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Institut Superieur de Management ,

d’Administration et de Genie Informatique

EFM SUR LE THEME

L’évaluation de l’entreprise par l’approche


comparative

Réalisé et présenté par :

Farah El Maataoui

Nour Hajji

Date de présentation : 03/02 /2019

Encadré par :

Mr Yassine Dinar

Professeur de logistique au sein de l’institut supérieur de management,

D’administration et de génie informatique

2019/2020
SOMMAIRE

INTRODUCTION
1. Définition de la méthode
2. Pourquoi évaluer l’entreprise
3. Principe de la méthode comparative
4. Les acteurs de l’opération d’évaluations
5. Comment réaliser la méthode
6. Les limites et les avantages de la méthode

Conclusion
INTRODUCTION

L'évaluation des entreprises présente un grand intérêt pour l'activité économique et le


fonctionnement du marché financier, de ce fait la valeur de l'entreprise peut être dégager selon
différentes méthodes basées aussi bien sur le passé faisant essentiellement références aux
donnée comptables ainsi que sur des approches axée sur le devenir de l'entreprise considérant
que la valeur d'une action et avant tout liée a sa rentabilité futur, c'est-à-dire aux dividendes.

Chaque approche est plus ou moins utilisée par les professionnels et plus ou moins influente
sur la valorisation finale en fonction du secteur et de la taille de la société. On distingue
l'approche patrimoniale qui valorise la société à partir de sa capacité à générer à moyen terme
des flux de revenus (cash-flows, dividendes,...). Il existe également l'approche comparative
qui valorise une société à partir de données sur des sociétés présentant un profil comparable
(opérations comparables, indices de référence, données financières des concurrents,....)

Afin de présenter les fondements théoriques de cette discipline, ce chapitre se propose


d'analyser l'évaluation des entreprises à travers l’approche comparative.
1. DEFINITION DU METHODE COMPARATIVE :

La méthode des multiples appelée aussi « méthode des comparables » ou « méthode


analogique » est une méthode d’évaluation d’entreprise qui sert aussi bien à valoriser une
entreprise non cotée qu’une entreprise introduite en bourse. Le but est de déterminer à
partir d’un échantillon de sociétés cotées ou de transactions des multiples liées aux
résultats, autrement dit cette méthode vise à obtenir la valeur de la société à partir des
multiples d’agrégats financiers obtenus pour les sociétés comparables.
Cette méthode est très utilisée par les analystes financiers et les évaluateurs au sein des
banques d’affaires et des fonds d’investissement pour établir des estimations de fourchette
de prix. Elle est aussi très appréciée des investisseurs pour leurs choix d’investissements :
- L’enrichissement considérable des statistiques et des bases de données boursières et
financières.
- Une relative objectivité des résultats obtenus.
- La possibilité de déterminer rapidement un indicateur de valeur à partir d’informations
publiques.
- Une facilité d’application et de calculs.
L’évaluation de l’entreprise est nécessaire pas seulement dans les cas de vente ou d’achat,
mais également dans d’autres contextes tels que : fusion, privatisation, évolution et
extension, estimation de la situation concurrentielle …etc. L’évaluation de l’entreprise
peut être aussi nécessaire même pour sa survie. Elle est importante pour les dirigeants, à
qui l’évaluation de leur entreprise représente un outil de gestion et de stratégie qui leur
permet d’identifier ses points forts et ses points faibles, de dévoiler ses sources
potentielles, de déterminer sa position sur le marché ; pour, aussi, des tiers, tel que
l’investisseur à qui l’intérêt de l’évaluation consiste à l’essai de prévoir les revenus futurs
sur une période donnée de l’entreprise dont il compte investir ses capitaux.
2. Pourquoi évaluer l’entreprise

