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Algèbre linéaire.

Exercices 2018-2019

Niveau 1.
Espaces vectoriels, sous-espaces vectoriels, familles libres et génératrices, dimension.
1. Etudier si les ensembles proposés sont des sous-espaces vectoriels des espaces précisés.
Si oui, en donner une base et la dimension.
• F1 = {( x, y , z ) ∈ 3, x + y − z = 0 }, et : F2 = {( x, y, z ) ∈ 3, x − y + z = 2.x + y + z = 0 }, dans 3
.
• G = {( x, y , z , t ) ∈ 4, x + 2. y − z − t = x − y + 3.z + 2.t = 0 }, dans 4.
• H = { P ∈ 2[X], P ( 2) = 0 }, dans [X].

2. Soit (E,+,.) un K-espace vectoriel et soit : ( u, v ) ∈ E2, tel que : u ≠ 0 .


a. Montrer que la famille ( u, v ) est liée si et seulement si : ∃ λ ∈ K, v = λ .u .
b. A-t-on l’implication : (( u, v ) est liée)  (∃ µ ∈ K, u = µ .v ) ?

3. Déterminer dans F( , ), la dimension de Vect (sin, cos) .

4. Soit E un K-espace vectoriel, et soit ( e1 ,..., e p ) une famille libre de vecteurs de E.


Montrer que si : a ∈ E, tel que : a ∉ Vect (e1 ,..., e p ) , alors ( e1 + a,..., e p + a ) est libre.

Sous-espaces vectoriels supplémentaires, sommes directes.


Dans les 3 exercices suivants, indiquer si les sous-espaces vectoriels proposés sont supplémentaires.

5. Dans , F = {( x, y, z ) ∈
3
, x − y + z = 2.x + y + z = 0 }, et : G = Vect ((0,1,−1), (1,1,1)) .
3

6. Dans E rapporté à une base ( e1 , e2 , e3 ), on note :


u = e1 − e2 + e3 , v = 2.e1 + 2.e2 + e3 , w = 4.e1 + 3.e3 , x = −e1 + 2.e2 ,
puis : F = Vect (u , v, w) , et : G = Vect (x) .

7. Dans Mn(K), les sous-espaces vectoriels formés des matrices symétriques et antisymétriques.
Même question avec les fonctions paires et impaires dans F( , ).
4
8. Dans , soient :
E = Vect ((0,1,0,2)) , F = Vect ((1,2,−1,0)) , G = {( x, y, z , t ) ∈ 4
, x + 2. y − z − t = x − y + 3.z + 2.t = 0 }.
A-t-on : 4 = E ⊕ F ⊕ G ?

9. Soient : F = { f ∈ C1( , ), f (0) = f ' (0) = 0 }, et : G = { x a a.x + b , ( a, b ) ∈ 2}.


Montrer que F et G sont des sous-espaces vectoriels supplémentaires de C1( , ).

Applications linéaires.
10. Soit : u ∈ L(E), où E est un K-espace vectoriel quelconque.
a. Montrer que : ( u 2 = 0 ) ⇔ ( Im(u ) ⊂ ker(u ) ).
b. Si f et g sont deux éléments de L(E), montrer de même que: ( fog = 0 ) ⇔ ( Im( g ) ⊂ ker( f ) ).

11. Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n , et soit : f ∈ L(E), tel que : f 3
= 0.
n
Montrer que : rg ( f 2 ) ≤ .
2

12. Soient E un K-espace vectoriel et : f ∈ L(E), nilpotent (c'est-à-dire tel que : ∃ n ∈ *, f n


= 0 ).
En s’inspirant de la factorisation de 1 − x , montrer que : g = id E − f , est inversible et exprimer son
n

inverse en fonction de f .

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2.i .π

13. Pour : n ≥ 2 , on note : ω = e n


.
n −1
Pour tout polynôme P , on pose par ailleurs : F ( P ) =  P(ω
k =0
k
). X k .

Montrer que F définit un automorphisme de n-1[X].

14. Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie, et soit : ( f , g ) ∈ L(E)², tel que :
E = Im( f ) + Im( g ) = ker( f ) + ker( g ) .
En raisonnant sur les dimensions, montrer que les sommes précédentes sont directes.

15. Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et soit : ( f , g ) ∈ L(E)2, tel que : f 2 + fog = id E .
Montrer que f et g commutent (on pourra commencer par montrer que f est bijective).

16. Soit E l’espace C∞( , ).


x
On définit ϕ et ψ sur E, par : ∀ f ∈ E, ϕ ( f ) = f ' , et : ψ ( f ) = g , avec : ∀ x ∈ , g ( x) =  f (t ).dt .
0
a. Montrer que ϕ et ψ sont des endomorphismes de E.
b. Déterminer ϕoψ et ψoϕ .
c. Déterminer image et noyau de ϕ et de ψ .

17. Soient E et F deux K-espaces vectoriels de dimension finie et : u ∈ L(E,F).


Montrer que pour tout sous-espace vectoriel E’ de E, on a : dim(u ( E ' )) = dim( E ' ) − dim( E '∩ ker(u )) .

18. Soient E, F et G des espaces vectoriels de dimension finie.


Soient : f ∈ L(E,F), et : g ∈ L(F,G).
Montrer que : ( gof est un isomorphisme) ⇔ ( f est injective, g est surjective, et : F = Im( f ) ⊕ ker( g ) ).

19. Soient E et F deux K-espaces vectoriels et : f ∈ L(E,F).


On note : A f = { g ∈ L(F,E), fogof = 0 }.
a. Montrer que A f est un espace vectoriel.
b. Montrer que si f est injective, alors : A f = { g ∈ L(F,E), Im( f ) ⊂ ker( g ) }.
c. Montrer que si f est surjective, alors : A f = { g ∈ L(F,E), Im( g ) ⊂ ker( f ) }.

20. Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie et : f ∈ L(E), tel que : rg ( f ) = rg ( f 2 ) .


a. Montrer que : Im( f ) = Im( f 2 ) , et : ker( f ) = ker( f 2 ) .
b. En déduire que : E = Im( f ) ⊕ ker( f ) .
c. Plus généralement, montrer que :
∀ ( f , g ) ∈ L(E)2, ( rg ( gof ) = rg ( g ) ) ⇔ ( E = Im( f ) + ker( g ) ),
∀ ( f , g ) ∈ L(E)2, ( rg ( gof ) = rg ( f ) ) ⇔ ( {0} = Im( f ) ∩ ker( g ) ).

21. Images et noyaux itérés.


Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de dimension finie : n ≥ 1 .
Pour tout entier naturel p , on note : I p = Im( f p ) , et : N p = ker( f p ) , où : f p
= fofo...of ( p fois).
a. Montrer que les suites ( I p ) et ( N p ) sont respectivement décroissantes et croissantes pour l’inclusion.
b. Justifier l’existence d’un entier : r ∈ , tel que : I r +1 = I r .
c. Vérifier que les deux suites ( I p ) et ( N p ) sont alors constantes à partir du rang r .
d. Montrer que : I r ⊕ N r = E .
e. Justifier que la plus petite valeur r vérifiant l’égalité de la question b est telle que : r ≤ n .

Projecteurs.
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22. Soient E un -espace vectoriel et : f ∈ L(E), tel que : f 2
− 3. f + 2.id E = 0 .
a. Montrer que ker( f − id E ) et ker( f − 2.id E ) sont supplémentaires dans E.
b. On note p (respectivement q ) le projecteur de E sur ker( f − id E ) (respectivement ker( f − 2.id E ) )
dans la direction ker( f − 2.id E ) (respectivement ker( f − id E ) ).
Déterminer p + q et montrer que : f = p + 2.q .
n
c. Calculer f pour tout valeur entière n en fonction de p et q .
−1
d. Justifier que f est inversible et exprimer f en fonction de p et q .

23. Soient : u ∈ L( 2, 3), et : v ∈ L( 3, 2), tels que uov soit un projecteur de rang 2 de 3
.
Montrer que : Im(uov ) = Im(u ) , puis que : vou = id R 2 .

24. Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie et p un projecteur de E.


On note φ l’application de L(E) dans L(E) définie par : ∀ f ∈ L(E), φ ( f ) = fop + pof .
a. Montrer que φ est un endomorphisme de L(E).
b. Montrer que : ∀ f ∈ L(E), ( φ ( f ) = f ) ⇔ ( f (ker( p )) ⊂ Im( p ) , et : f (Im( p )) ⊂ ker( p ) ).

25. Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n et soit : f ∈ L(E).


Montrer que : ( f est un projecteur) ⇔ ( rg ( f ) + rg ( f − id E ) = n ).
On pourra faire intervenir ker( f ) et ker( f − id E ) .

Matrices.
26. On note, pour : 0 ≤ k ≤ 3 , Pk = ( X + 1) k , puis : B’ = ( P0 , P1 , P2 , P3 ).
a. Justifier que B’ est un base de 3[X].
b. Déterminer la matrice de passage de B, base canonique de 3[X], à B’ puis celle de B’ à B.

3 2
27. Soit : A =   .
 1 1 
a. Montrer que : A 2 − 4. A + I 2 = 0 .
b. En déduire que A est inversible et donner A −1 .
c. Montrer alors que : ∀ k ∈ , A k ∈ Vect ( I 2 , A) (on distinguera suivant le signe de k ).

 2 −1 2 
 
28. Soit : A =  5 − 3 3  .
 − 1 0 − 2
 
Calculer ( A + I 3 ) , en déduire que A est inversible et préciser A −1 .
3

0 0 1
 
29. On note : J =  1 0 0  .
 0 1 0
 
a. Déterminer le plus petit sous-espace vectoriel (au sens de l’inclusion) F de M3( ) contenant J et
stable par multiplication.
b. Préciser la dimension et une base de F .

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a b L b 1 L L 1
   
b O O M  M M
30. On note : F = { M (a, b) =  , ( a, b ) ∈ 2
} ⊂ M ( ), avec : n ≥ 2 , et : U = .
M O O b M M
n

   
b L b a 1 L L 1
  
a. Montrer que F est un sous-espace vectoriel de Mn( ), et en préciser une base et la dimension.
b. Calculer le produit de deux éléments de F à l’aide de U .
c. Calculer : M ( a, b) p , pour tout : ( a, b ) ∈ 2, et : p ∈ .
d. Trouver des conditions nécessaires et suffisantes sur ( a, b ) pour que M ( a, b) soit inversible et
préciser alors M ( a, b) −1 .

31. Soient : A, B, C ∈ Mn(K), non nulles avec : n ≥ 2 , vérifiant : A.B.C = 0 .


Montrer qu'au moins deux des matrices A, B, C ne sont pas inversibles.

1 2 2 
 
32. a. Déterminer noyau et image de f dont la matrice dans la base canonique de 3 est  0 − 1 − 1 .
0 0 0 
 
b. Sont-ils supplémentaires ?
f est-il un projecteur ?
c. Que dire du rang de la matrice, ou du rang de f ?
Quels résultats étaient prévisibles ?

1 2
33. On note : E = M2( ), A =   , et u l’endomorphisme de E dans E, qui à X fait correspondre X . A .
 2 4
Montrer que : u ∈ L(E), trouver son image, son noyau, et sa matrice représentative dans la base
canonique de E.

34. Soit ϕ l’endomorphisme de n[X] défini par : ∀ P ∈ n[X], ϕ ( P ) = P ( X + 1) .


a. Ecrire la matrice A de ϕ dans la base canonique B de n[X].
b. Montrer que A est inversible et calculer A −1 .

