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BENKI .

PROJET BEIJA FLOR

© Naziha Mestaoui

BENKI PIYÃKO ASHANINKA


Benki Piyãko est un leader indigène représentant du peuple Ashaninka dans la
région de l’Acre en Amazonie Brésilienne à la frontière avec le Pérou.

Il est une autorité politique respectée tant localement qu’internationalement. Il participe aux
grands projets de son peuple avec vigueur, notamment la lutte pour la défense de leurs terres
à la frontière péruvienne et le développement de centres pédagogiques pour l’éducation des
populations environnantes.

Benki Piyãko contribue activement à renforcer la capacité des peuples indigènes à défendre
leur terre contre les projets d’exploitation extérieurs. Dans cette perspective, il enseigne à ces
communautés des techniques d’agroforesterie et de gestion des terres leur permettant de
bénéficier de leurs ressources naturelles tout en préservant un écosystème riche et unique.

Parmi la multitude d’actions qu’il a impulsé, Benki a créé le Centre “Yorenka Atame” (Savoirs de
la forêt) afin de transmettre à des centaines de communautés au Brésil et au Pérou un modèle
spécifique de gestion environnementale et de préservation inspiré des savoirs ancestraux indigènes.
Dans le cadre de son nouveau projet “Beija flor”, Benki travaille avec les communautés locales au
reboisement de zones dégradées environnantes des régions frontalières du Brésil et du Pérou,
créant ainsi des emplois dans la région tout en formant les jeunes leaders communautaires aux
pratiques durables.

La communauté native Ashaninka est ainsi devenue un modèle de développement et de


préservation d’une identité culturelle dans la région de l’Acre au Brésil et au Pérou fondée sur
un retour aux valeurs et aux pratiques culturelles traditionnelles : un exemple pour les autres
communautés indigènes.

NATURERIGHTS
LE LEADER POLITIQUE
L’ACTION
Benki a mis en œuvre un nouveau modèle
de gestion des terres et de protection de
l’environnement dans l’Etat de l’Acre qui est
aujourd’hui reconnu au niveau gouvernemental.

L’Acre, où résident principalement des populations


indigènes, possède certaines des ressources naturelles
les plus précieuses du Brésil. Dans cette région, le manque
de réglementation imposée par l’État sur les industries
extractives comme l’exploitation minière et l’exploitation
DATES CLEF forestière menace directement la terre et les gens qui y
vivent.
1991 . Musique “Benke” par Milton Nascimento,
Album “Txae”, Benki a 12 ans voir Pour tenter d’y remédier, Benki a créé un modèle unique
de développement au sein sa communauté à l’aide
1992 . Première sortie du village pour une de différents procédés de gestion forestière durable,
intervention au sommet de la Terre de l’ONU. comme la collecte de semences pour reboiser les zones
dégradées, la gestion et l’élevage d’animaux sauvages
2004 . Prix national pour la défense des droits
(tortues, poissons et abeilles) afin de recréer de la
de l’homme - Brésil
biodiversité, mais aussi des systèmes agro-forestiers
2005 - 2007 . Direction du Secrétariat à enrichissant la région d’arbres fruitiers, de bois ou
l’environnement de la ville de Maréchal de d’essences rares, générant ainsi des opportunités pour
Thaumaturgo améliorer l’alimentation et le commerce artisanal.
2007 . Création du Centre Yorenka Atamé Ces actions ont permis de minimiser les effets néfastes
formation d’agent agro-forestiers avec une méthode et prédateurs de l’occupation illégale des terres et
basée sur les savoirs indigènes pour préservation de l’expansion des zones urbaines, en donnant aux
des territoires et identité culturelle communautés une connaissance complète de leurs terres,
2007 . Nominé Fellow Ashoka voir assurant ainsi la protection territoriale et renforçant leur
développement interne.
2008 . Prix Chico Mendes pour Yorenka Atame
2011 . Création du centre Beija Flor
formation de leaders communautaires, reboisement
des aires environnantes de sa région, mise en
pratique des savoirs indigènes
2012 . Prix e-brigaders Unesco/Instituto-e
Sommet de la terre RIO+20 voir
Production et realisation de trois films
“Caminho para a Vida”, “Floresta viva” , “Aprendizes
do futuro”, de gestion agroforestière pour les
peuples.
Documentaire “The Internet Indians” voir
sur Benki et le peuple Ashaninka et la mise en
place du système de préservation de leurs terres
par internet.
APIWTXA
Association du Peuple Ashaninka
du Rio Amônia, principal organe
administratif et juridique de la
communauté Ashaninka.

