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Chapitre 3 Dimensionnement d'une

installation Basse Tension

I. Règles de conduite d’un projet d’installation BT:

L’étude et la conception d’une installation électrique doit :

 garantir à l’utilisateur une installation conforme à ses besoins,


 respecter les normes et règlements en vigueurs.

Pour cela il y a des règles à respecter :

1. Dresser la liste des récepteurs utilisés,

2. Etablir un diagramme de distribution, ce qui permet le choix de l’emplacement du poste


d’alimentation et le traçage des chemins de câble,

3. Calculer la puissance globale de l’installation (P et Q), ce qui permet la détermination de la


puissance du transformateur et les courants dans les différents circuits. Ensuite choisir les calibres
normalisés juste supérieurs.

Calibres normalisés :1, 2, 3, 4, 5, 6, 10, 16, 20, 25, 32, 40, 50, 63, 80, 100, 125, 160, 200, 250, 320,
400, 500, 630, 800, 1000, 1250 A, ……..etc

4. Choisir la section des canalisations en prenant la plus grande :


 nécessaire pour l’échauffement en régime permanent : S1
 nécessaire pour l'échauffement en court-circuit : S2
 nécessaire pour la chute de tension : S3

Cette section est appelée section technique: Stech = max (S1, S2, S3)

Remarques:  en B.T. on détermine S1 puis on vérifie les chutes de tension. Si les chutes de tension
sont acceptables alors on choisit la section normalisée juste supérieure à S1; et si les chutes de tension
ne sont pas acceptables alors on augmente S1 et on fait vérifier les chutes de tension ...etc

 le choix de la section technique Stech peut conduire à un coût non minimal, pour cela
on cherche la section économique Séco qui conduit à un coût minimal (Fig.3-1)

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Fig.3-1 : section économique

Dans la plus part des cas Seco > Stech.

5. Calculer les courants de défauts.

Ces éléments permettent d’aboutir :


 à la détermination du transformateur,
 au choix de l’appareillage,
 au choix des canalisations.

6. Etudier la filiation entre les disjoncteurs pour pouvoir minimiser le coût et l’encombrement de
l’installation.

7. Etudier la sélectivité pour améliorer la disponibilité de l’énergie électrique sur les départs sains.

II- Evaluation de la puissance d’une installation :

A- Définitions :

1. Puissance Souscrite : C’est la puissance contractuelle, auprès de l’ONE ou des régies, que
l’utilisateur s’engage à ne pas dépasser sous peine de pénalités.

2. Puissance installée : C’est la somme des puissances nominales de tous les récepteurs de
l’installation. Ce n’est pas la puissance d’utilisation.

3. Puissance d’utilisation: Sachant que les récepteurs ne sont pas forcément utilisés en pleine
charge ni en même temps, on définit alors deux facteurs: facteur d’utilisation Ku et le facteur de
simultanéité Ks. La puissance d’utilisation est nécessairement plus faible que la puissance installée.
Son estimation permet d’évaluer la puissance du poste et la puissance à souscrire.

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4. Facteur d’utilisation Ku (NF C 15 -100 § 311):

Dans une installation industrielle le facteur d’utilisation Ku peut varier entre 0,3 et 0,9. En absence
d’indication précise prendre :
 Ku = 1 pour l’éclairage, chauffage,
 Ku = 0,75 pour les moteurs.

5. Facteur de simultanéité :

L’estimation de Ks nécessite la connaissance détaillée de l’installation et des conditions d’exploitation.


D’où l’impossibilité d’en donner des valeurs précises applicables à tous les cas. On a recours aux
normes qui donnent des indications sur Ks. Le facteur de simultanéité s’applique à chaque groupement
de récepteurs (exemple: au niveau d’un tableau terminal, d’un tableau divisionnaire,....)

Exemples estimant Ks:

 Ks pour immeuble d’habitation: (NF C 14 - 100)


nombre d’abonnés situé en aval facteur de simultanéité Ks
2à4 1
5à9 0,78
10 à 14 0,63
15 à 19 0,53
20 à 24 0,49
25 à 29 0,46
30 à 34 0,44
35 à 39 0,42
40 à 49 0,41
50 et au-dessus 0,40

 Ks pour armoire de distribution (NF C 63 - 410)


nombre de circuits facteur de simultanéité Ks
ensemble entièrement testé
2à3 0,9
4à5 0,8
6à9 0,7
10 et plus 0,6
ensemble partiellement testé
choisir dans tous les cas 1

 Ks en fonction de l’utilisation (guide UTE C 15-105)


utilisation facteur de simultanéité Ks
Eclairage 1
Chauffage et conditionnement d’air 1
Prises de courant (N : nombre de prises 0,1 à 0,2 (1) ou (0.1+0.9/N)
alimentées par le même circuit)
Ascenseurs (2) et monte charge:
- pour le moteur le plus puissant 1
- pour le moteur suivant 0,75
- pour les autres 0,60
(1) dans les installations industrielles, ce facteur peut être élevé.
(2) IB = In du moteur + 1/3 du courant de démarrage.

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B- Exemples d’application :

 Estimation de la puissance d’utilisation d’un immeuble R + 4:

4 ème 6 abonnés
étage 36 KV A
I4

3 ème 4 abonnés
étage I3 24 KV A
2 ème 5 abonnés
étage I2 30 KV A
1er 6 abonnés
étage I1 36 KV A

rez de 4 abonnés
24 KV A
chaussé
e
Pu = ?
I Sachant Ku = 1, déterminer Pu totale et le courant I2. (U = 380 V)

 Estimation de la puissance d’utilisation d’une installation industrielle:

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C- Choix de la puissance nominale du transformateur:

La puissance d'utilisation étant connue, on choisit la puissance nominale du transformateur en tenant


compte au préalable:

 Des possibilités d'amélioration du facteur de puissance de l'installation,

 Des extensions prévisibles de l'installation (en général on prend coefficient d'extension Ke = 1,2),

 Des contraintes d'installation et des puissances nominales existantes.

Le transformateur est choisi avec la puissance normalisée juste supérieure à la valeur calculée.

Puissances normalisées des transformateurs en KVA: 25 - 50 - 100 - 160 - 250 - 315 -400 -

500 - 630 - 800 - 1000 - 1250 - 1600 - 2000 - 2500…. Pour les autres caractéristiques des
transformateurs voir le tableau suivant :

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III- Calcul des courants permanents:

P S
En triphasé : I  ou (P et S sont les puissances utilisées)
3U cos  3U
Pu
I pour les moteurs
3U cos 
Dans le cas de l'éclairage fluorescent il faut tenir compte de la consommation du ballast.
(P  PB ) N
I
3U cos  avec : P : la puissance d’une lampe,
PB : la puissance du ballast
N : le nombre total des lampes.

En absence d’indication, on prend la puissance du ballast égale à 25% de la puissance du luminaire :

En monophasé: Il suffit de remplacer dans les expressions en triphasé U (tension composée) par V
(tension d'alimentation) et d'éliminer le coefficient 3.

IV- Détermination de la section technique:

IV-1- définir de manière précise les conditions d'installation et d'environnement:


- température du sol ou de l'air ambiant
- résistivité du sol
- mode de pose du câble
- nature du conducteur
- nature de l'isolant....etc.

