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Faculté des Sciences et Techniques Settat

Département Génie Electrique et Génie Mécanique

Ingénierie des Systèmes électriques et systèmes embarqués

Rapport Sur l’efficacité énergétique appliquée à


la machine Thermique

Réalisé Par : Encadré Par :

Ntissar Chkikar M.Makir

Fatiha Bourzigui
I. Introduction :
Quand on parle d’efficacité énergétique, on pense avant tout aux performances des équipements,
qu’ils soient domestiques ou industriels. Chaudières, pompes à chaleur, mais également
réfrigérateurs… tous les équipements sont en effet soumis à la notion de rendement entre l’énergie
qu’ils consomment pour leur fonctionnement et celle qu’ils restituent, sous forme de chaleur ou de
refroidissement. En revanche on pense beaucoup moins au rendement des sites de production
d’électricité et en l’occurrence des centrales thermiques, alors qu’elles sont très consommatrices. Et
pourtant, qu’il s’agisse de centrales à flamme alimentées par un combustible (charbon, gaz…) ou de
centrales nucléaires, toutes sont des centrales thermiques dont l’efficacité énergétique reste encore
trop souvent passée sous silence. Alors que des efforts conséquents sont demandés aux secteurs du
bâtiment et des transports, qu’en est-il de l’efficacité énergétique dans la production d’électricité ?

1) Machines Thermiques :

Les machines thermiques sont des systèmes thermodynamiques avec lesquels on modélise de
nombreux appareils et installations réels : moteurs à essence et Diesel, réfrigérateurs, pompes à
chaleur, centrales électriques thermiques, usines d’incinération...

2) Machines Monotherme :

Une machine thermique est un système thermodynamique (M) échangeant du travail avec un
système mécanique SM (ou électrique) et du transfert thermique avec un ou plusieurs thermostats
au cours de transformations successives formant un cycle : quand il a subi toutes les transformations,
le système est revenu dans son état initial. La machine thermique la plus simple échange du transfert
thermique avec un unique thermostat TH de température T0. On note W le travail algébrique qu’elle
reçoit de la part du système mécanique (ou électrique) SM et Q le transfert thermique algébrique
qu’elle reçoit de la part du thermostat au cours du cycle (voir figure 25.1) .

SM Machine M TH

Figure 25.1 – Schéma synoptique d’une machine monotherme. W et Q sont positifs s’ils sont
effectivement reçus par la machine (M) et négative s’ils sont cédés par (M).
On applique les deux principes de la thermodynamique à la machine (M) sur le cycle. Pour cette
transformation, l’état final est identique à l’état initial i, donc les variations des fonctions d’état de
(M) sont nulles : ∆𝑼 = 𝑼𝒊 − 𝑼𝒊 et ∆𝑺 = 𝑺𝒊 − 𝑺𝒊 il vient donc :

∆𝑼 = 𝑾 + 𝑸 = 𝟎
{ 𝑸
∆𝑺 = + 𝑺𝒄𝒓é𝒆 = 𝟎
𝑻𝟎

Car la température de la surface du système en contact avec le thermostat est à la température, du


thermostat T0. On en tire :

𝑸 = −𝑻𝟎𝑺𝒄𝒓é𝒆 ≤ 𝟎 𝒆𝒕 𝒘 = 𝑻𝟎𝑺𝒄𝒓é𝒆 ≥ 𝟎

Ainsi, la machine ne peut que recevoir du travail et donner du transfert thermique. Il s’agit par
exemple d’un radiateur électrique qui reçoit du travail de l’installation électrique et fournit du
transfert thermique à la pièce. Si l’on veut une machine pouvant fournir du travail il faut
nécessairement au moins deux sources. La suite sera consacrée aux machines dithermes.

2) Machines Thermiques dithermes :


2.1 Généralités sur les Machines dithermes :
a) Notation :

Une machine ditherme (M) échange du transfert thermique avec deux thermostats :

un thermostat THch de température Tch appelé source chaude ;


un thermostat THf r de température Tfr appelé source froide.

Qfr
THch

W
W Machine M

Tfr
Qch

Figure 25.2 – Schéma synoptique d’une machine ditherme. W, Qch et Qfr sont positifs s’ils sont
effectivement reçus par la machine (M) et négative s’ils sont cédés par (M).

b) Inégalité de Clausius :

On applique les deux principes de la thermodynamique à la machine (M). La transformation étant un


cycle, les variations des fonctions d’état de (M) sont nulles. Il vient donc :

∆𝑈 = 𝑊 + 𝑄𝑐ℎ + 𝑄𝑓𝑟 = 0
{ 𝑄𝑐ℎ 𝑄𝑓𝑟
∆𝑆 = 𝑇𝑐ℎ + 𝑇𝑓𝑟 + 𝑆𝑐𝑟é𝑒 = 0
Car la température de la surface du système à travers laquelle il reçoit le transfert thermique d’un
thermostat est à la température de ce thermostat. Le deuxième principe précise que Scrée ≥ 0, on a
donc l’inégalité de Clausius :
𝑄𝑐ℎ 𝑄𝑓𝑟
𝑇𝑐ℎ
+ 𝑇𝑓𝑟
≤0

Cette inégalité est une égalité si et seulement si le cycle est une suite de transformations réversibles
(on dit plus rapidement que le cycle est réversible).

c) Les deux Types des machines ditherme :

La première possibilité est que la machine reçoive de l’énergie de la source chaude, en donne à la
source froide. Ce qu’elle reçoit en plus par rapport à ce qu’elle cède est transformé en travail : la
machine est dans ce cas un moteur.

