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ROYAUME DU MAROC ‫المملكـة المغربيـة‬

‫المدرسة الوطنية الغابوية للمهندسين بسال‬


ECOLE NATIONALE FORESTIERE D’INGENIEURS
DE SALE

ELABORATION D’UN PROJET D’ECOTOURISME :

CONSTRUCTION D’UN GITE RURAL AU SEIN DU PARC NATIONAL


D’AL HOCEIMA

Travail réalisé par : Encadré par :

BOUHASSOUNE Loubna 4908 PR. KHATTABI Abdellatif


KASTIB Younes 4917
LAFRAOUI Imane 4921

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SOMMAIRE :

Liste des tableaux…………………………………………………………………....3


Liste des figures……………………………………………………………………...3
I. Introduction…………………………………………………………………………4
II. Présentation générale du Parc National d’Al Hoceima(PNAH)…………………6
III. Potentialités du PNAH……………………………………………………………..11
IV. Objectifs du Parc National d’Al Hoceima………………………………………...14
V. Écotourisme et Animation………………………………………………………….15
VI. Analyse de SWOT………………………………………………………………….17
VII. Arbres à problèmes…………………………………………………………………19
VIII. Arbres à objectifs …………………………………………………………………..20
IX. Présentation du projet ……………………………………………………………..21
1. Définition d’un Gîte ……………………………………………………………21
2. Choix du projet ………………………………………………………………….21
X. Planification du projet……………………………………………………………...23
1. Cadre logique …………………………………………………………………...23
2. Parties prenantes ………………………………………………………………..26
3. Diagramme de GANT ………………………………………………………….27
4. Réglementation juridique et institutionnel pour créer un gîte…………………..29
5. La dimension Financière ……………………………………………………….29
6. Gestion du Gîte ………………………………………………………………..30
7. Gite et population locale ……………………………………………………....30
XI. Stratégie……………………………………………………………………………31
XII. Commercialisation…………………………………………………………….......32
1. Les réseaux de promotion organisés …………………………………………...32
2. La brochure d’appel ……………………………………………………………32
3. Le site internet ………………………………………………………………….33
XIII. Conclusion………………………………………………………………………....34
XIV. Bibliographie et webographies…………………………………………………...35
XV. Annexe……………………………………………………………………………..36

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LISTE DES TABLEAUX :

Tableau1 : Analyse de SWOT pour le PNAH.


Tableau 2 : Cadre logique du projet
Tableau 3 : Les parties prenantes intégrées dans le projet.
Tableau 4 : Calendrier des tâches à accomplir
Tableau 5 : Stratégie à adopter.

LISTES DES FIGURES :


Figure 1 : Carte de la situation géographique du parc d’Al Hoceima
Figure 2 : Carte de la situation administrative du parc d’Al Hoceima
Figure 3 : Bassin versant du littoral d’Al Hoceima.
Figure 4 : Carte des bassins versant et ressources en eau.
Figure 5 : Carte des pentes du PNAH.
Figure 6 : Carte d’occupation du sol.
Figure 7 : Photo du Balbuzard pêcheur
Figure 8 : Photo du phoque moine.
Figure 9 : Carte de l'occupation du sol.
Figure 10 : Carte touristique de la zone.
Figure 11 : Répartition de la population active par branche économique.
Figure 12 : Diagramme de GANT.

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I. Introduction :
Au niveau du bassin méditerranéen, la biodiversité marocaine occupe la seconde place
après celle de la région anatolienne (Turquie), avec un taux d'endémisme global de 20 %.

C'est pour cette raison que le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la
Désertification (HCEFLCD) a élaboré une stratégie nationale pour la conservation de la
faune et la flore qui a permis la définition de 150 Sites d'Intérêts Biologiques et Ecologiques
(SIBE) et de 10 parcs nationaux.

Le Maroc présente de nombreux espaces vulnérables d’un point de vue environnemental


et social du fait notamment de l’érosion de la biodiversité, de la raréfaction des ressources
naturelles, de la désertification dans les espaces soumis à l’aridité d’une part, et du fait de la
précarité de certaines populations rurales et de leur forte pression sur le milieu d’autre part.
La problématique est de préserver la biodiversité tout en maintenant les populations dans
leur territoire, en valorisant leurs savoirs et en élevant leur qualité de vie.

Dans un tel contexte les principales tendances de l’évolution qualitative du tourisme, nous
pouvons évoquer les nouvelles formes de pratiques, dont la découverte de la nature et de la
culture locale, demeurent les principales attractions touristiques d’un grand nombre de
visiteurs. En d’autres termes, les motivations des touristes se caractérisent par une
orientation vers les destinations présentant des caractéristiques naturelles exceptionnelles,
des systèmes écologiques et de biodiversité particuliers et les atouts culturels traditionnels
des populations locales, c’est ce que certains spécialistes qualifient d’écotourisme.

Le Maroc s’apprête à ce genre du tourisme, car il possède toutes les caractéristiques d’une
véritable destination éco touristique : plages, montagnes, forêts, parcs et réserves, etc.
C’est dans ce sens que la stratégie de développement du tourisme rural a été élaborée, avec
un plan d’action détaillé dont l’objectif est de diversifier l’offre en produits touristiques
dans le pays et promouvoir le développement socioéconomique des espaces ruraux.

Le Parc National d’Al Hoceima (PNAH), créé en octobre 2004 représente un intérêt majeur
pour les éco touristes au niveau national, il offre une gamme de choix à découvrir ; forêts,
sommets élevés et très escarpés, vallées encaissées, lac naturel, … Tous ces atouts
permettent la visite, la découverte, l’observation, l'étude et la contemplation paisible d’une
nature riche et généreuse, tout en côtoyant les populations locales dans leur vie quotidienne.

Le Parc est situé en plein cœur du Rif central qui n’est autre que le prolongement de la
cordillère Bétique du sud de l’Espagne.
Les traits dominants de ce Parc National sont la présence d’une portion de côte rocheuse
sauvage, peu exploitée à travers l’histoire. Les massifs calcaires qui constituent cette portion
du littoral plongent dans la mer sous forme de falaises très hautes, constituant un paysage
naturel grandiose.

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Ces richesses se trouvent menacées de dégradation et de disparition suite au développement
incontrôlé du tourisme dans les différentes zones du parc, du fait que la nature du tourisme
développé actuellement dans la zone du PNAH engendre des répercussions qui peuvent
compromettre l’avenir de l’activité touristique (pollution de l’eau, déforestation, érosion,
piétinement et augmentation de déchets, modification des paysages, etc.).

Au niveau socioculturel, ces zones constituent un refuge de traditions, de cultures et de


modes de vie originaux et abritent un héritage culturel d’une importance grandiose. Cette
originalité est soumise à des mutations qui touchent l’identité culturelle de la population
locale, sous la pression des modes culturels exogènes (mode de vie urbain, culture
occidentale, tourisme, etc).

Au niveau économique, les espaces rifains en général, et le rif central en particulier, sont des
espaces marginalisés et n’ayant bénéficié que de peu d’actions et de projets de
développement, d’autant plus les retombées économiques du secteur touristique connaissent
une disparité géographique et sociale, en plus de l’irrégularité temporelle (saisonnalité de
l’activité touristique).
A cet effet nous nous interrogeons sur le processus de cohésion entre l’environnement
naturel et le développement socio-économique, la création d’un gite au sein du parc avec ses
différents critères peut constituer un moyen efficace pour promouvoir le développement
harmonieux des milieux, tout en respectant leurs particularités.
C’est dans cette optique que s’insère le présent travail, qui a comme objectif principal
d’étudier la création d’un gite rural au sein du PNAH.

