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Chapitre 3 : Méthodologie de

dimensionnement des réseaux de


distribution

2. Dimensionnement mécanique
Glossaire

La portée : C’est la distance horizontale "a" comprise entre deux supports consécutifs. Elle
est fonction du type de ligne (rigide ou suspendue). Elle s’exprime en mètres.

La flèche (f) : C’est la distance verticale maximale entre la droite joignant les deux attaches
et les conducteurs.

Le paramètre : On appelle paramètre le rapport entre tension unitaire du conducteur (t) en


daN / mm² et le poids linéique du conducteur en daN / m.mm². Il s’exprime en mètre.

Le paramètre de répartition : correspond à la position la plus basse de la chaînette compte


tenu d’un état initial caractérisé par le paramètre de référence. Ce dernier est obtenu pour la
température maximale de fonctionnement du câble ;

Le paramètre de réglage : il est défini à partir de l’état initial caractérisé par le paramètre de
référence, et ce, en utilisant l’équation d’état qui met en jeu les paramètres de l’état de
référence et ceux caractérisant l’état de réglage.

Support : poteau électrique, pouvant être également constitué d’un assemblage


de plusieurs poteaux ou d’autres matériels (hauban, contrefiche, chevron,
croisillon, etc...). La hauteur du poteau est sa hauteur totale, y compris la partie
enterrée.

Armement : traverse, bras, ou ensemble mécanique fixé sur le support, qui


soutient ou maintient les isolateurs et donc les conducteurs.

Isolateur : matériel effectuant l’isolation électrique entre l’armement et le


conducteur. En technique suspendue, l’isolateur est constitué d’une chaîne
isolante pouvant se balancer et le conducteur est fixé sous la chaîne. En
technique rigide, l’isolateur est fixe, le conducteur est posé sur l’isolateur. En
technique flexible, l’isolateur est fixe mais la flexibilité de l’armement permet le
déplacement du point d’accrochage pour équilibrer les tensions, comme en
technique suspendue.
Hypothèse climatique : condition de température, de vent et de surcharge de
givre servant à déterminer la résistance mécanique des ouvrages, selon une
utilisation ordinaire ou la limite élastique.

Fonction d’un support : la fonction d’un support représente son type


d’utilisation:

 Arrêt-simple (AS) : ancrage en bout de ligne aérienne.

 Arrêt-double (AD) : ancrage de part et d’autre du support, ce support doit


pouvoir tenir mécaniquement les arrêts simples de part et d’autre, ainsi que la
résultante des efforts.

 Semi-arrêt (SA) : ancrage de part et d’autre du support, mais ce support ne


doit tenir les arrêts simples de part et d’autre qu’à la limite élastique et pour les
hypothèses sans givre, il doit tenir la résultante des efforts.

 Simple fixation (SF) : support comportant un armement en suspendu ou en


rigide. Il doit tenir uniquement la résultante des efforts.

 Double ancrage (DA) : support d’alignement dont l’armement est un


armement d’ancrage, il est utilisé pour les points bas (problème de retournement
ou d’inclinaison des chaînes isolantes), et pour les angles importants pour
lesquels les armements d’alignement ne peuvent pas être employés. Il doit tenir
uniquement la résultante des efforts.

Canton : un canton est une succession de portées, tant que les armements sont
en alignement ou en double ancrage.

Les fonctions AS, AD et SA représentent des limites de canton. Une limite de


canton permet d’éviter une rupture en cascade de toute la ligne en cas d’incident.
Introduction

La prise en compte de l’environnement climatique, malgré le perfectionnement des études


météorologiques et des statistiques, est toujours la préoccupation majeure des constructeurs de
ligne. Par suite des nombreux usages actuels de l’électricité, souvent incompatibles avec des
interruptions longues d’alimentation, les lignes doivent, en effet, assurer la desserte électrique
dans les conditions météorologiques les plus sévères. Ainsi le dimensionnement mécanique
des différents éléments des lignes aériennes et la détermination de la hauteur des supports
ainsi que l’espacement de ces derniers sont une composante essentielle à toute conception de
réseau.

