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Responsabilité civile S3 Mr ABBOUR

Année universitaire 2017/2018 par B.S.


Introduction générale :
D’un point de vu philosophique la responsabilité est passionnante par ce qu’elle est une condition de la
liberté, l’homme est libre est celui qui choisit et répond à ses actes. C’est la raison pour laquelle on trouve dans tout
système juridique organique organisé, un système de responsabilité plus au moins complexe et plus au moins
diversifier.
La responsabilité juridique désigne en droit civil l’obligation de répondre à ces actes, de réparer des
dommages causés à autrui devant la justice et d’en assumer les conséquences civiles, pénales, disciplinaire soit
envers la victime soit envers la société. C’est le cas de la responsabilité dans l’ordre juridique marocain.
Dans le langage juridique, l’expression responsabilité civile désigne l’ensemble des règles légales et
jurisprudentielles qui obligent l’auteur d’un dommage causé à autrui à réparer ce préjudice en offrant à la victime
une compensation.
La responsabilité civile vise non pas à sanctionner mais à réparer. C’est donc un régime de la sanction de réparation
encourus du fait de dommage causé à autrui. Mais au-delà de cette définition une partie de la doctrine souligne que
la notion de responsabilité n’a de sens véritable qu’en présence d’un homme libre et conscient et que la fonction
première de la responsabilité est de permettre à l’homme d’anticipé les conséquences de ses actes et ainsi de
prévenir les préjudices qui peuvent éventuellement causés.
Le droit marocain et notamment le DOC impose à tout individu une règle de comportement selon laquelle il lui est
fait défense de préjudicier à autrui. Dès que cette règle est transgressée, dès qu’un tort a était causer à quelconque
l’auteur de l’effet s’expose à subir à titre de sanction les rigueurs de la responsabilité civile.
En droit marocain, la responsabilité est constituée au premier chef par responsabilité délictuelle et quasi-délictuelle
dans lesquelles l’acte dommageable illicite se traduit par la violation de l’obligation quelconque soit l’origine c’est-à-
dire légale, coutumière ou jurisprudentielle, que l’acte soit volontaire c.-à-d. un délit civil ou involontaire c.-à-d.
quasi-délit civil. Toutefois quelqu’un peut encore être tenu à l’égard de la victime du fait d’un tiers c’est le cas de la
responsabilité du fait d’autrui prévus aux articles 85 – 86 du DOC mais le fait générateur de la responsabilité quasi-
délictuelle peut également résulter de certaines choses appropriées (garder) prévu aux articles 88 et 89 du DOC.
D’une manière générale en droit marocain, la responsabilité civile vise de nombreuses situations juridiques ainsi elle
peut être soit délictuelle soit quasi-délictuelle soit contractuelle. D’abord la responsabilité contractuelle, si le
dommage causé résulte de l’inexécution d’un contrat liant le responsable et la victime. Cette obligation est prévue
par l’article 60 du DOC qui prévoit expressément l’obligation de réparer l’inexécution d’un contrat. C’est le cas par
exemple lorsque un acheteur reproche à son vendeur de lui avoir vendu une chose non conforme à ce qu’était
commander ou bien encore si les travaux ont étaient mal exécutés. Ensuite la responsabilité est délictuelle lorsque le
dommage résulte d’une faute intentionnelle c.-à-d. s’il est causé volontairement. Enfin la responsabilité est quasi-
délictuelle, si le dommage résulte d’une faute intentionnelle par exemple : en cas d’imprudence, de négligence, de
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mal adresse ou du fait d’une personne par exemple enfant ou salarié ou encore une chose dans ou doit répondre sa
situation sont prévus par les articles 77-78-85 et 86 du DOC.
Dans les hypothèses des responsabilités délictuelles et quasi-délictuelles, il existe un fait juridique déclenchant
l’application d’une norme légale prévue par le DOC qui lorsque ses conditions sont réunies se traduit par une
indemnisation de la victime.
Dans le cas de la responsabilité contractuelle celle-ci existe en présence d’un contrat inexécuté ou mal exécuté, ce
fait donne naissance à une action en dommage et intérêt au profit du créancier, c-à-d une exécution par équivalence.
Cette situation est prévue à l’article 264 du DOC.
L’obligation née d’un délit civil vise à réparer le dommage injustement causé et donc à placer la victime à l’état où se
trouvez si le dommage n’était pas intervenu.
Dans le droit positif marocain le concept de responsabilité contractuelle assimile l’inexécution à une faute. La
responsabilité civile à laquelle nous nous tiendrons dans le cadre de ce cour et donc l’obligation de répondre devant
la justice, d’un dommage causé à autrui dont un intérêt légitime à était injustement lisé par un acte contraire à
l’ordre juridique c-à-d par un acte illicite et d’on réparer les conséquences en indemnisant la victime. (Commenter
la phrase suivante)
La R.C. tente d’effacer par une réaction juridique les conséquences du fait perturbateur imputable à quelqu’un de ce
désordre qu’il a crié et qui consiste une injustice.
Le droit de la R.C. a pour objectif principal la réparation, traditionnellement la responsabilité présente un double
aspect préventif et punitif.
- Aspect préventif : Conduit les citoyens à agir avec prudence afin d’éviter d’engager leur responsabilité par la
crainte légitime de la sanction pécuniaire qu’elle engendre et si la responsabilité permet de prévenir la
réalisation du dommage.
- Aspect Punitif : La R.C. présente cet aspect notamment en obligeant l’auteur du dommage causé à autrui de
réparer ce préjudice en indemnisant la victime.
Ce dernier caractère apparente la R.C. à la responsabilité Pénale qui est l’obligation de répondre d’une infraction
commise et de subir la peine prévu par le texte qui le réprime.
La R.C. est centrée sur la victime et l’indemnisation de son préjudice, lorsqu’un même fait constitue à la fois une
infraction et une faute civile la victime peut profiter de ce que l’auteur de dommage comparer devant le juge pénal
pour demander réparation, quel que soit la nature (civile ou pénale…) de la responsabilité, le mécanisme qui l’a mis
en œuvre est identique tous commence toujours par un dommage sans lequel il n’y a pas de responsabilité possible.
L’acte dommageable se traduit nécessairement par l’appellation d’une règle juridique quelque en soit l’origine que
l’acte soit volontaire ou involontaire.
La R.C. est une norme secondaire, elle intervient pour sanctionner la violation d’une norme primaire, norme qui
prescrit un comportement donner.

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Les règles de la R.C. sont des normes secondaires, car elle s’attache à établir les conséquences juridiques de la
violation des normes primaires en matière délictuelle ses normes primaires sont généralement considérées comme
étant d’ordre public.
En revanche en matière contractuelle ses normes primaires relèvent d’un principe de l’autonomie de la volonté des
parties à former, la volonté des parties peut différer.
En revanche, la notion d’ordre public s’impose à tous en droit civil marocain, en principe la faute permet de fonder la
responsabilité civile c’est ce que prévoit l’article 77 du DOC qui dispose que « Tout fait quelconque de l’homme qui,
sans l’autorité de la loi, cause sciemment et volontairement à autrui un dommage matériel ou moral, oblige son auteur à
réparer ledit dommage, lorsqu’il est établi que ce fait en est la cause directe.
Toute stipulation contraire est sans effet (1). 78 »
Par cette règle la faute permet de fonder la R.C.. Cependant cette règle peut dans certain cas être atténuait en raison
de certain mécanismes juridiques qui a modifié le droit marocain de la R.C. en donnant lieu à des cas responsabilité
sans faute.
Ainsi par exemple : Le développement des assurances à dévier les règles relatives à la R.C..
Dans certain cas, ce n’est plus l’auteur du dommage qui supporte la réparation de sa faute mais son assureur.
(ex : l’action subrogatoire)

CHAPITRE 1 : LES FONCTIONS DE LA RESPONSABILITE CIVILE

Au Maroc comme d’ailleurs dans autre pays et notamment la France, le droit de la R.C. est orienté principalement vers
la réparation des dommages. Généralement en droit de la responsabilité, on insiste sur deux fonctions d’une part et
d’autre part normative.

SECTION 1 : LA FONCTION REPARATRICE DE LA RESPONSABILITE CIVILE.

