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Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

UNIVERSITE LARBI TEBESSI.TEBESSA

FACULTE DES LETTRES ET DES LANGUES


DEPARTEMENT DE LETTRES ET LANGUE FRANÇAISES

Mémoire présenté pour l’l’obtention du diplôme de Master

Option : Science du langage et Didactique

L’IMPLICITE SEMANTIQUE DANS LES


TEXTES DE PRESSE

(Cas du quotidien algérien El Watan)

Sous la direction de : Présenté par :

Mlle. HADJAR Sonia BOUAITA Haïfa


ZERFAOUI Abdelaziz

Année universitaire : 2015-2016

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Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
UNIVERSITE LARBI TEBESSI.TEBESSA

FACULTE DES LETTRES ET DES LANGUES


DEPARTEMENT DE LETTRES ET LANGUE FRANÇAISES

Mémoire présenté pour l’l’obtention du diplôme de Master

Option : Science du langage et Didactique

L’IMPLICITE SEMANTIQUE DANS LES


TEXTES DE PRESSE

(Cas du quotidien algérien El Watan)

Sous la direction de : Présenté par :

Mlle. HADJAR Sonia BOUAITA Haïfa


ZERFAOUI Abdelaziz

Année universitaire : 2015-2016

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Remerciements
Au nom d’ALLAH le grand merci de nous avoir donné la capacité d’aller
jusqu’au bout de nos rêves.
Merci de nous avoir aidé tout au long de nos études.
Nous tenons à remercier de prime abord notre directrice de mémoire
Mlle HADJAR Sonia
d’avoir accepté de diriger ce travail et pour la confiance qu’elle a bien voulu
placer en nous,
pour son sourire encourageux de tous les instants.
Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à Mr DEMMANI Ismail,
Mr KHADEM Hichem et Mr TAHAR Amor

pour leurs orientations précieuses, qu’ils trouvent ici l’expression de notre


reconnaissance.
Un merci particulier à la mère de Mlle Haifa,
tellement notre reconaissance est grande,
Nous n’avons pas trouvé aucun autre mot que « merci » pour son aide ,
ses conseils et sa patience.
Nos remerciements les plus vifs vont aux membres de jury
qui ont accepté de lire et d’évaluer ce travail.
Nous exprimons également notre gratitude à l’égard de département
et le corps enseignants « Cours, TD ».
Notre profond remerciement pour nos familles pour leurs patiences,
nos collégues pour leurs encouragements et à nos amis.
Un grand merci pour ceux et celles qui nous ont aidé de près ou de loin
toute la durée de notre parcours éducatif.

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Dédicace
Je dédie ce modeste travail,

À ma très chère mère, à laquelle je dois tout….

Aucune dédicace ne saurait exprimer à sa juste

valeur le profond amour que je vous porte…..

À mon cher père, parti un peu tôt……

A la mémoire de ce grand homme,

de ce père, au grand cœur……….

A mes chers frères : Seif et Hatem

A mes très chères sœurs : Abir et Asma

A mes amies : Afifa, Maroua, Saoussen

A tous ceux qui me sont chères.

A tous ceux qui m’aiment….

A tous ceux que j’aime…

Haïfa

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Dédicace

Je dédie ce travail à :

Celui qui m’a donné l’envie, l’espoir, le courage et

les conseils précieux : « Mon père ».

A ma très chère mère qui nous a offert la tendresse,

l’amour et la vie :

« Qu’Allah la protège et la garde à nous ».

A mes très chers frères :

- Abderrazak, Abdelhalim et Lokmane,

- ainsi ma sœur unique : Farida.

A ceux qui m’ont aidé à réaliser ce travail

et particulièrement ma binôme : « BOUAITA Haïfa ».

A mes collègues sans oublier ma famille « ZERFAOUI ».

-A un prof de physique qui m'a donné le courage pour

étudier "DEBAILIA Ismail" sans oublier sa famille.

A ceux qui m’aiment et me connaissent.

A tous ceux que j'aime.

Abdelaziz

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TABLES DES MATIERES

REMERCIEMENTS

DEDICACES

LISTE DES FIGURES

LISTE DES TABLEAUX

INTRODUCTION GENERALE……………….………………………………..…….......09

PREMIERE PARTIE : APPROCHES THEORIQUES

PREMIER CHAPITRE : L’ECRITURE JOURNALISTIQUE DANS LA PRESSE


ECRITE ALGERIENNE D’EXPRESSION FRANÇAISE

Introduction………..………………………………………………………………………14

1. Le positionnement historique et les caractéristiques de la presse écrite en


Algérie………………………………………………………………………………...15

1. 1. Définition de la presse………………………………………………………………15

1. 2. Les fonctions de la presse ………………………………………………………….16

1. 2. 1. La fonction informative : lire pour s’informer ………………………………….16

1. 2. 2. La fonction distractive : lire pour se distraire…………………………………...16

1. 2. 3. La fonction sociologique ; lire pour s’y intégrer………………………………..16


1. 2. 4. La fonction psychologique : lire pour se sentir mieux…………………………..17
1. 3. La presse écrite en Algérie …………………………………………………………17
1. 4. Le lectorat francophone en Algérie…………………………………………………18

2. L’écriture journalistique dans la presse écrite algérienne d’expression


française……………………………………………………………………………....19
2.1. Les caractéristiques…………………………………………………………………20
2.2. Le contrat médiatique ………………………………………………………………22
2.3. Les fonctions du journaliste ………………………………………………………..25
2.4. Les contraintes………………………………………………………………………26
Conclusion …………………………………………………………………………...........27

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DEUXIEME CHAPITRE : L’IMPLICITE

Introduction……………………………………………………………………………….29
1. Définir la pragmatique……………………………………………………………….29
2. Pragmatique Versus Sémantique ……………………………………………………30
3. Qu’est-ce que nous entendons par « implicite » ?.....................................................31
3.1. Les différentes formes de l’implicite ………………………………………………33
3.1.1. Les présupposés …………………………………………………………………...33
3.1.2. Les sous-entendus…………………………………………………………….........34
3.1.3. Présupposé Versus Sous-entendu…………………………………………………..35
3.2. Les inférences ……………………………………………………………………...36
4. Le texte de presse : une dimension pragmatique……………………………………..39
Conclusion ………………………………………………………………………………...39
DEUXIEME PARTIE : L’IMPLICITE SEMANTIQUE DANS LES TEXTES DE
PRESSE ECRITE
PREMIER CHAPITRE : LES DIFFERENTES FORMES DE L’IMPLICITE DANS LES
ARTICLES DE PRESSE CHOISIS
Introduction……………………………………………………………………………….43
1. Présentation du journal……………………………………………………………….43
2. Recueil et analyse des énoncés témoignant l’implicite dans les articles repérés……44
Conclusion…………………………………………………………………………………49
DEUXIEME CHAPITRE : INTERPRETATION DU QUESTIONNAIRE
Introduction………………………………………………………………………………..51
1. Présentation du questionnaire…………………………………………………………51
2. Analyse et interprétation des résultats du questionnaire……………………………..55
3. Synthèse du questionnaire…………………………………………………………….61
Conclusion…………………………………………………………………………………61
CONCLUSION GENERALE …………………………………………………………….63
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES

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LISTE DES FIGURES

Figure Page

N°1 : Le schéma de Jackobson appliqué sur la situation de 23


communication entre les interlocuteurs du texte de presse

N°2 : La pyramide inversée des questions-clés de l’information 24

N°3 : Les composants du contenu selon Grice 32

N°4 : Les deux types de compétences du processus inférentiel 36

N°5: Comment extérioriser le contenu implicite 37

N°6 : Le classement des inférences 37

N°7 : Les maximes de conversation 38

N°8: Réponses à la question n° 2 55

N°9 : Réponses à la question n° 3 56

N°10 : Réponses à la question n° 3 56

N°11: Réponses à la question n° 4 57

N°12 : Réponses à la question n° 6 57

N°13 : Réponses à la question n° 7 58

N°14 : Réponses à la question n° 9 58

N°15 : Réponses à la question n° 10 59

N°16 : Réponses à la question n° 11 59

N°17 : Réponses à la question n° 12 60

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LISTE DES TABLEAUX

Tableau Page

N°1 : Le présupposé en opposition avec le sous-entendu 35

N°2 : L’emploi de l’implicite dans l’article de presse n°1 44

N°3 : L’emploi de l’implicite dans l’article de presse n°2 45

N°4 : L’emploi de l’implicite dans l’article de presse n°3 46

N°5 : La figure par analogie 47

N°6 : La figure de substitution 47

N°7 : La figure de l’insistance 48

N°8 : La figure d’opposition 48

N°9 : La figure qui joue sur le son 48

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INTRODUCTION GENERALE

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L’information sur le monde environnant est une nécessité que l’homme a
toujours et sans cesse ressentie, et la libre circulation des opinions et des
informations est à la fois l’enjeu et la condition de toute vie démocratique.

Ainsi, les médias transmettent les informations mais chacun le fait à sa


propre manière, la particularité de chacun réside dans la différence du support
utilisé, que se soit l’écrit ou l’audiovisuel.

En effet, les médias ont besoin pour continuer d’exister de toucher un


public le plus vaste possible et de le fidéliser en lui offrant ce qu’il désire. Constat
d’une évidence incontournable, ces supports de diffusion massive de l’information
sont désormais omniprésents dans notre univers quotidien. Donc, dans la vaste
gamme des textes, le texte de presse occupe une large place, on lui reconnait, entre
autres, par son caractère fonctionnel et particulier d’information, son souci de
destinataire que son langage.

D’ailleurs, considérée comme une des dimensions fondamentales de toute


étude de langue au même titre que la morphosyntaxe ou le lexique, la problématique
de l’implicite sémantique est devenue incontournable dans l’analyse lexico-
sémantique des articles de presse. C’est certainement ce prestige sans cesse
croissant qui fait figurer en bonne place que comprendre un texte de presse c’est
être capable de construire une représentation mentale cohérente à partir de données
explicites et implicites du texte et des connaissances antérieures. C’est pourquoi le
produit fini d’un journaliste devait prendre en compte d’une part, un très bon calcul
syntaxique ; ce processus consistant à affecter un rôle aux mots dans la phrase.
D’autre part, un traitement sémantique. Puisque dans tout ce que nous constatons,
lorsque nous lisons un article de journal, il y a une grande part d’implicite. Un
langage qui comporte toujours une part de signification laissée à l’interprétation.
Son analyse relève de la pragmatique. Donc, le lecteur sera amené à faire un certain
nombre d’inférences afin de construire une compréhension fine du texte. Donc, être
lecteur, c’est justement s’approprier la lecture dans le côté implicite qui fera que
l’on aimera ou non un article de presse que l’on aura ou non envie d’en parler et de
communiquer autour.

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De ce fait, il est donc question dans notre travail de s’interroger sur :

- L’existence de l’implicite dans les textes de presse algériens ?


