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Sommaire

Quelle est la responsabilité des associés dans une SARL ?


Le compte courant d’associé
Le droit à l’information des associés de SARL
Comment fonctionne l'apport en compte courant d’associé?
La vraie responsabilité des associés d'une SARL
Conflit entre un gérant et son associé comment en sortir
Comment apporter de l’argent à son entreprise ?
Puis-je prêter de l'argent à ma société ?
Le compte courant associé tour complet de la question
Quelle est la responsabilité des
associés dans une SARL ?
La SARL ou Société à Responsabilité Limitée est la forme de société commerciale la plus
répandue en Algérie.
Sa principale caractéristique est que la responsabilité des associés est limitée aux
apports, donc à leurs parts dans le capital.
Mais concrètement, que signifie «responsabilité limitée aux apports» ?
Quand la société a un problème en son sein ou en cause à l’extérieur, quelle est la
responsabilité des associés?
Sont-ils tous responsables ou cela dépend-il de leurs parts?
Où s’arrête leur responsabilité de quelle nature est-elle ?
Outre la limitation de responsabilité, créer une SARL est simple: pas de capital minimal, des
statuts assez simples et statuts types facile à trouver, des formalités accessibles et peu
coûteuses.
Cette forme de société est assez courante dans le monde.
Le nombre d’associés d’une SARL va de 2 à 50.
En Algérie, quand il n’y a qu’un seul associé, la SARL est une EURL (Entreprise
unipersonnelle à Responsabilité Limitée).
Lors de la création de la SARL, cette dernière a un capital social fixé dans les statuts et divisé
en parts sociales.
LA RESPONSABILITÉ DES ASSOCIÉS DE LA SARL SELON LEURS APPORTS EN
CAPITAL
Ce capital social est composé des apports des associés de la société.
Ces apports peuvent être des apports en numéraire, en nature ou en industrie.
Concrètement, les apports en numéraire (les plus courants), de l’argent, sont faits par
virement ou chèque.
Lors de la création de la SARL, les associés peuvent ne verser qu'un cinquième de leurs
apports en numéraire (dans les 5 ans et sur appel du gérant, ils devront verser le solde).
Les apports en nature sont les meubles, immeubles, brevets, fonds de commerce que
peuvent apporter à la société un ou plusieurs associés.
Leur valeur est déterminée par un commissaire aux apports.
Les associés peuvent aussi faire des apports en industrie, c’est-à-dire mettre à disposition de
la SARL leurs compétences, les connaissances, leur travail.
Les apports en industrie ne sont pas comptabilisés dans le capital mais toutefois, ils donnent
droit à un certain nombre de parts sociales et à une part du bénéfice et de l'actif selon la
manière dont les statuts en décident.
Pratiquement donc, la responsabilité des associés d’une SARL est limitée aux montants de
leurs apports (en numéraire ou en nature mais pas en industrie, par nature de ceux-ci).
Le patrimoine personnel des associés n’est pas concerné par d’éventuels problèmes ou dettes
de la société.
La responsabilité limitée au montant des apports signifie donc que l’associé perdra ce qu’il a
apporté à la SARL en argent ou en nature (à la création et lors des augmentations de capital si
il y en a eu).
Les associés ne seront pas obligés de payer pour le passif social quand leurs apports ne le
permettront pas.
Il n’y a pas de risques d’avoir à rembourser sur ses biens personnels des dettes contractées par
la société.
Une petite exception si un des associé est associé caution.
LA RESPONSABILITÉ DANS UNE SARL D’UN ASSOCIÉ CAUTION
Il peut arriver qu’une opération ou une dette de la société puisse être cautionnée par tout ou
partie du patrimoine d’un ou des associé(s).
La preuve du cautionnement est libre (écrit, témoignage, etc..).
Dans ce cas, s’il y a des problèmes, le créancier peut demander le paiement de sa dette auprès
du cautionnaire, sans qu’il soit nécessaire de s’adresser d’abord au débiteur (la société).
Cela signifie aussi que si un client ou fournisseur ou partenaire sur un projet de la société
demande la caution d’un associé, la solidarité de l’associé avec la SARL est présumée et que
l’associé sera donc «associé caution».
En pratique, l’associé caution doit rembourser sur son patrimoine propre à la place de la
société défaillante. Les juridictions commerciales sont compétentes en la matière s’il y a
contestation, avec une forte propension à tenter la conciliation.
Si l’associé est UNIQUEMENT associé, la situation est donc claire…… en ce qui concerne
les risques financiers car il existe d’autres risques, au civil et au pénal, contre lesquels les
associés ne sont pas immunisés!
Ainsi, à la création de la société ou lors d'une augmentation de capital, certaines négligences
ou fautes peuvent engager leur responsabilité civile ou pénale.
Si à la création par exemple il y a eu une déclaration erronée pour la répartition du
capital ou s’il a été surévalué (attention aux apports en nature!), alors une personne s’estimant
trompée peut engager une action en responsabilité civile et pénale à l'égard des associés,
jusqu'à 10 ans après l'immatriculation de la société au registre du commerce.
Nous avons parlé jusqu’à présent des associés mais bien souvent au moins un des associés de
la SARL est gérant de la structure, gérant minoritaire ou gérant majoritaire et c’est
cette casquette de gérant qui peut tout changer dans les responsabilités.
Evacuons tout de suite le cas où un associé participe à la gestion et se retrouve «gérant de
fait» donc potentiellement responsable des fautes de gestion.
En cas de cessation de paiement, un dirigeant de fait peut être condamné à supporter
personnellement les dettes.
La gérance de fait est retenue par les tribunaux dès lors que certains critères montrent que les
fonctions exercées par la personne dépassent largement le cadre qu’un associé «normal» doit
tenir.
LES RESPONSABILITÉS DES ASSOCIÉS GÉRANTS DE SARL
Lorsqu’un ou plusieurs associés sont aussi gérants de droit de la SARL, les responsabilités ne
sont pas du tout les mêmes et elles vont au-delà des apports de l’associé.
Il peut y avoir:
- responsabilité civile si sa faute a causé un préjudice à la société ou à un tiers
- responsabilité particulière dans le cas de procédure collective
- responsabilité pénale s’il y a fraude.
Une décision de l’assemblée générale de la SARL ne peut pas effacer des fautes du gérant.
Le «quitus» qui peut y être délivré est sans effet.
