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DROIT DE LA CONSOMMATION

Les Acteurs du Droit de Consommation.

Réaliser par : Sara ELmgoued


Ghizlane Naamaoui
Rokayya Ohargue
Majda Jaoudi

Année universitaire : 2018-2019


1
Plan

Introduction

Chapitre 1 : les principaux acteurs du droit de consommation.

Section 1 : le consommateur.
Paragraphe1 : Définition du consommateur
Paragraphe2 : Qualification du consommateur
Section 2 : le professionnel.
Paragraphe 1 : la définition du professionnel.
Paragraphe 2 : la qualification du professionnel.

Chapitre 2 : les autres acteurs du droit de consommation.

Section 1 : les institutions publiques

Section 2: les organisations consuméristes

Section 3 : les associations de consommateurs

2
Introduction :

L’apparition du droit de la consommation est liée à l’avènement de « la société de consommation » après la


Seconde Guerre mondiale et aux pratiques qu’elles induisent : achat sous une publicité mensongère et les crédits
à l’accroissement de la taille des entreprises et la complexité des produits et du marketing1.

Les professionnels qui sont en position de supériorité tant économique que juridique ou intellectuelle .le
professionnel est en mesure d’imposer sa vision des choses.

Force est de constater les consommateurs sont souvent démunis face à ces professionnels déloyaux ,des
méthodes commerciales de plus en plus intrusives et des modèles contractuelles asservissants et aggravée par
la concentration tant des enseignes des enseignes aboutissant à des géants de distribution que des marches
numériques avec les géants d’internet « Google face book Amazon ».une situation où les parties ne sont pas à
armes égales , par-là s’accroit le déséquilibre entre les professionnels qui se trouvent en position de force vis-
à-vis les consommateurs en situation de faiblesse. Ce déséquilibre qui a toujours existé en droit romain et dans
l’ancien droit divers règles tendait à protéger les acheteurs contre les tromperies2.

Ainsi apparait la nécessite de réagir contre les abus de puissance économique et à la difficulté du droit civil à
appréhender le déséquilibre contractuel pour de protéger les consommateurs

Les dangers de la société de consommation furent d’abord dénonces aux états unis dans les années 1960
par le mouvement consumériste3 dirigé par Ralph Nader et des philosophes comme Herbert Marcuse, en
Europe c’est qu’à partir des années 1970 qui prend conscience du danger de la société de consommation.

Par la suite les organismes de décences et les règles de protection de consommateur se multiplient alors.
Ainsi que dans certains états devenus (l’Espagne, Portugal) a une valeur constitutionnelle. Aussi que, la

1
http://consommation-tpe1.e-monsite.com/pages/de-1945-aux-annees-1960.html
2
Jean CALAIS-AULOY, Henri TEMPLE, « Droit de la consommation», 8e éd, Paris, Dalloz, Précis, 2010, 726 pages
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Le consumérisme peut être défini comme l’ensemble des actions et organisations destinées à défendre et représenter les intérêts
des consommateurs. Le mouvement consumériste fut notamment initié ou symbolisé par l’avocat Ralph Nader aux Etats Unis
dans les années 1960.
Le terme de consumérisme est un peu tombé en désuétude et de plus en lus souvent remplacé par celui de consommaction pour
mettre en évidence le caractère actif de certains consommateurs ou regroupements de consommateurs qui peut par exemple se
traduire par une action de boycott.
3
Journée mondiale du consommateur a été célébrée la première fois le 15 mars 1983, deux décennies après que
le Président John Fitzerald Kennedy a introduit la notion révolutionnaire de droits du consommateur. Par
définition, nous sommes tous des consommateurs”, avait-il proclamé devant le congrès américain en 1962.

Partant d’une vulnérabilité constatée ou supposée du consommateur, les législateurs doivent poser des règles
impératives qui constituent Le cœur du droit de la consommation, pour équilibrer les rapports entre
professionnels et consommateurs des règles plus efficaces que celles du code civile.

Les règles nouvelles ont une finalité préventive (formalisme de l’information) les autres un but curatif et
certaines poursuivent les deux (clauses abusives) .des sanctions sont sévères prévues à l’encontre des
professionnels.

En effet, le droit de la consommation est conçu comme un droit dérogatoire au droit commun des contrats
pour rééquilibrer les rapports de force entre les parties contractantes.

Au Maroc, le droit de consommation est consacré par la loi 31.08 édictant des mesures de protection des
consommateurs, qui constitue un cadre complémentaires su système juridique en matière de protection des
consommateurs (art01)4 et pour harmoniser le cadre juridique avec législations internationales. Ainsi
qu’il s’est doté d’organismes et d’institutions relevant de plusieurs départements ministériels qui
viennent pour veiller au respect de ces règles.