IV-2- calculer l'intensité fictive I'z si les conditions d'installation sont différentes de celles de
I
référence: I' z  avec K facteur de correction et I définie comme suit :
K
- I = In courant assigné des petits disjoncteurs
- I = Ir courant de réglage thermique des grands disjoncteurs
- I = f . In avec In courant assigné des fusibles gG et f = 1,31 pour In < 16A et f = 1,1 pour In 
16A.

Remarques :

1- une tolérance de 5% est admise sur les valeurs des courants admissibles lors du choix de la
section des conducteurs.

2- Lors de l’utilisation de plusieurs câbles unipolaires en parallèle par phase (2 ou 4 câbles par
phase), il est recommandé de disposer les câbles d’une façon symétrique. Les dispositions symétriques
recommandées sont les suivantes :

a/ deux câbles par phase avec ou sans câble de neutre :

fs = 1

fs = 1

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b/ 4 câbles par phase et câble de neutre :

fs = 1

fs = 1

Le non-respect des conditions de symétrie indiquées ci-dessus dans le cas de 2 et 4 câbles par phase
ou l’utilisation de 3 câbles par phase, ou dans le cas de câbles multipolaires, quel que soit leur nombre,
il est considéré que la symétrie n’est jamais réalisée, ainsi, un coefficient de symétrie fs = 0,8 doit être
pris.

3- dans une distribution triphasée avec neutre, si le neutre est chargé, un coefficient Kn = 0.84 doit
être appliqué.

IV-3- Méthode de calcul :

3-1 Cas des câbles non enterrés:

 Rechercher le mode de référence correspondant en fonction du mode de pose. (Tab.3-1)

 Déterminer le coefficient de correction K=k1.k2.k3

Avec :

- k1 : coefficient appliqué à la méthode de référence (coefficient lu dans la colonne « méthode


de référence » Tab.3-1)

- k2: coefficient "influence mutuelle des circuits jointifs" (Tab.3-2)

- k3: coefficient "influence de la température ambiante" (Tab.3-3)

  a
Ce coefficient k3 est aussi donné par la formule suivante : k 3 
  30

Avec :  : température de l’isolant


a: température de l’air ambiant

 Choisir la plus petite section normalisée pouvant transporter le courant fictif I'z. (Tab.3-4)

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Tab.3-1 : Méthode de référence en fonction des modes de pose
N° Exemple Description Méthode de référence
Conducteurs isolés dans des
conduits encastrés dans les parois B x 0,77
1 thermiquement isolantes
Câble multiconducteur dans des
conduits encastrés dans les parois B x 0,7
2 thermiquement isolantes

Conducteurs isolés dans des


conduits en montage apparent B
3
Câbles mono ou multiconducteurs
3A dans des conduits en montage B x 0,9
apparent

Conducteurs isolés dans des


4 conduits profilés en montage B
apparent

Câbles mono ou multiconducteurs B x 0,9


4A dans des conduits profilés en
montage apparent
Conducteurs isolés dans des
5 conduits encastrés dans une paroi B

Câbles mono ou multiconducteurs


5A dans des conduits encastrés dans B x 0,9
une paroi
Câbles mono ou multiconducteurs
avec ou sans armure :

11 - fixés au mur C

11A - fixés au plafond C (*)

12 - sur des chemins de câbles ou C


tablettes non perforés

(*) Un facteur de correction de 0,95 est à appliquer pour la pose d’un seul câble.

53
(suite du Tab.3-1)
N° Exemple Description Méthode de référence
Câbles
multi mono
conducteurs conducteurs
- sur des chemins de câbles ou
13 tablettes perforés en parcours E F
horizontal ou vertical

14 - sur des corbeaux ou des treillis E F


soudés

15 - fixés par des colliers, et espacés de E F


la paroi

16 - sur des échelles à câbles E F

Câbles mono ou multiconducteurs


17 suspendus à un câble porteur ou E F
autoporteur
18 Conducteurs nus ou isolés sur C x 1,21
isolateurs

21 Câbles mono ou multiconducteurs B x 0,95


dans des vides de construction

22 Conducteurs isolés dans des conduits B x 0,95


dans des vides de construction

22A Câbles mono ou multiconducteurs B x 0,865


dans des conduits dans des vides de
construction

23 Conducteurs isolés dans des conduits B x 0,95


profilés dans des vides de
construction

23A Câbles mono ou multiconducteurs B x 0,865


dans des conduits profilés dans des
vides de construction

54
(suite du Tab.3-1)
N° Exemple Description Méthode de référence

24 Conducteurs isolés dans des B x 0,95


conduits profilés noyés dans la
construction

24A Câbles mono ou multiconducteurs B x 0,90


dans des conduits profilés noyés
dans la construction
Câbles mono ou multiconducteurs
(**) :
25 - dans des faux-plafonds
- dans des plafonds suspendus B (*) x 0,95

Conducteurs isolés ou câbles mono


ou multiconducteurs dans des
goulottes fixées aux parois

31 B

- en parcours horizontal

31A B x 0,9

32 B
- en parcours vertical

32A B x 0,9
Conducteurs isolés dans des
33 goulottes encastrées dans des B
planchers

Câbles mono ou multiconducteurs


33A dans des goulottes encastrées dans B x 0,9
des planchers

Conducteurs isolés dans des B


34 goulottes suspendues

Câbles mono ou multiconducteurs B x 0,9


34A dans des goulottes suspendues

(*) La méthode de référence B est à appliquer quel que soit le mode de fixation des câbles, par colliers
ou sur tablettes perforées ou non.
(**) La pose est interdite sur les parties des faux plafonds ou plafonds suspendus démontables

55
(suite du Tab.3-1)
N° Exemple Description Méthode de référence
Conducteurs isolés dans des conduits
41 ou câbles multiconducteurs dans des B x 0,95
caniveaux fermés en parcours
horizontal ou vertical
Conducteurs isolés dans des conduits
42 dans des caniveaux ventilés B

Câbles mono ou multiconducteurs dans


43 des caniveaux ouverts ou ventilés B

Câbles mono ou multiconducteurs


52 encastrés directement dans des parois, C
sans protection mécanique
complémentaire
Câbles mono ou multiconducteurs
encastrés directement dans des parois, C
53 avec protection mécanique
complémentaire
Câbles mono ou multiconducteurs dans
61 des conduits ou dans des conduits D x 0,80
profilés enterrés ou dans des fourreaux
enterrés
Câbles mono ou multiconducteurs
62 enterrés sans protection mécanique D
complémentaire
Câbles mono ou multiconducteurs
63 enterrés avec protection mécanique D
complémentaire

71 Conducteurs isolés dans des moulures B

Conducteurs isolés ou câble mono ou


multiconducteurs dans des plinthes B (*)
72 rainurées

Conducteurs isolés dans des conduits


ou câble mono ou multiconducteurs B (*)
73 dans des chambranles

Conducteurs isolés dans des conduits


74 ou câble mono ou multiconducteurs B (*)
dans des huisseries de fenêtres
(*) Pour la pose de câbles multiconducteurs, appliquer un facteur de correction de 0,9.