Elle consiste en une action en réparation compensation essentiellement guidé par l’objectif indemnitaire. Dans cette
fonction la responsabilité juridique est protectrice car elle oblige à réparer les dommages causés à autrui dont un
intérêt légitime a était injustement causé par un acte contraire à l’ordre juridique. La R.C. met en scène deux sujets
l’un l’auteur du dommage et l’auteur du dommage c-à-d le débiteur d’indemnisation et l’autre la victime c-à-d le
créancier de l’indemnisation.
Toute action ou responsabilité implique en amant (avant) la rencontre dommageable de deux activités humaines.
Dans ce cas son auteur doit en répondre c-à-d indemniser la victime (afin de rétablir la légalité qu’il avait rendu a son
avantage).
Dans le domaine du dommage corporel cet aspect indemnitaire de la R.C. a perdu de son intérêt en raison des
couvertures sociales et des assurances privées.

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La responsabilité s’efforce de maintenir un juste et fragile équilibre entre deux éléments contradictoire d’une part la
sécurité des personnes et d’autres part la liberté d’agir.
Cependant il existe quelques hypothèses dans lesquelles une limitation de la réparation par les parties, par
les conventions internationales ou par la loi. C’est le cas notamment de la législation sur les accidents du travail et les
maladies professionnelles qu’est d’ordre public. Ainsi l’assuré (le salarié) ne peut pas refuser le statut d’assuré social.
En dehors de ses exceptions la règle de l’indemnisation dite de la réparation intégrale et que l’indemnisation doit
compenser tous les dommages (la règle positive de l’indemnisation appropriée est que l’indemnisation doit
compenser tous les dommages c-à-d une réparation intégrale).
C’est la raison pour laquelle la jurisprudence rappelle que le préjudice résultant d’une infraction doit être réparé dans
son intégralité sans perte ni profit pour aucune des parties.

Section II : La fonction normative de la R.C.

La R.C. a pour objet d’empêcher les dommages et les faire cesser. C’est la raison pour laquelle les citoyens disposes
d’un droit personnel c-à-d défensive d’arrêter d’empêcher dès l’origine les actes qui risque de leurs causé un
préjudice.
Le juge des référés disposait d’un pouvoir souverain où ordonné des mesures qui paraissent imposer pour empêcher
un dommage imminent ou pour faire cesser un trouble illicite.
Le juge des référés est devenu le juge ordinaire de la cessation de l’illicite en raison de sa rapidité par exemple : Le
tribunal ordonnera la démolition d’un édifice construit au mépris des règles de l’urbanisme.

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CHAPITRE 2 : LES CONDITIONS DE MISE EN ŒUVRE DE LA R.C.

Par condition on entend les raisons d’ordre juridique qui justifient la mise en œuvre d’une responsabilité.
La R.C. ne se conçoit pas sans dommage, si un dommage ou un préjudice est une condition nécessaire de la
réparation il ne s’en suit pas que n’importe quel dommage donne ouverture à une action de R.
En effet en droit civil marocain la responsabilité civile n’est engager qu’en présence de la réunion de 3 éléments
constituant les conditions d’ouverture à savoir l’existence d’un dommage par la victime ensuite un fait générateur
de responsabilité imputable à l’auteur de dommage et enfin un lien de causalité unissant ce fait générateur et le
dommage de plus il n’y a de responsabilité que si un dommage peut être prouver par le demandeur qui est la
victime. Il résulte des articles 77 et 78 du DOC de la nécessité d’un dommage et ce dommage doit présenter un
certain nombre de caractères.
SECTION I : LA NECESSITE D’UN DOMMAGE REPARABLE.
En droit marocain de la R., le dommage est un élément essentiel voir fondamental. En effet pour que la R. soit
engagée, il faut que la victime souffre d’un dommage. Il n’y a pas d’action en R sans préjudice (à réparer), pas de
préjudice pas de R.C.
Il y a donc une nécessité d’un dommage et selon une jurisprudence et notamment dans un arrêt de la 2 ème chambre
de la cour de cassation française en date de 28/10/1954 affirme que : « Le propos (la naissance) de la R.C. est de
rétablir aussi exactement que possible l’équilibre détruit par le dommage et de remplacer la victime aux dépend du
responsable dans la situation où elle se serait trouver si l’acte du dommage n’avait pas eu lieu ».
Il en résulte alors qu’en droit marocain pour engager la R.C. il faut établir un dommage ou un préjudice. (Dès lors en
droit marocain, pour engager la R. délictuelle il faut établir un dommage ou un préjudice. La nécessité d’un dommage
résulte essentiellement de deux articles du DOC 77 et 78)
Juridiquement, il n’y a pas d’action en responsabilité sans préjudice à réparer en matière délictuelle cette nécessité
d’un dommage résulte essentiellement de 2 articles : 77 et 78 du DOC.
Article 77 : « Tout fait quel… »
Article 78 : « Chacun est responsable… »
L’article 98 du DOC parle de perte effective éprouvé et gain dont le demandeur est prouvé et gain dont le demandeur
est privé.
Sous le vocable perte éprouvée en doit comprendre tout appauvrissement occasionné par le fait dommageable par
exemple : Un préjudice matériel, résultant des frais d’hospitalisation ou de frais de justice.
Par gain manqué on désigne tous les profits que l’agissement d’un tiers responsable à empêcher de réaliser par
exemple : l’interruption d’études causées par un accident.
Traditionnellement, on y voie la même nécessité du dommage dans le domaine contractuel. Cette nécessité du
dommage est prévue par l’article 263 du DOC qui envisage la condamnation du débiteur à des dommages et interets en
cas de retards dont l’exécution ou l’inexécution d’une obligation.
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L’article 264 du DOC évalue les dommages et interets d’après la perte faite par le créancier et le gain qu’il a manqué.
Cela veut dire quand l’absence de perte ou de manque à gagner c-à-d le préjudice, il n’y a pas lieu à la responsabilité
contractuelle. Cependant il n’y a aucune définition légale du dommage dans le DOC face à l’absence de définition
légale du dommage, la jurisprudence à fixer les conditions auxquels doit satisfaire un dommage pour permettre à la
victime d’obtenir réparation.
En effet la constatation et l’évolution du dommage relève de l’appréciation souveraine du juge du fonds. Cependant
seul un dommage qualifié sera pris en considération. Dès lors, pour ouvrir le droit de réparation le dommage doit
traditionnellement présenter certain caractères.
SECTION II : LES CARACTERE D’UN DOMMAGE REPARABLE.

Le droit de réparation implique l’existence d’un dommage, cependant pour la jurisprudence la seule preuve exigible et
que le dommage doit être certain et direct et légitiment revendiquer.

Paragraphe 1 : Le dommage doit être certain et direct.

Si la jurisprudence exige que le dommage doit être certain cela signifie qu’il n’y a pas de doute sur la réalité. Le
dommage doit être la suite directe de l’accident de tel sort que la victime puisse exercer une action en réparation.
Selon l’article 77 du DOC pour mettre en œuvre la responsabilité, le dommage doit être la conséquence directe du fait
général. C’est la raison pour laquelle la victime devra démontrer selon l’article 98 du DOC soit une perte éprouvé dû à
l’appauvrissement occasionner par le fait dommageable par exemple : Que la chose c’était détruite ou détérioré. Soit
un gain manqué résultant du dommage subi par exemple : Le fait de subir une concurrence déloyale prévu à l’article 84
du DOC.