- Comment emploie-t-on l’implicite comme un outil de distribution
impliquée d’une prise de position ?
- Dans quel but le journaliste fait-il ce recours ?
- Faut-il vraiment partager le même contexte pour accéder au vrai sens d’un
article de presse ?
C’est à l’issue de ces questions, que la logique de notre recherche propose
comme réponses vérifiables les points suivants :
- L’implicite est une technique utilisée par le journaliste pour se décharger de
toute responsabilité.
- Il se manifeste selon plusieurs types choisis en adéquation avec le sujet traité.
- Les mêmes croyances et connaissances socioculturelles suscitent la machine
interprétative du lecteur.
Notre travail de recherche s’inscrit dans le domaine des sciences du
langage. Dans le quel nous nous sommes particulièrement intéressés à la manière,
telle que se manifeste l’implicite dans un journal d’information algérienne
d’expression française, les stratégies mises en places par les journalistes afin de
garder l’univers de crédibilité et de confiance, pour enfin démontrer le taux d’usage
de l’implicite à travers l’analyse d’un échantillon constitué d’un nombre d’articles.
Tout en suivant deux types de méthodes. La première est dite descriptive
pour cerner le cadre théorique de notre travail. Et une deuxième analytique
consacrée pour la partie pratique.

D’ailleurs, c’est la conscience et l’ultime conviction de l’effet du bon usage


du lexique de presse sur le lectorat, et le rôle primordial de la signification de sens
sur la compréhension d’un article journalistique qui nous ont inspirés l’idée du
présent sujet.

Ce travail comprend une introduction, deux parties une théorique et autre


pratique dont chacune se compose de deux chapitres. Et une conclusion.

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Dans un premier temps, nous entamerons la première partie par le
positionnement historique et les caractéristiques de la presse écrite en Algérie, ses
fonctions, le statut du lectorat francophone, l’écriture journalistique algérienne
d’expression française, ses caractéristiques et ses contraintes.

Dans un deuxième temps, nous présenterons, une définition de la


pragmatique et la notion de l’implicite. Les différentes formes de l’implicite et de
montrer la dimension pragmatique d’un texte de presse.

Enfin, la partie pratique se propose pour présenter deux chapitres. Dans le


premier, nous allons présenter le corpus sur lequel nous allons mener notre étude,
avec la motivation du choix de corpus et de période. Aussi une analyse à effectuer
sur les énoncés témoignant l’implicite dans les articles repérés. Accompagné d’un
deuxième chapitre dans lequel nous allons présenter notre outil d’enquête suivi
d’une interprétation des résultats obtenus à l’aide d’un questionnaire destiné aux
journalistes du quotidien indépendant El Watan.

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PREMIERE PARTIE

Approches théoriques

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PREMIER CHAPITRE :

L’écriture journalistique dans la


presse écrite algérienne

d’expression française

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Introduction

Actuellement, la presse joue un rôle important dans notre vie quotidienne


parce qu’elle présente la source d’informations la plus consultée. Et commencer une
nouvelle journée ne peut être fait que par la lecture d’un journal.

En effet, la presse algérienne a connu un développement intéressant qui l’a


rendue un terrain riche pour les compétitions linguistiques. Il se révèle, depuis une
vingtaine d’année, comme un des secteurs culturels qui a le plus bénéficié de
l’ouverture démocratique da la fin des années 1980. Cette dynamique a mis en
perspective une forte diversification tant dans le style journalistique que dans les
contenus et les orientations idéologiques.

Donc, en rapportant l’information, le journaliste est soucieux de son public.


Mieux qu’il sait à qui il parle, plus il a de chances de savoir sur quel ton parler, à
quel rythme, sachant qu’au salon et à la cuisine, dans le bureau et dans la rue, avec
des maîtres et avec ses amis, la conversation n’a pas le même contenu et ne se
conduit pas de la même façon.

Toutefois, il arrive que le journaliste veut dire ou impliquer ce qu’il ne le


peut pas dire ou n’ose pas de le dire d’une manière explicite afin de gagner et de
garder la considération de son lecteur, d’être pour lui un interlocuteur valable, un
médiateur fidèle entre lui et le monde.

Dès lors, il conviendra dans cette partie de préciser, avant tout, le


positionnement historique et les caractéristiques de la presse écrite en Algérie.
Ensuite, il s’agira de mettre en perspective les particularités da l’écriture
journalistique dans la presse écrite algérienne d’expression française, ses
contraintes, pour enfin démontrer, à l’aide des théories de la pragmatique et de la
linguistique énonciative, un jalon historique sur la notion de l’implicite.

Donc, cette première partie théorique comprend deux chapitres, le premier


chapitre s’intitule l’écriture journalistique dans la presse écrite algérienne

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d’expression française. Et nous allons consacrer le deuxième chapitre pour
l’implicite.

1. Le positionnement historique et les caractéristiques de la presse écrite


en Algérie

Le secteur de la communication a connu de nombreux changements qui ont


contribué à mettre les mass-médias en première place. Un développement
indiscutable qui a fait de la presse écrite algérienne, jusqu’à l’heure actuelle, un
élément important dans l’établissement de l’ordre du jour des débats sociaux.

1. 1. Définition de la presse
La presse écrite peut être définie comme étant « l’ensemble des moyens de
diffusion de l’information écrite, ce qui englobe notamment les journaux quotidiens, les
publications périodiques et les organismes liés à la diffusion de l’information ». Le
mot « presse » tire son origine des feuilles de papier pour être imprimées.
(Définition prise du : Fr.Wikipédia.org/wiki/Presse écrite).
Selon un article publié par le Centre de ressources dédié à l’éducation
citoyenne, lors de la journée mondiale de la liberté de la presse. Cette dernière
désigne « l’ensemble des médias d’information écrite ayant différentes catégories qui se
classent selon le rythme de parution, le contenu, la nature et le support de diffusion ».
Pour Patrick CHARAUDEAU, « la presse est essentiellement une aire
scripturale, faite de mots, de graphiques, de dessin et parfois d’images fixes, sur un
support papier ». (CHARAUDEAU, P. 1997 : 123). C’est que, cet ensemble inscrit
ce moyen de communication dans une tradition écrite(au sens étroit) qui se
caractérise essentiellement par un rapport distancié entre celui qui écrit et celui qui
lit, au fait de l’absence physique de l’instance d’émission et de l’instance de
réception, l’une vis-à-vis de l’autre, une activité de conceptualisation de la part des
deux instances pour représenter le monde, qui fait que ce qui a été écrit reste comme
une trace sur quoi on peut constamment revenir : celui qui écrit pour rectifier ou
effacer, celui qui lit pour remémorer ou recomposer sa lecture. (CHARAUDEAU,
Ibid. :125).

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1. 2. Les fonctions de la presse
Quoi qu’il s’agisse d’un grand quotidien national ou non, le but est avant
tout de communiquer. Mais ce n’est pas la seule fonction que remplit la presse. En
effet, cette dernière, constitue un intermédiaire indispensable pour la diffusion des
nouvelles et pour la mise à jour des connaissances.
Selon, Albert, P, les fonctions de la presse peuvent être classées en quatre
groupes.
1. 2. 1. La fonction informative : lire pour s’informer
La fonction principale de la presse consiste à transmettre, expliquer et
commenter les nouvelles de l’actualité politique, économique, sociale et culturelle,
soit à l’échelle nationale ou internationale. Par le biais de cette fonction que la
presse exprime des opinions concernant des faits ce qui influe l’orientation des
choix de ses lecteurs.
1. 2. 2. La fonction distractive : lire pour se distraire
À côté de sa fonction informative, elle a un but récréatif, laissant à part la
connaissance des soucis du monde extérieur. Un journal doit susciter le plaisir de se
soumettre à des rubriques ludiques et récréatives préparées à son intention. Mots
croisés, tests, des caricatures, des blagues, des informations sur le sport ou les
spectacles. Ces deux fonctions occupent la 1ère place et justifient l’existence et la
motivation de la presse et sa lecture.
Albert, P ajoute deux autres notions évidentes, une sociologique et une
psychologique.
1. 2. 3. La fonction sociologique ; lire pour s’y intégrer
Aujourd’hui, la presse prend le souci de l’intégration sociale des individus
dans la société globale et dans les différents groupes qui la composent. Donc, elle
leur assure la diffusion des valeurs civiques, morales et culturelles par le dialogue
entre eux et le monde.
1. 2. 4. La fonction psychologique : lire pour se sentir mieux
Toujours selon Albert, P, « Il est clair qu’à travers la lecture de la presse, que
la psychologie de ses lecteurs est rééquilibrée ». (Albert, P. Ibid. :30).

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C’est que le lecteur ne fait pas le recours à son journal mis sur son bureau,
pour le feuilleter comme un magazine de mode mais pour se défouler comme s’’il y
a quelqu’un qui lui raconte des soucis et lui partagent ses problèmes sans sentir
inférieur.
1. 3. La presse écrite en Algérie
Cette dernière décennie plus que toute autre période, le secteur de la
diffusion et la publication est considéré comme un théâtre d’une évolution rapide,
aboutissant à une grande diversification et à une multiplication des médias écrits.
Donc, la situation actuelle de la presse algérienne et son originalité
nécessite une description historique. Mais, le fait de mettre en valeur cette situation,
il nous a paru indispensable de présenter brièvement les grandes étapes de la presse
écrite algérienne tout en donnant en parallèle les caractéristiques essentielles.
Selon BRAHIMI, B, au lendemain de l’indépendance la majorité des
journaux européens disparait, seuls 05 quotidiens demeurent. Essentiellement, c’est
la nationalisation de la presse coloniale.
Les années 60-70, des événements politiques ont eu des conséquences
directes et indirectes sur la situation et l’évolution de la presse. Cette dernière sera
placée sous l’égide du ministre de l’information et de la culture. Après la mort du
président Boumediene et l’arrivée de Chadli Benjedid, la presse devient un outil
qu’utilise l’Etat pour implanter sa politique. Le tirage connait un rapide
accroissement, une diffusion un peu élargie et nombre de lecteurs en augmentation.
Le fait marquant a été le code de l’information, adopté en décembre 1981, par
l’assemblée populaire nationale, qui marque un tournant dans l’histoire de la presse
algérienne.
Le soulèvement populaire du 5 octobre 1988 a entrainé de profonds
bouleversements dans la vie politique et culturelle du pays. Notons que ces
renversements ont eu des conséquences sur le média algérien non seulement sur le
plan quantitatif (création de nombreux journaux et de stations de radio) mais aussi
sur le plan de la liberté de l’information. Pour lui, les années 90 restent une période
exceptionnelle dans l’histoire de la presse algérienne, aussi bien sur le plan politique
qu’au niveau du champ culturel.