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Tab.3-2 : Facteur de correction k2 en fonction des nombres des circuits jointifs
REF Disposition Facteurs de correction k2 Méthode Mode de
Nombre de circuits ou de câbles multiconducteurs de pose
1 2 3 4 5 6 7 8 9 12 16 20 référence
1,2,3,3A,4
1 Enfermés 1,00 0,80 0,70 0,65 0,60 0,55 0,55 0,50 0,50 0,45 0,40 0,40 B, C , 4A,5,5A,
21,22,22A
,23,23A,2
4,24A,25,
31,31A,32
, 32A,33,
33A,34,
34A,41,42
,43,71.
2 Simple couche
sur les murs 1,00 0,85 0,79 0,75 0,73 0,72 0,72 0,71 0,70 C 11,12
ou les planchers
ou tablettes non Pas de facteur
perforées
3 simple couche au 1,00 0,85 0,76 0,72 0,69 0,67 0,66 0,65 0,64 C 11A
plafond
de réduction
4 simple couche
sur des tablettes 1,00 0,88 0,82 0,77 0,75 0,73 0,73 0,72 0,72 supplémentaire E, F 13
horizontales
perforées ou pour plus de
sur tablettes
verticales 9 câbles
5 simple couche 1,00 0,88 0,82 0,80 0,80 0,79 0,79 0,78 0,78 E,F 14,15,16,
sur des échelles à 17
câbles,
corbeaux, treillis
soudés etc.
Lorsque les câbles sont disposés en plusieurs couches, appliquer en plus les facteurs de correction
suivants :
Nombre de couche 2 3 4 ou 5 6à8 9 et plus
coefficient 0,80 0,73 0,70 0,68 0,66

Tab.3-3 : Facteur de correction k3 (influence de la température ambiante)


Température Isolation
ambiante Elastomère Polychlorure de Polyéthylène réticulé (PR)
(°C) (caoutchouc) vinyle (PVC) Butyle, éthylène, propylène (E PR)
 = 60°C  = 70°C  = 90°C
10 1,29 1,22 1,15
15 1,22 1,17 1,12
20 1,15 1,12 1,08
25 1,07 1,07 1,04
30 1,00 1,00 1,00
35 0,93 0,93 0,96
40 0,82 0,87 0,91
45 0,71 0,79 0,87
50 0,58 0,71 0,82
55 0,41 0,61 0,76
60 - 0,50 0,71
65 - - 0,65

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Tab.3-4 : Détermination de la section minimale pour les canalisations non enterrées

Isolant et nombre de conducteurs chargés (3 ou 2)


Caoutchouc ou PVC Butyle ou PR ou éthylène PR
Lettre de B PVC3 PVC2 PR3 PR2
sélection C PVC3 PVC2 PR3 PR2
E PVC3 PVC2 PR3 PR2
F PVC3 PVC2 PR3 PR2
Section 1,5 15.5 17.5 18.5 19.5 22 23 24 26
cuivre 2,5 21 24 25 27 30 31 33 36
mm² 4 28 32 34 36 40 42 45 49
6 36 41 43 48 51 54 58 63
10 50 57 60 63 70 75 80 86
16 68 76 80 85 94 100 107 115
25 89 96 101 112 119 127 138 149 161
35 110 119 126 138 147 158 169 185 200
50 134 144 153 168 179 192 207 225 242
70 171 184 196 213 229 246 268 289 310
95 207 223 238 258 278 298 328 352 377
120 239 259 276 299 322 346 382 410 437
150 299 319 344 371 395 441 473 504
185 341 364 392 424 450 506 542 575
240 403 430 461 500 538 599 641 679
300 464 497 530 576 621 693 741 783
400 656 754 825 940
500 749 868 946 1083
630 855 1005 1088 1254
Section 2,5 16.5 18.5 19.5 21 23 24 26 28
aluminium 4 22 25 26 28 31 32 35 38
mm² 6 28 32 33 36 39 42 45 49
10 39 44 46 49 54 58 62 67
16 53 59 61 66 73 77 84 91
25 70 73 78 83 90 97 101 108 121
35 86 90 96 103 112 120 126 135 150
50 104 110 117 125 136 146 154 164 184
70 133 140 150 160 174 187 198 211 237
95 161 170 183 195 211 227 241 257 289
120 186 197 212 226 245 263 280 300 337
150 227 245 261 283 304 324 346 389
185 259 280 298 323 347 371 397 447
240 305 330 352 382 409 439 470 530
300 351 381 406 440 471 508 543 613
400 526 600 663 740
500 610 694 770 856
630 711 808 899 996

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Exemple :

Un câble polyéthylène réticulé (PR) triphasé + neutre est tiré sur un chemin de câbles perforé,
jointivement avec 3 autres circuits constitués : (Fig.3-2)

 d’un câble triphasé (1er circuit)


 de 3 câbles unipolaires (2e circuit)
 de 6 câbles unipolaires (3e circuit) : ce circuit est constitué de 2 conducteurs par phase.

Fig.3-2. disposition des conducteurs

La température ambiante est de 40 °C et le câble véhicule 58 ampères par phase. On considère que le
neutre du circuit est chargé.

Réponse :

Le tableau 3-1 indique la méthode de référence E. (mode de pose n° 13)


Le tableau 3-1 indique aussi k1 = 1.
Le tableau 3-2 donne k2 = 0,75 (REF 4, nombre de groupement triphasé 5)
Le tableau 3-3 donne k3 = 0,91.

Le facteur de correction neutre chargé est : Kn = 0,84.

D’où K = 1 x 0,75 x 0,91x 0.84 = 0,57.

Détermination de la section :
On choisira une valeur normalisée de In juste supérieure à 58 A, soit In = 63 A.
Le courant fictif I’z est fonction du type de dispositif de protection :
1,1 x 63
I' z   121A dans le cas d’utilisation des fusibles gG de 63A,
0,57
63
I' z   110A dans le cas d’utilisation des petits disjoncteurs de calibres 63A.
0,57

En se plaçant dans le Tab.3-4 sur la ligne correspondant à la méthode de référence E, dans la colonne
PR3, on a :

- cas du fusible gG 63 A :
On choisit la valeur immédiatement supérieure à 95% de 121 A, soit, ici, 127 A dans le cas du cuivre
qui correspond à une section de 25 mm² cuivre ou, dans le cas de l’aluminium 120 A, qui correspond
à une section de 35 mm² aluminium.

- cas du disjoncteur 63 A :
On choisit la valeur immédiatement supérieure à 95% de 110 A, soit, ici, 127 A dans le cas du cuivre
qui correspond à une section de 25 mm² cuivre ou, dans le cas de l’aluminium 120 A, qui correspond
à une section de 35 mm² aluminium.