Ces dernières années, l’Apiwtxa a géré la plantation de


quelques 70000 arbres de grande taille provenant de
160 espèces. En 2010, 200kgs de graines ont été récoltés
sur les terres Ashaninka et offerts à une communauté
native du nordeste.
Seulement dans la réserve extractiviste de Alto Jurua,
Pour prolonger ces actions, avec le soutien de la Yorenka a formé 17 communautés à ses systèmes
Commission Pro-Indio, Benki a développé dans le cadre d’agroforesterie, résultant à plus de 500 personnes
du centre Yorenka Atame, une formation d’agents agro- bénéficiaires.
forestiers destinée à élaborer et mettre en pratique En 2007, l’Apiwtxa a reçu le premier Prix Chico Mendes
des méthodes de conservation et de développement de l’Environnement, dans la catégorie ‘Association
durable basée sur des méthodologies participatives et communautaire’, pour ses activités développées à partir
communautaires. d’une forêt vivante, de rivières en bonne santé et d’un
environnement propre.
Ce nouveau rôle communautaire d’agent agro-forestier a En 2008, elle a été récompensée de l’Ordre du Mérite
pour fonction d’éduquer les peuples autochtones quant aux Culturel brésilien.
dommages à long terme qui sont faits sur l’environnement, En 2009, la branche productrice d’artisanat de
mais aussi de les représenter et de les défendre contre les l’association a également reçu le Prix des Cultures
intérêts extérieurs. Pour cela, les agents agro-forestiers Indigènes de l’Acre.
enseignent aux communautés autochtones des pratiques
de gestion des forêts qui leur permettent de bénéficier de
l’utilisation durable de leurs ressources naturelles.

Parce qu’ils travaillent avec les communautés sur une


base individuelle, les agents promeuvent des stratégies
adaptées, qui sont culturellement et écologiquement
appropriées à chaque communauté.

Benki a réussi à faire que ces agents soient reconnus par


l’État de l’Acre en tant qu’employés du gouvernement, et
il travaille maintenant à reproduire cette approche dans
d’autres Etats amazoniens.

En outre, Benki a mis en place des mécanismes pour


fédérer les agents agro-forestiers en un vaste réseau.
Ce réseau leur permet de partager des techniques et
connaissances propres a chaque peuple, et fournit une
plate-forme commune pour influencer les politiques
publiques en matière de gestion des terres indigènes.
L’Apiwtxa opère le centre Yorenka Atame (Savoirs de
la forêt), un centre d’échanges de savoirs, qui forme
les populations locales aux méthodes de production,
d’enregistrement et de diffusion d’une pratique de
gestion durable des ressources naturelles, en s’appuyant
sur les expériences traditionnelles des populations
locales. Il est reconnu par toutes les tribus de la région
transfrontalière et même internationalement.

PARTENAIRES LOCAUX DE L’APIWTXA


Comissao Pro-Indio do Acre, Brasilien Magazin, Centro de
Democratisaçao da Informatica, Clara Projetos Especiais,
Funbio, Manitou Foundation, Rede Povos da Floresta,
Video nas Aldeias
http://apiwtxa.blogspot.fr
film sur Yorenka Atame
LE LEADER SPIRITUEL
« Nous commençons stratégiquement
à unir les savoirs du passé dont nous
sommes détenteurs, pour défendre
nos droits et même pour mieux
comprendre notre science. Ici nous
n’excluons pas les savoirs mais nous
les unissons pour pouvoir aller sur le
meilleur chemin. (…)
Ecrasés, battus, nous avons manqué
de force spirituelle ; nous nous
sommes éparpillés pour résister aux
Espagnols au Pérou ; nous devons
maintenant apprendre à dépasser la
fragilité provenant de la désunion.
Nous devons nous respecter, mettre
de l’ordre et du sentiment, et
construire. Si nous savons orienter
notre peuple, nous allons faire la
civilisation des mondes académique
et scientifique. »

Benki Piyanko

GUERRIER DE LA VIE Depuis plusieurs années, des forces extérieures viennent


perturber cette pensée. L’avancée du capitalisme en
Benki a été élevé par son grand-père, qui l’a nommé Amazonie sous toutes ses formes (déforestation, invasion
Wenki « Guerrier de la vie » lorsqu’il avait 2 ans et l’a des terre, exploitation des ressources, érosion de la
formé à devenir chaman. Dès son plus jeune âge, Benki biodiversité) a bouleversé et déconstruit les structures
était au courant de tout ce qui se passait dans la région: organisationnelles des tribus, affectant profondément
les conflits fonciers, l’exploitation du bois et le trafic de l’identité culturelle indigène et l’estime de soi des
drogue. A la mort de son grand-père, Benki avait 10 ans peuples autochtones.
et était déjà reconnu comme un leader de son peuple. Il
jouait alors un rôle central dans sa tribu en menant une Très jeune, Benki fut le témoin de cette transition. Ayant
résistance non-violente à l’invasion des terres de son développé une vision spirituelle avec l’aide des pratiques
peuple par les agriculteurs. traditionnelles de ses ancêtres, son univers intérieur l’a
amené à s’engager sans compter dans un combat pour
En 1992, Benki quitte sa terre pour la première fois pour “changer l’esprit des hommes… ».
prendre part à Rio 92, où il parle au nom des populations
autochtones et surprend le monde de part sa maturité Porte voix d’une nouvelle génération qui cherche à
malgré son si jeune âge. Lors de son retour à la tribu, restaurer, préserver et transmettre son héritage culturel
il découvre des universités de l’État de São Paulo qui ancestral, Benki accompagne les tribus à renouer avec
l’inspireront pour créer un projet de recherche basé sur leurs connaissances ancestrales, leurs rituels et leurs
les connaissances autochtones pour préserver la forêt. traditions, afin de restituer et consolider les valeurs
fondamentales de préservation de la nature intrinsèques
Il consacrera dès lors l’essentiel de action à préserver à l’identité indigène.
le vivant, restaurer et transmettre son héritage en
diffusant des pratiques reproductibles auprès des peuples Conscient de la valeur de cet héritage, autant pour la
indigènes. survie des peuples autochtones et leurs territoires,
que pour l’humanité entière, maitrisant les éléments
NATURE & SPIRITUALITÉ fondamentaux à prendre en compte pour avoir un impact
sur les dynamiques profondes des systèmes, Benki est à
la fois un guerrier spirituel et un guerrier de l’édification
Pour les peuples indigènes, la valorisation de la nature de la nouvelle Conscience, qui a l’ampleur de celui d’une
va bien au delà de la simple préservation des ressources planète entière à sauver, de toute une espèce humaine à
naturelles, elle fait partie intégrante de leur philosophie transformer.
de vie.
ASHANINKA
La tribu Ashaninka, également connue sous le nom de
tribu Kampa, est l’un des plus grands groupes indigènes
en Amérique du Sud, descendants directs des Incas.

