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L’haussmannisme, un modèle ?

Introduction

L’haussmannisme est une forme d’urbanisme, c’est-à-dire de gestion globale, volontaire et


concertée de l’espace urbain, qui a été mis en œuvre durant le Second Empire, sous
l’influence de Napoléon III. Le Baron Haussmann apparaît comme l’homme qui a transformé
la ville de Paris en exécutant la politique de grands travaux de Napoléon III. Cette
transformation du paysage urbain parisien débute dès 1853, date à laquelle Haussmann
devient préfet de la Seine. Avec lui une nouvelle capitale et de nouvelles idées se dessinent, à
une époque où la France occupe une place prépondérante en Europe. On peut alors se
demander si l’haussmannisme constitue un modèle d’urbanisme pour la société du 19e ? Il
s’agit en d’autres termes de mesurer son influence sur l’Europe. Après avoir examiné
l’influence urbanistique et esthétique de l’haussmannisme sur l’Europe du 19e, nous verrons
dans quelles mesures il constitue un modèle politique.

I- L’Haussmannisme : un modèle d’urbanisme

A- Haussmann et les transformations de Paris.

1- Les idées principales du programme haussmannien.

L’ambition de Napoléon III était de transformer Paris en capitale européenne, d’en faire une
ville reflétant le prestige français, une ville qui servirait de symbole de sa puissance, de sa
richesse, de sa culture, de sa beauté. Le but était aussi de détruire les foyers de misère qui
paraissaient indignes d’un grand pays tel que la France. Les opérations urbaines qui ont eu
lieu à Paris n’ont d’ailleurs pu s’opérer que grâce à l’existence d’une autorité suffisamment
forte pour en assurer la maîtrise.
Avant l’arrivée de Georges Eugène Haussmann (au pouvoir en tant que préfet de Seine entre
1853 et 1870), l’embellissement urbain ne correspondait pas à un projet global, à une action
sur l’ensemble du tissu urbain mais à une série d’éléments architecturaux mis en place de
manière fragmentée, sans souci de cohérence.
Le mode d’intervention haussmannien se distingue de cette logique. Le programme du préfet
de Seine est en effet varié et repose sur des arguments techniques. Il insiste en effet sur le fait
qu’il s’agit avant tout d’assainir la ville (par la maîtrise des flux souterrains), de l’équiper en
infrastructures administratives, sanitaires, ferroviaires, etc… et aussi de rendre les transports
(de personnes, de biens, d’eau, d’énergie) efficaces. Les idées directrices de son travail sont
ainsi la mise en place de voies nouvelles, qui donnent naissance aux grands boulevards, le
dégagement des grands édifices pour les mettre en valeur… il s’agit en quelque sorte
d’inscrire dans le paysage la primauté des flux.
Cet urbanisme que Jean-Luc Pinol qualifie d’urbanisme « de techniciens et
d’administrateurs » n’intervient pas en profondeur dans les parcelles. En fait, le travail
d’Haussmann consiste à plaquer des façades monumentales sur des bâtiments raccordés au
parcellaire existant. Les zones aménagées apparaissent aussi comme des îlots très denses.
Du point de vue social, l’haussmannisation se contente d’un compromis. En effet, entre les
nouveaux boulevards subsiste la trame ancienne des vieux quartiers.
Du point de vue urbanistique, l’haussmannisation appartient à l’ordre de la régulation : elle
n’invente pas un nouveau support spatial mais améliore la fonctionnement de l’organisme
urbain par l’adaptation de certains quartiers aux exigences de la société industrielle.

2- Les œuvres de l’époque haussmannienne.

Les idées et principes haussmanniens se retrouvent dans ses différentes œuvres.


