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Filière : Gestion Financière et Comptable

Semestre : 8

RAPPORT DE STAGE

Sous le thème :

Analyse des Conditions de Placement dans le cadre de la gestion de trésorerie

Cas d’IMACID

Réalisé par

ZITI Jawhara

Encadré par : Mme BERKAN Mina encadrant professionnel

Encadré par : Mr. EL KHAMLICHI Abdelbari encadrant pédagogique

Année universitaire 2017-2018


Sommaire
Remerciement ............................................................................................................................. 3

Dédicace ..................................................................................................................................... 4

Introduction Générale ................................................................................................................. 5

Partie 1 : Gestion de trésorerie et placements financiers : Apports théoriques .......................... 7

Chapitre 1. La fonction de gestion de trésorerie dans les entreprises ..................................... 8


Section 1 : Concepts de base ............................................................................................... 8
Section 2 : La centralisation de la trésorerie (cash pooling) ............................................. 25
Chapitre 2. Gestion de l’excédent d’une trésorerie .............................................................. 32
Section 1 : Les placements financiers ............................................................................... 32
Section 2 : Les objectifs et les attributs du placement de trésorerie ................................. 37
Partie 2 : Analyse des conditions de placement dans le cadre de la gestion de trésorerie ...... 41

Chapitre 1. Contexte général du projet ................................................................................. 41


Section 1 : Problématique et méthodologie de recherche ................................................. 42
Section 2 : Présentation de l’entreprise ............................................................................. 43
Chapitre 2 : Gestion de l’excédent de trésorerie de l’entité IMACID .................................. 54
Section 1 : Etude de la situation des placements de la trésorerie d’IMACID ................... 54
Section 2 : Le cash pooling : une nouvelle opportunité pour IMACID ............................ 62
Conclusion générale ................................................................................................................. 65

Bibliographie ............................................................................................................................ 66

Webographie ............................................................................................................................ 66

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Remerciement

Je profite, par le biais de ce rapport, pour exprimer en quelques mots la reconnaissance que
je dois à tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à la réalisation de ce travail. Qu’ils
trouvent ici, mes vifs respects et ma profonde gratitude.
Mes profonds respects à Mr. SOUILHI Ahmed, Directeur de la filiale Indo Maroc
Phosphore, qui a accepté ma demande de stage, et m’a donné l’opportunité de faire partie de ce
staff pendant une durée de deux mois, à Mme. BARKAN Mina, Responsable Logistique et
Contrôle de Gestion au sein d’IMACID, pour son encadrement et son suivi de ce travail avec
une rigueur exceptionnelle.
Je tiens aussi à remercier Mr. JADIR Mohammed, Trésorier de la filiale, pour les moyens
qu’il a mis à ma disposition afin de pouvoir accomplir mon travail.
Par la même chaleur, un merci bien particulier adressé à tout le personnel de la Direction
Financière et le Magasin de l’entité IMACID. Un personnel engagé, motivé et qualifié, composé
de gens qui m’ont accueilli, conseillé et soutenu tout au long de mon stage.
Que tous ceux qui ont contribué à mener à bien ce stage, trouvent ici l’expression de ma
parfaite considération.

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Dédicace

Je dédie ce modeste et humble travail à :


Mes chers parents, à qui je dois tant et tout. Merci pour votre amour infini, votre soutien
incomparable et votre compréhension qui n’a pas d’équivalant. Vous êtes pour moi un exemple
de courage et de sacrifices.
Mon frère en témoignage de la fraternité, avec mes souhaits de santé, de bonheur et de
succès.
Mes professeurs et mes amis et à tout ceux qui ont contribué à la réalisation de ce travail.

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Introduction Générale

Toute entreprise, qu’elle soit publique ou privée, grande ou petite, marocaine ou étrangère,
génère des flux financiers en encaissant des ressources ou en décaissant des emplois. Ces flux
nécessitent un contrôle quotidien. A cet égard, chaque organisation adopte la gestion de
trésorerie comme un fondement principal afin de bien gérer ses flux, prévoir les déficits et les
excédents, maintenir la croissance, contrôler les encaissements et les décaissements, et assurer
sa solvabilité et sa rentabilité à court et moyen terme.
De la sorte, chaque entité vise d’être performante dans la gestion de ses disponibilités afin
de minimiser les risques des pressions financières auxquelles elle peut être exposée. La gestion
de trésorerie est donc être en permanence en prise directe avec les flux réels et prévisionnels,
entrants et sortants, et avec ses banques, afin de pouvoir effectuer rapidement les ajustements
nécessaires. La gestion de trésorerie vise l’atteinte des deux objectifs suivants : la gestion des
liquidités et la gestion des risques financiers dans l'entreprise.
Vu la sensibilité de la notion de trésorerie, une mauvaise gestion de cette dernière entrainera
effectivement la dégradation de la santé de l’entreprise. Actuellement, on est frappé par la crise
économique et financière qui a laissé son impact, qu’il soit négatif ou positif, en influençant la
structure et les relations de certaines entreprises. Parmi les difficultés auxquelles elles pourront
être confrontées : le prolongement des délais-client, les fluctuations du taux de change et la
perte de confiance entre les acteurs du marché.
Une entreprise avec une trésorerie saine est une entreprise qui a un solde de fin de période
proche à zéro. Cela ne veut pas dire que la trésorerie de l’organisation est déficitaire, bien au
contraire, c’est un indicateur qui signifie que l’entreprise sait bien gérer son argent.
Le surplus réaliser après paiement des dettes et encaissement des créances, nécessite
également une bonne gestion de la part du trésorier de l’entreprise. Cet excédent peut être utilisé
pour faire face aux imprévus, payer les dettes ou les charges, rembourser des crédits, ou pour
répondre à des urgences.
Penser à laisser son argent dormir est une mauvaise idée. Les experts considèrent que la
stabilité de l’excédent de trésorerie ou son inactivité ne constitue pas un bon indicateur pour

5
une entreprise qui doit veiller à augmenter les revenus de son patrimoine tout en limitant les
risques. Le placement d’excédent de trésorerie peut être qualifié comme un moyen utile
d’optimisation de la trésorerie et qui permet de générer un profit très important pour
l’entreprise. Ce sont des mouvements financiers destinés à rémunérer les liquidités dont dispose
la société.
Par conséquent et à travers ce rapport, notre problématique portera sur l’analyse des
conditions des placements dans le cadre de la gestion de trésorerie au sein de l’entité Indienne
du groupe OCP : IMACID.
Dans le but de détecter le type de placement le plus idéal que peut utiliser la filiale afin de
rentabiliser son excédent, notre rapport fera l’objet d’une étude de deux parties, la première qui
sera consacrée aux apports théoriques où nous allons nous intéresser aux aspects littéraires et
la deuxième qui fera l’objet d’une analyse détaillée des placements de la filiale.

6
Partie 1 : Gestion de trésorerie et
placements financiers : Apports théoriques

7
Chapitre 1. La fonction de gestion de trésorerie dans les entreprises

La trésorerie correspond à la ressource financière globale disponible sur le compte bancaire


ou en caisse d’une entreprise une fois ses recettes encaissées et ses dépenses payées.

« Avoir de la trésorerie» signifie détenir suffisamment d'argent pour couvrir les différents frais
de l’entreprise comme le paiement des factures fournisseurs ou le loyer d'un local commercial
par exemple. Une trésorerie saine, c'est à dire suffisante, est indispensable pour la stabilité de
l’activité d’une entreprise, car cela permet de faire face à de nombreuses dépenses sans avoir
recours au prêt bancaire.

Section 1 : Concepts de base

La fonction de trésorerie a pris une place de plus en plus importante au sein de l’entreprise,
en participant de façon tangible à l’amélioration de la rentabilité. Le développement des
marchés, l’internationalisation des échanges, la disparition progressive de la frontière entre le
court terme et le long terme dans les opérations de trésorerie ont également renforcé la position
de la trésorerie dans la gestion des entreprises.

Confiée autrefois à un comptable, la gestion de trésorerie est aujourd’hui une fonction


autonome gérée par un trésorier doté de certaines qualités en vue de mener à bien des missions
précises. Pour mieux comprendre la fonction de la gestion de trésorerie de l’entreprise ainsi que
le rôle du trésorier, nous traiterons dans cette section :

 L’importance de la gestion de trésorerie dans l’entreprise ;


 Les objectifs de la gestion de trésorerie ;
 Les différentes approches de la gestion de trésorerie ;
 Le rôle du trésorier de l’entreprise ;
 L’importance de la prévision de trésorerie.

1. L’importance de la gestion de trésorerie au sein de l’entreprise


Gérer bien sa trésorerie implique l’analyse et la maitrise de la différence de rythme entre
d’une part, les décaissements (sortie d’argent) pour le paiement des fournisseurs et des matières
8
premières, des salaires des employés, des loyers, des taxes,... et d’autre part les encaissements
(entrée d’argent) en provenance des clients pour les produits et services vendus ou bien des
produits obtenus de la mobilisation des sources de financement.
La gestion de la trésorerie est la pierre angulaire de l’activité de toute entreprise et qui a un
impact direct sur son activité et sa performance. Le contrôle et la maîtrise des flux d’argent
permettent de maintenir l’équilibre financier de la société et d’anticiper sur les éventuels
manques de liquidités ou toute situation susceptible de générer un risque économique.
Une façon de bien comprendre l’importance de la trésorerie est de l’appréhender comme
l’ensemble des ressources financières d’une entreprise qui lui permettent de financer ses
dépenses à court terme.

La gestion de la trésorerie représente un indicateur de santé économique d’entreprise et


permet de mesurer les conséquences des décisions financières et commerciales prises par cette
dernière dans le but de garantir les trois préoccupations de chaque organisation :

 Solvabilité : sa capacité potentielle à rembourser ses dettes et honorer ses


engagements à leurs échéances ;
 Rentabilité : bénéficié du placement des excédents de trésorerie ;
 Sécurité : se protéger des risques de taux et de change et des conditions
bancaires.

D’une certaine manière, la gestion de trésorerie cible la garantie des trois points précisés
ci-dessus devant des facteurs qui nécessitent une telle gestion (La hausse des taux d’intérêts ;
les fluctuations économiques ; l’insuffisance des fonds propres ; risques de change, etc.).

2. Les objectifs de la gestion de trésorerie1


a. Assurer la liquidité de l’entreprise
Disposer d’outils prévisionnels pour mesurer le besoin de financement de l’entreprise
et négocier les lignes de crédits correspondantes.

1
http://www.imacaudit.com/docs/Documentation%20gestion/gestion%20de%20tresorerie.pdf
9
Prévoir un financement adapté pour les investissements (le long terme doit être financé
par le long terme)
Suivre l’évolution de son activité et du BFR, mois par mois, Détecter à l’avance une
dégradation éventuelle et proposer un plan d’actions

b. Réduire le coût des services bancaires


Les intérêts débiteurs : agios que la banque facture sur les soldes débiteurs;
Les jours de valeur : date à laquelle un mouvement prend effet sur le compte;
La commission sur plus fort découvert : calculée en appliquant un taux au plus important
solde débiteur de chaque mois…;
Les commissions sur opération : c’est le coût de chaque type d’opération;
La commission de mouvement : c’est le prélèvement sur tous les mouvements débiteurs.

c. Construire un partenariat bancaire équilibré


Ne pas trop dépendre de son banquier;
Faire jouer la concurrence.

d. Maximiser les produits des excédents de liquidités et minimiser les charges de


financement : la gestion de trésorerie consiste à mettre à disposition le montant exact de
moyens financiers au bon endroit, au bon moment et dans la bonne devise.

