
qui vont régir, le régime économique et social de la communauté, qui concernent la
mise en place du marché intérieur. L’intérêt des dispositions est que la plupart
matérielles produisent un effet direct, elles font naître en elles-mêmes des droits dont
les particuliers, peuvent se prévaloir devant le juge national.

Il y a les clauses finales, par exemple article 49 qui concerne l’adhésion à l’union
européenne. Il y a aussi tout ce qui concerne les procédures de révision d’adhésion,
l’entrée en vigueur des traités (ratification des états membres).

§3. L’autorité supérieure des traités.


L’autorité des traités, une autorité supérieure, les traités, les sources primaires, sont
au sommet de la hiérarchie de l’ordre communautaire. C’est la chartre
constitutionnelle de l’union européenne. Cela signifie que les sources primaires sont
supérieures à l’ensemble des autres sources du droit communautaire sans
exception. Elles sont aussi supérieures aux traités internationaux conclus entre état
membre, avant l’entrée en vigueur des traités. On demande aux états quand ils ont
fait des traités entre eux de les délier si contraire au droit communautaire. Se pose le
problème de la supériorité des sources primaires du droit communautaire par rapport
aux traités internationaux conclu entre état membre et un état tiers. En 1979, le
Portugal avait signé des traités avec la république d’Angola. Mais le Portugal est
entré en 1986, dans la communauté européenne. Mais le contrat n’est pas conforme
au traité. Les institutions communautaires encouragent l’état qui est ainsi lié avec un
état tirs a dénoncé ses engagements internationaux, qui seraient contraire au droit
communautaire. On ne peut pas l’obliger. On a condamné le Portugal.

§4. Les procédures de révision des traités


communautaires.
Une procédure est prévue par l’article 48 du traité sur l’union européenne. La
constitution européenne est venue modifier certains aspects de cette procédure pour
l’alléger dans certains et approfondir les domaines communautaires.

Aujourd’hui, il existe une procédure ordinaire de révision des traités prévue à


l’article 48 du traité sur l’Union européenne. La Constitution européenne est venue
modifier certains aspects de cette procédure pour l’alléger et permettre un
approfondissement de la construction communautaire.
Cette procédure contient plusieurs étapes :
-- L’initiative de la révision des traités peut soit appartenir aux gouvernements
des Etats membres soit la Commission.
-- Cette proposition est transmise au Conseil des ministres qui va consulter le
Parlement, la Commission, la BCE…Il va alors émettre un avis à la majorité
simple.
-- Le Conseil va alors convoquer une conférence intergouvernementale qui est
une réunion des représentants des gouvernements nationaux.
-- Le projet de révision va alors être transmis aux Etats membres pour sa
ratification. Le traité pourra alors entrer en vigueur lorsque tous les Etats
l’auront ratifié.
Finalement, cette procédure ordinaire cumule une phase purement
communautaire et une phase nationale. L’article 48 ne prévoit pas l’intervention
d’une Convention.
A part cette procédure ordinaire, il existe dans les traités différentes
procédures qui permettent d’adapter le droit primaire. On trouve alors une habitude,
prise depuis le traité de Maastricht, d’insérer, dans les traités modificatifs, une clause
de rendez-vous. Cette clause permet de convoquer dès le début une conférence
intergouvernementale.
Il existe aussi des procédures de révision purement communautaires et qui
permettent de modifier certaines dispositions institutionnelles. C’est le cas, par
exemple, pour établir le statut des députés européens. Il existe, aujourd’hui, une
décision du Conseil qui a élaboré un véritable statut des parlementaires européens.
Enfin, on a des procédures de révision mêlant la procédure communautaire et
nationale. Cela va donc être les révisions qui vont demander une décision du Conseil
et ratification par les Etats membres. Cela a servit de modifier les règles budgétaires
et doter l’Union européenne un système de ressources propres.
Le projet de Constitution européenne reprend l’existant. Ainsi, pour la
procédure de révision ordinaire, on garde les mêmes étapes. Toutefois, la
Constitution institutionnalise les pratiques de la Convention, c’est-à-dire qu’il est
prévu que, finalement, la consultation de la Convention devient facultative. De plus, il
est prévu qu’en cas de difficulté de ratification, dans moins d’1/5 ème des Etats
membres, le Conseil européen peut se saisir de la question. La Constitution
européenne apporte aussi des modifications concernant les procédures de révision
simplifiées. Il y a alors deux séries de procédures de révision simplifiées :
-- Les simplifications procédurales qui regroupent le cas du vote d’un acte où l’on
veut passer de l’unanimité à la majorité qualifiée ou lorsqu’il est question
d’adopter un acte par la procédure de codécision au lieu de la procédure
ordinaire. Dans ces cas, c’est le Conseil européen qui statue à l’unanimité
après approbation du Parlement européen.
-- Les simplifications des politiques. Lorsque des modifications sur le fond
doivent être apportées, le Conseil européen doit statuer à l’unanimité après
consultation du Parlement européen et de la Commission mais il faut aussi la
ratification des Etats membres.