Les Ashaninka vivent à la frontière entre le Brésil et le


Pérou. D’un effectif total estimé entre 25000 et 45000
membres, réparti sur plus de 200 communautés et
divisé en sept sous-groupes, ils représentent le plus
grand groupe indigène du côté péruvien; où se situent
leurs terres ancestrales. Seulement quelques centaines
d’Ashaninka vivent le long de la frontière brésilienne.

Du côté péruvien, la majorité du peuple ashaninka habitent


une zone de 91.200 hectares qui subit les invasions de
l’industrie d’exploitation forestière de façon répétée.

Il a été difficile pour la communauté de contrôler ces


incursions, car les terres Ashaninka s’étendent sur deux
pays, qui n’ont pas réussi à mettre en place avec succès un
plan commun de protection de la région. La communauté
Ashaninka n’a pas les outils et les mécanismes pour
répondre à cette exploitation clandestine ni se défendre,
recevant peu de soutien de l’Etat.

Dans les années 2000 ils ont obtenu un titre légal pour une
portion de cette zone, devenue le Parc National d’Otishi.
Les Ashaninka ayant fui au Brésil ont aussi obtenu des
droits fonciers en 1992.
PROJET “BEIJA FLOR”

SYNTHESE
Le centre “Sonho do Beija-Flor no Raio do Sol” (Rêve de colibris dans un rayon
de soleil) est un centre de formation situé dans la ville de Maréchal Taumaturgo
de l’État de l’Acre au Brésil.

La proposition est de développer un programme destiné à reconstituer les


couvertures forestières des zones environnantes par la formation de jeunes
leaders communautaires aux pratiques de gestion durable des ressources
naturelles associées aux valeurs spirituelles de préservation de la nature.

Les objectifs généraux poursuivis par le centre Beija Flor sont de :


• favoriser la reforestation et la régénération des forêts dégradées et la mise
en œuvre des pratiques de développement durable, tels que la gestion des
forêts, l’agriculture et l’agroforesterie.
• renforcer un réseau de jeunes leaders de communautés, en leur donnant la
capacité de mettre en œuvre et gérer des projets de développement durable,
fondés sur valeurs éthiques et spirituelles de conservation de la nature.

La proposition est basée sur la réussite du modèle Yorenka-Atame, qui propose


des pratiques de gestion durable des ressources naturelles, basées sur les
expériences des populations traditionnelles.