Les cas où il est nécessaire de procéder à une évaluation d’entreprise sont très nombreux, comme
indiqué au début de cette introduction. La spécificité de chaque situation entraîne des points de
vue sur les méthodes à utiliser parfois différents. On évoquera ci-après les principaux cas
d’évaluation.
■ Réaliser un investissement
a) à caractère industriel
Il s’agit là du cas le plus classique d’acquisition et d’évaluation d’entreprise. Un investisseur
procède à un investissement de longue durée dans une entreprise dont il achète la majorité ou un
pourcentage du capital tout à fait significatif. La proportion de titres acquis lui permettra
d’intervenir plus ou moins librement dans la gestion de la société, objet de la transaction. Dans ce
contexte, un tel investissement justifie des méthodes d’évaluation approfondies. L’ampleur des
travaux est fonction de la dimension de la transaction (importance de la firme et du pourcentage
de titres à acquérir).
b) à caractère financier
Un investissement à caractère financier se distingue en général du cas précédent par le niveau
plus restreint de la part acquise. L’acquéreur cherche à obtenir un rendement ou une plus-value sur
la portion d’entreprise achetée. Il ne vise donc pas, en principe, une immobilisation à long terme
de son « placement ». Un investissement financier peut être la simple acquisition d’actions en
Bourse par un particulier ou un institutionnel. Ce peut être aussi un faible pourcentage acquis en
direct, hors marché financier. Naturellement, ce dernier procédé est toujours utilisé dans le cas
d’une entreprise non cotée. En tout état de cause, un tel investissement, très minoritaire, nécessite
des moyens d’évaluation moins développés que dans le cas précédent.
■ Désinvestir
Le désinvestissement relève de la même problématique que ci-dessus en matière d’évaluation
mais vue sous l’angle du vendeur ou du cédant.
Au-delà des cessions sans caractéristiques particulières, le vendeur peut se trouver dans des
situations spéciales, dont on citera les principales : – céder une petite entreprise à un groupe
important, – céder une entreprise en difficulté. Dans ce dernier cas, le vendeur est bien souvent
obligé d’accepter l’évaluation de l’acquéreur à moins qu’il ne puisse susciter une surenchère entre
plusieurs candidats à la reprise. Plus généralement, les logiques d’évaluation dépendent souvent
de la situation des acheteurs par rapport aux vendeurs. Ainsi l’évaluation ne prendra pas la même
importance selon qu’il y a un vendeur et plusieurs acheteurs ou, dans le cas extrême inverse, un
acheteur ayant le choix face à de nombreux vendeurs plus ou moins en concurrence (c’est le cas
des secteurs en restructuration dans lequel les petits entrepreneurs souhaitent s’adosser à un
groupe plus important, au même moment).
■ Évaluer une entreprise dans le cas d’une succession
Dans une telle situation, il y a un changement de propriétaire familial mais pas de cession (celle-ci
peut intervenir ensuite vers un tiers). L’évaluation est faite pour le calcul des droits de succession.
Dans ce schéma, l’évaluation est en grande partie régie par les méthodes de l’Administration.
■ Déterminer un cours d’introduction d’une société en Bourse
L’évaluation réalisée dans ce cas de figure est, bien entendu, fortement influencée par les
méthodes de calcul plus spécialement retenues en Bourse et par le souci des dirigeants de réussir
l’introduction au regard des conditions du marché financier à ce moment-là.
■ Calculer les parités d’échange en cas de fusion de deux sociétés
Les calculs de parité sont en général très délicats. En effet, il ne s’agit plus d’évaluer une seule
entreprise mais deux firmes, avec, en plus, une vue perspective de l’une par rapport à l’autre.
L’évaluation peut prendre aussi une tournure particulière lorsque la fusion s’effectue entre deux
sociétés détenues en totalité par un même dirigeant. Ce seront parfois plus des considérations
comptables et fiscales que des soucis financiers et économiques qui seront prises en compte. Ce
cas de figure se rencontre souvent au sein de groupes de petite taille, qui se restructurent au plan
juridique pour simplifier leur présentation vis-à-vis des tiers.
Au niveau des groupes importants, le point de vue peut être différent. Les fusions initiées par une
maison-mère ont le plus souvent pour objet de permettre des économies résultant du regroupement
de certains services.
3. Le principe de la méthode des comparables