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II. Présentation générale du Parc d’Al Hoceima :
 Situation géographique :

Le Parc National d’Al Hoceima est situé au nord du Maroc, le long de sa côte
méditerranéenne, à 150 km environ à l’est du détroit de Gibraltar, à proximité de la ville d’Al
Hoceima (4°N, 35°14’N). Le Parc National a été créé en octobre 2004 au sud de la mer
d’Alboran sur une superficie de 48 460 ha dont 19 000 ha en zone marine. C’est la plus
importante aire protégée de la côte méditerranéenne du Maroc et c’est l’unique Parc National
au Maroc sur la façade méditerranéenne qui comporte une partie marine avec plusieurs îlots et
rochers. Le Parc est situé en plein cœur du Rif central qui n’est autre que le prolongement de
la cordillère Bétique du sud de l’Espagne.

Figure 1 : Situation géographique du parc d’Al Hoceima

 Situation Administrative :
Dans le cadre de la mise en place du nouveau découpage régional du Maroc,
désormais le royaume compte 12 régions au lieu de 16. Selon ce découpage, la province d’Al
Hoceima est rattachée à la région de TangerTétouan pour former un nouveau bloc régional
nommé Tanger-Tétouan-Al Hoceima dont le chef-lieu est la préfecture de Tanger-Asilah.
Cette régionenglobe les préfectures de Tanger-Assilah, M’diq-Fnideq, les provinces de
FahsAnjra, Larache, Chefchaouen, Ouezzane, Al Hoceima et Tétouan. Le parc national de
Houceima se situe à la province d'Al Hoceima qui a été créée par le dahir du 6 décembre 1959

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modifiant et complètent le dahir du 13 janvier 1956. Cette province est une subdivision à
dominante rurale.

Elle est bordée par :


- la Mer Méditerranée au nord ;
- la province de Driouch à l’est ;
- les provinces de Taza et de Taounate au sud ;
- la province de Chefchaouen à l’ouest.
La province d’Al Hoceima couvre une superficie de 3550Km², soit 22.2% de la superficie
régionale. Elle est constituée de cinq municipalités et de quatre cercles qui englobent 17
caïdats contenant 31 communes rurales.

La superficie du parc est partagée entre les communes suivantes :


 Beni Boufrah
 Rouadi
 Snada
 Ait Kamra
 Izemmouren

Figure 2 : Situation administrative du parc d’Al Hoceima

 Hydrographie et bassin versant :


Le climat du Parc national d’Al Hoceima est de nature sec avec des hivers doux et
des étés chauds, il se caractérise par des températures qui varie entre 100C en période estivale

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et 28,5 C en période hivernale et des précipitations à l’ordre de 300 mm par an .Comme
toutes les régions du rif, parc national d’Al Hoceima ne fait pas l’exception en terme du taux
d’érosion qui s’accentue de plus dans les zones a couverture faible du sol avec la violence des
pluies.
Le régime d'écoulement des cours d'eau est irrégulier, parfois torrentiel avec des
débits spécifiques journaliers de crue importants. De manière générale, ces cours d’eau ont
des débits d'étiage faibles ou nuls. Dans les autres cas, le régime hydrologique s'explique par
la nette prédominance des faciès argileux, marneux ou schisteux dans les bassins versants,
alliés à des pentes fortes dues à la jeunesse du relief, et qui sont donc relativement étanches.
Enfin, comme souligné plus haut, les précipitations sont intenses, en général concentrées dans
le temps, et provoquent de ce fait des écoulements instantanés qui peuvent être très violents.

Figure 3: Bassin versant du littoral d’Al Hoceima

 Ressources en Eau :

Les eaux superficielles sont partagées entre deux méga-bassins versants (Bassins de
Ghiss et Neckor), quatre grands bassins (Mestassa, Beni Boufrah, Snada et Boussekour) et
plusieurs micros et petits bassins. Ces bassins versants côtiers méditerranéens assurent
l’essentiel de l’approvisionnement en eaux de surface dans la province, et du littoral.

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La zone du Parc National d’Al-Hoceima est caractérisée par la rareté des ressources
en eau de surface, en particulier en saison estivale. La plupart des oueds sont secs drainant des
bassins versants de superficies relativement réduites. Les principaux oueds drainant cette zone
sont l'oued Feddal, l’oued Beni Boufrah, l’oued Badès (Al-Aansar), l’oued Boussekour,
l’oued Tarmast et l’oued Snada. Les crues des torrents et rivières du massif sont souvent d'une
rapidité et d'une ampleur déconcertante. L'érosion due aux cours d'eau a sculpté dans le
PNAH un relief violent, fait de fortes pentes et de gorges pittoresques.

Figure 4 : Carte des Bassins versants et ressources en eau

 Pentes et relief :

Le PNAH présente un fort relief de dissection, un cloisonnement des vallées et des


pentes accusées. Sa grande diversité géologique et sa position de carrefour biologique,
morphologique et climatique lui confèrent un intérêt exceptionnel. La carte ci-contre est une
présentation physique simplifiée des principales données topographiques, avec un découpage
en 8 classes d'altitude d'amplitude 100 m, couvrant l'intervalle allant de 0 m à plus de 700 m.
Les altitudes au PNAH peuvent aller de 0 à 747 m au dessus du niveau de la mer. La pente
conditionne les activités humaines, imposant aux populations de lourds aménagements si elles
choisissent de mettre en valeur un terrain de forte inclinaison. La carte des pentes du PNAH
nous permet de distinguer 3 grands niveaux de pentes :

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1- Le massif des Bokkoyas : c’est un petit massif montagneux, traversé
par des vallées profondes à pente forte et très forte au niveau des
falaises côtières entre Boussekour et Badès.
2- Le paysage à l’est, à l’ouest et au sud de la chaîne des Bokkoyas est
caractérisé par un relief en pente faible.
3- Les vallées des oueds (Beni Boufrah, Badès, Boussekour,...) présentent
des pentes très faibles.

Figure 5 : Carte des pentes du PNAH.

 Géologie :
Sur le plan géologique, le littoral, dans sa plus grande partie, montre une structure comparable
à celle du Rif oriental avec, du sud au nord, des unités structurales allant des plus basses vers
les plus élevées (le massif des Bokkoyas). Au carrefour d'un ensemble géologique (Rif
Central) et de zones sédimentaires (hautes vallées du nord-ouest du Parc), la diversité
géologique du massif se traduit notamment par un relief cloisonné et des sols de nature variée.

 Occupation du sol :
Depuis le Néolithique, les habitants du PNAH ont façonné ses paysages, en s'opposant à la
dynamique forestière naturelle par le défrichement, le pâturage et l'incendie.

