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Avarerwcanang Version non éditée Diste, générale 28 janvier 2000 Original; Frangais Conseil des droits de Phomme Groupe de travail sur la détention arbitraire Avis adoptés par le Groupe de travail sur Ia détention arbitraire & sa quatre-vingt-sixiéme session (18-22 novembre 2019) Avis n° 62/2019, concernant Magloire Ngambia (Gabon) 1. Le Groupe de travail sur la détention arbitraire a 6té créé par la Commission des droits de Mhomme dans sa résolution 1991/42, Son mandat a 616 précisé et renouvelé dans la sésolution 1997/50, de la Commission. Conformément a la résolution 60/251 de PAssembige générale et & s2 décision 1/102, le Conseil des droits de homme 2 repris le ‘mandat de la Commission. Le Conseil a reconduit le mandat du Groupe de travail pour une nouvelle période de trois ans dans sa résolution 42/22, 2. Le3 juillet 2019, conformémont & see méthodes de travail (WARCI368), le Groupe de avails cansnis au Gouvemeiaent da Gabon une communication conoernant M. Magloire Ngamba. Le Gouvernement n'a pas réponds la communieaoa,1Elat ext parte au Pace inematonalelatf x droits civils et politiques depuis l21 janvier 1983. 3. Le Groupe de travail estime que Ta privation de Liberté est arbitraire dans les cas, suivants: 4) —_Lorsqu'll est manifestement impossible d'invoguer un quelconque fondement ‘gal pour justiicr la privation de liberté (comme dans le cas oi une personne est smainienue en détention aprés avoir exéout6 sa peine ou malgré Padoption d'une loi ‘'amnistie qui lui serait applicable) (catégorie 1): 1) Lorsque a privaton de fiberéséute de exercice de droits ode Hberés tarants pales artiles 7, 1, 14,18, 19,20 et 21 de a Déslrton asiverelle des frits de Vhomme et, en ce qal conceme les tas pais ay Pace otemational relatif’ aux droits civils et politiques, par les articles 12, 18, 19, 21, 22, 25, 26 et 27 de cet nscument (categorie) )Loreque Tinobservation, totale ou panieli, des normesiatematonales relatives au doit & un prooés équitable, &abliesdaas la Déclaaton universelle des droits de (homme et dans les instrarsentsintemationaux perineats aceptés par les feats intdressis, es une gravité tlle qu'elle ren la privaion de liber arbitraire (catégorie IID ; ) —_Lorsque des demandeurs dasilo, des immigrants ou des séfugiés font Vobjet a'une rétention administrative prolongée sans possibilté de eontrble ou de recours administratif ou juriditionnel (catégorie 1V) : €) —_Lorsque la privation de liberté constitue une violation du droit international pour des raisons de discrimination fondée sur In naissance, origine nationale, ethnique ou sociale, ta langue, la religion, la situation économique, Popinion politique ou autre, le sexe, Forientation sexuelle, le handicap ou toute autre Version non éaitée ATURCAVGADI2019 situation, qui tead ou peut couduire & ignoter 16 principe de I'égalité des étres humains (catégorie V). Informa resues Conmunication émananu de ta source 4, M, Ngambia est un citoyen gabonais né le 2 avril 1971 & Mounana, su Gaboa, Nommé Ministre de économie de Ia République du Gabon en 2009, il a ensuite &&, de 2012 & 2013, ex charge des Ministéres de la promotion des investissements, des travaux publics, des transports, de habitat, du tourisme et de aménagement du territoire. 5. Lasource explique que le Procureur de la République pres le Tribunal de premiére instance de Libreville a ouvert une enquéte le 26 décembre 2016, sur fe fondement d'une dénonciation, pour des fats de détoumement de deniers publics dans le eadre de plusieurs projets d’aménagement du tervtoire, Cette enquéte menée par la Direction générale des recherches 2 abouti & Tinterpellation de M. Ngamija, qui occupait olors le poste de Couseitler da Président de la République du Gabon. 