Un moteur thermique fournit du travail (W < 0) et l’échange thermique à lieu dans le


sens naturel : la source chaude donne du transfert thermique au moteur (Qch > 0)
tandis que la source froide reçoit du transfert thermique du moteur (Qf r < 0).

La deuxième possibilité est que la machine reçoive du travail. Il est alors possible qu’elle donne du
transfert thermique à la source chaude et reçoive du transfert thermique de la source froide. La
machine sert dans ce cas à chauffer la source chaude ou bien à refroidir la source froide

Une machine thermique destinée à refroidir (machine frigorifique, climatiseur) ou


bien à chauffer (pompe à chaleur) reçoit du travail (W > 0), cède du transfert
thermique à la source chaude (Qch < 0) et prend du transfert thermique à la source
froide (Qfr > 0). Ce transfert thermique de sens contraire au sens naturel nécessite
l’apport de travail à la machine.

2.2) Moteur Thermique :

a) Rendement du Moteur :

La définition générale d’un rendement est :


𝐸𝑛𝑒𝑟𝑔𝑖𝑒 𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒
𝜌= 𝐸𝑛𝑒𝑟𝑔𝑖𝑒 𝑐𝑜𝑢𝑡𝑒𝑢𝑠𝑒
Pour un moteur, c’est le travail qui est utile et c’est la source chaude qui est onéreuse. On définit
donc le rendement du moteur de la manière suivante :

𝑊 𝑊
𝜌𝑚𝑜𝑡𝑒𝑢𝑟 = |𝑄𝑐ℎ| = − 𝑄𝑐ℎ

Puisque W < 0 et Qch > 0. D’après le premier principe, W = − (Qch + Qfr), l’expression précédente
devient donc :
𝑄𝑓𝑟
𝜌𝑚𝑜𝑡𝑒𝑢𝑟 = 1 + 𝑄𝑐ℎ

𝑇𝑓𝑟 𝑇𝑓𝑟 𝑄𝑓𝑟 𝑇𝑓𝑟


En multipliant l’équation du second principe par on trouve : + + = 0.
𝑄𝑐ℎ 𝑇𝑐ℎ 𝑄𝑐ℎ 𝑆𝑐𝑟é𝑒

On en déduit :

𝐓𝐟𝐫 𝐓𝐟𝐫 𝐒𝐜𝐫é𝐞


𝛒𝐦𝐨𝐭𝐞𝐮𝐫 = 1 -𝐓𝐜𝐡 − 𝐐𝐜𝐡

b) Théorème de Carnot :
𝑇𝑓𝑟𝑆𝑐𝑟é𝑒
D’après le deuxième principe Scrée ≥ 0 et pour un moteur Qch > 0 donc >= 0 et d’après
𝑄𝑐ℎ
(25.3) :

𝑻𝒇𝒓
𝝆𝒎𝒐𝒕𝒆𝒖𝒓 ≤ 𝟏 −
𝑻𝒄𝒉

L’égalité est réalisée si et seulement si Scrée = 0, c’est-à-dire si le cycle est réversible. Ce résultat est
le théorème de Carnot :

Le rendement d’un moteur ditherme réversible est :


𝑇𝑓𝑟
𝜌𝑚𝑜𝑡𝑒𝑢𝑟 = 1 - 𝑇𝑐ℎ

Où Tch est la température de la source chaude et Tf r la température de la source


froide. Ce rendement est appelé rendement de Carnot. C’est la valeur maximale du
rendement d’un moteur thermique fonctionnant avec ces sources.

Un moteur ditherme fonctionnant sur un cycle comportant au moins une transformation irréversible
a un rendement plus faible que le rendement de Carnot. Pour avoir le rendement de Carnot le plus
élevé possible il faut avoir deux sources de températures aussi éloignées que possible.

c) exemple :
Une centrale électrique nucléaire peut être modélisée par une machine thermique fournissant du
travail électrique et travaillant avec, comme source chaude, le réacteur et, comme source froide,
l’eau d’une rivière. Pour les valeurs typiques Tch = 600 K et Tfr = 300 K le rendement de Carnot est
égal à 0,5. En pratique le rendement est compris entre 30 et 40%. Il est plus faible que le rendement
de Carnot en raison des irréversibilités et de diverses pertes. Dans le cas d’un moteur de voiture, la
source froide est l’air atmosphérique, de température typique Tf r = 300 K. Le transfert thermique est
apporté au moteur par les gaz en combustion dont la température peut valoir Tch = 3000 K. Pour ces
valeurs le rendement de Carnot vaut 0,9. En pratique une valeur typique de rendement est 35% pour
un moteur à essence et 45% pour un moteur Diesel.