Cette influence est illustrée par les paysages sylvo-pastoraux du massif des Bokkoyas et
par les anciennes terrasses de culture, qui permettaient de retenir la terre fertile des versants

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pour cultiver l'olivier, la vigne et le figuier jusque dans les hautes-vallées. Certains de ces
habitats anthropiques hébergent une diversité d'espèces remarquables et constituent un fort
enjeu patrimonial. Depuis plusieurs décennies, le dépeuplement du massif et l'atténuation des
influences humaines sur les paysages modifient cependant la biodiversité locale par
transformation de ces milieux aux potentialités originales. La carte d'occupation du sol du
PNAH permet d’observer et de suivre l'occupation du sol dans cet espace très convoité qui
attire actuellement de nombreux acteurs et permet également de dégager les conflits d'usage
liés à l'urbanisme, le tourisme, l'environnement et l'agriculture.

Figure 6 : Carte d'occupation du sol du parc

III. Potentialités :
D’une superficie de 48 000 ha dont 19 000 maritimes, ce parc abrite des espèces rares
comme le balbuzard pêcheur et le phoque moine ainsi que des paysages naturels et
culturels d’un intérêt plus que national.
De part sa richesse en tant qu’écosystème, le PNA est proposé comme Aire
spécialement protégée d’intérêt méditerranéen (ASPIM). Un label international décerné aux
aires protégées et remarquables de la Méditerranée.
De par son importance, ce parc figure parmi les projets de la Banque mondiale, du
GEF, etc. Le partenariat avec les autorités concernées vise la mise en place officielle du parc,
entre autres. Des ONG internationales implantées au Maroc (surtout espagnoles pour le
moment) sont également présentes à travers des projets de développement dans le parc en
partenariat avec des associations locales.

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Figure 7: Photo du Balbuzard pêcheur.

Le Balbuzard pêcheur est une espèce de rapaces diurnes de taille moyenne ; c'est un
piscivore spécialisé et cosmopolite

Figure 8:Photo du phoque moine

Le phoque moine de Méditerranée est une espèce de pinnipèdes rencontrée en Méditerranée,


mais aussi sur les côtes de Madère, du Sahara occidental et de Mauritanie. Il est en danger,
c'est la plus menacée des espèces de pinnipèdes.

 Contexte socio-économique et Culturel :


La zone terrestre du PNAH couvre 285 km² et est densément peuplée avec environ
15 000 personnes réparties sur 36 douars (recensement, 2004). 33 000 personnes résident dans
la zone périphérique terrestre (461 km²) et se répartissent sur 57 douars(soit une densité de 71
hab/km²). La population est plus importante dans les zones accessibles avec une plus grande
disponibilité d’eau potable .La zone du PNAH s’étend sur les territoires de 5 communes
rurales d’Izmmourren, Ait Kamra, Rouadi, Snada et Beni Boufrah.Les principales activités
humaines sont l’agriculture sur de petites surfaces céréalières en association avec des
amandiers et le pâturage sur des terres considérées incultes. A ces activités principales se

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greffe une activité complémentaire : la pêche en mer. Carrefour des cultures berbère,
andalouse et juive, marqué par une succession d'influences diverses au cours des temps
historiques, le massif des Bokkoyas en plein parc héberge en outre un patrimoine
architectural, historique et culturel important. Habitat rural perché et fortifié, innombrables
marabouts, sites historiques éparpillés dans les vallées, en sont quelques illustrations. Ce
patrimoine remarquable fait l'objet d'actions prioritaires de protection et de mise en valeur.
Les valeurs culturelles conjuguées aux valeurs paysagères et biologiques offrent au site du
parc des potentialités écotouristiques importantes. L’artisanat constitue aussi un pôle attractif
par la poterie féminine, la vannerie, et le tissage traditionnel. Il bénéfice d’atouts majeurs, en
l’occurrence la présence de matière première (bois, cuir, laine…) et surtout d'un
savoir-faire original, très ancien et varié

 Statuts Fonciers :
Les statuts fonciers prédominants au sein du Parc National d’AlHoceima relèvent de
propriété : le Melk (propriété privée), le Habous (propriété religieuse), le collectif et le
Domaine de l’État. Le régime Melk provient essentiellement de terrains collectifs ou de
terrains forestiers présumés domaniaux « melkisés », c’est-à-dire défrichés pour la culture.
La majorité des 93% de Melk annoncés par l’administration sont des terrains collectifs ou
domaniaux melkisés par usage, et non des terres Melk de droit. Le Habous constitue une
donation religieuse aux lieux saints de l’Islam ou à des œuvres de bienfaisance, et est géré
par le Ministère des Habous. Il s’agit d’un bien originellement Melk qui a une utilisation
spécifque admise voire encouragée par le droit musulman. Le régime collectif relève
d’anciennes coutumes de gestion encore plus ou moins en vigueur aujourd’hui. Ces
coutumes ont été adaptées et codifées par la législation moderne. La délimitation des
terrains domaniaux du Parc National d’AlHoceima a concerné une superficie d’environ 15
000 ha en zone parc, c’est à dire pratiquement 52,5 % des terres situées dans le Parc.

Figure 9 : Carte de l'occupation du sol

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 Cadre juridique et institutionnel des parcs :

La législation sur les parcs nationaux est constitué par :


- Le dahir du 11 septembre 1934
- L’arrêté viziriel du 26 septembre 1934
- L’arrêté résidentiel du 20 mars 1946
- Loi sur les aires protégés

En ce qui concerne l’aménagement et la gestion des parcs nationaux au Maroc, on a la


réglementation du :
- Dahir de 10 octobre 1917 sur la conservation et l’exploitation des forets
- Dahir de 21 juillet 1923 sur la police de la chasse
- Dahir de 11 avril 1922 sur la pêche dans les eaux continentales
- Dahir de 17 décembre 1976 portant publication de la convention sur le commerce
international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d ‘extinction et ses
annexes
- Arrêté du ministre de l’agriculture et de la réforme agraire du 3 novembre 1962
portant réglementation permanente de la chasse

En plus de la législation, plusieurs départements ministériels sous le tutelle de ministère de


l’agriculture, assurent la prétention de la nature à savoir département de l’environnement et le
haut commissariat des hauts aux forets et de la lutte contre la désertification.

IV. Objectifs du Parc National d’Al Hoceima :


Le parc assure les objectifs suivants :
 Conservation du paysage et du patrimoine naturel et culturel.
 Maintenir la biodiversité marine et halieutique et de la complémentarité des habitats
naturels de l’ensemble du Parc;
 Exploitation durable des ressources naturelles.
 Rendre les richesses naturelles et culturelles accessibles aux visiteurs.
 Sensibiliser le public aux richesses patrimoniales locales ainsi qu'aux thèmes plus
généraux relatifs à la protection et à la gestion de l'environnement grâce à
l’engagement des ONG locales.
 La promotion du tourisme de découverte de la nature, la valorisation des activités de
pêche, l'élevage et la production agricole pour assurer un dévellopement local soutenu.
 l'amélioration des conditions de vie des populations locales par la réalisation de
programmes de développement intégré et participatif.
 Conservation d’échantillons représentatifs du patrimoine naturel de la façade
méditerranéenne du Maroc;
 Maintien des équilibres naturels et des processus écologiques vitaux;
 L’information, l’éducation et la sensibilisation de différents publics;
 Protection des paysages caractéristiques du Parc;

14
.