Section 2 : Les sources dérivées


Les sources dérivées sont les actes unilatéraux des organisations
internationales. Ce sont des règles qui sont sécrétées par la Communauté elle-
même. La CJCE parle de système législatif de la Communauté. C’est donc l’exercice
du pouvoir normatif par les institutions communautaires pour leur permettre de
remplir les missions qui leur sont attribuées par le traité. Aujourd’hui, il existe plus de
15 000 textes communautaires.
Les actes unilatéraux prévus par le traité sont :
-- Les règlements intérieurs sont les règlements qui sont adoptés par chaque
institution. Ils n’ont pas de portée générale car ils n’obligent que l’institution qui
la adopté mais, en même temps, ils produisent des effets.
-- Les avis, les recommandations sont des actes qui n’ont pas de portée
contraignante mais s’ils sont prévus, leur non exécution entraine l’annulation
de l’acte.

On trouve aussi des actes qui ne sont pas prévus par le traité :
-- Les actes pris par le Conseil. Ce sont les déclarations, les résolutions, les
conclusions qui n’ont pas d’effets obligatoires mais servent simplement à fixer
les principes fondamentaux de l’action communautaire. Ce sont donc des
sortes de programmes d’action. Toutefois, elles dénotent souvent la volonté
politique puisque ce sont des documents préparatoires pour des futurs actes
obligatoires. Ainsi, le 25 mars 2007, a été adoptée une déclaration du
cinquantenaire qui est un bilan de l’action communautaire et en même temps
une volonté de se projet dans l’avenir. Cette déclaration des chefs d’Etats et
de gouvernements insiste, notamment, sur le fait que l’unification européenne
a apporté la paix et la prospérité avec la stabilité du continent européen.
-- Les actes de la Commission qui se nomment communication. Ces
communications sont des actes adoptés par la Commission dans lesquels la
Commission fixe sa ligne de conduite pour la mise en œuvre de ses
compétences. Ces actes vont alors permettre qu’il y ait plus de transparence,
plus de prévisibilité pour les acteurs économiques. Ces communications
permettent d’encadrer le pouvoir discrétionnaire de la Commission puisque
c’est elle qui décide de sanctionner un acteur économique ou pas. Ces
communications ne lient que la Commission mais la CJCE fait en sorte que la
Commission respecte ces communications.
-- Les actes interinstitutionnels qui sont des actes adoptés conjointement par
plusieurs institutions (ex : Charte des droits fondamentaux de l’Union
européenne). En principe, ces actes n’ont de force contraignante qu’à
l’encontre des institutions qui les ont adoptés.
Paragraphe 1 : Les actes adoptés dans le cadre du pilier
communautaire

A/ Les différentes catégories d’actes


L’article 246 du TCE énumère différents types d’actes en essayant de les
qualifier. A l’heure actuelle, il n’y pas de hiérarchie des normes. De plus, la
Constitution européenne a tenté de simplifier les intitulés de ces actes

2. Le règlement communautaire
C’est l’acte le plus efficace car il a la portée la plus importante. En effet, il
s’apparente à une loi car il contient des prescriptions générales et impersonnelles, il
statue donc de façon abstraite, il n’a pas de destinataire identifiable. Le règlement
est obligatoire dans tous ces éléments, c’est-à-dire que les Etats vont devoir
l’appliquer entièrement. C’est donc un acte qui se suffit à lui-même et qui n’a pas
besoin, en principe, de mesures nationales d’exécution. Enfin, le règlement est
directement applicable, c’est-à-dire qu’il produit des effets par lui-même et ce
automatiquement après sa publication au JO européen. Cet acte s’insère
directement dans le bloc de légalité interne et va ainsi pouvoir des effets vis-à-vis des
Etats mais aussi des particuliers qui vont pouvoir se prévaloir de ces règlements
devant les autorités nationales. Le règlement est véritablement un instrument
d’uniformisation du droit européen car les Etats membres n’ont aucune marge de
manœuvre.