6. En effet, selon la source, le 10 janvier 2017, M. Ngambia a éé inculpé de détoumement dle deniers publics, plocé ea détention préventive et incaroéré a la maison arét de Libreville. Ia frit objet d’un second mandst de depot te 30 mai 2017, La source prévise que cette seconde inculpation coucerne des faits identiques & ta premiére procédure et ne résulte pas d'une seconde information, mais plutdr de In seule et unique ayant dooné lia au premier mandat de dept, 7. Ensuite, fe 14 aoit 2018, Ia Chambre daccasation de Libreville a rendu une ‘ordonnance de renvoi de M. Ngambia devant la Cour criminetie spécial. 3. La-source indique que M. Ngambia conteste fes accusations portées contre lui et rapporte qu'il existe une campagne médiatique orchestrée par des adversaites politiques qui auraient fait croire qu'il aurait détourné prés d'un milliard deures. 9. Lasource rapporte aussi des conditions de détention déplorables. Ainsi, M. Neambia 2 fall objet pendant plusieurs mois de mesures d’isolement sons fondement juridique. [la é détenu dans une cellule maintenue dans une obseurité totale, od il prenat ses repas, sans ‘commodités sanitaires et sans eau. Il n’en sortat qu'su moment des visites de ses avocats et 1 &ié systématiquement privé de rencontrer les membres de sa famille et ses prockes pendant cette période, 10. Lasource indique en outre que ia famille de M. Neambia aurait £1 harcelée et visée par une enguéte. Ainsi, la compagne de M. Ngambia a été convogués et intesrogee par des agents enquéteurs le 18 janvier 2018, LL, Selon Ia source, l'arestation et la détention de M. Ngamubia relevent des catégories 1 etn, Privation de tiberté en vertu de la catégorie I 12. Tout d'abord, la source rappelle que, pour la premigre inculpation, fe 10 janvier 2017, M. Ngarabia a été placé en détention priventve pour une durée lgale d'un an, soit Jusqu’au 10 janvier 2018. Le 8 décembre 2017, le juge instruction a prolongé Vincareération préventive de six mois, sot jsqu'au 10 juillet 2018, date & laquelle le titre de detention & expiré. Ensuite, pour lo seconde inculpation, le 30 ma 2017, le requérant a 6 placé en détention préventive pour une durée légale d'un an, soit jsqu’au 30 mai 2018. Le 25 mai 2018, le juge instruction a prolong lincarcération réventive de six mois, soit Jusqu’au 30 povembre 2018, date & laquelle fe tire de détenton a pris fin. Depuis Tors, aucune nouvelle prolongation a'estintervenue pour aucun des deux tives de détetion, tandis que toutes Tes demandes de mise en liber de M. Ngambia ont sé rejtées par les jurdictons gabonaises. 13, Dés fors, selon la source, la privation de Liberté du requérant, tant en vertu du imandat de dép6t du 10 janvier 2017 que de celui en date du 30 mai 2017, est devenue sans fondement juridique & compter respectivement du 10 juillet et du 30 novembre 2018, en violation de l'article 118 alinéa 2 du Code de procédure pénale. Version non édtie AIURC/WGAD/2019, 14, En outte, fa source indique qu’en dépit de ces sitations, tes demandes de mise en liberté d'office w'ont pas été approuvées, Une ordomance de refus de mise en liberté du requérant 4 été rendue le 21 décembre 2018 contre le mandat de dépdt du 30 mai 2017 tandis que les co-accusés de M. Ngombia ont bénéfieié de mise en liberté oi Privation de liberté en vertu de la catégorie I 16. Selon Ia source, le cas d’espéve présente une inobservation répétée des principes posés par les instruments internationsux ea matiére des droits de "homme dus la procédure instrite & Pencoutze de M. Ngambia parla justice gabonaise 17. Premigrement, la source alligue V'existence d'une violation du droit d’étre jugé par tune juridiction impartale. Selon Ia source, la loi gabonaise prévoit que seul le Parquet général peut procéder & Y'enSlement d'un dossier et peut délivrer des citations & comparaitre devant In formation de jugement, en l'occurrence fa Cour criminelle spéviale. r, en lespéce, la Présidente de la juridiction de jugement s'est substituée au Mit public pour délivrer des notifications d'audience aux avocats les 27 décembre 2018 et 1 mars 2019 et pour