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ENSA Tétouan Année universitaire 2019-2020

GC2

Module: Construction métallique


Corrigé de la série 1
Exercice 1
Bien noter que la deuxième colonne du tableau est: ε = 0.22% et σ = 461MPa .
1.1 La Figure 1.1 présente la courbe conventionnelle décrivant l’évolution des contraintes σ en MPa en
fonction des déformations ε en % . On remarque l’allure du comportement typique d’un acier de
construction.

900

800
Contraninte conventionnelle[MPa]

700

600

500

400

300

200

100

0
0 5 10 15 20 25 30
Déformation conventionnelle[%]

Figure 1.1

1.2 A partir de la courbe de la Figure 1.1, on peut déduire les caractéristiques suivantes:
* limite d’élasticité f y = 461MPa ;
* résistance minimale à la traction fu = 801MPa ;
* déformation à la limite ultime εu = 21.5% ;
* la limite conventionnelle d’élasticité f y0.2 coïncide avec la limité d’élasticité tout court, car la
transition élastique-plastique n’est pas floue pour les aciers de construction: f y0.2 = 461MPa ;
461
* module d’élasticité E = = 209.55GPa ;
0.0022
* L’allongement à la rupture A = 28% .
f ε
On constate que: A >15% ; u >1.1 et u >15 . Les conditions requises pour un acier de construction sont
fy εy
vérifiées pour l’acier testé ici.

Exercice 2:
2.1 En prenant l’origine des z au point d’impact sur le marteau E , la dénivelée du centre de gravité du
marteau est donnée par: ∆h1 = h1 − 0 = h1 = R . D’où le travail W1 = mg∆h1 = mgR . A.N.: W1 = 313.9J .
2.2 On a: OH = R cos θ et h 2 = R − OH = R − R cos θ= R(1− cos θ) . D’où ∆h 2 = h 2 − 0 = R(1− cos θ) . L’énergie
résiduelle du marteau après le choc est donc: W2 = mg∆h 2 = mgR(1− cos θ) . A.N. W2 =18.93J .

1
2.3 L’énergie W = W1 − W2 est égale à W = 313.9 −18.93 , soit W = 295J . Cette perte d’énergie correspond
d’une part à l’énergie absorbée pour libérer par fissuration les liaisons élastiques qui maintiennent la
cohésion du matériau (Travail dit de rupture) et d’autre part à une perte d’énergie mécanique par
frottement qui se transformera en quantité de chaleur.
2.4 En supposant que toute l’énergie absorbée W correspond au travail de rupture Wa de l’éprouvette E,
on a: Wa = W = 295J (Ce qui correspond à peu près au standard européen de l’essai Charpy qui prévoit
W
une énergie de l’ordre de 300J). La résilience K de l’échantillon est: K = . A.N.: K = 421.4J / cm2 .
S
Remarque: L’éprouvette taillée U ou V qui est conforme à la norme européenne a une aire de surface
égale à 1cm2 et la résilience exprimée en J / cm2 prend donc la même valeur que l’énergie associée au
travail de rupture.
2.5 En négligeant les frottements (Viscosité de l’air, frottement sec au niveau de l’arbre ∆ ), il y a
conservation de l’énergie mécanique du bras marteau entre la position de départ et l’instant juste avant
l’impact. En notant J ∆ le moment d’inertie du bras marteau autour de ∆ et ω la vitesse de rotation juste
1 v
avant l’impact, la conservation de l’énergie mécanique s’écrit: Ec = J ∆ ω2 + 0 = 0 + E p = mgR . Mais ω=
2 R
2
1 v
où v est la vitesse linéaire d’impact sur l’éprouvette E. D’où J∆ = mgR , ce qui donne :
2 R2
2mgR 3
v= . En supposant que toute la masse est concentrée au centre de gravité du bras marteau, il
J∆
vient J ∆ = mgR 2 et v = 2gR . A.N. : v = 3.962m/s . (Le standard fixe une vitesse entre 1m/s et 4m/s ).

Exercice 3:
3.1 La Figure 3.1 donne la courbe décrivant l’évolution de f y0.2 en MPa en fonction de 1/ d où d est
exprimé en mm .
600
data
fitted curve
500

400
fy02

300

200

100

0
0 2 4 6 8 10
1/sqrt(d)

Figure 3.1

On constate que la relation est linéaire, ce qui valide pour le matériau considéré la possibilité d’utiliser la
loi de Hall-Petch.
Par un ajustement linéaire, ou bien graphiquement, on peut déterminer les coefficients a et b du modèle.
En utilisant la commande suivante de Matlab: fitpoly1=fit(dsqrtd,fy02,'poly1'), où
dsqrtd est le tableau défini par 1/ d et fy02 le tableau de f y0.2 , on obtient: a = 22.17 MPa et

2
54.35
b = 54.35 MPa.mm1/ 2 . D’où la loi de Hall-Petch qui s’écrit: f y0.2 = 22.17 + (MPa) avec d exprimé
d
en mm .
3.2 Lorsque la taille des grains est petite, les fissures présentes dans le cristal sont empêchées de se
propager sur une étendue qui dépasse la taille des grains du fait de l’incompatibilité des réseaux cristallins
entre les différents grains. Les fissures restent donc localisées (Epinglées) dans les grains sans pouvoir
traverser les interfaces qui les séparent, ce qui limite la propagation des fissures et induit une résilience
plus importante.

Exercice 4:
4.1 La grandeur Y portée en ordonnée sur la Figure 2 de l’énoncé est l’énergie associée au travail de
rupture du matériau, elle s’exprime en Joule.
4.2 A la température ambiante, c’est-à-dire entre -20°C et jusqu’à 40°C, le matériau A a une courbe de
résilience qui est au-dessous de celle du matériau B. Le matériau A requiert donc moins d’énergie à la
rupture, comparativement avec B. Il est donc moins tenace que le matériau B (La ténacité représente la
résistance à la rupture par fissuration).
4.3 Si on augmente la vitesse de sollicitation de l’essai Charpy, la courbe de résilience se déplace vers la
droite et le domaine de fragilité devient plus important. La température de transition fragile ductile
(TTFD) devient plus grande. Ce phénomène peut être expliqué par le fait que les dislocations ont moins
de temps pour se déplacer à forte vitesse d’impact, entrainant ainsi que le matériau se brise plus
facilement.