3. La directive
C’est l’instrument le plus souple, le plus flexible et est le plus respectueux des
identités et spécificités nationales. C’est donc une sorte de loi-cadre, c’est-à-dire que
c’est un acte qui va fixer un résultat à atteindre dans un délai déterminé et va laisser
aux Etats la compétence quant à la forme et aux moyens pour y aboutir. En pratique,
la directive lie les Etats même si en principe elle ne lie que ses destinataires.
Les Etats vont alors devoir adopter des mesures de transposition. En ce
domaine, les Etats disposent une liberté de manœuvre quant au choix de l’acte et
aux services chargés de cette transposition. La Cour de justice a encadré ce pouvoir
en prévoyant que cette transposition devait se faire en respectant le principe de
parallélisme des formes. La directive n’est pas directement applicable puisqu’elle ne
fixe que des objectifs. Toutefois, la CJCE a développé une jurisprudence qui tend à
donner un effet direct à certaines directives pour éviter que les Etats abusent de leur
liberté de transposition.
Pour classer les Etats, on regarde le déficit de transposition, c’est-à-dire le
pourcentage de directives qui n’ont pas encore fait l’objet de mesures de
transposition par rapport au nombre total de directives qui doivent être transposées.
Le déficit moyen pour l’Union Européenne était de 7% en 2004 et en 2006, il est de
1,6%.
4. La décision
La décision n’a pas de portée générale car elle a toujours un destinataire
identifié et qui vont leur être notifiées. Elles ne seront donc obligatoires que pour ces
destinataires et ce dans tous ses éléments car elles fixent le moyen et les objectifs.
Ainsi, elle est très claire et a un effet direct, c’est-à-dire qu’elle est invocable devant
les autorités nationales.
La Constitution européenne change les dénominations mais pas tellement les
attributions. En effet, il n’est plus question de directive ou de règlement mais de loi
européenne pour les règlements ou de loi-cadre européenne pour les directives ou
de règlement européen qui sont des actes non-législatif mais qui sont de portée
générale qui vont permettre en œuvre les actes législatifs.

B/ La procédure d’adoption des actes obligatoires


La procédure d’adoption concerne essentiellement les directives et les
règlements.

2. L’initiative
Il faut rappeler que c’est le Conseil européen qui adopte, dans ses
conclusions, les orientations politiques générales de la Communauté. Toutefois, c’est
la Commission qui dispose d’un quasi monopole du pouvoir de proposition. En effet,
il est très exceptionnel que le Conseil puisse statuer sans proposition de la
Commission. Ainsi, le traité prévoit que le Conseil peut demander à la Commission
de procéder à une étude qu’il juge opportune et de lui soumettre toutes propositions
appropriées. De la même façon, le Parlement peut demander à la Commission de
soumettre une proposition sur des questions qui lui paraissent nécessiter
l’élaboration d’un acte communautaire.
La Constitution européenne donne un droit identique aux citoyens de l’Union
européenne à condition qu’ils représentent un nombre significatif, soit 1 million.
Grâce à cette initiative, les citoyens pourront demander à la Commission d’élaborer
un projet qui leur tiendrait à cœur mais cette dernière n’est pas obligée de respecter
cette demande, elle n’est pas liée par celle-ci.
Toutefois, ce pouvoir d’initiative donne un rôle politique et juridique
prépondérant à la Commission et ce pour 2 raisons. En effet, le Conseil ne peut
s’éloigner de la proposition de la Commission qu’à l’unanimité. D’autre part, la
Commission peut modifier ou retirer sa proposition tout au long de la procédure avant
l’adoption définitive. Cela signifie donc qu’elle peut faire pression sur le Conseil
puisqu’elle peut retirer une proposition, même intéressante.