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Dès 2002, la presse algérienne consiste à un changement du à
l’industrialisation, la modernisation et de la professionnalisation du journalisme. Et
bien sur, pour répondre aux attentes du lectorat en augmentation constante, les
journaux opèrent, toujours selon BRAHIMI, B, un travail d’amélioration de la
qualité informative basé essentiellement sur l’amélioration du contenu. Nous
pouvons dire que ces années, ont bouleversé l’espace médiatique algérien et l’ont
mis en pleine recomposition, la presse écrite prend alors un nouvel essor.
En effet, l’Algérie publie aujourd’hui, un très grand nombre de journaux
dans les deux langues arabe et française.
Le Quotidien d’El Watan fait donc partie de cette presse qui a
métamorphosé le paysage de l’information en Algérie. Il se peut que ses
caractéristiques le distinguent des autres journaux. Nous le présenterons dans la
partie réservée à l’analyse.
1. 4. Le lectorat francophone en Algérie
Paradoxalement, notons que l’un des espaces où la langue française a percé
est celui réservé l’expression médiatique. D’ailleurs, le français et l’arabe sont les
seules langues qui se disputent le champ consacré à la presse écrite algérienne.
Toutefois, nous assistons ces vingt dernières années à la prolifération de journaux
francophones.
Kraemer précise que cette explosion qu’a connue la presse d’expression
française survient après la loi de 1990 sur la presse. Il ajoute plus loin que : « Avant
1990, l’Algérie ne comptait que deux quotidiens sur six : Alger Républicain et El
Moudjahid. En 2002, on dénombrait 36 quotidiens dont les deux tiers sont en français ».
(Kraemer, 2002, .26).
Les années 1990 ont été celles d’une presse francophone féconde tout
comme l’avait constaté Tahar Djaout à l’époque : « (…) les tirages des journaux
francophones sont trois fois plus élevés que ceux des arabophones (…) ».
La prolifération de la presse écrite en langue française est déterminée par un
nombre de causalité. Citons entre autre, le bilinguisme de la communauté
linguistique algérienne.

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Bien que l’Algérie ne fasse pas partie de la francophonie institutionnelle, il
ressort qu’elle est, selon un sondage réalisé par un institut algérien, le deuxième
pays francophone après la France. La francophonie se manifeste notamment dans
les écrits de presse, à travers l’usage exclusif du français.
En effet, recourir à l’usage de la langue française dans la presse nationale
est un choix qui est loin d’être arbitraire. Les raisons le justifiant son multiples.
Entre autre : écrire en français est la marque d’appartenance à l’élite nationale, le
français est la langue de prestige, d’ouverture sur le monde notamment le monde
francophone. L’étude réalisée par l’institut international de conseils et sondages,
Immar Maghreb, atteste d’une terrible régression du lectorat des journaux
d’expression française en Algérie.
Les pourcentages obtenus prouvent la mutation profonde de la société
durant les trois dernières décennies, particulièrement sa structure culturelle chez la
tranche des jeunes qui, par ailleurs, subit des pressions visant à réanimer et enrichir
son vocabulaire français, afin de reconstituer une couche francophone. Le journal
met donc, en exergue l’affaiblissement du lectorat de langue française en Algérie.
2. L’écriture journalistique dans la presse écrite algérienne d’expression
française
La presse écrite est le canal, par excellence, qui permet la diffusion du
français en Algérie. C’est pourquoi, on considère les journalistes algériens de la
presse écrite francophone comme les agents diffuseurs de cet idiome. Ceci dit, le
rôle des professionnels des médias audio-visuels n’est pas sans importance.
NOYER Jacques écrit que : « Le journalisme est l’activité qui consiste à
collecter, rassembler, vérifier et commenter des faits pour les porter à l’intention du public
à travers les médias ». (NOYER, .36).
L’écriture journalistique, est forcément rapide. Elle est contrainte,
commandée par les circonstances, conditionnée dans le temps, l’espace et la forme.
On peut dire que l’écriture journalistique met en œuvre une gamme de moyens
linguistiques aussi large que la gamme des fonctions à remplir en fonction de ce
qu’on veut faire : informer, convaincre, etc.

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2. 1. Les caractéristiques
Une des caractéristiques principales de l’écriture journalistiques est d’être
fonctionnelle. Elle doit convenir au service que le produit final, l’article, veut rendre
ou à l’effet qu’il veut produire, selon qu’il s’agisse de faire savoir, de raconter, de
réagir, de passer un bon moment, de conseiller, d’émouvoir, de distraire, etc. Car
chaque journal a son mode et son code d’écriture, son ton, voire sa syntaxe, le
journaliste avant de se mettre à la rédaction d’un article, d’un papier, selon le
jargon journalistique, le journaliste doit savoir de quelle manière son texte doit être
composé, il doit adopter une tonalité d’écriture journalistique.
Cette dernière doit être accessible au lecteur. C’est que tout journaliste se
doit d’expliquer, se décoder, de trier, de hiérarchiser, de transmettre ses
informations de manière à être lues et comprise par le public le plus large.
Elle nécessite une langue concise et précise. L’écriture journalistique,
comme mise en forme d’un texte, s’apparente plus à un art qu’à une science exacte.
C’est qu’un même sujet peut être rédigé ou construit de manière différente selon les
auteurs ou les publics concernés. Mais chaque texte journalistique respecte les
procédés d’écriture en usage dans sa rédaction.
Trois impératifs doivent guider le journaliste dans sa démarche qui consiste
à trier et hiérarchiser l’information : l’actualité, l’intérêt du lecteur et la ligne
éditoriale.
Selon Ulla TUOMARLA« la scène énonciative journalistique se caractérise
par une absence de marque du locuteur principal (le journaliste) compensée par une
multitude d’autres voix que celui-ci expose ». (1997, .110)
En effet, l’énonciateur-journaliste subit trois types de personnes qui
déterminent son acte de parole (acte d’écriture : l’instance médiatique (entreprise,
son recruteur qui impose une ligne éditoriale), l’instance professionnelle (les
exigences du métier de journaliste : objectivité, éthique et déontologie), l’instance
commerciale (représentée par le consommateur qui attend du journaliste une
information).Le journaliste obéît donc à un règlement imposé par son employer,
respecte l’éthique imposée par son métier et prend en considération l’horizon

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d’attente du lecteur. Il adopte plusieurs positions énonciatives. Ces positions sont
soumises à des contraintes liées au contexte : le contrat médiatique.
Dés lors, les lecteurs de la presse écrite sont pressés et de fait, la tâche
essentielle du journaliste est comme la remarque Jean-Luc et Martin-Lagarette
« moins d’approfondir que de simplifier ». (2003, .59).
L’écriture journalistique est très fonctionnelle, dépouillée, plus soucieuse de
l’efficacité dans la transmission du message que l’effet du style et elle s’dresse au
plus grand nombre possible. Et pour éviter que l’attention du lecteur soit coupée, le
journaliste doit utiliser un vocabulaire simple, car chaque mot inconnu freine la
lecture, ou comme l’observe Ferdinand DE SAUSSURE dans son Cours de
Linguistique Générale :« Nous lisons de deux manières : le mot nouveau ou inconnu
est appelé lettre après lettre ; mais le mot usuel et familier s’embrasse d’un seul
coup d’œil, indépendamment des lettres qui le composent ; l’image de ce mot
acquiert pour nous une valeur idéologique »(1967, .57)
Majoritairement, les informateurs algériens choisissent le registre standard.
Cette alternative est justifiée par les exigences du métier ou alors l’attente d’un
large public.
Se faire comprendre avec une grande économie de moyens, tel est le grand
art du journalisme. Une tâche pas toujours facile à réaliser, car le travail du
journaliste se fait la plupart du temps dans l’urgence, sous la contrainte permanente
du temps et de l’actualité qui devient vite périmée. Outre les contraintes nous incite
à tenir compte d’un certain nombre de paramètres régissant l’activité journalistique.
Ainsi, les choix des sujets traités par les journalistes sont les plus souvent dictés par
des circonstances d’ordre politique, culturel, social, religieux, historique ou
commercial. Aussi que le message que les journalistes transmettent aux lecteurs,
porte en lui une grande charge sociale. CHARAUDEAU. P soutient cette idée, c’est
que :
La presse écrite représente un domaine tout à fait exceptionnel pour
l’analyse des discours à la recherche d’un champ propice au test de ses hypothèses
théoriques et à la mise des épreuves de ses outils de description : elle est, d’une
part, une sorte de laboratoire pour l’étude des transformations socioculturelles des

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groupes sociaux et des relations entre ces transformations et l’évolution et
l’entrelacement des genres discursifs. (1988, 83).
Ce qui explique GALISSON. R, que « la langue et la culture sont
indissociablement liées et que les mots ont une charge culturelle partagée ». (1991,
.45).
Ici, le lecteur fait appel à ses connaissances partagées par les membres de sa
société pour pouvoir comprendre les textes journalistiques.
Là, les journalistes d’un tel organe de presse, sans ligne éditoriale précise,
sont complètement libres dans les choix des sujets, dans le traitement des
informations et même dans l’écriture des textes. Les seules règles qui leur sont
imposées sont celles du respect des lecteurs et de l’interdiction des propos
diffamatoires.

2.2. Le contrat médiatique

Entre le journaliste et son lecteur, se tisse un fil de contrat médiatique.


Selon CHARAUDEAU, P, (1991), le contrat de communication se définit en
fonction des intentions communicatives des interlocuteurs.
Donc, dans le domaine de la presse écrite, le style d’écriture d’un
journaliste, sa manière d’organiser son discours, ne sont pas indifférents par rapport
à sa visée dans l’énonciation. La nature du cette profession, exige le journaliste de
bien travailler sur l’effet produit sur le lecteur. Puisque nul ne peut nier l’important
rôle critique que jouie le presse dans la vie politique des sociétés et c’est ainsi
qu’elle est appelée le quatrième pouvoir. Elle ne fait pas que lui servir le réel mais
aussi d’influencer ses prises de décision. En tant qu’elle reflète l’usage réel des
locuteurs auxquels elle s’adresse.
Le cas des chroniques affirme cette idée ; c’est que les sujets traités sont liés
à l’actualité des lecteurs ; à leurs problèmes quotidiens, en rapport avec leurs soucis
mais pas obligatoirement qu’ils soient reliés à l’actualité mondaine.
En effet, le texte journalistique de la presse est souvent considéré comme
une pratique communicationnelle qui s’intègre dans le discours social.

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CHARAUDEAU définit le texte comme « unité d’usage de la langue dans une
situation d’interaction et comme une unité sémantique ». (Charaudeau, op.cit.,
p.106)
Kerbrat-Orecchioni de sa part affirme qu’un acte d’énonciation désigne
toutes les relations qui s’établissent entre l’énoncé et les différents éléments
constitutifs du cadre énonciatif.
La situation de communication entre l’émetteur et l’interpréteur (s) : les
circonstances spatio-temporelles ainsi que les conditions générales de le
production/réception du message : nature du canal, contexte socio-historique,
contrariantes de l’univers de discours quant on applique sur elle le schéma de
Jackobson, on aura :

Fig. n°1 :

Le schéma de Jackobson appliqué sur la situation de communication entre les


interlocuteurs du texte de presse

Référent

Contexte, la situation, les objets réels.