Pour la jurisprudence le préjudice futur (dommage) peut également être considérer comme certain ainsi le
dommage certain peut être futur est être ainsi indemnisable si sa survenance est inévitable, c’est le cas par exemple de
la victime d’un grave accident de la circulation dont l’inffirmité s’agrave en fil des années et donc une impossibilité
d’exercer une activité professionnelle de même le préjudice est certain si la perte d’une chance existe réellement c-à-d
probable que l’évenement se réalise. Ainsi la personne qui invoque la perte d’une chance ce plein généralement d’avoir
par le fait dommageable d’un individu, ratée une occasion qui lui y aurait été véritablement bénéfique et profitable
c’est le cas par exemple d’un avocat négligeant qui ne respecte pas un délai de procédure et fait perdre une chance à
son client de gagner un procès.
C’est le cas également d’un étudiant qui se fait renverser par une voiture la veille de son examen peut en
demander la réparation. Cependant, il aura indemnisation que si les études poursuivies était suffisantes avancés au
moment où l’accident à mit fin à la carrière envisagée.
Ce type de préjudice nous amène à distinguer deux éléments. D’une part le gain espéré et d’autre part le gain
escompté.
S’agissant du gain espéré celui-ci doit être définitivement perdu pour que le préjudice soit certain, par
exemple : Pour l’étudiant l’examen est passé. Pour l’avocat, l’action judiciaire est forclose…

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S’agissant du gain escompté, cela signifie que rien n’établit que l’étudiant, le client dans les conditions
normales le demandeur à l’action aurait réussi. Il y a aussi des situations dans lesquelles on trouve des victimes indirect
ce sont des victimes par ricochet : Les victimes peuvent avoir personnellement souffraient d’un préjudice notamment
de la perte d’un proche ou d’un soutien matériel que la victime à porter.
C’est le cas par exemple du décès d’un père de famille dans ce cas sa femme et ses enfants vont être considérer comme
des victimes par recochet et donc subir un préjudice propre car le défain soutenu financièrement et matériellement la
famille.
Juridiquement en principe les proches de la victime peuvent exercer une action pour faire réparer à titre
personnel leurs propres préjudices. On parle alors de préjudice par ricochet.
Paragraphe 2 : Le caractère légitime de l’intérêt
Selon l’article 1er du code marocain de procédure civile : « Ne peuvent ester (agir) en justice que ceux q ui ont
qualité , capacité et interet pour faire valoir leur droits »
Pour que le demandeur soit recevable à agir, il doit justifier d’un intérêt légitime juridiquement protégé qui
doit être suffisamment important et sérieux. En droit marocain le terme interet juridiquement protégé et utilisé pour
désigner l’élément constitutif d’un droit.
Ainsi une juridiction pour rejeter l’action réparation intenter par exemple par l’enfant adultérin.
Enfin est dépourvu de conséquence juridique par exemple le fait de se faire marcher sur les pieds dans une file
d’attente, dans cet exemple, il n’y a pas d’intérêt légitime pour saisir le tribunal.
Section 3 : Les variétés du dommage réparable.
Les variétés du dommage réparable ont connues une prolifération excessif, traditionnellement on distingue 3
sortes de dommages : le dommage corporel, le dommage matériel et le dommage moral.

Paragraphe 1 : Le dommage corporel.


Le dommage corporel est l’atteinte portée à l’intégrité physique de la personne. Il peut aller de la simple igraniture ou
blessure à la mort de l’individu.
En droit marocain la gravité du dommage est évaluée au moyen d’une expertise médicale. Dès lors le rôle du médecin
est primordial en matière de la responsabilité civile.
Paragraphe 2 : Le dommage matériel.
Est celui qui résulte de l’atteinte aux biens de la victime notamment par la détérioration ou la destruction d’objet, mais
encore de la perte économique résultant de certains agissements fautif, comme par exemple : la rupture brutale des
fiançailles ou encore des actes de concurrence déloyale. Ce dernier cas est prévu par l’article 84 du DOC que pose
clairement le principe du droit à la réparation.
Selon l’article 264 du DOC, le préjudice ou le dommage matériel peut résulter de la perte définitif ou effective que le
créancier à éprouver c-à-d un dommage naissant où le gain dont il a était privé c-à-d la perte du projet escompté et non
réalisé.
Paragraphe 3 : Le dommage moral.

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Sous le vocable visuel du dommage moral sont rangés les dommages extrêmement divers, souvent opposé au
dommage corporel, le dommage moral est celui qui attient le monde de l’immatériel des pensés et des sentiments.
C’est un droit extrapatrimonial attaché à la personne et résulte notamment de la souffrance psychique ou de l’atteinte à
l’honneur à la considération à l’image ou à la vie privée de l’individu.
Dès lors en matière d’indemnisation en principe 2 aspects doivent être pris en compte, d’une part l’aspect matériel qui
inclut par exemple les frais pharmaceutique ou encore les pertes de salaire, et d’autre part l’aspect moral qui traduit la
diminution du bienêtre général de l’individu ayant subi le dommage.

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CHAPITRE 3 : Le fait générateur de la RC : La faute.
(Pas de faute, pas de R. Commentez !)
La question du fondement de la responsabilité, est l’une des questions les plus controversés du droit des
obligations et du droit civil marocain en général.
Cette polémique s’explique parce que le sujet est lié à des conceptions morales (est la grande rivale du droit),
philosophique, social et économique.
Le débat juridique fait apparaitre qu’en droit civil marocain, la faute de l’auteur du dommage est considéré
comme l’unique fondement de la responsabilité civile c’est la théorie traditionnelle.
Cependant en matière économique, cette théorie a était considérer pour une partie de la doctrine comme
insuffisante.
Dès lors une évolution doctrinale s’y alors produite qui tend à faire admettre à faire admettre de plus en plus
des cas des responsabilités sans faute.
Dans ce type de responsabilité 2 théories ont étaient proposés d’une part la théorie de risque et d’autre part la
théorie de garantie. Ce sont des théories modernes de la responsabilité civile.
Section 1 : La Théorie traditionnelle
La théorie traditionnelle est celle dans laquelle la faute est considérée comme l’unique fondement de la responsabilité
civile sur ce point, les articles 77 et 78 du DOC sont claires. Selon ses textes, seul celui qui par sa faute à commis un
dommage doit le réparer. L’auteur d’une faute quel qu’elle soit omission ou abstention, intentionnelle ou non doit
indemniser la victime qui a subi un dommage.
Dans le contentieux civil marocain, en retrouve une typologie de la faute qui doit être prouvé.
Paragraphe 1 : La nécessité d’une faute PROUVéE :
Le législateur marocain, ne fait aucune distinction selon la gravité de la faute mais exige toujours sa présence,
et il en résulte alors, une conception selon laquelle la responsabilité civile est dite subjective car elle suppose une
analyse du comportement blâmable de l’individu, mais cette responsabilité civile elle est aussi pour partie objective
puisqu’elle nécessite l’existence d’un dommage qu’est un fait.
En effet dans certains cas le DOC n’utilise pas le terme de faute mais celui du fait. C’est le cas de l’article 86
du DOC, relatif à la responsabilité de propriétaire d’un animal qui a causé un dommage.
C’est également le cas de l’article 89 du DOC relatif à la responsabilité du propriétaire d’un bâtiment qui cause un
dommage par sa ruine.
Enfin, il en y de même les articles 85 et 85 vice qui prévoient la responsabilité des parents du fait de leurs
enfants et commettant de leurs (préposé !!!), des artisans de leurs apprentis et enfin des instituteurs du fait des élèves.

Dans la théorie traditionnelle, la doctrine juridique contemporaine considérée que ses articles ne consacre pas
des pas de responsabilité sans faute mais établissent des présomptions de faute comme par exemple : la présomption de
défaut d’éducation ou de surveillance qui pèse sur les parents dont l’enfant à causer un dommage.