3. Les consultations
Lorsque le traité prévoit que le règlement sera adopté après consultation. Cette
consultation se fait devant le comité éco et social (consultation obligatoire ou non),
comité des régions. Dans cette phase de consultation peut être consulté le
Parlement européen : il peut être consulté par le conseil. L’avis rendu ne lie pas le
conseil. Le parlement européen peut être consulté pour avis conforme : cette
procédure intégrée par l’acte unique européen donne un pouvoir au parlement qui
peut bloquer le texte. Le conseil doit suivre l’avis du parlement (adhésion Etats, aide
communautaire, en matière internationale)

4. l’adoption
C’est le conseil qui adopte à la majorité qualifiée. Chaque politique a sa propre
procédure. (Voir les règles concernant la pondération des voix, le calcul de la
majorité qualifiée.)
Le parlement européen dans le processus normatif. Il peut être un véritable
législateur. Ce pouvoir lui a été attribué au fur et a mesure des traites.
2 procédures :
- la coopération : 1986 par l’acte unique européen pour associer le
parlement lors de l’adoption de l’acte. C’est un système de navette s avec
deux lectures et soit le parlement et le conseil européen sont en accord soit en
cas de désaccord c’est le conseil qui a le dernier mot et qui va pouvoir
décider seul a l’unanimité. En matière d'Union Economique et monétaire,
proposition de la commission puis deux lectures au sein du parlement
européen et du conseil.
- La co- décision : la majorité des actes communautaires sont adoptés par
cette procédure. C’est une procédure qui permet au parlement d être
véritablement co législateur grâce à un partage égalitaire entre le conseil et le
parlement. De plus le conseil n'a pas ici le dernier mot. Cette procédure a été
intégrée en 1993 dans le TUE. Tout d abord il faut une proposition de la
commission qui va être transmise au conseil et au parlement européen pour
une première lecture. Soit le conseil à la majorité qualifiée arrête l’acte
proposé : le texte sera adopté en première lecture définitivement à la majorité
qualifiée par le conseil. Depuis 1999, 213 textes ont été arrêtés directement.
Le conseil peut alors adopter une position commune c’est à dire proposition
de la commission amendée par le conseil par rapport aux modifications
demandées par le parlement européen.
Soit nouvelles proposition de texte et le parlement doit se prononcer dans un
délai de trois moi et alors la soit il l’approuve (on dit que l’acte a été adopté en
2nd lecture), soit le parlement européen rejette cette position commune et l’acte n
est pas adopté. Le parlement européen propose des amendements à la position
commune et va la transmettre au conseil. Le conseil va soit approuver soit rejeter.
S il rejette les amendements du parlement européen il peut convoquer un comité
de conciliation (organe qui représente des membres du conseil et des membres
du parlement qui va essayer de trouver un projet commun). Ce projet commun va
alors être transmis pour une 3ème lecture au conseil et au parlement. (95
dossiers ont été adoptés dans cette formule)

Cette procédure n'est pas plus complexe qu'une procédure nationale d'adoption
de lois depuis 1999 moins de 10% des textes ont fait l’objet d un rejet. Cette
procédure est rapide puisqu’ il y a des délais impératifs. Contrairement a la
procédure de coopération, des actes peuvent être adoptés des la première
lecture. La commission, dans cette procédure perd sa place prépondérante. Le
conseil statue sur un projet commun. Le rôle de la commission est moins
important, elle a moins de moyens de pression. L’acte est adopté sur un pied d
égalité entre le conseil et le parlement.

§2 les actes adoptés dans le cadre des piliers 2 et 3 de l’UE

A. Le pilier PESC
Les stratégies communes. Ce sont des actes qui sont adoptés par les conseils
européens qui devront être mis en œuvre par le conseil des ministres et qui porte sur
des domaines ou les Etats membres ont des intérêts communs importants. C ‘est
une stratégie qui fixe des priorités d’actions pour des zones de L'Union Européenne
au niveau politique. C’est un cadre général.