35. Soit E un K-espace vectoriel de dimension n , et soit : f ∈ L(E), tel que : E = Im( f ) ⊕ ker( f ) .
Montrer à l’aide par exemple d’une analyse-synthèse, qu’il existe une base B de E telle que :
 A' 0 
mat B ( f ) =   , matrice par blocs avec : A' ∈ Glr(K), où : r = rg ( f ) .
 0 0

36. Soient E un K-espace vectoriel de dimension 3 et : u ∈ L(E), tel que : u ≠ 0 , u 2 = 0 .


a. Si u est solution du problème, comparer Im(u ) et ker(u ) , et en déduire rg (u ) .
b. A l’aide d’une analyse-synthèse, montrer qu’il existe une base B de E dans laquelle :
 0 0 0
 
mat B (u ) =  1 0 0  .
 0 0 0
 

37. Soit E un K-espace vectoriel de dimension 3, et soit : f ∈ L(E), tel que : f 3


= 0, f 2 ≠ 0.
 0 0 0
 
a. Montrer qu’il existe une base B de E telle que : mat B ( f ) = A =  1 0 0  .
 0 1 0
 
b. Monter que : ∀ g ∈ L(E), ( gof = fog ) ⇔ ( g ∈ Vect (id E , f , f ) ).
2

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c. Généraliser pour un espace de dimension n .

38. Matrice à diagonale strictement dominante.


n
Soit : A = ( ai , j ) ∈ Mn( ), telle que : ∀ 1 ≤ i ≤ n , a
j =1
i, j < a i ,i .
j ≠i

a. En utilisant : X ∈ Mn,1( ), X ≠ 0 , A. X = 0 , et i0 tel que : xi0 = max xi , aboutir à une contradiction.


1≤i ≤ n
b. En déduire que la matrice A est inversible.

Trace.
39. Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie.
a. Pour : ( f , g ) ∈ L(E)2, calculer tr ( fog − gof ) .
b. En déduire que dans un espace vectoriel de dimension finie, il n’existe pas de couple ( f , g )
d’endomorphismes tel que : fog − gof = id E .

40. Soit : A ∈ Mn( ), telle que : tr ( A) ≠ 0 , et soit φ définie sur Mn( ) par :
∀ M ∈ Mn( ), φ ( M ) = tr ( A).M − tr ( M ). A .
a. Montrer que φ est un endomorphisme de Mn( ).
b. Déterminer le noyau puis l’image de φ .

41. Soit A et B deux éléments de Mn(K).


On considère l’équation : X + tr ( X ). A = B , d’inconnue : X ∈ Mn(K).
a. Montrer qu’une solution de cette équation est nécessairement de la forme : X = B + λ . A , où : λ ∈ K.
b. Réciproquement, montrer que :
• si : tr ( A) ≠ −1 , cette équation admet une solution unique que l’on précisera.
• si : tr ( A) = −1 , l’équation n’admet pas de solution ou en admet une infinité suivant la valeur de
tr (B ) , et préciser alors ces solutions.

Formes linéaires, dualité, hyperplans.


42. Soient D une droite vectorielle et H un hyperplan d'un K-espace vectoriel E de dimension : n ∈ *.
a. Montrer que si : D ⊄ H , alors D et H sont supplémentaires dans E.
b. La réciproque est-elle vraie ?

  X X
43. Soit : n ∈ *, et soit φ définie par : ∀ P ∈ n[X], φ ( P ) = P
 + P  1 −  − 2 .P ( X ) .
  2 2
a. Déterminer le degré de φ (P ) en fonction de celui de P , pour : P ∈ n[X].
b. En déduire que φ permet de définir un endomorphisme de n[X] (que l’on notera encore φ ).
c. Déterminer ker(φ ) et une base de Im(φ ) .
1
d. On considère alors l’application de n[X] dans notée θ et définie par : ∀ P ∈ n[X], θ ( P) =  P (t ).dt .
0
Montrer que θ est une forme linéaire sur n[X] et que : ker(θ ) = Im(φ ) .

44. Soient E un -espace vectoriel de dimension finie n , u ∈ E, et f une forme linéaire non nulle sur E.
On appelle φ l’endomorphisme de E défini par : ∀ x ∈ E, φ ( x) = f ( x).u .
Montrer que : det(id E + φ ) = 1 + f (u ) .

Calcul de déterminants.

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1 1 1
45. Montrer que si α, β, γ sont des réels entre 0 et π, de somme π, alors : cos(α ) cos( β ) cos(γ ) = 0 .
α  β  γ 
tan   tan   tan  
2 2 2
0 x y z
x 0 z y
46. Calculer : D = , où : ( x, y , z ) ∈ 3
, puis déterminer : {( x, y , z ) ∈ 3
, D = 0 }.
y z 0 x
z y x 0

47. Calculer le déterminant des matrices suivantes :


a a L L a
1 1 L 1    0 1 L 1
  a a 0 L 0  
1 2 O M  −1 0 O M
• , avec : n ∈ *, • M 0 O O M  , avec : a ∈ , •  .
M O O 1   M O O 1
  M M O O 0  
1 L 1 n   −1 L −1 0  ( n )
  a  
 0 L 0 a  ( n)

48. Soient a1 ,..., a n des nombres complexes.


On définit la matrice A par : ∀ 1 ≤ i, j ≤ n , a i , j = a max( i , j ) .
a. Ecrire la matrice A et calculer son déterminant.
b. En déduire les déterminants det((max(i, j ))1≤i ≤ n ,1≤ j ≤ n ) , et det((min(i, j ))1≤i ≤ n ,1≤ j ≤ n ) .

Déterminants tridiagonaux.
49. Soient : ( a, b ) ∈ K2, α ∈ , et : n ≥ 2 .
a + b a.b 0 L 0 2. cos(α ) 1 0 L 0
1 O O O M 1 O O O M
Calculer : Dn = 0 O O O 0 , puis : ∆ n = 0 O O O 0 .
M O O O a.b M O O O 1
0 1 a+b
L 0 0 L 0 1 2. cos(α )
Pour Dn , on distinguera les cas : a ≠ b , et : a = b .