En effet, elle a apporté des innovations majeures qui permettent de dépasser les limites du droit classique
fondé sur une vision individualiste du rapport contractuel et supposant une égalité naturelle et abstraite entre
contractant

Parmi les apports les plus importants de cette La loi 31/085 qu’elle renforce ainsi les droits fondamentaux des
consommateurs: droit à l’information, à la protection de ses droits économiques, droit à la représentation, à la
rétractation et à l’écoute. L’information appropriée du consommateur, sa protection contre les clauses abusives, ses
garanties contre des défauts de la chose vendue, la représentation et la défense des intérêts des consommateurs sont
ainsi autant d’objectifs visés par la loi 31/086 qui offre donc un cadre moderne définissant les relations entre
consommateurs et fournisseurs7.

4
la loi n° 31-08 édictant des mesures de protection du consommateur (Promulgué par Dahir n° 1-11-03 du 14 rabii I 1432 (18
février 2011)) .
5
la loi n° 31-08 édictant des mesures de protection du consommateur (Promulgué par Dahir n° 1-11-03 du 14 rabii I 1432 (18
février 2011)) .
6
la loi n° 31-08 édictant des mesures de protection du consommateur (Promulgué par Dahir n° 1-11-03 du 14 rabii I 1432 (18
février 2011)) .
7
https://www.leconomiste.com/article/protection-des-consommateursbrle-nouveau-dispositif-juridiquebripar-farid-el-bachai

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Présenter le droit de la consommation c’est se poser la question sur le déséquilibre entre le consommateur et
les professionnels, les principaux acteurs de consommations de ce droit.

Pour répondre à cette interrogation, le premier chapitre de ce projet s’intéressera au consommateur et le


professionnel (Partie1). Le deuxième traitera les autres acteurs de droit de consommation (Partie II).

Chapitre 1 : les principaux acteurs du droit de consommation.

Avant de parler du contenu, de la loi 31-08, il y a lieu de rappeler que le projet de cette loi a mérité son
inscription sur le livre Guinness des records. En effet, le projet de loi portait le numéro 27-00 et datait du
temps du Gouvernement El Youssoufi en 1999. Il a été perdu dans les dédales du Secrétariat Général du
Gouvernement jusqu'au Discours Royal en août 2008, où S.M. le Roi avait exhorté le Gouvernement à la
promulgation d'un Code pour la protection du consommateur.

On peut donc dire que le projet de loi a fait le parcours du combattant et après un bref passage au niveau de la
deuxième chambre parlementaire cette loi a enfin été votée.
Par ailleurs ; La loi 31-08 n’a vu le jour qu’avant la constitution de 29 juillet 2011, et plus précisément le 18
février 2011, ladite loi a pour vocation de promouvoir les droits du consommateur, considéré la partie faible
du contrat, ce dernier qui souffrait depuis longtemps, de sa vulnérabilité face aux professionnels par le biais
des contrats qui sont dans la quasi-totalité des cas : contrat d’adhésion. D’une manière générale, ladite loi a
pour finalité de garantir la protection du consommateur quant aux clauses contenues dans les contrats de
consommation. En sus, la loi 31-08 cherche à équilibrer les relations entre fournisseurs et consommateurs en
mettant à la charge des premiers des obligations qui sont autant de droits pour les seconds. Alors, pour mieux
comprendre à la fois, la philosophie de la matière et d’en tracer les limites, il s’avère nécessaire de définir ces
deux catégories à savoir le consommateur (Section 1) et le professionnel (Section 2)

5
Section 1 : le consommateur.
« Consommation, consommateur », ces mots venus de la science économique, font aujourd’hui partie de la
langue juridique .la consommation forme le dernier stade du processus économiques .s’inspirant de cette
définition les juristes doivent l’adapter à leur propre discipline.

Pour clarifier la notion, il convient de définir d’abord un noyau dur, le consommateur stricto sensu
(Paragraphe1) et voir ensuite les qualifications possibles autour de ce noyau (Paragraphe2)

Paragraphe1 : Définition du consommateur


la loi 31-08 dans son article 2 défini le consommateur comme étant : « … toute personne physique ou morale
qui acquiert ou utilise pour la satisfaction de ses besoins non professionnels des produits, biens ou
services qui sont destinés à son usage personnel ou familial».

En droit français : le consommateur est défini « comme toute personne physique qui agit à des fins qui
n'entrent pas dans le cadre de son activité commerciale, industrielle, artisanale ou libérale».