Dans ce qui suit, nous exposerons la méthodologie de dimensionnement mécanique des


réseaux de distribution.

I. Étude topographique

L’étude topographique est un préalable aux études de dimensionnement électrique et


mécanique pour un projet de conception d’un réseau de distribution. Cette étude permettra de
définir de manière optimale les itinéraires des lignes Moyenne Tension (MT) ainsi que les
tracés des réseaux Basse Tension (BT).

I.1 Réseau HTA


Pour assurer la cohérence des levés des lignes HTA, un appareil de levé (GPS bi fréquence,
tachéomètre-théodolite, tachéomètre dit ‘autoréducteur’, lunette à niveau …) est utilisé. Deux
opérations conjointes sont nécessaires pour pouvoir situer chaque point suivant trois axes X,
Y (plan) et Z (altitude) : le lever planimétrique et le lever altimétrique

Il existe différents modes d'acquisition de ces données. Soit les opérations sont menées
conjointement avec deux appareils de mesure différents (X, Y + Z), soit les opérations de
lever sont réalisées à l'aide d'un seul appareil de mesure (X, Y, Z) : elle consiste à mettre un
appareil de mesure sur un point de station choisi (principe du théodolite).

Pour chaque ligne HTA, il sera implanté une polygonale de précision qui servira à lever les
détails et à contrôler la qualité des travaux topographiques. Cette polygonale sera implantée le
long de l’axe de desserte de la localité à électrifier.

Tous les points particuliers devront être levés à savoir :

- Routes et pistes
- Voies ferrées
- Constructions bâties et non bâties
- Lignes téléphoniques
- Lignes d’énergie électriques existantes MT, BT
- Zones inondables
- Cimetières
- Végétation
- Limites de la localité à alimenter
etc. pour un dimensionnement mécanique précis de la ligne HTA.

I.2 Réseau BT

Afin de rattacher la localité à électrifier dans le même système de coordonnées que celui de la
ligne MT, il sera implanté pour chaque localité une base constituée par 2 points GPS. Cette
base servira pour le contrôle des levés planimétriques de la localité.
Tous les détails intéressant le projet d’électrification BT pour chaque centre seront levés.

Il s’agit notamment de :

 Limites des rues


 Clôtures
 Bâti (constructions en dur)
 Paillotes
 Voies ferrées
 Routes
 Voies diverses
 Conduites d’eau
 Réseaux téléphoniques
 Réseaux MT et BT (éventuellement existantes)
Avec toponymie de tous les édifices publics ou privés :

 Désignation des routes ou pistes


 Désignation des voies et réseaux divers
 Désignation des centres de santé, des écoles, sous-préfecture, pharmacie,
boutiques, etc.
L’étude topographique permet de dessiner le profil en long du tracé de la ligne et de définir la
configuration du terrain existant sous l’emprise de la ligne, avec l’axe de celle-ci comme
référence.

Figure n°1 : Profil en long d’une portion de ligne

II. Dimensionnement mécanique des lignes des réseaux de distribution

Le dimensionnement mécanique des lignes aériennes consiste principalement à déterminer, en


fonction de l’environnement climatique, les efforts appliqués aux différents éléments de
l’ouvrage (câbles, conducteurs, matériels d’armement, supports, massifs de fondations …).
Ceux-ci sont ensuite calculés avec les méthodes habituelles de résistance des matériaux, avec
des outils de calculs mécaniques et/ou font l’objet d’essais pour connaître leur résistance
mécanique.