Le Paris pauvre et vétuste, honte de la France est détruit. Des milliers d’immeubles vétustes et
malsains sont abattus pour construire des maisons plus saines et plus aérées.
La ville est aménagée de diverses manières :
-Construction de vingt églises, cinq mairies, six casernes, d’hôpitaux, de gares.
-Mise en place de voies nouvelles : les rues étroites et tortueuses au milieu desquelles coulait
un ruisseau son remplacées par des routes rectilignes, asphaltées, bordées de trottoirs. De
grands boulevards sont créés : en 1854 on annonce l’ouverture de la Rue de Rivoli, du
Châtelet à Saint-Paul, on parle d’une artère prolongeant le Bd de Strasbourg, le Bd Sébastopol
avec 4 rues adjacentes ; en 1855, le Bd Saint-Michel est percé… des ponts sont aussi mis en
place (l’Alma, Solferino…) pour franchir la Seine. Des 1958, une nouvelle tranche de travaux
est lancée qui prévoit l’ouverture de quelques 35 kms de rues réparties en neuf groupes (entre
autres, quartiers de l’opéra ; rue de Rome et Bd Malesherbes, rue Wagram et Villiers ; avenue
George V ; les Gobelins et Place d’Italie). En vingt ans, 40 kms de rues sont ouverts et bâtis
auxquelles s’ajoutent 8000 kms de voies privée. On a « pavé Paris ».
-Réorganisation de la ville : en 1860, Paris compte douze arrondissements. La ville va
s’agrandir par l’annexion de 11 communes qui étaient jusqu’alors des villages (Auteuil,
Vaugirard, Grenelle, Passy, Montmartre, La Chapelle…). Elle comte désormais vingt
arrondissements. Sa superficie est doublée. Ses deux millions d’habitants vivent désormais
dans une ville limitée par des boulevards extérieurs portant le nom de maréchaux de l’Empire.
-Facilitation des transports : lignes d’omnibus à l’impériale, tramways, bateaux-mouches. Un
réseau d’égout de 600 est mis en place de manière à lutter contre l’insalubrité. L’eau courante
arrive désormais dans les maisons. Les immeubles et les rues sont éclairés au gaz.
-Œuvre d’embellissement et de mise en valeur : des travaux d’envergure sont entrepris, ceux
de la Bibliothèque Nationale par exemple, des Halles centrales (dès 1851). Des matériaux
modernes (fer et verre) pour la construction de certains bâtiments. La construction du nouvel
Opéra est un des symboles de l’embellissement de la ville de Paris. C’est un des bâtiments les
plus riches du siècle. Œuvre de Charles Garnier, il est construit entre 1861 et 1875. De plus de
grands édifices sont dégagés afin de les mettre en valeur (c’est le cas du parvis de Notre-
Dame).

B- L’Haussmannisme : un modèle pour l’Europe du 19e

1- Une reprise des grands principes haussmanniens.

L’influence de Paris va jouer jusqu’en 1914, date à laquelle les grands instruments d’un
urbanisme normatif seront au point. Selon Walter Benjamin, en ce 19e siècle, « la capitale fut
Paris ». L’écrivain Ludwig Börne, quant à lui, écrit en 1908 que Paris est le « télégraphe du
passé, le microscope du présent et le télescope de l’avenir ». Le Baron Haussmann apparaît
alors comme l’auteur du plus grand évènement urbanistique du siècle. Il sert alors de
référence obligée.
Dans toutes les grandes villes qui ont repris les principes haussmanniens, l’un des buts
principaux est de faire en sorte d’accroître la lisibilité du pouvoir et du prestige dans la ville.
L’urbanisme haussmannien apparaît alors comme un modèle au sens où il est le moyen de
représenter l’autorité, la puissance que tout pays veut pouvoir étaler à l’instar de la France.
Ainsi les grandes villes vont entreprendre la construction d’édifices monumentaux afin de se
distinguer.
L’influence du modèle français haussmannien se ressent notamment à travers l’utilisation
d’un vocabulaire spécifique destiné à caractériser les grandes interventions urbanistiques. Il
s’agit toujours d’adapter, d’ « assainir », d’ « embellir », d’ « améliorer » et de « perfectionner
les voies de communication ».
Toujours, le principe d’urbanisme régulateur est repris, c’est-à-dire que l’on cherche à
hiérarchiser, à organiser, à planifier : on dénoyaute ainsi les vieux quartiers pour construire de
nouveaux édifices plus modernes, plus propres, plus luxueux.

