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GENERALITES SUR LES SYSTÈMES ELECTRIQUES

Chapitre 2 : Généralités sur le système électrique

II.1. Introduction

II.2. Architecture du système électrique

II.2.1 Production d’électricité

II.2.2 Réseaux électriques

II.2.2.1 Le transport

II.2.2.2 Le réseau de distribution

II.2.2.2.1 Le réseau de distribution Moyenne Tension (HTA)


II.2.2.2.2 Le réseau de distribution Basse Tension (BT)

II.3. Les composantes majeures des réseaux électriques

II.4 La topologie des réseaux électriques

II.5. Conclusion

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II.1. Introduction

Le système électrique a pour rôle d’assurer la production électrique et son acheminement


jusqu’au client. Il est composé de la production qui résulte de transformations diverses, le réseau de
transport qui achemine l’énergie à proximité des consommateurs et enfin le réseau distribution pour
le partage jusqu’au consommateur.

Ce module s'articule autour de trois parties. Après avoir passé en revue l’architecture générale du
système électrique (la production, le transport et la distribution), nous aborderons les différentes
composantes physiques qui les constituent ainsi que leurs caractéristiques et fonctionnements pour
enfin présenter la typologie des réseaux.

II.2. Architecture du système électrique

Le terme « système électrique » est généralement utilisé pour définir les sites de production et
l’ensemble des réseaux.
C’est l’ensemble des équipements électriques qui assurent la production de l’énergie et la livraison à
tous les consommateurs des kilowattheures produits.
Celui-ci est communément présenté comme comportant trois étages aux fonctions différentes
dépendantes entre elles (Figure1).

Figure1 : Architecture de système électrique

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II.2.1 Production d’électricité

La production d’électricité peut être défini comme la conversion en énergie électrique des énergies
potentielles de sources diverses :

 combustibles carbonés essentiellement fossiles,


 hydraulique,
 énergies renouvelables telles que le vent ou le solaire ;
 Réaction nucléaire ;
 Etc.
Les centres de production du courant électrique sont appelés centrales électriques.
Schémas du principe de fonctionnement de quelques types de centrales électriques

Principe de fonctionnement d’une centrale hydraulique

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Principe de fonctionnement d’une centrale nucléaire

Principe de fonctionnement d’une centrale biomasse

II.2.2 Le réseau électrique

On distingue couramment les différentes sous-parties du réseau électrique en fonction du


niveau de tension utilisé : on parle ainsi par exemple du réseau HTB (plus de 50 kV), HTA (de 1 à 50
kV), ou BT (de 50 à 1 000V). En fonction de ces niveaux de tension, la structure du réseau change.

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En outre, l’électricité ne se stockant pas en grande quantité, la production doit s’adapter sans cesse à
la consommation et l’énergie produite doit être acheminée en temps réel jusqu’aux consommateurs.

II.2.2.1 Le transport

Le réseau de transport, à haute et très haute tension, est destiné à interconnecter les sources
d’électricité, c’est-à-dire d’énergie primaire, et de transporter et répartir l’énergie électrique
résultante, sur l’ensemble d’un territoire.

Les réseaux de transport et d’interconnexion à haute tension (HTB) assurent la liaison entre les
centres de production et les grandes zones de consommation. Ils permettent d’acheminer l'énergie, là
où elle est consommée. Par ailleurs, le réseau de transport a une structure maillée, ce qui signifie que
l’électricité peut suivre différents chemins entre deux nœuds donnés du réseau, ce qui assure la
continuité de l’alimentation des charges en cas de perte d’un élément du réseau, par exemple une
ligne, voire plusieurs, les réseaux de transport contribuent donc de façon déterminante au maintien de
l’équilibre entre la demande et l’offre, ainsi qu’à la sécurité d’alimentation et à l’économie de
l’exploitation
Entre les postes électriques qui délimitent le réseau de transport, il existe différentes catégories et
modèles de pylônes, de lignes et de câbles. Selon les cas, on peut trouver des réseaux aériens, avec
des conducteurs nus accrochés aux pylônes via des chaînes d’isolateurs et des réseaux souterrains
avec des câbles nécessairement isolés du fait de leur trop grande proximité physique.
La taille et la forme des pylônes varient en fonction :
 du niveau de tension ;
 de la topographie des lieux et de la nature des sols ;
 des contraintes environnementales ;
 des zones climatiques (vent, givre, neige collante…) ;
 etc.
Les pylônes maintiennent les lignes à une certaine distance du sol, de façon à assurer la sécurité des
personnes et des installations situées au voisinage des lignes. En fonction des niveaux de tension
électrique et de la nature du terrain, différents types de pylônes sont utilisés.
Par exemple, une ligne aérienne HTB compte en général 3 ou 6 conducteurs électriques, et 1ou 2
câble(s) de garde. Chaque phase est supportée par un isolateur comme illustré ci-après : (Figure2).