Cette définition doit être décomposée en ses 3 éléments :

 Premier élément de la définition : des personnes qui se procurent ou qui utilisent, ce qui fait
apparaitre deux catégories de consommateurs :
 D’abord ceux qui se procurent des biens et services fournis dans un but non professionnel. les
biens ou les services sont fournis par une autre personne ; qui est généralement un professionnel.
Le contrat entre le consommateur et le professionnel est appelé contrat de consommation .il est de
nature variable : vente, louage des choses, louage d’ouvrage, prêt, assurance, etc. Les règles
protectrices s’appliquent non seulement au contrat proprement dit, mais encore aux préliminaires
de celui-ci.
 Il existe d’autres consommateurs, ceux qui utilisent des biens et services .ainsi le consommateur
qui se procure est souvent celui qui utilise. Mais il n’en est pas toujours ainsi .Un bien acheté par
une personne peut, par exemple, être utilisé par les membres de la famille ; qui sont des tiers au

6
contrat de vente .Ces tiers utilisateurs sont eux aussi des consommateurs, bien qu’ils soient un peu
en marge d’un droit encore enchainé à la notion de contrat.

 Deuxième élément de la définition : l’emploi de mots, biens et des services, montre que la notion de
consommateur ouvre un large domaine et s’applique à des situations variées :
 Tous les biens peuvent être objets de consommation, dès lors qu’ils sont acquis ou utilisés dans
un but non professionnel. Il ne faut pas réduire la consommation aux choses consomptibles c’est à
dire qui sont détruit dès le premier usage (la nourriture). Des biens meubles durables (voitures) et
des immeubles (le logement) sont des objets de consommation, certains biens immatériels(les
œuvres de l’esprit) peuvent même devenir objets de consommation
 la consommation s’étend aussi aux services. La notion de service couvre toutes les prestations
appréciables en argents, en dehors de la fourniture de biens. Certains services sont de nature
matérielle (réparation, nettoyage), d’autres de nature financières (assurance, crédit), d’autres de
nature intellectuelle (soins médicaux, conseils juridiques). tous peuvent devenir objets de la
consommation.
 Troisième éléments de la définition : le but non-professionnel c’est le critère essentiel : est un
consommateur celui qui se procure ou qui utilise pour un usage non professionnel.
Le consommateur se définit donc par opposition au professionnel. A la différence de celui-ci ; le
consommateur agit pour un usage personnel ou familial : acheter sa nourriture, se faire soigner, acheter
un appareil domestique ou une voiture …etc. sont des exemples d’actes de consommation .du fait de
cette finalité personnelle ou familiale, le consommateur est nécessairement une personne physique, du
moins dans une conception stricte.
Cependant, consommateur et professionnel ne forment pas deux classes distinctes de citoyens.
« Nous sommes tous des consommateurs », constatait en 1962 le président Kennedy8.
Toute personne physique prend ,en des multiples occasions de son existence et pratiquement chaque jour ,la
qualité de consommateur , même si elle exerce par ailleurs une activité professionnelle .la même personne
peut avoir ,pour certains actes la qualité de professionnel, et pour d’autre actes celle du consommateur .un
commerçant ,par exemple agit en consommateur quand il achète sa nourriture ,et la même personne peut selon
l’acte qu’elle accomplit, être tantôt en position de force ,tantôt de faiblesse.

Faire du but de l’acte le critère de la qualité de consommateur peut cependant soulever une difficulté : le but
de l’acte (usage personnel ou familial) n’est pas toujours apparent.
Lorsque le professionnel ignore en contractant ; la qualité de consommateur de l’autre partie, seras-t-il
néanmoins soumis aux règles du droit de la consommation ?

8
Jean CALAIS-AULOY, Henri TEMPLE, « Droit de la consommation», 8e éd, Paris, Dalloz, Précis, 2010, 726 pages
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Si l’on veut que les règles protectrices restent efficaces, il faut éviter que le professionnel puisse trop
facilement invoquer son ignorance.

Ainsi, la question qui se pose faut-il accorder la même protection à tous les consommateurs ?

Il existe une grande diversité de consommateurs, depuis ceux qui sont assez avisés pour se défendre
efficacement jusqu’à ceux qui sont particulièrement vulnérables.

Faut-il faire varier la protection en fonction de cette diversité ? La réponse est négative en général, le droit de
consommation protège indistinctement tous les consommateurs, la présomption de faiblesse est irréfragable.

Le principe en général reste ferme : sauf exception.

Paragraphe2 : Qualification du consommateur

En corolaire il y a des situations dans lesquelles s’estompe la distinction entre professionnel et consommateur.
En effet, Il peut arriver qu’une personne se trouve dans une situation hybride, qui s’apparente d’un coté à
celle d’un professionnel, et de l’autre à celle d’un consommateur.il faut pourtant choisir une qualification.