Le conseil des ministres peut adopter des actions communes ou des positions
communes. Les positions communes vont définir la position de l’UE sur une question
particulière de nature géographique ou thématique. Cela permet de savoir ce que
l’UE pense de certaines situations. Les actions communes sont des actes qui
permettent de mener une action sur le terrain qui est jugée nécessaire. C'est à dire
des actions communes adoptées pour envoyer des représentants spéciaux de l’UE
dans certaines zones sensibles. Les actions communes permettent de définir les
mandats de ces représentants.
Ces actes sont adoptés par le conseil européen qui adopte les orientations générales
et les stratégies communes. Les décisions sont adoptées par le conseil des ministres
à l'unanimité. (L’abstention n’empêche pas l’unanimité) mais lorsqu'il met en œuvre
des stratégies communes, il adopte ces actes à la majorité qualifiée. La commission
n'a pas de pouvoir d'initiative elle est juste associée aux travaux. Le parlement
européen est simplement consulté. La cour de justice n'est pas compétente.

B. coopération policière et judiciaire en matière pénale


On adopte ici des positions communes (approche de l’UE sur ces questions)
Des décisions cadre peuvent aussi être adoptées : elles permettent de rapprocher
les dispositions nationales et ne vont être obligatoires que quant aux résultats à
atteindre. Les Etats membre sont libres des moyens pour atteindre les buts. Ces
décisions n’ont pas d effet direct. Pourtant la CJCE a reconnu en 2005 que les juges
nationaux avaient l’obligation d interpréter le droit national conformément à ces
décisions cadres.
Dans le troisième pilier la cour de justice est compétente. La cour de justice est
compétente pour connaitre de la légalité des décisions cadres. La cour de justice
peut être saisie par une juridiction nationale d’une question portant sur la validité ou
l’interprétation des actes adoptés dans le cadre du troisième pilier. Cette possibilité
pour le juge national est laissé au choix des états membres qui sont libres d’accepter
ou non cette compétence.

Section 3 : les sources internationales


§ 1 : le cadre juridique dans le cadre de la fonction
internationale.

A : dans le cadre du pilier communautaire.


Le traité instituant la communauté européenne, CE prévoit de façon explicite un
certain nombre de compétence internationale. La communauté européenne est aussi
compétente pour conclure des accords qui concernent la coopération au
développement. Dans d’autre domaine il n’y a pas de compétences internationales
prévues. Les compétences implicites, le traité ne prévoit pas expressément que la
communauté peut négocier dans certain domaine est ce que sa signifie une
interdiction. Dès 1971, la cour de justice dans l’arrêt AETR, un accord européen
devait être négocié concernant le travail pour les transports routier, cet accord avait
été relancé par une délibération du conseil des ministres qui fixé l’attitude que devait
adopter les états membres pour la négociation de cet accord. La cour de justice a
donné raison à la commission européenne en considérant que la communauté est
disposée d’une compétence externe bien que non prévue par le traité dès lors qu’elle
avait arrêté des règles communes internes. La cour de justice ne c’est pas arrêtée là
dans sa jurisprudence, arrêt de 1976 Kramer, dans cet arrêt la cour de justice avait
été saisi d’une question sur une convention internationale de protection
d’environnement, la cour a considéré que chaque fois que le droit communautaire a
établit des compétences sur le plan interne en vue de réaliser un objectif déterminé,
la communauté est investie pour prendre les engagements nécessaires à la
réalisation de cet objectif même si la communauté n’a pas exercer sa compétence
interne.
Quand la communauté à une compétence internationale exclusive, elle est la seule à
pouvoir intervenir en matière internationale donc c’est la seule à négocier et à signer
le traité. En revanche, quand il s’agit de domaine de compétences partagées, alors là
on dit qu’il s’agit d’un accord mixte, c’est un accord international signé à la fois par la
communauté européenne et chaque état membre. Le principe de coopération loyale
signifie que même si concrètement lors des négociations chaque état membre
pourrait exprimer sa position en théorie, en pratique il est rappelé à l’ordre au nom de
l’unité de l’action de la communauté européenne.
Procédure de l’article 300 du traité, qui met en œuvre un équilibre institutionnel,
d’abord parce qu’on respect la volonté des états de conserver la maitrise de la
politique étrangère, second souci, celui d’assurer la cohérence des actions
communautaires et c’est pour sa que la commission a aussi un rôle important. Enfin
dernier trait, il y a un contrôle démocratique ce qui explique que le parlement
européen est consulté. C’est la commission européenne qui de façon officieuse va
garder des contacts informels, puis les négociations vont être ouvertes officiellement
par le conseil. Le conseil lorsqu’il va autoriser l’ouverture de négociation va donner
un mandat de négociations à la commission il va donner des instructions à cette
commission européenne. Puis il y a signature de l’accord et c’est le président qui va
officiellement procédé à la signature du traité. Le parlement européen a compétence
pour donner un avis conforme pour les traités d’adhésions, pour les traités
d’associations et de façon générale pour tous les accords internationaux qui créent
un cadre institutionnel spécifique et qui ont des implications financières. La cour de
justice dans le cadre nationale peut être consultée. La cour de justice peut être saisie
d’un recours en annulation contre le règlement du conseil portant conclusion de
l’accord international.