soliciter extraction de M. Ngambia, La source argue que oes actos, et démarches de la Présidente do la Coar eriminelle spéciale, qui ne relévent pas de ses attributions légales, sont constitaifs de manquements au devoir d’impartialité du juge. 18. La source souligne ainsi que la Présidente de la Cour, qui n'a, eovstitutionnellement, lgatement et statutairement, que des pouvoirs relatifs a la formation de jugement, ne peut se substitier& Vaucorisé de poursuite. En paralléte, le Ministére public a mévonnu I'étendue de ses attributions ea nexergant pas les compétences qui étaient les siennes. 19, La source argue que colte sitoation a porté ateinle eux droits et ‘ibertés de M. Ngambia, Dans ce contexte, des letires de protestation ct de demandes de la défense ont AE adressées les 5, 7 ol 8 mars 2019 a Ia Présidente de la Cour criminelle spéciale et au seorétaire général du Ministre de la Justi, La source eplique que les actes posés par la ‘défense dans l'intérét de son client ont été interprétés par la Présidente de ta Cour criminelle spéciale comme un acte do «résistance pour que audience, ne se tienne pas». La souroe argue done que, par Jes actes et manquements au devoir d'impartalité de Ie Jjustion, et par les actes de la Présidente de la Cour eriminelle spéeiale, I"Btat gabonsis Iles articles 8, et 11 ce la Déelaration universelle des droits de I"homme ; les articles 2,9 et 14 du Pacte international relatif aux droits civil et politiques ; les principes 2, 9, 32 et 36 de I'Exsemble de principes pour Ia protection de toutes les personnes sournises é une forme queleonque de détention cu demprisonnement ; et les articles 6 et 7 de In Charte afvicaine des droits de Mhomme et des peuples. 20, Deuxitmement, la source allégue que Ie droit & fa présomption dinnocence a 616 violé, En effet, a source rapporte que M. Ngambia éfait absent lors de ouverture de Ia session du 13 mars 2019 en raison de V'imégularité de ta notification de la tenue de audience par la Présidente de a Cour criminelle spéciale et du refus conséeutif de Padesinistration pénitentiaire de Lextraire de la maison d'arét, A cette audience, ta Présidente de la Cour aura fait la cSclaration suivante «IM. Ngambia] & refuse déire extrait ce jour. Le Parquet général prés la ‘Cour eriminelle spéciale n'eccupe pas son siéye ee jour. Comme les uns et Jes autres le chantent si bien dans Libreville et dans le Gabon et le aionde coticr, il y a une oabale contre le jugement des divers Ministres de ta République, des divers ordonnateurs des dépenses publiques du Gabon, qui font détourné [argent da Gabon et qui ne veulent pas étre jugés. En cela, if ‘oxiste des forces obscures dans administration gabonaise, dans Ia jus gabonaise, dans le Gabon et dans le monde entier qui s'opposent & ce quc tes voleurs de ka République puissent dire jugés, Anjourd’bui, moi, j'ai été nommée Présidente de la Cour eriminelle spéciale, je suis Magistrat, je n'ai pas sollicté ce peste, seulement je dois tavailler pour le Gabon. En cette ‘qualité, je dois rendre 1a justice au nom du peuple gabonais ators que tous ceux qui s*opposent 4 ce que la justice gabonaise soit rendue, ils seront découverts aniant qu’ils sont. C’est pourquoi je n'ai pas ouvert cette audience de le Cour criminelle spéciale de ce jour, je suis venue donner un mot, un ‘message au peuple gabonais : que les volears de la République, tes votewrs di vers non éeitée A/IRCWGADADIS ‘peuple gabousis qui vous Font eroupir dans fa mistre depuis des années se refusent & étre jugés. La justice gabouaise qu'on dit aux ores {...}. C'est pourquoi je suis venue ce matin vous dire que Ia justice gabonaise n'est aux. ordses de personne. »! 