La difficulté se rencontre dans 3 situation :

 D’abord dans le cas où une personne passe un acte nécessaire à sa profession future. Le but
professionnel suffit à écarter l’application du droit de consommation, même si l’auteur de l’acte
n’exerce pas encore sa profession9

 Une autre difficulté apparait dans le cas où une personne se procure un bien ou un service pour un
usage mixte à la fois professionnel et non professionnel. Un agent immobilier, par exemple, achète
une voiture qui lui servira non seulement pour ses tournées professionnelles, mais encore pour
transporter sa famille. Il faut sans doute appliquer à cette hypothèse la règle en vertu de laquelle le
principal l’emporte sur l’accessoire

 La troisième situation est celle d’une personne qui se procure un bien ou un service pour les besoins
de sa profession, mais en dehors de sa spécialité professionnelle :

Un agriculteur par exemple qui souscrit une assurance pour son exploitation, un commerçant qui fait installer
un système d’alarme dans son magasin, un avocat qui achète un matériel informatique pour son cabinet.
Ces actes ont un but professionnel, les personnes qui les accomplissent n’entrent donc pas dans la définition
stricte du consommateur.

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Jean CALAIS-AULOY, Henri TEMPLE, « Droit de la consommation», 8e éd, Paris, Dalloz, Précis, 2010, 726 pages

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Pourtant agriculteur commerçant avocat, dans les exemples cités, agissent en dehors de leurs spécialité, ils
sont des profanes et risquent donc de se trouver, vis-à-vis de leurs contractants professionnel, dans une
situation d’infériorité comparable à celle d’un consommateur ; ne faut-il pas les considérer comme des
consommateurs ?
Ici la jurisprudence s’est partagée entre des arrêts qui étendaient le bénéfice du droit de la consommation aux
personnes qui tout en agissant dans un but professionnel ; le faisant en dehors de leurs compétences
professionnelles, et d’autres arrêts qui refusaient d’accorder à des telles personnes ce bénéfice
La doctrine, quant à elle, se partage aussi entre deux auteurs : d’une conception large et une autre plus stricte
du consommateur, cette dernière apporte une sécurité juridique que ne fournit pas la conception large et ainsi
exige qu’on ne peut qualifier du consommateur ; celui qui agit dans un but professionnel ; que ça soit dans sa
spécialité ou en dehors d’elle, vue que la conception large rend imprécises les frontières du droit de la
consommation
Enfin, si l’on considère comme des consommateurs les professionnels qui agissent en dehors de leurs
spécialités, il faudrait symétriquement assimiler à des professionnels les consommateurs qui agissent dans
leurs sphères de compétence .un avocat par exemple ,pourrait être jugé assez compétent pour déjouer, sans le
secours de la loi les pièges juridiques des contrats qu’il signe pour un usage non professionnel .en effet, la
personne qui agit pour les besoins de sa profession ne devrait jamais être considéré comme un consommateur.

Par ailleurs, d’autres extensions de la notion de consommateur sont possibles. En effet Le consommateur
est celui qui acquiert, non celui qui vend .cependant, quand le vendeur ou le prestataire est un non
professionnel, la question peut se poser sur l’application du droit de la consommation.

Éliminons d’abord le cas dans lequel l’autre contractant est lui aussi un non-professionnel (un particulier vend
sa voiture à un autre particulier), le droit de consommation n’as pas en principe à s’appliquer dans les relations
entre non professionnels : il n’y a pas de risques général de déséquilibre.

Le problème se pose dans le cas où un non-professionnel vend un bien ou fournit un service à un professionnel.
Un particulier, par exemple, vend sa voiture à un garagiste, ou encore un particulier vend un appartement à un
marchand de biens. Il y a alors un risque de déséquilibre ; mais il est inversé par rapport au déséquilibre que
cherche à gommer le droit de la consommation : c’est le vendeur qui est en position de faiblesse. D’où la
question : ne faut-il pas considérer ce vendeur comme un consommateur ? Sur le terrain vocabulaire, cela
parait difficile, mais il, est souhaitable d’entendre la protection à ces personnes, même si on ne les qualifie pas
de consommateurs10.

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Jean CALAIS-AULOY, Henri TEMPLE, « Droit de la consommation», 8e éd, Paris, Dalloz, Précis, 2010, 726 pages
9
S’agissant, d’une personne morale pour bénéficier de cette protection en tant qu’un consommateur en agissant
pour la satisfaction de ces besoins non professionnels.

Section 2 : Le professionnel :

Le professionnel est la personne physique ou morale qui agit dans le cadre d’une activité habituelle et
organisée de production, de distribution ou de prestation de service.
On pourrait aussi bien dire que le professionnel est la personne qui exploite une entreprise à condition de
prendre le mot entreprise dans son sens le plus large. C’est le caractère habituel et organisé de l’activité qui
fait la force du professionnel il est dans sa spécialité, plus compétent que le consommateur. Il existe donc un
déséquilibre qui justifie l’application du droit de consommation.