Une action en responsabilité contre le gérant de SARL est prescrite au bout de 3 ans de
manière générale et au bout de 10 ans en cas de crime.
POUR QUE LA RESPONSABILITÉ DU GÉRANT DE LA SARL SOIT ENGAGÉE, IL
FAUT:
- Que le gérant ait commis une faute
- Que cette faute ait causé un préjudice à la société ou aux associés ou à des tiers
- Que faute du gérant et préjudice soient liés, le préjudice étant la conséquence de la faute
Les cas les plus fréquents de faute sont une violation des statuts ou une faute de gestion.
Il est à noter le cas particulier fréquent de procédure collective où si par exemple
la liquidation judiciaire d’une SARL montre une insuffisance d'actif, les juges (saisis par le
liquidateur ou par le ministère public) peuvent contraindre le dirigeant de la SARL à
combler personnellement le passif social s’il a commis une faute de gestion.
Le tribunal peut, en cas de faute de gestion ayant contribué à cette insuffisance d'actif, décider
que le montant de cette insuffisance d'actif sera supporté, en tout ou en partie, par tous les
dirigeants de droit ou de fait, ou par certains d'entre eux, ayant contribué à la faute de gestion
»).
Une insuffisance d’actif conséquence d’une faute de gestion peut être constatée par exemple
en cas d’absence de déclaration de cessation des paiements de la société dans le délai légal,
de création de la SARL sans apport de fonds propres suffisants, etc..
Tout ce qui précède relève des tribunaux de commerce ou civils mais il en est autrement de
la responsabilité pénale du gérant de SARL.
Le Code de commerce comporte plusieurs dispositions pénales applicables aux gérants de
SARL.
Ces risques sont en général peu connus des gérants d’entreprises.
Le droit du travail peut aussi emmener un associé gérant de SARL au pénal en cas de
violation des règles du droit du travail et de la sécurité sociale.
Des infractions aux règles de santé et de sécurité à l’égard des employés de la SARL ou le
refus d’engager des négociations en vue d’un accord définissant les modalités d’exercice du
droit d’expression des salariés peuvent se finir au pénal.
RESPONSABILITÉS DES ASSOCIÉS DANS LES AUTRES FORMES
D'ENTREPRISES
Sans confondre associés et dirigeants, car ces derniers sont toujours responsables, quelles
sont les responsabilités des associés et actionnaires des autres formes d’entreprises?
On s’aperçoit que la SARL n’est pas la seule forme d’entreprise où la responsabilité des
associés est limitée à leurs apports.
Au niveau financier, patrimoine personnel et patrimoine de l’entreprise sont confondus dans
les entreprises individuelles, sociétés en nom collectif (une SNC possède en tant que société
ses biens propres mais les associés, tous des commerçants, répondent solidairement des dettes
sociales) et sociétés civiles professionnelles (une SCP possède aussi, comme société, ses biens
propres mais les associés, tous des commerçants, répondent solidairement des dettes sociales
et sont responsables de leurs actes professionnels sur l'ensemble de leur patrimoine).
Faite chez un notaire, publiée au bureau des hypothèques et mentionnée dans les registres de
publicité légale des artisans et commerçants ou publiée dans un journal d'annonces légales
pour les professions libérales, cette protection de la résidence principale n'est opposable
qu'aux créanciers dont les droits sont nés après sa publication.
Mais dans ces cas aussi, comme nous l’avons précisé pour la création d'une SARL et EURL,
la responsabilité limitée aux apports peut être illusoire quand certains partenaires ou
banques demandent un engagement personnel sur biens propres (cautions, hypothèques...).
Le compte courant d’associé
Les comptes courants d’associés correspondent à des avances de fonds, couramment
appelées apports en compte courant, réalisées par les associés d’une société.
Ces apports peuvent avoir plusieurs finalités :
Etre une composante de la politique de financement de la création ou du développement
d’une activité, une aide temporaire pour palier une insuffisance de trésorerie…
L’utilisation des comptes courants d’associé dans les sociétés est strictement réglementée,
notamment en fonction de la capacité de la personne titulaire du compte courant (personne
physique ou personne morale).
En contrepartie, les sommes laissées ainsi à disposition peuvent donner lieu au versement
d’un intérêt aux associés.
Conditions liées au compte courant d’associé
Pour pouvoir effectuer valablement des apports en compte courant d’associé, des
conditions doivent être respectées par le titulaire :
- dans les SARL et les sociétés par actions (sauf SAS), il faut être associé ou actionnaire,
ou être gérant, membre du directoire, administrateur ou membre du conseil de
surveillance, pour pouvoir effectuer des apports en compte courant d’associé,
Fonctionnement du compte courant d’associé
Le fonctionnement d’un compte courant d’associé est très simple car il ne nécessite aucun
formalisme particulier, contrairement aux modifications du capital social.
Les statuts pourront néanmoins prévoir des dispositions sur l’utilisation des comptes courants.
Le compte courant d’associé peut être débiteur, c’est-à-dire négatif ou encore que l’associé
à une dette envers la société, dans les sociétés civiles et dans les SNC.
Par contre, dans les SARL, et SCA, les découverts en comptes courants sont interdits par le
code de commerce, sous réserves des dispositions suivantes :
- Dans la SARL, l’interdiction concerne les découverts accordés aux gérants et aux
associés, autres que les personnes morales (ainsi qu’à leurs conjoint, ascendants,
descendants et toute personne interposée) ;
- Dans la SPA, la SCA, elle ne concerne que les administrateurs, membres du directoire
et membres du conseil de surveillance autres que les personnes morales, les directeurs
généraux et les représentants permanents des personnes morales administrateurs ou
membres du conseil de surveillance (ainsi qu’à leur conjoint, ascendants, descendants et
toute personne interposée).
Une personne morale peut ainsi avoir un compte courant négatif dans une SARL.
Le compte courant d’associé : Moyen de financement et d’apport de fonds
Les apports en compte courant d’associé constituent une alternative aux apports en
numéraire directement dans le capital de la société.
Pour la société, ces apports, qu’ils soient effectués en compte courant ou en capital,
permettront de financer son lancement ou son développement, à condition bien entendu que
l’associé ou l’actionnaire ne demande pas le remboursement de son compte courant.
Il est courant, dans la pratique, d’avoir un financement constitué en trois parties :
- Un apport en numéraire au capital de la société nouvelle ou en phase de développement ;
- Un apport en compte courant de la part des associés ou actionnaires qui sera parfois
bloqué sur demande des établissement de crédit ;
- Un emprunt bancaire.