Déterminant de Vandermonde.
1 x1 L x1n−1 1 x1 L x1n −1
1 x 2 L x 2n−1 M M M
50. Pour : ( x1 ,..., x n ) ∈ Kn, on pose : Vn ( x1 ,..., x n ) = , puis : Pn ( x) = n −1
.
M M M 1 x n −1 L x n −1
1 x n L x nn−1 1 x L x n −1
a. Montrer que : Pn ∈ Kn-1[X].
b. Que vaut Vn ( x1 ,..., x n ) si deux des xi sont égaux entre eux ?
c. Dans le cas où les xi sont distincts 2 à 2, donner une expression factorisée de Pn .
d. En déduire que :
∀( x1 ,..., x n ) ∈ Kn, Vn ( x1 ,..., x n ) = ( x n − x1 )...( x n − x n −1 ).Vn −1 ( x1 ,..., x n −1 ) puis la valeur de Vn ( x1 ,..., x n ) .
e. Retrouver, directement à partir de l’expression de Vn ( x1 ,..., x n ) la relation de récurrence précédente.

Déterminants par blocs.

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51. Soient A, B, C , D quatre matrices de Mn(K), telles que C et D commutent et D est inversible.
A B  D 0
On pose par ailleurs : M =   , et : N =   .
C D − C In 
A l’aide d’un produit faisant intervenir la matrice N , montrer que : det( M ) = det( A.D − B.C ) .

 A B
52. Soit : ( A, B ) ∈ Mn(K)2, et soit M définie par blocs par : M =  .
BA 
En utilisant des combinaisons de lignes ou de colonnes, montrer que : det( M ) = det( A + B ). det( A − B ) .

Déterminants et applications linéaires.


3 − 5 2 4 
 
7 − 4 1 3 
53. Soit : u ∈ L( ), de matrice représentative dans la base canonique : A = 
4
.
5 7 − 4 − 6
 
 1 6 − 3 − 5
 
Déterminer rg (A) , et donner une condition nécessaire et suffisante pour que : ( x, y, z , t ) ∈ Im(u ) .

54. Soit : F = { x a e x .P ( x) , avec : P ∈ n[X]}.


a. Montrer que F est un sous-espace vectoriel de F( , ).
b. Montrer que la dérivation de fonctions est un endomorphisme de F dont on calculera le déterminant.

55. Soit f un endomorphisme de considéré comme un -espace vectoriel.


a. Rappeler la dimension de dans ce cas, puis une base de comme -espace vectoriel.
b. Montrer qu’il existe un unique couple ( a, b ) de complexes tels que : ∀ z ∈ , f ( z ) = a.z + b.z .
c. Exprimer det( f ) en fonction de a et de b .

Systèmes linéaires.
56. Résoudre les systèmes :
m.x + y + z = 1
 x + m. y + z = m x + y + z = 1
 
(S1)  , (S2) a.x + b. y + c.z = d ,
 x + y + m.z = 1 a.(a − 1).x + b.(b − 1). y + c.(c − 1).z = d .(d − 1)
 x + y + z = m

avec : m ∈ , et : ( a, b, c, d ) ∈ 4
.

57. Peut-on trouver des valeurs de m , pour lesquelles le système (S) admet d’autres solutions que (0,0,0) ?
 x − (m + 1). y − z = 0

(S) m.x + 2. y − (3.m + 2).z = 0 .
2.x − 3. y + 3.z = 0

Calcul de rang de matrice.


1 0 L 0 α
 
α O O 0
58. Pour : n ∈ *, et : α ∈ , on note : M (α ) =  0 O O O M  .
 
 M O O O 0
0 L 0 α 1
 
Calculer det( M (α )) , et en déduire rg ( M (α )) , suivant la valeur de α .

Niveau 2.
Espaces vectoriels, sous-espaces vectoriels, familles libres et génératrices, dimension.
PSI Dupuy de Lôme – Chapitre 04 : Algèbre linéaire (Exercices). -7-
59. Dans : E = F( , ), on note f n la fonction définie sur , pour : n ∈ , par : ∀ x ∈ , f n ( x) = sin( x + n) .
Déterminer, pour tout : n ∈ , dim( Fn ) , où : Fn = Vect ( f 0 , f 1 ,..., f n ) .

60. Déterminer une base et la dimension du sous-espace vectoriel F de F( ] − 1,+1 [, ) engendré par les
fonctions définies par :
1− x 1+ x 1 x
∀ x ∈ ] − 1,+1 [, f 1 ( x) = , f 2 ( x) = , f 3 ( x) = , f 4 ( x) = .
1+ x 1− x 1 − x² 1 − x²

Sous-espaces vectoriels supplémentaires, sommes directes.


π 
61. Montrer que : Vect (sin, cos) ⊕ { f ∈ E, f (0) = f   = f (π ) } = C ([0,π], ).
0

2

62. Dans [X], F = 2[X], et : G = { P ∈ [X], P (a ) = P ' (a ) = 0 }, avec : a ∈ , sont-ils supplémentaires ?

Applications linéaires, projecteurs.


63. Soit : E = C∞( , ), et u qui à f fait correspondre f ' ' .
a. Déterminer Im(u ) et ker(u ) .
b. A-t-on : E = Im(u ) ⊕ ker(u ) ?

64. Soient : E = C0([0,1], ), et T l’application définie par :


x
∀ f ∈ E, ∀ x ∈ [0,1], T ( f )( x) = 0
f (4.(t − t 2 )).dt .
a. Justifier que T est un endomorphisme de E.
b. T est-il injectif ? surjectif ?

65. Soient : n ∈ *, et ∆ (dérivée discrète), l’application de n[X] dans [X] définie par :
∀ P ∈ n[X], ∆ ( P ) = P ( X + 1) − P ( X ) .
a. Montrer que ∆ permet de définir un endomorphisme de n[X], que l’on notera ∆n.
b. Montrer que : ∆nn+1 = 0 (c’est-à-dire ∆n est nilpotent d’ordre n + 1 ).
c. En déduire qu’il existe des constantes a 0 ,..., a n +1 (que l’on déterminera) telles que :
n +1
∀ P ∈ n[X], a
k =0
k .P ( X + k ) = 0 .

