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Le vendredi 24 janvier 2020

Communique de l’Avenir en confiance

Dès 2015, un projet de décret préparé par Alain Christnacht prévoyait que seules les personnes de
statut coutumier et les personnes ayant voté au référendum de 1998 pourraient être inscrites
automatiquement.

Lors de la visite du président de l’Assemblée Nationale à Nouméa en avril 2015, nous avons organisé
une manifestation regroupant plus de 10.000 personnes devant le Haut-commissariat qui a permis de
faire évoluer le décret vers une inscription automatique des calédoniens non Kanaks et leurs enfants
en plus des 2 catégories prévues initialement.

Or dans les conditions initiales sur 80.000 personnes inscrites automatiquement, 60.000 étaient de
statut coutumier... Malgré le risque important pour le résultat, Calédonie Ensemble avait refusé de
participer à l’organisation de cette manifestation pourtant essentielle. En 2017, au lieu de voter
l’inscription automatique des natifs l’année de chaque scrutin référendaire, l’Assemblée Nationale a
voté cette disposition uniquement pour l’année 2018.

Nos députés auraient dû, à ce moment-là, signaler l’erreur. Cela n’a pas été fait. Le sujet a donc été
abordé au dernier comité des signataires.

Non seulement il n’a pas fait l’objet d’un consensus mais les partis loyalistes (majoritaires faut-il le
rappeler?) ont qualifié « d’inacceptable » cette discrimination (terme utilisé dans le relevé de
conclusion).

Le Premier ministre s’est alors engagé à ce que la démarche incitatrice organisée par l’Etat à l’attention
des natifs de droit commun amène à ce que « 100% des natifs soient inscrits » de manière à ce que ces
Inscriptions volontaires produisent les mêmes effets qu’une inscription d’office

Nous ne disposons pas à ce jour du pourcentage des natifs qui ont effectué les démarches d’inscription.
Mais il est clair que l’objectif de 100% fixé par le Premier Ministre n’est pas atteint.

Nous demandons donc à l’Etat de prendre ses responsabilités et de soutenir le projet de modification
de la loi organique lors de son examen par l’Assemblée Nationale le 30 janvier.

L’Avenir en Confiance a d’ores et déjà pris l’attache de parlementaires de tous bords qui soutiendront
ce projet de loi, qui défend l’égalité de traitement entre tous les Calédoniens mais sans un signe fort
de l’Etat pour soutenir ce projet, la majorité risque fort de le rejeter au même titre qu’elle a validé le
gel du corps électoral en 2007!

Cela risque fort de générer des contestations du résultat, et des troubles que nous avions réussi à
éviter en 2018.