L’avantage de ce type de montage est que l’apport en compte courant, contrairement au
sommes versées en capital, pourra être récupéré tout de suite ou à l’issue du blocage, et
produira des intérêts déductibles du bénéfice imposable dans une certaine limite.
Pour plus d’informations, nous vous invitons à lire cet article :
Apporter en capital ou en compte courant d’associé ?
Dans d’autres cas, le compte courant d’associé pourra être utilisé comme un moyen de
financement pour la société concernée.
Ainsi, et notamment lorsqu’une ou plusieurs sociétés sont associés ou actionnaires d’une tiers
société, l’apport en compte courant pour financer des investissements est une alternative
intéressante au financement bancaire ou au crédit-bail : Le coût est moins élevé ou l’intérêt
est récupéré par l’associé, et l’opération est moins rigide car le remboursement ne sera pas
obligatoirement soumis à un calendrier strict.
Les intérêts du compte courant d’associé
Le compte courant d’associé peut produire un intérêt à ses titulaires.
Pour que ces intérêts puissent être déductibles du bénéfice imposable de la société, les
conditions suivantes doivent être respectées :
- Le capital social de la société doit être intégralement libéré ;
- Le taux de rémunération des comptes courants ne doit pas dépasser la limite fixé par la loi.
Au niveau fiscal, les intérêts constituent des produits financiers si le titulaire du compte
courant est une personne morale.
Les intérêts constituent des revenus de capitaux mobiliers imposables à l’impôt sur le
revenu si le titulaire du compte courant est une personne physique.
Avantages et inconvénients du compte courant d’associé
Contrairement aux apports en numéraire effectués directement en capital, les apports en
compte courant peuvent être remboursés à tout moment à l’associé ou l’actionnaire et les
sommes mises à disposition peuvent être rémunérées par un intérêt.
Ainsi, les associés d’une société qui ne génère pas de bénéfice pourront toutefois toucher des
intérêts s’ils sont titulaires d’un compte courant d’associé rémunéré chez cette dernière,
contrairement aux dividendes.
Ensuite, l’utilisation de compte courant d’associé est beaucoup plus souple que les
modifications affectant le capital social, qui nécessite des modifications statutaires et un
formalisme particulier.
Depuis le 1er janvier 2013, pour les gérants majoritaires de SARL notamment, le montant des
sommes versées en compte courant permet d’augmenter la quote-part des dividendes qui ne
supporte pas les charges sociales.
En contrepartie, les apports en compte courant n’offrent pas les mêmes garanties que
les apports en capital pour les tiers de la société.
Il sera ainsi fréquent que les établissements de crédit demandent le blocage des apports en
compte courant pour accorder un financement.
Enfin, lorsque la société produit chaque année des bénéfices qui sont distribués aux associés
ou actionnaires, ceux qui ont majoritairement apportés leurs fonds en compte courant
toucheront un dividende moindre, étant donné qu’il est attribué en fonction du pourcentage
de capital détenu.
Les associés de SARL :
Nombre, qualité, droits et obligations
Les associés de SARL bénéficient de plusieurs droits au niveau de la société (droits
financiers, droits politiques et droits d’information notamment).
En contrepartie, ils ont également des obligations à respecter, qui sont propres à la
législation prévue par les sociétés à responsabilité limitée.
La SARL est une forme de société où les rapports entre les associés sont fortement encadrés
par la loi, que ce soit au niveau des droits des associés ou de leurs obligations.
Les statuts de la SARL peuvent contenir certains aménagements, mais de portée très limitée.
Ce dossier vous informe sur les règles applicables aux associés de SARL :
- Le nombre et la qualité des associés de SARL
- Les droits des associés de SARL
- Les obligations des associés de SARL
Le nombre et la qualité des associés de SARL
Une SARL peut être valablement constituée par un seul associé, il s’agit alors d’une SARL
unipersonnelle (ou EURL).
Au maximum, une SARL peut avoir 50 associés.
Si le nombre de 50 associés est dépassé, la situation doit être régularisée dans un délai d’un an
ou la SARL doit être transformée en une autre forme de société.
Les associés de SARL peuvent être des personnes physiques ayant la capacité requise pour
être membres d’une SARL ou des personnes morales.
Pour devenir associé d’une SARL, il faut :
- Réaliser un apport en capital social, qui peut prendre la forme d’un apport en
numéraire ou d’un apport en nature, à l’occasion de la constitution de la société ou
ultérieurement à l’occasion d’une augmentation de capital social.
Des règles particulières encadrent les apports de biens communs en SARL ;
- Acquérir tout ou partie des parts sociales d’un associé.
Cette opération fait obligatoirement l’objet d’un agrément étant donné que l’acquéreur est
un tiers.
Un associé de SARL peut avoir un rôle actif au sein de la société, soit en exerçant les
fonctions de gérant, soit en occupant un emploi sous contrat de travail.
Dans ce dernier cas, l’associé doit être minoritaire et être dans un véritable état de
subordination à l’égard des organes de direction de la société.
Les droits des associés de SARL
Les associés d’une SARL disposent de plusieurs droits, notamment des droits financiers, des
droits politiques et des droits d’information.
Les droits financiers des associés de SARL
Les associés de SARL ont tout d’abord droit aux bénéfices.
La part de chaque associé dans les bénéfices est proportionnelle à la part dans le capital social
de la SARL.
Pour les associés apporteurs en industrie, la part de bénéfice est égale à celle de l’associé qui a
le moins apporté.
Les statuts de la SARL peuvent toutefois prévoir une répartition contraire des bénéfices.
Les clauses léonines demeurent interdites. Par exemple, il est interdit d’attribuer tous les
bénéfices à un associé, ou de priver un associé de son droit aux bénéfices.
Ensuite, en cas de liquidation de la société, les associés de SARL ont droit au remboursement
de leur apport et au boni de liquidation.
Le droit à l’information
des associés de SARL
Le droit d’information permanent
Les associés de SARL ont un droit d’information permanent et peuvent, à toute époque, se
rendre au siège social de la société et prendre connaissance des documents suivants : bilans,
comptes de résultat, annexes, inventaires, rapports soumis aux assemblées et procès-verbaux
de ces assemblées concernant les trois derniers exercices.
Les associés de SARL pourront prendre copie de ces documents, excepté l’inventaire.