3. Les différentes approches de la gestion de trésorerie


Dans l’ensemble de la gestion financière, et selon les auteurs, nous distinguons trois
approches : Certains auteurs définissent la trésorerie de l’entreprise comme étant la différence
entre les valeurs réalisables et disponibles d’un coté et les dettes à court terme d’un autre coté
(approche bilancielle). Tandis que d’autres se basent sur les rapports entre ces valeurs et les
dettes à court terme (approche des ratios) .Et finalement une troisième catégorie d’auteurs qui,
contrairement au deux approches statiques, défini la trésorerie en terme des flux.
3.1 L’approche bilancielle

10
L’analyse de bilan permet de mettre en valeur les trois masses principales de ce dernier, à
savoir : le fond de roulement (FR), le besoin en fond de roulement (BFR) et la trésorerie. Ces
masses représentent la structure de base de l’analyse financière actuelle.
3.1.1 Le concept du fond de roulement
Le fonds de roulement est une variable essentielle mettant en évidence la politique de
financement d’une entreprise. Il permet de vérifier l’équilibre de la structure financière de
l’organisation. Son excédent permet de fiancer une partie du besoin en fonds de roulement et le
reliquat sera attribué à la trésorerie.
Le fonds de roulement est un indicateur financier permettant la vérification d’un certain
équilibre financier et notamment que les actifs immobilisés soient financés par des ressources
de long terme.
Cette notion est fondamentale et elle part d’un postulat très simple : un investissement à long
terme doit être financé par une ressource à long terme. Autrement dit, l’investissement et son
financement doivent avoir le même horizon.
En général, le fonds de roulement est calculé à l’occasion d’une création ou d’une reprise
d’entreprise. Il est également calculé en cours d’activité et son évolution doit être étudiée avec
attention.
3.1.1.1Le calcul de fond de roulement2

La détermination du fonds de roulement est assez simple en pratique. Il suffit de recenser


et d’évaluer les ressources stables ainsi que les emplois durables et de les soustraire. Voici
la formule de calcul du fonds de roulement :
Fonds de roulement (FRNG) = Capitaux permanents – Actifs immobilisés

Dans la pratique, on retrouve couramment la formule de calcul du fonds de roulement suivante


:
Fonds de roulement (FRNG) = Ressources stables – Emplois durables

Avec :

2
https://www.compta-facile.com/fonds-de-roulement-fr-definition-calcul-interet/
11
• ressources stables = capital social + réserves + résultat + comptes courants associés
bloqués+ dettes financières supérieures à un an + provisions pour risques et charges +
amortissements
• emplois durables = actif immobilisé brut
Les deux approches présentées ci-dessus s’appuient sur le haut du bilan comptable. Il est
également possible de calculer un fonds de roulement en partant du bas du bilan :
Fonds de roulement (FRNG) = Actifs à court terme – Passifs à court terme
Avec :
• actifs à court terme = actifs circulants + disponibilités
• passifs à court terme = passifs circulants + autres dettes à court terme

3.1.1.2interprétation de fonds de roulement3

 Interpréter un FRNG positif

Lorsque les ressources stables excédent les emplois durables, on obtient un fond de
roulement positif. Dans ce cas, les ressources stables arrivent à financer en intégralité les
emplois durables. L’excédent va financer le BFR (en totalité ou partiellement) et le solde va
contribuer à former la trésorerie nette de l’entreprise. Celle-ci dispose d’un « matelas financier
».

 Interpréter un FRNG nul

Un fonds de roulement est nul lorsque les ressources stables et les emplois durables sont
égaux. Ici, les ressources couvrent les emplois sans qu’un excédent ne soit généré. L’entreprise
devra donc trouver un moyen de financement pour couvrir son BFR comme un découvert
bancaire par exemple.

 Interpréter un FRNG négatif

3
https://www.compta-facile.com/fonds-de-roulement-fr-definition-calcul-interet/
12
C’est la situation la plus critique pour l’entreprise : les investissements durables ne sont pas
intégralement financés par des ressources de la même nature. La structure des financements est
déséquilibrée et, si le BFR ne se traduit pas par une ressources en fonds de roulement, cela
impacte la trésorerie nette et la solvabilité de l’entreprise. On dit donc que l’entreprise est
« sous-capitalisée ».
3.1.1.3Ratios financiers en lien avec le fonds de roulement

Les principaux ratios calculés avec les données issues du fonds de roulement sont les
suivants :
Ratio de financement des investissements = Capitaux permanents / Actifs immobilisés
Il permet de mesurer le taux de couverture des actifs immobilisés par les capitaux
permanents. Lorsqu’il est supérieur à 1, cela signifie que les capitaux permanents arrivent à
financier une partie de l’actif circulant.
Autonomie financière = Fonds propres / Dettes financières à long terme
Ce ratio permet de mesurer le degré d’indépendance d’une entreprise vis-à-vis de ses
prêteurs. Les banques exigent généralement que ce ratio soit supérieur à 1 afin de prêter des
sommes d’argent à une entreprise.

3.1.1 Le concept de besoin en fond de roulement


Le besoin en fonds de roulement, plus couramment appelé BFR, est un indicateur très
important pour les entreprises. Il représente les besoins de financement à court terme d’une
entreprise résultant des décalages des flux de trésorerie correspondant aux décaissements et aux
encaissements liés à l’activité opérationnelle.
Par définition, le besoin en fonds de roulement représente le montant qu’une entreprise doit
financer afin couvrir le besoin résultant des décalages des flux de trésorerie correspondant aux
décaissements (dépenses) et aux encaissements (recettes) liés à son activité.
Le BFR peut être justifié par deux raisons simples :
 une créance, bien qu’acquise et certaine, n’est généralement pas réglée tout de suite par
le client ;

13
 un stock n’est pas vendu immédiatement et les articles restent en stocks pendant une
durée plus ou moins longue avant d’être vendus.

Ces différents décalages vont générer un besoin financier pour l’entreprise qui devra être
financé, soit par le délai de règlement négocié auprès des fournisseurs, soit par le fonds de
roulement, soit par la trésorerie.

3.1.2.1Objectif de calcul du besoin en fond de roulement4


Le BFR présente un intérêt majeur. Il doit être calculé :
 Avant de créer une entreprise ou de reprendre une entreprise : Le BFR est une donnée
clef de la partie financière du business plan. C’est d’ailleurs l’un des calculs les plus
importants à faire lors d’un démarrage d’activité car la mauvaise estimation de cette notion
est malheureusement l’une des principales causes de disparition des jeunes entreprises.

 Tout au long de la vie de l’entreprise : Le BFR est un indicateur de la santé financière


d’une entreprise. Un BFR élevé est un signe de mauvaise santé pouvant très vite amener à
des difficultés de trésorerie irrémédiables pour une entreprise. Il peut être calculé de manière
périodique (toutes les semaines, tous les mois, tous les trimestres, tous les semestres ou tous
les ans) et surtout, il doit être comparé et son évolution doit être analysée.

3.1.2.2Calcul du BFR5

Le BFR est obtenu grâce aux données figurant dans le bilan comptable. Il représente la
différence entre l’actif circulant et le passif circulant :

BFR=Actif circulant-Passif circulant

Dans la formule de calcul complète, le BFR est constitué par le montant des créances clients,
augmenté du montant des stocks et diminué du montant des dettes fournisseur. Voici comment
calculer un BFR :

4
https://www.compta-facile.com/besoin-en-fond-de-roulement-bfr/
5
https://www.compta-facile.com/besoin-en-fond-de-roulement-bfr/

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BFR = Encours moyen des créances clients + Stocks moyens – Encours moyen des dettes
fournisseurs

Si le résultat de ce calcul est négatif, le BFR représente une ressource pour l’entreprise ; on
parle donc de « ressource en fonds de roulement ».

Il est également possible de calculer le BFR en jours de chiffre d’affaires :

BFR (en jours de CA) = [BFR / Chiffre d’affaires annuel HT] * 360
3.1.2.3 Interprétation du BFR6

 Interpréter un BFR positif

Si les emplois d’exploitation sont supérieurs aux ressources de la même nature, on dégage
un BFR qui est supérieur à 0. L’entreprise doit alors financer ses besoins à court terme soit par
son fonds de roulement soit par des dettes financières à court terme (concours bancaires
courants c’est-à-dire des découverts bancaires).
 Interpréter un BFR nul

Lorsque le BFR est égal à 0, cela signifie que les ressources d’exploitation permettent de
couvrir les emplois en intégralité. L’entreprise n’a donc ni un besoin financier ni un excédent
financier
 Interpréter un BFR négatif
Dans le cas où le BFR est inférieur à 0, cela signifie que les emplois sont inférieurs aux
ressources. Aucun besoin financier n’est généré par l’activité et l’excédent de ressources dégagé
va permettre d’alimenter la trésorerie nette de l’entreprise.

3.1.2.4Ratios financiers en lien avec le BFR7

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https://www.compta-facile.com/besoin-en-fond-de-roulement-bfr/
7
https://www.compta-facile.com/besoin-en-fond-de-roulement-bfr/
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Le BFR est influencé par 3 variables : le délai de paiement négocié auprès des fournisseurs,
le délai de règlement accordé aux clients et le délai de rotation des stocks. Voici le détail du
calcul de chacun de ses ratios :

 Délai de paiement des fournisseurs : Il correspond aux délais de paiement accordés à


l’entreprise par ses fournisseurs (généralement compris entre 30 et 60 jours). Ce délai
doit être négocié avec chaque fournisseur et il ne doit pas être négligé car il est capital.
Il est calculé comme suit :

Délai de paiement des fournisseurs (en jours) = [Dettes Fournisseurs / Achats T.T.C] * 360

 Délai de règlement des clients : Il s’agit ici du délai de paiement des produits et
services vendus par votre entreprise (généralement compris entre 30 et 90 jours). Cette
donnée dépend de votre secteur d’activité et de votre type de clientèle. Voici comment le
calculer :

Délai de règlement des clients (en jours) = [Créances Clients / Chiffre d’affaires T.T.C] * 360

 Délai de rotation des stocks

Il s’agit du délai séparant le moment où une marchandise, un produit ou un service est acheté
et le moment où ce même bien est revendu. Autrement dit, c’est le nombre moyen de jours
durant lesquels un article reste en stock. Voici comment le calculer :

Délai de rotation des stocks (en jours) = [Stock moyen / coût de production ou de fabrication] *
360

Avec :

 stock moyen = (stock initial + stock final) /2


 coût de production, fabrication = achats de matières premières, de marchandises…
3.1.2 le concept de la trésorerie

16
La trésorerie constitue le troisième pied du tripote de l’analyse financière moderne. Il est
certainement le plus difficile à définir. La notion de trésorerie est très importante puisqu’ il
est important pour l’entreprise de disposer d’un niveau de disponibilité suffisant pour faire
face aux dettes qui viennent à l’échéance, sinon des difficultés financières permanentes
risqueraient de se produire et bloquer son développement et son fonctionnement. Le niveau
de FR est celui de BFR déterminent l’excédent ou l’insuffisance de trésorerie.

3.2 L’approche des ratios

Les ratios de trésorerie sont des rapports mettant en relation deux grandeurs homogènes
liées par une logique économique, pour tirer des indications pouvant fournir une information
sur de nombreux aspect de l’entreprise qu’il souhaite mettre en valeur : rentabilité, liquidité, et
structure financière. L’objectif primordial de la méthode des ratios consiste à évaluer
précisément l’importance des qualités et défaut de l’entreprise et à mieux la connaître. Une
bonne connaissance de passé améliorera la qualité des prévisions. Les ratios de trésorerie ont
pour objectif la mesure de la solvabilité à CT qui dépend de volume de FR, mais aussi la
composition des capitaux circulants et des dettes à CT.

o Quelques ratios financiers8

Ratio de trésorerie immédiate = disponibilité/ dettes à CT La gestion de trésorerie

Son usage est toutefois une portée limitée si l’on ne dispose d’une analyse détaillée des
dettes à CT. Il est important de savoir, pour apprécier ce ratio, si une opération d’escompte
n’a pas été réalisée.

Ratio de crédit bancaire à CT = capitaux propres/ crédit bancaire à CT

Ce ratio permet de faire une comparaison entre le montant total des crédits bancaires à CT
accordés à l’entreprise.