Les modèles de développement créés et transmis par Yorenka-Atame ont été


éprouvés et ont démontré de façon tangible leur capacité à améliorer la qualité
de vie des populations locales.
PRÉSENTATION 2
CONTEXTE
Localisée au cœur de la Forêt 1
Amazonienne et à proximité de la 5
frontière Brésilo-péruvienne et du
fleuve Jurua, la ville de Maréchal
Taumaturgo est une zone qui possède
une des plus importante biodiversités
du monde. Une grande diversité 3
socioculturelle y est également
représentée, peuples indigènes
4
zones à
reforester
(Ashaninka Kaxinawá Jaminawá-
Arara, Apolima-Arara et Kuntanawa),
communautés extractivistes ou petits
paysans vivent tous généralement sur reforestation:
des territoire protégés. 1. Centro Beija Flor Marechal Taumaturgo 100 ha
Malgré cette grande richesse socioculturelle et biologique, 2. Assentamento do Incra
la région de l’Acre manque cruellement de propositions de 3. Apiwtxa - Comunidade Ashaninka (85,700 ha)
travail qui valorisent la forêt et les savoirs traditionnels. 4. Saweto - Peru - Ashaninka : 85.000 ha
Une des conséquences est qu’actuellement de 5. Via restauração
nombreuses zones y ont été dégradées. Maréchal
Taumaturgo est une des villes du Brésil possédant L’objectif est d’aboutir à la mise en œuvre d’un plan
les plus grandes carences sociales ainsi que le taux complet de gestion environnementale de la région du
de développement humain le plus bas. Les jeunes en fleuve Juruá.
particulier sont les premières victimes des conséquences
de cette situation et souffrent du manque de perspective VALORISATION DES CONNAISSANCES INDIGÈNES
d’emploi, de la perte de valeurs socioculturelles, et de la Les programmes de formation sont fondés sur les
dégradation environnementale et culturelle. connaissances indigènes ancestrales afin de valoriser
la médecine traditionnelle et les pratiques spirituelles
OBJECTIFS SPÉCIFIQUES associées à la préservation de la nature.
Il s’agit d’adapter les savoirs traditionnels autochtones et
FORMATION DES JEUNES AUX MÉTHODES DE GESTION de les mettre en pratique par la culture d’espèces ayant
DURABLE une valeur ajoutée dans des systèmes agro forestiers
Le Centre “Sonho do Beija-Flor” a pour but de sensibiliser réfléchis selon des usages alternatifs (alimentation,
et de former des jeunes leaders de communautés à des médecine, culture, spiritualité). Par ailleurs, les
modèles de gestion durable des ressources naturelles, programmes font la promotion des valeurs spirituelles de
en leur apportant des compétences techniques et préservation de la nature dans le cadre de pratiques des
administratives leur permettant de mettre en œuvre traditions et médecines indigènes (thérapies, rencontres,
des projets environnementaux. L’accent est mis sur recherches et expériences).
des formations, séminaires, conseil et échanges
pour l’éducation des communautés aux pratiques de AMÉLIORATION DE LA QUALITÉ DE VIE
développement durable renforcées par des valeurs A travers ces activités, des mécanismes susceptibles
éthiques, humaines et spirituelles de préservation de la d’améliorer autant la qualité environnementale que
nature. les conditions de vie des familles en satisfaisant les
nécessités de base sur le long terme (santé, sécurité
RENFORCEMENT DES COMPÉTENCES INDIVIDUELLES alimentaire et nutritionnelle) sont mis en oeuvre.
ET COLLECTIVES L’objectif est ici de tendre vers des niveaux d’abondance
La formation est renforcée en développant des capacités permettant un excédant pouvant être commercialisé afin
individuelles d’autogestion, mettant l’accent sur la de générer un revenu pour péréniser les activités du
planification et la mise en œuvre participative. Par centre et de la communauté.
ailleurs, la créativité y est stimulée dans la recherche de
partenariats et de solutions innovantes. CRÉATION D’UN MODÈLE REPRODUCTIBLE
Le projet s’inscrit dans une démarche pour créer un modèle
REFORESTATION ET RECONSTITUTION DES de pratiques environnementales durables reproductibles
COUVERTURES FORESTIÈRES dans la région du Rio Amônia et auprès des autres
Les formations s’accompagnent d’applications pratiques peuples.Il cherche à stimuler les familles à implanter
par la reforestation et la récupération des zones dégradées des systèmes agro-forestiers comme alternative à la
environnantes, mise en oeuvre des méthodes durables de déforestation, en les restaurant et les convertissant en
gestion de la forêt et des productions agro forestières. zones productives, au travers de pratiques agricoles et
forestières tournées vers la gestion et la conservation des
Zones sur lesquelles sont prévus les travaux de ressources naturelles.
MISE EN ŒUVRE En poursuivant tous ces objectifs, le centre
« beija flor » devient un véritable espace
La construction du centre “Sonho do Beija-Flor no Raio de d’intégration et une plateforme d’échanges
Sol” a commencé le 2 Décembre2011 avec le début des
installations physiques et la plantation de semis par une
entre différents peuples et cultures du monde.
quinzaine de jeunes bénévoles. Il associe les dimensions:
• écologique par la récupération et reforestation
La zone, située sur les côtes du fleuve Amonia, a été des aires dégradées environnantes
choisie de manière à de fournir une nouvelle forme de • sociale par la formation des jeunes leaders
relation entre la nature et les familles sédentarisées.
La surface pour la création du centre s’étend sur environ
de communautés locales et l’autonomisation
100 hectares. Sur cet emplacement sera construit un des communautés
temple pour la pratique de la médecine traditionnelle, • économique par la création de revenus pour
des rituels et activités culturelles. Autour, huit petites les familles et la création d’emplois
maisons seront construites pour héberger les participants • culturelle par l’adaptation des savoirs
aux formations et aussi des réunions. Les bâtiments
seront construits en bois avec une couverture végétale
traditionnels ancestraux à la valorisation de la
en paille, et contiendront des systèmes de traitement forêt et la promotion des valeurs spirituelles.
des eaux, des déchets et des eaux usées respectueux de pour contribuer à la valorisation des richesses
l’environnement. naturelles de la région, promouvoir une
éducation environnementale tout en préservant
Des systèmes agro forestiers seront déployés (arbres
fruitiers, plantes médicinales, etc..) pour la production
l’héritage culturel indigène.
agricole durable, comprenant la pépinière de semis, les
jardins de plantes médicinales, un espace pour les petits
animaux et la faune sauvage, ainsi qu’un étang pour BUDGET POUR LA CREATION ET FONCTIONNEMENT
l’élevage de poissons permettant la pisciculture. DU CENTRE
Recherche de partenaires financiers, différentes
La formation des jeunes sera assurée par des formules possibles.
professionnels disposant d’une expérience confirmée
CONSTRUCTION ET FONCTIONNEMENT DU CENTRE
dans différents domaines, et, en fonction des partenariats
en R$ sur 1 an
développés avec les institutions, des voyages de formation R$: 85.000 Matériaux
seront proposés aux élèves. R$: 20,000 Bâtiments
R$ 20,000 Technique et Formation
R$ 20.000 Avion, hébergement, nourriture
R $ 30.000 Achat de 100 HA de terres

REFORESTATION
Coût du plant à l’unité :
Type d’arbre 1: R$6 p / plant tout compris
Type d’arbre 2: R$14 p/ plant tout compris
Nombre de plants par superficie :
Type d’arbre 1: 400 plants p/ hectare
Type d’arbre 2: 1000 plants p/ hectare