De plus, les associés de SARL peuvent, à toute époque, se rendre au siège social et obtenir la
délivrance d’une copie certifiée conforme des statuts en vigueur au jour de la demande.
Le droit d’information préalable à toute assemblée ou consultation écrite
Les associés de SARL ont un droit d’information préalable à toute assemblée ou toute
consultation écrite.
Les documents suivants doivent être adressés aux associés par voie postale ou par voie
électronique, quinze jours au moins avant la date de la réunion :
- le texte des résolutions proposées,
- le rapport de gestion du gérant,
- et, le cas échéant, le rapport du commissaire aux comptes.
Pour l’assemblée annuelle, il faut adresser les documents suivants aux associés :
- l’inventaire,
- les comptes annuels,
- le rapport de gestion du gérant,
- le texte des résolutions proposées,
- et, le cas échéant, le rapport du commissaire aux comptes.
Les droits politiques des associés de SARL
Les associés de SARL disposent également du droit de participer aux assemblées et de
voter.
Leurs droits de vote sont proportionnels à leur part dans le capital social de la société.
Il est interdit, dans les SARL, de créer des actions à droit de vote double ou à droit de vote
multiples, contrairement à ce qui peut être prévu dans les SAS par exemple.
Les autres droits des associés de SARL
Les associés de SARL disposent d’un droit d’alerte, qui leur permet de poser par écrit des
questions au gérant, deux fois par exercices, des questions sur tout fait de nature à
compromettre la continuité de l’exploitation.
Enfin, les associés de SARL peuvent également demander une expertise de gestion s’ils
possèdent au moins 10% du capital de la société.
Les obligations des associés de SARL
Pour devenir associé d’une SARL, il faut obligatoirement réaliser un apport à la société, à
l’occasion de sa constitution ou d’une augmentation de capital social, ou acquérir des parts
sociales à un associé de la société.
Les associés de SARL ont l’obligation de libérer les apports qu’ils se sont engagés à réaliser
pour la constitution de la société, ou dans les 5 ans qui suivent pour les apports en numéraire
en cas de libération partiel à la constitution.
La SARL est une forme de société qui permet aux associés de limiter leur responsabilité en
cas de difficultés.
Les associés de SARL doivent contribuer aux pertes de la société dans la limite de leurs
apports, ce qui signifie qu’ils perdront « uniquement » leurs apports en cas de perte, mais
qu’ils ne devront pas combler le surplus éventuel, contrairement à une SNC par exemple où la
responsabilité des associés est illimitée.
Toutefois, certaines situations peuvent engager la responsabilité des associés de SARL bien
au-delà de leurs apports, notamment lorsque l’associé occupe les fonctions de gérant et qu’il
commet des fautes de gestion qui lui sont imputables.
Les comptes courants d’associés en SARL
L’avance ou l’apport en compte courant d’associé consiste en un prêt consenti par
un associé à sa société. L’apport réalisé n’entre pas dans la composition du capital social,
aucun titre n’est donc donné à l’associé en contrepartie. Celui-ci dispose donc d’une créance
sur la société.
Dans les SARL, il faut être associé ou être gérant pour pouvoir effectuer des apports en
compte courant d’associé.
Comment fonctionne l'apport en
compte courant d’associé?
Capital social, capitaux propres: définitions
Tout d'abord, il est impératif de bien distinguer le capital social des capitaux propres.
Le capital social correspond au montant des apports des associés.
En revanche, le montant des capitaux propres représente les ressources internes dont
dispose la société à long terme par opposition aux ressources externes comprenant notamment
les emprunts bancaires ou encore les avances en comptes courants consenties par les associés.
Le montant des capitaux propres est obtenu en additionnant principalement le capital, les
réserves, les bénéfices non distribués des exercices antérieurs, le bénéfice de l'exercice, les
provisions réglementées et en déduisant les pertes. En résumé, voici comment sont
appréhendés les capitaux propres et le capital social du point de vue de la comptabilité :

Capitaux propres = Capital social (apports des associés) + réserves légales et statutaires
+ reports à nouveau bénéficiaire + provisions règlementées – pertes antérieures

Une règle est essentielle :


Lorsque le montant des capitaux propres est, en raison de pertes, inférieur à la moitié du
capital social, il faut reconstituer le capital.
La société est alors soumise à certaines obligations puisqu’elle est considérée comme étant en
difficultés.
Apport en compte courant d’associé: mode d’emploi
Le compte courant d’associé est un prêt accordé par un associé à la société, pour financer
l’activité de cette dernière.
Ainsi, afin de pouvoir effectuer un apport en compte courant d’associé, il est nécessaire
de détenir au moins 5 % du capital social, qu’il s’agisse d’une SARL .
Il est possible de procéder à un apport en compte courant d'associé bloqué ou débloqué.
Ce type d’apport se caractérise comme suit :
L’apport en compte courant constitue un prêt :
Les sommes ainsi prêtées ont pour vocation d’être remboursées et éventuellement
rémunérées.
L’alimentation du compte courant d’associé peut provenir de deux sources :
Soit de versements réalisés par l’associé ou le gérant ayant puisé dans son patrimoine
personnel, soit de sommes dues par la société (rémunération ou dividendes par exemple),
volontairement prêtés à la société.
L’apport peut être consenti contre rémunération ou gratuitement :
L’associé personne physique qui consent un apport en compte courant d’associé peut renoncer
à la perception d’intérêts.
Il est possible d’abandonner l’apport réalisé en compte courant d’associé :
C’est notamment le cas lorsque la société rencontre des difficultés financières par exemple.
Sur la plan fiscal, l’associé qui effectue l’apport est imposé sur la base du montant brut des
intérêts perçus.
Ceux-ci sont soumis au barème progressif d’imposition à l’Impôt sur le revenu global (IRG).
La société peut quant à elle déduire les intérêts versés à l’associé, dès lors que ces derniers
sont versés dans l’intérêt de la société et qu’ils sont inscrits dans son bilan comptable.
La déductibilité est toutefois plafonnée selon des taux trimestriels fixés au journal officiel.
Comment choisir entre capital et compte courant?
Pour financer les besoins de trésorerie initiaux, les associés peuvent effectuer des apports en
capital ou des apports en compte courant d’associés. Ils peuvent également procéder à une
augmentation du capital social de l'entreprise en cours de vie.
A moins que la société ait besoin d’afficher un capital social élevé, il est intéressant de
combiner apport en capital social et apport en compte courant d’associé.