8
https://www.cours-gratuit.com/cours-gestion/cours-la-gestion-de-tresorerie
17
Ratio d’autonomie financière = capitaux propres/ Total des dettes

A l’aide de ce ratio, l’entreprise peut définir son degré d’indépendance vis-à-vis de ses
bailleurs de fonds. Un ratio de 1 signifie que l’ensemble du passif est constitué par les capitaux
propres ou le résultat. Un ratio de 0,5 qui représente une norme financière acceptable, veut dire
que l’entreprise a autant de ressources propres que de ressources empruntées.
Ratio d’équilibre financier = Capitaux permanent + cumul
d’amortissement/Immobilisation brute totales
Ce ratio vérifié si l’entreprise respecte ou non la règle d’équilibre financier qui veut qu’une
immobilisation soit financée par des capitaux des durées au moins égale. Lorsque ce ratio
est supérieur à 1, cela signifie que l’entreprise a financé des immobilisations par crédits à
CT, ce qui constitue une entorse grave à la règle financière de prudence.

On peut tirer ces ratios du bilan et CPC. Il est évident qu’une entreprise n’utilise pas tous
ces ratios pour une raison ou une autre et on les utilisés pour mieux comprendre la situation de
l’entreprise et les adaptés à leur contexte. Il est donc nécessaire d’avoir une meilleure
connaissance de l’entreprise et notamment des flux financiers générés par son activité.
3.3 L’approche des flux financiers
Cette approche permet d’expliquer les variations de l’ensemble de la trésorerie dans le temps
, elle présente l’intégralité des flux de fonds qui, pendant une période, manquent la vie
financière d’une entreprise. Elle sert également de cadre au plan de financement, et décrit le
passage entre le cash flow (concept d’origine anglo-saxons traduit mot à mot par flux de
trésorerie et recouvre la différence entre toutes les entrées de trésorerie « cash in flow »
et toutes les sorties de trésorerie « cash out flow » de l’entreprise pendant une période
donnée) et la trésorerie. L’approche des flux financier permet d’analyser la variation de la
trésorerie tout en étudiant les conséquences financières de décisions adaptées au niveau des
politiques d’investissement, du processus d’exploitation et des autres opérations financières.

3.1.1 La variation de la trésorerie par les flux financiers9

9
https://www.cours-gratuit.com/cours-gestion/cours-la-gestion-de-tresorerie
18
Produit d’exploitation – charges d’exploitation
= excèdent brute d’exploitation (EBE)
- variation du besoin en FR
= variation de la trésorerie d’exploitation
-l’investissement
+cessions d’actifs
+produits financiers
-Impôts
-dividendes
+ augmentation de capital
+emprunt nouveau
-remboursement des dettes
=La variation de trésorerie
+ trésorerie de début de paiement

=Trésorerie fin de période

4. Le rôle du trésorier dans l’entreprise10

4.1. La mission du responsable de la trésorerie

Le trésorier de l’entreprise a pour mission principale la gestion des risques de liquidité,


de taux d'intérêt et de taux de change qui pèsent sur l'entreprise. Son rôle consiste également à
placer les excédents dans les meilleures conditions de rentabilité et de risque; à négocier et
contrôler les opérations bancaires et à pouvoir faire face tous les jours aux engagements de

10
http://www.resam.net/tresorier-sp151.html

19
l'entreprise en mobilisant les ressources financières à court ou à long terme nécessaires afin
d’assurer la liquidité et la solvabilité de l’entreprise.

4.2. Compétences nécessaire pour le métier de trésorier

 Rigueur et créativité

 Organisation et maintien d'un réseau d'informations

 Aisance relationnelle

 Maîtrise du fonctionnement des opérations bancaires

 Maîtrise des outils informatiques

 Bonnes bases comptables

4.3. Les responsabilités du trésorier

1. Il est garant de la gestion comptable de l’association ;

2. Il effectue les opérations de dépenses (remboursement de frais, règlement des factures)


et se préoccupe des rentrées financières (cotisations, participations des usagers, les
subventions…) ;

3. Il assure la relation entre l’organisation et le banquier;

4. Il présente périodiquement au bureau et/ou au Conseil d’administration la situation


financière ;

5. Il établit le rapport financier annuel pour le soumettre au Bureau et/ou au Conseil


d’administration et à l’Assemblée Générale ;

6. Le trésorier établit chaque année le budget prévisionnel et le soumet au Bureau et/ou


au Conseil d’Administration puis à l’Assemblée Générale pour adoption définitive.

5. L’importance de la prévision de la trésorerie

20
La gestion prévisionnelle de la trésorerie constitue un enjeu croissant pour les directeurs
financiers et les responsables de trésorerie des grandes entreprises.

A court terme, la gestion prévisionnelle de la trésorerie permet d’organiser les mouvements


d’argent (entrant et sortant) en matière de règlement de fournisseurs, d’escompte, de la gestion
des achats et des stocks, etc.

A long terme, la gestion prévisionnelle de la trésorerie « à un an» est susceptible de faciliter


les travaux d’ajustement des dépenses de développement de l’entreprise et d’avoir une vision
plus claire pour l’avenir.

Elle suppose une démarche11 en deux temps :

 Elaboration du budget de trésorerie contenant tout les tableaux récapitulatifs des


encaissements et des décaissements sur une période donnée ;

 Elaboration de la situation prévisionnelle de trésorerie.

5.1. Construction du budget de trésorerie12

Le budget de trésorerie permet d’analyser l’activité de l’entreprise mois par mois, d’un point
de vue purement bancaire (encaissements-décaissements) afin de mettre en
évidence la trésorerie nette de l’entreprises .Ces prévisions permettront ensuite aux dirigeants
d’avoir une vision globale des flux de trésorerie entrants et sortants de leur entreprise sur une
période de temps donnée (généralement 12 mois).

Dans le budget, il faut distinguer entre les recettes et les dépenses d’exploitation (ventes de
marchandises, de produits finis, achats de matières premières, règlements des salaires, etc.) et
hors exploitation (cession d’immobilisation, remboursement d’emprunts, etc.). Le schéma si
dessous résumera l’articulation budgétaire.

Le schéma si dessous résumera l’articulation budgétaire :

11
Pr. EL KHAMLICHI Abdelbari, Cours de Gestion de trésorerie, S5.
12
https://www.compta-facile.com/le-budget-de-tresorerie/
21
Source : «La nouvelle gestion de trésorerie» de Bruno Poloniato

Figure 1. Etablissement d’un plan de financement

La création d’un budget de trésorerie se fait en plusieurs étapes13 :


5.1.1 Recensement des encaissements
On retrouve dans cette première partie du budget de trésorerie l’ensemble des sommes que
l’entreprise est supposée encaisser sur la période prévisionnelle ; et notamment :
 les créances clients (TTC) ;
 les subventions à recevoir ;
 le déblocage du ou des emprunts prévus ;
 les apports de numéraire en capital ou en compte courant d’associé ;
 les éventuels dégrèvements et remboursements de crédits d’impôt (CVAE, TVA, crédit
d’impôt apprentissage, etc.) ;
 les produits de cession des immobilisations.

5.1.2 Recensement des décaissements

13
https://www.compta-facile.com/le-budget-de-tresorerie/
22
A l’inverse des encaissements, cette partie du budget de trésorerie comprend tous les
montants que l’entreprise va décaisser sur la période prévisionnelle ; et notamment :
 les dettes fournisseurs (TTC) ;
 les salaires et charges sociales prévus ;
 les investissements budgétisés (immobilisations corporelles, incorporelles et
financières) ;
 les impôts et taxes (TVA, IS, taxe d’apprentissage, formation continue, effort
construction, etc.) ;
 les remboursements d’emprunts (échéances globales) ;
 les remboursements d’apports en comptes courants d’associés ;
 les dividendes.
Une attention particulière doit être portée à certains décaissements, notamment en matière
de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ou d’impôt sur les sociétés (IS). En effet, leurs modalités
de calcul et de recouvrement sont spécifiques (versements d’acomptes et dépôt d’une
régularisation annuelle) et ces éléments nécessitent d’être analysés séparément.
5.1.3 Calculer le solde prévisionnel de trésorerie par période
Pour déterminer le solde prévisionnel de trésorerie à un moment donné, il convient d’imputer
chaque mouvement de trésorerie à la bonne période et d’effectuer le calcul suivant :
Solde de trésorerie de départ + encaissements prévus sur la période
– décaissements prévus sur la période = solde final de trésorerie

5.2. Analyse du budget de trésorerie et les modalités de rééquilibrage de la


trésorerie
5.2.1 Solde cumulé positif ou trésorerie excédentaire

Dans ce cas, en peut dire que l’entreprise n’a pas de problème de financement à court terme,
il faudra donc examiner les formes de placement les mieux adaptés afin de rentabiliser les
disponibilités.

5.2.2 Solde cumulé négatif ou trésorerie déficitaire

23
Un résultat négatif signifie que l’entreprise a besoin de financement à court terme. Il est
temps d’agir sur les encaissements et sur les décaissements, afin de trouver des solutions de
financement:

a. Les actions sur le BFR :

Pour rééquilibrer sa trésorerie, l’entreprise peut envisager de :

 Réduire le niveau de ses stocks : en passant des commandes plus fréquemment, elle
réduit le montant des factures, les paiements aux fournisseurs sont plus étalés dans le
temps, les variations de trésorerie lors des règlements sont ainsi moins importantes ;
 Réduire le délai de paiement accordé aux clients plus vite, ce qui permet de payer les
dettes plus rapidement ;
 Négocier le délai de paiement accordé par les fournisseurs.

b. Le recours aux concours bancaires courants :

L’entreprise peut se tourner vers sa banque afin d’obtenir une autorisation de découvert, un
prêt à court terme et faire ainsi face à des difficultés de trésorerie. Ce recours implique le
paiement de frais en contrepartie.

c. Le recours aux comptes courants d’associés :

L’entreprise peut s’adresser à ses associés en leur demandant d’effectuer des apports de fonds,
qui leur seront rémunérés.

d. Les cessions de valeurs mobilières de placement :

L’entreprise peut vendre les valeurs mobilières de placement (VMP) qu’elle détient pour
rééquilibrer sa trésorerie.

Conclusion :

24
Afin d’assurer sa pérennité, toute entreprise doit s’assurer qu’elle dispose d’une trésorerie
suffisante lui permettant d’honorer ses engagements financiers. Il faut donc respecter les
échéances sociales et fiscales, planifier les paiements fournisseurs, gérer les délais clients, et
instaurer un climat de confiance avec les banquiers.

Section 2 : La centralisation de la trésorerie (cash pooling)

Dans le cas d’un groupe de grande taille composé d’une maison-mère puissante et de sociétés
filiales de petite taille, un cash pooling efficace permet l’accès aux marchés financiers.

Le cash-pooling ou la gestion centralisée de trésorerie est un mécanisme juridique qui permet


la gestion centralisée des comptes des sociétés d'un groupe. Proposé par les banques et donc
soumis à des frais supplémentaires, le cash pooling à pour but de centraliser les flux de comptes
bancaires secondaires sur un nouveau compte dit centralisateur.

Le groupe s’occupe de la mission d’équilibrer le compte de ses filiales comme les ces
dernières équilibrent leurs comptes bancaires. Organisation fréquemment rencontrée, elle peut
être imposée ou réalisée à la demande. Dans ce dernier cas, chaque filiale décide de recourir à
la trésorerie du groupe ou à des ressources externes selon les tarifs pratiqués, mettant ainsi en
concurrence les banques, le marché ainsi que l'offre interne.

1. Les objectifs de la centralisation de la trésorerie

Voici quelques objectifs du cash pooling :

 optimiser les besoins et les excédents de trésorerie en équilibrant tous les comptes des
sociétés d'un groupe ;
 sécuriser ses liquidités ;
 remplacer le financement bancaire par du financement intra-groupe ;
 limiter les couvertures de change entre devises ;
 optimiser les placements ;
 harmoniser les processus en interne ;

25
 rationaliser et améliorer les relations bancaires.

2. Les techniques de la centralisation de trésorerie


L’objectif de la gestion centralisée de la trésorerie est de garantir l’amélioration et
l’optimisation de la trésorerie d’un groupe. A cet égard, le cash pooling offre aux entreprises
plusieurs techniques permettant d’atteindre cet objectif :

2.1 La centralisation des flux de paiement commerciaux


Cette technique s’adresse aux entreprises ayant des établissements secondaires : succursales,
magasins, points de vente, usines… ces entités ne sont qu’une émanation de la société mère et,
par conséquent, ne possèdent pas de statut juridique propre. L’objectif du trésorier est
d’accélérer les circuits d’encaissement et de bénéficier de la valeur « sur rayon14 » des chèques
encaissés localement. Les encaissements vont donc faire l’objet d’un dépôt local en faveur du
compte de la société mère, généralement à un envoi par courrier.
Cette méthode de remontée des encaissements évite l’ouverture de comptes locaux qui
alourdiraient la gestion de trésorerie en nécessitant des transferts par virement pour couvrir les
comptes secondaires.