2.3) Machine frigorifique :

a) Efficacité de la machine frigorifique :

Le but d’une machine frigorifique est de produire du froid. Il s’agit donc de prendre du transfert
thermique à la source froide et la grandeur intéressante est Qf r. La grandeur coûteuse est le travail
W fourni à la machine. On définit l’efficacité de la machine frigorifique par :

𝑸𝒇𝒓
𝝆𝒇𝒓𝒊𝒈𝒐 = | |
𝑾

Puisque Qfr > 0 et W > 0. D’après le premier principe, W = − (Qfr +Qch) donc :

𝑸𝒇𝒓
𝝆𝒇𝒓𝒊𝒈𝒐 = − 𝑸𝒇𝒓+𝑸𝒄𝒉

𝑇𝑐ℎ 𝑄𝑐ℎ 𝑇𝑐ℎ 𝑇𝑐ℎ𝑆𝑐𝑟é𝑒


En multipliant l’équation du second principe par 𝑄𝑓𝑟 on trouve : 𝑄𝑓𝑟 + 𝑇𝑓𝑟
+ 𝑄𝑓𝑟
=0

On en déduit que :
1
𝜌𝑓𝑟𝑖𝑔𝑜 = 𝑇𝑐ℎ 𝑇𝑐ℎ𝑆𝑐𝑟é𝑒
−1+
𝑇𝑓𝑟 𝑄𝑓𝑟

D’après le deuxième principe Scréée ≥ 0 et pour une machine frigorifique Qfr > 0 (la source froide
donne du transfert thermique), donc TchScréée/Qfr ≥ 0. Par suite :
1
𝜌𝑓𝑟𝑖𝑔𝑜 <= 𝑇𝑐ℎ
−1
𝑇𝑓𝑟

L’égalité est réalisée si et seulement si Scrée = 0, c’est-à-dire si le cycle est réversible. Ce résultat est
le théorème de Carnot :

L’efficacité d’une machine frigorifique réversible est :


𝑇𝑓𝑟
𝜌𝑓𝑟𝑖𝑔𝑜,𝑟𝑒𝑣 = 𝑇𝑐ℎ−𝑇𝑓𝑟

Où Tch est la température de la source chaude et Tfr la température de la source


froide. C’est la valeur maximale de l’efficacité d’une machine frigorifique
fonctionnant avec ces sources
Une machine frigorifique fonctionnant sur un cycle non réversible a une efficacité plus faible que
efrigo,rev. D’après la formule (25.7), l’efficacité est plus grande quand les températures des deux
sources sont plus proches.

b) Exemple:

Un congélateur domestique est modélisable par une machine thermique ditherme avec pour source
froide l’intérieur du congélateur, à la température Tf r = −18˚C = 255 K, et pour source chaude l’air de
la pièce de température Tch = 300 K. Pour ces températures, efrigo,rev = 5,7. Dans la pratique le
coefficient d’efficacité est au mieux voisin de 2. L’efficacité d’un réfrigérateur domestique peut valoir
jusqu’à 8. Cette valeur meilleure, s’explique par le fait que la température de la source froide
(intérieur du réfrigérateur) est plus proche de la température de la source chaude (air de la pièce)
que dans le cas du congélateur.

2.4) Pompe à chaleur :

a) efficacité d’une pompe à chaleur

Le but d’une machine pompe à chaleur est de chauffer la source chaude. La grandeur intéressante
est donc Qch. La grandeur coûteuse est le travail W fourni à la machine. On définit donc l’efficacité
de la pompe à chaleur :

𝑸𝒄𝒉 𝑸𝒄𝒉
𝝆𝑷𝒐𝒎𝒑𝒆𝒄𝒉 = | |=-
𝑾 𝑾

Puisque Qch < 0 et W > 0.

D’après le premier principe, W = − (Qfr +Qch) donc :

𝑄𝑐ℎ
𝜌𝑃𝑜𝑚𝑝𝑒𝑐ℎ =
𝑄𝑐ℎ + 𝑄𝑓𝑟
𝑇𝑓𝑟 𝑄𝑓𝑟 𝑇𝑓𝑟𝑆𝑐𝑟é𝑒
En multipliant l’équation du second principe par Tfr /Qch on trouve : 𝑇𝑐ℎ + 𝑄𝑐ℎ + 𝑄𝑐ℎ
=0

On en déduit :

𝟏
𝝆𝑷𝒐𝒎𝒑𝒆𝒄𝒉 = 𝑻𝒇𝒓 𝑻𝒇𝒓𝑺𝒄𝒓é𝒆
𝟏− −
𝑻𝒄𝒉 𝑸𝒄𝒉

D’après le deuxième principe Scrée ≥ 0 et pour une pompe à chaleur Qch < 0 (la source chaude reçoit
du transfert thermique), donc TfrScréée /Qch ≤ 0. Par suite :
𝟏
𝝆𝑷𝒐𝒎𝒑𝒆𝒄𝒉 = 𝑻𝒇𝒓
𝟏−
𝑻𝒄𝒉