21. La source explique que cette déclaration a fait Pobjet d'un enregistrement sonore, retranserit par procts-verbal dTuissier, Elle a && reprise dans de nombreux articles de presse. La source considére que cette déclaration est d'une extréme gravité, dans la mesure i elle est prononcée dans une enceinte judiciaire et lors d'une audience publique, par ta Présidente de ta jurdiction de jugement. Ceci démontre done, selon ta source, une violation de la présomption "innocence du requéran 22, En outre, la source rapporte que M. Ngamibia conteste l'ensemble des acctsations portées a son entconte et qu'il n'a cess, a ses différents postes ministériels d'ceavrer dans le seul intérét de I'Etat du Gabon et du peuple gabonais. Néarmoins, dans la déclaration de a Presidente de la Cour, M, Ngambia est accusé ¢avoir refusé d'etre extrait pour ne pas Sire jugs par te Cour criminelle spéciele, il ext présenté comme un « voleur de la République » et « du peuple gabonais », responsable de la « misére » de ses concitoyens, ce qui constitue, selon fa source, une déelaration de culpabilité alors qu'il w’y a eu aucun jugement au fond, En outre, cas propos lui imputent une tentative de d&stabilisation de la justice et de comuption de Vautorité judiciair, et ce avec des complices 23, Au va de co qui pricéde, la source conciut que I'Eat gubonsis a viol la prézompion @inagcence de M, Ngambia, garantie pat les dispositions préitées de la Déslaration univeselle des drots de Thorne, du Pacte iateationalrelaif wax droits civils et poiiqus, de "Ensemble de prinipes pour la prtestion de toutes les personnes Soumises une forme queloonque de détenion ou eemprisomement de la Charte affcane dos droits de Phomine et des peuple Réponse du Gonvernement 24. Le Groupe de travail a transmis la communication pertinente au Gouvernement le 3 juillet 2019, tui indiquant qu'il avait, conformément & ses méthodes de travail, jusqu'an 2 septembre 2019 pour y répondee, 25, A ce jour, fe Gouvernement n'a i sponds & a communication ai soli tne extension de dha Examen 26. En Uubsence de réponse du Gouvemement, le Groupe de travail a décidé de rendre Te présent avis, conformément au paragraphe 15 de ses méthodes de travail, 27. Les régles de la preuve sont définies dans la jurisprudence du Groupe de tava Lorsque la source Stablit une présomption de viclation des régles internationales constintive de détention arbitraie, fs charge de la preuve incombe eu Gouvernement di tors que celui-ci décide de comtester les allégatious?. En Vespice, le Gouveruementa décidé de ne pas comtester les alléystions & premi&re vue enSdibles formulées par Ia source. Le Groupe de travail considére done les allégations de la source comme établies dans in mesure ob elle a fouri des fats dStillés et cobrents’ 28, Le Groupe de travail rappetle que le systime des droits de Phomme des Nations Unies a exprimé des préoceupations quant aux conditions d'incarcération, a Vaceés aux soins des détenus ct & In durée excessive des détentions préventives au Gabon, notamment dans la prison centrale de Libreville’. Le Groupe de travail reléve tout particuliérement que, dans son rapport, le Sous-comitt pour la prévention de la torture et autres peines ou "BY d’huissier du {3 mars 2019 portant consat de la décaration de Madame fa Présideate dela Cour ciminelle pci, p 2 Voir AMIRCIIS/S7, pat. 68 § Voir avis n° 27/2016, par. 36 “Le Comité conte in torture a souigné Vabsence d informations sue Papplication effective d adopiée le 26 dcombre 2009 sue ut mvailleursuivi das peines ct une meillous gestion de ‘eecéral (Voir CATIC/GAB/CON, pot. 17, et NHRCIWG,6/28/GAB2, pa. 16} Version non éaitée NBRCAVGADI2019 trnitements ervels, inbumains ou dégradamts avait noté que le nombre de prévenus était trés levé dans les prisons du Gabon, souvent en détention préventive depuis plusieurs années et quiaucune mesure alternative & la privation de liberé était appliquée. Le Souscomité avait rolevé que Tes mesures de liberté provisoire étaient peu utilisées et que les personnes n'étaient pas libéeées d'office lorsque le juge dinstruction et la Chambre daccusation n’avaient pas statué avant Pexpiration de Ia durée de la détention préventive’ 29. Le