Deux raisons principales :
Contrairement aux fonds affectés au capital social, ceux apportés sous forme d’apports en
compte courant restent disponibles.
L’apport en capital est quant à lui bloqué sur le compte de la société pendant toute sa durée et
n’est remboursé à l’associé qu’au jour de la dissolution de la société et après tous les autres
créanciers sociaux ; l’apport en compte courant est en principe remboursé dès que l’associé
l’exige et dans la mesure où la trésorerie le permet. Ainsi, lorsque les associés souhaitent
constituer des fonds propres importants sans immobiliser les sommes investies, consentir un
prêt à la société sous la forme d’un compte courant d’associé peut constituer une alternative
à l’apport en capital.
A noter :
L’argent récupéré par l’associé en vertu de sa créance n’est pas considéré comme
une rémunération.
Lorsque l’associé récupère l’argent prêté, il ne paye dessus ni charges ni impôt.
En cas de pluralité d’associés, il peut être nécessaire de constituer un capital social peu élevé
dans l’hypothèse où les moyens financiers d’un des associés sont réduits par rapport à ceux
des autres.
Les besoins de trésorerie de la société peuvent être satisfaits et l’associé démuni peut
conserver une part significative du capital grâce à une avance concédée par un associé dont
les moyens sont plus élevés.
La vraie responsabilité des associés
d'une SARL
Le principe de la limitation de la responsabilité des associés de SARL au montant de leurs
apports est souvent battu en brèche dans les faits.
Les associés peuvent avoir à payer les dettes sociales sur leur patrimoine personnel.
Le droit des sociétés est plutôt clément pour les associés d'une société à responsabilité
limitée :
Ceux-ci ne sont théoriquement responsables des dettes sociales que dans la limite de la valeur
de leurs apports.
Ainsi, en devenant membre d'une SARL, on risquerait tout au plus de perdre l'argent ou les
biens en nature que l'on y a investis.
En cas de difficultés économiques, les associés pourraient normalement garder intact le reste
de leur patrimoine.
En pratique, il en va différemment.
De nombreuses exceptions atténuent le principe de la limitation de la responsabilité.
Elles concernent notamment la possibilité d'être appelé en comblement du passif social et les
obligations liées à un engagement de caution.
Comblement du passif
En cas de liquidation judiciaire de la SARL, les gérants peuvent être condamnés par les juges
à combler personnellement le passif social ("obligation aux dettes sociales").
Cette responsabilité peut être mise en jeu si des fautes de gestion, voire des imprudences ou
des négligences ont été commises, et si ces fautes ont contribué à l'insuffisance d'actif de
l'entreprise.
Vous pouvez alors être condamné à payer vous-même toutes les dettes sociales, même si
l'actif restant permet de les apurer partiellement.
La poursuite d'une exploitation en déficit, un dépôt de bilan tardif, le recours excessif à des
crédits bancaires ou même des investissements hasardeux peuvent valoir une condamnation à
ce titre.
Dans certains cas, les juges font supporter une partie seulement du passif à un seul gérant, ou
dans d'autres cas l'ensemble du passif par tous les gérants.
Cette obligation de payer les dettes sociales ne joue plus en cas de simple redressement
judiciaire, mais seulement en cas de liquidation ou d'annulation du plan de sauvegarde ou de
redressement.
En outre, depuis cette date, vous ne risquez plus de mise en redressement ou en liquidation
judiciaire personnelles.
Faillite personnelle
En cas de mise en redressement ou en liquidation judiciaire de la société, la condamnation du
dirigeant au comblement du passif social peut être doublée d'une condamnation à la faillite
personnelle et à l'interdiction de gérer pendant quinze ans toute autre entreprise.
Il faut pour cela que le dossier examiné par les juges du tribunal de commerce ou par le
liquidateur révèle des comportements répréhensibles.
Des poursuites pénales peuvent alors être engagées contre le dirigeant à l'initiative du
ministère public, de l'administrateur ou du liquidateur judiciaire, du représentant des
créanciers ou du représentant des salariés.
La faillite personnelle peut être prononcée, notamment, contre des gérants qui ont employé
des moyens ruineux pour se procurer des fonds ou qui ont souscrit des engagements trop
importants au regard de la situation financière de la société. Elle peut également être
prononcée, désormais, à l'encontre d'un gérant qui fait obstacle au bon déroulement de la
procédure collective ouverte à l'encontre de sa société.
En tant que gérant de SARL, vous pouvez avoir à payer les dettes de la société à l'égard du
fisc.
Mais cette règle générale comporte deux restrictions :
- pour le fisc, cette responsabilité ne joue qu'en cas de "manœuvres frauduleuses" ou
d'inobservations graves et répétées" de vos obligations fiscales (mais elle peut être assortie de
poursuites pénales).
Il s'agit principalement de l'absence de dépôt des déclarations de résultats dans les délais
impartis ou de la non-déclaration de certains bénéfices ;
- vous ne pouvez être redevable que de pénalités et de dommages et intérêts : les cotisations
impayées et les majorations de retard qui s'y rattachent restent dues par la société dans tous les
cas et vous n'avez pas à les payer personnellement.
Conflit entre un gérant
et son associé
comment en sortir
Ce n'est plus l'entente cordiale avec votre associé ? Votre SARL s'en trouve paralysée ?
Il existe des réponses pour agir efficacement !
Le gérant d'une SARL dans le secteur du bâtiment, témoigne :
Lorsque je me suis associé avec mon ami Jacques, on s'entendait à merveille.
On imaginait notre société dans le meilleur des mondes.
Et c'est vrai que cela marchait bien.
Mais hélas, depuis quelque temps, les commandes se font de plus en plus rares.
Notre trésorerie fond comme neige au soleil.
Notre longue amitié s'est transformée en un véritable bras de fer.
Il s'oppose désormais, quasi systématiquement, à toutes mes décisions pour faire évoluer notre
entreprise.
Que puis-je faire car celle-ci est aujourd'hui réellement en péril ?"
Nombreux sont les gérants qui se retrouvent un jour dans cette situation. Voici des clés pour
en sortir.
Quels sont vos pouvoirs réels ?
Avez-vous carte blanche pour gérer votre société, ou vos pouvoirs sont-ils encadrés ?
Il arrive en effet que des limites soient fixées aux pouvoirs du gérant, et que ce dernier doive
obtenir une autorisation préalable de ses associés pour certains actes importants : emprunts
dépassant un certain plafond, apports en société, nantissement du fonds de commerce,
hypothèque sur les biens immobiliers de la société, prise de participations...