59
3-2 Cas des câbles enterrés:

 Déterminer le coefficient de correction K=k4.k5.k6.k7 avec :


- k4: coefficient appliqué à la méthode de référence (coefficient lu dans la colonne « méthode de
référence » Tab.3-1)
- k5: coefficient "influence mutuelle des circuits jointifs" (Tab.3-5)
- k6: coefficient "nature du sol" (Tab.3-6)
- k7: coefficient "influence de la température du sol" (Tab.3-7)
  a
Ce coefficient k7 est aussi donné par la formule suivante : k 7 
  20
Avec :  : température de l’isolant
a: température du sol
 Choisir la plus petite section normalisée pouvant transporter le courant fictif I'z. (Tab.3-8)

Tab.3-5 : Facteur de correction k5 (influence mutuelle des circuits jointifs)


Disposition des Facteur de correction k5 Méthode Mode
câbles jointifs Nombre de circuits ou de câbles multiconducteurs de de pose
2 3 4 5 6 7 8 9 12 16 20 référence
Posés dans un 0,71 0,58 0,50 0,45 0,41 0,38 0,35 0,33 0,29 0,25 0,22 D 61
conduit enterré
Posés directement 0,76 0,64 0,57 0,52 0,49 D 62, 63
dans le sol (jointifs)

Tab.3-6. Facteur de correction k6 (influence de la nature du sol)


Nature du sol Résistivité thermique du sol Facteur de correction k6
en (K.m/W)
Terrain très humide 0.5 1.21
Humide 0.7 1.13
Normal 0.85 1.05
Sec 1 1.00
Très sec 1.5 0.86

Tab.3-7. facteur de correction k7 (influence de la température du sol)


Température du sol Isolation
°C
Polychlorure de vinyle Polyéthylène réticulé (PR)
(PVC) Ethylène propylène (EPR)
 = 70°C  = 90°C
10 1.10 1.07
15 1.05 1.04
20 1.00 1.00
25 0.95 0.96
30 0.89 0.93
35 0.84 0.89
40 0.77 0.85
45 0.71 0.80
50 0.63 0.76
55 0.55 0.71
60 0.45 0.65

60
Tab.3-8 : choix de la section minimale pour les canalisations enterrées
Isolant et nombre de conducteurs chargés
Caoutchouc ou PVC Butyle ou PR ou éthylène PR
3 conducteurs 2 conducteurs 3 conducteurs 2 conducteurs
sections 1.5 26 32 31 37
cuivre 2.5 34 42 41 48
mm² 4 44 54 53 63
6 56 67 66 80
10 74 90 87 104
16 96 116 113 136
25 123 148 144 173
35 147 178 174 208
50 174 211 206 247
70 216 261 254 304
95 256 308 301 360
120 290 351 313 410
150 328 397 387 463
185 367 445 434 518
240 424 514 501 598
300 480 581 565 677
sections 10 57 68 67 80
aluminium 16 74 88 87 104
mm² 25 94 114 111 133
35 114 137 134 160
50 134 161 160 188
70 167 200 197 233
95 197 237 234 275
120 224 270 266 314
150 254 304 300 359
185 285 343 337 398
240 328 396 388 458
300 371 447 440 520

61
Exemple :
Un circuit monophasé enterré 230 V chemine
dans un conduit contenant 4 autres circuits
chargés. La température du sol est de 20°C.
Les conducteurs de type PVC alimentent 5
kW d’éclairage. La protection est réalisée par
disjoncteur.

Méthode de référence : D (mode de pose


61)

Coefficients de correction :
k4=0,80; k5=0,45; k6=1; k7=1;

d’où : K = 0,36

Calcul de l’intensité de l’emploie :


5000
Ib   22A , on choisira donc un calibre de 25A.
230
25
Intensité fictive : I' z   69,44 A
0,36

Section de la canalisation :
Dans le tableau 3-8, dans la partie Cuivre et colonne PVC2, il suffit de prendre la valeur 67A
puisque l’écart est inférieur à 5%. D’où une section de 6mm² cuivre. Pour les mêmes raisons on
prend dans la partie aluminium le courant admissible 68A, d’où une section de 10 mm²
aluminium.

62
V- Vérification des chutes de tension

1- Chutes de tension en régime permanent

La chute de tension U en régime permanent doit être vérifiée entre l'origine de l'installation B.T. et
l'utilisation (Fig.3-3) et doit être inférieure à:

éclairage autres usages


poste public 3% 5%
poste privé 6% 8%

La chute de tension dans un tronçon de câble est


donnée par :
U  2 I B L ( R cos   X sin ) en monophasé
U  3 I B L ( R cos   X sin ) en triphasé

Pour exprimer la chute de tension en % il faut


100
multiplier U (en V) par en triphasé ou par
Un
100
en monophasé.
Vn
Fig.3-3. chute de tension dans une
ligne

Avec :

U : chute de tension en Volt.



R  résistance linéique en /Km,  = 23 mm²/Km pour le Cu et 37mm²/Km pour l’Alu.
S
X = 0,08 /Km dans le cas des câbles multiconducteurs ou câbles monoconducteurs en trèfle,
X = 0,09 /Km dans le cas des câbles monoconducteurs jointifs en nappe,
X = 0,13 /Km dans le cas des câbles monoconducteurs séparés.
L: longueur du câble en Km,
IB: le courant transporté par le câble en A,
cos: le facteur de puissance : en l’absence d’indication précise prendre cos = 0,85.

Le tableau 3-9 permet de déterminer la chute de tension dans un câble de 100 m de longueur en
L
triphasé 400 V. Pour une longueur différente de 100 m, multiplier la valeur lue par : .
100

63
Tab.3-9. chute de tension en % dans 100 m de câble en 400 V triphasé (câbles multipolaires)
Cos = 0,85
câble Cuivre Aluminium
S(mm²) 1,5 2,5 4 6 10 16 25 35 50 70 95 120 150 185 240 300 10 16 25 35 50 70 95 120 150 185 240 300
In (A)
1 0,5 0,4
2 1,1 0,6 0,4
3 1,5 1 0,6 0,4 0,4
5 2,6 1,6 1 0,6 0,4 0,6 0,4
10 5,2 3,2 2 1,4 0,8 0,5 1,3 0,8 0,5
16 8,4 5 3,2 2,2 1,3 0,8 0,5 2,1 1,3 0,8 0,6
20 6,3 4 2,6 1,6 1 0,6 2,5 1,6 1,1 0,7 0,5
25 7,9 5 3,3 2 1,3 0,8 0,6 3,2 2 1,3 0,9 0,6 0,5
32 6,3 4,2 2,6 1,6 1,1 0,8 0,5 4,1 2,6 1,6 1,2 0,9 0,6 0,5
40 7,9 5,3 3,2 2,1 1,4 1 0,7 0,5 5,1 3,2 2,6 1,5 1,1 0,8 0,6 0,5
50 6,7 4,1 2,5 1,6 1,2 0,9 0,6 0,5 6,4 4,1 3,2 1,9 1,4 1 0,7 0,6 0,5
63 8,4 5 3,2 2,1 1,5 1,1 0,8 0,6 8 5 3,6 2,3 1,7 1,3 0,9 0,8 0,6
70 5,6 3,5 2,3 1,7 1,3 0,9 0,7 0,5 5,6 4,1 2,6 1,9 1,4 1,1 0,8 0,7
80 6,4 4,1 2,6 1,9 1,4 1 0,8 0,6 0,5 6,4 5,2 3 2,2 1,5 1,2 1 0,8
100 8 5,4 3,3 2,4 1,7 1,3 1 0,8 0,7 0,65 6,5 3,8 2,7 2 1,5 1,3 1 0,95
125 4,4 4,1 3,1 2,2 1,6 1,3 1 0,9 0,8 0,76 4,7 3,3 2,4 1,9 1,5 1,3 1,2 0,95
160 5,3 3,9 2,8 2,1 1,6 1,4 1,1 1 0,97 0,77 6 4,3 3,2 2,4 2 1,6 1,52 1,2 1
200 6,4 4,9 3,5 2,6 2 1,6 1,4 1,3 1,22 0,96 5,6 4 3 2,4 2 1,9 1,53 1,3
250 6 4,3 3,2 2,5 2,1 1,7 1,6 1,53 1,2 6,8 5 3,8 3,1 2,5 2,4 1,9 1,6
320 5,6 4,1 3,2 2,6 2,3 2,1 1,95 1,54 6,3 4,8 3,9 3,2 3 2,5 2,1
400 6,9 5,1 4 3,3 2,8 2,6 2,44 1,92 5,9 4,9 4,1 3,8 3 2,6
500 6,5 5 4,1 3,5 3,2 3 2,4 6,1 5 4,7 3,8 3,3