Destinateur Message Destinataire

Le journaliste Les informations Les lecteurs


transmises

Canal
Le journal

Code

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Pour Mouri QUAND : « Le propos de l’écriture journalistique est de servir le
réel en lui étant aussi fidèle que possible. L’écriture littérature au contraire est libre de
cette contrainte de fidélité ». (QUAND, .124). Le journalisme est un métier où on doit
rapporter des faits réels et de les présenter aux lecteurs avec toute fidélité. Tandis
que l’écriture littéraire ne prend pas comme grand souci le principe de rester fidèle
ni dans son style utilisé, ni dans son ton évoqué.

Donc en écrivant son article, le journaliste doit répondre aux six questions-
clés qui tracent le plan de son article :

Fig. n°2 :

La pyramide inversée des questions-clés de l’information

Accroche : le message essentiel

Qui ? Le sujet de l’information

Quoi ? L’action qui se déroule

Où ? Quand ? Cadre spatio-temporel

Comment ? La manière

Pourquoi ? Causes et
objectifs

Chute

En suivant l’ordre : Titre, sous-titre, chapeau attaque, corps et chute,


l’article obéît à : Une attaque courte et rythmée, suivie des relances qui accrochent
l’envie de poursuivre, conclue par la chute qui laisse une impression chez son
lecteur. Pour ce faire, les journalistes se servent de tous les moyens (y compris les
moyens linguistiques) afin de gagner l’intérêt des lecteurs, c’est ce qui est défini

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dans le Dictionnaire Des Littératures Françaises Et Etrangères par l’art de capter la
bienveillance.
2. 3. Les fonctions du journaliste

Il est professionnel d’un métier, mais est aussi, inévitablement, un acteur


social, le journaliste joue cependant un rôle social spécifique dont les logiques ne
sont pas assimilables à celles des autres sociaux.
Si le journalisme est une activité professionnelle dont on doit examiner les
conditions d’exercices, c’est aussi une forme d’écriture sociale qui se distingue des
autres par des caractéristiques spécifiques. Il est clair, que la responsabilité sociale
du journaliste consiste à donner du sens au monde qui l’entoure. L’activité
informer a un résultat donner du sens : le résultat est plus fondamental que
l’activité. C’est que donner du sens n’est pas une option laissée au libre choix du
journaliste qui pourrait ou non l’adopter.
Aussi, informer peut relever d’une déontologie professionnelle qui met
principalement l’accent sur les modalités de recherche et de restitution de
l’information. Donner du sens implique plutôt une responsabilité sociale dans la
mesure où cela impose de prendre en compte les effets sociaux de l’acte. Cette
fonction fait du journaliste, un acteur social à part entière, et non un simple témoin-
médiateur hors du jeu social. Il faut qu’il remplisse ce rôle en adoptant une posture
citoyenne qui impose des façons spécifiques de regarder les choses, de les penser et
d’en parler.
L’angle de la vision adoptée pour parler du métier manifeste aussi une autre
particularité. C’est que le journaliste cherche l’information en fonction aussi des
mises en forme dans lesquelles elle va devoir s’intégrer. Là, la presse sélectionne
dans l’ensemble de ce qui lui parvient les événements ou les faits qui lui paraissent
dignes d’être constitués en faits notables et mériter d’être l’objet de l’attention
publique, elle sélectionne, hiérarchise, donne une valeur différentielle.
Le journalisme réclame un traitement plus immédiat que la documentation,
il est relié par un rapport au temps différent et la nécessité de capter l’attention. Ce
rapport au temps est bien souligné par Jean François GARSMEUR (Ex journaliste
en mutation vers le monde de la documentation) :« Le journaliste, est secrétaire de
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rédaction, rédacteur en chef, éditorialiste. Son travail est plus proche de celui du
documentaliste, sauf qu’il a rarement plus quelques minutes pour prendre les
bonnes décisions : il est souvent plus stressé que le reporter de terrain ». (2002).
2.4. Les contraintes
Grégory DERVILLE (Maître de conférences en sciences politiques
Université LILLE II) souligne que malgré le droit de l’Homme de s’exprimer, le
journaliste, miroir qui vient reflète les personnages, les discours et les éléments qui
animent la société, peut être freiné par des contraintes de divers types.
Disant qu’il n’existe pas tout simplement du monde réel à propos duquel on
pourrait tenter d’être objectifs. C’est que le monde que montrent les médias n’est
pas donné, mais façonné. Loin d’être un reflet, l’actualité est le produit de multiples
transactions et constructions des journalistes.
Le journaliste est aussi pris dans un réseau d’acteurs avec lesquels il est en
négociation perpétuelle (les institutions, le personnel politique, les propriétaires des
médias,..). Ce sont ces interrelations qui contribuent à construire une certaine
« réalité », en permettant ou en interdisant l’entrée dans le débat public de certains
discours ou événements, et des enjeux qui les sous-tendent.
Le journaliste n’est donc pas dans la position de celui qui « explore » le
monde et qui y désigne, de sa propre initiative, en toute autonomie et en toute
objectivé, des éléments significatifs. Il participe plutôt à un système contraignant
qui lui impose certains comportements. Donc, il reste que les journalistes sont
soumis à certaines pressions qui ont directement trait aux structures de propriété et
de contrôle de leur entreprise de presse.
Tant que les médias se trouvent face à l’obligation de trouver de quoi
remplir leurs colonnes, un autre type de contrainte se déclare, du fait que les
journalistes doivent chercher des informations que leur repérage et collecte soient
plus efficaces et moins couteux. On voit finalement que loin des discours qui
animent le corps social, le journaliste se situe, en réalité, à un carrefour de
contraintes.

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Conclusion
Ce premier chapitre montre que la presse écrite algérienne a assisté à un
changement qui se traduit par le pourcentage élevé de la professionnalisation du
journalisme et qu’elle se manifeste librement dans les deux langues arabe et
française.
Malgré que les journalistes algériens ont prouvé leur compétence, il est
remarquable que du aux contraintes, la tâche restera toujours difficile à réaliser ou
bien loin d’être tout à fait transparente grâce aux influences.

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DEUXIEME CHAPITRE

L’implicite

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Introduction
Pour faire passer un message sans assumer sa responsabilité, les locuteurs
communiquent plus ce qu’ils veulent dire indirectement ou implicitement.
Mais quand on est dans le domaine de presse, la liberté d’expression ne peut pas
nier la vérité que les journalistes ont toujours la volonté de dire entre les lignes et
même les mots ce qu’ils ne peuvent pas dire explicitement pour éviter efficacement
le mal jugement du sens. Un travail qui se déduit par le biais de l’interprétation. Son
analyse relève de la pragmatique
Alors, qu’est-ce que la pragmatique ? Qu’elle est sa relation avec la
sémantique ? Qu’on entend nous par implicite ? Peut-on dire que le produit
journalistique est une dimension pragmatique grâce aux professionnels du mot ? On
essayera dans ce chapitre d’apporter quelques lumières qui éclaircissent ce maquis
théorique.
1. Définir la pragmatique
La pragmatique, longtemps peu estimée par les linguistes, elle a reçu des
qualificatifs disgracieux et peu favorables à une conceptualisation sérieuse
« Poubelle pragmatique » pour Y. Bar-Hillel (logicien et philosophe de sciences) et
« Auberge espagnole » selon C.Kerbrat-Orecchioni.
Ainsi, le terme pragmatique dérive du grec pragma, qui signifie « action,
exécution, accomplissement, manière d’agir, conséquence d’une action ».
En 1938, le philosophe et sémioticien américain Charles.W.Morris est le
premier à l’utiliser pour définir, paradoxalement, une discipline qui n’existe pas
encore. La pragmatique est cette partie de la sémiotique qui traite du rapport entre
les signes et les usagers des signes.
Et le français Francis Jacques souligne que : « La pragmatique aborde le
langage comme phénomène à la fois discursif communicatif et social »(1979).
Donc, elle est née de réflexions d’horizons divers, logique, philosophique et
linguistique, elle ne reçoit pas de définition unifiée. Mais un point commun
rassemble pourtant ses différentes origines, c’est la notion de sens ou plus
précisément le problème du sens.

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Pour ce fait la définition qu’on essaye à donner à la pragmatique consiste à
envisager sa relation avec les autres disciplines de la linguistique tout
particulièrement avec la sémantique. Pour A.-M. Diller et F. Récanati : la
pragmatique étudie « L’utilisation du langage dans le discours, et les marques
spécifiques qui, dans la langue, attestent sa vocation discursive » (Langue française,
n°42, mai 1979, .3).
Cette définition amène à envisager au sein de la pragmatique deux
orientations principales : la première sous l’impulsion notamment de E. Benveniste
(p.79.88), du côté de l’énonciation, l’autre du côté de l’acte de langage (Austin et
Searle).
Notons que la linguistique d’énonciation est l’étude de ce qui dans la langue
porte la marque d’une énonciation particulière, en tant que fait unique prenant place
dans un cadre énonciatif donné. Selon la formule de C. Kerbrat-Orecchioni, une
linguistique de l’énonciation se définit par « la recherche des procédés linguistiques
[…] par lesquels le locuteur imprime sa marque à l’énoncé, s’inscrit dans le message
(implicitement ou explicitement) et se situe par rapport à lui (problème de la distance
énonciative). C’est une tentative de repérage et de description des unités, de quelque
nature et de quelque niveau qu’elles soient, qui fonctionnent comme indices de
l’inscription dans l’énoncé du sujet d’énonciation ». (1980, .32).
En effet, la pragmatique s’est développée à partir des recherches en
philosophie du langage de J-L. Austin sur les actes de langage et H. P. Grice sur
l’implicite.
2. Pragmatique Versus Sémantique
Dans la perspective gricéenne, tant que la sémantique a pour objet ce qui est
dit (sens et référence chez Austin) et correspond aux aspects vériconditionnels du
sens. La pragmatique correspond à ce qui est implicite, ou aspect non
vériconditionnels du sens. (Grice 1989)
Selon certains chercheurs français (O. Ducrot, Fr. Récanati, C. Kerbrat-
Orecchioni), la pragmatique se surajoute à la sémantique pour rendre compte des
aspects dont celle-ci ne traite pas : la description de la situation de communication
et des conditions de réussite de la communication, l’étude des

