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École Nationale Polytechnique d’Alger Électrotechnique générale

CHAPITRE III
LE RÉGIME SINUSOÏDAL TRIPHASÉ

Nous avons examiné, dans le chapitre précédent l’intérêt que présente la distribution monophasée
par rapport au courant continu, puisqu’elle permet de passer aisément aux tensions élevées, grâce
aux transformateurs (transformateurs élévateurs) HT afin de transporter l’énergie. Il suffit
ensuite de rabaisser la tension à l’aide d’autres transformateurs (transformateurs abaisseurs) afin
de distribuer l’énergie aux consommateurs.
Il est cependant possible d’augmenter davantage les performances de la distribution monophasée
en utilisant le système triphasé qui n’est rien d’autre que l’ensemble de trois systèmes monophasés
judicieusement choisis de par leurs valeurs efficaces et de leurs déphasages entre eux.
En effet, on montre que non seulement la distribution triphasée permet une baisse considérable du
coût du transport, mais elle est incontournable dans la performance industrielles utilisant des
machines triphasées qui sont de loin supérieures à tout point de vue à celle prévues en monophasé.
Ainsi ce chapitre traitera des notions élémentaires concernant la « source » et le « récepteur »
triphasés ainsi que les configurations et symboles utilisés, dans les deux cas de figure rencontrés
dans l’industrie : « étoile » puis « triangle ».
Préambule
Avant d’aborder l’étude des systèmes triphasés, prenons quelques exemples
élémentaires de choix de distribution de l’énergie (exemples fictifs bien entendu), et ce,
afin de comprendre l’avantage qu’on peut en tirer pour le transport de l’énergie
électrique. En effet, ce n’est pas un hasard si le système triphasé est le système le plus
répandu au monde, que ce soit pour le transport et la distribution de l’énergie électrique,
ou encore pour la consommation de la plupart des systèmes industriels qui améliorent
de façon indiscutable leurs performances en optant pour le système triphasé plutôt que
d’avoir recours au réseau monophasé.
Exemple de deux sources continues
Pour commencer, supposons que l’on dispose de deux sources parfaites (résistance
interne nulle) continues distinctes (V s1 et V s2 ), destinées à alimenter deux récepteurs
identiques sous la tension nominale (ou tension de service) de 240V exigée par ces
derniers (figure ci-dessous).
Si les sources sont indépendantes, on doit, pour réaliser la distribution, acheminer
l’énergie à travers deux paires de câbles (ligne aller-retour pour fermer le circuit).
Par exemple, chaque récepteur est constitué d’une résistance de 5, et consomme donc
un courant de 48A. Si on néglige la résistance des câbles, la tension aux bornes des
récepteurs est de 240V.
L’alimentation est donc parfaitement assurée et la tension de service respectée :

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On voit à travers cet exemple que pour que l’alimentation soit correctement assurée au
niveau des consommateurs, il faut choisir deux paires de câbles qui répondent aux
critères suivants :
 Choix de la longueur imposée par la distance source-récepteur
 Choix de la section imposée par le courant de 48A (les catalogues des différents
constructeurs peuvent être consultés).
Branchons à présent l’ensemble des deux sources-récepteurs de la manière suivante :

On voit que dans ces conditions, les récepteurs sont correctement alimentés alors que
seulement deux fils de ligne ont été utilisés (ce qui un avantage non négligeable surtout
si la distance entre la source et le récepteur est grande).
Le nombre de câbles est réduit de moitié et le coût également par conséquent.
Supposons à présent qu’un des récepteurs ne soit plus identique au premier, disons que
le premier a pour résistance 4 et le second à 6 (ce qui du point de vue de la source
revient au même puisque le courant appelé est toujours égal à 48A).
On note les extrémités des sources et récepteurs destinées à être connectées par
respectivement X, Y et x, y:

Chapitre3 Le régime sinusoïdal triphasé Mme Dalila Sator-Namane 2


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On constate que dans ces conditions, les tensions d’alimentation au niveau des deux
récepteurs ne respectent pas la valeur nominale de service (qui doit être de 240V). Le
premier récepteur est sous-alimenté (192V) tandis que le second subit une surtension
(288V) qui peut être très dommageable pour les appareils branchés.
Pour y remédier, on peut utiliser un troisième câble (qu’on appellera « fil neutre ») qu’on
branche entre ce qu’on appellera le neutre de la source « N » (constitué de la connexion
X-Y) et le neutre du récepteur « n » (constitué de la connexion x-y).
Ainsi ce fil permettra d’équilibrer les tensions :