L’égalité est réalisée si et seulement si Scréée = 0, c’est-à-dire si le cycle est réversible. Ce résultat est
le théorème de Carnot :

L’efficacité d’une machine pompe à chaleur réversible est :


Une pompe à chaleur fonctionnant sur un cycle irréversible a une efficacité plus faible que epac,rev.
D’après la formule (25.10), l’efficacité est plus grande𝑇𝑐ℎ
𝜌𝑃𝑜𝑚𝑝𝑒𝑐ℎ,𝑟𝑒𝑣= quand les températures des deux sources sont
plus proches. L’efficacité est aussi supérieure à 1 (alors−que
𝑇𝑐ℎ 𝑇𝑓𝑟le rendement d’un moteur est inférieur à
1. C’est pour cela que la pompe à chaleur est intéressante : en utilisant le travail W on peut fournir à
la source chaude un transfert thermique égal à epacW, plus grand que W. La différence est l’énergie
fournie par la source froide

b) Exemple :

Une pompe à chaleur, utilisée pour chauffer une maison en hiver, travaille avec l’eau du circuit de
chauffage pour source chaude et l’air à l’extérieur de la maison pour source froide. Ainsi, on chauffe
la maison en refroidissant le jardin. L’efficacité epac diminue avec l’écart des températures des deux
sources. C’est pourquoi il est préférable d’avoir un chauffage par le sol (eau à Tch = 35˚C) plutôt que
par radiateur (eau à Tch = 60˚C). On trouve dans la notice d’une pompe à chaleur le coefficient
d’efficacité, appelé COP dans ce contexte, correspondant à Tch = 35˚C et Tf r = 7˚C. Le COP varie
entre 3 et 5. La pompe à chaleur est de classe A selon les normes européennes si son COP est
supérieur à 3,65. La valeur maximale théorique correspondant aux températures précédentes est :
epac,rev = 273+35 35−7 = 11. La différence entre epac,rev et le COP réel est due au fait que la
machine réelle n’est pas réversible, mais aussi à la consommation d’énergie pour des tâches annexes.

3) Étude de machines thermiques réelles

3.1 Moteur à explosion

Les moteurs à essence fonctionnent suivant un cycle théorique proposé par le physicien français
Beau de Rochas en 1862. Le moteur fut réalisé par l’allemand Otto une quinzaine d’années plus tard.
Ce moteur est appelé moteur à explosion car il est nécessaire de produire une étincelle à l’aide d’une
bougie pour provoquer l’inflammation du mélange air-carburant. On a représenté sur la figure 25.5 le
cycle théorique et sur la figure 25.6 le cycle réel qui, comme on le voit, se rapproche du cycle
théorique.
Figure 25.5 – Cycle théorique du moteur à quatre temps. Figure 25.6 – Cycle réel du moteur à
quatre temps.

En A le piston est en bout de course et le cylindre offre le volume minimal Vmin. L’évolution est la
suivante :

• 1er temps (AB) : admission, la soupape d’admission est ouverte, le piston descend en aspirant le
mélange air-carburant jusqu’au volume Vmax.

• 2e temps (BCD) : le piston remonte et comprime le gaz adiabatiquement jusqu’en C puis l’étincelle
est produite par la bougie provoquant la combustion. La pression augmente très rapidement mais le
piston n’a pas le temps de bouger (évolution isochore CD).

• 3e temps (DE) : les gaz brûlés sous forte pression repoussent le piston. C’est une détente
adiabatique avec production de travail.

• 4e temps (EBA) : la soupape d’échappement s’ouvre, provoquant une rapide baisse de pression
isochore (EB), puis le piston remonte pour refouler les gaz brûlés (BA).

Les mouvements du piston sont représentés sur la figure 25.7. On s’aperçoit donc que, dans un
moteur à quatre temps, le piston fait deux allers et retours pour décrire un cycle. Dans un moteur de
voiture, les différents cylindres fonctionnent avec un décalage de manière à ce que le piston remonte
dans certains cylindres quand il descend dans d’autres. Cela est dû au fait que les bielles des
différents cylindres ne sont pas fixées toutes du même côté du vilebrequin. Pour calculer le
rendement du moteur on suppose le gaz parfait, de rapport des capacités thermiques γ indépendant
de la température. On suppose de plus les transformations BC et DE adiabatiques et réversibles pour
pouvoir appliquer la loi de Laplace. On note n la quantité de gaz contenue dans le système. Le
transfert thermique est échangé avec la source chaude lors de la transformation isochore CD donc :

Le transfert thermique est échangé avec la source chaude lors de la transformation isochore CD
donc:
𝒏𝑹
𝑸𝒄𝒉 = 𝑸𝑪𝑫 = ∆𝑼𝑪𝑫 = 𝜸−𝟏 (𝑻𝑫 − 𝑻𝑪)

Le transfert thermique est échangé avec la source froide lors de la transformation isochore EB donc :
𝒏𝑹
𝑸𝒇𝒓 = 𝑸𝑬𝑩 = ∆𝑼𝑬𝑩 = (TB- TE)
𝜸−𝟏

Figure 25.7 – Fonctionnement d’un moteur à 4 temps.