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mots situationnels comme je, tu, maintenant, ici (déictiques de personne, de temps
et de lieu) qui s’interprètent relativement à la situation de communication.
La pragmatique est donc vue comme une théorie sémantique intégrant dans
le code linguistique les aspects liés à l’énonciation même.
Le sens de l’énoncé résulte de la conjonction d’informations linguistiques
appartenant au composant linguistique de la phrase (morphèmes, unités lexicales) et
livrant la signification de la phrase, et d’informations extralinguistiques appartenant
au composant pragmatique (ou rhétorique), intégré à la sémantique. C’est ce qui
appelé : la pragmatique intégrée à partir des années 1970 et surtout les années 1980,
à la différence du courant anglo-saxon, la pragmatique y est vue comme une
discipline fille de la linguistique.
Intégrée à la linguistique, la pragmatique intervient dans l’interprétation des
énoncés pour prendre le relais de la sémantique lorsque celle-ci a achevé son rôle et
épuisé toutes ses possibilités.
3. Qu’est-ce que nous entendons par « implicite » ?
Etymologiquement, implicite signifie qui peut être impliqué .Donc, on
considère comme implicite ce qui n’est pas clairement exprimé, mais peut être
déduit. Toute énonciation peut être chargée d’un contenu implicite dès que son
locuteur implique des informations supplémentaires, sans pouvoir affirmer de façon
évidente son existence.
Soit, il préfère laisser entendre ou faire entendre ce qu’il ne veut pas ou
n’ose pas dire explicitement. Comme le souligne Oswald Ducrot : « Il ne s’agit pas
seulement de faire croire, il s’agit de dire sans avoir dit ». (Ducrot, 1972, .15).
Soit, pour amener son interlocuteur à certaines conclusions sans pour autant
assumer la responsabilité de cet acte. Ce que affirme Ducrot :« On a bien
fréquemment besoin à la fois de dire certaines choses, et de pouvoir faire comme si
on les avait pas dites, et de les dire, mais de façon telle qu’on puisse refuser la
responsabilité de leur énonciation ».(Ducrot, op.cit, p : .05)
Pour Kerbrat-Orecchioni : « la majorité des énoncés possèdent en plus de
leur contenu explicite, un ou plusieurs contenus implicites qui viennent se greffer
sur le précédent ».(Orecchioni, 1986, 116-122).Elle propose des exemples qui

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illustrent bien que la prise en compte du fonctionnement de l’implicite est
nécessaire pour une interprétation de la structure profonde de l’énoncé pour qu’elle
soit simple, voire plus claire pour le locuteur (qui énonce) que pour l’interlocuteur
(qui interprète).
« Or, on ne parle pas toujours directement. Certains vont même jusqu’à
dire qu’on ne parle jamais directement ; qu’il fait chaud ici « ne signifie jamais
qu’’il fait chaud ici, c’est selon, « ouvre la fenêtre », « ferme le radiateur », « est-ce
que je peux tomber la veste ? », « il fait frai ailleurs », « je n’ai rien de plus
intéressant à dire », etc. : bref, ce serait l’interdiction qui serait la règle ».
(Orecchioni, op.cit. 1998 : 05)
Le sens implicite est donc tout ce qui dépasse, le signifiant d’un message, le
sens littéral de l’énoncé. Ce dernier communique exactement ce qu’il entend
signifier ou l’énoncé communique plus que ce qu’il entend signifier.
Par exemple :
Si, alors que vous vous trouvez à l’arrêt devant un feu tricolore, votre
passager vous dit : « Le feu est vert, vous ne répondez pas : « Oui, j’ai vu », mais
vous démarrez en complétant éventuellement votre acte par « Oui, j’y vais ».
Il apparait ainsi nettement que l’énoncé, en regard de la situation d’échange
communique plus que ce qu’il dit. Il comprend donc un acte de langage indirect, un
contenu non littéral ou implicite. Dans ce sens, l’implicite pourrait être considéré
comme la somme de tout ce qui s’oppose au sens explicite : il désignera des
significations secondes, qui peuvent être déduites de l’énoncé.
Pour Kerbrat-Orecchioni, tout contenu a une composante explicite et une
autre implicite où l’inférence pouvant se manifester à son tour comme présupposés
ou sous-entendus. (1986 :.21-22). Elle reformule de la façon suivante, la
schématisation d’un énoncé proposé par Grice :
Fig. n°3 :
Les composants du contenu selon Grice
Contenus Non-dit

Explicite Implicite = inférences

Présupposé Sous-entendu
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Elle souligne que les contenus implicites ont en commun la propriété de ne
pas constituer le véritable objet du dire, tandis que les contenus explicites
correspondent en principe toujours à l’objet essentiel du message à transmettre.
Lorsqu’on produit des énoncés, on en dit plus ce qu’on dit.
3.1. Les différentes formes de l’implicite
On peut répartir les contenus implicites en deux catégories principales :les
présupposés et les sous-entendus.
3.1. 1. Les présupposés
Pour Ducrot, le contenu présupposé de l’énoncé, est un contenu informatif
communiqué de manière implicite. Le mécanisme de la présupposition est inscrit
dans la structure même du code de la langue et est donc indépendant des
circonstances de l’énonciation : le présupposé est antérieur à l’acte d’énonciation.
Dans l’échange conversationnel, le présupposé est ce qui doit être
nécessairement accepté par les intervenants pour que ceux-ci se comprennent ; il
s’agit d’un principe de cohérence qui assure la continuité du discours.
Le présupposé relève de l’intention du locuteur et appartient au sens
explicite ou contenu posé de l’énoncé. Dès lors, si la fausseté du présupposé est
démontrée, il devient très difficile, voire impossible, de soutenir la validité de
l’énoncé.
Selon C. Kerbrat-Orecchioni, les présupposés sont : « Toutes les informations
qui sans être ouvertement posées, sont cependant automatiquement entrainées par la
formulation de l’énoncé, dans lequel elles se trouvent intrinsèquement inscrites, quelle que
soit la spécificité du cadre énonciatif ». (L’implicite, .25)
Ils présentent un moyen automatique d’informativité grâce à leur nature
implicite.
Soyons l’exemple suivant :
- Leïla a encore raté son car.
Ici, l’adverbe « encore » laisse deviner que Leïla a déjà raté son car au moins une
fois.
Donc, n’importe quelle personne peut aisément comprendre le présupposé
en fonction du composant linguistique et contextuel de l’énoncé. Comme le

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souligne Chiali : « Les sens implicites que constitue le présupposé sont donc liés à
l’énoncé, et indépendant de leur apparition dans un contexte précis ». (Chiali,
,2008 :.124-125).Connaître le présupposé est par conséquent un préalable
indispensable à la recherche du sous-entendu.
3.1. 2. Les sous-entendus
Pour O. Ducrot, le contenu sous entendu de l’énoncé est un contenu
informatif communiqué de manière implicite, dans un énoncé non littéral. La
production d’un sous-entendu dépend directement des circonstances de
l’énonciation : le sous-entendu est postérieur à l’acte d’énonciation.
Le sous-entendu relève de l’interprétation de l’interlocuteur et est toujours
exclu du sens explicite ou contenu posé de l’énoncé. Dès lors, il est toujours loisible
au locuteur de se retrancher derrière le sens explicite de l’énoncé et de laisser au
seul interlocuteur la responsabilité de l’interprétation du sous-entendu. Il est
postérieur au contenu présupposé. (Ducrot, op.cit., 173).
Pour Kerbrat-Orecchioni, les sous-entendus englobent : « Toutes les
informations qui sont susceptibles d’être véhiculées par un énoncé donné, mais dont
l’actualisation reste tributaire de certaines particularités du contexte énonciatifs ».
(1986 : 30-39).C’est que, à un seul signifiant, on peut attribuer un premier signifié
décodé par la compétence lexicale de l’interlocuteur, et un deuxième signifié, qui
représente le vrai signifié implicite que voulait communiquer le locuteur.
Par exemple :
- Deux personnes discutent depuis un certain temps.
L’un d’eux regarde sa montre et dit : « Il est tard ».
Les sous-entendus peuvent être :
- Il est temps que vous partiez
- Cette conversation m’ennuie
- Je dois me lever tôt demain.
L’interprétation d’un sous-entendu dépend ainsi beaucoup du contexte.

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3.1. 3. Présupposé Versus Sous-entendu
Même s’ils communiquent tous deux une information implicite, le
présupposé et le sous-entendu se distinguent l’un de l’autre. Quatre critères le
montrent : leur relation avec le code et le contexte, leur comportement syntaxique,
le rapport du sens implicite au sens explicite et les rôles respectifs du locuteur et de
l’interlocuteur par rapport au sens implicite.
Tableau n°1 : le présupposé en opposition avec le sous-entendu
Présupposé Sous-entendu
- Désigne ce qui peut être - Désigne une déduction, une
logiquement impliqué par le posé. conséquence, un après du posé.
- Ce qui est présupposé, censé être - Ce qui est sous-entendu peur être une
connu de l’interlocuteur (une source de malentendus.
évidence partagée par le locuteur et - Dépend du contexte.
son interlocuteur). - Nait des conditions particulières de
- Demeure inchangé quelle que soit l’énonciation.
la modalité de la phrase. - Il résulte d’une réflexion menée par
- Peut être trouvé sans avoir recours l’interlocuteur sur les circonstances de
au contexte. l’énonciation. (une intention
- Entrainé par la formulation de récupérée par l’interlocuteur).
l’énoncé, indépendamment de la - Il appartient à l’énoncé, donc à la
situation d’énonciation. pragmatique.
- Il appartient à la phrase, donc à la - Constitue un énoncé qu’on préfère ne
sémantique. pas prononcer, des vérités qu’ont sans
- On peut forcer le destinataire à les dires, qu’on laisse conclure à son
admettre certaines vérités sans lui destinataire s’il suit le raisonnement
laisser la possibilité de les réfuter,
qu’on lui suggère.
car il est difficile de contredire ce
qui a été non pas dit, mais - L’interprétation est toujours fragile et
seulement discrètement glissé dans discutable.
l’énoncé.
- Les informations sont impliquées
obligatoirement par ce qui est dit
explicitement

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3.2. Les inférences
Pour Kerbrat-Orecchioni, la notion d’ « inférence » désigne : « Toute
proposition implicite que l’on peut extraire d’un énoncé, et déduire de son contenu littéral
en combinant des informations de statut variable (internes ou externes).(L’implicite,
1986. 24).
Selon Ducrot, l’inférence est la relation qui existe entre un fait et la
production d’un énoncé. Ce dernier présentant ce fait comme le point de départ
d’une déduction débouchant précisément sur la production de l’énoncé. Il s’agit de
tisser des liens entre l’énoncé et ses données contextuelles et situationnelles pour
interpréter le message reçu et saisir les informations implicites.
Les deux linguistes Christian Baylon et Xavier Mignot insistent sur le côté
logique de la déduction en affirmant que l’inférence est une : « Information qui se tire
logiquement du sens explicite des énoncés ». (Baylon, Xavier, 2000, .165).
C’est ce qui est appelé par le processus inférentiel d’interprétation du
langage mettant en jeu deux types de compétences. Que l’on peut les schématiser
comme suit :
Fig. n°4 :
Les deux types de compétences du processus inférentiel
Inférence

Compétence logique Compétence encyclopédique

En effet, Gineste, Marie-Dominique, Le Ny, Jean François Alain, attestent


que les inférences jouent un rôle remarquable pour l’extériorisation de l’implicite.
Elles conduisent le système cognitif du compreneur à franchir un pas d’une
information à une autre. (2002, .134).