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Figure 2 : pylône de transport HTB

Pylône HTB avec 6 conducteurs électriques et un câble de garde

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II.2.2.2 La distribution

Les réseaux de distribution ont pour but de desservir l’électricité à l'ensemble des
consommateurs. Il existe deux sous niveaux de tension :

II.2.2.2.1 Le réseau de distribution Moyenne Tension (HTA)


Le réseau de distribution Moyenne Tension a typiquement une structure bouclée, c’est-à-dire qu’il
existe également différents chemins pour alimenter les clients, mais qu’un seul de ces chemins est
utilisé à un instant donné. Les autres chemins sont normalement ouverts grâce à un interrupteur,
généralement télécommandé, et ne sont utilisés qu’en régime de secours, pour remettre l’électricité à
la disposition des clients après une coupure suite à un défaut sur le chemin d’alimentation principal.

Distribution HTA en triphasé (en technique rigide avec armement en drapeau)

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Distribution HTA en monophasé avec neutre (ligne mixte)
II.2.2.2.1 Le réseau de distribution Basse Tension (BT)
Le réseau Basse Tension a presque toujours une topologie radiale : un seul chemin vers les charges
est disponible.

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Réseau basse tension sur support en bois (en technique suspendue)

II.3. Les composants majeurs réseaux électriques


Pour assurer la continuité de service, la protection des personnes et la conservation du matériel, les
conducteurs d’une ligne aérienne devront être protégés :

 Électriquement : entre eux et par rapport aux masses métalliques ou à la terre ;


 Contre les détériorations mécaniques ;
 Éventuellement contre les agents physiques et chimiques.

En plus, les conducteurs devront se trouver hors d’atteinte des personnes pour éviter le toucher. Ainsi
une canalisation aérienne comprendra donc des :
 Conducteurs ;
 Armements ;
 Transformateurs ;
 Des éléments permettant d’isoler les conducteurs entre eux et par rapport aux
masses métalliques : isolateurs ;
 Un support permettant de maintenir les ferrures à une hauteur suffisante pour éviter les
détériorations mécaniques et le toucher ;
 Etc.

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Les conducteurs
Tout en assurant une bonne continuité électrique, les conducteurs doivent pouvoir supporter, sans
détérioration ni rupture, les contraintes extérieures auxquelles ils sont soumis (vent, température).
Les conducteurs utilisés dans la construction des lignes de transport et de distribution d'énergie
doivent donc posséder les qualités suivantes :

 Avoir une bonne conductibilité, c'est-à-dire une résistance électrique faible, de manière à
réduire la perte d'énergie dans la transmission ;
 Avoir une résistance mécanique élevée de façon à résister aux efforts
mécaniques ;
 Être légers pour limiter leur poids et celui des supports ;
 Donner toute garantie de sécurité et de durée.
Les métaux satisfaisant à ces conditions sont en nombre relativement
restreint. On utilise principalement le cuivre ou l'aluminium et certains de
ses alliages. Les conducteurs sont le plus souvent employés nus (homogènes ou avec âme d’acier).

Pour les branchements particuliers, on utilise des conducteurs isolés.

Conducteurs nus.
Ils sont homogènes ou avec âme d’acier.
 Conducteurs homogènes.
Ces conducteurs sont constitués par des fils nus cylindriques, à section droite circulaire :
- En cuivre électrolytique dur, ou en bronze ;

- En aluminium pur ou en almélec.

 Conducteurs avec âme d'acier


Ces conducteurs sont constitués par des fils d'aluminium ou d'alliage d'aluminium (almélec, aldrey)
et des fils d'acier.
- Les premiers doivent répondre aux conditions exigées des conducteurs nus.
Les seconds sont galvanisés afin d'être protégés contre la corrosion ; leur
résistance à la rupture doit être au moins égale à 120 daN/mm2.
- La section nominale d'un câble est la somme de sections droites nominales des fils
d'acier et d'aluminium composant ce câble. La série s'étend de 10,8 à 398 mm2 pour
les câbles en aluminium, et de 17,8 à 366 mm2 pour les
câbles en alliage d'aluminium.