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A la lecture de cet article on constate que le terme faute n’est pas employer par le législateur marocain portant
pour la théorie traditionnelle, la faute reste le fondement unique de la responsabilité civile. C’est ce qui résulte
expressément des articles 77 et 78 du DOC pour qui la faute constitue à la fois le fait générateur de la responsabilité et
le fondement traditionnel du droit en réparation, ceci est valable aussi bien pour la faute délictuelle commise dans les
relations avec les tiers que pour la faute contractuelle consistant par exemple en une inexécution du contrat.
Pour la doctrine, la faute reste aussi la source principale de responsabilité qui estime que « Toutes les pertes et tous les
dommages qui peuvent arriver par le fait de quelque personnes doivent être réparé par celui dont l’imprudence ou autre
faute qui a donné lieu. »
Cette doctrine est conforté par l’article 78 alinéa 3 du DOC qui définit contrairement au droit français formellement
cette notion de faute qui consiste soit à omettre ce que l’on était tenu de faire soit à faire ce que dont on était tenu de
s’abstenir sans l’intention de causer un dommage. Il s’agit ici de ce que l’on appelle la faute non intentionnelle qui
donne lieu à une responsabilité quasi-délictuelle dans le langage courant la faute peut aussi bien s’appliquer à un fait
intentionnel qu’à un fait non intentionnel.
C’est la raison pour laquelle la jurisprudence marocaine opte pour la notion de faute en intégrant et assimilant le simple
fait d’imprudence ou de négligence à une faute.
Il résulte de l’ensemble de ces textes relatif à la responsabilité civile que le dommage pour quel soit sujet à réparation
doit être (la conséquence) le fait d’une faute.
Cependant se pose la question de savoir si cette faute est présumée ou si doit être prouvée par la victime d’un fait
dommageable sur ce point la jurisprudence marocaine se base sur la preuve de la faute et elle accueille largement la
notion de la faute prouvée.
Paragraphe 2 : La typologie de la faute:
Dans le DOC on retrouve une typologie de la faute selon 4 degrés à savoir intentionnelle, inexcusable, lourde et légère.
Traditionnellement, les juristes distinguent 2 types de fautes : La faute intentionnelle et la faute non intentionnelle.
Dans le fait intentionnel, l’idée générale admise en matière délictuelle est que l’auteur du dommage agit de l’intention
de causé un dommage.
Dans le fait non intentionnel, il y a simplement une erreur de conduite ayant causé un dommage. Cette erreur de
conduite est apprécié par la jurisprudence marocaine de manière in concrecto c.-à-d. se demander ce qu’aurai fait une
même personne dans les mêmes circonstances.
En revanche, le critère d’appréciation in abstracto tient compte d’élément psychologique. Dans ce cas juridique, se
pose (la question) le problème de savoir si le mineur il infirme son civilement responsable.
En droit marocain, le problème est réglé par les articles 96 et 97 du DOC qui pose le principe de l’irresponsabilité du
mineur des sourds-muets et infirme.
Ce principe est justifié par la notion de discernement, condition de mise en œuvre de la responsabilité civile et de
l’imputabilité de la faute.
Commettre une faute suppose donc de pouvoir discerner le bien et le mal cependant dans le contentieux civil marocain
toute faute dommageable engendre nécessairement un droit à réparation.

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Toutes les responsabilités, y compris la défaillance contractuelle possède un caractère commun celui de l’anormalité
(anormale).
Section 2 : Les Théories modernes

Au fur et à mesure de l’évolution de la société, la théorie traditionnelle de la faute est apparue insuffisante, en effet
l’industrialisation et l’effet de machinisme ont conduisent à une multiplication et une aggravation des accidents dont on
pourrait difficilement identifier l’auteur, ou apporter la preuve d’une faute quelconque, en cas d’explosion d’une
machine pour ne pas laisser ses victimes sans indemnisation, la doctrine et la jurisprudence ont admis progressivement
la possibilité d’une responsabilité sans faute justifiée sur 2 théories :
La théorie de risque, ou la théorie de garantie.
Dans ces deux théories la faute n’a pas disparu de la responsabilité on est passé d’une conception subjective à une
conception objective cette conception divise les juristes.
Paragraphe 1 : La théorie de risque

La révolution industrielle ne s’est pas faite sans entrainer de nombreux accidents et donc de nombreuses victimes.
Nous savons que l’objectif de la responsabilité est indemnisé la victime or une responsabilité exclusivement fondée
sur la faute exclu cette possibilité pour les victimes d’accidents qui sont incapables de déterminer la cause et encore
moins d’apporter la preuve d’une faute.
C’est la raison pour laquelle 2 tendances sont apparus dans le débat doctrinal :
D’une part il fallait développer le risque comme fondement de responsabilité en détriment de la faute et reconnaitre
les victimes l’existence d’un droit à l’indemnisation indépendant de toute faute.
Cette théorie de risque, a le mérite d’avoir inspiré par exemple la législation sur les accidents du travail, la législation
sur la responsabilité du travail qui prévoit la responsabilité de l’employeur même en absence de faute de sa part,
d’autres législations admettent la responsabilité sans faute des entreprises ou motif qu’il tire des profits considérables
de leurs activités et qu’à ce titre ils doivent prendre en charge les dommages causés, C’est le cas par exemple de la
législation relative à la responsabilité des produits défectueux qui confirment le rejet de la faute en exigeant
uniquement un défaut du produit qui soit la cause directe du dommage.
Cependant, si cette théorie de risque est suffisante lorsqu’elle couvre des risques de l’entreprise, elle devient
insatisfaisante dans le cadre du dommage causé hors de l’entreprise, c’est la raison pour laquelle dans un souci
d’indemnisation des victimes d’accidents, la jurisprudence a dans certains cas écarté l’exigence d’une faute et admettre
une responsabilité sans faute.
Dans un arrêt rendu par la cour de cassation en France date du 13 février 1930 dit Jean Leur : admit que le
manquement de l’obligation de sécurité est suffisant pour permettre l’indemnisation d’une victime incapable de faire
jouer les articles 77 et 78 du DOC.
Selon cette jurisprudence, le risque suffisait à engager la responsabilité, cette jurisprudence affirme qu’une
présomption de responsabilité pèse sur le gardien rejetant ainsi toute idée de faute, cette jurisprudence affirme qu’une
présomption de responsabilité pèse sur le gardien.

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Ainsi, toute idée de faute, cette jurisprudence va connaître une évolution dans le domaine de responsabilité du
fait d’autrui en consacrant une responsabilité de plein droit des parents. ici c’est une objectivation de la responsabilité
des parents c-à-d que la responsabilité peut être engager en l’absence de toute faute des parents ou de l’enfant ici la
responsabilité c’est transformer en responsabilité fondée sur le risque créé par l’activité de l’enfant.
Pour la doctrine juridique ce qui justifie la responsabilité parentale ce n’est plus le souci de sanctionner une
mauvaise éducation ou une surveillance insuffisante, c’est la volonté de donner à la victime du dommage causé par un
mineur une garantie d’indemnisation celle-ci est mise à la charge des répondants naturels de l’enfant qui sont son père
et sa mère.
Sur le plan juridique, cette théorie de risque n’a été possible que parce qu’elle s’est accompagné d’un
développement des assurances ; En effet ici celui qui fait courir les risques à autrui est assuré. Et donc il y a moins
d’obstacles à refuser d’engager ses responsabilités.

Paragraphe 2 : La théorie de la garantie :

Cette théorie intègre la situation personnelle de la victime, cette théorie part du principe selon lequel la victime
du dommage a subi une atteinte à ces droits et pose la question de savoir si ces droits ne doivent pas être garantis
par la victime s’analyse comme une violation d’un droit, juridiquement protégé.
Alors l’atteinte à ses droits implique une sanction condamnant le responsable du dommage, cette sanction n’est
d’autre que la réparation.
Selon cette théorie la victime d’un dommage à droit de la sécurité et que l’atteinte à ce droit comme n’importe
quel droit protégé, a peine et justifie une sanction comme pour la théorie de risque et la théorie de la garantie
permet d’expliquer l’existence de la responsabilité sans faute c-à-d la faute objective de manière générale qu’elle
soit subjective ou objective qu’elle soit intentionnelle ou non-intentionnelle quel que soit sa gravité et son auteur.
En droit marocain toute faute entraine la responsabilité.

CHAPITRE 4 : LE LIEN DE CAUSALITé

Pour engager la responsabilité, il ne suffit pas de constater un dommage et d’évoquer un fait générateur il fait
aussi établir entre un rapport de cause à effet et prouver que le dommage à sa source dans le fait générateur d’un
dommage c’est ce qu’on appelle le lien de causalité ou a définit comme un lien de cause à effet qui rattache le fait
générateur d’un dommage au préjudice subi par la victime, ce lien de causalité constitue la dernière condition de la
mise en œuvre de la responsabilité civile cette constitution est imposé par les articles 77 et 78 du DOC.
L’article 77 du DOC oblige l’auteur du dommage à le réparer lorsqu’il établit que son fait en est la cause
directe, de même l’article 78 du DOC indique et implique que la faute soit la cause directe du dommage, il en
résulte que pour obtenir la réparation la victime devra prouver que la faute d’un individu ou que la chose dont il
avait la garde a contribuer à la réalisation du dommage.