Cos = 1
câble Cuivre Aluminium
S(mm²) 1,5 2,5 4 6 10 16 25 35 50 70 95 120 150 185 240 300 10 16 25 35 50 70 95 120 150 185 240 300
In (A)
1 0,6 0,4
2 1,3 0,7 0,5
3 1,9 1,1 0,7 0,5 0,5
5 3,1 1,9 1,2 0,8 0,5 0,7 0,5
10 6,1 3,7 2,3 1,5 0,9 0,5 1,4 0,9 0,6
16 5,9 3,7 2,4 1,4 0,9 0,6 2,3 1,4 1 0,7
20 7,4 4,6 3,1 1,9 1,2 0,7 3 1,9 1,2 0,8 0,6
25 9,3 5,8 3,9 2,3 1,4 0,9 0,6 3,7 2,3 1,4 1,1 0,7 0,5
32 7,4 5 3 1,9 1,2 0,8 0,6 4,8 3 1,9 1,4 1 0,7 0,5
40 9,3 6,1 3,7 2,3 1,4 1,1 0,7 0,5 5,9 3,7 2,3 1,7 1,2 0,8 0,6 0,5
50 7,7 4,6 2,9 1,9 1,4 0,9 0,6 0,5 7,4 4,6 3 2,1 1,4 1,1 0,8 0,6 0,5
63 9,7 5,9 3,6 2,3 1,6 1,2 0,8 0,6 9 5,9 3,7 2,7 1,9 1,4 1 0,8 0,7 0,6
70 6,5 4,1 2,6 1,9 1,3 0,9 0,7 0,5 6,5 4,1 3 2,1 1,4 1,1 0,9 0,8 0,7
80 7,4 4,6 3 2,1 1,4 1,1 0,8 0,6 0,5 7,4 4,8 3,4 2,3 1,7 1,3 1 0,9 0,8 0,6
100 9,3 5,8 3,7 2,6 1,9 1,4 1 0,8 0,7 0,6 5,9 4,2 3 2,1 1,5 1,3 1,2 1 0,8 0,6
125 7,2 4,6 3,3 2,3 1,6 1,2 1 0,9 0,7 0,6 7,4 5,3 3,7 2,6 2 1,5 1,4 1,3 1 0,8
160 5,9 4,2 3 2,1 1,5 1,3 1,2 1 0,8 0,6 6,8 4,8 3,4 2,5 2 1,8 1,6 1,3 1,1
200 7,4 5,3 3,7 2,6 2 1,5 1,4 1,3 1 0,8 5,9 4,2 3,2 2,4 2,3 2 1,6 1,4
250 6,7 4,6 3,3 2,4 1,9 1,7 1,4 1,2 0,9 7,4 5,3 3,9 3,1 2,8 2,5 2 1,6
320 5,9 4,2 3,2 2,4 2,3 1,9 1,5 1,2 6,8 5 4 3,6 3,2 2,5 2
400 7,4 5,3 3,9 3,1 2,8 2,3 1,9 1,4 6,2 5 4,5 4 3,2 2,7
500 6,7 4,9 3,9 3,5 3 2,5 1,9 7,7 6,1 5,7 5 4 3,3

Pour un réseau triphasé 230 V, multiplier ces valeurs par 3 .


Pour un réseau monophasé 230 V, multiplier ces valeurs par 2.

64
2- Chute de tension au démarrage d'un moteur

Lorsque l’installation alimente des moteurs, il est nécessaire de vérifier que la chute de tension due
aux courants de démarrage de ces moteurs est compatible avec les conditions de démarrage.
En absence d’indications précises le courant de démarrage Id peut être pris égal à 6 In et la chute de
tension, en tenant compte de tous les moteurs pouvant démarrer simultanément, ne doit pas dépasser
15%.

Méthode de calcul simplifiée

A Au démarrage du moteur prendre : Cos d = 0,35 si In >100A


Cos d = 0,45 si In 100A
UABd  K 2. UABp
UACd ( R )  UABd  UBCp ( R )
B
UACd ( M )  UABd  UBCd ( M )
U BCd (M )  3.I d .L.(R cos d  X sin d ) ou bien
UBCd ( M )  K1. Id . L
M R C

Avec: K2 un coefficient de majoration de la chute de tension donné par le tableau 3-10


L: longueur du câble en Km
Id: le courant de démarrage du moteur
K1 chute de tension en % dans 1 Km de câble parcouru par 1 A. (tableau 3-11)

Tab.3-10 : Coefficient K2 de majoration de la chute de tension


démarrage
étoile triangle direct
Id/In 2 3 4 5 6 7 8
Isource / Id 2 1,50 2,00 2,50 3,00 3,50 4,00 4,50
4 1,25 1,50 1,75 2,00 2,25 2,50 2,75
6 1,17 1,34 1,50 1,67 1,84 2,00 2,17
8 1,13 1,25 1,38 1,50 1,63 1,75 1,88
10 1,10 1,23 1,34 1,45 1,56 1,67 1,78
15 1,07 1,14 1,20 1,27 1,34 1,40 1,47

Tab.3-11: Chute de tension en % au démarrage et en régime établi


dans 1 Km de câble parcouru par 1A. (coefficient K1) (câble multipolaire U=400 V)
câble cuivre câble aluminium
S(mm²) 1.5 2.5 4 6 10 16 25 35 50 70 95 120 150 10 16 25 35 50 70 95 120 150
cos 
du moteur
Au
démarrage
0.35 2.43 1.45 0.93 0.63 0.39 0.26 0.18 0.14 0.11 0.085 0.072 0.064 0.058 0.61 0.39 0.26 0.20 0.15 0.12 0.09 0.082 0.072
0.45 3.11 1.88 1.19 0.80 0.49 0.32 0.22 0.16 0.12 0.098 0.081 0.071 0.063 0.77 0.49 0.33 0.24 0.18 0.14 0.11 0.094 0.082
en régime
établi
0.85 5.83 3.81 2.20 1.47 0.89 0.56 0.37 0.27 0.19 0.144 0.111 0.092 0.077 1.41 0.89 0.58 0.42 0.30 0.22 0.17 0.135 0.112

65
Exemple d’utilisation des tableaux Un moteur de 18.5 kW (In = 35 A, cos  = 0,85 et
Id = 5 x In = 175 A) est alimenté par un câble de
cuivre triphasé de section 10 mm², de longueur 72 m
U = 400 V
sous une tension de 400 V triphasé. Son cos  au
A démarrage est 0.45. La chute de tension au dernier
niveau de distribution est UAB =2.4% et Isource /
UAB Id = 15.
Quelle est la chute de tension totale en régime établi
B UAC et la chute de tension totale au démarrage ?