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Conducteurs munis d'un revêtement résistant aux intempéries
Ces conducteurs sont principalement utilisés pour les lignes aériennes de signalisation et de
distribution publique. Pour donner toute garantie de sécurité et de durée, les conducteurs devront
comprendre :

- une partie métallique conduisant le courant (située au centre du


Conducteur : âme) ;
- une matière isolante destinée à assurer l'isolation de l'âme enveloppe ;
- une matière destinée à protéger l'enveloppe revêtement

Ame

Enveloppe

Revêtement

Figure 3 : Constitution générale des conducteurs

Chaque ligne peut être équipée d’un conducteur spécialement conçu. Dans certains cas, ces
conducteurs peuvent être assemblés en faisceaux pour constituer une même phase de ligne.

Isolateurs : Constitution et rôle


Les isolateurs, réalisés en verre, en céramique ou en matériaux synthétiques assurent la fixation et
l’isolation entre les conducteurs et les pylônes.
Les isolateurs en verre ou en céramique ont en général la forme d’un empilement d’assiettes. Il en
existe deux types : les isolateurs rigides (assiettes collées) et les éléments de chaînes (assiettes
emboitées).
Plus la tension de la ligne est élevée, plus le nombre d’assiettes est important. Les chaînes peuvent
être simples (câbles légers en suspension), doubles ou triples.
L’isolateur est formé par un isolant (Verre, céramique, matériaux synthétiques) auquel sont fixés
deux pièces métalliques M1 et M2.
M1 se fixe au pylône ; M2 porte le conducteur.
L’isolateur possède un double rôle :

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• Rôle mécanique : porte le conducteur
- Maintenir les conducteurs, donc avoir une résistance mécanique suffisante pour
supporter les efforts mécaniques de la ligne. Ils maintiennent les conducteurs dans la
position spécifiée (isolateurs d’alignement et d’ancrage)

• Rôle électrique : isole le conducteur par rapport au pylône.


- Isoler électriquement les conducteurs entre eux et par rapport aux masses métalliques,
donc avoir une grande résistance d'isolement afin d'éviter les déperditions d'énergie et
le percement par arc ;

Les isolateurs sont des composants indispensables au transport et à la distribution de l’énergie


électrique. Leur fonction est de réaliser une liaison entre des conducteurs HT et la terre.
Ils assurent la transition entre l’isolation interne (huile, SF6) et l’isolation externe (air
atmosphérique), ils permettent de raccorder le matériel électrique au réseau (traversées de
transformateur, extrémités de câbles) et ils constituent également l’enveloppe de certains appareils
(disjoncteurs, parafoudres, réducteurs de mesure).

M1

M2 Conducteur aérien
Figure 4 : Isolateur

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Quelques exemples sur les lignes françaises

Support
Constitution
Le rôle des supports est de maintenir les isolateurs et leur ferrure, et, à la fois, de rendre les
conducteurs inaccessibles ; ils doivent être eux-mêmes fixés soit dans le sol, soit dans des murs. Les
supports doivent être de résistance mécanique élevée, de transport facile, d'un entretien négligeable,
de longue durée, interchangeables et doivent résister aux intempéries.
Tout support comprendra donc :

- Une partie destinée à recevoir les isolateurs et ferrures (armement) appelée tête ;
- Une partie destinée à mettre les conducteurs hors d'atteinte corps ;
- Une partie destinée à être encastrée, appelée pied ou base (fig.15).
Tout support doit être pourvu d’une plaque signalétique mentionnant les informations suivantes :
- Nom du fabricant,
- Modèle ou type du poteau,
- Millésime de l’année de fabrication,
- Hauteur du poteau (en m),
- Effort nominal,
- Centre de gravité (pour les poteaux béton).

Les supports utilisés pour les lignes aériennes sont de différents types dépendant de la nature et des
caractéristiques de ces lignes. On distingue les supports en bois, en béton armé et métalliques.

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Supports en bois
Les poteaux en bois doivent être protégés par traitement chimique contre les attaques d’insectes et
les agressions naturelles. Les procédés actuellement reconnus (cf. tableau ci-dessous) sont relatifs
aux poteaux créosotés ; le procédé d’imprégnation utilisé doit figurer sur la plaque signalétique du
poteau par sa lettre de référence.
Il est donc nécessaire, pour prolonger leur durée, de choisir une essence de bois qui résiste bien à la
putréfaction, ou de les préserver par l'incorporation d'une substance antiseptique.
Les bois doux et résineux conviennent le mieux : pins, sapins, épicéas et mélèzes.
Les conditions auxquelles doivent satisfaire les bois sont indiquées par la norme NF C 67-100. Un
poteau en bois est défini par :
- les caractéristiques du bois : essence, provenance, qualités (sain et exempt de défauts) ;
- ses dimensions : hauteur totale H, diamètre au sommet d, diamètre à 1 m de la base D;
- la charge d'essai et l'effort disponible à 0,25 m du sommet (essais de résistance mécanique).
 Différents types.