Evaluer c’est comprendre, éclairer l’action de façon à pouvoir décider avec justesse de la suite des
évènements». La méthode d’établissement de la valeur d’une entreprise s’appelle "évaluation",
selon S. PARIENTE « Evaluer une entreprise consiste à déterminer un prix, acceptable par les
parties pour la totalité des actifs et à déduire ensuite l’endettement, afin d’obtenir la valeur
résiduelle des capiteux propres »
Le principe de la méthode des multiples est de valoriser une entreprise grâce à une comparaison
globale de celle-ci avec des entreprises comparables en termes de secteur, de taille, de marché…
Cette technique est une méthode rapide, ne demande ni prévisions ni estimation des tendances du
marché. Mais, la plus grande difficulté réside dans la détermination des sociétés comparables,
l’évaluation des sociétés intervenant sur plusieurs secteurs d’activités ainsi que les retraitements
comptables pour obtenir des données comparables.
Elle consiste à déterminer la valorisation d’une entreprise par l’application de multiples à ses
principaux soldes comptables (résultat net, chiffre d’affaires, EBIT, EBITDA, etc.) à partir d’un
échantillon d’entreprises cotées de tailles comparables et présentes dans un ou plusieurs secteurs
d’activités similaires. Ils sont dans ce cas appelés « multiples boursiers ». Par ailleurs, lorsqu’ils
sont déterminés à partir d’un échantillon d’entreprises de même taille ayant réalisé des
transactions dans le même secteur d’activité, ils sont désignés par le vocable « multiples
transactionnels ».
4. les acteurs de l’opération de l’évaluation
Les acteurs internes au projet d’évaluation :

Les acteurs internes ont été listés (élaborer le dispositif d’évaluation/définir le dispositif
d’évaluation). Il convient de préciser le rôle de chacun de ces acteurs, ou groupes d’acteurs :

 le commanditaire décide d’évaluer, valide les propositions faites par l’instance d’évaluation
notamment celles qui sont issues du rapport final et, éventuellement, celles qui sont issues des
rapports intermédiaires, décide des suites à donner à l’évaluation lorsque celle-ci est menée à
son terme.
 Le chef de projet d’évaluation assiste le commanditaire dans toutes ses prises de décisions,
assure un pilotage d’ensemble de l’opération d’évaluation, anime les travaux de l’instance
d’évaluation.
 L’instance d’évaluation est un lieu de débats et de propositions. Elle participe à l’ensemble du
processus d’évaluation, fait des propositions au commanditaire en vue de valider les étapes
clés, au niveau de points d’arrêts préalablement définis.
Elle rédige les rapports intermédiaires et le rapport final.
 L’évaluateur ou l’équipe d’évaluation est matériellement chargée de conduire à son terme
l’opération d’évaluation selon une méthode de travail qu’elle propose et des outils qu’elle
construit.
Les acteurs externes au projet d’évaluation :

Ces autres acteurs sont les personnes ou les organisations directement ou indirectement
impliqués dans "l’objet" évalué : c’est l’évaluateur qui, dans le cadre de la méthode de travail
préconisée, détermine les acteurs à associer dans la démarche d’évaluation, par exemple, dans
le cadre de réponses à des questionnaires, des entretiens, des enquêtes ...
5. Comment réaliser la méthode
La détermination de la valeur de l'entreprise par la méthode des comparables nécessite la
mise en place de 3 étapes.

A-La constitution d'un échantillon « Peer Group » :

• La première étape consiste à constituer un échantillon d'entreprise comparable (cotées


ou non) ayant des caractéristiques similaires avec l'entreprise à valoriser. Ces
caractéristiques peuvent être :

• la zone géographique ;

• la taille et maturité ;

• le secteur d'activité ;

• les produits et services ;

• la position concurrentielle ;

• le taux de croissance ;

• la structure financière ;

• les méthodes comptables ;

• etc.

• La qualité de la valorisation dépend principalement des informations recueillies.