Finalement, grâce au fil neutre, les deux récepteurs reçoivent correctement la tension de
service et deviennent « indépendant » l’un de l’autre.
On a alors besoin de trois câbles afin d’équilibrer les tensions mais il faut souligner que
le fil neutre Nn est parcouru par la différence des courants de chaque récepteur. Il
vaudrait mieux alors choisir le sens de façon à minimiser le courant dans le neutre pour
que la section à choisir soit minimale (d’où un coût minimal en cuivre).
Il est judicieux de choisir alors des fem égales et opposées (tel qu’illustré sur la figure):
V s1 = V 1 V X = V s2 = (V 2  V Y )
Il faut souligner que dans tous les cas, si les récepteurs sont identiques, le fil neutre est
inutile.
Exemple de deux sources sinusoïdales
On peut pousser le raisonnement en optant pour deux sources monophasées
(sinusoïdales) judicieusement branchées en opposition de façon à minimiser le courant

Chapitre3 Le régime sinusoïdal triphasé Mme Dalila Sator-Namane 3


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dans le fil neutre. On doit alors, pour minimiser le courant de retour, avoir à chaque
instant, des tensions égales et opposées.
On symbolise les sources sinusoïdales de la façon qui suit (l’image ci-dessous illustre les
bobines des alternateurs qui produisent les tensions sinusoïdales), en orientant les
vecteurs par rapport aux bornes X Y. Par ailleurs, choisissons les valeurs respectives des
deux sources comme:

 Vs1  V1  V X  VSe j
 j
 Vs 2  V 2  V Y  VSe

Et on effectue les branchements suivants, qui sont tout à fait analogues que ceux qu’on a
développés ci-dessus pour le courant continu.

Vs  Z1 J1 Vs1 Vs
  1  J1  et J 2  2
Vs 2  Z2 J 2 Z1 Z2

Si les deux récepteurs diffèrent on aura un courant dans le fil neutre égal à :

Vs1 Vs 2
In  J1  J 2  +
Z1 Z2
Et puisque les tensions sont égales et opposées, on aura :
 1 1 
I n  J1  J 2  Vs1   
 Z1 Z2 
Et si les impédances sont égales :
1 1
Z1  Z2  Z  I n  J1  J 2  Vs1     0
 Z Z
le fil neutre devient inutile….
On peut pousser le raisonnement précédent en optant pour trois sources au lieu de deux,
ce qui le cas en réalité, puisque le système triphasé est actuellement mondialement utilisé
en raison des avantages économique et techniques qu’il procure.
I- Définitions et principes généraux
1) Source triphasée ou alternateur triphasé
Poursuivons le raisonnement effectué précédemment en imaginons non pas deux
sources sinusoïdales mais trois et qui répondent aux critères suivants :

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 Les amplitudes des sources sont identiques


 Les tensions sont déphasées de 2  3 et forment par conséquent une étoile
symétriques dans le plan complexe
On obtient ainsi source triphasée dite équilibrée, correspondant à un ensemble de trois
sources monophasées dont les amplitudes et déphasages répondent aux exigences
particulières formulées ci-dessus.
En pratique, les centrales électriques disposent de générateurs (ou alternateurs) qui
délivrent, de par leur conception, une source triphasée équilibrée, définie par :

V s1  Vs e jv
 2
 j v
j
V
 s2  Vs e e 3

 j
2
V s3  Vs e jv e 3

Cette parfaite symétrie n’est due qu’à la construction de la machine : position des
enroulements, nombre égal de spires pour chaque phase, etc. Un alternateur, par
définition est toujours symétrique, c’est à dire qu’il délivre toujours un système de trois
tensions possédant les caractéristiques d’une étoile symétrique. Si par hasard ça n’est pas
le cas, on doit le réparer (cas d’un défaut d’une bobine par exemple…)
Dans le reste de l’exposé, on supposera la source toujours équilibrée.
De plus on supposera que la phase à l’origine nulle ( v =0), et ce pour faciliter les
représentations complexes et autres. La source délivre donc :

 V s1  Vs
 2
 j
 V s2  Vs e 3

 j
2
 V s3  Vs e 3

Par ailleurs, on représente les enroulements de l’alternateur de la manière suivante :

Les points x, y, z peuvent être reliés en un seul point N appelé neutre de la source. On dit
alors que l’alternateur est couplé en ‘étoile’. On représente la source sous les deux formes
équivalentes suivantes:

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Dans le reste de l’exposé, l’alternateur sera toujours considéré couplé de cette manière
(couplage étoile) : les phases 1, 2, 3, puis le neutre N sont donc accessibles.
Aux bornes de cette source peuvent être connectés des récepteurs.
On voit d’après ce qui a précédé que, finalement, on peut mettre des récepteurs entre
phases (1-2, 2-3 ou 2-3), ou alors entre phases et neutre (1-N, 2-N ou 3-N). Cela dépendra
des tensions nominales et aussi (et c’est très important) de la manière de répartir les charges.
Dans la pratique, on s’efforce de répartir équitablement les charges sur les trois phases.
2) Tensions simples et composées de la source
On appelle tensions simples de la source les tensions Vs1 , Vs 2 , Vs3