Les supports subissent des efforts variés qui proviennent directement des conducteurs (poids, tension
initiale) ou de causes accidentelles (vent, surcharge due au givre). Selon l'importance et la direction
des efforts, on emploie les poteaux suivants :

- Simples (c) : utilisés dans les lignes droites, où il n'y a pas d'efforts considérables à
fournir ;
- Jumelés (a) : l'expérience montre que la résistance du poteau jumelé peut atteindre
pratiquement quatre fois environ la résistance d'un poteau simple, suivant la perfection
des assemblages. Les deux poteaux constituant l’assemblage sont de même type et de
même longueur ;
- Contrefichés (d) (renforcement du poteau) : utilisés aux changements de direction des
lignes ;
- Haubanés (b) : renforcement du poteau.
La portée des poteaux en bois est de 30 à 50 m et leur hauteur maximum au-dessus du sol est de 12
m. Leur résistance mécanique est faible et leur durée est de l'ordre de trente ans. On les utilise pour
des lignes de télécommunication à très basse et basse tension, ainsi que pour des lignes rurales de
distribution d'énergie.

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Figure 5 : Support en bois

a - poteau simple.
b - jumelé.
e - contrefiché.

d - haubané : tendeur permettant de régler la tension du hauban

Supports en béton armé

Les poteaux en béton armé sont composés :

- D’une carcasse métallique formée de barres d'acier longitudinales (armatures),


maintenues entre elles par des barres transversales.
Ces dernières sont des étriers soudés électriquement, ou ligaturés.

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- Sur les armatures par du fil de fer. La résistance à la rupture de l'acier constituant les
armatures est d'environ 70 daN/mm2 ;
- D’un béton de ciment enrobant la carcasse et protégeant efficacement l'acier.
On les utilise dans les réseaux de distribution BT et HTA. Leur longueur maximale est d'environ 20
m, et leur portée maximale de 200 m.

Supports métalliques
Lorsque les lignes de distribution traversent les agglomérations, on ne peut utiliser des poteaux
(bois ou béton) placés sur les trottoirs ; par leur encombrement, ils créeraient une gêne pour la
circulation. Cependant, les immeubles peuvent servir de soutien à des supports métalliques, moins
encombrants. Elles sont constituées par un cadre en fer profilé, fixé dans le mur par scellement.
Si l'on désire augmenter la résistance du cadre, on ajoute une jambe de force. Les consoles sont
employées lorsque les conducteurs peuvent, sans danger, passer au droit d'un mur de fixation. Afin
de placer les conducteurs hors d'atteinte (distances réglementaires du sol et des bâtiments : Norme C
11-000), on utilise un bras vertical maintenu à l'aide de jambes de force scellées dans le mur. La
hauteur des potelets est comprise entre 1, 50 m et 6 m.

• Pylônes métalliques.

Pour le transport d'énergie à haute tension, la disposition et l'écartement des conducteurs sont
déterminés par des considérations d'ordre électrique et mécanique. L'écartement doit être suffisant
pour éviter les amorçages d'arcs entre deux conducteurs (ou entre un conducteur et la terre ou la
masse du support) et limiter les pertes par effluves. Les conducteurs sont généralement placés en
triangle ou en nappe.

Les supports doivent permettre aux conducteurs de remplir les conditions indiquées ci-dessus. Les
pylônes métalliques utilisés sont formés par un assemblage de fers profilés (1, U, L, plat, tubulaire)
disposés en treillis, et boulonnés, rivés ou soudés entre eux.

La forme et les dimensions des pylônes dépendent :

- De l'effort auquel ils sont soumis ;


- De la grandeur de la tension électrique ;
- De la disposition des conducteurs ;

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- De la distance entre supports.