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Fig. n°5 :
Comment extérioriser le contenu implicite
Le processus inférentiel

Compétence Compétence

logique encyclopédique

Le raisonnement Des hypothèses,


connaissances préalables
La réflexion -Interlocuteur- non linguistiques

Une bonne déduction


d’information

Le récepteur se sert de ses connaissances et de sa mémoire pour interpréter


et analyser les informations implicites. Pour Patrick CHARAUDEAU et Dominique
MAINGUENAU, les inférences se classent en trois types comme l’on peut
schématiser ainsi :

Fig. n°6 :

Le classement des inférences

L’inférence L’inférence L’inférence


contextuelle situationnelle interdiscursive

Par inférence contextuelle, on entend que l’interprétation passe par la


lecture de l’entourage de l’énoncé soumis au déchiffrage.

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Par inférence situationnelle, on entend que l’interprétationadopte les
données de situation pour décrypter le message.

Et par inférence interdiscursive, on entend que l’interprétation dépend des


anciennes connaissances de l’interlocuteur stockées dans sa mémoire pour les lier et
déterminer l’information implicite.

Donc, l’inférence est un mode de raisonnement où le destinataire infère par


application des maximes conversationnelles pour lui permettre de passer de la
signification littérale à la signification non-littérale implicite.

Prenons comme exemple la phrase suivante :

- Pouvez-vous me passer le sel ?


L’interlocuteur inférera que le locuteur connaît la réponse évidemment
positive à cette question, ce qui engage une autre interprétation de la phrase, à
savoir que la capacité à passer le sel étant un préalable nécessaire à l’action
effective de passer le sel, le locuteur demande en fait qu’on lui passe le sel.
Le succès de l’échange interactif entre ses participants se fait par un
principe que Grice, appelle le principe de coopération.
S’il est admis, ce principe peut se décliner en un ensemble de quatre règles
spécifiques que Grice les nomme : maximes conversationnelles réparties en quatre
catégorie.
Fig. n°7 :
Les maximes de conversation

Le principe de coopération

Maxime de Maxime de Maxime de Maxime de


quantité qualité relation modalité

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- Maxime de quantité : donner autant d’informations que nécessaire, mais pas
plus.
- Maxime de qualité : ne pas affirmer ce qu’on sait faux ou ce pour quoi on
manque d’informations
- Maximes de relation : parler à propos, être pertinent, notamment en ce qui
concerne le sujet de l’échange.
- Maxime de modalité : qui porte non sur ce qui est dit mais sur la manière de
dire : être clair, c'est-à-dire éviter les énoncés obscurs et ambigus.
Ces règles permettent l’interprétation des contenus implicites d’un énoncé.
Ainsi que leur respect conditionne le succès de l’échange.
4. Le texte de presse : une dimension pragmatique
Selon Louis de Saussure, le texte de presse, est conçu pour qu’il soit lu par
tout le monde et pas à une audience identifiée à l’avance. Ce qui fait d’un texte de
presse, un laboratoire pour des interprétations différentes. Cette communication
implicite qu’offre l’écriture journalistique à l’aide de l’usage des contenus typiques
constituants alors des contenus interprétatifs.
C’est pour cette raison, que la bonne gestion de ces derniers dans le
domaine de presse est dite délicate .C’est que, le journaliste doit appliquer sa
maîtrise d’usage et d’emplacement des messages ; en jouant sur la distribution
sémantique qui touche les connaissances et les croyances du lecteur tout au long de
son produit pour que l’interprétation soit facile.
Conclusion
Dans notre langage quotidien, on trouve toujours une part de signification
ambigüe, même dans les conversations simples de tous les jours des points
d’interrogation qui cherchent des interprétations. Et ça est du à deux raisons que les
locuteurs proposent, soit que nous nous n’exprimons pas tous nos énoncés puisque
il sera un temps infini. Soit, que nous préférons que notre interlocuteur se trouve
dans une situation d’interpréter ce que nous n’osons pas le dire explicitement.
L’implicite est, par définition, les significations secondes, qui peuvent être
déduites de l’énoncé. Dans son sens large, il pourra être considéré comme la
somme de tout ce qui s’oppose au sens explicite. Il est intégré dans le contexte de

39

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presse comme une sorte de ruse professionnelle, qui a comme objectif de partager
un point de vue, et d’influencer les prises de décisions des lecteurs concernant leur
actualité sociale, politique ou culturelle à travers ses types.
En se servant de ce qui est présupposé, de ce qui est sous-entendus, tout en
se référant à nos compétences logiques et encyclopédiques pour construire un bon
raisonnement qui nous oriente vers une bonne déduction des contenus implicites.

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DEUXIEME PARTIE

L’implicite sémantique dans les


textes de presse écrite

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PREMIER CHAPITRE

Les différentes formes de


l’implicite dans les articles de
presse choisis

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Introduction
A l’issue du développement indiscutable qu’a connu la presse écrite en
Algérie, cette dernière décennie. Nous avons décidé de travailler sur un quotidien
d’information francophone de la presse algérienne El Watan.
Nous avons été confrontés à une pile volumineuse des articles. Mais suite à
une lecture soigneuse, nous avons pris (03) articles du quotidien cité supra. Et pour
que la recherche soit intéressante, elle doit s’inscrire dans un temps bien déterminé,
qui justifie la bonne compréhension du choix pour toute personne veut lire notre
recherche.
Alors, cette période du 19 mars 2016 au 24 mars 2016 est marquée à
l’échelle nationale, par :
- La réforme de l’école algérienne face aux manifestations des enseignants
contractuels ;
- Le retour inattendu de l’ancien ministre de l’Energie : CHAKIB KHELIL.
Quant à l’échelle internationale :
- Les attentats sanglants du Bruxelles, la capitale de la Belgique.
- La visite historique du président américain Obama à la Havane.
Nous avons fixé notre choix sur l’éditorial et la chronique. Pour une simple
raison, que c’est là, où le journaliste tient cet angle pour faire passer l’avis du
journal pour le 1er type, et son avis personnel critique pour le 2ème type
occasionnellement autour de l’actualité. Nous les présenterons lors de l’analyse.
L’intérêt de cette étude consiste à catégoriser l’implicite sémantique dans
les textes de presse et à mettre en lumière son statut linguistique, puis la façon dont
il est employé. Mais avant de passer à la mise en pratique, nous allons présenter
brièvement le quotidien El Watan.
1. Présentation du journal
El Watan comme son nom l’indique, « la nation » est un quotidien
généraliste algérien en langue française, qui paraît pour la première fois le 08
octobre 1990.
Il est fondé par un groupe d’anciens journalistes à la suite de la promulgation
d’une loi autorisant la presse privée en Algérie. Son titre accompagné du sous-

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titre : « Quotidien Indépendant ». Ce dernier a fait de ce journal, la 1ère référence
journalistique du pays.
Il est aussi le premier quotidien algérien accessible en ligne sur Internet avec un
site Web : www.elwatan.com qui traite aussi bien de politique intérieure que de
faits divers, de culture, d’économie, de sport ou d’actualité internationale.
(Définition prise du Fr.Wikipédia.org/Wiki/el Watan).

2. Recueil et analyse des énoncés témoignant l’implicite dans les articles


repérés
Tableau n°2 : L’emploi de l’implicite dans l’article n°1
Article n°1 :
Présentation : Il s’agit d’une rubrique écrite par Chawki Amari dont le titre est
« Chak2, we have no comment » du 21 mars 2016. (Voir les annexes).
Enoncé n°1 Posé Présupposé Sous-entendu
« Comme son ami Lesdeux - Chakib Khelil est - Puisque Chakib
d’enfance hommes l’ami d’enfance Khelil et Abdelaziz
d’Abdelaziz Bouteflika sont des
Abdelaziz politiques ne
Bouteflika. amies d’enfance, ils
Bouteflika, font pas le - Le point de vue ont le même
Chakib Khelil ne recours du peuple ne comportement
concerne pas les communicatif avec le
pas va s’adresser à demandé à leur
deux hommes. peuple.
son peuple ». peuple. - Mais l’usage de - L’outil
la négation « ne comparatif « comme
pas » montre que » laisse deviner que
le journaliste a Abdelaziz Bouteflika
violé la maxime de n’a pas l’habitude de
manière, puisque il faire recours à son
a évité d’être clair, peuple.
en disant « ne me
dire ce que je n’ai
pas dit ».

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Enoncé n°2 Posé Présupposé Sous-entendu
« Il est innocent, - Chakib Khelil - L’emploi du - Les sous-entendus
présent de peuvent être :
point » n’est pas
l’indicatif laisse - il n’a pas volé ces
coupable. millions de dollars.
supposer que le
ministre d’Energie - Il est arrivé pour
mettre un point final
n’était pas
aux malentendus
innocent retenus.
auparavant, il est
accusé tant qu’il
était à l’extérieur
du pays.

Tableau n°3 : L’emploi de l’implicite dans l’article n°2

Article n°2 :
Présentation : Il s’agit d’un article écrit par Omar Arbane dont le titre est
« AlGER N’EST PAS LOIN» du 22 mars 2016. (Voir les annexes).
Enoncé n°1 Posé Présupposé Sous-entendu
« Ni la chaleur Malgré les - les contractuels - « Ni » laisse
obstacles ont la volonté entendre pour le
des jours
d’un combattant gouvernement et la
précédents ni le météorologique société que quelque
que même les
soit les facteurs ou
mauvais temps s, les circonstances les circonstances, les
qui a suivi n’ont contractuels miséreuses ne protestatairesne vont
l’empêchent pas. pas plier ses
infléchi la volonté n’ont pas dévié
banderoles déclarant
de ces leur chemin. leur droit.
combattantes et
combattants de la
dignité »».

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Enoncé n°2 Posé Présupposé Sous-entendu
« Le président de -.Le président - Le président de - L’usage des verbes
de la la République et le « interpeller »et
la République « œuvrer » laisse
1er ministre
ainsi que le République entendre que Le
doivent agir face à
ainsi que le 1er président de la
Premier ministre cette situation République et le 1er
sont interpellés à ministre sont délicate. ministre connaissent
- Les contractuels le déroulement de
œuvrer dans le demandés à
adressent avec une cette pénible scène
but d’un trouver une parole impérative mais se
solution le plus aux chefs d’Etat désintéressent alors
dénouement de
que même la société
tôt possible. pour trouver une
cette question et mondaine se
résolution et solidarise avec eux.
dans les plus brefs donner une
délais » réponse définitive.

Tableau n°4 : L’emploi de l’implicite dans l’article n°3


Article n°3 :
Présentation : Il s’agit d’un article écrit par Amar.Z dont le titre est « Une chasse à
l’homme lancée en Belgique» du 24 mars 2016. (Voir les annexes).
Enoncé n°1 Posé Présupposé Sous-entendu
«Une chasse à Les autorités - En Belgique, il y - .Tout homme qui
l’homme lancée en
belges lancent a d’autres types de semble au
une demande chasse que celle de comportement d’un
Belgique ». d’arrêt urgente l’homme.
terroriste est
coupable.
des
- Tout commanditaire
commanditaires. est poursuivi à la
de ces attentats. mort.