D’autre part, d’après la loi de Laplace :


𝑽𝒎𝒂𝒙 𝑽𝒎𝒂𝒙
𝑻𝒄 = 𝑻𝑩( 𝑽𝒎𝒊𝒏 )𝜸−𝟏 Et 𝑻𝑫 = 𝑻𝑬 ( 𝑽𝒎𝒊𝒏 )𝜸−𝟏

𝑽𝒎𝒂𝒙
On en déduit que : Qch = -Qfr( 𝑽𝒎𝒊𝒏 )𝜸−𝟏 , puis en appliquant le premier principe au système sur le
cycle :
𝑽𝒎𝒂𝒙 𝜸−𝟏
𝑾 = −𝑸𝒄𝒉 − 𝑸𝒇𝒓 = -(1- ( ) )Qch.
𝑽𝒎𝒊𝒏

𝑊 𝑉𝑚𝑎𝑥 𝛾−1
Ainsi le rendement du moteur est : 𝜌𝑚𝑜𝑡𝑒𝑢𝑟 = − =1− ( )
𝑄 𝑉𝑚𝑖𝑛

Il dépend du rapport Vmax /Vmin qui est appelé taux de compression. Comme 1−γ < 0, l’expression
précédente montre que ρmoteur est d’autant plus grand que le taux de compression est important.
Une valeur type du taux de compression est 10 et le rendement donné par la formule (25.11) (avec γ
= 1,4) est 0,60. Les carburants sont conçus de manière à supporter un fort taux de compression sans
exploser avant l’étincelle de la bougie.
4) Comprendre le principe de Fonctionnement d’une Centrale Thermique au Charbon :

4.1) Le principe :

Les centrales thermiques fonctionnent à partir de ressources naturelles : charbon ou gaz. Le


combustible, une fois brûlé, chauffe l’eau située dans des tubes qui tapissent les parois de la
chaudière. La chaleur transforme ainsi l’eau en vapeur, qui actionne la turbine, qui elle-même
entraîne l’alternateur. La centrale produit alors de l’électricité. Ensuite la vapeur est refroidie en eau,
puis repart vers la chaudière pour un nouveau cycle. Dans les centrales à charbon, le combustible est
broyé sous forme de poudre, puis brûlé dans la chaudière pour dégager de la chaleur.
4.2) Différents type des centrale thermique :

Trois types de centrales thermiques (centrales au charbon, turbines à combustion et cycles combinés
au gaz naturel) assurent la performance du parc EDF en France continentale par leur réactivité et leur
spécificité de fonctionnement.

QU’EST-CE QU’UNE TURBINE À COMBUSTION (TAC) ?


Une turbine à combustion fonctionne sur le principe d'un gros réacteur d'avion auquel on connecte
un alternateur. Un mélange d'air comprimé et de fioul domestique ou de gaz est injecté dans la
chambre de combustion. Le mélange s'enflamme et produit l'énergie nécessaire pour faire tourner la
turbine. Celle-ci entraîne l'alternateur qui produit l'électricité. Ce type de centrale démarre en
seulement quelques minutes.

LE SAVIEZ-VOUS ?

20 à 30 minutes suffisent pour qu’une TAC produise à pleine puissance.

QU’EST-CE QU’UN CYCLE COMBINÉ AU GAZ NATUREL ?

Un cycle combiné gaz est composé d’une turbine à combustion et d’une turbine à vapeur (TAV). Dans
un premier temps, le gaz naturel fait fonctionner la TAC. Ensuite, les gaz chauds d’échappement de la
TAC sont utilisés pour produire de la vapeur, dirigée vers une deuxième turbine, la TAV. La TAC et la
TAV entrainent alors un ou deux alternateurs. La même quantité de combustible sert à une double
production d’électricité : celle de la TAC et celle de la TAV. Les cycles combinés au gaz naturel
permettent de réduire de moitié les émissions atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2 ), de
diviser par trois les oxydes d’azote et de réduire fortement les émissions d’oxydes de soufre. Ces
nouvelles installations contribuent à améliorer les performances environnementales du parc
thermique d’EDF.
DEMAIN : ÉVOLUER VERS DES COMBUSTIBLES RENOUVELABLES ET UNE PRODUCTION TRÈS BAS
CARBONE

La modernisation du parc thermique a permis de réduire fortement ses émissions atmosphériques.


Les émissions spécifiques de CO2 de ce parc ont ainsi diminué d’environ 30% en moins de 5 ans. Le
projet actuel de reconversion écologique des centrales de Cordemais et du Havre pour y substituer
tout ou partie du charbon par des résidus ligneux densifiés ou des déchets bois, s’insère dans cette
stratégie, conforme au positionnement d’EDF « champion de l’électricité bas carbone ».