On pourra faire intervenir l’endomorphisme T de n[X] défini par : ∀ P ∈ n[X], T ( P ) = P ( X + 1) .

66. Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E.


On suppose que pour tout élément x de E, ( x, f ( x ) ) est une famille liée.
Montrer que f est une homothétie.
Remarque : en dimension finie, on pourra utiliser une base de l’espace.

67. Soit : E = , et soit p , qui à une suite ( u n ) associe la suite ( v n ) définie par :
v0 = u 0 , v1 = u1 , ∀ n ∈ , v n + 2 = v n+1 + 6.v n .
Montrer que p est un projecteur de E.

68. Soient f , g et h trois endomorphismes d’un K-espace vectoriel E, tels que :


fog = h , goh = f , hof = g .
a. Montrer que f , g et h ont même image et même noyau.
b. Montrer que : f 5 = f .
c. En déduire que : E = Im( f ) ⊕ ker( f ) .

PSI Dupuy de Lôme – Chapitre 04 : Algèbre linéaire (Exercices). -8-


69. Soient f et g deux endomorphismes d'un K-espace vectoriel E tels que : fog = id E .
a. Montrer que : ker( gof ) = ker( f ) , et : Im( gof ) = Im( g ) .
b. Montrer que : E = ker( f ) ⊕ Im( g ) .
c. Dans quel cas peut-on conclure : g = f −1 ?
d. Calculer ( gof )o( gof ) et caractériser gof .

70. Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et soit : ( f , g ) ∈ L(E)2.


On veut montrer que : rg ( f ) − rg ( g ) ≤ rg ( f + g ) ≤ rg ( f ) + rg ( g ) .
a. Montrer que : Im( f + g ) ⊂ Im( f ) + Im( g ) , et en déduire la deuxième inégalité.
b. Montrer qu’il suffit de démontrer que : (rg ( f ) − rg ( g )) ≤ rg ( f + g ) , pour établir la première inégalité, et
la déduire de l’inégalité que l’on vient de démontrer.

71. Soient u et v deux endomorphismes d’un K-espace vectoriel E de dimension finie.


On pose E’ un supplémentaire de ker(u ) dans E, soit : E = E '⊕ ker(u ) .
a. Montrer que : ker(vou ) = ker(u ) ⊕ ker(vou E ' ) .
b. On note ( e'1 ,..., e' k ), une base de ker(vou E ' ) .
Montrer que ( u (e'1 ),..., u (e' k ) ) est libre et en déduire que : dim(ker(vou E ' )) ≤ dim(ker(v)) .
c. Montrer que : dim(ker(vou )) ≤ dim(ker(u )) + dim(ker(v)) .

72. Soient E un K-espace vectoriel, et : ( f , g ) ∈ L(E)2, tels que : gofog = g , fogof = f .


a. Montrer que Im( f ) et ker(g ) sont supplémentaires dans E.
b. Justifier que : f (Im( g )) = Im( f ) .

73. Soient E un K-espace vectoriel, F un sous-espace vectoriel de E, et : u ∈ L(E).


a. Montrer que : u −1 (u ( F )) = F + ker(u ) .
b. Exprimer de même u (u −1 ( F )) en fonction de F et de Im(u ) .
c. Trouver une condition nécessaire et suffisante pour que : u −1 (u ( F )) = u (u −1 ( F )) .

74. Soit E l’espace vectoriel des fonctions continues et 1-périodiques sur .


1
A toute fonction f de E, on associe : φ ( f ) = f −  f (t ).dt .
0
Montrer que φ est une projection vectorielle dont on déterminera les éléments caractéristiques.

Matrices.
75. Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et soit f dans L(E), tel que : f 2 = 0 .
a. On suppose E de dimension 4.
Que peut-on dire de rg ( f ) ?
Montrer que l’on peut trouver une base de E dans laquelle la matrice représentative de f est ‘simple’.
0 Ir 
b. Si E est de dimension n , montrer qu’il existe une base B de E telle que : mat ( f , B ) =   ,
0 0 
matrice définie par blocs, avec : r = rg ( f ) .

76. Soient E un K-espace vectoriel de dimension n , et : u ∈ L(E).


a. Montrer que : ker(u ) = Im(u ) , si et seulement si : u 2 = 0 , et : n = 2.rg (u ) .
b. Montrer que : ker(u ) = Im(u ) , si et seulement si il existe une base de E dans laquelle u a pour matrice
0 A n n
  , où A est une matrice carrée inversible de type  , .
0 0  2 2

PSI Dupuy de Lôme – Chapitre 04 : Algèbre linéaire (Exercices). -9-


77. On note : En = n-1[X], où : n ∈ *.
On note par ailleurs u n , de En dans En+1, tel que : u n ( P ) = Q , où : ∀ x ∈ , Q ( x) = e x ² .
dx
(
d −x²
)
e .P ( x ) .

Vérifier que ces données sont cohérentes, trouver Im(u n ) , ker(u n ) , et mat (u n , Bn,Bn+1), où Bn est la
base canonique de En.

78. Soit : n ∈ *.
n
X
Montrer que : ∀ Q ∈ n[X], ∃ ! P ∈ n[X], Q = P
i =0
(i )
 i .
2 
Préciser P pour : n = 3 , Q = X . 3

79. Soit : A ∈ Mn( ), telle que : a i , j = 1 − δ i , j .


Calculer A 2 puis A −1 .

0 10 L1 0 L 0 1
0
   
1 O O 0 1 O O 0
80. Dans Mn( ) on définit les matrices : A =  0 O O O M  , M = 0 O O O M  .
   
M O O O 0  M O O O 0
0  0 L 0 1 1
 L 0 1 0  
a. A l’aide de l’endomorphisme canoniquement associé à A , calculer A , pour tout entier : k ∈ .
k

b. En déduire M k , pour tout entier : k ∈ .

