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J’ai choisi de mettre en évidence dans ma dissertation la condition de l’intellectuel français du XXème siècle et son désir de

s’engager dans la lutte sociale et politique française. Le thème semble être très intéressant et complexe, parce qu’il implique tant
l’histoire et la politique que la littérature et la langue française.
J’ai été fasciné par l’évolution de la littérature française et par l’influence du contexte socio-politique de la période si
tumultueuse des deux guerres mondiales, mais aussi par l’implication des intellectuels français dans la lutte pour la libération de la
domination clandestine. Parmi les intellectuels français qui ont choisi de s’engager dans la lutte politique de ces temps, j’ai choisi
d’étudier de près André Gide et son successeur, Jean-Paul Sartre, les deux écrivains ayant une manière non conventionnelle de vivre,
dans des temps difficiles, les deux étant séduits par le communisme et à même mesure des militants de la libération.
Dans le premier chapitre, L’intellectuel du XXème siècle, j’ai établi le statut de l’intellectuel, l’homme de lettres qui a travers
l’histoire a joué un rôle important, ayant la possibilité d’influencer l’humanité et qui, selon les dictionnaires, consacre son existence aux
activités intellectuelles, marquées par la manipulation et par le discours. J’ai noté aussi que le mot intellectuel est apparu pendant
l’affaire Dreyfus, évènement qui a bouleversé l’opinion publique pendant douze ans et qui a eu des implications profondes pour la
société française et européenne à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. J’ai parlé ici de l’implication de l’écrivain Emile Zola
dans le procès d’Alfred Dreyfus qui a marqué un moment important dans l’histoire de l’élite culturelle. Aussi j’ai illustré dans ce
chapitre les moyens par lesquels les idéologies du siècle, le communisme et le fascisme, ont séduit les intellectuels français et les
raisons qui ont conduit à l’implication sociale et politique des hommes de lettres.
Dans le deuxième chapitre, André Gide - un prix Nobel pour la sincérité, j’ai étudié la figure d’André Gide, parce que cet
écrivain est un cas spécial; André Gide choque l’opinion publique, car il a le courage de révéler ses idées et de dire la vérité en ce qui
concerne la vie personnelle- il reconnait qu’il est homosexuel et il écrit des tabous à l’époque dans ses œuvres. Les Caves du Vatican,
Corydon, Si le grain ne meurt ou Les Faux- Monnayeurs sont quelques œuvres qui agite le publique, car Gide ouvre son âme,
renonçant en même temps au préjugés et aux tabous entretenues par la religion et par l’opinion publique. L’écrivain se laisse séduit par
le communisme et il le soutient aussi en public, mais après son voyage en URSS, on voit que la conception de Gide concernant cette
idéologie s’échange. Il a le courage de présenter ses impressions de son voyage en Union Soviétique, afin de démasquer le régime de
Staline et les mensonges affreux, comme le projet de la lutte antifasciste, derrière lesquels se cache la triste réalité d’un pays vaincu par
le communisme. Comme une conséquence de cet acte, André Gide, qui n’a jamais représenté le modèle idéal de l’intellectuel engagé,
perd son statut de «compagnon de route» et doit faire face aux attaques communistes. André Gide dit qu’il aime la vérité et si le Parti
ne la respecte pas, il doit quitter immédiatement le Parti.
Dans le troisième chapitre, Jean-Paul Sartre, l’illustre successeur de Gide, j’ai fait une étude sur Jean-Paul Sartre, un autre
grand écrivain du XXe siècle qui s’implique dans la lutte sociale. Jean-Paul Sartre a profondément influencé la génération qui l’a suivi,
en particulier les jeunes d’après-guerre, non seulement par sa philosophie existentielle et son travail littéraire, mais aussi comme un
engagé intellectuel. Ses différents engagements sociaux sont inséparables de sa pensée philosophique. Sartre manifesta sa sympathie
pour le communisme et pour l’Union soviétique, une sympathie qui l’éloigna plus tard d’un groupe d’amis comme André Gide, Albert
Camus, André Malraux. Il était intéressant de passer par la lutte existentielle de Sartre, pas seulement sur la société mais aussi sur lui-
même. Un écrivain difficile à comprendre qui a utilisé des mots très durs, Sartre a attiré mon attention par la nonchalance avec laquelle
il a traversé la vie personnelle, mais aussi celle sociale et politique de son temps. Ses relations avec d’autres intellectuels étaient aussi
excitantes. Simone de Beauvoir ou Albert Camus, quoiqu’ils étaient proche de lui, ils n’ont pas réussi à changer ses pensées, tous deux
ayant souffert à cause du philosophe d’une manière ou d’une autre.
La situation politique de la France du XXe siècle a marqué profondément la vie intellectuelle et culturelle, en particulier à la
fin de la Seconde Guerre Mondiale, lorsque des intellectuels avec un fort désir de libération existentielle et ils ont été engagés dans la
lutte politique. La guerre, l’occupation, la propagande nazie ou fasciste n’ont pu influencer aucune trace de la culture indépendante du
pays, de sorte que la notion de liberté a été établie dans l’esprit de chaque penseur de cette période. Sartre, Gide, de Beauvoir, Malraux,
Eluard ou Camus soutiennent le pouvoir de la liberté dans leurs œuvres, en parlant de la liberté des idées, de la liberté des choix
existentiels.