L = 72m UBC Réponse


S = 10 mm²
 D’après le tableau 3-12 (dernière ligne), la chute
C de tension dans la ligne moteur en régime établi
vaut: UBC = 0.89 x 35 x 0.072 = 2.24%
In = 35 A UAC = UAB +UBC
cos  n = 0,85 UAC = 2.24% + 2.4% = 4.64 %
Id = 5 In = 175 A Ce résultat est tout à fait acceptable pour le
fonctionnement du moteur
Remarque: on peut aussi utiliser le tableau 3-9 pour
le cos = 0.85, In = 40 A et S =10 mm² Cuivre.
UBC = 3.2 x 72/100 = 2.3 %

 D’après le tableau 3-12 (ligne cos =0,45), la


chute de tension dans la ligne moteur au démarrage
vaut:
UBC = 0.49 x 175 x 0.072 = 6.17%
UAC = UBC + k2 xUAB
On a : Isource/Id =15 et Id / In =5, d’après le tableau
3-11, K2 = 1.27
Soit UAC = 6.17 + 1.27 x 2.4 = 9.22%
Ce résultat est admissible pour un démarrage correct
du moteur.

66
VI- Calcul des courants de court-circuit

1- Introduction

Les règles des articles 434-2 et 533-2 de la norme NFC 15-100 nécessitent de déterminer pour
chaque circuit :
 Le courant de court circuit maximal présumé à l’origine du circuit (Icc3). Ceci permet de
définir le pouvoir de coupure et de fermeture des appareils de coupure ainsi que la tenue
thermique des canalisations.
 Le courant de court circuit minimal présumé à l’extrémité du circuit. Ceci permettra de choisir
le type de déclencheur approprié et la vérification de la contrainte thermique des câbles.

Les différents types de courts circuits sont illustrés comme suit :

Avec :

U : tension entre phases,


ZLN : impédance de la ligne neutre au point affecté par le court circuit,
Zh : impédance homopolaire,
Zcc : impédance d’une ligne phase au point affecté par le court circuit. Zcc  ( R )²  ( X)²
R, X : résistance et réactance de chaque élément constituant la ligne phase,

Dans la suite de ce document on s’intéressera au calcul du courant de court circuit triphasé Icc3
maximal ; lequel sera évalué par deux méthodes :

a/ La méthode des impédances : Utilisable lorsque toutes les caractéristiques de la boucle de défauts
sont connues, y compris celles de la source d’alimentation.

b/ La méthode de composition : C’est une méthode rapide, utilisable lorsque l’on connaît le courant
de court circuit à l’origine du circuit et que l’on ne connaît pas les caractéristiques en amont.

67
2- Méthode des impédances

Définition des impédances :

Les éléments R et X dépendent des éléments constituant l’installation. Les différentes expressions
de R et X sont illustrées dans le tableau suivant :

Partie de l’installation Valeurs à considérer


Résistances (m) Réactances (m)
Réseau amont R1 = 0,1 ZQ X1 = 0,995 ZQ
(mUn )²
(R1 et X1 sont ramenés ZQ  S Un : tension composée nominale
KQ
du côté secondaire du Un  3U 0
transformateur)
SKQ : puissance de court-circuit du réseau à haute tension en kVA.
Transformateur (1) R2 = 0,31 Z2 X2 = 0,95 Z2
(mU n )² Ucc
Z2 
S 100

S = puissance apparente du Transformateur (kVA)


Ucc = tension de court-circuit du transformateur (en %)
Liaison
L X3 = 0,09L (câbles uni-jointifs)
En câbles (2) R3   0 (3) X3 = 0,13 L (câbles uni-espacés)
s X3 = 0,08 L (câbles uni-trêfle ou
 = 18,51 (Cu) multiconducteurs)
ou 29,41 (Al)

L X3 = 0,15 L
En barres(2) R3   0
s avec : L en m
 = 18,51 (Cu)
ou 29,41 (Al)

avec : L en m
s en mm2

(1) S’il y a plusieurs transformateurs en parallèle de même puissance, diviser la résistance et la


réactance par le nombre de transformateurs.
(2) S’il y a plusieurs conducteurs en parallèle par phase, diviser la résistance et la réactance d’un
conducteur par le nombre de conducteurs. R est négligeable pour les sections supérieures à 240 mm2.
(3) On prend =0 si on s’intéresse au courant de court-circuit maximal, par contre si on veut calculer
le courant minimal ou le courant de défaut ou les chutes de tension, on prend alors =23 mm²/Km
pour le Cu et 37mm²/Km pour l’Alu.
Par cette méthode le courant de court-circuit Icc3 est égal à :
c.m.U c.m.U
I  0  0 (en kA)
cc3 Z ( R )²  ( X)²
Avec :
c : facteur de tension pris égal à :
- c = 1,05 pour les courants maximaux
- c = 0,95 pour les courants minimaux

68
m : facteur de charge pris égal à 1,05, quelle que soit la source (transformateur ou générateur)
U0 : tension nominale de l’installation entre phase et neutre (en V)
Z : impédance de la boucle de défaut, c’est à dire la somme vectorielle des résistances et des
réactances. (en m)

Dans le cas d’alimentation par alternateur, on définit les éléments suivants :


( U n )² x ' d
- Réactance transitoire X’d : X' d  (en m)
SG 100
SG : puissance du générateur en kVA
x’d : réactance transitoire en %.

( U n )² x 0
- Réactance homopolaire X0 : X 0  (en m)
SG 100
Les courants de courts-circuits aux bornes d’un alternateur sont donnés par :
c.m.U 0
- courant de court-circuit triphasé : Icc3  (en kA)
X' d
3
- courant de court-circuit biphasé : Icc2  Icc3 (en kA)
2
3.c.m.U0
- courant de court-circuit monophasé phase-neutre : Icc1  (en kA)
2.X' d  X 0

Exemple d’évaluation des courants de court-circuit par la méthode des impédances :

C1 ; C2 : câbles unipolaires, 5m, 2x185mm²


par phase, Cuivre.
C3 : câble unipolaire, 50m, 2x150 mm² par
phase, Cuivre.

Jeux de barre A : 5m, 5x50 mm², 4 barres


par phase.

C4 : câble multiconducteurs, 125m,


240mm² par phase, Cuivre.

C5 : câble multiconducteurs, 50m, 25mm²


par phase, Cuivre.

69
On cherche à calculer les courants de courts-circuits triphasés maximaux aux points : A, B et C
dans les deux cas suivants :
- alimentation par les 2 transformateurs en parallèle
- alimentation par le générateur de secours.

Résolution :

Déterminons tout d’abord les résistances et les réactances des éléments :


Tronçon Z (m) R (m) X (m)
Réseau amont (1,05.400)² R1 = 0,1.0,353 = 0,0353 X1 = 0,995.0,353 = 0,351
ZQ   0,353
500000
Transformateur (1,05.400)² 4 R2 = 0,31.11,2 = 3,472 X2 = 0,95.11,2 = 10,64
Z2   11,2
630 100
Liaison C1 5 0,09.5
R 3  18,51  0,250 X3   0,225
2.185 2
Alternateur (400)² 30
X' d   96
500 100
Liaison C3 50 0,09.50
R 4  18,51  3,085 X 4   2,25
2.150 2
Jeux de barres 5 0,15.5
R 5  18,51  0,093 X5   0,188
4.5.50 4
Liaison C4 125 X6 = 0,08.125 = 10
R 6  18,51  9,641
240
Liaison C5 50 X7 = 0,08.50 = 4
R 7  18,51  37,02
25