Exemple de calcul
Nombre de plants :
type 1 : 200.000 arbres
type 2 : 100.000 arbres
Zone de récupération : 600 HA
Type d’arbre 1 : 500 HA
Type d’arbre 2: 100 HA
Cout total
Type d’arbre 1 : 1.200. 000 RS
Type d’arbre 2 : 1.400.000 RS
© Naziha Mestaoui

VALEUR IMMATERIELLE DU VIVANT


Le projet “Beija Flor” prend en compte la dimension Ce projet, tenant compte de la dimension culturelle de
culturelle de la nature. Il propose, en associant diverses la nature, représente une matrice active de l’équilibre
activités autour de l’agroforesterie, des programmes écologique et de la relation entre l’homme et le vivant.
de sauvegarde de savoirs traditionnels ancestraux,
valorisant la médecine traditionnelle et les pratiques
culturelles et spirituelles associées à la conservation de
la nature.

Sur le long terme, au delà de la formation, le centre


poursuit la vision de devenir un centre de recherche,
d’expérimentation et d’enregistrement des
connaissances traditionnelles indigènes sur les plantes,
concernant les usages médicinaux, culturels ou spirituels.
Par une synergie entre différentes activités, un cercle
Dans cette dynamique, les activités du projet englobent : vertueux associant nature et culture contribue à
• La récupération des zones dégradées, en utilisant des la création de valeur immatérielle et propose des
espèces qui ont une valeur ajoutée dans les systèmes alternatives à l’exploitation des ressources naturelles
agro-forestiers réfléchis par leur usage alternatif: pour répondre aux besoins économiques des populations
médicinal, culturel, spirituel et naturel de manière durable.
• Les programmes de transmission des pratiques
durables et savoirs traditionnels aux jeunes
• L’utilisation de ces espèces dans le cadre de pratiques
des traditions et médecines indigènes, proposant des
rencontres, des recherches et expériences (science,
thérapie, culture et spiritualité)
• Sur le long terme, l’enregistrement de ces
connaissances dans une base qui ira alimenter
une encyclopédie locale de savoirs de la nature
et des usages associés pour leur transmission aux
populations locales.
ANNEXES : BENKI + D’INFOS