B : dans le cadre des piliers 2 et 3.


Le traité UE prévoit qu’un accord peut être conclu dans les domaines de la PESC et
dans les domaines de la coopération policière et pénale. C’est toujours le conseil qui
autorise les négociations mais en pratique la commission en fait qu’assister le conseil
pour la négociation. Ces accords seront en principe voter à l’unanimité. L’unanimité
est requise.

§ 2 : la valeur juridique des accords internationaux.


Les accords internationaux ont-ils une place particulière ?
Article 300 § 7 du traité, prévoit « les accords conclus selon les dispositions fixées au
présent article lient les institutions de la communauté et les états membres. Même s’il
y a un accord signé que par la communauté européenne les états membres sont
obligés de l’appliquer. La cour de justice ces accords internationaux au dessous du
droit primaire et en dessus du droit dérivé.
Les accords mixtes, la France vient d’être condamnée en 2004 s’agissant d’une
convention internationale pour la protection de la méditerranée avait été signé en 76
et c’est un accord mixte. La France a dit que la cour n’était pas compétente, la cour
de justice dit que c’est bien un accord mixte mais c’est un accord qui a été conclu
dans le domaine de la protection de l’environnement que la réglementation
communautaire est abondante et donc elle conclue qu’en ne prenant pas toutes les
mesures appropriées pour prévenir la pollution de l’étang de Berre, la république
française a manqué à ses obligations internationale.

Section 4 : les sources non écrites.


En droit communautaire il n’y a pas de coutume, en revanche il y a des principes
généraux du droit.

§ 1 : l’origine et le contenu de ces principes généraux.


Les principes généraux du droit sont de la même façon des règles non écrites que le
juge communautaires est réputé appliquée mais pas créée. C’est lui qui dégage ces
principes, il va constater leur existence. Il y a des principes généraux communs aux
états membres. Le juge va effectivement s’inspirer de règle reconnue dans la
législation, la doctrine, la jurisprudence nationale. Par exemple tout ce qui concerne
le retrait des décisions irrégulières, ce régime a été dégagé par le juge
communautaire à partir des règles nationales. De la même façon le principe de
proportionnalité, le juge communautaire l’a érigé en principe général du droit. Le juge
c’est aussi inspiré de principe tiré du droit international public, comme le principe de
bonne foi. Les sources d’inspiration sont à la fois purement internes ou bien dans les
principes généraux du droit international. Une troisième catégorie de principe, c’est
tout ce qui est relatif aux droits de l’homme. Au départ la question des droits de
l’homme a été centrale pour la reconstruction des états européens. Alors c’est pour
cela que très rapidement il y a eu la création du conseil de l’Europe qui est une
organisation internationale. Au niveau européen il y avait un instrument européen
des droits de l’homme avec la convention européenne des droits de l’homme. Les
traité avant été muets sur les droits de l’homme, car il y avait une vocation
essentiellement économique et commerciale. Dès 1969, la cours a considérait enfin
que le respect des droits de l’homme faisait parti des principes généraux du droit
communautaire. Avant 69 quand il y avait des recours dans lesquels les droits de
l’homme était invoqué la cour de justice ce déclaré incompétente. A partir de 6ç elle
a établit une jurisprudence importante par rapport aux droits de l’homme et a
commencé à ce référer aux instruments internationaux comme la convention
européenne des droits de l’homme. Parallèlement à la jurisprudence de la cour de
justice les droits de l’homme commencent à faire partis du traité. En 89 les états
membres ont adopté la charte communautaire des droits sociaux fondamentaux qui
avait été adopté à 11. Avec le traité sur l’UE traité de Maastricht, les droits
fondamentaux sont insérés dans le traité, article 6 en vertu duquel l’union est fondé
sur les principes de liberté, de démocratie, de respect des droits de l’homme et des
libertés fondamentales ainsi que se l’état de droit, principe qui sont communs aux
états membres. Et ensuite le trait » poursuite que l’union européenne respecte les
droits fondamentaux tels qu’ils sont garantis par la convention européenne des droits
de l’homme et tel qu’ils résultent des traditions constitutionnelles communes aux
états membres, en tant que principes généraux du droit communautaire.
L’aboutissement c’est en 2000, la proclamation d’un accord institutionnel, c’est la
charte des droits fondamentaux de l’union européenne. C’est une charte très
complète.