II.1 Analyse des efforts

Les efforts sont de deux types :

 les efforts appliqués en permanence, en l’absence de conditions météorologiques


défavorables ; ils proviennent du poids propre des éléments de l’ouvrage et de la
tension mécanique des câbles ;
 les efforts occasionnels engendrés par un vent violent, par une température très basse
tendant les câbles conducteurs ou par des surcharges (dues à la poussière par exemple)
sur les câbles. Ces efforts peuvent être très grands dans des situations extrêmes
(tempête, pluie verglaçante…). Ils sont souvent prépondérants dans le
dimensionnement des lignes, conditionnant ainsi, et de façon importante, le coût.
Figure n°2 : les efforts appliqués sur une ligne aérienne

Les charges définies en grandeur et direction pour chaque hypothèse climatique sollicitent
inégalement les différents éléments de la ligne (câble, supports, fondations…). De surcroît, la
contrainte maximale dans un élément déterminé est provoquée par les charges d’une
hypothèse, alors que ce sont souvent celles d’une autre hypothèse qui provoquent la contrainte
maximale dans un autre élément.

II.2 Vérification de la tenue mécanique des conducteurs

Afin de vérifier la tenue mécanique des éléments d’une ligne aérienne, le calcul de la tension
mécanique finale en considérant toutes les hypothèses pour déterminer laquelle est la plus
contraignante est prépondérant. Cette tenue mécanique est comparée à l’effort de ruine du
support donné par le constructeur afin d’effectuer un choix judicieux des supports.

L’équation de changement d’état permet de déterminer la composante horizontale de la


tension du câble à un état final en connaissant sa valeur à l’état initial.

Figure n°3 : changement d’état des lignes


L’équation de changement d’état donne :

× × ×
+ + × − −
24 ×
× × ×
=
24
Chaque état est caractérisé par :

- La température ;
- Le coefficient de surcharge m ;

- La tension mécanique ;

- Le paramètre

L’équation de changement d’état s’avère utile pour la détermination de la tension des câbles
et de leur fléchissement après un changement des conditions climatiques (Température et
coefficient de surcharge).

Ainsi, l'établissement d'un projet de ligne nécessite en premier lieu de définir les conditions
climatiques à retenir. Ces conditions sont prépondérantes pour la conception des ouvrages et
notamment pour les études de sélection des conducteurs, des supports et de leurs fondations.

Ces conditions climatiques concernent principalement :

- les températures ;

- l'action du vent ;

- l’ensoleillement.

Elles sont complétées par des paramètres caractéristiques qui ont effet sur le degré d'isolement
de la ligne :

- le niveau kéraunique ;

- le taux d'humidité;

- la pollution éventuelle de l'air.


Enfin, les informations données concernant les pluies renseignent les acteurs du projet dans
leur évaluation des conditions de terrain et des périodes les plus propices à la construction des
ouvrages.

Figure n°4 : Influence du climat sur les lignes

II.3 Calcul mécanique

Le calcul mécanique des conducteurs de lignes aériennes consiste à étudier les variations des
tensions mécaniques et des flèches dans le but de :

 S’assurer que dans les conditions de travail prévues, le facteur de sécurité des
conducteurs est respecté ;
 Vérifier les distances réglementaires à la flèche maximale (i.e. à température régionale
maximale, sans vent) ou en régime de vent (i.e. à température et vent de région
moyennes) ;
 Déterminer les efforts exercés par les conducteurs sur les armements et les supports ;
 Déterminer les profondeurs d’enfouissement des supports afin de dimensionner les
massifs de fondation ;
 Déterminer les portées « de vent » correspondants aux portées à considérer pour le
calcul des efforts en tête du support ;
 Déterminer les portées « de poids utilisées » pour évaluer le poids mort que
représentent les conducteurs sur le support.
 Etc.
II.3.1 Analyses des hypothèses de calcul
Afin de dimensionner les efforts s’exerçant sur les différents éléments de la ligne, il faut
schématiser les situations réelles et appliquer des hypothèses climatiques, dans lesquelles
interviennent plusieurs facteurs (voir II.2).