2- Applications et innovations.

Plusieurs villes vont reprendre certains principes haussmanniens en y apportant des


modifications, en les adaptant à leur territoire, à leur culture, à leur population, à leur histoire.
Cerdà i Sunyer appartient à la même génération d’urbaniste qu’Haussmann. Il est mandaté par
le gouvernement central madrilène dès 1859 pour planifier une extension géométrique
« l’Ensanche » sur 20 km² qui permettrait d’augmenter la population de 800 000 d’habitants.
Cerdà a pour objectif comme Haussmann la fluidification de la circulation et prend
constamment en compte la nécessité du mouvement, de l’accessibilité. Il s’intéresse aussi aux
problèmes d’hygiène. A Barcelone, il met ainsi en place de grandes artères et en fait une ville
avec un plan en damier. Ainsi si le travail d’Haussmann peut apparaître comme un modèle
pour l’urbaniste espagnole ce n’est que dans ses grands principes : Cerdà a en effet innové et
acquis le statut de créateur du « paradigme moderne de réseau » (Dupuy, 1991).
L’urbanisme berlinois est fortement influencé par l’haussmannisme. En effet, les travaux de
James Hobrecht, conseiller à la construction, qui sont l’archétype de l’intervention lourde et
qui commencent dès 1958, visent à planifier pour cent ans une ville qui devrait atteindre
quatre millions d’habitants. L’influence du modèle haussmannien se ressent dans la structure
de la ville : rues en canevas, ceinture des boulevards (Ring) réalisés dans les années 1870-
1880 sur un rayon de 10 km² autour du centre. Dans les plans d’Hobrecht se retrouve aussi
l’idée d’îlots, denses, sur lequel sont bâtis des immeubles neufs et imposants.
En Italie également, les villes vont être modernisées. Après la démolition des fortifications, la
cité est percée de boulevards rectilignes : le Rettifilo de Naples, la Via Garibaldi et la
diagonale de la Via Pietro Micca à Turin ou la Via XX Settembre à Gênes en sont les
exemples les plus frappants. La ville de Rome, capitale du Royaume dès 1871 doit de par ce
fait être aménagée en raison de sa nouvelle fonction et de ses nouveaux habitants qui y
arrivent. Ceci entraîne une vague de construction sur le modèle des plans régulateurs
haussmanniens : on abat des zones deux à trois fois plus larges que la nouvelle voir prévue
puis on construit de grandes artères dont les plus connues restent le Corso Vittorio
Emmanuele II, le Corso del Rinascimiento ou le Largo Argentina.
Le mode d’intervention régulateur haussmannien perdure donc. L’urbanisme français apparaît
comme un modèle qui subit plus ou moins des modifications selon la région et les urbanistes.
Il reste cependant des villes en dehors de l’influence haussmannien.
En parallèle à l’urbanisme haussmannien, l’aménagement de Vienne, dès 1857, appartient à
un nouveau modèle puisqu ‘il s’agit d’urbaniser des terrains libérés par les fortifications donc
de planifier une extension et plus seulement la régulation du système existant. Le point
commun reste cependant la volonté d’embellir la ville grâce à la création de bâtiments publics
d’inspiration historiciste : Université Renaissance, Parlement Grec, Hôtel de Ville gothique,
théâtre baroque et autres opéras et musées ainsi que de très nombreux immeubles luxueux.