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Le fait dommageable doit etre la cause génératrice du dommage de même que la chose doit avoir joué un rôle
actif dans la production du dommage.
Les termes des articles 77 et 78 du DOC justifient ce principe, tous ces textes exigent que le fait, la chose, l’animal,
ou le bâtiment cause le dommage et en matière contractuelle l’article 264 du DOC nous dit la conséquence directe
de l’inexécution, cela veut dire l’existence là aussi d’un lien de causalité.

Cependant, pour être pris en considération le lieu de causalité doit présenter certains nombres de caractères, il doit
être d’une part direct et d’autre part certain ;
Le lien de causalité est direct si le dommage occasionné se rapport à la faute de son auteur de même de si la
victime ne rapporte pas la preuve de l’existence certaine et un de causalité entre le fait générateur et le dommage
causé, aucune indemnité ne pourra plus être allouée.

CHAPITRE 5 : LA RESPONSABILITé DU FAIT PERSONNEL. (RFP)

La responsabilité du fait personnel est celle qui est engagé par un fait dommageable propre ou responsable,
celui-ci apparait à la fois comme l’auteur et le responsable du dommage cette responsabilité s’oppose aux
responsabilités engendrés par le fait d’une chose ou d’autrui. Traditionnellement, la RFP est fondée sur l’existence
d’une faute.
En droit civil marocain, la faute est une condition nécessaire pour engager la responsabilité, il en dégage alors
un principe juridique pour la responsabilité du fait personnel « Pas de responsabilité sans faute » cette
responsabilité était conçu comme de la responsabilité du droit civil, mais quelques dispositions du DOC consacrés
à la responsabilité délictuelle ou quasi-délictuelle confirment ce point de vue.
Les articles 77 et 78 du DOC contiennent des règles relatives à la RFP, tandis que les articles 85 à 89 du DOC
ne visent que des cas particuliers de la responsabilité du fait des choses et surtout du fait d’autrui.
La simple lecture des articles 77 et 78 du DOC suffit à révéler que la faute est une condition nécessaire à la RFP.
D’ailleurs, le mot FAUTE figure en toutes lettres dans l’article 78 du DOC et ce texte se réfère à la faute non
intentionnelle en disposant à son alinéa 3 que : « la faute consiste soit à omettre ce qu’on été tenu de faire, soit à
faire ce dont on était tenu de s’abstenir, sans l’intention de causer un dommage ».
La doctrine dominante et la jurisprudence ont toujours considéré que les articles 77 – 78 du DOC contenu en eux le
principe de l’exigence de la faute.
Habituellement, on enseigne que l’article 77 du DOC s’applique au délit civil et le mot FAIT est mis pour fait
intentionnel alors que l’article 78 du DOC énonce que l’on est responsable non seulement du dommage causé par son
fait mais par sa faute, lorsqu’il est établi que cette faute en est la cause directe.
Cet article 78 du DOC ne vise que les quasi-délits, cependant si l’usage s’est instauré dans la pratique de donner à
l’article 77 du DOC vocation à régir les conséquences dommageables aussi bien de la faute non intentionnelle que de la
faute intentionnelle.
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En revanche l’article 78 du DOC pose un principe selon lequel une simple faute, généralement d’imprudence ou de
négligence suffit à générer une responsabilité.
Avant d’exposer les principaux traits (caractéristiques) du régime juridique de la responsabilité quasi-délit ou
responsabilité délictuelle du fait personnel, il convient tout d’abord de délimiter son domaine d’application.

Section1 : Les domaines d’application de la RFP

Conçue comme une responsabilité du droit commun, la RFP a vocation (prétendre) à s’appliquer à un très vaste
domaine.
Mais si cette observation se vérifie tellement on ce qui concerne les personnes qu’elle régit, elle (RFP) a était
sérieusement concurrencée par les autres espèces de responsabilité ce qui a conduit à en réduire le domaine et impose
ainsi que soit préciser les rapports (relations) que la RFP entretient avec les autres responsabilités du fait des choses et
du fait d’autrui.

Paragraphe 1 : La délimitation du domaine de la RFP quant aux personnes :

Traditionnellement en droit on distingue les personnes physiques et les personnes morales.


A- Les personnes physiques :
La RFP s’applique incontestablement aux personnes physiques que l’article 77 du DOC vise expressément en
disposant : « Tout fait quelconque de l’homme… ».
Il n’y’a pas lieu de distinguer entre ces personnes, en particulier selon qu’ils sont majeures ou mineures. Toutes ces
personnes sont susceptibles de voir leur responsabilité engagée en raison de leur propre fait.
La responsabilité personnelle a était longtemps écartée par la jurisprudence lorsque la personne majeure ou mineure
était privée de raison au moment de l’accomplissement du fait dommageable.
L’exclusion de la responsabilité s’explique par l’exigence de l’imputabilité de ce fait à l’auteur.
En droit marocain ce problème est réglé par l’article 96 du DOC et 97 du DOC qui prévoit une faculté de discernement
pour engager la responsabilité du mineur.
B- Les personnes morales :
La responsabilité pénale des personnes morales est consacrée par l’article 127 du code pénal marocain. D’un point de
vue civil, la jurisprudence a toujours accepté d’engager la responsabilité civile des groupements (personnes morales)
dès lors qu’ils jouissent de la personnalité juridique. Cette responsabilité concerne non seulement les personnes
morales du droit privé mais encore les personnes morales du droit public, lorsqu’elles accomplissent un acte de gestion
privée ou causent un dommage à l’occasion d’un contrat civil ou commercial.
Pour les personnes morales du droit public, la loi impose au juge administratif de juger conformément aux droits
civil les dommages causés par les véhicules appartenant à des personnes publiques.

Paragraphe 2 : La délimitation du domaine de la RFP par rapport aux autres responsabilités:


Il existe plusieurs façons de combiner les domaines respectifs des différentes responsabilités.

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On peut schématiquement les regroupés en 3 systèmes :
- 1er système : Est celui dans lequel les domaines propres aux différentes responsabilités peuvent d’abord être
exclusif ;
- 2ème système : Est celui dans lequel on peut concevoir que chaque type de responsabilité aurait un domaine propre
mais pas exclusif susceptible donc le regroupement avec d’autres responsabilités ;
Ainsi plusieurs textes juridiques pourront avoir une vocation concurrente à s’appliquer au même dommage. Dans
ce cas, lorsqu’un dommage entre dans un domaine commun à plusieurs responsabilités, la victime pourra non
seulement opter (choisir) pour l’un ou l’autre mais encore cumulé plusieurs fondements juridiques de sa demande
c.-à-d. les invoqués simultanément. Alors le juge sera dans une certaine mesure libre de choisir la base juridique
de sa décision.
- 3ème système : Est celui dans lequel on peut envisager une combinaison intermédiaire selon laquelle plusieurs
dispositions pourraient avoir un domaine concurrent, tout en imposant une hiérarchie dans leurs applications.
Alors certaines responsabilités seront subsidiaires par rapport à d’autres dans ce cas la victime conservera une
option et la possibilité de cumuler plusieurs fondements de sa demande.
Le juge sera alors tenu de faire application du texte prioritaire lorsque ceux qui ont étaient invoqués à l’appui de
la demande sont tous applicables.
Il convient d’envisager distinctement les rapports de la RFP avec les responsabilités du fait d’autrui RFA et du
fait des choses.

A- Les RFP avec RFC : (art. 85, 86 et 88 du DOC) :

La RFP et RFC ont chacune un domaine (d’application) propre.


Pour la RFP : il s’agit du fait de l’homme, en virtus de l’article 77 du DOC.
Pour la RFC : il s’agit du fait d’une chose inanimée en virtus de l’article 88 du DOC ;
ou d’un animal en virtus de l’article 86 du DOC.
Pour la jurisprudence, chaque responsabilité répond dans sa mise en œuvre à des conditions qui lui sont propres, et
d’une façon générale ce voit appliquer un régime juridique différent. Que leur domaines soient propres ne signifie
nullement qu’ils sont distincts et exclusive l’un de l’autre.
Le fait de l’homme n’exclut pas le fait de la chose, que le fait d’une chose n’est exclusif du fait d’un homme,
autrement dit, les responsabilités des articles 77 et 78 du DOC d’une part et les articles 86 et 88 du DOC d’autre part
ont vocation à s’appliquer concurremment à une même situation dommageable.
Ainsi lorsque le fait dommageable entre dans le domaine d’application du fait personnel et du fait des choses, la
victime à la possibilité d’invoquer à son choix soit les articles 77 et 78 du DOC même si le dommage a était causé par
une chose.
Soit l’article 88 ou 86 du DOC même lorsque le dommage est dû en même temps au fait de l’homme fautif ou non.