V. Ecotoursime et Animation :
L'écotourisme est une forme de tourisme enrichi par la dimension écologique, donc la
prise en compte de l’environnement naturel et de ses habitants dans une activité d’agrément,
de loisirs et de découverte. C’est une forme de tourisme orienté sur l’histoire naturelle des
milieux visités et qui s’efforce de préserver au mieux les espaces d’activité qu’elle utilise.

De par la richesse et la diversité de ses écosystèmes, la valeur culturelle et paysagère de


son territoire, le PNAH peut être considéré comme une zone à fort potentiel touristique de
type écologique. La richesse de sa faune et de sa flore, la grande valeur de ses paysages et de
son patrimoine historique en font une zone idéale pour un écotourisme ou un tourisme de
nature, de connaissance et de découverte du territoire, plutôt que balnéaire et de masse.
Les écosystèmes intacts du PNAH deviennent des pôles d’attraction par eux-mêmes, théâtres
d’activités diverses : randonnée-découverte, exploration, activités sportives, etc. L’intérêt de
la clientèle de ce tourisme s’accroît pour les espaces les plus éloignés du domicile, les mieux
préservés et les plus dépaysant qui permettent de favoriser la spontanéité et l'originalité de la
découverte.
Dans le but d'encourager la demande d'activités écotouristiques en milieu marin,
l’activité de Pêche-tourisme est une activité potentielle à développer dans le PNAH. Elle
s’intègre à la pêche artisanale et donne la possibilité aux pêcheurs d’accueillir des personnes
sur leurs bateaux pour des activités touristiques et récréatives. Il en est de même d’un
programme d’activités de tourisme nautique qui ne perturbe ni n’agresse la biodiversité du
fond marin : plongée sous-marine, apnée, observation des mammifères marins… Pour des
activités d’observation des oiseaux, le site de Tala Youssef offre un cadre unique au tourisme
écologique local. Il est à rappeler qu’en France le balbuzard fait la curiosité de cinq millions
de touristes.
L’écotourisme dans le parc, s’inscrit dans le contexte d’écodéveloppement. Il est
considéré comme un outil de développement économique, efficace et durable, tout en prenant
en compte les objectifs de préservation et de mise en valeur de l’environnement. Il peut
contribuer à la protection des régions naturelles précieuses en fournissant les revenus
nécessaires à leur aménagement et à leur gestion. Il stimule l’économie, grâce aux dépenses
touristiques, et contribue à la création d’emplois et de débouchés pour les populations locales.
Le tourisme vert est à même de favoriser le développement économique tant au niveau local
qu'au niveau national.

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Figure 10 : Carte touristique de la zone.

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VI. ANALYSE de SWOT :
Le tableau suivant rassemble les points forts et les points faibles, ainsi que les opportunités et
les obstacles du secteur du tourisme dans le PNAH, afin d'identifier les axes stratégiques à
développer.

Tableau 1: Analyse de SWOT pour le PNAH.


Forces Faiblesses
 Plus importante aire protégée de la côte  Insuffisance des infrastructures de base :
méditerranéenne du Maroc. unités d’hébergement en termes de
 Unique Parc National au Maroc sur la qualité et quantité à l’intérieur du Parc et
façade méditerranéenne qui comporte dans sa zone périphérique
une partie marine avec plusieurs îlots et  Absence de mesure de propreté et de
rochers. gestion des déchets.
 Parc classé comme aire spécialement  Carence des infrastructures routières.
protégée d'intérêt méditerranéen dans le  Insuffisance d’infrastructures d’éducation
cadre de la Convention de Barcelone. à l’environnement : absence des centres
 Grande richesse naturelle (terrestre et d’accueils au niveau des points d’entrés,
marine). …
 Proximité de l’Europe  Insuffisance des moyens d’intervention
 Nature encore vierge et presque indemne rapide et de secourisme.
 Falaises calcaires audacieuses  Absence d’une société de transport
 Forts potentiels culturels, historiques et touristique.
patrimoniaux (culture, traditions locales,  Passivité locale « valorisation et
monuments et sites historiques etc.). préservation »
 Existence d’une culture traditionnelle de  Manque de compétences de la société
montagne, à fort rapports sociaux. civile ;
 Sécurité de la zone.
 Présence d’un réseau signalétique
d’orientation et d’information.
 Passé touristique et l’importance de la
demande actuelle et potentielle

Opportunités Menaces
 Stratégie 2020 du tourisme  La prolifération des phénomènes de
 Croissance rapide et tendance du marché. dégradation des ressources naturelles dus
 Evolution tendancielle du secteur au tourisme et également aux activités de
 Faciliter l’accès à une information la population locale.
touristique complète et sécurisée à travers  Apparition des phénomènes
les TIC. d’acculturation (perte d’identité et de
 Développement des produits (PAT) l’originalité de la culture locale).
 Charte éthique du tourisme  Déstabilisation des populations locales.
 Stratégie du tourisme rurale  Sur fréquentation ponctuelle de certains
 Stratégie du tourisme 2020 sites.
 INDH,…  Dépendance de la fréquentation envers
 Liste des Nations Unies des parcs les conjonctures nationales et
nationaux internationales

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À partir de cette analyse, nous avons dégagé quelques recommandations en vue d’exploiter
amplement les forces qu’offre le PNAH et saisir les opportunités tout en remédiant aux
faiblesses et aux menaces.
 Recommandations :
Le PNAH, est riche par ses atouts naturels et attraits culturels qui constituent une véritable
opportunité pour asseoir l’écotourisme et apporter des solutions aux problèmes de la
fréquentation. Pour arriver, une différenciation des produits est indispensable.
Cette option de développement passe en premier lieu par :
 L’élaboration d’une charte d’éthique pour les acteurs du Tourisme ;
 L'amélioration des infrastructures d’accueil en termes qualitatif et quantitatif à
l'intérieur et au voisinage du Parc ;
 Le renforcement des compétences des acteurs locaux en matière d’accompagnement,
d'hébergement et de restauration pour une meilleure insertion dans le secteur et une
prise de conscience des normes de travail pour et par le PNAH ;
 L'aménagement des sites fréquentés afin de les préserver et satisfaire les visiteurs,
 La conception et la mise en place d’une signalétique conforme à la charte graphique
des aires protégées du Maroc, et l’aménagement et entretien de sentiers pédestres et
muletiers à l’intérieur du PNAH ;
 L’aménagement des endroits réservés pour les bivouacs et l’instauration d’un système
de surveillance et de contrôle des activités touristiques ;
 Un système de suivi et de contrôle du flux de fréquentation ;
 La mise en place d’un système de communication et de sensibilisation pour le public
cible afin d’assurer une large diffusion du PNAH et ses potentialités.