 Us12  Vs1  Vs 2

On appelle tensions composées de la source les tensions :  Us 23  Vs 2  Vs3

 Us31  Vs3  Vs1
Ce qui donne en vecteurs :

On voit bien sur le schéma ci-contre, que le système des tensions composées est aussi
équilibré : Us12 , Us 23 , Us31 forment ainsi une étoile symétrique :

 j

 Us 12  U se
6

 
 j
Us
 23  U se 2

 j
5
 Us  U se 6
 31

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On peut aussi facilement montrer que les valeurs efficaces des tensions simples et
composées sont liées par la relation : Us  Vs 3
Par exemple, le réseau public de distribution (SONELGAZ) délivre une tension entre
phases de 380V et une tension entre phase et neutre de 220V.

Le rapport entre les deux tensions est, bien sur, de 3.


3) Récepteur triphasé

On appelle récepteur triphasé, un ensemble de trois récepteurs différents Z 1 , Z 2 , Z 3 (ou


Z 12 , Z 23 , Z 31 ). Par ailleurs, un récepteur triphasé peut être connecté à la source triphasée
de deux manières : en étoile ou en triangle.
 Couplage étoile
Si les récepteurs sont branchés de manière à avoir un point commun n, (respectivement
1-n, 2-n et 3-n), ce point commun est appelé neutre du récepteur et le couplage (ou
montage) est alors appelé couplage ‘étoile’.
 Couplage triangle
Si les trois récepteurs sont connectés en série et fermés sur eux-mêmes (respectivement 1-
2, 2-3 et 3-1), on dit que le couplage est en ‘triangle’.
Ces appellations se justifient par les schémas suivants :

Couplage « étoile » Couplage « triangle »


Et qu’on représente aussi de la manière équivalente suivante :

Couplage « étoile » Couplage « triangle »


Remarque importante :

Si les impédances Z 1 , Z 2 , Z 3 (ou Z 12 , Z 23 , Z 31 ) sont identiques, on dit que la charge est


‘équilibrée’.

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4) Définitions et notations
En alimentant le récepteur triphasé à partir d’une source triphasée équilibrée, on obtient
un ensemble de tentions-courants qui répondent à des définitions précises. On distingue
ainsi les valeurs simples et les valeurs composées du récepteur.
En illustrant les deux montages, étoile puis triangle, on adopte les notations suivantes :

Tensions simples et composées du récepteur


On définit de la manière qui suit les différentes tensions obtenues aux bornes du
récepteur, et ce, quelque soit le type de couplage (étoile ou triangle).
 On appelle tensions simples du récepteur l’ensemble des tensions aux bornes de
chacun des récepteurs constituant le récepteur triphasé ( Z 1 , Z 2 , Z 3 (ou Z 12 , Z 23 , Z 31 )).
 On appelle tensions composées du récepteur l’ensemble des tensions entre phases ou
tensions entre les fils de ligne (respectivement 1-2, 2-3 et 3-1).
On a par conséquent :

 En étoile, les tensions simples sont respectivement V1 , V 2 , V 3 et les tensions


composées U12 , U 23 , U 31 .Avec comme relation :

 U12  V1  V 2

 U 23  V 2  V 3

 U 31  V 3  V1
 En triangle, les tensions simples sont égales aux tensions composées puisque
chaque récepteur est soumis directement aux tensions entre fils. On aura donc :

U12  V12 , U 23  V 23 , U 31  V 31
Notations :
La lettre ‘V’ est consacrée aux tensions simples et la lettre ‘U’ aux tensions composées.
5) Courants simples et composés du récepteur
On définit de la manière qui suit les différents courants absorbés, et ce, quelque soit le
type de couplage (étoile ou triangle).

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 On appelle courants simples du récepteur l’ensemble des courants traversant


chacun des récepteurs ( Z 1 , Z 2 , Z 3 (ou Z 12 , Z 23 , Z 31 ))..
 On appelle courants composés du récepteur l’ensemble des courants de ligne (1, 2
et 3).
On a par conséquent :
 En étoile, les courants simples sont donc égaux aux courants composés puisque
chaque récepteur est parcouru par le courant de ligne. On aura donc :

I1 , I 2 , I3  J1 , J 2 , J 3
 En triangle, les courants simples sont respectivement J12 , J 23 , J 31 et les courants
composés I1 , I 2 , I3 . Avec comme relation (loi des nœuds) :