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Si les articles 77 et 78 du DOC et les articles 88 et 86 du DOC ont vocation à s’appliquer, la victime aura intérêt à les
invoqués simultanément dès lors le cumule est donc possible.

En revanche, la responsabilité du fait des bâtiments prévu par l’article 89 du DOC cache souvent une RFP cela sera le
cas lorsque le dommage est imputable à un défaut d’entretien ou par le vice de construction car selon l’article 89 du
DOC c’est un fait fautif de l’homme qui est à l’origine du dommage dès lors les RFP et du fait des bâtiments auront
pour partie un domaine commun.
Cependant la victime bénéficie d’un régime plus favorable dans la mise en œuvre de la responsabilité dans l’article 89
du DOC à chaque fois que ces conditions d’applications se trouveront réunies.
Le cumule des articles 89, 77 et 78 du DOC est très largement admit ainsi que l’option ouverte à la victime.
Cependant le juge sera libre d’appliquer l’une ou l’autre disposition pour fonder sa décision si elles ont étaient
simultanément invoquer et qu’elles sont toutes applicables.
Ici les deux responsabilités aboutissent à un résultat identique. Parfois un certain nombre de texte mettent à la charge
de l’exploitant ou du propriétaire des choses dangereuses une responsabilité spéciale étroitement réglementée.
Dans ce cas il n’est pas permit de chercher à appliquer les dispositions générale du droit commun lorsqu’il y a
existence d’un texte spécifique les responsabilités spéciales du fait de certaine choses ont un domaine exclusif.
L’exclusion des responsabilités du droit commun est parfois implicite et parfois explicite.
Elle est implicite dans les hypothèses suivantes :
En cas d’un dommage causé au sol par l’évolution d’un aéronef.
Pour les dommages causés par l’énergie nucléaire, et enfin pour les dommages dus à la pollution des mers par des
hydrocarbures dans ce cas on applique la convention internationale de Bruxelles de 23 novembre 1969. De même
l’exclusion de l’application des R du principe peut aussi être expresse c’est la cas notamment dans les domaines des
transports ou des lois et des conventions internationales sont venus réglementer la R du transporteur qu’il s’agisse du
transport terrestre ou maritime.
Enfin, la législation sur les accidents du travail, et les maladies professionnelle exclut expressément l’application du
droit commun de la R.
Cependant d’autres régimes spéciaux d’indemnisation notamment par le domaine des accidents médicaux qui laisse
place à l’application du droit commun et notamment les articles 77 et 78 du DOC.
En matière d’accident de la circulation, le Dahir de 3 octobre 1984 relatif à l’indemnisation des victimes d’accident
causés par des véhicules terrestres ou instituer un régime propre aux accidents de la circulation.
Ce Dahir a créé un système d’indemnisation en marge du droit commun de responsabilité civile et autonome dans sa
mise en œuvre. L’examen de la jurisprudence fait apparaitre que l’indemnisation de la victime d’un accident de la
circulation dans lequel est impliqué un véhicule terrestre, un moteur, ne peut être fondé que sur les dispositions du
Dahir 3octobre 1984.

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Cette jurisprudence affirme le caractère exclusif de la loi. Cependant cette exclusivité du Dahir 1948 n’est que relative.
Ce Dahir ne se traduit pas par une canalisation de la R sur la tête des personnes qu’elle désigne comme débiteur
d’indemnisation.
En effet les victimes conservent la possibilité de la R d’engager d’autres personnes qui seraient à l’origine d’un
accident en se fendant sur le droit commun.
De même lorsqu’il manque une condition d’application du Dahir 1984 la victime d’un accident de circulation retrouve
la faculté (la possibilité) de ce prévaloir du droit commun.

B- Les rapports de la RFP avec la RFA (autrui) :

L’article 85 du DOC, prévoit la RFA qui pourra se combiner avec la mise en œuvre d’une responsabilité du fait
personnel. Il faut entendre par là, que le responsable de fait d’autrui c.-à-d. par exemple père et mère, artisan
pourraient voir leurs responsabilité engagée non seulement à ce titre, c.-à-d. comme répondant d’un fait d’un tiers
sur la base de l’article 85 du DOC mais encore en raison de son fait personnel par l’application des articles 77 et 78
du DOC jusqu’à une époque récente, il n’existait qu’un seul véritable cas de RFP et qui était engagé
indépendamment de toute référence au comportement du responsable.
Il s’agit de la responsabilité des commettant pour le fait d’autrui prévu par l’article 85 alinéa 3 du DOC.
Aujourd’hui il faut y ajouter la RFA sur l’article 85 alinéa 1er du DOC qui est une responsabilité de plein droit dans
laquelle le comportement de responsable est totalement différent.

C’est le cas par exemple de la responsabilité des pères et mères prévu à l’article 85 alinéa 2 du DOC.
La jurisprudence se contente du simple fait causal, du mineur pour engager la responsabilité de ses parents.
Pour toutes les responsabilités prévues par l’article 85 du DOC le fait générateur est celui de l’auteur du dommage
et non celui du responsable.
En revanche, la responsabilité des instituteurs et des fonctionnaires du service de la jeunesse des sports implique
selon l’article 85 bis alinéa 1 et 2 du DOC une faute du responsable qui doit être prouvé conformément au droit
commun à l’instance, ceux qui l’assimile à une responsabilité personnelle.

Section II : Le régime juridique de la RFP :

La RFP constitue le droit commun de la responsabilité civile et la plupart des traits caractéristiques de son régime
juridique ne présente aucune spécificité, d’ailleurs l’analyse de la règle de principe formulée par les articles 77 et
78 du DOC de le confirmé.
Ainsi 2 des 3 conditions d’existence du droit à réparation se retrouve à l’identique dans les autres types de
responsabilité, il s’agit de préjudice et du lieu de causalité.
Ou ce qui concerne le lieu de causalité, la jurisprudence applique en principe le système de l’équivalence des
conditions.

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La seule véritable spécificité de la RFP, en ce qui concerne les conditions d’application apparaît dans le fait
générateur puisqu’il doit s’agir d’un fait personnel du responsable qui doit avoir un caractère fautif.
De même les règles relatives aux effets de la responsabilité ne présente pas de particularité lorque celle-ci est
retenu sur le fondement des articles 77 et 78 du DOC.
En général elles sont les mêmes pour toutes les responsabilités civiles extracontractuelle qu’il s’agisse de régler la
mise en œuvre du droit à la réparation, les procédés de réparation ou l’évaluation du préjudice.
Enfin les règles de procédure sont les mêmes.

Paragraphe 1 : Les conditions relatives au fait générateur.


L’article 77 du DOC pose expressément le principe de l’exigence d’une faute commise par le responsable auteur
de dommage et l’article 77 alénia 1 du DOC précise qu’il doit s’agir de sa propre faute qui peut être selon l’article
78 alinéa 3 du DOC une simple omission ou abstraction.

En droit français on parle plutôt négligence ou d’imprudence. On en déduit alors que si une faute est nécessaire en
principe pour engager la RFP, une faute simple doit suffire, le défendeur dispos cependant de divers moyens pour
s’exonérer totalement, partiellement de sa responsabilité.