BIOGRAPHIE En 2000 Benki a joué un rôle dans la création de la


A 2 ans, Benki a été placé sous la garde de son grand-père, Commission Pro-autochtones et a assumé la présidence
qui l’a baptisé Wenki (guerrier de la vie) et formé comme du mouvement Agro-Forestier qui oeuvre pour la création
pajé (la fonction la plus important dans la communauté, de la fonction d’agent agro-forestier dans l’État de l’Acre.
celui qui possède une connaissance approfondie des
traditions et des pratiques de soin et utilise cette LA CREATION D’UN NOUVEAU MODÈLE DE
connaissance pour aider les autres). GESTION DES TERRES ET DE PROTECTION DE
L’ENVIRONNEMENT
Benki savait tout ce qui se passait dans la région, y compris
les conflits fonciers, l’invasion des terres par les sociétés
LE PROBLÈME
d’exploitation forestière et le commerce de la drogue. À
Au Brésil, l’emprise fragile que les peuples autochtones
l’âge de 10 ans, à la mort de son grand-père, Benki était
ont sur leurs terres rend celles-ci vulnérables à
déjà reconnu comme un leader important et a joué un rôle
l’exploitation. Bien que la population autochtone, environ
central dans le village.
350.000 à 500.000 personnes, représente un faible
pourcentage de la population brésilienne, elle vit sur
Lorsque la FUNAI a commencé à parler de délimitation
certaines des terres les plus précieuses du pays. Selon
des terres, Benki et ses trois frères ont joué le rôle de
l’Institut socio-environnemental du Brésil, 12,5% des
leaders dans la communauté et ont décidé de lancer un
950m hectares que forme le Brésil appartiennent aux
plan pour défendre leur terre. Ils ont créé un conseil de
populations autochtones. La majorité de ces terres se
20 personnes dont 10 jeunes de la communauté afin de
situe en Amazonie.
résister de façon non violente à l’invasion des propriétaires
de ranch.
La convoitise et les pressions extérieures menacent le
lien intime qui existe entre les peuples autochtones et
En 1992, Benki a quitté sa terre pour la première fois pour
leurs terres. La déforestation, l’exploitation minière et
participer au sommet ECO 92 sur l’environnement et le
forestière affaiblissent considérablement le pouvoir déjà
développement. Il a parlé au nom de nombreux peuples
limitée que les peuples autochtones ont sur leur principale
autochtones et a surpris tout le monde par sa maturité à
ressource. Selon Greenpeace, entre 2001 et 2004, le
un si jeune âge. Il a soulevé de nombreuses questions sur
taux de déforestation en Amazonie a considérablement
le droit d’utilisation des terres conformément à la culture
augmenté: en moyenne environ 23.000 kilomètres carrés
autochtone, les problèmes liés à la façon de travailler de
ont été détruits chaque année, soit plus de six terrains
la FUNAI (une méthode qui a provoqué la dépendance des
de football par minute. Entre 60 et 80% de la récolte de
populations autochtones), le problème de la dévastation
bois se fait illégalement en Amazonie. Ce phénomène est
des terres et de la façon dont le gouvernement a omis
facilité par l’occupation illégale des terres, l’exploitation
d’appliquer les règlements et de protéger la région.
clandestine des terres publiques et des aires protégées,
la construction de routes et les feux de forêt pour la
Au cours de son voyage de retour vers son village, Benki
production de céréales ou de bétail.
est passé par des universités dans l’état de São Paulo
pour donner une série de conférences et s’est ainsi initiés
Pour lutter contre cette augmentation de la déforestation,
à de nouvelles formes de pensée et de recherche sur la
la population autochtone a dû se battre pour obtenir
conservation et le développement. Il est donc retourné dans
la propriété légale de leurs terres. Aujourd’hui, ces
son village avec l’idée de créer un projet de recherche basé
communautés deviennent des acteurs essentiels dans la
sur les connaissances autochtones pour préserver la forêt.
protection de l’Amazonie.
Dans les mois suivants, il s’est consacré à la recherche de
toutes les espèces présentes dans les régions (feuilles,
La tribu Ashaninka, également connue sous le nom de
fruits, animaux) et a impliqué 12 jeunes dans ce travail. Ce
tribu Kampa, est l’un des plus grands groupes indigènes
groupe a isolé des zones à reboiser. En deux ans, les gens
en Amérique du Sud. Les Ashaninka vivent à la frontière
ont vu la différence et se sont intéressés à faire le même
entre le Brésil et le Pérou. La majorité du peuple vit du
travail dans d’autres domaines. Benki a également fondé
côté péruvien, habitant une zone de 91.200 hectares qui
une coopérative qui produit des matériaux divers pour la
est de plus en plus envahie par l’industrie d’exploitation
durabilité et la commercialisation. Au total, il y avait 85
forestière. Il a été difficile pour la communauté de
produits différents, dont 45 pour la commercialisation.
contrôler ces incursions, car les terres Ashaninka
Il a exporté des stratégies environnementales et de
s’étendent sur deux pays, qui n’ont pas réussi à mettre
développement similaires dans d’autres villages souffrant
en place avec succès un plan commun de protection de la
de l’exploitation par les exploitants forestiers.
région. Les communautés Ashaninka n’ont pas les outils
et les mécanismes pour répondre à cette exploitation
Benki a été reconnu par un prix national des droits de
clandestine ni se défendre, recevant peu de soutien de
l’homme pour son succès dans la défense des droits des
l’Etat.
peuples indigènes sur leurs terres à travers un groupe de
travail trans-frontalier qui protège les terres autochtones
Alors que le gouvernement devrait faire davantage pour
partagées à travers la frontière brésilo-péruvienne.
défendre les droits des peuples autochtones sur la terre, se sont réunis pour former l’Association du Mouvement
la dépendance des communautés autochtones à l’égard Agent Agro-forestier Autochtones, qui représente les
de l’aide et de l’assistance extérieure devient également intérêts des populations autochtones et négocie avec
problématique. Habitués à recevoir l’aide d’organisations le gouvernement, les entreprises et les organisations
humanitaires internationales, ces communautés ne du secteur civil. Récemment, cette association a