2.2 Les prêts intra-groupes


Les prêts intra-groupes constituent une étape essentielle de la centralisation de trésorerie. Ils
permettent l’adéquation des ressources aux besoins au niveau du groupe tout entier : une
entreprise excédentaire prête à une entreprise déficitaire.
L’avantage principal de cette technique réside dans sa simplicité et le non limitation du
montant. La souplesse d’utilisation et leurs conditions financières avantageuses font des prêts
intragroupes un mode de financement et de placement extrêmement usité.

2.3 La gestion globale des tickets d’agios

14
Chèque tiré sur un guichet du même département que celui du guichet où il est remis à l’encaissement.
Les jours de valeurs appliqués pour l’encaissement sont plus réduits que pour les chèques hors rayon.
Syn. : Sur place.
26
2.3.1 Rappel sur la notion d’échelle d’intérêt
Les taux d’agios et échelle d’intérêts trimestriels sont révélateurs de la qualité de la gestion
de trésorerie, ils doivent donc être soigneusement contrôlés. Les tickets d’agio mentionnent les
montants des agios débiteurs commissions de plus fort découvert et commission de mouvement.
Les échelles d’intérêts expliquent et justifient les agios prélevés.
Les principaux termes d’échelle d’intérêts sont :
1. La date d’opération correspondant à la date à laquelle la banque traite l’opération.
2. Le libellé décrit la nature de l’opération.
3. Le solde en valeur, débiteur ou créditeur, constitue l’information de base, puisqu’il
détermine les agios prélevés.
4. Le nombre de jours représente la durée pendant laquelle le solde en valeur reste
constant.

Le nombre débiteur est obtenu en multipliant le solde débiteur par le nombre de jours, c’est
sur le total général des nombres débiteurs que sont calculés les intérêts débiteurs.

5. Le nombre créditeur est le résultat de la multiplication du solde créditeur par le nombre


de jours, le total des nombres créditeurs représente généralement une déperdition
puisque en principe les soldes créditeurs ne sont pas rémunérés.

2.3.2 Fusion des échelles d’intérêts


La fusion des échelles d’intérêt prend la forme d’une convention aux termes de laquelle une
banque soumet à un groupe de sociétés un solde global des intérêts dus au niveau de celui-ci
après compensation au sens financier du terme et non juridique, des positions créditrices et
débitrices des différents comptes ouverts à chacun des sociétés composant le groupe.
2.3.3 Le netting
La technique du "netting" (ou compensation bilatérale) est une technique de cash pooling
qui s'adresse aux grandes entreprises ayant des filiales à l'étranger et qui par ce réseau peuvent
compenser les entrées et les sorties de devises dans le but de réduire les montants échangés et
surtout le nombre de transactions. L'objectif de cette technique est de réduire le risque de
change.
27
2.3.4 L’équilibrage automatique de la trésorerie

Cette technique consiste à transférer quotidiennement des fonds entre les comptes des filiales
et le compte centralisateur du groupe. On détermine chaque jour le solde en valeur de chaque
compte bancaire, et les banques effectuent automatiquement les virements d’équilibrage afin
de laisser les différents comptes bancaires à zéro ou légèrement négatifs.
Les soldes excédentaires sont transférés sur le compte centralisateur ; inversement, un éventuel
solde déficitaire sera comblé par un transfert en provenance du compte centralisateur. Le
compte centralisateur est alors reflet du solde net consolidé réel.
Contrairement à la fusion d’échelles d’intérêts, le transfert est réellement effectué, soit par
le trésorier, soit par la banque, de manière automatique.

3. Les différents types du cash pooling15

On distingue deux méthodes de cash pooling : le cash pooling par transfert physique de fonds
et le cash pooling notionnel, c’est-à-dire sans transfert de fonds.
3.1 Le cash pooling physique

La technique du cash pooling par transfert physique de fonds, dite du nivellement comptable,
est une technique permettant la réalisation des transferts de fonds d’une filiale à l’autre en
passant par un compte centralisateur d’une centrale de trésorerie qui n’est pas forcément celle
de la société mère. On appelle également le compte centralisateur « compte pivot » ou « master
account ». Ces transferts de fonds sont réalisés par nivellement des comptes. Il existe 3 types
de nivellement :

 le ZBA (Zero Balancing Account)


 le TBA (Target Balancing Account)
 le FBA (Fork Balancing Account)

15
https://www.l-expert-comptable.com/a/532206-cash-pooling-gestion-de-tresorerie-entre-holding-et-
filiales.html

28
3.1.1 Le cash pooling ZBA

Le cash pooling ZBA, pour Zero Balancing Account, consiste en une remise à zéro
quotidienne des soldes.

3.1.2 Le cash pooling TBA

Le cash pooling TBA, pour Target Balancing Account, consiste à niveler les comptes lorsque
leur solde créditeur dépasse un certain seuil (appelé « pied de compte »). En dessous du seuil,
la centralisation n’a pas lieu.

3.1.3 Le cash pooling FBA

Le cash pooling FBA, pour Fork Balancing Account, consiste à niveler tous les soldes
créditeurs et débiteurs lorsqu’ils sont respectivement supérieurs ou inférieurs à un certain
montant. Il faut noter que la centralisation peut être manuelle et initiée par l’entreprise (cash
pooling interne) ou automatique (la banque procède automatiquement au nivellement des
soldes).

3.2 Le cash pooling notionnel


Le cash pooling notionnel, dit aussi fusion d’échelles d’intérêts ou centralisation notionnelle,
permet à chaque entité de fonctionner avec ses propres lignes de crédit, sans mouvement de
fonds issus d’un compte centralisateur. La technique du cash pooling notionnel détermine un
indice sur chaque filiale, corrélé aux transactions qu’elles opèrent directement en fonction de
leurs besoins et excédents. Grâce à la fusion d’échelles d’intérêts, les filiales bénéficient d’un
taux d’intérêt débiteur inférieur que celui qui serait appliqué si elles agissaient
individuellement. Idem concernant leur taux d’intérêt créditeur.

4. Déroulement du cash pooling16

La centralisation de trésorerie peut être effectuée de différentes façons, néanmoins dans


chaque mécanisme de centralisation de trésorerie le principe est le même: les excédents de

16
http://cyberdoc.univ-lemans.fr/memoires/2014/Droit/M2/Banque_Bourse/M2_DRO_14_BEN.pdf

29
trésorerie d'une société centralisée sont « remontés » dans un compte centralisateur, aussi dit
« compte pivot » ou « master account ». Les sociétés ayant un solde débiteur quant à elle
peuvent bénéficier de la redescente de cette trésorerie. Pour chaque opération, les parties sont
libres de choisir les éléments tels que par exemple, les intérêts pour la remontée et la redescente
de trésorerie ou encore la régularité à laquelle la centralisation est effectuée. Le mouvement
« upstream » qui correspond au transfert des fonds d'un compte vers le compte centralisateur
est appelé « Sweep ». Le mouvement inverse (downstream) est appelé « Cover ».

Selon les modalités que vous aurez définies, la banque effectuera une centralisation sur un
ou plusieurs niveaux de hiérarchie de comptes.

Par ce biais, au lieu de devoir gérer un nombre de tickets d’agios égal au nombre de comptes
débiteurs, la compensation des opérations permise par la centralisation vers un seul compte,
permet de réduire le nombre de tickets (1 seul ticket d’agios) et ainsi de réduire les débits qui
en découlent.

Ce service se base sur une convention qui précise les niveaux hiérarchiques des comptes
(compte centralisateur ou compte pivot, comptes secondaires et liens de rattachement), la
périodicité et les modes de nivellement.

L’ensemble des mouvements de trésorerie intra-groupe ainsi que les intérêts générés par les
comptes de la holding et de ses filiales, peuvent être rapportés par la banque dans un report
détaillé, suivant le contrat bancaire défini au préalable entre l’établissement et la société mère.

La figure suivante présente le mécanisme du cash pooling d’une manière simplifiée :

30
Figure 2. Déroulement du cash pooling

Conclusion

La trésorerie est un élément très sensible pour toute société, elle doit donc être gérée avec
soin et une gestion unique pour l'ensemble des filiales d'un groupe semble être le meilleur
moyen d'y parvenir. Le cash pooling avec ses deux types, permet au grands groupes d’avoir un
outil utile rendre possible la vision continuelle globale de la trésorerie.
L'objectif visé par un groupe qui met en place un tel mécanisme est d'optimiser les besoins
et les excédents de trésorerie tout en équilibrant tous les comptes de ses entités, chose qui
permettra d'avoir un meilleur aperçu de son état financier générée.

31
Chapitre 2. Gestion de l’excédent d’une trésorerie

L’excédent de trésorerie est le solde ou la différence entre les recettes et les dépenses
exploitées par une entreprise active. Il est généralement considéré comme l’un des indicateurs
les plus pertinents et qui permet de suivre et contrôler la capacité de l’entreprise à procréer des
liquidités grâce à son activité d’exploitation au cours d’une période. Cet indicateur représente
une assurance pour l’entreprise et une prévention des risques de défaillances ou un outil
d’autofinancement.

Un placement de trésorerie consiste à placer le surplus de trésorerie d'entreprise dans un


produit d'investissement financier. Un placement se fait en fonction de deux critères
contradictoires : la rentabilité (dépend de la rémunération et des plus-values) et le risque
(sécurité du placement, risque en capital ou non, liquidité…).

Section 1 : Les placements financiers

Dans l'univers très large des placements financiers, plusieurs types de produits sont
accessibles pour les entreprises souhaitant la rentabilisation de leurs excédents.
Évidemment, l’entreprise qui possède des liquidités peut les conserver sur son compte
bancaire et en tirer avantage le jour où il faut demander à son banquier une petite remise sur
des frais bancaires exagérés. Or le placement de sa trésorerie reste toujours la meilleure
solution.

1. Les placements bancaires


Cette catégorie de placement regroupe les dépôts à terme, les bons de caisse et les euros
dépôts bancaires :
1.1 Le dépôt à terme
Dépôt à terme, aussi dit compte à terme, est un compte bancaire sur lequel une personne
dépose une somme qu'elle fixe elle même librement. En contrepartie de cette somme d'argent
déposée, la banque garantit au titulaire du compte à terme un taux de rémunération fixe, défini
au moment de l'ouverture du compte et qui sera, en conséquence, valable pour toute la durée du
dépôt.

32
Il est possible d'ouvrir un compte à terme à partir de quelques centaines d’euros. Le dépôt
s'effectue en une seule fois. Dans le cas où l’investisseur veut verser une somme
supplémentaire, il doit ouvrir un autre CAT. Le dépôt à terme est prêté pour une durée minimale
d'un mois, mais peut courir sur plusieurs années.
Lors de l'ouverture du CAT, l'épargnant signe un contrat avec une banque. Ce contrat indique
notamment :
• le montant du dépôt (minimum et maximum, variable selon les organismes financiers) ;
• sa durée ;
• la rémunération (taux d'intérêt, date paiement des intérêts, etc.) ;
• le montant des pénalités en cas de remboursement des fonds avant l'échéance prévue ;
• les conditions de renouvellement à l'échéance du CAT.

1.2 Bon de caisse :


C’est un titre négociable représentatif d’une créance à court ou à moyen terme. Il est à ordre
ou au porteur. Généralement les bons de caisse sont émis par les banques et leur taux d’intérêt
est librement négociable. Il existe des bons à échéance fixe et des bons d’épargne à intérêts
progressifs. La durée se situe entre un mois et cinq ans. Ils sont remboursables à tout moment
à l’issue du troisième mois.

1.3 Les euros dépôts bancaires :


Ce sont des placements effectués auprès des banques non résidentes par rapport au pays de
la monnaie placée.