Calcul de déterminants.
81. Soit : A ∈ Mn( ), et A' déduite de A par : ∀ 1 ≤ i, j ≤ n , a ' i , j = (−1) i + j .ai , j .
Calculer det( A' ) en fonction de det( A) .

82. Soit : A ∈ Mn( ), telle que : ∀ 1 ≤ i, j ≤ n , a i , j = ±1 .


Montrer que det( A) est un entier divisible par 2 n −1 .

n
83. Soit A une matrice de Mn( ), telle que : ∀ 1 ≤ i, j ≤ n , a i , j ≥ 0 , et : ∀ 1 ≤ i ≤ n , a
j =1
i, j ≤1.

Montrer à l’aide d’une récurrence que : det( A) ≤ 1 .

84. Soient : n ∈ *, et : ( A, B ) ∈ Mn( )², tels que : A.B − B. A = B .


a. Montrer que : ∀ k ∈ , A.B k = B k .( A + k .I n ) .
b. En déduire que : det( B ) = 0 .
c. Que peut-on dire de tr ( B ) ?

 c b L b
1 L 1  
  a c O M 
85. Pour a, b, c dans K, on définit les matrices carrées : J =  M M  , et : M (a, b) =  .
1 L 1 M O O b
   
a L a c
 
a. Montrer que : x a ϕ ( x) = det( M ( a, b) − x.J ) , est un polynôme en x de degré au plus 1.
En déduire dans le cas où : a ≠ b , et après avoir calculé ϕ ( a ) et ϕ (b) , la valeur de det( M ( a, b)) .
b. Montrer que : x a ψ ( x) = det( M ( a, x)) , est un polynôme en x , et donc une fonction continue de x .
En déduire la valeur de det( M ( a, a )) , (soit det( M ( a, b)) lorsque : a = b ).

PSI Dupuy de Lôme – Chapitre 04 : Algèbre linéaire (Exercices). - 10 -


c. Retrouver ce dernier résultat par un calcul direct.

2 1 L 1
1 O O M
86. Soit : Dn = , pour : n ≥ 1 .
M O n 1
1 L 1 n +1
 1   1  0 
     
 M  M  M 
a. En écrivant la dernière colonne sous la forme :  = + , et à l’aide de la n -linéarité, trouver
1   1  0 
     
 n + 1  1  n 
     
une relation entre Dn et Dn +1 .
n
1
b. En déduire la valeur de Dn à l’aide en particulier de : H n = k .
k =1

Déterminants tridiagonaux.
1 + x 2 x 0 L 0 
 
 x O O O M 
87. On pose : An ( x) =  0 O O O 0  , pour : n ≥ 1 , et : x ∈ .

 M O O O x 
 
 0 L 0 x 1+ x2 
Calculer det( An ( x)) pour tout entier n suivant la valeur de x .

Déterminant de Vandermonde.
88. Soient ( x1 ,..., x n ) des réels, et f 1 ,..., f n −1 , des polynômes normalisés de degrés respectifs 1,2,..., n − 1 .
1 f 1 ( x1 ) L f n−1 ( x1 ) 1 x1 L x1n −1
M M M M M M
a. Montrer que : = , et en déduire la valeur du déterminant.
M M M M M M
1 f 1 ( x n ) L f n−1 ( x n ) 1 x n L x nn −1
b. Montrer que : ∀ k ∈ *, cos(k .x) est un polynôme en cos(x) , de degré k et de coefficient dominant
1 cos(a1 ) L cos(n.a1 )
M M M
égal à 2 k −1 , et en déduire la valeur de : ∆ n +1 = , où : ( a1 ,..., a n +1 ) ∈ n+1
.
M M M
1 cos(a n +1 ) L cos(n.a n +1 )

Déterminants, applications linéaires et matrices.


89. Soit f de Mn( ) dans lui-même, telle que : f ( X ) = t X .
a. Calculer det( f ) .
b. Pouvait-on prévoir sa valeur ? ou que ce déterminant serait non nul ?

n
90. Soit A une matrice réelle à diagonale strictement dominante, donc telle que : ∀ 1 ≤ i ≤ n , a
j=1
i, j < a i ,i .
j≠ i

On rappelle qu’une telle matrice est inversible (voir exercice 38).


On suppose de plus que : ∀ 1 ≤ i ≤ n , a i ,i > 0 .
a. Montrer que f : x a det( A + x.I n ) , est polynomiale de degré n et préciser son coefficient dominant.
b. Montrer que la matrice ( A + x.I n ) est à diagonale strictement dominante pour tout : x ∈ +
.
PSI Dupuy de Lôme – Chapitre 04 : Algèbre linéaire (Exercices). - 11 -
c. Etudier la limite de f en +∞, et en déduire que : det( A) > 0 .

91. Soient A et B deux matrices de Mn( ), telles que : ∃ P ∈ Gln( ), B = P −1 . A.P .


On décompose P en partie réelle et imaginaire : P = P1 + i.P2 , avec : ( P1 , P2 ) ∈ Mn( )2.
a. Montrer que : P1 .B = A.P1 , et : P2 .B = A.P2 .
b. Montrer que l’application : x a det( P1 + x.P2 ) , est polynomiale en x .
c. En déduire que : ∃ a ∈ , det( P1 + a.P2 ) ≠ 0 .
d. Conclure que : ∃ Q ∈ Gln( ), B = Q −1 . A.Q .
e. Que vient-on de démontrer ?

Niveau 3.
Sous-espaces vectoriels supplémentaires, sommes directes.
92. Soient : E = C0( , ), E+ = { f ∈ E, f est nulle sur –}, E– = { f ∈ E, f est nulle sur +
}, et E0 l’ensemble
des fonctions constantes sur .
a. Montrer que ces trois ensembles sont des sous-espaces vectoriels de E.
b. Montrer que : E = E+ ⊕ E– ⊕ E0.