Etudes comparatives des caractéristiques des différents types de supports


Tableau 1 : Etudes comparatives des caractéristiques des différents types de supports
MATÉRIAUX
UTILISÉS AVANTAGES INCONVÉNIENTS EMPLOI

Légers. Résistance Lignes de faible importance à


Transport et montage mécanique faible. basse et moyenne tension ;
BOIS faciles. Nécessite une ligne de télé communication.
Prix d'achat peu élevé. surveillance et un Portée maximale environ 60 m.
Réparation facile entretien constant Hauteur maximale 12 m.
Durée limitée (environ
30 ans)

Grande résistance Lourd, fragile. Lignes à basse et moyenne


mécanique. Manutention difficile ; tension.
Béton armé Ne nécessite pas Nécessite une Lignes de traction.
d'entretien. main-d'œuvre Portée maximale, 200 m.
Durée pratique- importante pour la mise Hauteur maximale, 20 m.
ment illimitée. en place.
Prix assez élevé

Très grande résistance Entretien périodique Pylônes pour lignes à


mécanique. assez couteux. haute tension.
Acier Relativement légers Prix élevé. Portée maximale, 400 m.
Transport et montage Hauteur moyenne, 30 m.
faciles Hauteur maximale,
100 m.

Etudes comparatives des caractéristiques des différents types de supports.

Armements
La forme des supports et leurs dimensions en largeur sont déterminées par la disposition des
conducteurs, compte tenu des distances minimales à respecter entre conducteurs et masse et entre les
conducteurs eux-mêmes. Ainsi en fonction des différentes dispositions des conducteurs, les
principaux modes d’armement utilisés sont :

Armement en triangle
La disposition en triangle symétrique par rapport à l’axe permet de respecter les écartements entre
conducteurs. Cependant, cet armement n’est commodément réalisable que pour les lignes à tension
assez basse, à isolateurs rigides, l’un des conducteurs étant attaché à un isolateur placé en tête de

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support. Pour les lignes à haute tension, ce type d’armement est réalisé à l’aide d’isolateurs rigides en
porcelaine et, souvent, en matériaux synthétiques.

Figure 6 : Armement en triangle

Armement en drapeau
Il est peu fréquent pour les lignes HTB à un seul circuit (sauf pour certains angles), mais assez
habituel pour les lignes HTA et BT.
En HTB, cette disposition est utilisée pour les lignes à deux circuits.
Cet armement présente les mêmes défauts que l’armement en triangle, mais cette disposition est
pratiquement imposée pour un grand nombre de lignes, notamment en HTB, lorsque l’encombrement
en projection horizontale est limité (zones fortement urbanisées, en traversées de forêts).

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Figure7 : Armement en drapeau

Armement en nappe
Il est d’usage fréquent pour les lignes HTA et HTB.

Cet armement en nappe exige des supports plus larges mais moins élevés que pour les autres
armements et donne une plus grande sécurité en cas de décharge de givre ou d’oscillations verticales
des conducteurs. Il permet, par installation de deux câbles de garde, de protéger la ligne contre les
coups de foudre et est bien adapté aux lignes de montagne.

Figure 8 : Armement en nappe

Transformateurss
Les transformateurs mis en œuvre présentent les caractéristiques générales suivantes :
 Type monophasé ou triphasé
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 Système de refroidissement par air ou par huile.
Tout transformateur doit être pourvu d’une plaque signalétique mentionnant les informations
suivantes :
 Nom du fabricant,
 Modèle ou type du transformateur,
 Numéro de série,
 Puissance nominale en kVA,
 Capacité de surcharge,
 Millésime de l’année de fabrication
 Etc.

Les Transformateurs peuvent être utilisés selon les fonctions suivantes :


Le raccordement d’un tiers au réseau d’électricité. Il peut être un gros consommateur industriel ou
un producteur, par exemple une centrale ;
 l’interconnexion : qui permet d’assurer la connexion des différentes lignes du réseau
de transport qui se rejoignent au poste, tout en assurant leur protection individuelle et
la possibilité de modifier la topologie du réseau ;
 la transformation de l’énergie d’un niveau de tension à un autre ;
 L’isolation galvanique.

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II.4. Conclusion
le système électrique est conçu pour mettre en relation des producteurs et des consommateurs
d’énergie électrique aux caractéristiques très diverses, répartis sur des distances qui peuvent être très
grandes. La structure du réseau, sous forme d’étages de tensions ayant chacun une topologie
particulière.
Le système se subdivise en trois parties : la production, le transport et la distribution. Chaque
subdivision est caractérisée par son niveau de tension : dans les unités de production, l’énergie est
produite à une tension HTA selon la taille de l’installation ; dans le réseau de transport, l’énergie est
acheminée sous une tension HTB ; la distribution se fait en moyenne tension HTA et en basse
tension BT.

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