§ 2 : la valeur de ces sources non écrites.


La charte est un texte très complet mais c’est un accord interinstitutionnel. C'est-à-
dire au jour d’aujourd’hui la charte n’a aucune portée contraignante, elle n’a aucune
valeur juridique. Cette charte permet à la cour de justice de dégager plus facilement
des principes généraux du droit communautaire. L’intérêt de la constitution
européenne c’est de donner à la charte des droits fondamentaux une portée
contraignante. En 2001 le conseil d’état a considérait que les principes généraux du
droit communautaire avaient la même valeur juridique que le traité CE.
Il n’existe pas aujourd’hui dans le traité de hiérarchie des normes formelles.

Chapitre 2 : les caractères du droit


communautaire.
Section 1 : le principe d’effet direct du droit
communautaire.
Principe dégagé par la cour, affaire Van Gend et Loos, la cour a été saisi d’une
question d’interprétation du droit communautaire. C’était une société e transport qui
avait eu des démêlés avec l’administration fiscale parce qu’elle avait due s’acquitté
de droits de douanes alors que l’article 12 du traité CE, prévoit l’interdiction de droit
de douanes entre états membres. La question posé été de savoir si cet article ne
s’appliquer qu’aux états ou pouvait être invoqué devant le juge national par les
justiciables ?
Il y avait deux possibilités, soit le juge répondait par la négative et a ce moment là le
juge communautaire confirmé la valeur du droit international classique. Soit il
répondait positivement et reconnaissait les faits directs de cette disposition et alors là
on était dans le cadre d’une structure fédérale et que le traité crées directement des
droits au profit des personnes.
La cour a fait preuve d’audace car contrairement à ce que l’avocat général lui
indiqué, elle c’est fondé sur une interprétation téléologique du traité, c'est-à-dire par
rapport aux objectifs du traité sur une interprétation textuelle du traité. La
communauté constitue un nouvel ordre juridique de droit international dont les sujets
sont non seulement les états membres mais également leur ressortissants, donc la
conséquence c’est que le droit communautaire, indépendant de la législation des
états membres, de même qu’il créé des charges dans le chef des particuliers, et
aussi destiné à engendrer des droits qui entrent dans leur patrimoine juridique. La
cour entoure d’effets directs un certain nombre de conditions. Toutes les dispositions
du traité n’ont pas d’effet direct.
L’effet direct vertical, concerne la norme qui produit des obligations à la charge des
états membres et attribut donc des droits au profit des particuliers. C’est la possibilité
pour les particuliers d’invoquer la norme dans le cadre des litiges qui les opposent à
l’état.
Effet direct horizontal, concerne des normes qui créé des droits et des obligations au
profit des particuliers et cette norme sera invocable dans le cadre de différent
opposant les particuliers entre eux. Certaines dispositions du traité CE, peuvent avoir
des effets directs. Les règlements, les dispositions sont toujours d’effet direct. Les
directives, ne peuvent qu’exceptionnellement produire un effet direct. Elles fixent les
objectifs des états qui sont libre du choix des moyens. La commission européenne et
le conseil ont adopté des directives de plus en plus précises et d’un autre côté des
états qui ne transposés pas ou mal les directives. La cour de justice a reconnue
qu’après l’expiration du délai de transposition certaines dispositions de certaines
directives pouvaient produire un effet direct. La cour regarde au cas par cas si la
disposition invoquée est suffisamment claire et précise. On doit pouvoir bénéficier
d’une directive à la place du droit national qui n’est pas conforme.
Les juges nationaux ont l’obligation d’interpréter le droit national conformément aux
objectifs d’une directive. Pas d’effet horizontal dans es directives. L’état qui aurait
mal transposé ou pas une directive ne peut pas sanctionner un particulier qui n’aurait
pas respecté ce texte.