II/ L’ « haussmannisme », un modèle politique et social

A/ L’ « haussmannisme » au service de l’Empire

Fils d’un intendant militaire de Napoléon Ier, Haussmann est issu d’une famille bonapartiste.
Il débute sa carrière de haut fonctionnaire en devenant sous-préfet d’Issingeaux, la poursuit en
étant nommé préfet du Var en 1849 par le président de la République Louis Napoléon. C’est
finalement en juin 1853 que Haussmann devient préfet de la Seine ; il demeurera aux côtés de
Napoléon III pendant plus de seize années.
Certes à partir de ce moment, Haussmann va tenir une place primordiale dans la politique des
grands travaux parisiens ; ne parle t-on pas encore aujourd’hui d’immeubles
« haussmanniens » ; de même, ce sont généralement les « grands travaux d’Haussmann » que
l’on évoque et non pas ceux de Napoléon III. Pourtant, il est important de souligner qu’
Haussmann n’est pas tant l’exécuteur d’une politique que l’exécutant. Haussmann lui-même
dans ses Mémoires évoque sa subordination à l’Empereur : « Je n’aurais pu lutter avec
succès contre les difficultés inhérentes à chaque opération (…) si je n’avais été réellement
l’expression, l’organe, l’instrument d’une grande idée conçue par lui, (…) je dois aujourd’hui
rappeler que j’en fus seulement le metteur en œuvre ».
Dès l’arrivée d’Haussmann à Paris, Napoléon III le mit au courant de ses projets, projets déjà
bien définis et médités depuis son exil au fort de Ham. C’est ainsi qu’Haussmann dit :
« l’Empereur était pressé de me montrer une carte de Paris, sur laquelle on voyait tracées
par Lui-même, en bleu, en rouge, en jaune et en vert, suivant leur degré d’urgence, les
différentes voies nouvelles qu’Il se proposait de faire exécuter ».

B/ Un urbanisme « raisonné » : toute une idéologie politique et sociale se profile derrière


les mesures entreprises.

- un idéal de grandeur et de prestige : Napoléon III par ses grands travaux d’urbanisme
souhaitait donner à la capitale parisienne, symbole du Second Empire, une image de
grandeur et de prestige. Pendant son exil, Napoléon III avait longuement médité sur la
célèbre phrase empruntée à Auguste « qui avait trouvé une Rome de boue et avait
laissé après lui une Rome de marbre ». Métamorphoser Paris et en faire une véritable
capitale européenne, tel était donc son projet. Et la réussite de ce projet est
incontestable : à la fois par la rapidité dans l’entreprise des travaux (seulement 10
jours après le Coup d’Etat, Napoléon III rendit publiques les mesures
d’embellissement envisagées), et par l’ampleur des transformations urbaines,
l’Empereur suscita un véritable effet de surprise et d’éblouissement. D’un repaire de
malfaiteurs, le Bois de Boulogne devint ainsi un lieu à la mode fréquenté par la
bourgeoisie ; quant à l’espace malfamé que représentaient les Buttes-Chaumont,
Napoléon III en fit un lieu agréable en y aménageant des coteaux, des bocages, une
rivière, des lacs…. Les diverses Expositions universelles permirent ainsi de montrer la
prospérité du Second Empire à toute l’Europe et contribuèrent à faire de Paris une
ville modèle. En effet, ces Expositions étaient le moyen de promouvoir un certain
idéal et de diffuser à l’échelle européenne des solutions entreprises localement.
Cependant le Paris du Second Empire n’eut pas pour seule vocation d’asseoir le prestige
national et international de Napoléon III, mais eut pour objectif fondamental d’affermir sa
dynastie.