développent pas la capacité et la force interne de se réussi à convaincre le gouvernement de l’État de l’Acre
défendre de façon autonome ou de faire jeu égal avec ces d’embaucher officiellement des agents agro-forestiers
institutions externes. En conséquence, les stratégies de pour travailler sur le développement communautaire
gestion et de protection des ressources naturelles sont dans les terres indigènes. En 2005, 69 agents ont ainsi été
généralement créées par des étrangers ne connaissant embauchés et payés par le gouvernement de l’Acre. Le
pas la culture ou les traditions de la région. Secrétaire de l’assistance technique et du développement
rural de l’Etat a également créé un comité spécial sur les
STRATÉGIE questions autochtones afin de soutenir la poursuite des
Benki a développé diverses stratégies qui visent toutes activités que les agents initient dans les communautés.
à responsabiliser les communautés autochtones pour
lutter contre l’exploitation illégale de leurs terres et des Benki est particulièrement partisan de nouer des
ressources qui s’y trouvent. La plus notable est la création partenariats afin de renforcer le potentiel de son idée
des agents agro-forestiers qui représentent les intérêts et aussi d’en assurer la diffusion. Avec le maire de la
des communautés locales et les aident à protéger leurs ville de Marechal Thaumaturgo, il a établi « Aiyoreka
intérêts dans les négociations avec le gouvernement et Antame: Saberes da Floresta », une école forestière pour
les entreprises. Avec l’aide de ces agents, Benki travaille l’éducation environnementale des représentants de la
à éduquer les populations autochtones sur les pratiques population autochtone locale. L’école ouvre également
environnementales de développement durable et à un espace de dialogue entre les connaissances et les
construire des partenariats transfrontaliers qui peuvent expériences de la population locale et des professionnels
faire respecter les règlements contre les industries d’autres domaines. Un programme d’échange de jeunes
extractives corrompues. a également été défini avec un objectif similaire: faire
venir des jeunes citadins brésiliens en Amazonie pour
Benki commence par effectuer la cartographie de toutes les favoriser une meilleure compréhension des réalités de
ressources dans les communautés Ashaninka, y compris développement et de conservation, et ébaucher des liens
les plantes, les animaux et les sols. De là, il encourage les importants entre ceux dans les villages et le reste du pays.
communautés à utiliser ces connaissances pour réfléchir En gagnant le soutien des ministères et des organismes
sur la façon de gérer leurs territoires et sur les activités nationaux et internationaux de la société civile, Benki
qui peuvent y être développées pour la pérennité du groupe dispose de divers moyens pour reproduire dans d’autres
et le commerce extérieur. Il encourage les pratiques de Etats des stratégies identiques à celles qu’il expérimente
gestion forestière telles que la collecte des semences au sein du gouvernement de l’État d’Acre.
dans les zones exploitées, la re-forestation et l’utilisation
des animaux comme les abeilles et les poissons dans un Enfin, Benki travaille directement sur le front du combat
écosystème durable. Ce processus permet également pour cette terre précieuse. Depuis 2000, il ya eu plusieurs
d’identifier de nouveaux domaines potentiels de efforts accaparement de terres par des exploitants
développement économique. Par ailleurs, il construit des péruviens dans la zone Ashaninka, menaçant la
coopératives communautaires pour renforcer la capacité population et l’écosystème. Benki commença à mobiliser
des peuples à participer aux marchés commerciaux. Pour les communautés afin de montrer les effets réels de ces
faciliter ce processus dans chaque communauté, Benki invasions aux gouvernements brésiliens et péruviens.
s’appuie sur les agents agro-forestiers formés à ces
pratiques. Il a conçu un programme de formation pour ces En 2005, Benki a créé le Groupe de travail transfrontalier
agents, en partenariat avec la Commission Pro-indigène (GT). L’objectif du GT est de construire des propositions
de l’Acre. Actuellement, il ya 110 agents agro-forestiers et un programme commun pour s’assurer que les
travaillant dans 23 territoires autochtones. gouvernements des deux pays garantissent la participation
des populations autochtones dans la définition, l’exécution
Les agents agro-forestiers remplissent plusieurs missions et le suivi des politiques de développement dans la région
dont l’une, et non la moindre, est la création d’une voie trans-frontalière. Le GT a créé des postes de contrôle et
de dialogue entre les peuples autochtones et ceux qui coordonne la surveillance de la zone frontalière avec les
cherchent à exploiter leurs terres. Les agents aident les représentants des gouvernements brésilien et péruvien.
communautés autochtones à comprendre et à parler de la Le groupe a pu faire pression sur le ministère des Relations
question de l’occupation de leurs terres, qui est la racine de extérieures pour redéfinir la frontière Brésil / Pérou, en
beaucoup de leurs problèmes, pour ensuite élaborer des remplacement les marques qui avaient disparu ou avaient
stratégies pour lutter contre cette invasion. Un des points été effacées par les bûcherons. Le travail du GT a ainsi
forts de la méthodologie de Benki est que son modèle peut abouti à l’emprisonnement de 50 bûcherons illégaux.
être adapté à n’importe quelle culture indigène, les aidant Benki a reçu le Prix national des droits de l’homme en
ainsi à se développer tout en respectant les spécificités de reconnaissance de la lutte de son peuple pour la défense
leurs communautés et de leurs traditions. de leurs terres le long de la frontière brésilienne. A travers
L’approche de Benki permet aux agents qui travaillent lui, c’est aussi la création d’un pont entre les communautés
avec diverses tribus d’échanger entre eux et de partager Ashaninka au Pérou et en Bolivie qui s’est mis en place.
des techniques et des méthodes. Beaucoup d’entre eux
ANNEXES : NATURE RIGHTS