L’analyse des potentialités naturelles et culturelles permet de conclure que le Parc National
d’Al Hoceima offre des paysages d’une beauté exceptionnelle. La géologie, la
géomorphologie, le climat, la biodiversité floristique et faunistique forment un potentiel
touristique très attrayant. Les paysages agraires, l’architecture Berbère, les gravures rupestres,
les monuments historiques et les cultures locales sont un véritable patrimoine d’une valeur
inestimable, ils constituent, en effet, de réelles opportunités pour asseoir un tourisme
écologique comme moyen d’exploitation et de mise en valeur du patrimoine naturel et humain
et qui procure des avantages aux populations locales et à l'écosystème.
Outre ces éléments, le PNAH dispose d’une infrastructure d’hébergement modeste et
insuffisante, caractérisée par des gîtes concentrés le long d’un sentier naturel. Ces unités
souffrent généralement d’un sous-équipement en matière d’hébergement. Sans oublier que,
les points de départ des principales randonnées sont caractérisés par la présence d’autres
infrastructures, au service des touristes, notamment les établissements de restauration et les
services d’accompagnements et de portage (bureaux des guides, muletiers, etc.).
Tous ces atouts contribuent à la définition des circuits de randonnées et marquer la nature de
l’activité pratiquée dans chaque site.
En outre, il est à signaler que la fréquentation du parc est caractérisée par des
fluctuations saisonnières et annuelles marquées par la dépendance vis-à-vis des évènements
nationaux et internationaux et le climat qui y règne, dont les conditions influent
considérablement le degré de l'activité touristique.

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VII. Arbres à problèmes :

Baisse de la
Perte de la contribution du Atomisation de
biodiversité tourisme dans le la société
développement
économique local

Menace d’extinction de Intégrité écologique Fuite des visiteurs Déclin du Perte de cultures
la faune et de la flore, menacée tourisme locales
surtout celle endémique
du parc

Paysage non
Stress naturel et Fragmentation, Biens et services
récréatifs de faible intentionnel
biologique morcellement des
habitats qualité
Pression des
Paysage de faible modes culturels
Perturbation des Surexploitation des Dégradation de
ressources naturelles qualité visuelle exogènes
biotopes et des l’environnement
écosystèmes

Activités
économiques basées
sur les RN

Dégradation naturelle,
socio- culturelle et
économique du PNAH

Démotivation des
Massification du Faiblesse de Absence d’aménagements Les visiteurs ne entrepreneurs à mener
tourisme l’infrastructure éco réduisant l’impact des respectent pas les règles des projets de
touristique activités éco touristiques d’écotourisme. développement

Dévaluation des
Suppression des inégalités Faible collaboration entre Faible application de la Faible conscience des
produits éco
d’accès le parc et une association réglementation visiteurs des risques liés au
non-respect des principes touristiques
de tourisme et de environnementale et des
développement durable plans de gestion de durabilité de l’éco
tourisme
Détournement des
valeurs de l’éco
tourisme
Manque de
Augmentation du niveau Le parc ne dispose pas Manque d’un capital
de vie et du pouvoir
sensibilisation <et
de moyens financiers
d’achat des populations
politique d’accès à l’information Nécessité de développer
suffisants
l’industrie du tourisme

Insuffisance du budget Absence d’une


affecté à l’aspect démocratie Pratiques
touristique représentative commerciales axées
sur le profit

19
VIII. Arbres à objectifs :

Biodiversité et Développement Identité culturelle


patrimoine préservée
socio-économique
naturel conservés
local

Patrimoine faunistique et Réseau écologique Moins de pauvreté Touristes visiteurs du Cultures


floristique conservé conservé parc attirés traditionnelles
honorées

Régénération de la flore Meilleure Retombées Paysage attractif Patrimoine local


et reproduction de la conservation des économiques valorisé
faune écosystèmes importantes

Maintien de l’équilibre Habitat maintenu


des biotopes/ Activité éco Paysage classé Promotion du
écosystèmes touristique promue tourisme spirituel

Pression allégée
sur les RN

Développement et
Conservation du
PNAH
Alléger la pression Assurer le
sur les ressources développement
Promotion d’une Mise en place Augmentation de la naturelles du parc local
Contrôle de l’activité activité éco touristique d’aménagements conscience de la population
touristique au sein du durable réduisant l’impact des et des visiteurs des risques
parc activités touristiques liés à la dégradation des
ressources naturelles du parc Création de Amélioration des
nouvelles sources conditions de vie
de revenus
Respecter les quotas et Collaboration entre le Application rigide de la Respect des règles
la capacité de charge du parc et une association réglementation d’hygiène primaires par les
milieu d’écotourisme et de environnementale et des visiteurs et la population Exploitation du capital
développement durable plans de gestion locale naturel, humain et
culturel

Promotion de
Organisation des séjours Financement du parc Mise en place d’un Facilitation de l’accès à l’ingénierie
éco touristiques par des moyens capital politique l’information pour tous touristique et
financiers suffisants culturelle

Renforcement d’une Construction des Développement


Création de la démocratie centres d’accueils d’un produit éco
représentative pour les visiteurs touristique
richesse

Garantie d’emplois et Mise en place d’une


salaires justes et dignes éducation publique
au profit de la population adéquate
locale

Création d’un gite


rural au sein du parc

20
IX. Présentation du porjet :
1. Définition d’un Gîte :

Selon l’article 2 de Loi n° 61-00 Portant statut des établissements touristiques, un Gîte est un
établissement de capacité d’hébergement réduite, situé en zone rurale sur des itinéraires de
randonnées ou à primité de sites touristiques, pouvant offrir un service de restauration.
Le gîte peut être aménagé à l’intérieur d’une demeure privée ou construit en annexe de celle-
ci, dans le respect de l’aspect architectural de la région. Le gîte revêt le caractère d’une
exploitation familiale.
Le gîte est dit « refuge » lorsqu’il est situé en haute montagne ou à proximité de stations de
ski.

Près de 305 gîtes ruraux classés sont recensés par le ministère du tourisme au niveau national
au titre de l’année 2016. Ces établissements sont dotés d’une capacité de 1 696 chambres, soit
5 083 lits principalement situés dans les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (23), Souss
Massa (35) et Marrakech-Safi (42). En 2015, le tourisme rural a rapporté 2,31 milliards de
DH en termes de recettes, soit 3,9% des recettes touristiques nationales. Ces chiffres peuvent
paraître négligeables certes, mais cette niche dynamise une bonne partie de la région où
s’implante un gîte

En tout cas, le tourisme rural a besoin d’une réelle mobilisation de tous les acteurs concernés.
Des propriétaires de gîtes ruraux arrivent malgré tout à commercialiser le produit grâce à la
programmation de circuits pour les clients dans les agences touristiques et une forte présence
sur les sites de réservation en ligne.
 Buts de création d’un gîte :

- Patrimoniaux : préserver, réhabiliter et valoriser son bien ;

- Financiers : améliorer son revenu, amortir un investissement, foncier;

- Sociaux : développer des contacts avec des personnes d’horizons variés,


partager et promouvoir les potentialités de la zone.

-Economiques : démarrer une activité touristique professionnelle (cas d’un


projet important associant des activités à un ou plusieurs hébergements).

2. Choix du projet :

Le choix de la création d’un gite rural au sein du parc national d’al Hoceima, a été conçu
pour répondre à l’un des objectifs prioritaires du parc qui consiste à favoriser et promouvoir le
développement d’un tourisme durable comme il a était clairement défini dans le Programme
décennal (2015-2024).

Il s’agit de promouvoir au sein du parc un tourisme responsable qui respecte et met en


valeur son environnement naturel, tout en valorisant son patrimoine culturel, matériel et
immatériel et tout en préservant son identité.

21
Le choix de la création d’un gite a été également basé sur le côté socio-économique de la
population locale du parc national d’al Hoceima notamment celle de la commune rurale
Izemmourene à fin que les recettes qui résultent du projet puissent revenir pour cette
population.