En pratique, quelques hypothèses climatiques suffisent pour calculer correctement les lignes.
Elles schématisent les situations extrêmes suivantes :

- une tempête ;

- une période de grand froid ;

- une période de grande chaleur ;

- une surcharge uniforme sur tous les conducteurs ;

- la surcharge dans une même portée de certains conducteurs, les autres étant déchargés
: situation sensiblement équivalente à la rupture d’un conducteur.

Les hypothèses climatiques les plus importantes sont, en principe, fixées par des règlements
administratifs ou des normes et le concessionnaire d’une étude intervient en choisissant des
degrés de sévérité. Il doit donc veiller à ce que les hypothèses recouvrent bien toutes les
situations climatiques pouvant affecter la région. Il est possible, évidemment, d’introduire un
coefficient de sécurité supérieur à 1 pour les situations climatiques qui ont une probabilité
d’apparition importante.

Ces hypothèses sont bien évidemment spécifiées dans les directives techniques générales des
concessionnaires de réseaux. Elles sont valables pour l’ensemble du territoire d’un pays avec
des conditions particulières propres aux différentes régions climatiques et sont tenues d’être
respectées pour toute étude concernant l’implantation d’une ligne aérienne.

II.3.2 Détermination des cantons et calcul des portées équivalentes, des


flèches et de la garde au sol

Après analyse des hypothèses de calcul, il faut définir les portées et les cantons en respectant
le cahier de charge et les normes en la matière. La norme NF C 11-201 recommande des
cantons comportant 10 à 15 points de fixation ou supports. Cette recommandation est justifiée
car elle permet de réduire la chute en cascade de la ligne en cas de défaillance.
Le calcul de la portée équivalente nous permet de calculer l’effort de traction sur les
supports d’arrêt ou en ancrage. Elle est déterminée comme suit :


=

Avec : portée entre 2 supports adjacents

Les flèches sont calculées afin de déterminer les gardes hors sol nécessaire aux surplombs des
voies (routes et autoroutes), des terrains (ordinaires et agricoles), des chemins de fer, des
arbres etc. la flèche f est déterminée comme suit :

=
8

La garde au sol D est la distance entre le point le plus bas du conducteur et le sol. Elle est
imposée par l’Arrêté Technique Française et dépend de la flèche maximale des conducteurs et
du type d’armement.

= −( + + )

Avec H : hauteur du support,

Hi : profondeur d’enfouissement ;

A : longueur de la chaine d’isolateur


II.3.3 calcul mécanique des supports

Les supports sont destinés à maintenir les conducteurs à une hauteur suffisante du sol, en
tenant compte de la flèche maximale et à résister aux charges qui leur sont appliquées (forces
appliquées conventionnellement à 0.25m au-dessous du sommet) dans toutes les hypothèses
administratives définies à partir des conditions climatiques prises en considération. Les
charges transmises par les conducteurs et les câbles de garde peuvent être décomposées
suivant trois directions orthogonales choisies de manière à simplifier les calculs :

 Les charges horizontales transversales perpendiculaires à la ligne qui proviennent de la


pression du vent sur les éléments de la ligne (conducteurs, les câbles de garde avec ou
sans givre, les chaînes d’isolateurs …), de la tension mécanique et, éventuellement,
des angles du tracé ; ils sont maximaux dans l’hypothèse de température la plus basse ;
 Les charges verticales dus au poids propre des conducteurs, des armements, des
différentes accessoires, accru éventuellement des surcharges de givre ou de neige et à
la composante verticale due à la tension des conducteurs et des câbles de garde pour
les pylônes dénivelés (pylônes chargés ou déchargés) ;
 Les charges horizontales longitudinales qui agissent dans le sens de la ligne et
s’accroissent très rapidement avec la longueur de portées adjacentes ; elles
représentent approximativement la rupture d’un conducteur ou d’un câble de garde,
haubanage du pylône au cours du déroulage et la différence de tension de part et
d’autre de la chaine d’alignement due au givre.