II. Amélioration de l’efficacité énergétique thermique :


1) Amélioration de l’efficacité énergétique des chaudières
Une approche systématique d'amélioration de l'efficacité énergétique des chaudières, plutôt que des
améliorations faites sans méthodes, comprend quelques étapes simplifiées telles qu'elles sont
présentées dans la figure 2.
Figure 2. Programme d'amélioration de l'efficacité des chaudières

Une vérification de la chaudière (voir la liste de contrôle simplifiée pour la vérification à l'annexe)
permettra probablement de déceler les pertes et les inefficacités énergétiques. L'objectif d'une
gestion de l'énergie adéquate est de minimiser ces anomalies et les résultats peuvent être
importants tant en ce qui concerne les économies que les émissions.

La figure 3 donne un aperçu pratique des éléments qui doivent être visés par les activités de
conservation de l'énergie. Toutefois, quelle que soit l'importance de l'exploitation économique et
efficace d'une chaudière, il ne faut pas se contenter d'examiner ce seul point. Si l'objectif est de
réaliser des économies et d'améliorer la récupération d'énergie, il est nécessaire de vérifier les
éléments suivants :

 Les besoins en chauffage et les aspects de l'efficacité énergétique des procédés, des produits
et des pièces d'équipement consommant de la chaleur;
 Les systèmes de distribution de chaleur (tels que la vapeur et le condensat).

La réduction des pertes de chaleur et d'énergie d'une chaudière peut être réalisée grâce à plusieurs
méthodes dont certaines comme la production combinée de chaleur et d'électricité (cogénération)
sont élaborées et complexes. D'autres, au contraire, sont faciles à appliquer et offrent de bons
résultats.
Figure 3. Équilibre énergétique type d'une chaudière ou d'un système de chauffage (avant les
améliorations)

Exemples récents : Une usine de produits chimiques réalise des économies de 500 000 $ par an car on
y a vérifié et remplacé tous les purgeurs de vapeur qui fuient. Une usine de contreplaqué a réduit sa
charge de vapeur de 2 700 kg/h (6 000 lb/h) car on y a amélioré l'isolation de la tuyauterie.
En abaissant la pression de la vapeur ou la température de l'eau du système en fonction des besoins
réels des procédés utilisés, il est également possible de réduire la consommation d'énergie.
Les objectifs d'amélioration de l'efficacité énergétique se répartissent dans les principales catégories
suivantes.

2) Fonctionnement adéquat de la chaudière

Garder la chaudière propre :

À l'exception du gaz naturel, presque tout combustible laisse une certaine quantité de dépôt sur
les parois des tuyaux exposées aux flammes. Ce dépôt, appelé encrassement, réduit fortement le
transfert de chaleur. Des tests ont démontré qu'une couche de suie de 0,8 mm (0,03 po) seulement
entraîne une réduction du transfert de chaleur de 9,5 p. 100 et qu'une couche de 4,5 mm (0,18 po)
provoque une réduction de 69 p. 100. En conséquence, la température des gaz de carneau
augmente, tout comme le coût de l'énergie.
Les chaudières consommant des combustibles solides (tel le charbon et la biomasse) ont une forte
tendance à l'encrassement, alors que celles alimentées aux combustibles liquides (particulièrement
les huiles filtrées) ont moins tendance à s'encrasser. Pour maintenir l'efficacité optimale de la
chaudière, il faut que les surfaces de cette chaudière restent aussi propres que possible. Les
chaudières de grande dimension et celles alimentées avec des combustibles qui ont une forte
tendance à provoquer un encrassement, sont munies de systèmes de soufflerie permettant
d'éliminer la suie sur les parois exposées aux flammes pendant le fonctionnement. On peut
également utiliser des brosses et des lances d'arrosage manuelles. Il est recommandé d'ouvrir
régulièrement les petites chaudières, notamment celles alimentées au gaz naturel et celles n'incluant
pas de souffleurs de suie, afin de les vérifier et de les nettoyer.
Les dépôts (appelés tartre) qui se retrouvent sur les parois mouillées des tubes de la chaudière
peuvent entraver le transfert de chaleur, réduire l'efficacité de la chaudière, restreindre la circulation
de l'eau et entraîner de graves problèmes mécaniques et de fonctionnement. Le tartre provoque une
hausse de la température du métal des tuyaux, entraînant ainsi une augmentation de la température
des gaz de carneau. Dans les cas extrêmes, les tubes deviennent défectueux en raison de la
surchauffe.

Il faut se rappeler qu'une accumulation d'un millimètre de tartre peut


entraîner une augmentation de 2 p. 100 de la consommation de
combustible.
Au lieu de fermer et de purger les chaudières pour effectuer une vérification visuelle de la propreté des
parois mouillées, on peut vérifier l'eau de la chaudière en effectuant des tests pendant qu'elle fonctionne;
selon les résultats, on peut injecter certains produits chimiques de traitement de l'eau. Dans les petites
installations à basse pression, l'eau de la chaudière est vérifiée quotidiennement et dans les grandes
installations à haute pression, toutes les heures. Le programme d'essai et de traitement de l'eau est
important pour assurer l'efficacité maximale et le fonctionnement fiable de toute installation de chaudière.
Une tendance continue à la hausse des températures des gaz de carneau pendant des semaines ou des
mois indique en général qu'un dépôt s'est accumulé, soit sur les parois exposées aux flammes, soit sur les
parois mouillées d'échange de chaleur de la chaudière. Dans ce cas, il faut vérifier la chaudière dans les
moindres délais.