Pour mieux promouvoir l’écouturisme responsable au sein du PNAH, le besoin en


infrastructure devient une demande immédiate. La construction d’un gite reste une parmi
plusieurs solutions qui va permettre de :

 Améliorer les conditions de vie


 Promotion du tourisme spirituel
 Assurer le développement local
 Mise en place d’aménagements réduisant l’impact des activités
touristiques
 Conservation du patrimoine faunistique,floristique et culturel de la région

Figure 11: Répartition de la population active par branche économique.

22
X. Planification du projet de Gîte

Un plan global devrait être établi avant de lancer un Gîte pour analyser le projet d'une manière
objective et critique pour déterminer sa faisabilité et ses chances de réussite.
1. Cadre logique :

Tableau 2: Cadre logique du projet.

Objectif Objectifs Activités à Résultats attendus Indicateurs


général spécifiques mener
Contribuer à la OS1 : Former les A1 : Informer les R1 : Les jeunes de la région I1 : Au moins
valorisation du jeunes de la jeunes du parc sont inscrits aux formations. 30 jeunes
patrimoine via région en giteurs. sur la possibilité assistent à
un projet du de suivre une l’atelier et au
tourisme formation de moins 20 jeunes
responsable axé giteurs à partir décident de
sur le d’une s’engager dans
développement sensibilisation la formation.
humain et porte à porte et
durable. d’un atelier
participatif

A2 : Assurer une R2 : Les jeunes assistent à


permanence pour toutes les séances de formation I2 : Au moins
l’inscription des 15 jeunes
jeunes assistent
Mettre en place régulièrement
un gite éco- aux formations.
touristique tout OS2 : Identifier A1 : Créer un R1 : Les touristes s’adhèrent à I1 : Au moins
en créant une les produits club de ces activités 10 touristes
dynamique de touristiques randonnée participent aux
développement porteurs randonnées.
au niveau du
PNAH R2 : Les visiteurs démontrent I2 : Au moins
A2 : Suivi des leur intérêt à ce genre 10 touristes
oiseaux d’activités participent aux
migrateurs randonnées.
« Birdwatching »

A3 : Circuit
histoire et
archéologie

23
OS3 : Valoriser A1 : Créer une R1 : Des ventes sont I1 : Evolution
les savoirs locaux boutique enregistrées des recettes de
et produits de solidaire la boutique
terroir

A2 : Promouvoir R2 : Faire connaitre les


les produits BIO produits Bio de la région aux
visiteurs,

A3 : Formation
et amélioration
des savoirs faire R3 : Reconnaitre la valeur
locaux. économique du savoir-faire
local
OS4 : identifier A1 : Création R1 : Des publications (image, I1 : Nombre de
une stratégie de d’un site Web, vidéo, informations) par les consultation du
communication brochures, jeunes giteurs apparaissent site web. Au
dépliants dans le site web. On y traite moins 5 visites
des services qu’offrent le gite par semaine.
et on partage les avis des
visiteurs qui y étaient.

A2 : Production R2 : Des documents en pdf I2 : Au moins 5


des sont mis à la disposition des téléchargements
documentaires visiteurs dont on traite des des documents
sur le site informations d’ordre général pdf par semaine.
sur PNAH : cartes du PNAH,
ses potentialités et attraits et
les activités éco touristiques
offertes par le PNAH en
général et par le gite en
particulier

Protéger la
biodiversité O.S 1 : Assurer la A.1 : R.1 : Composition et I .1 : Convention
protection des Approfondissement structure des sur la protection
espèces rares, des études sur les communautés. des especes
menacées ou biotopes protégés
endémiques notamment les R.2 : Qualité de l’habitat.
(Monachus communautés rares
monachus, Pandion qui nichent sur le
haliaetus, Larus lieu de construction
auoduinii, Patella du projet.
ferruginea, etc.)

O.S 2 : Protection
adéquate d'habitats
représentatifs

24
A.2 : Réalisation R.3 : Accéptabilité
d’une étude environnemental du projet.
d’impact à
dimension
environnemental
sur les différents
enjeux engendrés
par la construction
du projet

O.S 1: Réduire les A.1 : Elaboration, R.1 : meilleure I : 4 personnes


menaces et les signature et mise préservation du patrimoine de gardes
dégât dus aux en oeuvre touristique.
activités humaines, d’accords
y compris les opérationnels avec
activités illégales. les forces de
l’ordre locales pour
mettre en place un
protocole de
communication et
d’alerte sur la
surveillance des
activités nuisibles
des visiteurs.

A.2 : réalisation R.2 : Reclylage des I :7 kg de


d’un protype de déchets de nature solides déchets recyclé
recylage des provenant de l’activité du par jour
déchets. gite.

R.3 : eau traitée et


A.3 : Réalisation réduction des impacts de
d’un dispositif l’eau sur l’entourage
d ‘épuration des
eaux provenant du
gite

25
2. Parties prenantes :

Les acteurs concernés par la gestion du PNAH sont essentiellement les administrations
chargées de la gestion des ressources naturelles au niveau du littoral, dans les milieux marins
et côtiers, et les groupes et groupements d’habitants et d’utilisateurs de ces ressources. On
peut également y inclure les instances internationales (conventions et organisations
internationales) et les initiatives privées ayant un certain intérêt par rapport à cette aire
protégée.
Tous ces acteurs peuvent être considérés comme « parties prenantes », pour lesquelles l’aire
protégée représente un enjeu direct, important et spécifique.

Tableau 3: Les parties prenantes intégrées dans le projet.

Acteurs Intérêts des acteurs Contraintes, pressions ou


problèmes liés aux acteurs
Les collectivités locales Développement local, Oppositions éventuelles
économique et social
Les ONG (locales, régionales et nationales) Conservation et gestion Oppositions éventuelles,
durable des ressources approches inadaptées au
marines, développement local contexte local
Les pêcheurs Pêche, développement Surexploitation des
économique et social ressources naturelles,
oppositions éventuelles aux
nouveaux modes de gestion
Le public Récréation, tourisme, Impacts négatifs sur les
pêche… ressources naturelles
les institutions scientifiques (Institut national Développement de la ------
de recherche halieutique) recherche scientifique,
conservation
Administrations (départements ministériels) Conservation et gestion Introduction de restrictions
- Département de l’environnement durable des ressources au niveau de l’utilisation des
- Département des pêches maritimes naturelles ressources naturelles, liées
- Département de l’équipement et du aux politiques d’action
transport sectorielles
- Haut-commissariat aux eaux et forêts et à
la lutte contre la désertification

Instances internationales (conventions et Conservation de la Introduction potentielle


organisations internationales) biodiversité, promotion d’un d’approches inadaptées
réseau d’aires protégées
marines

26
3. Diagramme de GANT :

Tableau 4 : Calendrier des tâches à accomplir.