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Enoncé n°2 Posé Présupposé Sous-entendu
«Le -Le - Le niveau - A la suite de cette
gouvernement a renforcement d’alerte contre les tentative terroriste,
menaces les belges se sentent
décidé, hier, de des moins sécurisés ou
terroristes était
ils ont constatés que
relever le niveau surveillances moins élevé qu’il les consignes de
de la menace sécuritaires le faut avant cette sécurité ne sont pas
tentative. tellement respectées.
terroriste au contre les
niveau terroristes.
maximum. »

Suite à l’analyse effectuée, nous avons constaté que le journaliste rend ce


qu’il veut dire plus expressif, plus impressionnant, en utilisant les figures de style.
Elles sont utilisées en tant que procédés d’écriture qui met en jeu l’effort du
journaliste pour constituer son intention sous un effet particulier.
Tableau n°5 : La figure par analogie qui permet de créer des images
Enoncé Type de figure de style employé
«(..) repu et fatigué comme un boa en
sieste après avoir avalé une série de Comparaison
crocodiles »
Tableau n°6 : La figure de substitution qui permet de créer des images jouant sur
l’implicite
Enoncé Type de figure de style employé
« Il va donc intenter un procès contre
le général Toufik qui a Sali son
Périphrase
costume chic ».

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Tableau n°7 : La figure de l’insistance
Enoncé Type de figure de style employé
« (…) il n’a jamais fait partie d’un
parti politique, d’un club de jazz ou Anaphore
d’une association de quartier. »
Tableau n°8 : La figure d’opposition
Enoncé Type de figure de style employé
« (…) acclamé ou réclamé..» Antithèse
« Il aurait d’ailleurs même réoccupé
son appartement luxueux du dernier
étage de l’immeuble du ministère de Paradoxe
la cité(…) ? alors qu’il n’est plus
ministre de l’Energie.
Tableau n°9: La figure qui joue sur le son
Enoncé Type de figure de style employé
« Tout comme BRC est innocent,
Dick Cheney innocent, Amar Assonance
Saadani innocent »

Mais ce qui est remarquable suite à notre analyse, que le taux d’usage des
figures de style dans le commentaire est plus élevé qu’un éditorial. Dont l’objectif
est de créer un effet et de prend parti du sujet traité.
Aussi, l’un des procédés par lesquels s’instaure l’implicite dans les textes de
presse est l’ironie.
Nous avons relevé un énoncé dans lequel, nous constatons un ton moqueur
et interrogatif au même temps
- « Rien n’est éternel, pas même le pétrole, simple combustible fossile appelé
à disparaître ».
- L’inférence dans l’interrogation suivante : « Pourquoi le général de l’ombre
devrait assister au procès du DRS ? ».

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-L’abréviation « Chak2 » du prénom du ministre donne l’air d’un nombre d’épisode
d’un film et qu’il y aura la suite.
- Le code Switching (l’alternance codique) dans le titre « we have no comment »
employé pour faire passer implicitement l’idée que tant que le ministre d’Energie ne
parle pas la même langue que le reste du peuple, on lui s’dresse avec sa langue.
Conclusion
Dans un article de presse, le journaliste ne peut pas être tout à fait objectif
pour la simple raison que ce premier, comme tout humain, cherche à fait passer à
travers les filtres de ses mots, son idéologie, son appartenance et ses croyances.
Le journalisme est un métier dont l’objectif est de rapporter des faits et rien
que les faits. Donc, toute tentative de prendre parti face à un sujet put prendre le
journaliste vers un chemin, indésirables, sont ses conséquences.
Les textes de presse témoignent d’une richesse au niveau conversationnel et
linguistique. En général, ils sont régis par un règlement qui gouverne l’usage et la
nature de l’implicite.
Donc, les lecteurs se trouvent dans une situation d’interpréter le sens
impliqué en se référant à l’environnement discursif et au savoir partagé.

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DEUXIEME CHAPITRE

Interprétation du questionnaire

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Introduction
Pour aboutir aux objectifs de notre recherche, l’élaboration d’un
questionnaire nous a permis de s’approcher à une dizaine de journalistes.
Le but de ce questionnaire est de collecter des informations utiles et fiables
concernant la prise de la position d’un journaliste dans son produit, la façon dont
elle est présentée d’une manière explicite ou bien implicite.
Ce questionnaire se compose d’une série de questions adressée aux
informateurs afin d’identifier l’implicite entant que technique discursive pour éviter
la responsabilité de dire.
Nous avons enquêté 07 hommes et 3 femmes âgés de 30 à 50 ans avec une
ancienneté de 02 à 15 ans exerçant le métier dans plusieurs wilayas à l’aide de 14
questions, parmi lesquelles 11 sont fermées (QCM) et 4 ouvertes pour donner la
liberté de communique leur point de vue. Tant que nous ne connaissons pas
plusieurs journalistes, un informateur a pris la responsabilité de distribuer notre
questionnaire à l’aide des courriers électroniques.
1. Présentation du questionnaire

Questionnaire

Nous avons l’honneur de vous adresser ce questionnaire qui s’inscrit dans le


cadre d’une recherche scientifique. Cette étude s’interroge sur l’idée que malgré la liberté
d’expression en Algérie, les journalistes ont toujours des contraintes et la non-autorité de
dire, de s’exprimer.

Des lors, notre étude a comme objectif de connaître comment la notion de


l’implicite est conçue par les professionnels du mot, et si elle présente une technique ou un
style pour démontrer la perspective du journal. Pour ce fait, nous souhaitons que vous
apportiez votre contribution en toute sincérité pour bien cerner ce phénomène dans notre
presse écrite.

On tient à vous rappeler que ce questionnaire est anonyme et n’est utilisé que dans
cette recherche.
Quelques informations avant de commencer :

Sexe : Masculin Féminin

Age : ans

Expérience dans le domaine (l’ancienneté) : ans

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1. Que pensez-vous sur le statut de la presse écrite d’expression française en Algérie ?
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
2. Que dites-vous sur le français en Algérie ?
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
- a-t-il des spécificités ?
Oui Non
3. Est-ce que vous êtes conscients des lacunes que connait le lecteur algérien en
français ?
Oui Non
Que-dites-vous ?
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
4. Est-ce le choix des mots propres à la réalité culturelle algérienne peut-être lu comme
une stratégie de conformité avec elle ?
Oui Non
Si oui, comment ?
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
5. Quel votre avis sur la question de la responsabilité dans l’écriture de presse ?
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
6. Y-a-t-il des règles médiatiques qui vous font soucieux de ne pas perdre la confiance de
vos lecteurs ?
Oui Non

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Si oui, quelles sont ?
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
7. Malgré la liberté d’expression, il arrive à un journaliste, ce qu’il ne veut pas dire ou
n’ose pas de dire explicitement ?
Oui Non
Si oui, pourquoi ?
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
8. Quelle est votre définition de « l’implicite » ?
………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
9. Est-il vrai que les sous –entendus déchargent le journaliste de toute responsabilité de
l’avoir dit ?
- Absolument vrai - Pas tellement - Pas une condition

10. . Est-ce le recours vers l’implicite en tant que technique discursive peut-être lu
comme une sorte de ruse d’un journaliste compétent ?
Oui Non

11. Le fait de partager la même culture ou le même contexte situationnel aide-t-il le lecteur
à décoder le message implicite de son informateur ?
Oui Non
Si oui, comment ?
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
Si non, pourquoi ?
………………………………………………………………………………………………

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………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
12. Ce qui est caché, impliqué et non-dit, forme-t-il :
- Un aspect essentiel
- Un aspect d’esthétique
- Une façon de concevoir l’expression et la perspective du journal
13. Peut-on considérer que le bon usage des constructions lexicales, grammaticales et
syntaxiques comme des outils qui suscitent la machine interprétative mentale du
lecteur ?
Oui Non
Si oui, comment ?
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
14. En somme, considérez-vous que cet usage rend l’information ou la perspective du
journal plus fiable et accessible afin de :
- Rester fidèle à vos lecteurs
- Eviter le risque de les choquer ou plutôt de les perdre.

Merci, votre aide nous sera d’un apport précieux

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2. Analyse et interprétation des résultats du questionnaire

Questions n°1 : Que pensez-vous sur le statut de la presse écrite d’expression


française en Algérie ?
A cette question, les réponses étaient multiples.
- 60% des journalistes disent que la presse écrite francophone jouit d’un statut
intéressant et bien structuré par rapport à la presse arabophone.
- 10 % des journalistes pensent que la presse en Algérie n’existe pas pour qu’elle
puisse avoir un statut.
- Quant aux 30%restants préfèrent de ne pas répondre à cette question. De ce fait,
on a pu constater que soit, ils n’ont pas de commentaire ; soit la presse, selon
eux, n’a pas encore abouti le niveau d’un statut.
Question n°2 : Que dites-vous sur le français en Algérie ?
Les réponses à cette question, n’étaient pas tellement suffisantes.
- 80% des journalistes considèrent le français comme une langue étrangère en
Algérie et qui reste telle qu’elle tant que le niveau des algériens s’affaiblie au
fur et à mesure.
- 20 % des journalistes affirment que c’est une langue étrangère en toute
dégradation, appelée à disparaitre devant l’émergence de l’anglais.
Concernant les spécificités du français. La majorité affirme cette idée.
Fig. n°8 :
Réponses à la question n° 2

Non 00%

Oui
100%

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Question n°3 :Est-ce que vous êtes conscients des lacunes que connait le lecteur
algérien en français ?
Fig. n°9 :
Réponses à la question n° 3

Non
00%

Oui
100%

Autour des lacunes connues par le lecteur algérien en français, 90% parmi
nos informateurs affirment que le niveau du lectorat en Algérie est faible. 10%
déclarent que le niveau est en une remarquable croissance
Fig. n°10:
Réponses à la question n° 3

100%

90%

80%

70%

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%
les lacunes du lectorat

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Question n°4 :Est-ce le choix des mots propres à la réalité culturelle algérienne peut-
être lu comme une stratégie de conformité avec elle ?
Fig. n°11 :
Réponses à la question n° 4

Non
20%

Oui
80%

Ces résultats confirment que la majorité des journalistes, lors de la rédaction


des articles, font un choix délicat du lexique employé, en l’appelant « un français
made in Alegria »pour qu’il soit à la conformité de la réalité culturelle algérienne.
Question n°5 : Quel votre avis sur la question de la responsabilité dans l’écriture de
presse ?
Les réponses étaient identiques, les journalistes voient que pour ne pas
assumer la responsabilité de leurs papiers, ils essayent le maximum pour être
objectifs et neutres.
Question n°6:Y-a-t-il des règles médiatiques qui vous font soucieux de ne pas
perdre la confiance de vos lecteurs ?
Fig. n°12:
Réponses à la question n° 6

Non
0%

Oui
100%

Les réponses à cette question, confirment celles de la question précédente,

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la totalité des journalistes préfèrent l’objectivité, la neutralité pour garder la
confiance de leurs lecteurs.
Question n°7:Malgré la liberté d’expression, il arrive à un journaliste, ce qu’il ne
veut pas dire ou n’ose pas de dire explicitement ?
Fig. n°13 :
Réponses à la question n° 7

80%

20%

Oui Non

Question n°8:Quelle est votre définition de « l’implicite » ?