Le professionnel peut être aussi bien une personne morale, qu’une personne physique .dans le langage courant
le mot est plutôt réservé aux personnes physiques. Il a en droit de consommation un sens plus large : une
société, personne morale, a elle aussi qualité de professionnel : elle assume vis-à-vis du consommateur, les
mêmes obligations qu’un professionnel personne physique.
Le droit de consommation s’applique indistinctement aux grandes et aux petites entreprises. Le petit
commerçant de quartier lui est soumis comme la grande entreprise de distribution. Le petit artisan comme
grande entreprise industrielle. Tous sont des professionnels.

Paragraphe1 : Définition du professionnel.

Selon la législation française ; le professionnel est défini comme « toute personne physique ou morale,
publique ou privée, qui agit à des fins entrant dans le cadre de son activité commerciale, industrielle, artisanale,
libérale ou agricole, y compris lorsqu’elle agit au nom ou pour le compte d’un autre professionnel. »11
Il ressort de cette définition que deux critères président à la notion de professionnel : un critère personnel et
un critère matériel.

Le critère personnel
 Le professionnel peut, indistinctement être :
 Une personne physique
 Une personne morale
 Une personne privée
 Une personne publique

11
l’article liminaire du Code de la consommation introduit par la loi Hamon du 17 mars 2014, puis modifié
par l’ordonnance du 14 mars 2016
10
 Une personne investie d’un pouvoir de représentation
 En toutes hypothèses, le professionnel doit nécessairement exercer une activité économique à titre
indépendant.

Le critère matériel
 Le professionnel se définit surtout par l’activité qu’il exerce.
 Aussi, cette activité peut être de toute nature.
 Il peut s’agir, en effet, d’une activité
 Commerciale
 Industrielle
 Artisanale
 Libérale
 Agricole.
Le professionnel n’est donc pas nécessairement un commerçant.
Il constitue une catégorie bien plus large qui transcende la distinction entre les commerçants et les
non-commerçants.
L’avocat, le médecin ou l’architecte peuvent être qualifiés de professionnels, de sorte qu’ils sont
débiteurs du dispositif relatif aux clauses abusives au même titre qu’une société commerciale.12

Au Maroc, la loi n° 31-08 est le texte législatif qui édicte les mesures prises pour la protection des droits des
consommateurs.Selonl’article2 de la nouvelle loi apporte des définitions aux notions clefs du
droit de la consommation à savoir le consommateur et le fournisseur.

Quant au fournisseur, la nouvelle loi le définit comme « toute personne physique ou morale qui agit dans le
cadre d’une activité professionnelle ou commerciale ». On peut qualifier de fournisseurs assimilés, certains
organismes auxquels ladite loi impose les mêmes obligations que celles des fournisseurs. Il s’agit :

-Des personnes de droit privé, délégataires de la gestion d’un service public ;

12
Les parties au contrat de consommation: le consommateur, le professionnel et le non-professionnel ,
par Aurélien Bamdé ,https://aurelienbamde.com/2017/05/07/les-parties-au-contrat-de-consommation-le-
consommateur-le-professionnel-et-le-non-professionnel/
11
-Des personnes morales de droit public ; sous réserve des règles et principes ; qui régissent l’activité du service
public qu’elles gèrent 13

En effet, La compétence qui donne au professionnel accès aux informations plus complètes et plus correctes,
dans le domaine de son activité professionnelle, justifie la charge lourde de l'obligation d'information pour
cette partie contractante. En effet, ce sont les professionnels, fabricants vendeurs ou prestataires de services,
qui connaissent les biens et les services mis sur le marché. C'est eux qui connaissent les produits et leurs
risques alors que l'acquéreur non-professionnel ne voit que l'apparence des choses. Dans un souci de protection
de celui-ci, en raison de son état d'infériorité, il existe une obligation générale, d'origine jurisprudentielle,
incombant à tous les professionnels. Par un formalisme informatif le législateur exige également que les
professionnels donnent des mentions informatives

Les rapports de droit privé sont aujourd'hui influencés par la qualité professionnelle de parties contractantes.
Elle joue alors un rôle essentiel dans le domaine du droit des contrats. Pour avoir une image plus claire des
exemples les plus courants des professionnels dans le domaine des contrats, il convient donc d'examiner le
contenu du terme "professionnel" en prenant en compte l'activité et la spécialité.

Lorsque le professionnel contracte en relation avec son activité économique, dans le domaine de sa spécialité,
il est l'exemple général du professionnel qui est dans une position plus forte à l'égard de son cocontractant
profane. Par contre, lorsqu'il contracte en relation avec son activité économique, mais en dehors de sa
spécialité, il ne sera pas forcément dans une position plus forte

Paragraphe 1 : La qualification du professionnel.

Le professionnel se distingue du non-professionnel qui est défini comme « toute personne morale qui agit à
des fins qui n’entrent pas dans le cadre de son activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou
agricole ». Cette notion permet d’étendre aux personnes morales agissant en dehors de leur activité
professionnelle la protection accordée aux consommateurs.