I1  J12  J 31

I2  J 23  J12

I3  J 31  J 23
Notations :
La lettre ‘J’ est consacrée aux courants simples et la lettre ‘I’ aux courants composés
II-Couplage source en étoile- récepteur en étoile
1) Schéma général
Dans le couplage étoile, les éléments de la charge sont soumis aux tensions simples de la
source. Le point neutre de la charge n peut être ou non relié au neutre de la source N
selon que le récepteur est équilibré ou non.
Dans le schéma réel de distribution, les impédances des fils d’alimentations sont toujours
pris en considération. Ceux des phases 1, 2 et trois ont pour valeurs zc  rc  jx c , tandis
que l’impédance du fil neutre, de section généralement différente, a pour valeur
zn  rn  jx n .
Le schéma complet est donc le suivant :

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Plusieurs cas de figures peuvent être envisagés selon :


 Le déséquilibre ou non de la charge
 La valeur de l’impédance zn
2) Cas de la charge équilibrée : Z1  Z2  Z3  Z  Ze jz  R  jX
☺ Détermination des tensions simples du récepteur

On applique la loi des mailles :


V s1  zc J1  V1  zn I n  Z  zc J1  zn I n




V s2  zc J 2  V 2  zn I n  Z  zc J 2  zn I n 


V s3  zc J 3  V 3  zn I n  Z  zc J 3  zn I n
 
Si on effectue la somme Vs1  Vs 2  Vs3  0  Z  zc   J  J
1 2 
 J 3  3 zn I n

En appliquant la loi des nœuds, on établit la relation :

J1  J 2  J 3  I n
En remplaçant dans l’expression on trouve :

 Z  zc  J  J
1 2  
 J 3  3 zn I n  Z  zc  3 zn I n  0 
On obtient donc :

In  0
Le fil neutre n’est donc parcouru par aucun courant, le fil neutre est inutile dans ces
conditions.
On a donc :

V s1  V1  zc J1 V1  V s1  zc J1
 
V s2  V 2  zc J 2  V 2  V s2  zc J 2
 
V s3  V3  zc J 3 V 3  Vs3  zc J 3

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On voit bien que, par symétrie (parce que le récepteur est équilibrée), les tensions
simples du récepteur sont équilibrées et elles sont égales aux tensions délivrées par la
source à la chute de tension occasionnée par les câbles et qui est en générale faible.
Généralement, la symétrie conduit à ne considérer qu’un seul schéma vectoriel (vu qu’il
suffit de représenter une seule phase, les autres se déduisent en effectuant
respectivement une rotation de 2  3 puis 2  3 . On obtient alors le diagramme
vectoriel par phase (sans préciser les indices qui sont implicites):

Si on suppose que zc  0 , alors chaque récepteur est soumis à la tension simple de la


source :
V1  Vs1

zc  0  V 2  Vs 2

V3  V s 3
☺ Détermination des tensions composées du récepteur

Elles sont identiques à celles de la source, à la chute de tension près :

 Us12  zc J1  zc J 2  U12 
 U12  Us12  zc J1  J 2


 
 Us23  zc J 2  zc J 3  U 23  
 U 23  Us23  zc J 2  J 3
 
 Us31  zc J 3  zc J1  U31 
 U31  Us31  zc J 3  J1
 

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Si on néglige l’impédance des câbles :


 U12  Us12

zc  0  U 23  Us23

 U 31  Us31
☺ Détermination des courants simples (ou composés) du récepteur

A partir de la loi des mailles, on peut facilement déterminer les courants :

  V
J1 
V1 V1  jZ
 e J1  J 2  J 3  J  Z
V1  ZJ1  Z Z 
  (J1 )  Z  
V 2 V 2  j Z 
V 2  ZJ 2  J 2   e   2
  Z Z (J 2 )   
V 3  ZJ 3  V 3 V 3  j Z  3
J 3   e  2
 Z Z (J 3 )    3
On voit bien que, le système des courants est aussi équilibré (résultat prévisible).
☺ Représentation vectorielle

On voit bien sur le diagramme vectoriel que tous les courants on même amplitude
efficace V/Z et chacun d’eux est déphasé de  Z par rapport à la tension simple
correspondante.