2. Les placements auprès d’autres sociétés


Dans cette catégorie, on distingue l’escompte fournisseur (la société accepte de régler ses
fournisseurs au comptant, contre une remise) autrement l’entreprise aura la possibilité de régler
les fournisseurs au comptant, moyennant un escompte dit escompte de règlement au lieu de les
régler à plus longue échéance, et l’avance en compte courant qui est une avance faite à une
autre société mais du même groupe que l’entreprise qui prête c’est-à-dire qu’elle ne peut se
concevoir que dans le cadre du même groupe de sociétés.

33
3. Les placements en devises
Ils sont souvent utilisés pour se prémunir contre les risques de change. Ils se font sous forme
de blocage de devises ou encore sous forme d’obligations en monnaie étrangères. Les
obligations en devises étrangères ou blocages de devises, ils sont souvent utiles à l’entreprise
pour se prémunir contre le risque de change (variation des taux de change entre la monnaie
domestique et les monnaies étrangères auxquelles l’entreprise est exposée).

4. Les placements en OPCVM


L’entreprise peut choisir de placer ses excédents de trésorerie dans des OPCVM. Ce sont
des instruments financiers qui ont pour vocation de collecter de l’épargne et d’investir les
sommes recueillies dans des valeurs mobilières selon des critères bien définis. Les OPCVM
offrent ainsi la possibilité à tout épargnant d’accéder à un portefeuille de titres diversifié géré
par des professionnels du marché.

Les grandes familles d’OPCVM se différencient par la nature des valeurs mobilières qui les
constituent :
 Les OPCVM actions sont constitués majoritairement d’actions et de valeurs
assimilées. Ils sont investis au minimum à hauteur de 60 % en actions de sociétés
cotées en bourse ;
 Les OPCVM obligataires sont investis au minimum à hauteur de 90 % en
obligations ;
 Les OPCVM diversifiés sont investis en actions et en obligations ;
 Les OPCVM monétaires sont investis en obligations et titres de créances négociables
à court terme.

Il existe de grands types de famille d’OPCVM : les SICAV et les FCP. La différence entre
les deux est essentiellement de nature juridique.
Il existe toutefois des différences majeures entre ces deux supports d'investissement. En
effet, l'investisseur qui achète une part de Sicav devient actionnaire, ce qui veut dire qu'il peut
voter à l'assemblée générale et se porter candidat au conseil d'administration, ce qui n'est pas le

34
cas des porteurs de parts de FCP. La gestion de ce type d'OPCVM est en confiée à une société
de gestion de portefeuille qui agit en leur nom et a pour mission de défendre leur intérêt exclusif.
4.1.Les SICAV17

SICAV est le sigle de société d'investissement à capital variable. Une SICAV est une
personne morale qui possède un conseil d'administration avec des actionnaires jouissant chacun
d’un droit de vote lors de l'assemblée générale annuelle. La SICAV est un dispositif fiscal
intéressant pour les petits investisseurs mais aussi pour les investisseurs fortunés.

L'argent épargné dans ce type d’OPCVM évite d'acquérir en direct des valeurs mobilières.
L'intérêt principal est l’affaiblissement du risque puisque la SICAV va regrouper de très
nombreux petits investisseurs pour placer l'argent sur différents supports. De cette façon, la
baisse d'une action peut être compensée par la hausse de plusieurs autres.

4.1.1.Classification des SICAV selon la façon de gérer les bénéfices


Cette qualification de SICAV renferme deux catégories :
• Les SICAV de capitalisation : Cette catégorie de SICAV procède automatiquement au
réinvestissement des bénéfices réalisés. Elle ne distribue donc pas les dividendes et les
intérêts générés par les valeurs mobilières.
• Les SICAV de distribution : Ce type de SICAV procède à la distribution des bénéfices
réalisés à ses actionnaires de manière périodique.

4.1.2.Classification des SICAV selon leur périmètre d’investissement


Selon cette classification, deux types de SICAV peuvent être distingués :
• Les SICAV géographiques : Les placements de cette forme de SICAV sont concentrés
sur une région déterminée (France, Union européenne, Pays émergents...).
• Les SICAV sectorielles : Ces SICAV sont investies sur un secteur particulier
(Nouvelles technologies, énergie…).
4.1.3.Classification des SICAV selon le type de placement réalisé

17
https://www.petite-entreprise.net/P-1804-134-G1-types-des-societes-d-investissement-a-capital-variable-
sicav.html
35
D’après cette classification, cinq types de SICAV peuvent être mises en valeur :
• Les SICAV monétaires ou de trésorerie : Il s’agit d’un placement à court terme, liquide,
peu risqué, rentable et caractérisé par une grande stabilité du capital.

Ce type de SICAV est composé d’un portefeuille de valeurs mobilières pouvant inclure :

 Des titres de créances négociables (TCN) à court terme.


 Des bons de trésors.
 Des obligations à taux fixe ou variable.
 Des rémérés indexés sur les taux de marché monétaire.

Les investisseurs se tournent généralement vers les SICAV monétaires en vue de placer à
faible coûts, des excédents provisoires ou des fonds qui vont être par la suite réinvestis et
bénéficier d’un rendement stable du capital et d’une performance presque équivalente à
celle du marché monétaire.

 Les SICAV obligataires : Cette catégorie de SICAV place essentiellement ses fonds dans
des obligations qui peuvent être à taux fixe ou à taux variable. Le portefeuille de ces
sociétés renferme principalement :

 Des obligations émises par l’Etat.


 Des obligations d’entreprises privées.
 Des obligations convertibles en actions.

Les investisseurs se tournent vers les SICAV obligataires en vue de placer leurs capitaux à
moyen terme avec un rendement plus élevé que celui offert par les SICAV monétaires. Le
niveau de risque de ce type de SICAV est relativement faible.

 Les SICAV en actions : Ces SICAV investissent principalement leurs fonds dans des
actions tout en gardant une part de trésorerie variable afin de saisir à temps les opportunités
qui se présentent sur le marché financier. Cette catégorie de SICAV permet aux

36
investisseurs de trouver une capacité de performance plus importante que les autres types
de placements monétaires et obligataires.
 Les SICAV diversifiées ou profilées : Ces SICAV investissent essentiellement leurs
fonds à la fois dans des actions et dans des obligations avec des répartitions différentes
selon le degré de risque accepté et donc suivant le profil de chaque investisseur (prudent,
équilibré et dynamique). Ce type de placement offre aux investisseurs une grande
diversification du portefeuille d’investissement et une bonne rentabilité et leur permet de
diminuer les risques qu’ils encourent.
 Les SICAV à formule : Cette catégorie de SICAV intègre dans son portefeuille des
valeurs mobilières dont la performance se basent sur la mise en application d’une formule
de calcul déterminée par rapport à l’évolution du capital (indices, paniers d’actions…).

4.2.Les FCP
FCP est l'abréviation de Fonds Commun de Placement. C’est un type d’OPCVM qui fonctionne
comme une copropriété : les épargnants apportent des fonds en souscrivant des parts, et l'ensemble
des fonds est géré par une société de gestion.
Chaque FCP doit être agréé par l'Autorité des Marchés Financiers. L'AMF examine également la
conformité des informations à destination des investisseurs : l'orientation de la gestion, les modalités
de souscription et de rachat, les frais...
Comme les SICAV, les FCP font partie de la famille des OPCVM. À noter cependant que les FCP
actuels et à venir seront appelés différemment selon leur classification. Ils seront appelés OPC s'ils
respectent la réglementation UCITS, et seront appelés FIA s'ils respectent la directive AIFM. Cela ne
change néanmoins pas leur mode de fonctionnement.

Section 2 : Les objectifs et les attributs du placement de trésorerie

1. L’objectif de placement de trésorerie


Le principal objectif visé par le placement des excédents de trésorerie, est les faire fructifier.
Certes , il est important de garder suffisamment de liquidités pour faire face aux engagements
financiers à court et à moyen terme, or le placement de l’excédent de trésorerie est un outil

37
permettant l’optimisation et la rentabilisation de ce surplus au lieu de le laisser dormir. Un
placement financier permet à l’entreprise de percevoir une rémunération sous forme d’intérêts,
et qui va être utilisé dans l’activité de l’entreprise comme moyen de financement et comme
instrument largement utile.

2. Les attributs d’un placement de trésorerie

Le choix d’un type précis de placement n’est pas une décision aisée. Les entreprises espérant
un rendement élevé sur ses placements de trésorerie se basent, pour faire leurs choix d’épargne,
sur des critères peuvent être qualifiés d’importants, à savoir : la rentabilité de placement et son
risque. Le risque d’un placement est souvent la contrepartie de la rentabilité attendue. Plus le
rendement d’un placement est important, plus son risque est élevé.

2.1 La rentabilité d’un placement

La rentabilité est le rapport entre un revenu obtenu ou prévu et les ressources employées pour
l'obtenir. Elle représente l'évaluation de la performance des ressources investies par des
apporteurs de capitaux. C'est donc l'outil d'évaluation privilégié par l'analyse financière.

Le calcul du rendement global d'un placement n'est pas une chose facile. Pourtant, c'est le
seul moyen permettant de comparer réellement des placements ou des investissements
mobiliers sur des périodes différentes.

Dans le cadre des placements financiers, la rentabilité d’un placement dépend non seulement
des intérêts perçus mais aussi des plus-values. Elle n’est souvent connu qu’à posteriori ce qui
rend aléatoire le choix du meilleur placement.

2.2 Les risque attribués au placement18

18
https://www.gerezmieuxvotreargent.ca/investir/notions-de-base-sur-les-placements/comprendre-le-
risque/types-de-risques-lies-aux-placements/
38
Le risque financier peut être défini comme étant la menace de perdre de l'argent à la suite
d'une opération financière (sur un actif financier) ou à une opération économique ayant une
incidence financière (par exemple une vente à crédit ou en devises étrangères).
Avant d’investir dans un placement dont on n’a pas l’expérience, il est important de
connaître les différents risques qui y sont liés. Voici quelques types de risque liés au placement :
a. Risque lié au marché
Il s’agit du risque que les placements perdent de la valeur en raison de l’évolution de la
situation économique ou d’autres événements touchant l’ensemble du marché. Les principaux
types de risques liés au marché sont le risque lié aux actions, le risque lié au taux d’intérêt et le
risque lié au taux de change.

 Risque lié aux actions : Ce risque est lié aux placements dans des actions. Le risque lié
aux actions est le risque de perdre de l’argent en raison de la baisse du prix des actions.il
varie en fonction de l’offre et de la demande.
 Risque lié au taux d’intérêt : Ce risque s’applique aux placements par emprunt, comme
les obligations. Il s’agit du risque de perdre de l’argent en raison des fluctuations du
taux d’intérêt. Par exemple, si le taux d’intérêt augmente, la valeur marchande des
obligations diminue.
 Risque lié au taux de change : Ce risque s’applique aux placements étrangers. Il s’agit
du risque de perdre de l’argent en raison de la variation du taux de change. Par exemple,
si le dollar américain perd de la valeur par rapport au dollar canadien, la valeur de vos
actions américaines en dollars canadiens diminue.

b. Risque lié à la liquidité


Il s’agit du risque d’incapacité de vendre des placements à un prix juste et de retirer l’argent
au moment où l’investisseur le souhaite. Pour vendre ses placements, l’épargnant sera donc
obligé d’accepter un prix inférieur. Certains placements peuvent même être impossibles à
vendre, par exemple les titres négociés sur un marché non réglementé.

39
c. Risque lié aux placements étrangers
Il s’agit ici du risque de perdre de l’argent investi dans des pays étrangers. Lorsque
l’investisseur achète des placements étrangers, comme les actions de sociétés des marchés
émergents, il s’expose à des risques qui n’existent pas sur le marché national, comme le risque
lié à la nationalisation.
3. Les conditions de choix d’un placement de trésorerie

Le choix d’un type de placement dépend généralement des facteurs suivants :

• La situation financière de l’entreprise, sa stabilité et ses ressources de financement et


d’autofinancement ;
• Le montant de placement et sa marge d’évolution trimestrielle ou annuelle ;
• Le taux d’intérêt proposé par la banque ;
• Durée prévue du placement ;
• Anticipations sur l’évolution des taux d’intérêts et des taux de change dans le cas de
placement en devises. Ces prévisions ont pour objectif de limiter le risque de taux ;
• Attitude de l’entreprise par rapport au risque en capital ;
• Régime fiscal des différents types de placement.

