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HYPOTHÈQUE

Sûreté réelle portant sur un bien immeuble, l'hypothèque, sans


déposséder le propriétaire du bien, permet au créancier non payé à
l'échéance de la dette de saisir le bien, en quelque main qu'il se trouve,
pour se faire payer sur son prix de vente par préférence aux autres
créanciers. Les sûretés répondant à une telle définition sont assez variées :
selon qu'elles proviennent d'un accord de volonté, qu'elles sont accordées
de plein droit par la loi ou en vertu d'un jugement, on parlera
d'hypothèque conventionnelle, légale ou judiciaire ; mais ces dernières
hypothèques se distinguent encore en hypothèques générales et en
hypothèques spéciales, selon leur assiette ou selon les créances qu'elles
garantissent.

L'hypothèque est, en premier lieu, un droit réel accessoire ; opposable à


tous, ce droit ne se conçoit pas sans une créance dont il assure la garantie.
Elle a, en second lieu, un caractère immobilier et ne peut porter que sur
des immeubles se trouvant dans le commerce et sur les accessoires
immobiliers de celui-ci ; exceptionnellement, elle porte sur des meubles
(aéronefs et navires d'une certaine importance) ; en cas de subrogation
réelle, si l'immeuble hypothéqué est détruit ou perdu, l'hypothèque porte
sur l'indemnité d'assurance ou d'expropriation. Droit indivisible, c'est son
troisième trait, elle porte sur la totalité de l'immeuble et sur chaque
fraction de celui-ci et, même si la créance est partiellement éteinte, elle
subsiste en totalité ; en cas de décès du créancier, chacun de ses héritiers
pourra faire saisir l'immeuble hypothéqué.

L'hypothèque apparaît au XIIIe siècle sous le nom d'obligatio bonorum ; au


XVIe siècle, elle est restreinte aux immeubles et prend le nom
d'hypothèque. Elle a alors un caractère général et occulte. La loi du
9 messidor an III soumet à publicité toutes les hypothèques ; celle du
2 brumaire an VII organise et rend obligatoires à la fois l'inscription des
hypothèques et la transcription des actes translatifs de biens et de droits
susceptibles d'hypothèques ; elle pose, enfin, le principe de la spécialité de
l'hypothèque. Le Code [...]
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Écrit par :
Jacqueline BARBIN : diplômée d'études supérieures, master of law (L.L.M.), États-Unis

CLASSIFICATION

Droit et institutions

» Droit civil

» Droit des biens

» Propriété mobilière et immobilière

AUTRES RÉFÉRENCES
«  HYPOTHÈQUE  » est également traité dans :

CAUTIONNEMENT
Écrit par Jacqueline BARBIN • 651 mots

Sûreté personnelle, le cautionnement consiste dans la garantie que


confère à un créancier l'existence de plusieurs personnes s'engageant à
rembourser une même dette en cas de défaillance du débiteur
proprement dit. Le droit romain ne connaissait que cette garantie
personnelle et le garant courait le risque d'être mis à mort ou vendu
comme esclave si le débiteur ne s'acquittait pas de son obligatio […]
☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cautionnement/#i_12640

POUR CITER L’ARTICLE


Jacqueline BARBIN, « HYPOTHÈQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne],
consulté le 23 janvier 2020. URL :
http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypotheque/

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