En conclusion, pour une charge équilibrée alimentée par un réseau triphasé symétrique, le
courant de neutre est nul. Il n’est donc pas nécessaire de connecter les neutres de la
source et de la charge afin d’assurer la tension de service au niveau de chaque récepteur.
3) Cas de la charge déséquilibrée avec neutre relié : zn  0
Dans ce qui suit, on néglige également l’impédance des câbles afin de ne pas alourdir les
calculs, d’autant que l’influence des câbles 1 2 et 3 est faible (chute de tension):
zc  0
☺ Détermination des tensions simples et composées du récepteur

Si on néglige l’impédance du fil neutre, les équations électriques restent à peu près les
mêmes. Les tensions restent équilibrées :

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Vs1  V1  Z1 J1

Vs2  V 2  Z2 J 2

Vs3  V3  Z3 J 3
Il en est de même pour les tensions composées :
 U12  V1  V 2

 U 23  V 2  V 3

 U31  V 3  V1
☺ Détermination des courants simples (ou composés) du récepteur

On voit bien que, d’après les équations électriques, les courants de ligne ne sont pas tous
égaux. On aura :
V1 V2 V3
J1  J2  J3 
Z1 Z2 Z3
Chaque récepteur consomme son propre courant, sans que la tension simple au niveau
de chaque récepteur ne soit perturbée : ce qui est heureux car on imagine mal imposer
‘une consommation’ à des récepteurs qui son libres de se ‘brancher’ comme ils veulent !
Ceci n’est possible que grâce à l’existence, obligatoire, du fil neutre. En effet, le
paragraphe suivant montrera que sans fil neutre, de nombreux problèmes peuvent
perturber le consommateur.
☺ Détermination du courant dans le fil neutre

Celui-ci est égal à la somme de tous les courants simples :

I N  J1  J 2  J 3
Cette somme n’est plus nécessairement nulle : un courant circule dans le conducteur
neutre. Ce principe est parfois utilisé dans certains dispositifs de détection de défauts : le
défaut (parfois dû à un contact humain) occasionne un déséquilibre, le courant de neutre
est détecté dans le but d’agir en conséquence (coupure, pour protéger les personnes ou
signalisation).
☺ Représentations vectorielles

Chapitre3 Le régime sinusoïdal triphasé Mme Dalila Sator-Namane 13


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4) Cas de la charge déséquilibrée avec neutre relié à travers une impédance: zn  0


☺ Détermination des tensions simples et composées du récepteur

Dans ce cas, les équations conduisent à des tensions simples du récepteur différentes des
tensions simples de la source. En effet, on a toujours :

Vs1  V1  zn I n  Z1 J1  zn I n

Vs2  V 2  zn I n  Z2 J 2  zn I n Avec zn I N  u N  0

Vs3  V 3  zn z n I n  Z3 J 3  zn I n
On aura donc :

Vs1  V1  u n V1  Vs1  u n


 
Vs2  V 2  u n  V 2  V s2  u n
 
Vs3  V3  u n V 3  Vs3  u n
Les tensions simples du récepteur ne sont plus équilibrées. Le déséquilibre est d’ailleurs
d’autant plus important que la tension u n est élevée ! La tension u n est appelée tension
de déplacement du neutre, tout simplement parce que le potentiel du neutre du récepteur
n’est plus égal à celui de la source, contrairement au cas où ceux-ci sont reliés par un fil
d’impédance nulle.
Remarquons que, concernant les tensions composées, il n y a aucun changement et on a
toujours :
 U12  V1  V 2  Us12

 U 23  V 2  V3  Us23

 U31  V3  V1  Us31

☺ Détermination de la tension de déplacement u n

On définit les admittances des différents éléments du montage :


1 1 1 1
Y1  Y2  Y3  yn 
Z1 Z2 Z3 zn
A partir des équations précédentes, on peut écrire :
J1  (Vs1  zn I N )Y1  (Vs1  u n )Y1

J 2  (Vs2  zn I N )Y 2  (Vs2  u n )Y 2

J 3  (Vs3  zn I N )Y3  (Vs3  u n )Y3

I N  J1  J 2  J 3  Y n u n

V s1 Y1  V s2 Y 2  V s3 Y 3
 un 
Y1  Y 2  Y 3  y n

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☺ Représentation vectorielle

Le schéma ci-contre est très ‘parlant’ : on voit bien que les


tensions V 1 , V 2 , V 3 , ne sont pas équilibrées. En d’autres
termes et sur un plan pratique, certains récepteurs seront
sous-alimentés (par exemple V 1 dans le schéma ci-contre),
tandis que d’autres subiront des surtensions (V 2 et surtout V 3
dans notre exemple) : ce dernier cas est de loin le plus
dangereux car il n’existe que rarement des protections
contre les surtensions : les appareils suralimentés risquent
donc d’être fortement endommagés.
La solution ? la mise en place obligatoire d’un fil neutre de
faible impédance et surtout pas de dispositifs de protections
(coupures) du fil neutre. Le cas de non existence du fil neutre (ou coupure du fil neutre)
peut conduire à des déséquilibres dangereux.
Ce déséquilibre est d’autant plus important que le déséquilibre de la charge est grand.