En fonction de l’emplacement du support (supports d’alignement, supports d’angle et


supports d’arrêt), le calcul de l’effort se fait différemment.

Un support d’alignement doit résister à l’effort du vent sur les conducteurs des deux demi-
portées adjacentes, et sur le support lui-même et son armement, en supposant que le vent
souffle perpendiculairement à la ligne.

Figure n°4 : les efforts mécaniques sur un support d’alignement


Pour ces supports, les tensions mécaniques se compensent donc ils sont soumis à l’effort du
vent
a a
= × Φe × ( )
2
Avec Φe : diamètre extérieur
Un support d’arrêt et d’angle est soumis à l’effort de traction des conducteurs dans le sens de
l’effort nominal du poteau et à l’effort du vent dans le sens transversal.

Pour les supports d’angle, l’effort du support est comme suit :

= 2× + ( )
2 2
Avec : angle de piquetage

T : tension mécanique totale de l’hypothèse la plus contraignante

Pour les supports d’arrêt, l’effort du vent est compensé par le vent prévu sur le support dans le
sens de la tension mécanique T.

A la différence des supports d’alignement, les supports d’angle et d’arrêt sont soumis à des
efforts permanents importants dus aux angles du tracé ou à l’arrêt des câbles. Ces supports ont
une orientation par rapport à l’axe de la ligne qui répond à des exigences particulières.

Figure n° 5 : les efforts mécaniques sur un support d’arrêt

II.3.4 Dimensionnement des armements

L’armement est l’ensemble des éléments permettant d’isoler et de maintenir le câble à une
certaine distance entre eux et au sol par l’intermédiaire de la poutrelle métallique. Après la
détermination des efforts nominaux des supports, le dimensionnement des armements est
effectué pour chaque support selon les efforts calculés pour celui-ci.
Les charges appliquées à un armement en chacun des points d’accrochage des conducteurs
sont calculées en tenant compte des différentes forces s’exerçant sur le support ainsi que de
l’orientation de l’armement par rapport au support.

L’armement est choisi en fonction de 3 critères :

 La résistance mécanique

Cette résistance est déterminée à partir des efforts verticaux et des efforts horizontaux exercés
par le conducteur sur l’armement.

L’effort horizontal Fh dû à un conducteur est le suivant:

 en alignement

+
ℎ= ×( )
2

Avec V : la poussée du vent, sur 1 m de conducteur, dans l’hypothèse


considérée
 En angle
+
ℎ= × +2×
2 2
Avec T: tension mécanique, pour 1 m de conducteur, dans l’hypothèse considérée

L’effort vertical Fv dû à un conducteur est le suivant:


+
= ×( )
2
Avec p : le poids de 1m de conducteur

Les dénivellations entre supports ℎ engendrent une résultante verticale +/ en plus de Fv.

 Les distances à la masse

Il est nécessaire, dans une étude, de vérifier la portance des chaînes d’isolateurs, c'est-à-dire
de s’assurer que la résultante des efforts est dirigée vers le sol et suffisante pour éviter que
sous l’action du vent la chaîne ne s’incline pas trop pour respecter les distances entre
conducteur et masse.

 Les écartements entre conducteurs


La distance minimale entre conducteurs en milieu de portée sous vent réduit est définie par:
= 0.8 ∗ ( + + )

Avec ecs : écartement minimal horizontal entre conducteurs, en m ;

k : coefficient dépendant de la nature du conducteur ;

f : flèche médiane à température maximale dans le câble, en m ;

l : longueur libre de la chaine de suspension;

U : tension de service en kV.

II.3.5 Dimensionnement des massifs de fondation

Un ouvrage quelle que soient sa forme et sa destination, prend toujours appui sur un sol
d’assise. Les éléments qui jouent le rôle d’interface entre l’ouvrage et le sol s’appellent
fondations.