Trois éléments permettent de qualifier le professionnel :

1. Le professionnel doit agir pour le compte de son entreprise :

Peu importe la nature ou l’importance de l’entreprise, mais il faut que le contrat soit conclu par le chef
d’entreprise ou son représentant au nom de celle-ci.

2. Le professionnel doit agir à des fins qui entrent dans le cadre de son activité professionnelle:

Il faut rechercher ici la finalité de l’opération : Pourquoi le contrat a-t-il été conclu? L’activité professionnelle
va-t-elle en tirer bénéfice ? Le contrat a-t-il été conclu pour le service exclusif de l’activité professionnelle ?

13
la loi n° 31-08 édictant les mesures prises pour la protection des droits des consommateurs .
12
Si la réponse à ces questions est positive, alors le contrat a un lien direct avec cette activité. Ainsi, il ressort
de la jurisprudence qu’est professionnel celui qui conclut :

 Un contrat dans le but de rechercher des bénéfices14,


 Un contrat dans le but accroître son activité commerciale,
 Un contrat de crédit dans le but de financer son activité professionnelle15.

3. Le professionnel doit exercer habituellement des actes de commerce :

Le professionnel peut parfois conclure des contrats mixtes, c’est à dire un contrat qui est conclu à la fois en
lien direct avec l’activité professionnelle et en vue de l’activité personnelle.

Dans cette situation, la Cour de Justice des Communautés Européennes a considéré que « une personne qui a
conclu un contrat portant sur un bien destiné à un usage en partie professionnel et en partie étranger à son
activité professionnelle n’est pas en droit de se prévaloir du bénéfice des règles de compétence spécifiques
,sauf si l’usage professionnel est marginal au point d’avoir un rôle négligeable dans le contexte global de
l’opération en cause, le fait que l’aspect extra-professionnel prédomine étant sans incidence à cet égard 16.
Autrement dit, il faut que la partie professionnelle soit insignifiante, marginale, au point d’avoir un rôle
négligeable dans le contexte global de l’opération. 17

14
1ère civ., 26 nov. 2002 : Bull. civ. 2002, I, n° 290 ; CA Aix-en-Provence, 10 avr. 2003
15
Cass. 2e civ., 18 mars 2004, CNP c/ J. Fourcade et autres
16
CJCE, 20 janv. 2005, aff. C-464/01
17
http://www.avocat-darbin-lange.fr/2017/05/22/la-notion-de-professionnel-en-droit-de-la-consommation/
13
Chapitre 2 : Les autres acteurs du droit de consommation.

Les pouvoirs publics ont mis en place un système de protection du consommateur. Depuis l’entrée en vigueur
de la loi 31-08, du chemin a été parcouru en matière de respect des droits des consommateurs.

En effet, les institutions du droit public prédominent le système dirigiste au Maroc, le ministère du commerce
a lancé son portail du consommateur permettant la collecte et le suivi du traitement des plaintes ainsi que
l’information du public sur ses droits.

aussi que , la prépondérance des administrations publiques, celles-ci sont chargées de l’exécution des décisions
gouvernementales ou politiques et de contrôle, sans qu’elle fassent vraiment cas de l’apport des organes
consultatif ou des propositions qui peuvent survenir de la part des consommateurs de leurs rares associations,
qui compte aujourd’hui au Maroc 83 et 3 fédérations,18 recensées par le portail «khidmat-almostahlik.ma» du
ministère du Commerce et de l’Industrie .

Ces derniers qui se préparent pour l’obtention d’autorisation spéciale pour les associations de protection des
consommateurs non reconnues d'utilité publique , dont les modalités d'octroi sont fixées par un arrêté qui vient
d'être publié au bulletin officiel (3 mai 2018),afin de pouvoir former des actions en défense des intérêts
collectifs des consommateurs et ester en justice. Conformément à la loi 31-08 édictant des mesures de
protection des consommateurs (l'alinéa 2 de l'article 157 prévoit en effet une dérogation à la condition de
l'utilité publique sous réserve de l'obtention d'une autorisation spéciale).19

De ce fait, on va mettre la lumière sur les institutions publiques (section1), les organisations consuméristes
(section2), et enfin les associations de consommateurs (section3).