B- Le choix des multiples :

• Une fois l'échantillon établi, il convient ensuite d'identifier quelques indicateurs


financiers appelés multiples qui vont permettre la comparaison entre l'entreprise à
valoriser et l'échantillon établi. Nous citons à titre d'exemple quelques multiples avant
et après frais financiers :

• Les multiples avant frais financiers : chiffre d'affaires, EBITDA(EBE), EBIT :


• Généralement, ce sont les multiples les plus utilisés par les analystes, car ils ne
prennent pas en compte la structure financière de l'entreprise. À ce stade la
comparaison entre les différentes sociétés comparables est plus facile.

• Les multiples après frais financiers : résultat net, CAF, etc. :

• La difficulté qui ressort de ces multiples, c'est le fait qu'ils prennent en compte la
structure financière de l'entreprise.

• Les entreprises comparables n'ont pas forcément la même structure financière, chose
qui peut constituer une difficulté lors du choix de l'échantillon.

C- L'application des multiples pour évaluer la société


cible :

• La dernière étape consiste à déterminer la valeur de l'entreprise en se basant sur les


multiples sélectionnés.

• Pour obtenir la valeur globale de l'entreprise, il faut multiplier la moyenne du multiple


sectoriel par l'agrégat cible (les données financières de la société à valoriser).

• La valeur des capitaux est obtenue en retranchant la valeur des dettes nettes de la
valeur globale de l'entreprise à valoriser. Il est possible ensuite de déterminer la valeur
par action en divisant la valeur des capitaux propres par le nombre d'actions (dans
notre cas : 30 000 actions).

• Les principales difficultés que l'on peut soulever de la méthode des comparables, c'est
d'une part, la constitution d'un échantillon comparable, qui doit répondre aux
exigences de similitudes et d'autre part recueillir les données financières des
entreprises à comparer, qui sont parfois inaccessibles.

6. Les limites et les avantages :


Avantages Inconvénients

- Cette méthode peut - Certaines activités ne sont


être réalisée rapidement. Le pas soumises à des barèmes.
repreneur n’a pas besoin de - Les fourchettes de valeurs
consacrer beaucoup de obtenues peuvent être très
temps pour obtenir des larges, même pour des
résultats. activités courantes.
- La valeur obtenue n’est
- Sa mise en œuvre n’est exprimée que par le chiffre
pas compliquée. d’affaires de l’entreprise.
- Le montant obtenu ne
- Le cédant et le permet pas de définir le
repreneur peuvent se montage financier adéquat.
référer à des transactions - Le bail n’est pas pris en
similaires. compte dans cette méthode.

- Méthode irremplaçable
dans l’immobilier (à
compléter avec la méthode
de rentabilité).
Conclusion
Le travail d’évaluation d’entreprise ne se limite pas simplement à définir la fourchette de
valeur d’une entreprise, elle consiste avant tout à définir un argumentaire robuste pour
justifier la valorisation retenue. Ainsi, à travers ses différents travaux d’analyse, l’évaluateur
doit mettre en relief l’ensemble des éléments tangibles sur lesquels s’appuient son évaluation
de l’entreprise et être capable de l’expliquer et de l’argumenter. Ce processus doit ainsi
nécessairement s’appuyer sur une méthodologie rigoureuse.
Tableau de matières

Introductions
1 .Définition de l’approche comparative
2 .Pourquoi évaluer l’entreprise
 Réaliser un investissement
 Désinvestir
 Evaluer une entreprise dans le cas d’une succession
 Déterminer un cours d’introduction d’une Sté en bourse
 Calculer les parties d’échancre en cas de fusion de deux Sté.
3 .Le principe de la méthode des comparables
4 .Les acteurs de l’opération de l’évaluation
Les acteurs internes au projet d’évaluation
Les acteurs externes au projet d’évaluation

5 .Comment réaliser la méthode

A-La constitution d'un échantillon « Peer Group »

B- Le choix des multiples

C- L'application des multiples pour évaluer la société cible

Conclusion

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