Dans le cas extrême d’un fil neutre coupé ( z N   ), la tension de déplacement devient :

V s1 Y1  V s2 Y 2  V s3 Y 3
un 
Y1  Y 2  Y 3
qui est dans ce cas maximale.
III-Couplage en triangle d’un récepteur
Introduction
Dans le couplage triangle, les éléments de la charge sont soumis directement aux
tensions composées de la source. Le point neutre n’est pas utilisé et la charge peut être
équilibrée ou non.
1) Schéma général
Le schéma général est le suivant :

Si on néglige l’impédance des câbles d’alimentation ( zC  0 ), le schéma devient :

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On négligera dans ce qui suit l’impédance des câbles.


2) Détermination des tensions simples ( ou composées) du récepteur
On voit bien que, dans ce cas de figure, les tensions simples, égales aux tensions
composées de la source, sont toujours équilibrées.

U12  Us12  V12 , U 23  Us23  V 23 , U31  Us31  V31


3) Détermination des courants simples et composés
☺ Cas de la charge déséquilibrée

D’une manière générale, les équations électriques établies sont :


 U 12
 J 12 
V12  Z12 J12  Z12 I1  J12  J 31
  
 
U 23
V 23  Z23 J 23  J 23  Avec I 2  J 23  J12
  Z 23 
V 31  Z31 J 31  U 31 I3  J 31  J 23
 J 31 
 Z 31
Il faut remarquer que, même pour une charge déséquilibrée, la somme des trois courants
composés est nulle :

I1  I 2  I3  0
Ceci ne signifie nullement que le système des courants composés est équilibré !
En effet, il suffit de voir qu’en modules (voir représentation vectorielle), ils peuvent être
complètement différents pour s’en convaincre…
En fait, tout dépend de la charge, si elle est déséquilibrée, les courants le sont
automatiquement.

Chapitre3 Le régime sinusoïdal triphasé Mme Dalila Sator-Namane 16


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☺ Représentation vectorielle (charge déséquilibrée):

☺ Cas de la charge équilibrée ( Z12  Z23  Z31  Z  Ze jZ )


Dans ce cas, les courants simples sont équilibrés de même que les courants composés.
Les courants simples deviennent :
 U 12 U 1 2  j Z U 1 2 j
 J12   e  e
 Z Z Z
 U 23 U 2 3  j Z U 2 3 j
 J 23   e  e
 Z Z Z
 U 31 U 3 1  j Z U 3 1 j
 J 31   e  e
 Z Z Z

☺ Représentation vectorielle :

On peut montrer que, dans ce cas particulier, on obtient une relation particulière entre
les courants simples et composés :
D’abord, les systèmes des courants simples et composés sont équilibrés. De plus, on peut
facilement montrer que :

I  3J

Chapitre3 Le régime sinusoïdal triphasé Mme Dalila Sator-Namane 17


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IV- Exercices résolus


Exercice1
La tension simple d’un générateur en étoile est V=125 V.
Il alimente un récepteur également en étoile avec :
Z1 = R 1 = Z 2 = R 2 = 12, 5Ω et Z 3 = R 3 = 25Ω
1) Calculer les courants simples J 1 , J 2 , J 3 et le courant dans le fil neutre I N (prendre
Vs1 origine des phases).
2) Déterminer les tensions V1 , V 2 , V 3 aux bornes des récepteurs s’il y a rupture
accidentelle du fil neutre. En déduire les courants simples puis comparer avec les
courants précédents. Tracer le diagramme vectoriel des courants et tensions.
Conclusions.
3) Etudier l’éventualité d’une rupture d’un des fils d’alimentation : étudier chaque cas.
Conclusion.

Solution
1)

On a :
2 2
j
 V
j
Vs1  125 V Vs2  125e 3
Vs3  125e 3
 V
R1  12,5  R 2  12,5  R 3  25 
Le fil neutre existe donc :
Vs1  V1  R1 J1 Vs2  V 2  R 2 J 2 Vs3  V3  R 3 J 3
Donc :
2 2
j 2 j 2
125 125e 3 j 125e 3
=10e 3  A   A
j
J1   10A J 2  J3   5e 3
12,5 12,5 25
Et le courant dans le fil neutre :
j
2
j
2
j 2
j
2
j
2
j 2
I N  I1  I 2  I3  10  10e  5e  10  10e
3 3
 5e  10 1  e 3 3
 0,5e 3  3

 
 j
2
j
2
j
2
  2 j
2
 j
2
j
2
I n  10  1  e 3  e 3  0,5e 3   10 1  2 cos  0,5e 3   5e 3  5e j e 3 (e j  1)
   3 