Mais, le plus souvent, le gérant possède de larges pouvoirs pour accomplir sa mission. Si rien
n'est prévu dans les statuts, sachez que vous avez parfaitement le droit d'effectuer tout acte de
gestion dans la mesure où celui-ci est non seulement conforme à l'objet social, mais
également à l'intérêt de votre société.
Vous pouvez donc, sans autorisation, emprunter, donner un nantissement, céder le fonds de
commerce exploité par votre société, vendre un bien immobilier lui appartenant, céder des
participations, etc.
D'une manière générale, vous agirez dans l'intérêt social si votre acte de gestion est
financièrement utile.
Cela ne sera pas le cas si vous engagez votre société sans aucune contrepartie, pire, si vous la
lésez au profit de votre intérêt personnel. Attention, il ne faut pas confondre l'intérêt de la
société et celui de l'objet social. Votre acte de gestion peut effectivement profiter à votre
société mais dépasser les limites de l'objet social.
Inversement, il peut être conforme à l'objet social et en même temps nuire à votre société...
Bon à savoir :
Un acte de gestion excédant l'objet social n'engage pas votre associé, même s'il est fait dans
l'intérêt de la société.
De même, l'acte de gestion contraire à l'intérêt de la société n'engage pas non plus votre
associé, même s'il entre dans l'objet social.
Mieux vaut prévenir que guérir
On ne le dira jamais assez !
Prévoir un pacte d'associés peut se révéler vital pour la société.
Des clauses spécifiques permettent de fixer les règles du jeu dans certaines situations de
blocage et de mésentente entre associés.
Et c'est particulièrement vrai en présence d'une répartition égalitaire de capital ! Parmi
ces clauses, citons notamment :
- la clause de non-concurrence, qui interdit d'exercer une activité parallèle en cas de départ de
l'entreprise ;
- la clause de préemption (ou clause de préférence), qui oblige un associé signataire du pacte,
lorsqu'il veut céder ses parts, à notifier aux bénéficiaires du droit de préemption son intention
de céder.
Si ces derniers n'exercent pas leur droit, le cédant devient libre de vendre à l'acquéreur de son
choix ;
- la clause de sortie, qui organise à l'avance le retrait ou l'exclusion d'un associé.
A noter :
Le pacte d'associés peut être rédigé aussi bien lors de la constitution de la société qu'au cours
de la vie sociale.
Avez-vous le contrôle de votre entreprise ?
Si vous êtes gérant majoritaire (plus de 50 % du capital), vous contrôlez alors les décisions
ordinaires, c'est-à-dire celles qui n'entraînent pas une modification des statuts, comme
l'approbation des comptes annuels.
Si votre SARL est détenue à 50/50, c'est-à-dire s'il existe une stricte égalité entre vous et votre
associé, vous avez alors autant de pouvoir l'un et l'autre.
Dans ce cas, il est évident que cette situation est plus complexe à gérer.
Bon à savoir :
L’unanimité est parfois exigée pour certaines décisions importantes, par exemple en cas de
changement de nationalité, de transformation de la société en un autre statut juridique...
S'opposer au vote égoïste, c'est possible
Le droit de vote de votre associé ne lui donne pas pour autant celui de faire n'importe quoi.
Savez-vous que les tribunaux condamnent les votes abusifs ?
Mais, pour caractériser un abus de vote, il faut prouver, non seulement l'intérêt personnel,
mais aussi l'atteinte à l'intérêt social.
Ainsi, les minoritaires qui empêchent la réalisation d'une opération importante pour la société
commettent un abus de minorité. Signalons que, dans certaines situations, le juge peut
nommer un mandataire pour les représenter à une nouvelle assemblée et adopter, en leur nom,
une attitude qui corresponde à l'intérêt social et aux intérêts légitimes.
De même, l'approbation de conventions par une majorité d'associés peut aussi constituer un
abus de vote.
Un tel abus de majorité peut être décelé, par exemple, à propos de contrats de location-
gérance de fonds de commerce appartenant à une société au profit d'une autre société de
gérance dont seuls feraient partie les membres de la majorité.
Confronté à l'abus majoritaire, le minoritaire peut demander l'annulation de toute décision
abusive.
Bon à savoir :
L’abus de minorité peut donner lieu au versement de dommages-intérêts.
Des remèdes anti-blocage
Vous n'avez pas réussi à débloquer la situation avec votre associé, malgré de longues heures
de discussion ?
N'hésitez pas à lui adresser une lettre recommandée avec accusé de réception, le mettant en
demeure de cesser ses agissements fautifs.
Surtout, faites bien ressortir les caractéristiques de la mise en péril de l'intérêt de la société.
Cette mise en demeure est primordiale, car elle laisse à l'associé la possibilité de mesurer les
conséquences de la situation et peut-être de revoir sa position. Et si le conflit va plus loin,
c'est-à-dire devant le tribunal, elle sera une preuve que la voie amiable a échoué.
Dans l'hypothèse où cette mise en demeure reste inefficace, notez le désaccord à la prochaine
assemblée générale.
Et si, une nouvelle fois, il n'y a pas de sortie de crise, saisissez alors le tribunal de commerce,
par requête en référé, pour désigner un mandataire. Il vous convoquera avec votre associé et
tentera de trouver avec vous une solution.
Bon à savoir : le mandataire est en principe un professionnel du droit des affaires (mandataire
judiciaire ou avocat).
Pensez à la médiation
Pourquoi ne pas utiliser un médiateur pour déminer votre conflit ? Il faut que votre associé
soit d'accord.
S'il refuse, il en a le droit.
Mais, s'il accepte, sachez qu'il existe plusieurs types de médiation, et notamment la
"médiation ad hoc".
Celle-ci permet à vous-même et à votre associé de nommer le médiateur de votre choix.
Pour un problème d'ordre juridique, il est bien évident qu'il vaudra mieux vous diriger vers un
juriste (avocat, notaire...).
Mais, s'il s'agit d'un conflit strictement personnel, allez plutôt vers un homme compétent de
votre entourage qui a toute votre confiance et celle de votre associé.
Et si ce type de médiation vous paraît difficile, vous avez aussi la possibilité de vous adresser
à un organisme spécialisé.
Il pourra jouer le rôle d'intermédiaire, neutre et indépendant.