- une politique sociale précise : En effet, le génie de Napoléon III venait du fait qu’il avait
parfaitement pris conscience de l’importance qu’il fallait porter aux opinions du peuple si
il souhaitait réellement établir son pouvoir. Aussi, améliorer le cadre de vie devait
permettre de rendre le peuple « mieux portant et plus soumis ». Or, les conditions de vie
au 19è siècle dans les grandes villes industrielles étaient bien souvent déplorables, le
développement de l’industrie dans les villes provoquant un exode rural et par conséquent
un entassement anarchique des masses ouvrières au cœur des villes (soulignons qu’au
début du 19è siècle, un quart de la population des grandes cités se composait de
mendiants). Sincèrement soucieux du sort de ces populations (ce que montre son ouvrage
L’extinction du paupérisme) l’amélioration de ce cadre de vie passa par diverses mesures :
destruction des foyers de misère et autres maisons vétustes et insalubres pour faire place à
de nouvelles maisons plus aérées et plus saines, progrès en termes d’hygiène par la
construction de tout un réseau d’égouts, aménagement de nombreux espaces verts au sein
de la capitale…Dans un discours en 1850 Napoléon III évoquait ainsi ces projets : « Paris
est le cœur de la France ; mettons tous nos efforts à embellir cette grande cité, à
améliorer le sort des habitants. Ouvrons de nouvelles rues, assainissons les quartiers
populeux qui manquent d’air et de jour, et que la lumière bienfaisante du soleil pénètre
partout dans nos murs ».
Les travaux d’urbanisme étaient, en outre, le moyen d’offrir du travail aux ouvriers de
nombreuses corporations. La reconstruction de Paris marqua ainsi la reprise des Ateliers
nationaux.
Ces grands travaux d’Haussmann orchestrés par l’Empereur prirent aussi une tournure
militaire et policière. C’est en effet la peur de l’émeute qui entraîne la destruction des
logements ouvriers dans les centres-villes afin d’écarter ces « classes laborieuses » des
quartiers bourgeois. Les souvenirs de Paris au temps des révolutions, à commencer par celle
de 1789, hanteront Napoléon III au point qu’il percera dans la capitale de grandes et larges
artères où l’artillerie pourra maîtriser la situation plus facilement que dans des petites ruelles
étroites propices aux barricades. Ce réseau d’avenues en lignes droites est relié à des casernes
implantées stratégiquement afin de quadriller la capitale ; l’urbanisme haussmannien entre là
dans une phase militaire selon la volonté de Napoléon II : « dégager les grands édifices…de
façon à leur donner…une défense plus aisée dans les jours d’émeutes…Assurer la tranquillité
publique par la création de grands boulevards qui laisseraient circuler non seulement l’air et
la lumière, mais les troupes et, par une ingénieuse combinaison, rendraient le peuple mieux
portant et moins disposé à la révolte ».

Conclusion : On peut donc dire de l’haussmannisme qu’il a eu une influence certaine en


termes d’urbanisation ; en métamorphosant Paris, Haussmann a fait de la capitale parisienne
une ville modèle pour d’autres grandes villes européennes. Paris, devenue « capitale de
l’Europe » a permis la propagation des idées de l’urbanisme régulateur haussmannien, en
apportant une solution aux problèmes rencontrés par la ville industrielle du 19è siècle.
Toutefois, il serait réducteur voire inapproprié de parler de l’haussmannisme comme un
simple modèle d’esthétique urbaine : en effet, tout un projet politique- celui de Napoléon III-
sous tend les grands travaux d’Haussmann. A ce titre, Haussmann rappelle dans ses Mémoires
que l’Empereur tendait à s’énerver quand Haussmann lui parlait d’art ou d’esthétisme urbain,
pour la bonne raison que l’Empereur, lui, voyait essentiellement en l’urbanisme un moyen
utilitaire d’aboutir à ses ambitions politiques. Finalement, on pourrait dire que
l’haussmannisme sert le modèle du « napoléonisme ».

Bibliographie
Serge Berstein et Pierre Milza, Histoire du XIXè siècle, Initial, Hatier, 1996.
Michel Ragon, Histoire de l’architecture et de l’urbanisme modernes, Points Essais.
Marcel Roncayolo et Thierry Paquot, Villes et civilisation urbaine XVIIè-XXè siècle.
Michel Carmona, Haussmann, Fayard.