Section 2 : la primauté.
Le principe de primauté n’est pas une spécificité du droit communautaire, c’est un
principe inhérent à tout ordre juridique supra national. La différence du droit
communautaire, c’est qu’il a les moyens de faire prévaloir cette primauté. Comme on
est dans un processus d’intégration il y a beaucoup plus d’hypothèse de conflits
entre le droit communautaire et le droit interne.
Nulle part dans le traité il n’est fait mention du principe de primauté. Cette primauté
se déduit de certain article du traité, article 10 sur le principe de coopération loyale.
C’est la cour de justice dans une affaire Costa contre Enel 1964, Costa contesté sa
facture d’électricité devant les juridictions italiennes et faisait valoir que la
nationalisation de la compagnie électrique était contraire aux règles du traité. Les
arguments du gouvernement italien était de dire que c’était le droit interne qui devait
l’emportait. La cour dit que les termes et l’esprit du traité ont pour corolaire
l’impossibilité pour les états de faire prévaloir contre un ordre juridique accepté par
eux sur une base de réciprocité, une mesure unilatérale ultérieure. Dès 1960 dans
une affaire qui mettait en jeu les droits fondamentaux reconnue par la loi
fondamentale allemande, la cour de justice considère que le droit communautaire
l’emporte sur tout le droit national y compris le droit constitutionnel. En 1978 affaire
Simmenthal, qui concernait un contrôle sanitaire de viande en Italie, la cour de justice
affirme qu’il n’est pas nécessaire que la loi nationale soit formellement abrogée pour
que le juge national s’abstienne de mettre en œuvre la norme communautaire. La
cour de justice récemment en 2004, a poursuivit son œuvre en considérant que dans
certaines conditions, le droit communautaire peut imposer le réexamen d’une
décision administrative nationale devenue définitive quand elle s’avère contraire à un
arrêt rendu ultérieurement par la cour de justice. La constitution européenne est
précise, l’article 6 de la constitution, prévoit que la constitution et le droit adopté par
les institutions de l’union prime le droit des états membres.

Section 3 : la responsabilité de l’état.


Le droit communautaire reconnait le droit au juge tout simplement parce que la cour
de justice a admis que la communauté généré produisait des droits au profit des
particuliers mais en même temps le droit communautaire n’a pas les moyens de
sauvegarder les droits que ces particuliers tirent du droit communautaire. Il faut s’en
remettre aux autorités nationales pour faire prévaloir les droits tiraient du traité. La
cour de justice a reconnue le droit au juge et donc que les particuliers avaient le droit
d’obtenir du juge national une protection directe efficace et effective et que donc le
juge devait faire prévaloir le droit communautaire avec autant d’efficacité qu’il le fait
pour le droit interne.
Les états restent libres d’organiser comme il le souhaite la procédure qui va conduire
à la mise en œuvre du droit communautaire. Il y a possibilité de mettre en cause la
responsabilité de la puissance publique. Arrêt de 1991, Francovich qui concerne
l’Italie, les états membres sont obligés de réparer les dommages causés aux
particuliers par les violations du droit communautaires qui leurs sont imputables. En
1996 la cour de justice dans l’affaire brasserie du pêcheur à fixer les conditions de la
mise en œuvre de la responsabilité de l’état, 3 conditions, la première c’est que la
règle violée doit conférer des droits au justiciables, seconde, la violation doit être
suffisamment caractérisée et troisième condition il doit y avoir un lien de causalité
entre la violation et le dommage. En 2003 affaire Kobler, la cour de justice pour la
première fois reconnait que la responsabilité de l’état peut être engagée pour
indemniser les dommages causés à un particulier par une violation manifeste du droit
communautaire imputable à une juridiction suprême.