Conclusion

La bonne gestion de la trésorerie excédentaire est importante pour optimiser les gains
financiers de chaque entreprise. Une entreprise en bonne santé dispose généralement
d'excédents de trésorerie ponctuellement inemployés. Il est peut être plus judicieux de
rentabiliser cet argent et d’en générer un profit, plutôt que de le laisser dormir sur un compte
courant. Encore, il est essentiel de bien choisir le placement adéquat, sans prise de risques
inutiles.

40
Partie 2 : Analyse des conditions de placement
dans le cadre de la gestion de trésorerie : cas
IMACID

Chapitre 1. Contexte général du projet

41
Leader mondial sur le marché du phosphate et des produits dérivés, et première
entreprise du Royaume, le Groupe OCP opère sur les cinq continents. Son ouverture
traditionnelle sur l'international, depuis sa création en 1920, le pousse tout naturellement à
développer, en permanence, des capacités d'adaptation, de flexibilité et d’anticipation.

Notre stage au sein de l’entité indienne du groupe OCP est une occasion qui nous a permis
de nous familiariser avec le monde de travail et projeter les apports théorique au terrain.

Section 1 : Problématique et méthodologie de recherche


Nous avons comme sujet de stage: l’analyse des conditions de placement de l’entité Indo
Maroc Phosphore. A cet égard, la problématique que nous proposons est la suivante : Quels
types de placements financiers à choisir pour optimiser la gestion de trésorerie de l’entité Indo
Maroc Phosphore ?

Notre sujet nécessite une étude plutôt qualitative que quantitative. De ce fait, nous avons
opté pour une étude basée sur la recherche et l’analyse documentaire sans avoir besoin
d'établissement d’un questionnaire ou le traitement des données à l’aide d’un logiciel.

Toutefois, nous avons commencés notre travail par deux réunions, une avec notre parrain
de stage afin d'avoir une idée plus claire sur le sujet dans la mesure où c'était un sujet qui est
proposé par elle, et une deuxième avec le trésorier de la direction financière de la filiale pour
avoir une idée sur les types de placement effectués par la l’entité ainsi que la demande des
documents faisant l’objet de notre étude.

Une recherche dans la théorie et la revue littéraire était nécessaire avant de commencer notre
travail, dans la mesure où elle va nous permettre d’avoir une idée plus approfondie sur les deux
axes principaux du sujet à savoir : la gestion de la trésorerie au sein de l’entreprise et la gestion
de surplus de trésorerie. Comme références utilisées dans notre collecte de données nous
mentionnons : des ouvrages, des sites internet et des documents internes.

Après avoir préparé notre partie théorique, il était temps de commencer notre partie
empirique. Pour ce faire, nous avons essayé d’analyser les placements effectués par la filiale en
2017 et au début de cet année à l’aide des fichiers récapitulatifs des portefeuilles de l’entreprise.

42
D’autre part, et à l’occasion du nouveau contrat de cash pooling que compte signer la filiale,
nous étions amenés à faire une analyse des avantages et des inconvénients de ce nouveau
mécanisme et données des recommandations.

Section 2 : Présentation de l’entreprise

1. Le groupe OCP

1.1 Fiche signalétique

 Raison sociale : Groupe Chérifien des Phosphates OCP.sa


 Registre de commerce : Casablanca 40.327
 Statut juridique : Société Anonyme (Organisme d’Etat à caractère privé)
 Date de création : Dahir du 07/08/1920
 Date de mise en place de
la structure du groupe OCP : 1975
 Siège social: 2, Rue Al ABTAL, Hay ERRAHA, Casablanca Maroc
 Téléphone : 05-22-23-(00-01-20)-25
 Directeur général : M. Mustapha TERRAB
 Effectif du personnel : 24464 agents dont 706 hors cadre.
 Activité du groupe : Extraction, valorisation, commercialisation
 Traitement, du phosphate et produits dérivés.
 Produits commercialisés : Phosphate, acide phosphorique, et les engrais.
 Sites d’extraction du phosphate : Khouribga, Ben Guérir, Youssoufia. Boucraa.

1.2 L’OCP: Le géant des phosphates made in Morocco19

Le 07 Août 1920, l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) a été fondé au Maroc. C’est à
partir de cette date que naît l’un des mastodontes de l’économie marocaine. L’OCP occupe une

19
http://www.agrimaroc.ma/l-ocp-l-office-cherifien-des-phosphates/
43
place particulière dans l’histoire industrielle du Maroc. C’est en 2008 que l’Office a
été transformé en une Société Anonyme (OCP SA). C’est l’un des principaux exportateurs de
phosphate brut, d’acide phosphorique et d’engrais phosphatés dans le monde.
Mostafa Terrab est à la tête du Groupe. L’OCP compte près de 20.000 collaborateurs qui
sont implantés principalement au Maroc sur 4 sites miniers et 2 complexes chimiques, ainsi que
sur d’autres sites internationaux. L’Office détient plusieurs filiales à l’intérieur et à l’extérieur
du Maroc. En 2014, son chiffre d’affaires (CA) s’élevait à 41,4 milliards de dirhams. Focus sur
cette « success story ».

1.3 Historique20

L’Office Chérifien des Phosphates est devenu Groupe OCP en 1975. Mais c’est le 1er mars
1921 que l’activité d’extraction et de traitement démarre à Boujniba, dans la région de
Khouribga. En 1965, avec la mise en service de Maroc Chimie à Safi, le Groupe devient
également exportateur de produits dérivés.

En 1998, il franchit une nouvelle étape en lançant la fabrication et l’exportation d’acide


phosphorique purifié. Parallèlement, de nombreux partenariats sont développés avec des
opérateurs industriels du secteur, au Maroc et à l’étranger.

L’OCP a été constitué sous la forme d’un organisme semi-publique sous contrôle de l’Etat.
Il fonctionne ainsi comme une société dont le seul actionnaire est l’état Marocain, appliquant
les méthodes de gestion privée, dynamique, souple et efficace vu le caractère de ses activités
industrielles et commerciales, il est dirigée par un Directeur Général nommé par DAHIR, le
contrôle est exercé par un conseil d’administration présidé par le premier ministre.

Depuis sa date de création et jusqu’à nos jours le groupe OCP n’a cessé de grandir et de se
maintenir sur le plan de la concurrence par rapport aux autres pays producteurs du phosphate et
de ces dérivés. En se modernisant continuellement, le Groupe OCP s’affirme actuellement
comme le leader du marché mondial des phosphates.

20
Un document interne fourni par l’encadrent professionnel
44
Le groupe est présent dans cinq zones géographiques du pays dont trois sites d’exploitation
minière: Khouribga "OULAD ABDOUNE" (35 milliards de mètre cubes),
Benguérir/Youssoufia "GANTOUR" (Le phosphate couvre une superficie de 2500 Km²),
Boucraâ/Laâyoune (1,13 milliards de mètres cubes), et deux sites pour la valorisation et la
transformation chimique : Safi et Jorf Lasfar.

1.4 Le site de JORF LASFAR21

Situé sur le littoral atlantique, à 80 km de Casablanca et à 17 km au sud-ouest d’El Jadida,


le complexe industriel de Jorf Lasfar a démarré sa production en 1986. Cette unité a permis de
doubler la capacité de valorisation des phosphates. Cet ensemble, qui s’étend sur 1. 700
hectares, produit chaque année 2 millions de tonnes P2O5 sous forme d’acide phosphorique,
nécessitant la transformation de 7. 7 millions de tonnes de phosphate extrait des gisements de
Khouribga, 2 millions de tonnes de soufre et 0.5 million de tonnes d’ammoniac.

Une partie de la production est transformée localement en engrais DAP et MAP,


éventuellement NPK et TSP, ainsi qu’en acide phosphorique purifié. L’autre partie est exportée
sous forme d’acide phosphorique marchand via les installations portuaires locales.
Le complexe de Jorf Lasfar compte trois entités, dont l’unité Maroc Phosphore III-
IV crééeen1986.

Avec la construction de l’usine Emaphos en 1997, en partenariat avec Prayon (Belgique) et


CFB (Allemagne), OCP a inauguré une nouvelle ère dans la diversification de ses produits finis
par la production d’un acide à haute valeur ajoutée : l’acide phosphorique purifié.
En 1999, la mise en service d’Imacid, en partenariat avec le Groupe indien Birla, lui a permis
d’accroître la capacité de production d’acide phosphorique de 25 % sur le site de Jorf Lasfar.

1.5 Filiales et partenaires

Depuis 1975, l’ensemble des entités filiales de l’OCP sont intégrées sur le plan
organisationnel, dans une structure de groupe, appelée Groupe OCP. Ainsi dans le but de

21
http://www.ocpgroup.ma/fr/excellence-mondiale/sites-de-production/le-site-de-jorf%C2%A0lasfar
45
répondre aux besoins d’étude et de prestation liés à l’exploitation et au développement, le
groupe OCP dispose d’entités spécialisées, en particulier :

MARPHOCEAN Entreprise maritime Entreprise de transport d’acide


spécialisée en particulier dans phosphorique
le transport d’acide
phosphorique
STAR Société de transports et travaillant dans le
d’affrètements réunis. domaine du courtage des
affrètements maritimes

SOTREG Société de transports régionaux chargée du transport du personnel


du groupe OCP

1.6 Partenaires

Dans le cadre de sa stratégie de développement de partenariat avec des opérateurs étrangers, le


Groupe mène diverses actions. Ainsi, différents cadres de partenariat ont été mis en place, en plus de sa
participation dans la société PRAYON (Belgique), spécialisée dans les dérivés phosphatés et les
technologies associées :

Partenaires Spécialité
EMAPHOS pour la fabrication d’acide phosphorique purifié, à Jorf Lasfar, en
coopération avec PRAYON et CFB (Allemagne). L’usine en production
depuis janvier 1998

46
IMACID Indo Maroc Phosphore a pour but la réalisation d’une nouvelle usine d’Acid
phosphorique à Jorf Lasfar, en partenariat avec le Groupe privé indien Birla.

PAKPHOS crée en 2004 en partenariat avec le Pakistan, il démarré en avril 2008 pour la
production d'acide phosphorique.

JACOBS crée en août 2010, JESA est une joint-venture détenue à parts égales entre
ENGINEERING OCP et l’américain Jacobs Engineering, leader mondial de l’ingénierie.
S.A (JESA) JESA offre des services d’ingénierie et de gestion de projets d’envergure
aussi bien au Maroc qu’à l’international. JESA accompagne notamment OCP
dans son programme d’investissement et ses projets de développement et
vise à devenir un acteur majeur dans sa région.

1.7 Structure Organisationnelle

Le groupe OCP apporte régulièrement des changements à ses structures organisationnelles,


tant dans les domaines techniques que ceux du management.
Organigramme du groupe : voir annexe I, page 66 du rapport de stage.

2. L’entité indienne Indo Maroc Phosphore22

2.1 Fiche signalétique

22
Un document interne fourni par l’encadrent professionnel

47
2.2 IMACID en chiffre

Les partenariats industriels, engagés parallèlement aux accords de coopération, ont permis à
l’OCP d’accroître la valeur ajoutée du phosphate marocain en le valorisant davantage.

Dans cette optique et dans le but de diversifier ses alliances stratégiques et sécuriser une
partie de ses exportations, le Groupe OCP s’est rapproché de la société Indienne Chambal
appartenant au Groupe privé BIRLA.

Le cout de projet est de 2 Milliards de DH. La surface occupée par l’ensemble des ateliers
est de 112.500 m2.

En 1999, ce partenariat a permis le démarrage, au sein du complexe industriel de Jorf Lasfar,


d’IMACID (Indo Maroc Phosphore), une usine d’acide phosphorique dont la capacité de

48
production annuelle a été portée à 370.000 tonnes P2O5. Un tel volume nécessite 1,2 million
de tonnes de phosphates de Khouribga et 330.000 tonnes de soufre.