Premier cas : alimentation par les deux transformateurs

Résistance totale de la Réactance totale de la boucle de Icc3


boucle de défaut (m) défaut (m) (kA)
Point A RA=(R1+R2+R3)/2+R5= 1,971 XA=(X1+X2+X3)/2+X5 = 5,796 41,60
Point B RB=RA+R6 = 11,612 XB=XA+X6 = 15,796 12,99
Point C RC=RB+R7 = 48,632 XC=XB+X7 = 19,796 4,85

Deuxième cas : alimentation par le générateur de secours

Résistance totale de la Réactance totale de la boucle de Icc3


boucle de défaut (m) défaut (m) (kA)
Point A RA= R4+R5 = 3,178 XA= X’d+X4+X5 = 98,438 2,586
Point B RB=RA+R6 = 12,819 XB=XA+X6 = 108,438 2,332
Point C RC=RB+R7 = 49,839 XC=XB+X7 = 112,438 2,071

70
3- Méthode de composition

Cette méthode s’applique à des installations dont la puissance est inférieure à 800 kVA.
Elle permet d’évaluer le courant de court-circuit maximal Icc3B à l’extrémité d’une canalisation
connaissant le courant de court-circuit Icc3A à l’origine de la canalisation et l’impédance de cette
dernière. (Tab.3-13)
Cette méthode est une méthode approchée, rapide et utilisée lorsqu’on ne connaît pas en détail
l’impédance de la boucle de défaut.

Mode d’emploie du tableau 3-13 : dans la partie supérieure du tableau (canalisation Cuivre), ou dans
la partie inférieure (canalisation Aluminium), lire dans la colonne « section » la valeur appropriée,
chercher horizontalement la longueur immédiatement inférieure à la valeur réelle et descendre
(Cuivre) ou monter (Aluminium) verticalement dans la partie centrale du tableau, jusqu’à la ligne
correspondant au courant de court-circuit amont à l’origine de la canalisation considérée.

Exemple :

Dans la colonne « section Cuivre », on place 50 mm² puis on regarde la longueur inférieure à 13 m,
ici c’est 10.2 m, puis on descend verticalement jusqu’au Icc amont supérieur à 28 kA, ici c’est 30 kA.
L’intersection nous donne la valeur recherchée IccB = 20.4 kA.

71
Tab 3-13. Calcul des courants de court-circuit par la méthode de composition

Cuivre (réseau 400 V)


section des longueur de la canalisation (en m)
conducteurs
de phase (mm2)
1,5 1,3 1,8 2,6 3,6 5,1 7,3 10,3 15 21
2,5 1,1 1 ,5 2,1 3 4,3 6,1 8,6 12 17 24 34
4 1,7 1,9 2,6 3,7 5,3 7,4 10,5 15 21 30 42
6 1,4 2, 0 2,8 4, 0 5,6 7, 9 11,2 16 22 32 45 63
10 2,1 3,0 4,3 6,1 8,6 12,1 17 24 34 48 68 97 137
16 1,7 2,4 3,4 4,8 6,8 9,7 14 19 27 39 55 77 110 155 219
25 1,3 1,9 2,7 3,8 5,4 7,6 10,7 15 21 30 43 61 86 121 171 242 342
35 1,9 2,6 3,7 5,3 7,5 10,6 15 21 30 42 60 85 120 170 240 339 479
50 1,8 2,5 3,6 5,1 7,2 10,2 14 20 29 41 58 81 115 163 230 325 460
70 2,6 3,7 5,3 7,5 10,6 15 21 30 42 60 85 120 170 240 339
95 2,5 3,6 5,1 7,2 10,2 14 20 29 41 58 81 115 163 230 325 460
120 1,6 2,3 3,2 4,5 6,4 9,1 13 18 26 36 51 73 103 145 205 291 311
150 1,2 1,7 2,5 3,5 4,9 7,0 9,9 14 20 28 39 56 79 112 158 223 316 447
185 1,5 2,1 2,9 4,1 5,8 8,2 11,7 16 23 33 47 66 93 132 187 264 373 528
240 1,8 2,6 3,6 5,1 7,3 10,3 15 21 29 41 58 82 116 164 232 329 465 658
300 2,2 3,1 4,4 6,2 8,7 12,3 17 25 35 49 70 99 140 198 279 395 559
2 x 120 2,3 3,2 4,5 6,4 9,1 12,8 18 26 36 51 73 103 145 205 291 411 581
2 x 150 2,5 3,5 4,9 7,0 9,9 14,0 20 28 39 56 79 112 158 223 316 447 632
2 x 185 2,9 4,1 5,8 8,2 11,7 16,5 23 33 47 66 93 132 187 264 373 528 747
3 x 120 3,4 4,8 6,8 9,6 13,6 19 27 39 54 77 109 154 218 308 436 616
3 x 150 3,7 5,2 7,4 10,5 14,8 21 30 42 59 84 118 168 237 335 474 670
3 x 185 4,4 6,2 8,8 12,4 17,5 25 35 49 70 99 140 198 280 396 560
Icc amont Icc aval (kA) (courant de court-circuit au point considéré)
(en kA)
100 93,5 91,1 87,9 83,7 78,4 71,9 64,4 56,1 47,5 39,0 31,2 24,2 18,5 13,8 10,2 7,4 5,4 3,8 2,8 2,0 1,4 1,0
90 82,7 82,7 80,1 76,5 72,1 66,6 60,1 52,8 45,1 37,4 30,1 23,6 18,1 13,6 10,1 7,3 5,3 3,8 2,7 2,0 1,4 1,0
80 74,2 74,2 72,0 69,2 65,5 61,0 55,5 49,2 42,5 35,6 28,9 22,9 17,6 13,3 9,9 7,3 5,3 3,8 2,7 2,0 1,4 1,0
70 65,5 65,5 63,8 61,6 58,7 55,0 50,5 45,3 39,5 33,4 27,5 22,0 17,1 13,0 9,7 7,2 5,2 3,8 2,7 1,9 1,4 1,0
60 56,7 56,7 55,4 53,7 51,5 48,6 45,1 40,9 36,1 31,0 25,8 20,9 16,4 12,6 9,5 7,1 5,2 3,8 2,7 1,9 1,4 1,0
50 47,7 47,7 46,8 45,6 43,9 41,8 39,2 36,0 32,2 28,1 23,8 19,5 15,6 12,1 9,2 6,9 5,1 3,7 2,7 1,9 1,4 1,0
40 38,5 38,5 37,9 37,1 36,0 34,6 32,8 30,5 27,7 24,6 21,2 17,8 14,5 11,4 8,8 6,7 5,0 3,6 2,6 1,9 1,4 1,0
35 33,8 33,8 33,4 32,8 31,9 30,8 29,3 27,5 25,2 22,6 19,7 16,7 13,7 11,0 8,5 6,5 4,9 3,6 2,6 1,9 1,4 1,0
30 29,1 29,1 28,8 28,3 27,7 26,9 25,7 24,3 22,5 20,4 18,0 15,5 12,9 10,4 8,2 6,3 4,8 3,5 2,6 1,9 1,4 1,0
25 24,4 24,4 24,2 23,8 23,4 22,8 22,0 20,9 19,6 18,0 16,1 14,0 11,9 9,8 7,8 6,1 4,6 3,4 2,5 1,9 1,3 1,0
20 19,6 19,6 19,5 19,2 19,0 18,6 18,0 17,3 16,4 15,2 13,9 12,3 10,6 8,9 7,2 5,7 4,4 3,3 2,5 1,8 1,3 1,0
15 14,8 14,8 14,7 14,6 14,4 14,2 13,9 13,4 12,9 12,2 11,3 10,2 9,0 7,7 6,4 5,2 4,1 3,2 2,4 1,8 1,3 0,9
10 9,9 9,9 9,9 9,8 9,7 9,6 9,5 9,3 9,0 8,6 8,2 7,6 6,9 6,2 5,3 4,4 3,6 2,9 2,2 1,7 1,2 0,9
7 7,0 7,0 6,9 6,9 6, 9 6,8 6,7 6,6 6,5 6, 3 6,1 5, 7 5,3 4,9 4,3 3,7 3,1 2,5 2,0 1,6 1,2 0,9
5 5,0 5,0 5,0 5,0 4, 9 4,9 4,9 4,8 4,7 4, 6 4,5 4, 3 4,1 3,8 3,5 3,1 2,7 2,2 1,8 1,4 1,1 0,8
4 4,0 4,0 4,0 4,0 4, 0 3,9 3,9 3,9 3,8 3, 8 3,7 3, 6 3,4 3,2 3,0 2,7 2,3 2,0 1,7 1,3 1,0 0,8
3 3,0 3,0 3,0 3,0 3, 0 3,0 3,0 2, 9 2,9 2, 9 2,8 2, 7 2,6 2,5 2,4 2,2 2,0 1,7 1,5 1,2 1,0 0,8
2 2,0 2,0 2,0 2,0 2, 0 2,0 2,0 2, 0 2,0 1, 9 1,9 1, 9 1,8 1,8 1,7 1,6 1,5 1,3 1,2 1,0 0,8 0,7
1 1,0 1,0 1,0 1,0 1, 0 1,0 1,0 1, 0 1,0 1, 0 1,0 1, 0 1,0 0,9 0,9 0,9 0,8 0,8 0,7 0,7 0,6 0,5
Aluminium (réseau 400 V)
section des longueur de la canalisation (en m)
conducteurs
de phase (mm2)
2,5 1,3 1,9 2,7 3,8 5,4 7,6 10,8 15 22
4 1,1 1,5 2,2 3,0 4,3 6,1 8,6 12 17 24 34
6 1,6 1,7 2,5 3,5 4,9 7,0 9,9 14 20 28 40
10 1,5 2,1 2,9 4,1 5,8 8, 2 11,6 16 23 33 47 66
16 2,2 3, 0 4,3 6,1 8,6 12 17 24 34 49 69 98 138
25 1,7 2,4 3,4 4,8 6,7 9,5 13 19 27 38 54 76 108 152 216
35 1,7 2,4 3,3 4,7 6,7 9,4 13 19 27 38 53 75 107 151 213 302
50 1,6 2,3 3,2 4,5 6,4 9,0 13 18 26 36 51 72 102 145 205 290 410
70 2,4 3,3 4,7 6,7 9,4 13 19 27 38 53 75 107 151 213 302 427
95 2,3 3,2 4,5 6,4 9,0 13 18 26 36 51 72 102 145 205 290 410
120 2,9 4,0 5,7 8,1 11,4 16 23 32 46 65 91 129 183 259 366
150 3,1 4,4 6,2 8,8 12 18 25 35 50 70 99 141 199 281 398
185 2,6 3,7 5,2 7,3 10,4 15 21 29 42 59 83 117 166 235 332 470
240 1,6 2,3 3,2 4,6 6,5 9,1 13 18 26 37 52 73 103 146 207 293 414
300 1,4 1,9 2,7 3,9 5,5 7,8 11 16 22 31 44 62 88 124 176 249 352 497
2 x 120 1,4 2,0 2,9 4,0 5,7 8,1 11,4 16 23 32 46 65 91 129 183 259 366 517
2 x 150 1,6 2,2 3,1 4,4 6,2 8,8 12 18 25 35 50 70 99 141 199 281 398
2 x 185 1,8 2,6 3,7 5,2 7,3 10,4 15 21 29 42 59 83 117 166 235 232 470
2 x 240 2,3 3,2 4,6 6,5 9,1 12,9 18 26 37 52 73 103 146 207 293 414 585
3 x 120 2,1 3,0 4,3 6,1 8,6 12,1 17 24 34 48 69 97 137 194 274 388 549
3 x 150 2,3 3,3 4,7 6,6 9,3 13,2 19 26 37 53 75 105 149 211 298 422 596
3 x 185 2,8 3,9 5,5 7,8 11,0 15,6 22 31 44 62 88 125 176 249 352 498 705
3 x 240 3,4 4,8 6,9 9,7 13,7 19 27 39 55 78 110 155 219 310 439 621