Eviter l’entrée d’air indésirable :

Le contrôle efficace de l'air comburant en excès (tel qu'il a été abordé antérieurement) comprend également
la protection contre l'infiltration d'air indésirable dans la cavité de combustion de la chaudière ou le système
de carneau. L'air entre par les couvercles qui fuient, les lunettes d'observation, les joints défectueux et les
autres ouvertures.

Eau de purge ou gaspillage d’argent :

Même traitée (« déminéralisée »), l'eau d'alimentation de la chaudière contient de petites quantités
de sels minéraux dissous. L'évaporation continue de l'eau des chaudières à vapeur et de l'eau douce
d'appoint provoque l'augmentation de la concentration de ces minéraux et la formation de tartre.
Pour éviter ce problème, l'eau de la chaudière doit être régulièrement purgée. En général et par
précaution, cette opération est effectuée avec excès. L'eau de purge est chauffée, ce qui entraîne
donc un gaspillage d'énergie, d'eau et de produits chimiques de traitement. Une mesure de
prévention minimale consiste à vérifier régulièrement l'eau de la chaudière pour déterminer le
niveau de matières solides dissoutes et régler le taux de purge.
Si la purge est effectuée une fois par jour ou à tous les quarts de travail, la concentration en matières
solides dissoutes immédiatement après la purge est très inférieure au maximum acceptable. Si la
purge peut être effectuée plus souvent en utilisant une plus petite quantité d'eau, ou
continuellement, la concentration en matières totales dissoutes (MTD) peut être maintenue plus
près du niveau maximum de sécurité recherché. Le contrôle de la concentration en MTD est
l'élément le plus important. On trouve sur le marché des dispositifs de contrôle automatique de
purge permettant la mesure continue de la concentration en MTD.
Exemple : Envisager une chaudière de 23 t/h fonctionnant à 860 kPa (environ 50 000 lb/h à 125
lb/po2). L'eau de purge contient 770 kJ/kg (330 Btu/lb). Si le dispositif de purge en continu est réglé à
la valeur habituelle de 5 p. 100 de l'évaluation maximale de la chaudière, le débit de purge serait de 1
150 kg/h contenant 885 500 kJ (environ 2 500 lb/h contenant 825 000 Btu). À une efficacité de 80 p.
100, cette chaleur requiert environ 29,7 m3/h (1 050 pi3/h) de gaz naturel, d'une valeur approximative de 32
100 $ par an (fondé sur 300 jours par an à 0,15 $/m3).
De toute évidence, les systèmes de chaudière à eau chaude ne sont pas à l'origine de coûts de purge.

Maximiser le retour du condensat chaud


Le système à vapeur et à condensat doit être conçu de sorte que l'on puisse éliminer le coup de
bélier et réduire les pertes et l'entretien.
Si une chaudière à vapeur subit une perte de condensat, on constate que la consommation d'eau est
plus élevée, l'utilisation de produits chimiques de traitement de l'eau est plus fréquente et la
production d'énergie thermique nécessaire pour chauffer l'eau d'appoint est accrue. Quand il y a
retour du condensat, c'est-à-dire lorsque la pression du procédé est relâchée dans le réservoir de
retour du condensat, de l'énergie supplémentaire est perdue sous forme de vapeur de détente. On
peut minimiser de telles pertes, par exemple en immergeant l'entrée de retour du condensat dans le
réservoir ou en installant un condenseur de buées à arrosage sur le dessus du réservoir.
Un système à circuit fermé fournissant un condensat de vapeur sous pression à rebouillir permet
presque d'éliminer les pertes et requiert moins d'équipement de traitement de la vapeur.
Exemple : Récemment, une société minière du Québec a installé un système à condensat à circuit
fermé. Elle a rapidement réduit de 18 p. 100 sa consommation d'énergie dans la chaufferie
comparativement à un système à condensat de vapeur conventionnel à circuit ouvert.

3) Récupération des pertes de chaleur de la


chaudière :
a) Gaz de carneau
Il s'agit de la meilleure occasion de récupération de chaleur dans la chaufferie.

Une réduction de 20 ºC (36 ºF) de la température des gaz de carneau


permet d'améliorer l'efficacité de la chaudière d'environ 1 p. 100.