NATURERIGHTS
NatureRights met en œuvre des outils et des méthodes pour dynamiser la
participation citoyenne aux projets de préservation de la nature et accroître
leurs relations avec les acteurs de la préservation de l’environnement.

Sur chaque thème abordé, des propositions créatives sont Il sera restitué sur l’application naturerights avec une
conçues à travers des domaines artistiques, scientifiques cartographie dynamique. Ainsi, les contributeurs seront
et technologiques visant à créer un financement innovant maintenus en relation avec la zone protégée à travers un
et favoriser les échanges et la transparence entre les feed-back régulier en provenance du terrain, couvrant les
acteurs de terrain et les bailleurs de fonds. aspects naturels et culturels du projet.

NATURERIGHTS développe une application basée sur


une cartographie dynamique et un réseau social 2.0 qui
permet le financement collectif de projets et un retour
d’information transparent et participatif entre les acteurs
de terrain et les bailleurs.

Le retour d’information participatif et détaillé


l’outil permet le suivi des opérations du terrain par la
publication d’informations effectuée régulièrement par les
opérateurs du projet. Il facilite ainsi un retour d’information
structuré et une traçabilité des fonds à destination des
bailleurs institutionnels.

Mobiliser le grand public* SITE DE NATURERIGHTS http://naturerights.com


L’outil permet un financement à destination de la zone APPLICATION : DEMO SUR SUPERS POTAGERS PNI A HAITI
a préserver en mobilisant les internautes des réseaux
sociaux, en contrepartie d’un retour d’information
régulier effectué par les opérateurs du projet. Cette
application constitue un instrument de levée de fonds et NatureRights est une Fondation de Droit Privé Belge
(Greffe de Bruxelles N° 0812349462). En France,
de sensibilisation du grand public, et de donner plus de
NatureRights est une Association loi 1901 à but non
visibilité aux projets de préservation.
lucratif (JO N°20090003 - 1151)
* en cours de développement NatureRights a été agrée au programme de“TGE”
Trans Giving Europe, sous l’égide de la Fondation
Naturerights et le projet de reforestation de Beija flor du Roi Baudouin, qui lui permet de percevoir des
Selon l’ampleur du financement au projet, il est possible donations déductibles d’impôts de treize pays
de mettre en place une application dédiée au retour européens etaux Etats-Unis.
d’information pour le projet Beija flor. NATURERIGHTS . BELGIQUE .
Ce retour d’information sera effectué en collaboration avec 14/2 rue de la Longue Haie, 1050 Ixelles .
les opérateurs du projet sur le terrain, qui seront formés FRANCE c/ICT LIGOS -
à la méthodologie spécifique de remontée d’information. 100 rue de la Folie Méricourt 75011 PARIS
Engagé dans la préservation de l’identité culturelle indigène, NatureRights
en rencontrant Benki s’est engagé à soutenir ses projets en proposant des
mécanismes susceptibles de générer des financements innovants et alternatifs,
employant notamment les nouvelles technologies et l’innovation artistique afin de
mobiliser les institutions et le grand public.

SAMAUMA, L’ARBRE DE VIE


En partenariat avec Electronic Shadow et Yogash, NatureRights a proposé pour le
Sommet de la Terre RIO+20 une campagne sur la Samauma, un arbre gigantesque
d’Amazonie qui incarne le symbole universel de l’Arbre de Vie pour les peuples
indigènes.  Décalée pour des raisons de délais et de financement, l’objet de la
campagne était de financer les projets de reforestation du centre beija flor. Une
Opération avec One Man One Tree a été réalisée en remplacement.
Vidéo projet “Samauma”

ELECTRONIC SHADOW est un duo d’artiste parisien fondé par Naziha


Mestaoui, architecte et Yacine Aït Kaci, réalisateur multimédia. En
faisant de l’espace un média et de l’image une architecture habitable,
ils trouvent un terrain de jeu idéal et inépuisable pour l’invention,
régulièrement primée et exposée à travers le globe (MOMA, Centre
Georges Pompidou, Museum of Photography-Tokyo, MOCA de Shaghai,
spectacle avec Carolyn Carlson, concerts, etc.)
http://www.electronicshadow.com

L’association Yogash est en relation avec les communautés de l’Acre


depuis 2006, afin de les accompagner dans leur combat pour la
protection et la valorisation de leurs connaissances traditionnelles.
La mission de Yogash est de soutenir les peuples dans leur démarche
pour retrouver progressivement une direction de développement
juste, fondée avant tout sur un retour aux valeurs et aux pratiques
culturelles traditionnelles. Depuis 2009, l’association organise la mise
en relation d’autorités indigènes avec des groupements économiques
et géopolitiques en Europe au travers de divers évènements et
conférences.
http://www.yogash.org/

L’association Lalanne et Pascal œuvre en Haïti pour l’éducation des


enfants défavorisés autour des thématiques de développement durable.
L’association met en place actuellement un projet de sauvegarde des
savoirs indigènes avec les peuples de l’Acre.
http://lalannepascal.fr
ANNEXES

OPÉRATION “ONE MAN ONE TREE” BEIJA FLOR


Un concept associant Art et Technologie pour créer un financement citoyen
à destination des projets de reforestation du peuple indigène ASHANINKA
dans la région d’Acre, en Amazonie brésilienne.

L’œuvre “ONE MAN ONE TREE” est une installation interactive de *ELECTRONIC SHADOW
qui permet à son public de participer à une action collective de reforestation virtuelle et
réelle.
Pour l’opération “One Man One Tree” Beija Flor, chaque arbre virtuel crée par l’installation
devient un vrai arbre planté dans le cadre du projet de reforestation de Beija Flor. Chaque
participant reçoit l’image de son arbre virtuel personnel et unique, ainsi que l’information
de l’arbre réel lorsqu’il est planté sur le terrain. NatureRights accompagne la mise en œuvre
du projet avec l’association locale APIWTCHA afin d’assurer un retour d’information aux
contributeurs.
© Naziha Mestaoui

“ONE MAN ONE TREE” A RIO+20


NatureRights et Electronic Shadow ont participé à une série d’évènements
avec l’œuvre ONE MAN ONE TREE en Juin 2012 pendant le sommet de la
Terre RIO+20.

One Man One tree fut exposé dans le cadre du festival “Luz na Cidade” à la «Fundição Progresso
» pour les 50 ans de ELECTROBRAS, le 14 Juin. Lors de cette soirée, la plantation de 2000 arbres
a été financée par le sponsor. Ainsi, plus de 2500 arbres seront plantés en Amazonie* dans
le projet de reforestation mené par l’association APIWTXA, dans la région d’Acre au Brésil,
auprès des peuples ASHANINKA. *financement en attente.
OMOT s’est ensuite retrouvé à la station de métro Carioca du 16 au 22 Juin 2012, où l’installation
a été visitée par les passagers locaux et étrangers. Enfin, l’œuvre a été exposée en arrière plan de
la scène au concert de clôture du festival le 23, organisé par “Festival Nova terra”, avec MILTON
NASCIMENTO et MARIA GADU pendant lequel Benki était présent.