18
Abdallah BOUDAHRAIN « Le droit de la consommation au Maroc » la société de d’édition AL MADARISS, 1ére édition 1999,
page 29

19
https://www.medias24.com/MAROC/DROIT/182802-Les-associations-de-protection-des-consommateurs-peuvent-desormais-
agir-en-justice.html
14
Section 1 : les institutions publiques

1- les autorités gouvernementales :

Ces autorité peuvent être également qualifiées d’administratives, ayant un rôle d’exécution et de contrôle.
En attendant que sa précise la régionalisation, la décentralisation administrative est loin d’être évidente.
Seule prévaut une déconcentration des administrations publiques par le biais de services extérieurs avec
des prérogatives fort limitées. De même, les organes délibérants ou décisionnels des collectivités locales
restent encore assez dépendants de leur ministère de tutelle.20

D’une manière générale, les missions ou attributions des divers départements ministériels s’entrecroisent,
sinon s’entremêlant, mais malheureusement au détriment des consommateurs. En effet, la pluralité de ces
ministres et leurs ramifications posent un problème aigue de coordination, ce qui ne manque pas d’entraver
leurs actions, chaque service public ou administration est jaloux de la parcelle de pouvoir qui lui est
reconnue, aussi la concertation entre eux n’est-elle pas réelle, en outre, la diversité d’autorité publique ne
manque pas d’entrainer le gaspillage des maigres ressources financière que supporte lourdement le
contribuable consommateur, sans préjudice de la déperdition de leurs efforts lorsque ceux-ci sont
exceptionnellement, orientés dans le sens d’une éventuelle protection des consommateurs.

C’est d’ailleurs qui ressortira de l’examen des attributions de chaque ministère et des structures concernées
ou intéressées par les questions consuméristes, on l’occurrence celle des départements chargés de
l’agriculture, du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, le ministère de l’intérieur, et les autres ministère
intéressés.

-ministère de l’agriculture, du développement rural et de la pèche :

Plusieurs service de ce département, dont les attributions et l’organisation sont régies par le décret n°2-
93-23 du 13 Mai 199, sont chargés des questions pouvant intéresser la consommation ou les
consommateurs, dont la division de la répression des fraudes et la division vétérinaire.

-ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

20
Abdallah BOUDAHRAIN « Le droit de la consommation au Maroc » la société de d’édition AL MADARISS, 1ére édition 1999,
page 30
15
L’administration centrale de ce ministère comprend deux principales directions concernées par la
consommation et par les consommateurs, à savoir la direction de la normalisation et la promotion de la
qualité, d’une part, et la direction du commerce intérieure d’autre part.

-ministère de l’intérieur :

Il s’agit, en effet, d’un super ministère dans l’échiquier politico-administratif du pays.

Sans entrer dans les détails, il connait de tout ce qui concerne les affaires intérieure du pays et même
parfois celles qui sont normalement de l’apanage de département chargé des affaires étrangère. En outre,
il est le ministère de tutelle des collectivités locales auxquels sont rattachés les bureaux municipaux
d’hygiène et de salubrité publiques.

On trouve autres organismes publics intéressés comme par exemple le ministère de la santé publique,
administration des douanes, directions des prix et de la concurrence, le mohtassib, attributions de contrôle
de la qualité et des prix, commissions préfectorales ou provinciales des prix, conseil de la concurrence,

Section 2: les organisations consuméristes

Il est indéniable que les consommateurs doivent jouer un rôle prépondérant pour mettre en place des
structures ou mettre en œuvre des pratiques adaptées à leur besoins, notamment pour assurer la défense de
leurs droits et intérêts devant les instances judiciaires ou autres et de constituer un groupe de pression afin
d’amener le législateur et le pouvoir exécutif à concevoir et appliquer des normes, des politiques et
stratégies conformes ou bien de tous, au lieu que ces autorités demeurent soumises aux seuls détenteurs
de l’argent.21Et ce, en attendant qu’ils optent pour d’autre moyens institutionnels et des pratiques
alternatives.

1-les coopératives de consommation

Il a souligner que le phénomène des coopératives de consommateurs, est à l’instar du droit de la consommation
en général, est apparu d’abord dans les pays industrialisés, en fait dès le début, le principal objectif de ces
coopératives était d’engager des actions consuméristes, et de mieux combattre les inégalités sociales
économiques, ainsi le mouvement des coopératives de consommateurs s’est étendu et s’est développés dans
le monde entier, toutefois les principes sur lesquels se fonde ce mouvement peuvent être également retrouvés
dans des aires socioculturelles différente de celle de l’occident, en l’occurrence dans les pays ou la culture
islamique est dominante, les enseignements du Saint Coran, la tradition du prophète et l’ijtihad des successeurs
peuvent donc être mis à profit pour la promotion des coopératives en général et celles axées sur la protection
des intérêts économiques et sociaux des consommateurs en particulier. En terre d’islam, ce n’étais pas le cas

21
Abdallah BOUDAHRAIN « Le droit de la consommation au Maroc » la société de d’édition AL MADARISS, 1ére édition 1999,
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16
des coopérative de consommation. On verra d’ailleurs qu’au Maroc, par exemple, si des coopératives de
professionnels dataient avant le protectorat et étaient dirigées par les Oumana, il fallut attendre la pénétration
française pour que soit adopté le Dahir du 13 Février 1992 ayant pour objet la réglementation et le contrôle
du crédit aux sociétés coopératives de consommation

-Des coopératives minoritaires et sous-développées :

La place des coopératives de consommation au Maroc reste en deca des aspirations et besoins légitimes des
consommateurs, à condition qu’ils soient résolument motivés par une solidarité agissante et encouragés par
un environnement démocratique réel

A noter que les coopératives marocaines de consommation n’ont-elles pas un poids économique certain et,
partant, leur influence sur le marché reste assez facile.