Groupe de travail rappelle que la détention préventive doit reste une exception conformément & Particle 9 paragraphe 3 du Pacte international relalif aux droits civils et politiques qui requiert que tout prévenu soit promptement présenté & un juge pour qu'il dévide dela Légalité, de la nécessté et de M'opportinité de sa détention préventive® 30, Le Groupe de travail a ainsi souligné & plusieurs reprises’ que le « paragraphe 3 de Vacticle 9 du Pacte intemational relatif aux droits civils et politiques énonce deux obligations cumulatives, & savoir que T'intéressé doit étre traduit dans le plus court deat devant un juge (dans les premiers jours suivant sa privation de liber) et qu’il doit tre jugé dans un délai raisonnable, faute de quoi il doit tre libéré »'. En particulier, le Groupe de travail considére qu'il découle du paragraphe 3 de article 9 « que la liber est recannue en tant que principe la détention ne devant intervenir qu’ tite exceptionnel, dans Pintérét de Ia justice »® et que la « prise en compte de mesures on privatives de liberté permet de vétifier si le principe de nécessité et de propartionnalité « été respecté »". 31. Ainsi, dans un premier temps, la source affirme que In détention oxenque de Fondenvent juridique ds lors que M. gambia demeure en dStention préventive sans une prorogation appropriée de 'ordonnance et est done déten au-dela du délai legal. Le Gouvernement a choisi de ne pas contester cete allégation. 32. L/argument de la source ici porte sur le fondement juridique de la. détention préventive, ce qui reléve du mandat du Groupe de travail. Toute privation de liberté ‘motif et non conforme & Ia procédure prévue par la loi est arbitraire en application de article 9 paragraphe 1 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, de Vartele 9 de la Declaration universelle des droits de Phomme et de Particle 6 de la Charte afticaine des droits de l'homme et des peuples, En tout état de cause, lorsque Pordonnance ‘impose une durée a la déention préventive, le non renouvellement de Pordonnance au terme ce délai devrait entrainer Ia fin de ln détention. Or, cela ne fut pas le cas en espe 2 malgeé les requétes introduites en ce sens par M. Ngambia, L’ordounance du 10 janvier 2017 ayant expiré le 10 juillet 2018 ct l'ordonnance du 30 mai 2017, le 20 novembre 2018, {1 n’y avait plus aucune ordonnance pour justfier la continuation de la détention au-dela dit 30 novembre 2018. 33. De plus, la source rappelle que la détention préventive durait depuis plus de dows ans au moment de la saisine du Groupe de travail, La source affirme que toutes les tentatives de faire cesser la détention ont échové devant le juge national et qu’aucune alternative & la détention préventive n’a été envisayée. Le Gouvernement a choisi de ne pas éfuter ees allégations. En conséquence, de (avis du Groupe de travail, M. Neambia n'a pas cen droit & un recours effectif contre sa détention priventive en violation de Particle 9 paragraphe 4 du Pacte international relatf eux droits civils et politiques! 34. Le Groupe de travail conclut dés fors que la détention est arbitrate au titre de ta cealégorie I, tant donné que la détention préventive est devenue sans fondement juridique & ccompter dui 30 novembre 2018 et qu'aucune alternative n'a 6 envisagée par un wibunal 38. Dans un second temps, In source affirme que le droit 4 un prosts équitable a été violé au point que lz dstention est devenue arbitraire, * Voie CATIOP/GABI|, par. 44 # Voir Comité des droits de "honime, Communication a (vol 1D, 17, pe. 123. "Voir le Ropport annus du Groupe de travail, 2011, AHRCII9IS7, par $9018, 3772018, 5 Voir le Rapport annul év Groupe ds trval, 2011, AVMRCII9S7, par 33 * Voir fe Rupport annuel du Groupe de travail, 2011, AERCII9"S7, par. $$ " Voirte Rapport annual du Groupe de travail, 2011, ATHRCM9/S7, par. 55 © Avis? 342017, par 40-42 26/1993, M, and B, Hill v. Spain, A520 57 alles avis a? 282014,