Parmi les 10 informateurs, 60%seulement ont donné des définitions
semblables aux celles des spécialités. Ce qui a laissé entendre que un grand nombre
ne connaissent pas que signifie exactement la notion de « l’implicite ».
Question n°9: Est-il vrai que les sous –entendus déchargent le journaliste de toute
responsabilité de l’avoir dit ?
Fig. n°14 :
Réponses à la question n° 9

0.7
60%
0.6
0.5

0.4
30%
0.3
0.2
10%
0.1

0
Absolument vrai Pas tellemnt Pas une condition

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Les résultats obtenus confirment l’idée que le journaliste ne s’exprime pas
explicitement pour ne pas assumer la responsabilité de ce qui est ou compris. En
disant : Ne me dire pas ce que je n’ai pas dit.

Question n°10: Est-ce le recours vers l’implicite en tant que technique discursive
peut-être lu comme une sorte de ruse d’un journaliste compétent ?
Fig. n°15 :
Réponses à la question n° 10

20%

80%

- 80% des journalistes enquêtés considèrent l’implicite comme l’un des techniques
discursives pour faire passer un point de vue tout en évitant le mal jugement ou la
mal interprétation.
Question n°11:Le fait de partager la même culture ou le même contexte situationnel
aide-t-il le lecteur à décoder le message implicite de son informateur ?
Fig. n°16 :
Réponses à la question n° 11

80 %

20 %

Oui Non

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Question n°12:Ce qui est caché, impliqué et non-dit, forme-t-il :
Fig. n°17 :
Réponses à la question n° 12

70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Un aspect Un aspect une façon de
essentiel d'ésthétique concevoir
l'expression et la
perspective du
journal

Question n°13: Peut-on considérer que le bon usage des constructions lexicales,
grammaticales et syntaxiques comme des outils qui suscitent la machine
interprétative mentale du lecteur ?
60 % personnes des journalistes, confirment qu’une bonne rédaction faite
avec le bon usage des constructions lexicales, grammaticales et syntaxiques suscite
sans doute l’intérêt du lecteur, garantit la crédibilité et la confiance ce qui lui
inculque implicitement l’esprit de s’attacher à l’idéologie de ce journal.
Question n°14: En somme, considérez-vous que cet usage rend l’information ou la
perspective du journal plus fiable et accessible afin de :
Réponses Nombre de réponses Pourcentage

Rester fidèle 07 70%


Eviter le risque de les
03 30%
choquer ou plutôt de les
perdre
Ces réponses affirment les précédentes, pour que l’information soit fiable et
accessible et que la perspective du journal soit claire, le bon usage du lexique est un

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outil intéressant et essentiel pour protéger cette relation de fidélité entre le journal et
ses lecteurs.
3. Synthèse du questionnaire
Les résultats fournis par cette enquête, reflètent que les journalistes
déclarent la non-autorité de traiter un tel sujet d’une façon neutre. L’écriture
journalistique en Algérie est régie par des règlements de différents ordres.
D’ailleurs, la majorité d’entre eux considèrent l’implicite comme un
procédé qui leur décharge de toute responsabilité afin de dépasser toutes les
obstacles.
Ils ont démontré que le niveau de lecteur francophone remet en question le
bon usage du lexique afin de l’intégrer, avec toute conformité, au sein de sa réalité
politique et socioculturelle.
Conclusion
L’objectif tracé préalablement est atteint, dans ce chapitre, nous avons pu
recueillir un ensemble d’information intéressantes concernant la manifestation de
l’implicite dans un article de journal, la manière dont il est employée, les contraintes
et les règles qui régissent l’écriture journalistique.
Ainsi, les résultats de ce questionnaire, relèvent deux types de constats ; le
premier est que la majorité des journalistes méconnaissent la définition de notre
notion noyau ; l’implicite ; le deuxième démontre que la presse écrite en Algérie n’a
pas encore un statut libre dit autonome malgré les efforts fournis. Ce qui laisse
entendre que les journalistes doivent laisser leur considérations de côté, de les
exclure de leur travail ou bien les faire passer implicitement pour se décharger de
tout type de responsabilité.

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CONCLUSION GENERALE

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Tout au long de cette étude, nous avons retenu que l’implicite
sémantique, qui a été l’un des thèmes fondateurs de la pragmatique, selon la
définition donnée par les spécialistes est tout ce qui dépasse le sens littéral de
l’énoncé.
Et tant que le texte journalistique de la presse est considéré comme une
pratique communicationnelle où l’individu s’intègre socialement. Notre étude
effectuée sur un corpus illustratif regroupant des articles relevés d’un journal
algérien d’une expression française, a démontré que l’implicite se manifeste selon
différentes manières dans un produit journalistique écrit. Et que ce dernier obéit à
des stratégies mises en place par les journalistes du aux influences inévitable en
aucun cas.
De ce fait, le texte de presse écrite n’est pas le résultat d’un simple travail
qui consiste à rapporter l’information telle qu’elle est. Notre analyse a démontré que
ce travail n’est pas neutre. Il est modelé selon les conditions de productions mises
ou parfois dictées par l’identité et l’intention communicationnelle du journaliste ou
du journal ou par le pouvoir des autorités connues et inconnues.
C’est pour cette raison que l’interprétation d’un article journalistique peut
faire appel aux circonstances extralinguistiques de la communication. Le recours au
référent peut s’avérer nécessaire dans certains cas.
D’une part, le fait de partager la même culture ou le même contexte
situationnel, peut être considéré comme une sorte d’aide pour que le lecteur puisse
décoder le message implicite de son informateur.
D’autre part, le bon usage des constructions lexicales, grammaticales et
syntaxiques comme des outils discursifs, suscite la machine interprétative mentale
du lecteur.
L’enquête qu’on a faite montre dans un premier temps, que la presse écrite
d’expression française ou arabe en Algérie n’a pas encore aboutit un statut
autonome, bien positionné, libre de toute sorte de contraintes et d’influence malgré
qu’il y longtemps qu’on a déclaré le droit de s’exprimer librement. Et dans un
deuxième temps, que l’impossible transparence du style journalistique réside dans

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l’implication d’un point de vue critique, d’un commentaire, entre les lignes du
papier et parfois même entre les mots.
Aussi, à travers l’étude de corpus, une première remarque, que nous avions
pu émettre, a confirmé notre hypothèse de sens que ce phénomène se manifeste
selon plusieurs types en adéquation avec le sujet traité.
La méthode analytique suivie, prouve d’une manière évidente que le taux
d’usage de l’implicite et ses différents procédés dans un commentaire est plus élevé
qu’un éditorial.
La rubrique du commentaire dans un journal, présente l’angle riche et
favori, qui fournit l’espace de tout dire, de s’exprimer, parfois même de critiqué tout
en essayant d’être impliqué derrière le style ou le lexique utilisé afin de ne pas
perdre la crédibilité et la fidélité du lectorat.
Mais, l’éditorial était et serait le lieu où la perspective idéologique du
journal est présentée explicitement et évidemment subjective sans aucune influence
sur la prise de position du lecteur.
Ce constat nous a affirmé que les textes de presse peuvent avoir une
dimension pragmatique. On les classe en deux catégories principales, la première
est l’information objectivée et la deuxième est l’information subjectivée.
Ainsi, le journaliste ne fait pas recours à cette stratégie discursive par le
hasard des choix, mais pour se décharger de toute responsabilité en suivant la
stratégie de distanciation entre lui et son lecteur.
Cette présente étude nous a affirmé l’idée que, le phénomène de l’implicite
sémantique dans un texte de presse, comme nous venons de le voir, mérite d’une
telle sorte, d’être étudié de plus, puisqu’il présente un terrain fertile de
problématiques de recherche.
Pour conclure notre travail, on s’est inspiré de cette citation : « Celui qui a
dit, n’a rien dit. C’est celui qui a rapporté, qui a tous dit ».

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REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES

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OUVRAGES

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2. AUSTIN. J-L, Quand dire c’est faire, Paris, Seuil, 1970.
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5. BRAHIMI. B, Le pouvoir, la presse et les droits de l’homme, Alger, Marino or,
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7. CHARAUDEAU. P, La presse, Produit, Production, Perception, Paris, Nathan,
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Frontières et dérivés, responsabilité dans les médias, Paris, Hachette, 2006.
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21. NOYER. J, Médiation de l’information télévisé et presse écrite, Paris, Nathan, 2003
22. VION. R, La communication verbale, Analyse des interactions, Paris, Hachette,
2000.
Usuel méthodologique
1. Beau Michel et all, L’art de la thèse, Ed. La découverte, Paris, 2003.
2. Cours d’initiation à la méthodologie de recherche.
Thèses et mémoire consultés
1. Analyse de la rubrique Tranche de Vie dans le quotidien d’Oran. Soutenu
par AYAD Abla. Consulté le 28/03/2016 à 10h35.
2. Etude discursive et comparative de la subjectivité dans la presse écrite
algérienne d’expression française, pendant la campagne électorale d’avril
2009 ; dans les éditoriaux d’El Watan et du Quotidien d’Oran. Soutenu
par HAKIM Abla. Juin 2013. Consulté le 19/02/2016 à 18h 57.
3. L’alternance codique dans la publicité. Cas du quotidien « El khabar ».
Soutenu par MEGOUACHE Mounia. Constantine 2013. Consulté le
09/03/2016 à 19h 31.
Sitographie
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Presse
http://www.algerie-tpp.orgtpp/pdf/dossier.7

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ANNEXES

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Annexe n°1

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Annexe n° 2

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Annexe n°3

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Annexe n°6

TABLEAU RECAPITULATIF

LES FIGURES DE STYLE

NOM DEFINITION

Répétition de(s) même(s) terme(s)


en début de plusieurs phrases, de
ANAPHORE plusieurs vers, de plusieurs
propositions. On martèle ainsi une
idée, on insiste, on souligne.

Répétition d’un même son de


ASSONANCE voyelle dans une même phrase.

Elle établit un rapport de


ressemblance entre deux éléments
COMPARAISON (le comparé et le comparant), à
l’aide d’un outil de comparaison
(comme, ainsi que, plus…
que, moins… que, de même…)

Il énonce une opinion contraire à


l’idée commune, afin de
PARADOXE surprendre, de choquer, d’inviter
à la réflexion.

Elle remplace un mot par une


expression qui le définit. Un
PERIPHRASE simple mot est remplacé par
des éléments de phrase plus
complexes, jouant sur
l'implicite.

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