Un troisième actionnaire fut introduit dans le capital d’IMACID, Tata Chemicals Ltd, filiale
du Groupe Indien Tata suite à un accord signé le 21 Mars 2005 à New Delhi :

1/3 pour l’OCP ; 1/3 pour BIRLA ; 1/3 pour TATA.

IMACID bénéficie des avantages du site de Jorf Lasfar :

La proximité du gisement minier de Khouribga ;


La proximité du port avec un grand tirant d’eau ;
L’alimentation en eau de mer et en eau douce sur de faibles distances ;
La dotation du site de grandes facilités industrielles ;
La possibilité d’utilisation de l’infrastructure de Maroc Phosphore III – IV.

Ce complexe permet de produire annuellement 330000 tonnes P2O5, nécessitant la


transformation de :

330 000 tonnes de soufre ;


3 Millions m3 d’eau de procédé ;
120 Millions m3 d’eau de mer ;
1,2 Millions de tonnes de phosphates de Khouribga.

L’énergie électrique nécessaire est fournie par un groupe turboalternateur de 27 MW


fonctionnant au moyen de la vapeur haute pression produite par la chaleur dégagée par la
combustion du soufre.

IMACID a été conçue en adoptant le procédé et les technologies les plus innovantes en
matière d’environnement et d’informatisation :

Procédé d’acide sulfurique MONSANTO à double absorption ;


Procédé d’acide phosphorique PRAYON MARK IV avec unité de lavage des gaz ;

49
Unité conduite par un système numérique de contrôle commande (SNCC).
2.3 Processus de production :
2.3.1. Installations techniques d’IMACID23 :

IMACID est composée de trois ateliers séparés, chacun est doté d’un certain nombre
d’installations nécessaires pour son fonctionnement.

2.3.1.1. Atelier sulfurique

Un atelier sulfurique d’une capacité de 2850 TMH/jour d’acide sulfurique,


le processus de fabrication basé sur le procédé MANSONTO. Cet atelier comprend un four, une
chaudière, un filtre à gaz, un convertisseur, un échangeur gaz–gaz, et une tour d’absorption
intermédiaire.

2.3.1.2. Atelier phosphorique

Un atelier phosphorique d’une capacité annuelle de 350 000 tonnes P2O5 basé sur le procédé PRAYON
MARK IV.

2.3.1.3. Atelier des utilités

 Une centrale thermoélectrique :

La centrale thermoélectrique contient les installations suivantes :

 Un groupe turbo alternateur de 27 MW


 Un groupe diesel alternateur de 1200 KVA
 Un réseau vapeur (HP), (MP) et (BP)
 Un poste électrique de 60 KV
 Un distributeur électrique de 10 KV

 Une unité de traitement d’eau :

L’unité de traitement d’eau est constituée des installations suivantes :


 Un réseau d’eau brute

23
Un document interne fourni par l’encadrent professionnel
50
 Un réseau d’eau d’incendie
 Un réseau d’eau potable
 Un poste de filtration d’eau composé d’un filtre bicouche et d’un filtre
à charbon actif
 Une installation d’eau désiliciée comportant deux chaînes pouvant traiter chacune
120 m3/h.

 Unité de compression d’air :

L’unité de compression d’air est composée des équipements suivants :


 Deux compresseurs
 Deux ensembles de séchage
 Deux ballons tampons

 Unité de reprise eau de mer :

L’unité de reprise d’eau de mer se compose essentiellement de :

 Un canal d’amenée d’eau de mer à partir du réservoir existant à MP III/IV,


 Un bassin de reprise d’eau de mer
 Un réseau bas pression composé de trois pompes qui alimente la CTE et l’atelier
sulfurique,
 Un réseau de haute pression, composé de deux pompes de 4500 m3/h.

2.3.2. Procédés de production à IMACID

Le schéma du procédé utilisé pour la production de P2O5 est le suivant :

51
Phosphate Réception par Epaississement
pipe
(OCP) (1er stade) (Attaque filtration)

Acide
Soufre Acide sulfurique phosphorique
liquide
(MP) 29%

(Concentration)
(OCP) Vapeur Acide
phosphorique 54%
NCL

Acide phosphorique
CLIENT 54% CL

2.3.3. Organigramme IMACID

Voir annexe II, page 67 du rapport de stage.

2.4 Direction Support de Gestion, Logistique & Amélioration

La Direction Support de Gestion, Logistique et Améliorations est organisée de la façon


suivante :

52
Direction
Support de Gestion,
Logistique et Améliorations

Département
Département Département
Performance et
Contrôle de gestion et Finance et Amélioration
Logistique Comptabilité techniques

53
Chapitre 2 : Gestion de l’excédent de trésorerie de l’entité IMACID

Une gestion optimisée de la trésorerie est une gestion qui fait tendre la trésorerie à zéro. En
effet, une trésorerie abondante reflète souvent un manque de gestion, car une trésorerie positive
rapporte peu à l'entreprise du fait de la faible rémunération des placements de trésorerie. Par
opposition, une trésorerie négative entraine des coûts supplémentaires pour l'entreprise (agios,
frais bancaires divers...).

Dans ce deuxième chapitre, notre objectif sera, dans une première section, d’analyser la
situation de placement de la filiale Indo Maroc Phosphore. Pour la deuxième section, nous
allons nous intéresser à la politique de centralisation de trésorerie que compte suivre le groupe
OCP tout en mettant l’accent sur les avantages et les inconvénients de cette décision.

Section 1 : Etude de la situation des placements de la trésorerie d’IMACID


Afin d’avoir une idée plus claire sur les types ainsi que les conditions de placement de
trésorerie d’IMACID, nous allons traiter dans une première partie les types de placement choisi
par la filiales, plus précisément les dépôts à terme ainsi que les SICAV, tout en mettant l’accent
sur les avantages et les inconvénients de chaque type et sa contribution à la rentabilité de
l’entité. Dans la deuxième partie de cette section, nous allons procéder une analyse des
opérations de placement de la filiale.

1. Les placements de la trésorerie de l’entité Indo Maroc Phosphore

1.1 Les dépôts à terme

Comme mentionné dans la première partie de notre rapport, le dépôt à terme est un produit
d'épargne où l'argent que place l'épargnant est bloqué pendant un laps de temps déterminé lors
de la signature du contrat entre le banquier et le souscripteur en échange d'un certain
pourcentage de rémunération. Quels sont donc les avantages ainsi que les inconvénients de ce
type de placement ?

1.1.1. Les avantages du dépôt à terme

54
Les avantages du compte à terme sont multiples. La sécurité de ce type de placement est son
avantage principal. Il est donc impossible de subir des pertes en capital sur ce genre de
placement, car il est totalement sécurisé.

D’autre part, l'épargnant a la possibilité de choisir le montant qu'il veut déposer sur son
compte en fonction de sa capacité d'épargne. Il peut ainsi décider de bloquer une part plus ou
moins importante de ses économies. Attention toutefois, il existe des banques qui imposent un
seuil minimal à déposer.

Le compte à terme est très utile si l'épargnant attend une opportunité de placement ou s'il
dispose d'un horizon d'investissement assez court. A cet égard, l’investisseur peut choisir la
durée pendant laquelle son argent sera bloqué. En fonction des établissements, la durée peut
être de quelques mois ou de quelques années.

Le souscripteur d’un compte à terme peut se soustraire des obligations de versements


réguliers, car il s'agit dans ce cas d'effectuer un versement une seule fois et d'attendre les fruits
de l'épargne.

Comme dernier point positif des dépôts à terme, on peut mentionner l'absence de frais
d'ouverture, de fermeture ainsi que les frais de gestion.

1.1.2. Les inconvénients du dépôt à terme


Le principal défaut de ce type d'épargne est l'indisponibilité immédiate des fonds. En cas de
besoin urgent de liquidités, l’épargnant peut tout simplement décider de débloquer l'argent mais
il va être obligé de payer des frais de pénalités. Il est donc nécessaire de négocier au préalable
avec son banquier les conditions de sortie anticipée. Le client est tenu d'informer la banque de
toute décision de retrait, généralement 30 jours au moins avant le retrait. En contrepartie du
retrait, la banque décide l'application d'une pénalité en fonction de la date et du montant retiré.
Ainsi, si un retrait est effectué le premier du mois, le client n'obtiendra aucune rémunération. Il
s'agit de la réduction rétroactive du taux CAT.

55
Le compte à terme est peut être donc considérer comme un placement semi-liquide, dans la
mesure où même si les fonds sont disponibles à tout moment, tout retrait ne se fait pas sans
incidence sur la performance de l’épargne.

1.2 Les SICAV

Le but d'une SICAV est de centraliser les capitaux de plusieurs investisseurs afin de diminuer
les risques et partager les bénéfices. Une SICAV est une personnalité morale avec un conseil
d'administration régulier qui décide des investissements à réaliser sous plusieurs formes :
Actions, Obligations, titres de créances ...

1.2.1. Les avantages des SICAV

Les SICAV présentent aux investisseurs plusieurs avantages. L’avantage le plus important
réside dans leur souplesse. En effet, la souscription d'une action de SICAV peut se faire pour
un montant unitaire peu élevé. Aucun plafond maximum d'investissement n'est imposé. La
grande diversité des produits permet d'adapter à chaque stratégie le choix en termes d'objectif
mais aussi de risques. L'investisseur peut ainsi choisir en fonction de ses besoins la SICAV la
mieux adaptée à sa stratégie.

Les placements en SICAV sont des placements liquides. Les sommes placées (et les plus
values) sont disponibles à tout moment : l'investisseur peut à tout moment vendre ou acheter
des actions assez rapidement.

Ce type d’OPCVM met en place des portefeuilles d'actions complémentaires qui permettent
de limiter les risques de pertes en bourse. En tant qu'investisseur individuel il est difficile de
diversifier son portefeuille et limiter ses risques en souscrivant des actifs différents. Grâce aux
SICAV l’épargnant peut avoir un portefeuille diversifié sans avoir besoin d'un capital investi
immense.

L’avantage de diversification de portefeuille dont bénéficie l’investisseur est un avantage à


coût réduit, en particulier sur les marchés étrangers. Investir soi-même en direct sur ces marchés
coûte souvent bien plus cher.

56
Le dernier avantage des SICAV est de permettre à l'investisseur d'accéder à une large palette
d'instruments et de marchés financiers nationaux et internationaux qui lui seraient fermés de
fait si l'investissement restait individuel. Pour les particuliers, choisir une SICAV permet aussi
de bénéficier d'une gestion professionnelle de leurs épargnes.

1.2.2. Les inconvénients des SICAV


Le principal inconvénient des SICAV tient à la part de risque qu'elles supposent. En effet
comme tout placement en bourse, ce type d’OPCVM est soumis aux fluctuations des cours.
Quand la fluctuation est à la hausse, l'investisseur ne peut que se réjouir. Or lorsque la
fluctuation est à la baisse, voire à l'effondrement, le risque de perdre une partie ou tout le capital
investit est réel.
Le placement en SICAV se caractérise par sa souscription à cours inconnu qui fait de sa
valeur liquidative une valeur non connue, et un potentiel de gain limité ainsi que les pertes que
peut réaliser l’épargnant à court terme sur les SICAV-actions en cas de revente en période de
baisse.

En outre les SICAV impliquent des coûts supplémentaires comme droits de souscriptions ou
des frais de gestion lourds parfois.

Enfin, le problème des SICAV est que vous ne pouvez pas connaître à l’avance le rendement
de votre placement. Ce n’est qu’à l’issue de la période donnée (quelques jours, quelques mois,
plusieurs années) que vous en connaissez la rentabilité.

2. Analyse des opérations de placements de la filiale

Dans cette partie, nous allons essayer d’avoir une idée plus claire sur la situation des
placements de la filiale Indo Maroc Phosphore à l’aide d’une étude générale de ces placements.

Pour ce faire, nous commencerons par une analyse des placements effectués par la filiale à
titre de début de l’année 2018.

57
140000000
120000000
100000000
80000000
60000000
40000000 SICAV 2018
20000000
0

L’entité indienne a décidé d’abandonner le placement en DAT vue son inconvénient


principal résidé dans l’indisponibilité des fonds en cas de besoin immédiat de liquidité. Cette
décision peut être qualifiée de bonne, dans la mesure où les placements en DAT sont des
placements générant de faible rendement bien qu’il est un placement sans risque important.