Section 3 : les associations de consommateurs

Plus qu’en ce qui concerne la situation déplorable des coopératives de consommation, les autres organisations
consuméristes demeurent confinées dans des actions fortes limitées avec des moyens dérisoires et une
motivation ou une volonté peu probante.22

-Un mouvement consumériste de façade :

Les organisations marocaines se comptent, pour une population marocaine estimée en 1996 à 27 millions, sur
le bout des doigts d’une seule main. Encore que la première en date, l’organisation des consommateurs et
usagers de la province de Tanger, créée le 10 mars 1979, ses objectifs, sont non seulement de portée générale,
mais encouragent surtout les détenteurs de l’argent à accroitre leurs profits soi-disant légitimes, ou derrière
un paravent légal et conventionnel, à titre d’exemple : il est question d’encourager les investissements dans la
province de Tanger, afin de satisfaire les besoins de la population et de réaliser les échanges équilibrés avec
les autres province du pays, tout en participant au développement économique national par le biais des
échanges commerciaux internationaux.

-Des actions et des moyens négligeables et inopérants :

Si la question financière est souvent avancée par leurs dirigeants et fondateurs, il y’a lieu de noter que certains
d’entre eux sont des gens fortunés parfois soit à combler un vide personnel qu’ils connaissant ou pour se servir
de leur organisation comme tremplin pour d’autres actions plus lucratives pour eux, voire seulement pour
avoir pignon sur rue en se faisant de la publicité. En d’autres termes la plupart d’entre eux ne sont pas toujours
motivés par les seuls droits et intérêts des consommateurs qu’ils annoncent vouloir servir. C’est la raison pour

22
Abdallah BOUDAHRAIN « Le droit de la consommation au Maroc » la société de d’édition AL MADARISS, 1ére édition 1999,
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laquelle que certaines de ces organisations sont nées d’un feu de paille et ne sont pas distinguées par des
activités pour les moins durables

-une action de justice résiduelle :

En l’absence de dispositions particulières aux litiges en matière de consommation ou de reconnaissances


explicité de leur droit d’agir en justice pour défendre les intérêts collectifs et ou individuels des
consommateurs, les associations régies par le dahir du 15 novembre 1958 peuvent difficilement intenter des
actions judicaires à titre principal pour défendre des intérêts autres que ceux de leur adhérents, ces associations
sont-elles condamnés à espérer une interprétation jurisprudentielle d’autant plus rare que les juridictions
compétente sont exceptionnellement saisies de différends collectifs ou intéressant plusieurs consommateurs à
titre individuel.

-Absence de moyens de lutte et responsabilité des associations :

L’action judicaire des professionnels peut constituer une réponse, plus au moins légitime, aux moyens de lutte
que pourront utiliser les associations de consommateurs, en l’occurrence par le biais d’une contre publicité
ou d’un boycott des produits ou services (grève des achats), voire inciter plusieurs consommateurs (abonnés
de téléphone par exemple), des télécommunications (grève de paiement).

Bibliographie

Textes juridiques :

18
La loi n° 31-08 édictant des mesures de protection du consommateur (Promulgué par Dahir n° 1-11-03 du
14 rabii I 1432 (18 février 2011)) .

Ouvrage :

Jean CALAIS-AULOY, Henri TEMPLE, « Droit de la consommation», 8e éd, Paris, Dalloz, Précis, 2010,
726 pages
Abdallah BOUDAHRAIN « Le droit de la consommation au Maroc » la société de d’édition AL MADARISS,
1ére édition 1999.

Webographie :

http://consommation-tpe1.e-monsite.com/pages/de-1945-aux-annees-1960.html.

https://www.leconomiste.com/article/protection-des-consommateursbrle-nouveau-dispositif-juridiquebripar-
farid-el-bachai.

l’article liminaire du Code de la consommation introduit par la loi Hamon du 17 mars 2014, puis modifié
par l’ordonnance du 14 mars 2016.

Les parties au contrat de consommation: le consommateur, le professionnel et le non-professionnel ,


par Aurélien Bamdé ,https://aurelienbamde.com/2017/05/07/les-parties-au-contrat-de-consommation-le-
consommateur-le-professionnel-et-le-non-professionnel/.

http://www.avocat-darbin-lange.fr/2017/05/22/la-notion-de-professionnel-en-droit-de-la-consommation/.

https://www.medias24.com/MAROC/DROIT/182802-Les-associations-de-protection-des-
consommateurs-peuvent-desormais-agir-en-justice.html

19