Date Date Du
du d'achève ré
Tâches début ment e
11/11/ 30/11/20
préparation a la visite et le premier contact avec la population locale
2019 19 19
Compréhension mutuelle, et analyse de la situaton actuelle de Tanda 15/11/ 20/12/20
Ifrane 2019 19 35
01/01/ 01/02/20
Analyse des potentiallités
2020 20 31
01/02/ 22/02/20
Analyse des problèmes
2020 20 21
22/02/ 05/03/20
Analyse des objectifs
2020 20 12
05/03/ 19/03/20
Developpement du projet
2020 20 14
19/03/ 28/03/20
Former les jeunes de la région en giteurs. 2020 20 9
Informer les jeunes du parc sur la possibilité de suivre une formation
de giteurs à partir d’une sensibilisation porte à porte et d’un atelier 28/03/ 07/04/20
participatif 2020 20 10
07/04/ 14/04/20
Assurer une permanence pour l’inscription des jeunes 2020 20 7
14/04/ 30/04/20
Identifier les produits touristiques porteurs
2020 20 16
30/04/ 01/06/20
Créer un club de randonnée 2020 20 32
01/06/ 15/06/20
Suivi des oiseaux migrateurs « Birdwatching » 2020 20 14
15/06/ 30/06/20
Circuit histoire et archéologie 2020 20 15
30/06/ 07/07/20
Valoriser les savoirs locaux et produits de terroir 2020 20 7
07/07/ 14/07/20
Créer une boutique solidaire 2020 20 7
14/07/ 28/07/20
Promouvoir les produits BIO 2020 20 14
25/07/ 30/07/20
Formation et amélioration des savoirs faire locaux. 2020 20 5
10/08/ 10/09/20
Identifier une stratégie de communication 2020 20 31
17/08/ 21/09/20
Création d’un site Web, brochures, dépliants 2020 20 35
18/08/ 01/10/20
Production des documentaires sur le site 2020 20 44

27
01/01/2020 20/02/2020 10/04/2020 30/05/2020 19/07/2020
préparation a la visite et le premier contact avec la…

Analyse des potentiallités

Analyse des objectifs

Former les jeunes de la région en giteurs.

Assurer une permanence pour l’inscription des jeunes

Créer un club de randonnée

Circuit histoire et archéologie

Créer une boutique solidaire

Formation et amélioration des savoirs faire locaux.

Création d’un site Web, brochures, dépliants

Figure 12: Diagramme de GANT

28
4. Réglementation juridique et institutionnel pour créer un gite :

Pour la règlementation juridique :


 Les titres de propriété de la terre exploitée.
 un plan certifié par un architecte à la commune et approuvé par l’agence urbaine.
L'architecte est obligatoirement chargé de :

- La conception ou la modification architecturale du gite


- L'établissement de tous documents architecturaux graphiques et écrits relatifs
à la conception ou la modification de la construction en particulier ceux à
fournir à la commune pour l'obtention du permis de construire
- Effectuer un suivi de chantier jusqu'à la délivrance du permis d'habiter ou du
certificat de conformité.
 Permis de construction : accordé par le président du conseil communal après
l’approbation du plan par l’agence urbaine et le payement d’une somme d’argent (en
fonction de la superficie).

 Après la construction , le plan et les titres de propriété , l'aménagement ,et les


équipements (lits ,couvertures ...),on contacte l’administration responsable la
CAIDAT qui s'occupe de contacter la délégation du tourisme et la municipalité (qui
représente le ministre de l'intérieur ) , pour avoir l’autorisation d’exploitation
 La formation d’un comité qui se compose de:

* Un membre de la CAIDAT
*Un membre de la délégation du tourisme
*Un membre de la municipalité (l'intérieur)
*Un membre de la protection civile.

 Le permis d'habiter et le certificat de conformité :


-Avant la délivrance du permis, une inspection du local par le comité est nécessaire
pour faire le constat et donner l’avis ;
-Ce comité dresse un procès verbal de conformité et en fonction de ce PV le
président du conseil communal peut donner l’autorisation
-Le président du conseil communal sur la demande du propriétaire qui doit,
obligatoirement déclarer l'achèvement de la construction.

5. La dimension Financière :
Procéder aux études économiques traitant les points suivants :
 Les prévisions des recettes et des dépenses (bénéfices tirés, taxes et impôts..)
 Les aides et les subventions
 Les sources de financement.

29
6. Gestion du Gîte
Le gite doit avoir un directeur qui assure sa gestion.

Les règles, les activités permises et les limites à définir :

 date et nature du paiement de la facture

 utilisation des cartes de crédit

 accueil des animaux de compagnie

 utilisation du téléphone, de la télévision et de la radio

 Heures d'arrivée et de départ.

7. Gite et population locale :


Comme on peut observer dans tous les parcs nationaux du royaume, il y a une forte
implantation de la population soit a l’intérieur ou à la périphérie du parc dont l’exploitation
des ressources naturelles par le pâturage et l’agriculture est leur moyen principal d’existence
surtout dans les zones non classées comme zones de conservation. Cette mauvaise aptitude de
la population locale qui s’accroit proportionnément à l’augmentation démographique et
l’accroissement des besoins pour assurer le bien être.
Il est actuellement évident qu’il n’est plus possible d’appliquer la formule internationale de
parcs nationaux au Maroc, il n’y a plus de zones dont les terrains appartiennent à l’état et
Préservés de toute intervention humaine. Aucune des régions qu’on qualifié naturelle ne
répond à toutes les conditions requises par l’union internationale pour la conservation de la
nature et de ses ressources soit parce-que l’implantation humaine est très importante ou bien
les activités pratiquées dégradent l’environnement

C’est dans cet intérêt que dans notre projet on doit intégrer la population locale dans le
projet de construction et gestion de gites pour la création d’autres alternatives de revenu
supplémentaire et même principal pour la population locale. Pour la première phase de
construction, selon la base de données de haut commerçait au plan la majorité de la
population du cercle de Izemmouren sont des spécialisés dans les travaux de construction et
de bâtiments. Donc, on va se profiter la qualification de la main d’œuvre locale pour la
construction. Pour la deuxième étape, la gestion du gite se fait par des personnes de la
population qui ont suivi une formation de Gîteurs et qui ont les capacités d’accueillir les
naturalistes les visiteurs du parc.
Ce processus doit être adapté à la capacité d’absorption des villageois. Ces derniers sont
habitués à l’approche classique de développement qui n’est pas durable et ou la population
locale n’est prise en compte. Donc, il faut développer un sentiment de confiance et de
compréhension avec la patience et la sagesse pour aboutir à la coopération gite-population
locale.

30
XI. STRATEGIE :
Tableau 5 : Stratégie à adopter.

La création du gîte rural au sein du parc aura comme objectif majeur le


développement des secteurs écotouristique et socio-économique des zones
OBJECTIFS limitrophes du PNAH, et par conséquent de toute la région d’Al Hoceïma.

-Massification du tourisme au sein du parc.


-Bonne promotion du gîte quand il est nouvellement crée.
ENJEUX -Gîte à faible capacité d’accueil surtout pendant la saison haute.
- Faible collaboration de la population locale notamment celle
d’Izemmouren.
-Difficulté de conservation et de développement durable du patrimoine
naturel du parc.
-Utilisation des différents moyens de communication pour promouvoir le
projet sur une large échelle.
MOYENS
-Limitation du nombre de visiteurs par jour.
-L’extension des équipements d’hébergement au futur une fois que le
financement est disponible.
-Adopter une approche participative pertinente pour intégrer la population
locale, élément de réussite de tout projet de développement.
-Mise en place des moyens humains et financiers suffisants et capables de
gérer l’augmentation du nombre de visiteurs et la mettre en synergie avec la
protection de l’environnement.
-La dimension éco-touristique doit figurer dans tous les plans
d’aménagement territoriaux, régionaux et locaux.
ACTIONS -Le financement doit être recherché à travers des instruments divers au
niveau national et international, en particulier par les ONG et les
associations écologistes et environnementales.
-L’écotourisme doit être aussi l’affaire des populations locales et leur
sensibilisation est une priorité pour en maximiser l’impact économique et
social dans le cadre d’un partage équitable.
-La coordination intersectorielle entre les administrations au niveau national

31
et local est indispensable pour mener à bien le développement durable au
sein du parc.