Vraies et fausses assertions
1)- Les clauses limitant les pouvoirs du gérant peuvent figurer dans la décision collective le
nommant.
Faux.
Les clauses limitant les pouvoirs du gérant doivent figurer obligatoirement dans les statuts.
Il n'est pas possible de limiter ses pouvoirs dans la décision collective le nommant, sauf s'il
s'agit d'une décision extraordinaire emportant modification des statuts.
2)- Lorsque le gérant ne respecte pas une clause limitant ses pouvoirs, ses associés peuvent
demander réparation.
Vrai.
Ils peuvent aussi révoquer le gérant et le priver de tout droit à des dommages-intérêts.
3)- En cas d'exclusion statutaire, l'associé exclu n'a pas de recours.
Faux.
Il peut demander en justice l'annulation de la sanction d'exclusion prononcée à son encontre,
soit pour inobservation ou irrégularité de la procédure, soit pour absence de motifs ou
existence de motifs injustes.
4)- Dans les décisions ordinaires, la majorité légale (plus de la moitié des parts sociales
émises par la société) est une majorité plancher.
Vrai.
Les statuts peuvent prévoir une majorité plus élevée, par exemple des 2/3 ou des 3/4 des parts
sociales.
Le gros avantage de l'organisme est qu'il choisit lui-même le médiateur, contrairement à la
médiation ad hoc où c'est vous et votre associé qui devez le désigner.
Une remarque :
Il ne faut pas confondre la médiation avec l'arbitrage.
Dans l'arbitrage, le tiers rend une décision comme un véritable juge, ce qui n'est pas le cas du
médiateur.
Pour éviter la dissolution de votre entreprise, il existe encore deux solutions : ou votre associé
se retire de sa propre initiative, ou vous l'excluez.
Si votre associé accepte d'exercer son "droit de retrait", vos statuts ont peut-être organisé les
conditions de son départ ?
Dans cette hypothèse, il convient de s'y référer.
Mais en l'absence de clause statutaire, le retrait doit être autorisé, en théorie, par une décision
unanime des autres associés.
Une remarque : l'associé qui se retire ne participe pas au vote.
Et si vous ne réussissez pas à obtenir l'autorisation souhaitée, il faut alors s'adresser au juge.
Vous envisagez l'exclusion ?
Elle est légale lorsqu'il y a lieu de sanctionner un associé (manquement à ses obligations...) ou
de régulariser la situation de la société pour assurer son maintien, en écartant un associé qui
ne répond plus aux conditions nécessaires pour y rester.
Mais, en dehors des situations prévues par la loi, un associé peut aussi être exclu par une
clause statutaire, sinon par la voie judiciaire dans certaines circonstances précises (nullité
d'une délibération...).
Comment apporter de l’argent à son
entreprise ?
Les entreprises, en particulier au début de leur activité, ont souvent besoin de fonds extérieurs,
provenant de ses associés ou de personnes tierces (banques…).
En effet, la trésorerie dégagée par l’activité ne permet pas toujours de faire face aux besoins
en financement, du fait notamment des investissements réalisés.
Les moyens de financer son entreprise sont nombreux (apport en capital, apport en compte
courant, emprunt, prêt inter-entreprise…).
Le présent article vient dresser un panorama de ceux-ci.
L’apport en compte courant par les associés
C’est le moyen le plus simple d’apporter de l’argent à son entreprise.
Ainsi, aucune augmentation de capital n’est requise (il n’est donc pas nécessaire de convoquer
une assemblée extraordinaire ) et l’apporteur peut récupérer à tout moment les fonds mis à
disposition de l’entreprise.
De plus, l’apport peut être rémunéré par des intérêts. En contrepartie, il n’est pas possible, par
ce biais, d’accroître sa quote-part dans le capital de la société.
Ainsi, dans les sociétés pluripersonnelles, les associés favorisant les augmentations de capital
accroitront leur pouvoir de décision dans la société par rapport aux associés qui se
contenteront d’injecter de l’argent en compte courant.
L’apport en capital permet d'augmenter la trésorerie
Souscrire au capital initial ou aux augmentations de capital d’une société présente de
très nombreux avantages :
- l’apport permet de se voir attribuer des droits politiques (droits de vote) ou financiers
(faculté de percevoir des dividendes),
- une plus-value pourra être constatée en cas de cession des titres reçus en contrepartie de la
souscription,
- celle-ci permet, si certaines conditions sont remplies, de bénéficier d’une réduction d’impôt
sur le revenu de 18% ou d’ISF de 50%,
- la crédibilité de l’entreprise est renforcée avec un capital social plus important.
Toutefois, les apports en capital sont soumis à un formalisme très contraignant (obligation de
convoquer une assemblée générale extraordinaire, nécessité d’obtenir l’accord des associés…)
et les associés majoritaires pourront s’y opposer.
En outre, il est très difficile pour l’apporteur d’obtenir le remboursement de ses fonds. Les
sommes sont donc bloquées.
L’emprunt bancaire
C’est le moyen le plus naturel de bénéficier d’un apport d’argent.
Toutefois, les banques sont devenues assez frileuses en matière de financement des
entreprises.
Ainsi, il conviendra de porter un projet particulièrement crédible.
Puis-je prêter de l'argent à ma
société ?
Puis-je prêter de l'argent à ma société ?
Peut-on rémunérer ce prêt et à quelle hauteur ?
Face à des besoins de trésorerie, les associés peuvent effectivement consentir à leur société
des avances ou des prêts.
C’est ce que l’on appelle le compte courant d’associés, à ne pas confondre avec le compte
courant bancaire.
Le compte courant d'associé s'analyse comme une créance sociale de l'associé envers la
société, remboursable et rémunérée.
Le montant apparaît au passif. Il s’agit d’une dette de la société à l’égard de celui qui prête en
apportant du numéraire de ses propres deniers.
Ces comptes courants d'associés sont composés principalement :
- des sommes dues par la société à l'associé et auxquelles celui-ci renonce temporairement
(salaire, remboursement de frais, paiement d'une facture, règlement de dividendes, règlement
d'intérêts),
- des sommes déposées volontairement par l'associé pour améliorer la trésorerie de
l'entreprise.
Le solde créditeur du compte courant d'associé peut être rémunéré.
Le compte courant associé
Tour complet de la question
Les besoins ponctuels de trésorerie peuvent être comblés par les associés qui prêtent de
l’argent à leur société.
Cette solution est assimilable à un prêt remboursable et rémunéré de l’associé à son
entreprise dans un contexte bien défini.