Même avec des brûleurs bien réglés fournissant des températures minimales de gaz de carneau, tout
en réalisant une consommation complète du combustible, les températures de sortie de ces gaz
peuvent normalement varier de 175 ºC (350 ºF) à 260 ºC (500 ºF). Il est encore possible de récupérer
une partie de cette chaleur qui sinon « s'échapperait par la cheminée ». Les échangeurs de chaleur
peuvent être utilisés pour préchauffer l'eau d'alimentation de la chaudière (économiseurs) ou l'air
comburant (réchauffeurs). En général, les économiseurs permettent une amélioration de 3 à 4 p. 100
de l'efficacité globale de la chaudière.
Les concepteurs et les opérateurs d'économiseurs doivent prendre en considération les problèmes
de corrosion éventuels, en particulier dans les combustibles contenant du soufre. L'humidité
contenant de l'acide sulfurique corrosif risque de se condenser sur toutes les surfaces des
échangeurs de chaleur dont la température descend sous le point de rosée acide. En général, ce
phénomène se produit près de l'entrée d'air comburant ou d'eau d'alimentation à chauffer.
Chaque chaudière a une limite particulière de basse température de gaz de carneau qu'il faut
déterminer individuellement si l'on envisage un échange de chaleur complémentaire. Comme les
températures des gaz de carneau sont plus basses à des charges faibles, les économiseurs sont
souvent équipés d'un dispositif de contrôle de dérivation permettant de maintenir ces températures
au-dessus d'un minimum préétabli.
Les économiseurs à condensation permettent d'améliorer l'efficacité de la récupération de la
chaleur des gaz de carneau en refroidissant ces gaz à une température sous le point de rosée acide.
Ils permettent ainsi de récupérer tant la chaleur sensible provenant des gaz de carneau que la
chaleur latente de l'humidité qui condense. Il peut y avoir de l'humidité dans le combustible, mais la
plus grande partie se forme par combustion de l'élément d'hydrogène du combustible (voir « Perte
causée par l'humidité engendrée par la combustion de l'hydrogène », page 2). Comme la
condensation (et le risque de corrosion qui en découle) est inévitable, le système d'échange de
chaleur doit être fabriqué avec des matériaux qui ne se corrodent pas. Dans les économiseurs à
contact direct, l'eau est vaporisée directement dans les gaz de carneau et l'eau chaude qui est ainsi
générée est recueillie et utilisée après traitement afin de neutraliser son potentiel de corrosion. (Il
s'agit d'un avantage secondaire de la condensation des gaz de carneau à contact direct : elle élimine
les particules et les gaz acides tels le SO2 provenant de l'évacuation.) Grâce aux économiseurs à
condensation, les rendements globaux des chaudières peuvent être supérieurs à 90 p. 100. Les
thermopompes peuvent compléter un système de récupération de la chaleur des gaz de carneau,
améliorant ainsi davantage l'efficacité de la récupération.
Exemple : On a installé des économiseurs à condensation à contact direct à l'Hôpital du Sacré-Cœur
de Montréal. La chaleur récupérée a servi pour le chauffage à eau chaude des locaux, la climatisation,
le blanchissage, l'alimentation en eau chaude sanitaire et la cuisine. Ces mesures ont permis de
réduire de 11 p. 100 la consommation de gaz naturel et de diminuer les émissions de CO2 de 12 000 t.

b) Récupération de la chaleur générée par la purge

Nous avons présenté auparavant quelques moyens permettant de limiter le volume de purge et la
perte de chaleur. Les échangeurs thermiques peuvent récupérer la chaleur sensible générée par la
purge et s'écoulant dans le réseau d'égouts afin de chauffer l'eau d'appoint de la chaudière et
effectuer d'autres activités similaires.

4) Utilisation et dimensionnement de la chaudière :


Si une chaudière doit être remplacée ou si elle requiert des améliorations importantes, il faut revoir
son utilisation et ses dimensions. De nombreuses installations de chaudière, en particulier celles
utilisées pour le chauffage des locaux, doivent répondre à des besoins qui varient considérablement
en raison des saisons ou d'autres éléments. Lorsque la chaudière a un rendement de 40 p. 100
inférieur à la capacité maximale évaluée, son efficacité à convertir l'énergie du combustible en
vapeur ou en eau chaude chute fortement à charge faible. Par conséquent, il est logique de choisir
des chaudières en fonction de leurs dimensions et des divers besoins. Une petite chaudière pourrait
être installée pour fonctionner presque à pleine charge pendant les périodes où la demande est
faible et une ou deux chaudières de plus grande capacité pourraient subvenir aux besoins de charges
de pointe.
Dans l'évaluation de l'utilisation et des dimensions d'une chaudière, il faut prendre en considération
les exigences actuelles et futures de chauffage et de vapeur industrielle. Au cours de la révision du
procédé et de l'équipement connexe, de nouvelles possibilités d'améliorations éconergétiques
peuvent se présenter.
Exemple : Au pénitencier de la Saskatchewan, on a installé deux nouvelles chaudières de petite
dimension, adaptées aux charges correspondant à l'été (fonctionnement individuel) et pouvant
fonctionner en parallèle pendant l'hiver. On a remplacé les anciennes chaudières surdimensionnées
qui fonctionnaient à débit réduit pendant la plus grande partie de l'année. Cette solution a entraîné
une amélioration de l'efficacité à des taux de combustion plus élevés. En ce qui concerne les locaux
chauffés, les économies de gaz correspondaient à 500 000 m3 (17 p. 100) et s'élevaient à 75 000 $ par
an, et les émissions de CO2 ont chuté en conséquence. Les nouveaux brûleurs à faible émission de
NOx ont permis de réduire les émissions d'oxyde d'azote de 70 p. 100.