A- La nécessité d’une faute :

En principe une faute doit être prouvée à l’encontre du responsable pour que celui-ci puisse être condamné en
raison de son fait personnel.
En droit marocain il n’y a pas de RFP sans faute, la faute consiste on la violation d’un devoir ou d’une obligation
préexistence, il peut s’agir d’une norme générale et abstraite imposant en toute circonstance de se conduire
loyalement et avec prudence et diligence.
C’est le demandeur c-à-d la victime qui supportera la charge de la preuve de la faute.
La faute s’apprécie normalement in-abstracto c-à-d par référence à l’attitude qu’aurait eu le bon père de famille.
Cependant il existe quelques cas où la RFP peut être engagé en l’absence de faute.
En principe un texte est nécessaire pour déroger à la règle de l’exigence de la faute formée par l’article 77 et 78 du
DOC. Mais la plupart du temps lorsqu’un texte spécial édicte une responsabilité sans faute il s’agira par exemple
une RFC ‘chose’.
Généralement les cas légaux de la RFP sans faute sont très rares. Cependant la jurisprudence notamment la
jurisprudence française a joutée un cas légale de portée plus générale c’est le cas de la responsabilité pour trouble
anormaux du voisinage (nuisances sonores) articles 91 et 92 du DOC.
Cependant en dénombre (recense) quelques dérogations légales à la nécessité de la faute. C’est le cas de la
législation sur les accidents du travail et des maladies professionnelles, c’est le cas du Dahir 3 octobre 1984 relative

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à l’indemnisation des accidents des victimes d’accident de la circulation, enfin c’est le de la R des pères et mères
qui est engagé de plein droit du fait des mineurs.
En principe, il s’agit de RFA, mais elle n’est plus subordonnée à la responsabilité du docteur du dommage et elle est
directement imputée aux parents, cette responsabilité est devenu une responsabilité personnelle sans faute.

B- La suffisance d’une simple faute :

S’il n’y a pas de RFP sans faute, toute faute suffit en principe à engager la responsabilité de son auteur quel
que soit son degré de gravité.
Ainsi la faute simple, légère est suffisante non seulement pour mettre en œuvre la responsabilité personnelle de
son auteur, mais encore pour mettre à sa charge la réparation de l’intégralité du dommage.
La règle est clairement exprimée par les articles 78 alinéa 1er du DOC qui précise que : « Chaqu’un est
responsable du dommage moral ou matériel qu’il a causé non seulement par son fait mais pas sa faute lorsqu’il
est établit que cette faute en est la cause directe. »
Cependant il existe quelques cas où une faute d’une certaine gravité est exigée pour engendrer (engager) la
responsabilité.
Il peut s’agir des hypothèses de responsabilité contractuelle telle que la responsabilité du salarié d’une faute
lourde ou de l’employeur pour faute intentionnelle ou inexécutable. Mais également, il peut s’agir selon
l’article 80 du DOC des agents de l’Etat et des municipalités qui peuvent engendrer leur personnelle en cas des
dommages causés par des fautes lourdes dans l’exercice de leurs fonctions.
Ainsi une faute qualifiée a pour conséquence d’aggraver la responsabilité de l’auteur. Ce n’est plus une
condition de mise en œuvre de la responsabilité mais une simple cause d’aggravation.

Paragraphe 2 : Les moyens d’exonération :

Il y a deux types d’exonération totale et partielle.

A- Exonération totale :

Lorsque le demandeur a qui incombe la charge de prouver la faute à peut réunir des éléments de nature à faire
présumer une faute du défendeur, celui-ci pourra toujours, réagir en établissant que malgré les apparences, en
réalité il n’a commis aucune faute, il renversera ainsi les présomptions du fait qui pèsent sur lui.
(Voir présomption = Le mécanisme de la présomption ; Aussi revoir le cour des obligations concernant la
finalité des obligations art : )
Le défendeur ici n’évoque pas une véritable cause d’exonération, il cherche seulement a contester les
allégations de son adversaire et à combattre les moyens de preuve fournis.

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Le moyen le plus efficace pour le défendeur de s’exonérer totalement de sa responsabilité serra de se prévaloir
d’une cause étrangère présentant les caractéristiques de la force majeure.

B- Exonération partielle :

Le défendeur dont la faute est établi et la responsabilité engagée peut cependant s’exonéré partiellement de sa
responsabilité en démontrant que la victime à elle-même commis une faute qui a contribuer à causer son propre
dommage il en résultat alors une réduction de l’indemnisation qui souvent s’analyse comme le résultat d’un
partage de responsabilité.
La jurisprudence française admit ce partage de responsabilité entre la victime et l’auteur du dommage.
De même l’opposabilité aux victimes par ricochet de la faute de la victime directe représente un autre moyen
pour le défendeur de s’exonérer partiellement de sa responsabilité.
En matière pénale encore la jurisprudence française est notamment la chambre criminelle de la cour de
cassation déroge au principe de l’exonération partielle lorsque le défendeur est l’auteur de certaines infractions
pénales lui procurant un profit. Dans ce cas la responsabilité de l’auteur sera entière.

Paragraphe 3 : Les règles de procédure


Il s’agit ici des règles de procédure relative à l’action civile fondée sur les articles 77 et 78 du DOC.
A- La compétence :
Naturellement les tribunaux civils sont compétant pour connaître de l’action civile en réparation mais
également les juridictions répressives sont compétentes pour juger d’une action civile née d’une infraction.
Cependant la recevabilité de cette action est soumise à de strictes conditions. En effet non seulement le
dommage doit trouver sa source dans une infraction pénale mais encore elle doit être personnelle à la victime
et résulte directement de l’infraction.

B- Le sursis à statuer :
En virtus de la règle selon laquelle le pénal tient le civil en état signifie que la juridiction civile saisie par la
victime doit sursoir à statuer tant que la juridiction répressive ne s’est pas prononcer par une décision définitive
sur l’action publique lorsqu’elle a était mise en mouvement.
(à partir de 2018 l’exception de l’annualité de la constitution : Lorsqu’il y a un doute….)
Cette règle qui a pour but d’assumer la priorité du pénal sur le civil à surtout pour objectif de limité une
contrariété autre les décisions entre les juridictions civiles et pénales.
C’est le cas lorsque l’action civile est fondée sur faute car l’infraction pénale implique elle-même la
constatation d’une faute par le juge.
Ainsi l’effet objet de la poursuite pénale coincé dément avec ceux de la cause de procès civil dans ce cas le
juge civil devra sursoir sur son jugement.

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C- Autorité de la chose jugée :
La chose jugée au pénal à une autorité et le juge civil est tenu de respecter les décisions du juge pénal. Cela
signifie que les constatations et les appréciations du juge pénal qui ont permis de motiver sa décision ne
pouvant pas être contredits par le juge civil.
A l’inverse de la chose jugée ou pénale, qui est une autorité absolue, la chose jugée au civil n’a qu’une autorité
relative.
Cette autorité est donc condition en virtus de l’article 451 du DOC par l’identité des parties, l’objet et la cause ;
Ainsi le rejet d’une demande fondée sur l’article 77 et 78 du DOC n’interdira pas la victime de former une
nouvelle demande dans une autre instance à condition de la fondée sur une cause différente par exemple les
articles 85 et 88 du DOC.

D- La prescription de l’action en responsabilité :

La responsabilité extracontractuelle est soumise au droit commun des actions personnelles, lesquelles selon
l’article 106 du DOC, se prescrivent par 5 ans à compter du jour ou le titulaire d’un droit en connaissance du
dommage.
Dans le cas contraire l’action à l’indemnité se prescrit par 20 ans à partir du dommage a eu lieu.

CHAPITRE 6 : LA RESPONSABILITé CONTRACTUELLE.

La responsabilité contractuelle est l’ensemble des règles relatives à l’obligation pour le contractant qui
n’exécute pas correctement les prestations mises à sa charge par le contrat de réparer le dommage que cette
inexécution totale ou partielle causée à l’autre partie.

Lorsque l’obligation contractuelle quel que soit son objectif c.-à-d. de faire ou de ne pas faire ou de donner, ne
pas respecter dans ce cas une obligation de répondre civilement du dommage lui y substitué.

Généralement, cette réparation s’effectue le plus souvent par une exécution par équivalent c.-à-d. par la
location de dommage et intérêt. D’une manière générale, il s’agira pour le débiteur d’une violation de l’une de ses
obligations contractuelles à ce titre la responsabilité contractuelle est un moyen parmi d’autre pour le créancier de
réaliser les droits qui contient du contrat.