Nota : Pour une tension triphasée de 230 V entre phases, diviser les longueurs ci-dessus par 3 .

72
VII- Etude de La sélectivité :

La sélectivité est la coordination des dispositifs de


coupure automatique de telle sorte qu’un défaut,
survenant en un point quelconque du réseau, soit éliminé
par le disjoncteur placé immédiatement en amont du
défaut, et par lui seul. (Fig.3-7)

1-Sélectivité totale:
Pour toutes les valeurs du défaut, depuis la surcharge
jusqu’au court-circuit franc, la distribution est totalement
sélective si D2 s’ouvre et si D1 reste fermé. Fig.3-7 : sélectivité entre deux
disjoncteurs

2-Sélectivité partielle:
La sélectivité est partielle si la condition ci-dessus n’est pas respectée jusqu’au plein courant de court-
circuit, mais seulement jusqu’à une valeur inférieure. Cette valeur est appelée limite de sélectivité.

3-Méthodes de sélectivité:
Des nouveaux produits apportent un niveau exceptionnel de sélectivité des protections. Ceci est fondé
sur la combinaison et à l’optimisation de trois principes : (Fig.3-8)

 sélectivité ampèremétrique
 sélectivité chronométrique
 sélectivité énergétique.

Fig.3-8 : principes de sélectivité

3-1 sélectivité ampèremétrique: (protection contre les surcharges)

Elle s’obtient lorsque les seuils de déclenchement magnétique des disjoncteurs sont de plus en plus
bas lorsqu’on se rapproche de l’utilisation et que parallèlement les courants de défaut sont de plus en
plus faibles. La protection est sélective si le rapport entre les seuils de réglage est supérieur à 1,6
(dans le cas de deux disjoncteurs de distribution).

73
3-2 sélectivité chronométrique: (protection contre les faibles courts-circuits)
Elle s’obtient par un échelonnement des temps de fonctionnement des disjoncteurs équipés de
déclencheurs court-retard. Elle impose au disjoncteur D1 une tenue électrodynamique compatible avec
le courant (courant de courte durée admissible) que doit supporter celui-ci, pendant la temporisation du
court-retard.
La protection est sélective si le rapport entre les seuils de protection contre les courts-circuits
est supérieur à 1,5.

3-3 sélectivité énergétique: (protection contre les forts courts-circuits)


Cette sélectivité s’appuie sur le pouvoir de limitation de certains disjoncteurs et le déclenchement
rapide sollicité par l’énergie de l’arc électrique dissipée par le courant de court-circuit dans l’appareil.
En effet lors de la présence d’un court circuit le disjoncteur aval limite fortement l’énergie dissipée
par le court circuit, par conséquent l’énergie dissipée dans le disjoncteur amont est insuffisante pour
provoquer son déclenchement.
La protection est sélective si le rapport entre les calibres des deux disjoncteurs est supérieur à
2,5.

74