2.1 Le rendement des SICAV

Tableau 1. Les placements en SICAV de l’année 2017

Banque de Quantité Montant souscrit Quantité Montant rachat Plus value


souscription souscrite rachetée

CDG 538235 988065196 457277 841041716 3224853,67

BCP 7905843 1364289353 ,68 6543587 1130474846 3299772 ,65


UPLINE
BMCE 394474 467235816,68 310162 367715717,72 1730181,84

Total 8838552 1455301012,68 7311026 2 33232279,72 8254808,16

58
21% 39%

40% CDG

BCP UPLINE

BMCE IRAD

Figure 3. Plus-value du trio des portefeuilles SICAV IMACID en 2017

Le tableau et la figure ci-dessus, nous permettent de constater que l’année 2017 était une
année de BCP UPLINE, dans la mesure où les titres de ce portefeuille étaient les plus rentables
de la période. Ainsi, le pourcentage de 39% généré par le portefeuille CDG, permet de conclure
que le taux de rendement de ces titres est important, dans la mesure où il a réalisé une plus-
value proche de celle réalisée par un portefeuille dont on a souscrit et racheté un nombre plus
important de titres.

Le rendement d’un portefeuille est mesuré par le taux de rendement de ses titres. A cet égard,
le tableau suivant donne une idée sur les taux de rendement des trois portefeuilles : CDG, BCP
UPLINE et BMCE IRAD.

59
Tableau 2. Evolution de taux de rendement

2015 2016 2017 2018


Portefeuille
2,79% 2,46% 2,15% 2,21%
CDG
2,34% 2,05% 2,35% 2,73%
BCP UPLINE
2,55% 2,39% 1,87% 2,08%
BMCE IRAD
Taux de 2,56% 2,30% 2,12% 2,34%
rendement
moyen

Comme le tableau ci-dessus l’indique, les taux de rendement des portefeuilles de la filiale
changent d’une année à une autre. Pour cette année, le portefeuille BCP UPLINE semble être
le plus avantageux.

Plusieurs facteurs peuvent avoir un impact sur le taux de rendement, sans oublier la variation
de ce taux d’une banque à une autre selon l’offre proposée. Ce taux peut être influencé par le
taux d’inflation ou de PIB ou encore la variation du risque de crédit associé aux entreprises.

2.2 La part de chaque portefeuille

60
Figure 3. Part de chaque titre dans le portefeuille d’IMACID

La figure ci-dessus indique que le portefeuille BCP UPLINE présente 89% du total des
placements de la filiale Indo Maroc Phosphore. Ce portefeuille peut être qualifié de rentable,
dans la mesure où le taux de rendement des SICAV BCP UPLINE ne varie pas de façon
importante d'une année à l'autre. Donc c’est un portefeuille rentable plus ou moins sécurisé.

Ces SICAV monétaires peuvent être achetées et vendues à tout moment en fonction
notamment de la situation de la trésorerie. Elles assurent une augmentation en évolution de la
valeur tout en respectant la constance du capital. Elles sont bien appropriées pour les
placements des excédents transitoires de trésorerie ou de capitaux inutilisés. Ce placement à
courte durée garantit un faible risque et une possibilité de récupération partielle ou totale des
fonds placés. Cette opération est similaire à un placement à taux fixe avec un rendement stable
et la disponibilité des capitaux en prime.

61
Conclusion

Dotée de capitaux propres suffisants et d’une bonne rentabilité, l’entité IMACID, vise
l’optimisation de sa trésorerie par le biais de placement de son excédent dans des SICAV après
l’abandon du placement en dépôt à terme dû à sa liquidité limitée et les frais de pénalité qu’il
exige en cas de volonté de déblocage de l’argent.

Section 2 : Le cash pooling : une nouvelle opportunité pour IMACID


Afin de mieux gérer sa trésorerie générale, le groupe OCP est sur le point de mettre en place
un système de centralisation de trésorerie, qui va lui permettre d’administrer les comptes de
tout ses filiales avec plus de souplesse sans avoir besoin d’une multiplication des comptes
bancaires et donc des frais de tenue de compte et des commissions. Procéder à un recentrage
des trésoreries de toutes les filiales qui composent le groupe procure des gains organisationnels,
mais aussi et surtout des économies financières.

1. La centralisation de la trésorerie du groupe Office Chérifien des Phosphates

1.1 Avantages attendus de la centralisation de trésorerie

En effet, la centralisation de trésorerie présente de nombreux avantages. Nous remarquons


déjà qu'elle permet une plus grande visibilité de l'état financier d'un groupe à un instant « t ».
Voici quelques utilités du système de cash pooling :
 simplification de la gestion de la trésorerie grâce à la centralisation des soldes ;
 création d'un compte bancaire centralisateur réel avec solde consolidé ;
 réduction des frais bancaires et financiers ;
 optimisation du contrôle des trésoreries des filiales du groupe ;
 liberté d'utilisation des comptes bancaires ;
 limitation des pertes de change ;
 automatisation au jour le jour des transferts provenant des comptes secondaires vers le
compte centralisateur ;
 réduction des endettements globaux de la société mère à court terme et négociation des
conditions bancaires plus avantageuses en jouant sur un « effet taille ».
62
1.2 points de vigilances du cash pooling
Où il y a un avantage, il y a nécessairement un inconvénient. Si la centralisation ne présentait
que des avantages, elle serait commune à toutes les sociétés. Cependant tel n’est pas le cas et
ce pour différentes raisons :

 Le coût de ce service est souvent relativement élevé alors qu'il existe la fusion des
échelles d'intérêts qui est moins coûteuse.
 La devise utilisée n’est pas la même que la devise du territoire sur lequel est située la
société.
 L’ensemble de la comptabilité étant tenue dans la devise du pays d’origine, la
conversion comptable peut amener à de grandes pertes de changes, ou une sous/sur
évaluation de l’activité commerciale de l’entreprise lors de la clôture de fin d’année.
 l’entreprise n’est pas entièrement à l’abri de réaliser un achat en devises si le compte en
devises est déficitaire.
 La centralisation de trésorerie a pour effet de faire perdre de l'autonomie aux sociétés
parties à cette convention.
 Une autre limite du cash pooling, est la priorité donnée à l’intérêt du groupe, ceci peut
être au détriment des sociétés membres.

2. Solutions et recommandations

2.1 Les placements de la filiale Indo Maroc Phosphore


L’entité indienne du groupe a pris la décision d’abandonner ses placements en dépôts à
terme. Cette décision peut être justifiée par ses nombreux désavantages qui empêchent ce type
de placement, plus ou moins non risqué, d’être rentable. A cet égard nous proposons utilisation
de ce type de placement avec précautions, afin que les pénalités ne deviennent pas une
réalité.Pour réduire le montant des pénalités, il est conseillé d’ouvrir plusieurs comptes à terme
d’un montant inférieur plutôt qu’un seul compte avec l’intégralité du montant de placement. De
cette manière, « casser » un compte à terme se fera sans incidence sur les autres comptes.

63
Le choix des SICAV effectué par la filiale Indo Maroc Phosphore n’est pas une coïncidence.
Le rendement des SICAV est rendement plus ou moins important vue leur liquidité et la
diversification de leurs portefeuilles. Il faut donc bien réfléchir avant de souscrire à un OPCVM.
La nature du placement, la prise en considération des frais ainsi que de la somme à placer pour
en retirer un réel profit sont les éléments majeurs à prendre en compte. Il s’agit donc de
placements de trésorerie intéressants pour la filiale en ceci qu’ils permettent de disposer
simplement d’argent en cas de besoin.
Donner plus d’importance au portefeuille CDG et BCP UPLINE sera une bonne idée. Ces
deux titres sont à la fois rentables et sécurisés avec des taux de rendement qui ne varient pas
beaucoup annuellement.

2.2 Les avantages du cash pooling pour l’entité indienne

Signer le contrat du cash pooling, ne veut pas dire que la filiale IMACID va perdre son
autonomie complète. L’entité peut continuer de fonctionner de manière autonome avec ses
propres lignes de crédit Elle peut également bénéficier d’un taux d’intérêt débiteur et créditeur
moindre que si elle agissait individuellement

La technique du cash pooling est un système qui permet la gestion centralisée des comptes
des filiales d’un même groupe sans violation du monopole bancaire. Le système du cash pooling
va permettre a IMACID d’optimiser la gestion de sa trésorerie, et au groupe de visualiser en un
clin d’œil les besoins de ses filiales et leurs excédents de trésorerie, d’optimiser sa gestion des
risques et de diminuer les frais financiers généraux.

64
Conclusion générale

La gestion de trésorerie nécessite la compréhension parfaite du cycle d’exploitation


spécifique à l’entreprise et de connaitre avec précision ses principales échéances. Dans un cadre
actuel de concurrence et mondialisation, la gestion de trésorerie va au pair avec une gestion
efficace de l’excédent de cette dernière, dans la mesure où il peut être un outil important
d’optimisation de trésorerie.

Une entreprise disposant d’une trésorerie excédentaire a pour décision à prendre de placer
son surplus. Le choix d'un type précis de placement est un véritable choix de gestion. Ce choix
doit se prévoir, s'étudier et se gérer en fonction de la situation de chaque compagnie. Un
placement est choisi par l’entreprise en fonction de sa durée prévue, des taux d’intérêts et de
leur évolution anticipée ainsi que de son régime fiscal.

Notre rapport avait pour objectif de présenter une analyse des conditions de placement des
excédents de trésorerie générés par la filiale Indo Maroc Phosphore. Pour conclure, nous
pouvons dire que les critères de choix des investissements financiers de la filiale sont les mêmes
cherchés par toute autre entreprise, à savoir le taux de rendement des actifs , les taux d’intérêts et
la durée de placement tout en donnant importance à la stabilité de sa situation financière et sa
capacité de faire face à ses engagements à court terme.

La gestion de l’entreprise et le bon choix de placement de la trésorerie excédentaire ainsi


que l’anticipation de l’avenir de cette dernière, sont tous des indicateurs importants qui reflètent
la bonne santé de la trésorerie.

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Bibliographie

• Documents interne d’IMACID


• Les états de synthèse d’IMACID
• Titre de l’ouvrage : gestion de la trésorerie de Jean-François Verdie et Philippe
Rousselot

Webographie

https://comptabilite.ooreka.fr/astuce/voir/503325/gestion-de-tresorerie

https://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_gestion-de-tresorerie.html

https://www.petite-entreprise.net/P-3313-88-G1-gestion-de-tresorerie-en-entreprise-deux-
parametres-cles-a-surveiller-de-pres.html

https://www.petite-entreprise.net/P-3138-88-G1-definition-qu-est-ce-que-la-tresorerie-d-une-
entreprise.html)

https://epargne.ooreka.fr/comprendre/compte-a-terme

https://www.bienprevoir.fr/guides/compte-a-terme-definition-fiscalite-et-placements-sur-
compte-a-terme/

https://www.overblog.com/Quels_sont_les_avantages_dun_compte_a_terme_en_termes_de_p
lacement_guide_pratique-1095203869-art120460.html

https://www.toutsurmesfinances.com/placements/compte-a-terme-definition-et-decryptage-d-un-
placement-sans-risque.html

https://www.boursedescredits.com/guide-avantages-desavantages-compte-terme-1503.php

https://www.toutsurmesfinances.com/placements/compte-a-terme-definition-et-decryptage-d-
un-placement-sans-risque.html

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Annexes

I. Organigramme du groupe Office Chérifien des Phosphates

Président Directeur Général

Direction chargée Direction Direction Secrétariat du


de mission commerciale financière Directeur Général

Direction des systèmes Direction Développement


d’information et de l’organisation durable

Direction du Direction des Ressources Direction des Approvisionnements et Direction de la


développement humaines des Marchés coordination
opération

Direction des Direction des Direction des Industries Direction des


Exploitations Minières Exploitation Minières Chimiques de Jorf Lasfar Industries Chimiques
de Gantour deKhouribga de Safi

PHOSBOUCRAA JESA IPSE

MARPHOCEAN SOTREG STAR

EMAPHOS IMACID PAKPHOS

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II. Organigramme de l’entité Indo Maroc Phosphore

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