+1
93. Soient : F = { f ∈ C0([ − 1,+1 ], ), 
−1
f (t ).dt = 0 }, et : G = { f ∈ C0([ − 1,+1 ], ), f constante}.
Montrer que F et G sont des sous-espaces vectoriels supplémentaires de C0([ − 1,+1 ], ).

94. Dans , ensemble des suites complexes, les sous-espaces vectoriels :


F = {( u n ) ∈ , u 0 = u1 = 0 },
G = {( u n ) ∈ , u 0 ∈ , u1 ∈ , ∀ n ∈ , u n + 2 = 5.u n +1 − 4.u n },
sont-ils supplémentaires ?

Applications linéaires, projecteurs.


95. Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de dimension n .
p −1
On suppose que f est nilpotent d’indice p , à savoir : f p
= 0, f ≠ 0.
p −1
a. Montrer qu’il existe : x ∈ E, tel que : ( x, f ( x ),..., f ( x) ) libre.
b. En déduire que : p ≤ n , puis que : f n
= 0.

96. On note : E = C∞( , ), et D l’application dérivée dans E.


On définit par ailleurs : ϕ ∈ L(E), par : ∀ f ∈ E, ϕ ( f ) = f ' '−3. f '+2. f .
a. Exprimer ϕ en fonction de D .
b. Montrer que : ker(ϕ ) = ker( D − id E ) ⊕ ker( D − 2.id E ) .
c. En déduire ker(ϕ ) sans l’aide de la résolution des équations différentielles du second ordre.

97. Soient F et G des sous-espaces vectoriels d’un K-espace vectoriel E de dimension finie n .
Montrer que les affirmations suivantes sont équivalentes :
• ∃ u ∈ L(E), tel que : Im(u ) = F , et : ker(u ) = G ,
• dim( F ) + dim(G ) = n .

98. Soient E un K-espace vectoriel, E’ un sous-espace vectoriel, et F1 , F2 des supplémentaires de E’ dans E.


Soit p la projection de E sur F1 parallèlement à E’.
Montrer que p définit un isomorphisme de F2 sur F1 .

99. Soient E0, E1, … , En, des K-espaces vectoriels, et f 0 , f1 ,..., f n +1 , des applications linéaires, vérifiant :
{0} →
f
E 0 →
0 f
E1 →
1f
... →
 E n−1 →
f 2 f
 {0},
E n →
f n −1 n n +1

et la propriété de suite exacte, à savoir : ∀ 0 ≤ k ≤ n , Im( f k ) = ker( f k +1 ) .

PSI Dupuy de Lôme – Chapitre 04 : Algèbre linéaire (Exercices). - 12 -


a. Que cela signifie-t-il pour f1 et f n ?
n
b. En supposant tous les espaces de dimension finie, montrer que :  (−1)
k =0
k
. dim( E k ) = 0 .

c. Construire une suite exacte avec F + G , F ∩ G et F × G , où F et G sont deux sous-espaces


vectoriels d’un K-espace vectoriel de dimension finie E et retrouver la formule de Grassmann.

Matrices.
100. Déterminer le centre de Mn(K), soit : { C ∈ Mn(K), ∀ X ∈ Mn(K), X .C = C. X }.
On pourra utiliser une base de Mn(K).

101. Soit : A ∈ Mn,p( ), de rang r .


Montrer qu’on peut trouver deux matrices : B ∈ Mn,r( ), et : C ∈ Mr,p( ), telles que : A = BC .

102. Montrer par récurrence sur n que toute matrice nilpotente de taille n est semblable à une matrice
triangulaire supérieure stricte (c'est-à-dire une matrice triangulaire dont la diagonale est formée de 0).

a b 
103. Soit : A =   , telle que : 0 ≤ d ≤ c ≤ b ≤ a .
c d 
 a n bn 
Pour : n ≥ 2 , on note : A n =   .
 cn d n 
Montrer que : ∀ n ≥ 2 , on a : bn + c n ≤ a n + d n .

Trace.
104. Soit : H ∈ Mn(K), telle que : rg ( H ) ≤ 1 .
a. Montrer qu’il existe U et V dans Mn,1(K), telle que : H = U .t V , et : tr ( H )= t V .U .
b. En déduire que : H 2 = tr ( H ).H .
c. Soit : A ∈ M3( ).
Montrer l’équivalence : ( A 2 = 0 ) ⇔ ( rg ( A) ≤ 1 , et : tr ( A) = 0 ).

105. Résoudre dans M2( ) le système d’inconnues X et Y suivant :


4 8  1 1 
{ tr ( X ).Y + tr (Y ). X =   , et : X .Y =   }.
4 − 4  4 − 2

106. Soient : N = { M ∈ Mn( ), ∃ p ∈ , M p


= 0 }, et : T = { M ∈ Mn( ), tr ( M ) = 0 }.
Montrer que : Vect ( N ) = T .

Formes linéaires, dualité, hyperplans.


107. Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie, et soit F un sous-espace vectoriel de F.
a. En utilisant une base de E adaptée à F, montrer que F est l’intersection d’un nombre fini d’hyperplans.
b. Montrer que le nombre minimum d’hyperplans pour obtenir le résultat précédent est dim( F ) .

108. a. Si A et B dans Mn(K), vérifient : ∀ X ∈ Mn(K), tr ( A. X ) = tr ( B. X ) , montrer que : A = B .


b. Soit : f ∈ Mn(K)*.
Montrer que : ∃ ! F ∈ Mn(K), tel que : ∀ A ∈ Mn(K), f ( A) = tr ( A.F ) .
c. Soit : f ∈ Mn(K)*, telle que : ∀( A, B ) ∈ Mn(K)², f ( A.B ) = f ( B. A) .
Montrer que : ∃ λ ∈ K, f = λ .tr .

