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Pour un malade diabétique, les injections à vie d’insuline, la prise

récurrente de médicaments, le régime alimentaire et l’hygiène de


vie strictes ne suffisent pas. Il lui faut un complément
indispensable au traitement médicamenteux : la prise en charge
psychologique. Réussir une meilleure adéquation entre le médical
et le psychologique, c’est créer les conditions à la fois d’une santé
physique et psychique.
L’apparition du diabète chez une personne signifie un changement de vie
draconien. Pour faire face aux facteurs émotionnels négatifs qui ont des
conséquences directes sur la stabilisation de la maladie, le suivi psychologique
est un impératif.

Pourquoi le suivi psychologique du diabétique est-il


nécessaire ?
Parce que le stress, irrémédiablement lié au diabète aggrave la maladie et
entraine des complications. Le choc ressenti à l’annonce de la maladie (surtout
si le diabétique a un parent mort de la même maladie), l’apparition de
symptômes dérangeants, (faim, palpitations, tremblements,...), la modification
des habitudes de vie, l’anxiété générée par l’affichage du taux de glycémie et
par la survenue des complications, etc... Des études ont démontrées que non
seulement le stress peut-être un facteur de déclenchement du diabète, mais
chez les sujets déjà atteints, il a des effets négatifs directs sur l’équilibrage de
l’insuline.
Lors d’une situation de stress, le corps réagit en sécrétant des hormones :
adrénaline, cortisol, glucagon. Ces hormones sont naturellement destinées à
provoquer une hausse de la glycémie, dans le but de procurer au corps
l’énergie dont il a besoins pour réagir physiquement (fuir ou combattre).
Chez les personnes diabétiques, cette hausse de glycémie perturbe l’équilibre
de l’insuline, déjà présente en quantité insuffisante ou carrément absente. Le
sujet diabétique se trouve encore plus exposé aux complications liées au
diabète.
Heureusement tout cela peut-être évité. Car, au plan psychologique, pouvoir
parler de ses difficultés ou de son sentiment de ras-le-bol contribue déjà à
réduire le stress. La famille et les amis du diabétique, en étant à son écoute,
peuvent à leur niveau permettre de mieux le gérer. Sinon le recours à un
psychologue est nécessaire pour éviter le pire.
Parce que le diabétique doit organiser sa vie autrement et peut avoir besoins
d’aide pour l’éduquer à cela.
Réduire le sel, l’alcool, le gras, arrêter de fumer, perdre du poids, faire de
l’exercice physique, tous les jours contrôler sa glycémie, prendre à vie des
comprimés dont le liste ne cesse de s’allonger et dont certains possèdent des
effets indésirables. Toutes les personnes diabétiques ont forcément fait
l’impasse ou des écarts, sur au moins une de ces exigences liées à leur maladie.
Ces exigences à priori, leur donne l’impression d’altérer leur qualité de vie et
peuvent devenir insupportables. Quand le diabétique ne devient pas dépressif,
il choisit la dénégation : Il fait le minimum pour éviter le coma, mais reste en
hyperglycémie permanente et court le risque de complication 15 ans, 20 ans
plus tard.

Le diabétique doit alors apprendre à être plus fort


psychologiquement.

Chez les enfants, la situation est encore plus délicate dans la mesure où le
diabète exige une organisation rigoureuse qui ne fait pas bon ménage avec
leur «insouciance».
Le diabétique doit alors apprendre à être plus fort psychologiquement.
Comment se déroule le suivi psychologique du
diabétique ?

L’approche du psychologue connaît des variantes et doit être personnalisée en


fonction de chaque individu et de son rapport avec la maladie. Mais comme
pour le suivi de toutes les maladies chroniques, celui du diabète va s’articuler
autour de deux points essentiels : l’acceptation de la maladie et l’éducation à la
vie de diabétique.
L’acceptation de la maladie

La première tâche du psychologue consiste à aider le diabétique à assimiler le


choc à l’annonce de sa maladie et à lui éviter la dépression.
Il s’agit ici de faire le deuil de son mode de vie antérieure. Le psychologue doit
alors créer une relation de confiance avec son patient diabétique,
indispensable pour que ce dernier puisse exprimer le plus librement possible,
les émotions négatives générées par la maladie (colère, peur, culpabilité,
honte) afin de dissiper les mécanismes qui pourraient en résulter (révolte,
dénégation, pseudo-acceptation,...)
Attention ici aux solutions médicamenteuses ! Cumuler les anxiolytiques et
antidépresseurs aux autres traitements pour soigner à la fois le diabète et la
santé psychique n’est pas toujours nécessaire, et peut conduire à de graves
dommages. L’idéal serait de trouver les mots justes pour transformer la
perception que le diabétique a de sa maladie, d’en accepter la vérité, afin de
mieux vivre avec.
L’éducation à la vie de diabétique

A cette deuxième étape, le psychologue aide son patient à intégrer toutes les
informations relatives à sa maladie, à réduire psychologiquement les
contraintes liées à celle- ci et à acquérir l’hygiène de vie indispensable pour la
stabilisation de son diabète. Le patient append à veiller sur lui-même, à
acquérir de la constance, de la régularité, de la maîtrise de soi et à développer
une personnalité plus encline à la modération.

La première tâche du psychologue consiste à aider le diabétique à


assimiler le choc à l’annonce de sa maladie et à lui éviter la
dépression.
Le psychologue va également encourager le patient à se faire plaisir par de
nombreuses activités physiques et loisirs, pour éviter de s’enfermer dans le mal
être, à gérer son stress à travers des techniques de relaxations. Il lui conseillera
d’avoir une vie active pour éviter le désœuvrement et l’ennui, facteurs
dommageables pour la santé psychique du diabétique.
Cet accompagnement psychologique rendra l’effet du traitement
médicamenteux contre le diabète plus optimal et permettra d’établir l’équilibre
entre la santé physique et la santé psychique du diabétique.

 Diaby Fatim
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