Ces avances de fonds peuvent faire partie d’une politique de financement de la création
ou contribuer au développement de l’activité.
Quelles sont donc les règles régissant l’utilisation d’un compte courant d’associés, dans
quels cas y recourir et quelles en sont les conditions ?

CONDITIONS D’OBTENTION DU COMPTE COURANT ASSOCIÉ ET


FONCTIONNEMENT
Comme on peut bien l’imaginer, pour être titulaire d’un compte courant d’associés, il faut
obligatoirement être associé ou actionnaire dans la société en question.
Ce compte représente donc une créance de l’associé sur la société et les sommes prêtées sont
portées au passif du bilan de la société et doivent être remboursées.
Ces apports peuvent également générer des intérêts pour le compte des associés.
Toutefois, l’utilisation des comptes courants d’associés dans les sociétés est strictement
réglementée et ce entre autres en fonction de la capacité de la personne, physique ou morale,
titulaire du compte.
Dans les SARL et les EURL il faut être obligatoirement détenteur d’au moins 5 % du
capital de la société pour avoir un compte courant d’associé.
Dans ce contexte, le compte courant d’associé ne peut être en situation débitrice.
Si les associés peuvent prêter à leur entreprise, l’inverse n’est aucunement valable car il
s’agirait d’un abus de biens sociaux pour les statuts cités ci-dessus.
Toutefois, dans les sociétés civiles et les SNC, le compte courant d’associé peut être débiteur
et l’associé a donc une dette envers sa société.
Les conditions d’ouverture d’un compte courant d’associé citées ci-dessus peuvent
s’appliquer à toute personne physique ou morale à condition de satisfaire aux critères
préalablement cités.
Il faut tout de même savoir que les règles de fonctionnement ne seront pas les mêmes qu’il
s’agisse d’une personne physique ou d’une personne morale.
Le fonctionnement de ce compte n’exige aucune procédure particulière et est relativement
simple.
Toutefois, dans certaines sociétés, les statuts peuvent stipuler les dispositions particulières de
ces comptes. Selon le code du commerce, il existe une interdiction de découverts en
comptes courants dans les SARL, EURL et ce selon les critères suivants :
Dans la SARL :
Cette interdiction de découvert concerne les gérants et associés hormis les personnes morales.
Dans les SPA:
Cet interdit de découvert ne concerne que les administrateurs, les membres des conseils
directoire et de surveillance, les directeurs généraux et les représentants permanents des
personnes morales administrateurs.
Ce qu’il est important de savoir, c’est que les comptes courants d’associés sont rémunérés
et remboursés selon les modalités prédéterminées entre les parties concernées avec
cependant un plafonnement de la partie fiscalement déductible des intérêts.
L’associé peut exiger le remboursement des avances à la société lorsqu’il le désire à partir du
moment qu’il ne s’agit pas d’une demande abusive. Le blocage provisoire et momentané de
ces comptes peut être opéré, ce qui constitue une garantie pour la banque en cas de prêt.
COMMENT LE COMPTE COURANT D’ASSOCIÉ PERMET DE FINANCER PAR
L’APPORT DE FONDS PROPRES ?
Si vous ne pouvez injecter des apports en numéraire directement dans le capital de la société,
les apports en compte courant d’associés peuvent être l’autre alternative.
Ces fonds permettent ainsi de financer le lancement et le développement de l’activité à
condition que l’associé n’exige pas le remboursement de son compte courant.
Il est très fréquent de constater un financement de l’entreprise reposant sur trois types de
fonds : des apports numéraires, un emprunt bancaire et un apport en compte courants de la
part des actionnaires et associés et qui sera souvent bloqué sur demande des organismes de
crédits.
L’avantage de cette situation est que le compte courant associé une fois débloqué permet
de rendre immédiatement disponible les sommes versées et même de générer des intérêts
déductibles du bénéfice imposable et ce dans une certaine limite.
Le compte courant associé peut également se révéler une autre alternative au financement
bancaire ou au crédit bail.
En effet, lorsque plusieurs sociétés sont associées dans une société tierce, l’apport en compte
courant est une des solutions d’investissement envisageable.
Le remboursement ultérieur n’est pas soumis à un calendrier rigide et peut même générer des
intérêts pour l’associé.
AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DU COMPTE COURANT ASSOCIÉ
Le compte courant associé est un moyen de financement à court terme permettant
de remédier aux besoins de trésorerie de la société par l’augmentation des fonds de
roulement.
Il permet même de renforcer les fonds propres de sorte qu’une fois bloqué à la banque, il
représente une garantie faisant foi de la solvabilité de la société.
C’est donc un financement rapide, simple et à moindre coût pour la société.
Par la même occasion, il représente un placement pour l’associé et qui est plus liquide qu’un
placement classique et en général mieux rémunéré.
Les intérêts générés aux titulaires du compte courant d’associé peuvent être déductibles du
bénéfice imposable de la société à condition que le capital social de la société soit entièrement
libéré et que le taux de rémunération ne dépasse pas la limite fixée par la loi.
Autre point positif de taille, les apports en compte courant peuvent être remboursés à tout
moment à l’associé, contrairement aux apports numéraires effectués directement en capital.
Ainsi, même en absence de bénéfices réalisés par la société, les actionnaires titulaires d’un
compte courant peuvent tout de même toucher des intérêts, ce qui n’est pas le cas avec les
dividendes.
Le compte courant associé est aussi caractérisé par une utilisation simple et un formalisme
non rigoureux ou restrictif.
Ainsi, pas de modifications statutaires requises comme ça pourrait être le cas avec le capital
sociétal.
Toutefois, les apports en compte courant ne fournissent pas les mêmes garanties que les
apports en capital.
On observe souvent un blocage des comptes courants exigé par les établissements bancaires
ou de crédit.
Autre inconvénient, lors de la distribution des bénéfices en fin d’année, les associés et
actionnaires ayant majoritairement contribué de par les fonds de leur compte courant,
toucheront des dividendes moindres en raison du plus faible pourcentage détenu dans le
capital de la société.
En somme, la détention d’un compte courant associé peut être une bonne opportunité pour
l’actionnaire titulaire pour injecter des fonds à sa société tout en s’octroyant des bénéfices à
condition qu’il y ait un bon arbitrage liant les deux parties.
Des considérations financières, juridiques et sociales sont à stipuler clairement au préalable.

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