PSI Dupuy de Lôme – Chapitre 04 : Algèbre linéaire (Exercices). - 13 -


109. Soient a 0 ,..., a n n + 1 réels distincts deux à deux.
n (X − a j )
Pour tout k , on pose : Pk = ∏ (a
j =0 − aj)
.
k
j≠k

a. Montrer que ( P0 ,..., Pn ) est une base de n[X], et trouver les coordonnées d’un polynôme
quelconque dans cette base.
b. Montrer que : ∀( b0 ,..., bn ) ∈ n+1, il existe un unique polynôme Q de n[X], tel que :
∀ 0 ≤ i ≤ n , Q ( ai ) = bi .
1 n
c. Montrer que : ∃ ( c0 ,..., c n ) ∈ n+1
,∀ P ∈ n[X],  P (t ).dt =  c k .P (a k ) .
0
k =0

d. Déterminer les éléments c0 ,..., c n .

110. Soient E = 2[X], et a un réel.


Soient y 0 , y1 , y 2 les formes linéaires qui à P de E font correspondre P ( a ) , P ' ( a ) , P ' ' ( a ) .
a. Ces formes sont-elles indépendantes ?
b. Généraliser à n[X], et aux formes y k qui à P font correspondre P ( k ) ( a ) .
c. Montrer qu’on obtient ainsi une base de n[X]*.

111. Dans : E = 3[X], avec a, b, c réels deux à deux distincts, on note y a , y b , y c les formes qui à P dans E,
b
font correspondre P ( a ), P (b), P (c) , et y définie par : y ( P ) = a
P(t ).dt .
La famille ( y a , y b , y c , y ) est-elle libre dans E* ?

112. Soient E un K-espace vectoriel, et y * , z * des éléments de E* non nuls.


Montrer qu’il existe un vecteur x de E vérifiant : y * ( x).z * ( x) ≠ 0 .

Formes multilinéaires.
113. Soit E un K-espace vectoriel de dimension n , soit B une base de E, et soit : u ∈ L(E).
n
Pour : ( x1 ,..., x n ) ∈ En, on pose : f ( x1 ,..., x n ) =  det B ( x ,..., x
i =1
1 i −1 , u ( xi ), xi +1 ,..., x n ) .

Montrer que f est n -linéaire alternée, puis que : f = tr (u ). det B.

114. a. Soient E un K-espace vectoriel de dimension n , B une base de E et a, x1 ,..., x n des vecteurs de E.
n
Montrer que : det B ( a + x1 , a + x 2 ,..., a + x n ) = det B ( x1 ,..., x n ) +  det B ( x ,..., x
i =1
1 i −1 , a, xi +1 ,..., x n ) .

a1 + b1 b1 L b1
b2 a 2 + b2 O M
b. En déduire : , où a1 ,..., a n , b1 ,..., bn sont des scalaires.
M O O bn −1
bn L bn an + bn

Calculs de déterminants.
115. Calculer le déterminant de la matrice : A ∈ Mn( ), avec : ∀ ( i, j ) ∈ ai , j = (i + j − 1) 2 . 2
n ,

On pourra faire intervenir une famille de n polynômes de degré 2, notamment pour : n ≥ 3 .

116. On note, pour : n ∈ *, A la matrice n × n dont le terme générique a i , j vaut :


k
S k =  p où : k = min(i, j ) .
p =1

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Préciser la matrice A et calculer son déterminant.

117. Soit : ( a, x1 ,..., x n ) ∈ Kn+1, et :


0
a + x1 a L a  
M 1
a O O M  
Dn = , E i =  1  ∈ Mn,1(K), où le 1 est sur la i ème
ligne et : C =  M  ∈ Mn,1(K).
M O O a  
M 1
a L a a + xn  
0
 
a. Ecrire Dn à l’aide des colonnes Ei et C .
b. En déduire, à l’aide de la n -linéarité du déterminant, la valeur de Dn .

118. Déterminants de Cauchy et de Hilbert.


Soient : n ≥ 2 , et : a1 ,..., a n , b1 ,..., bn des réels tels que : ∀ 1 ≤ i, j ≤ n , a i + b j ≠ 0 .
 1 
On pose par ailleurs : Dn = det   .
a +b 
 i j 1≤i ≤ n ,1≤ j ≤ n

a. En utilisant comme pivot la dernière colonne dans un premier temps, puis la dernière ligne dans un
(b1 − bn )...(bn −1 − bn ).(a1 − a n )...(a n−1 − a n )
deuxième temps, montrer que : Dn = .Dn −1 .
(a1 + bn )...(a n −1 + bn ).(a n + bn ).(a n + bn −1 )...(a n + b1 )
b. En déduire la valeur de Dn pour tout : n ≥ 1 (déterminant de Cauchy).
c. Dans le cas où : a i = i , b j = j , ∀ 1 ≤ i, j ≤ n , donner la valeur de Dn (déterminant de Hilbert).

1 0 L 0 x
 2
M   O M x2
1
M M O 0 M
119. Pour : ( p, x ) ∈ × , on note : ϕ p ( x) =  p  .
M M   x p
 p − 1
 p + 1  p + 1
1   L   x p +1
 1   p − 1
a. Montrer que : ∀ ( p, x ) ∈ × , ϕ p ( x + 1) − ϕ p ( x) = ( p + 1)!.x p .
n
b. Montrer que : ∀ n ∈ *, ∀ p ∈ , ϕ p (n + 1) = ( p + 1)!. k
k =1
p
.
n n n
c. En déduire la valeur de : k ,
k =1
k2 ,
k =1
k k =1
3
, en calculant 3 déterminants.

120. Soit : A ∈ Mn( ), telle que : ∀ X ∈ Mn( ), det( A + X ) = det( A) + det( X ) .


a. Que dire de A si : n = 1 ?
Pour : n ≥ 2 , on note : r = rg ( A) .
b. Montrer que : det( A) = 0 , puis que : r < n .
c. Montrer qu’il existe une matrice X de rang n − r telle que : det( A + X ) ≠ 0 .
En déduire que : r = 0 , puis que A est nulle.

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