XII. Commercialisation :

Quelques exemples de supports :

1- La brochure d’appel
Ce document papier permet de promouvoir l’hébergement au niveau local. Voici les points à
ne pas oublier :
-Etre cohérent avec les cibles de clientèles définies dans l’étude de marché.
- Annoncer clairement la nature de l’hébergement (gîte)
-Définir une charte graphique de manière à pouvoir harmoniser des illustrations, un
plan, des photos…
- Organiser le texte : titre, sous-titre, polices homogènes, encadrés. La répartition et la
sélection de l’information est très importante.
-Logos de l’établissement (PNAH) et des partenaires.
- Coordonnées COMPLETES (adresse, tél, fax, email, site web).
-Informations pratiques (prix, capacité, date d’ouverture, label, services annexes, plan
détaillé pour l’accès à l’hébergement).
-Informations sur les activités à pratiquer aux alentours pouvant intéresser la clientèle
ciblée.
- Faire des versions en différents langues (arabe, français, anglais et espagnol). Les
canaux de distribution de ce type de brochure sont les offices de tourismes du
territoire, les bureaux des guides, les commerces de proximités, le bouche-à-oreille…

2- Le site internet :
Pour promouvoir au niveau national et international le projet, le site Internet reste le moyen
le plus économique. Encore faut-il réussir à séduire la clientèle ciblée sans être noyé sous la
multitude de sites d’annonces du même type. Il existe pour cela quelques techniques simples
à mettre en œuvre : La plupart des fournisseurs d’accès Internet proposent un espace gratuit
pour créer son site Internet personnel. Trouvez un nom de domaine explicite aux yeux des
clients.

32
3- Les réseaux de promotion organisés

 Les organismes privés

Des initiatives privées voient le jour pour favoriser la mise en réseau des hébergements.
Leur but est de promouvoir une offre thématique d'hébergements touristiques au niveau local
qui se distingue des autres offres.

 Les tours opérateurs

Un tour opérateur ou voyagiste est un organisme qui conçoit des voyages à forfait
(package), sédentaires ou itinérants, avant même que la demande se manifeste. Puis il les vend
par ses agences ou son réseau de distribution (d'autres agences de voyages). Pour construire
ses voyages, le tour opérateur fait appel à des hôtels et à des compagnies aériennes et à de
nombreux autres prestataires (guide, animateur...). Avec les hôteliers, il conclut des contrats
qui lui garantissent un certain nombre de chambres, mises à sa disposition pendant la durée du
contrat. En contrepartie, il verse une somme substantielle à titre de garantie. Il opère de même
avec les compagnies aériennes, mais au lieu de chambres, ce sont des places ou des avions «
charter » qu'il loue.

33
XIII. Conclusion :

Le présent travail nous a permis de concevoir les différents aspects de la création du projet
d’un ‘gîte’ qui s’intègre dans l’approche de l’écotourisme. Cependant, pour qu'on puisse
parler d'écotourisme, il faut que l'activité touristique contribue à la protection de
l'environnement et la valorisation du patrimoine naturel de la région concernée, ainsi, qu’elle
apporte des retombées équitables aux populations locales leur permettant d'améliorer leurs
conditions de vie et leur bien-être.
L'écotourisme implique donc une participation active des populations locales, un engagement
concret des différentes parties prenantes : des responsables, des touristes et des opérateurs
dans des actions de protection de la nature et de sensibilisation à la biodiversité et une
recherche d'équité dans le partage des fruits de l'activité touristique.

34
XIV. Biobliographie et webographie :

https://ecologie.ma/parc-national-del-hoceima/

https://www.lavieeco.com/news/economie/tourisme-rural-le-potentiel-du-maroc-
insuffisamment-exploite.html

https://www.marocecotourisme.com/fr/marocecotourisme_def.php

35
XV. Annexe :
Annexe 1 : Tableau des critères des installations au sein du gîte.

Catégorie de l’établissement
Installations
communes Gîte 2ème catégorie
Gîte 1ère catégorie (confort)
(ordinaire)
Coin couchage :
Coin couchage :
 Sol en ciment ou mosaïque, recouvert
 Sol en terre battue, recouvert
de tapis
de nattes
 3 m²/p, 50% capacité couchage en
 2 m²/p
chambres de 2 ou 4 personnes
 1 matelas mousse, une
 support lit en bois, matelas mousse,
couverture et un oreiller avec
une couverture, un oreiller avec
Séjour / couchage housse par personne
housse et des draps sacs par personne
 Fenêtre traditionnelle (grilles
 Fenêtre avec vitres donnant sur la
ou volets)
terrasse
 Coin séjour : coussins, table
Coin séjour (séparé de la partie
basse, chauffage si les
hébergement) : coussins, table basse
conditions climatiques
et banquettes, chauffage si les
l’exigent
conditions climatiques l’exigent
Facultative
Si elle existe :  Evier avec eau courante
 Evier avec eau courante  Réchaud à gaz (3 feux)
 Réchaud à gaz (04 feux)  Minimum ustensiles et
Cuisine familiale
 Ustensiles et couverts nécessaires en couverts en rapport avec la
rapport avec la capacité d’accueil du capacité d'accueil du gîte
gîte  système d'aération
 Système d’aération

Pièce de 6m² minimum séparée et


comprenant :
 point d’eau ;
Coin cuisine  potager ;
Facultatif
indépendant  réchaud à gaz (feu/4p) ;
 ustensiles et couverts en rapport avec
la capacité d'accueil du gîte ;
 système d’aération.

36
Installations Catégorie de l'établissement
communes Confort (1ère catégorie) Base (2ème catégorie)

Local indépendant
Local indépendant
comprenant :
comprenant :
 1 bac robinets (1 rob/4p)
 1 bac robinets (1rob/4p)
Sanitaires  douche (1/8p) ou hammam
 1 douche minimum
 1 réserve d’eau (20L/p/j) avec
 Réserve d’eau (10 L/p/j)
eau chaude sur demande
 Système d’aération
 Système d’aération

1 W.C/8p
W.C 1 point d’eau Idem
système d’aération

Escalier, couloir Largeur 1m minimum Idem


Terrasse (toit de
Terrasse accessible Non imposée
l’étage inférieur)
Eclairage dans le
Eclairage Eclairage dans tout le gîte
séjour/couchage
Incendie 1 extincteur (6kg) par niveau Idem

1 boîte de médicaments :
Pharmacie Idem
premiers soins

Déchets 1 incinérateur extérieur Idem

2 puits perdus avec réseaux


Eaux usées Idem
différenciés

 Abri pour les mulets (1m/4p)


Dépendances  Chambre de couchage de Idem
muletiers

37
Annexe 2 : Croquis d’un gîte.

38