Chapitre3 Le régime sinusoïdal triphasé Mme Dalila Sator-Namane 18


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On obtient :

 
j j
I N  5e 3
 5e 3
 2,5  j4,33 A 

2)
La tension de déplacement du neutre, sachant que le fil neutre est coupé
( z n    y n  0 ) :
2 2
j j
125 125e 3 125e 3

  j 
V s1 Y1  V s2 Y 2  V s3 Y 3 12,5 12,5 25 5e 3 j
un     25e 3  V 
Y1  Y 2  Y 3  y n 1 1 1 5
 
12,5 12,5 25 25

j
u n  25e 3
 12,5  j21, 65  V 
On déduit les tensions aux bornes des récepteurs :
V s1  V1  u n

V s2  V 2  u n 

V s3  V 3  u n

V1  V s1  u n  125  12,5  j21, 65  112,5  j21, 65  V   V1  114,5V (baisse de 8 0 0 )


 2
 j
 V 2  V s2  u n  125e 3
 12,5  j21, 65  75  j86, 6  V   V2  114,5V (baisse de 8 0 0 )
 2
V 3  V s3  u n  125e j 3  12,5  j21, 65  75  j129,9  V   V  150V (hausse de 20 0 )
 3 0

Et les courants correspondants :

 V1 112,5  j21, 65
J1    9  j1, 73  A   J1  9,16A  10A récepteur sous - alimenté
 R1 12,5
 V 2 75  j86, 6
J 2    6  j6,93 A   J 2  9,16A  10A récepteur sous - alimenté
 R2 12,5
 V 75  j129,9
J 3  3   3  j5, 2  A   J 3  6A  5A surintensité car surtension (danger)
 R3 25

Le diagramme vectoriel :

Chapitre3 Le régime sinusoïdal triphasé Mme Dalila Sator-Namane 19


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3)
 Rupture du câble1, 2 ou 3 si le fil neutre n’est pas rompu
Si le fil neutre existe il n’y a aucune perturbation au niveau des deux autres phases, seule
la phase ou la rupture à lieu n’est pas alimentée (le câble Nn assure la continuité de
service pour les autres phases):

 Si le fil neutre est rompu, on étudie les trois cas de figure


Rupture du câble1
Les résistances R 2 et R 3 se retrouvent en série et alimentées par la tension composée U 23



 V1 = 0
 R2 12, 5
 V2 = U 23 = 125 3 = 72, 2V (baisse de tension)
 R2 + R3 12, 5 + 25
 R3 25
 V3 = U 23 = 125 3 = 144V(surtension  danger)
 R 2 + R 3 12, 5 + 25

Rupture du câble2
Les résistances R 1 et R 3 se retrouvent en série et alimentées par la tension composée U 13

Chapitre3 Le régime sinusoïdal triphasé Mme Dalila Sator-Namane 20


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 V2 = 0
 R2 12, 5
 V1 = U 13 = 125 3 = 72, 2V (baisse de tension)
 R 1 + R 3 12, 5 + 25
 R3 25
 V3 = U 13 = 125 3 = 144V(surtension  danger)
 R1 + R 3 12, 5 + 25

Rupture du câble3
Les résistances R 1 et R 2 se retrouvent en série et alimentées par la tension composée U 12



 V3 = 0
 R1 12, 5
 V1 = U 12 = 125 3 = 108, 2V (baisse de tension)
 R1 + R 2 12, 5 + 12, 5
 R2 25
 V2 = U 12 = 125 3 = 108, 2V(baisse de tension)
 R1 + R 2 12, 5 + 12, 5

D’où l’importance du fil neutre….


Exercice2
Sur un réseau 220/380 V, 50 Hz, on monte en triangle entre:
- 1 et 2, une résistance de 190
- 2 et 3, une résistance de 95
- 3 et 1, une résistance de 95
1) Calculer les courants dans chacun des récepteurs J 12 , J 23 , J 31 ainsi que les trois
courants en ligne I1 ,I 2 , I 3 (prendre U12 origine des phases).
2) Etudier l’éventualité d’une rupture d’un des fils d’alimentation : étudier chaque cas.
Conclusion.

Chapitre3 Le régime sinusoïdal triphasé Mme Dalila Sator-Namane 21


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Solution
1)

On a :
2 2
j
 V
j
U12  380 V U 23  380e 3
U31  380e 3
 V
R12  190  R 23  95  R 31  95 
U12  R12 J12 U 23  R 23 J 23 U31  R 31 J 31
Donc :
U12 380
J12   =2A
R12 190
2
j 2
U 23 380e 3 j
J 23  = =4e 3
 2  j2 3  A 
R 23 95
2
2 j
U31 380e 3
 4e 3  2  j2 3  A 
j
J 31  =
R 31 95
Et les courants composés en appliquant la loi des
nœuds :