Le dimensionnement des massifs de fondation des lignes aériennes se distinguent des


fondations des ouvrages courants de génie civil par la prédominance d’efforts d’arrachement
ou d’efforts horizontaux, eux-mêmes associés avec des moments de renversement en tête de
la fondation.

Les massifs doivent être dimensionnés en fonction des efforts qui leur sont appliqués en tête,
des caractéristiques du terrain d’assise (étude de sol), de la hauteur des supports et du
coefficient de stabilité K retenus par la norme NF C 11-201 de Mai 1978 :

 K=1,2 pour les poteaux simples ;


 K=1,75 pour les croisements par-dessus des autoroutes, voies ferrées ainsi que les
supports importants des lignes principaux : arrêt simple, arrêt double, semi- arrêt,
origine des dérivations et angles importants

Les fondations massives sont soumises aux sollicitations suivantes par rapport au niveau 0.00
du sol :

- un moment renversant suivant chacun des axes du massif ; les moments de renversement
doivent être rapportés à la base du massif.
- un effort tranchant suivant chacun des axes qui, ramenés en fond de fouille, contribuent au
moment renversant total ;

- le poids de la structure supportée.

Les méthodes de calcul des fondations soumises au renversement sont fort nombreuses. Il
n'est pas possible d'en donner une analyse exhaustive (plus de 35 méthodes différentes).

Cependant, ces méthodes peuvent être classées en 03 catégories :

- les méthodes dites élastiques, dans lesquelles les contraintes à l’interface sont liées aux
déplacements de la fondation (Andree-Norsa, Sulzberger)

- les méthodes dites plastiques, dans lesquels on admet l'écoulement plastique dans tout
le massif (Méthode française, Frôhlisch, Alexandru)

- les méthodes expérimentales, ou élaborées à partir de d'observation de faits


expérimentaux (Lazard, Dembicki, Méthode Belge, Méthode Menard)

Dans la pratique, pour les supports de hauteur H et d’effort nominal F, la norme NF C 11-201
de Mai 1978 donne les profondeurs d’implantation suivantes:

Volume à remplir avec du


béton

Figure n° : Caractéristiques de la fouille d’un support


Une fois ces étapes effectuées, des tableaux de pose qui précisent les flèches à donner aux
conducteurs dans les différentes portées et à diverses températures seront à établir afin que la
réalité corresponde bien aux résultats des calculs qui ont été faits.

Conclusion

La réalisation d’un réseau électrique englobe en général le choix de conducteur, le choix des
supports et leurs armements correspondants en considérant les efforts qui leurs sont appliqués
ainsi que les conditions climatiques de la région qui jouent un grand rôle dans ces différents
choix. L’étude du comportement mécanique des câbles permet d’évaluer ces efforts
principaux transmis à la structure en fonction des conditions climatiques et des emplacements
des supports.

5 questions/ réponses
1) Le choix des supports de la ligne aérienne est déterminé lors :

a. du dimensionnement électrique

b. du dimensionnement géométrique

c. du dimensionnement mécanique

d. des études topographiques

e. du dimensionnement des massifs de fondation

2) Ces opérations topographiques suivantes sont à faire pour définir les itinéraires (profil) des
lignes :

a. le levé planimétrique

b. le levé orographique

c. le levé d’intérieur

d. le levé altimétrique
e. étude mécanique des sols et des roches

3) Ces efforts s’appliquent en permanence sur un support :

a. le poids des éléments propres de l’ouvrage

b. l’effort dû au contrepoids

c. les efforts engendrés par un vent violent,

d. les efforts engendrés par la température

e. la tension mécanique des câbles

4) Chaque état du câble est déterminé par :

a. La température du câble ;

b. le niveau kéraunique

c. Le coefficient de surcharge ;

d. la tension électrique

e. Le paramètre

5) Ces étapes suivantes interviennent dans le dimensionnement mécanique ?

a. études topographiques

b. détermination des supports

c. études cartographiques

d. dimensionnement des massifs de fondation

e. détermination de la section des conducteurs