I1  J12  J 31  2  2  j2 3  4  j2 3

I 2  J 23  J12  2  j2 3  2  4  j2 3

I3  J 31  J 23 =  2  j2 3  2  j2 3=j4 3

2)
Rupture du câble1
On retrouve le schéma suivant :

Chapitre3 Le régime sinusoïdal triphasé Mme Dalila Sator-Namane 22


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 U 23  380 V(pas de changement)
 R 31 95
 U31  U 23 = 380  253,3V (baisse de tension)
 R 31  R12 95  180
 R12 180
 U12  U12 = 380  126, 6V(baisse de tension)
 R 31  R12 95  180

Rupture du câble2
On retrouve le schéma suivant :



 U31  380 V(pas de changement)
 R12 190
 U12  U31 = 380  253,3V(baisse de tension)
 R12  R 23 95  190
 R 23 95
 U 23  U31 = 380  126, 6V(baisse de tension)
 R12  R 23 95  190

Rupture du câble3



U12  380 V(pas de changement)
 R 23 95
U 23  U12 = 380  190V(baisse de tension)
 R 23  R 31 95  95
 R 31 95
 U31  U12 = 380  190V(baisse de tension)
 R 23  R 31 95  95
Exercice3
Une source triphasée en étoile de tension simple V=200 V alimente un groupe de 3
récepteurs couplés en étoile (avec fil neutre d’impédance nulle).

Chapitre3 Le régime sinusoïdal triphasé Mme Dalila Sator-Namane 23


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1) Déterminer les courants J 1 , J 2 , J 3 et I n dans les deux cas de figure suivants (prendre
V S 1 origine des phases) :
 Z 1 = 10 Ω Z 2 =  j10 3  Ω  Z3 = j10 3  Ω 
 Z 1 = 10 Ω Z 2 = j10 3  Ω  Z3 =  j10 3  Ω 
Illustrer graphiquement les résultats obtenus et commentez.
2) Déterminer la tension de déplacement du neutre dans les deux cas de figure
précédents si il ya rupture du fil neutre. Commentez vos résultats.
Solution
1)
2 2
j
 V  V
j
On a : V s1  200 V Vs2  200e 3
Vs3  200e 3

Le fil neutre existe donc :


Vs1  V1  Z1 J1 Vs2  V 2  Z 2 J 2 Vs3  V3  Z3 J 3
1e cas
Z 1 = 10 Ω Z 2 =  j10 3  Ω  Z3 = j10 3  Ω 
On en déduit les courants :

200 
J1   20A
10 
j
2 
200e 3 j20  j 23 20  j 23 j 2 20  j 6  20  j 6 20 j 6
J2   e  e e = e  A   I N  J1  J 2  J 3  20  e  e
 j10 3 3 3 3  3 3
j
2 
200e 3 j
2
j20 3 20 3 2 j
2


20 6j


e  A 
j
J3   e  e e =
j10 3 3 3 3 

On trouve :

20  20 3
I N  J1  J 2  J 3  20  (2 cos )  20  2( )  40A
3 6 3 2
2e cas
Z 1 = 10 Ω Z 2 = j10 3  Ω  Z3 =  j10 3  Ω 
On en déduit les courants :

Chapitre3 Le régime sinusoïdal triphasé Mme Dalila Sator-Namane 24


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200 
J1   20A
10 
j
2 
200e 3 j20  j 23 20  j 23  j 2 20  j 6  20  j 6 20 j 6
J2   e  e e  e  A   I N  J1  J 2  J3  20  e  e
j10 3 3 3 3  3 3
j
2 
200e 3 j
2
j20 3 20 3 2 j
2


20 6j


e  A 
j
J3   e  e e =
 j10 3 3 3 3 

On trouve :
20  20 3
I N  J1  J 2  J 3  20  (2 cos )  20  2( )  0
3 6 3 2

Les diagrammes vectoriels :

1e cas 2e cas

2)
La tension de déplacement du neutre, sachant que le fil neutre est coupé
( z n    y n  0 ) :
1e cas
V s1 Y1  V s2 Y 2  V s3 Y 3 40
un    400V
Y1  Y 2  Y 3 1 1 1
 
10  j10 3 j10 3
1e cas
V s1 Y1  V s2 Y 2  V s3 Y 3 0
un   0
Y1  Y 2  Y 3 1 1 1
 
10  j10 3 j10 3
Dans le 1e cas il y’a une tension de déplacement très importante et le risque d’un grand
déséquilibre en tension est à envisager, si il y’a rupture du fil neutre.
Pour le 2e cas, la tension de déplacement est nulle et les tensions restent donc équilibrées
même en cas de rupture du fil neutre.

Chapitre3 Le régime sinusoïdal triphasé Mme Dalila Sator-Namane 25