Cependant en droit marocain, la responsabilité contractuelle et la responsabilité délictuelle correspondent à la


distinction entre les sources d’obligation, l’une est la conséquence de violation d’une obligation contractuelle tandis
que l’autre responsabilité décolle de l’inobservation d’une obligation imposée directement par la loi.

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La responsabilité contractuelle et la responsabilité délictuelle différente par leurs sources ce qui explique que
leurs conditions et leurs régimes ne soient pas identiques.

La doctrine juridique parle non pas de 2 responsabilités mais plutôt de 2 régimes de responsabilité.
La mise en œuvre de la responsabilité contractuelle suppose la réunion de certaines conditions, lorsqu’elles sont
rassemblées, le contractant est tenu de réparer le dommage subi par l’autre partie.

Section 1 : Les conditions de la responsabilité contractuelle :

Dans la mise en œuvre de la responsabilité contractuelle, 2 types de conditions sont à distinguer.


Les unes sont de véritables conditions de fonds dans la mesure où elles sont inhérentes au domaine de la
responsabilité contractuelle.

Il faut une inexécution d’une obligation contractuelle, et que cette défaillance contractuelle est causée un dommage
à l’autre partie (article 263 du DOC).
Cependant le droit marocain prévoit aussi des conditions à caractère formel ou procédural spécifique à la
responsabilité contractuelle et que le demandeur doit respecter pour pouvoir mettre efficacement en œuvre son droit
à indemnisation.
Il s’agit principalement de l’exigence d’une mise en œuvre prévue à l’article 254 du DOC et de la nécessité d’agir
dans un délai déterminé devant le tribunal compétant, il s’agit ici de prescription prévu à l’article 371 du DOC.

Paragraphe 1 : Les conditions du fond

La responsabilité contractuelle suppose la violation du contrat d’une obligation contractuelle par débiteur. La
violation du contrat peut résulter d’une inexécution totale ou partielle soit d’une exécution tardive ou défectueuse,
pour la mettre en œuvre, il faut établir la violation d’une obligation et le dommage qui en résulte.
L’inexécution de l’obligation contractuelle suppose un fait imputable au débiteur c-à-d une faute. Mais encore faut-
il qu’il se soit produit dans le cadre de rapport contractuel.
Pour que la responsabilité soit contractuelle, 3 conditions doivent être réunies : D’abord un contrat valablement
conclut ensuite l’obligation et enfin la victime et l’auteur du dommage soient partis à ce contrat.

A- La nécessité du contrat valablement conclut entre le demandeur et le défendeur :

La responsabilité contractuelle ne peut être mise en jeu que si un contrat s’y valablement formé entre la victime et
celui dont la responsabilité est recherchée. Dans ce cas il n’y a pas de difficulté.
En revanche lorsque le contrat n’a pas été conclu ceci pose le problème de la détermination de la limite de la sphère
contractuelle, en principe le problème relatif à l’existence du contrat doit se résoudre conformément aux règles
générales du DOC.

En absence du contrat, la responsabilité recherchée est nécessairement extracontractuelle par exemple : Est exclu du
champ contractuel l’accident survenu à l’utilisateur de toilette du café, ou du restaurant dont il n’est pas client.
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Cependant d’un point de vue jurisprudentiel, on constate que certaines décisions de justice n’ont pas ddhésité à
déformer les concepts juridiques pour fonder une solution plus favorable à la victime, ainsi par exemple, la
jurisprudence admet quel contrat s’y formé entre le médecin et son client sauf s’il a donné des soins d’urgence à un
malade inconscient, ou s’il fait partie d’une équipe chirurgicale, il n’y a pas eu le contact préalable avec le patient.
Conformément à l’article 399 du DOC, il appartient à la victime qu’elle fonde son action sur les règles de la
responsabilité contractuelle d’établir l’existence d’un contrat, par exemple : Le seul fait qu’une personne est voulu
utiliser les toilettes d’un café ou d’un restaurant n’implique pas l’existence d’un contrat de restauration faute de
preuve qu’elle y commandée une consommation avant de s’y rendre.
Dans ce cas si elle fait une chute dans l’escalier qui conduit aux toilettes, cette personne ne peut pas se prévaloir de
la responsabilité contractuelle.
La preuve du contrat ce fait conformément aux règles du droit commun prévu à l’article 443 du DOC dans ce cas
l’écrit est nécessaire sauf exception prévu, soit par une convention des parties sur le mode de preuve soit par les lois
notamment l’article 447 du DOC qui prévoit la production d’un commencement de preuve par écrit ou encore
l’article 448 du DOC qui prévoit l’impossibilité matérielle ou moral d’exiger un écrit à laquelle la jurisprudence
assimile l’usage pour certaines contrats comme le contrat médical de ne pas rédigé un contrat.

Lorsque aucun contrat n’a était conclu entre le demandeur est le défenseur, la responsabilité ne peut être que
délictuelle c’est le cas par exemple, de la responsabilité du transporteur en cas d’accident subit par une personne qui
voyage sans titre régulier du transport.
Ne relève pas de l’inexécution contractuelle le manquement postérieur à l’exécution du contrat et à forcerieuri à son
extinction.
Ici la responsabilité est encore délictuelle lorsque bien que le contrat a était conclu le dommage s’y produit une fois
les relations contractuelle terminée.
C’est le cas par exemple du voyageur qu’est allé plus loin de la gare où il devait descendre ou encore le locataire qui
continu à occuper abusivement les lieux malgré l’expiration du bail.
En revanche, une clause de non concurrence relève de l’ordre contractuel (exemple : contrat de travail, contrat de
vente de fonds de commerce..)
Ne relève pas encore de l’inexécution contractuelle, le manquement d’un devoir précontractuel comme par exemple
le défaut d’information de renseignement, le devoir d’information ou de conseil.
Toute responsabilité apparu avant la conclusion d’un contrat est délictuelle ainsi toute faute commise encours de
négociation en particulier une rupture abusive constitue une faute au sens de l’article 77 du DOC.

Ne relève pas non plus de l’inexécution du contrat contractuel l’imputabilité à une partie, d’une cause de la nullité
d’un contrat, par exemple d’un dol prévu à l’article 52 du DOC ou encore un manquement à la bonne foi prévu par
l’article 231 du DOC.

B- L’obligation contractuelle :

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Il ne suffit pas d’établir l’existence d’un contrat entre le demandeur et la personne dont la responsabilité est
recherchée. Encore faut-il prouvé que le dommage provient de l’inexécution d’une obligation qui se rattache au
contrat. En principe le contrat détermine les obligations du comportement qui pèsent sur les contractants
contrairement à la responsabilité délictuelle où le juge est conduit à apprécier une règle de comportement.
Par obligation il s’agit, non seulement des obligations que les parties ont expressément envisagé mais également
celles qui découlent implicitement de la nature du contrat et du but de l’opération.
Pour déterminer ses obligations, il faut se référer aux règles générales concernant l’interprétation des contrats, ainsi
qu’aux règles spécifiques de l’acte en cause.
Parmi les premiers l’article 231 du DOC dispose que tous engagement doit être exécuter de bonne foi et oblige non
seulement à ceux qu’est exprimé mais encore à toute les suites que la loi, l’usage ou l’équité donne l’obligation
d’après sa nature.
Ainsi les obligations qui sans avoir étaient explicitement stipuler dans le contrat lui son attaché en vertus des
dispositions légales, ont une nature contractuelle.
Pour les lois supplétives, dont le rôle est de compléter le contrat sont censées de révéler la volonté des parties.
C’est le cas de nombreuses dispositions du dahir de contrat qui définissent les obligations du vendeur article 498 et
suivant, et l’acquéreur article 576 et suivant.
En revanche les obligations mises à la charge des parties par des lois aspiratives auxquelles les parties ne peuvent
pas déroger entre dans la sphère contractuelle.
Enfin la jurisprudence s’appuie sur la référence (faite) à l’équité (constater) prévu par l’article 231 du DOC pour
décelait que certaines obligations que les parties n’avait pas envisager et que la loi avait ignorée il s’agit de
l’obligation de sécurité.
Dans un arrêt de la chambre civile de la cour de cassation française en date du 21 novembre 1911, le transporteur a
l’obligation de conduire les voyageurs sain et sauf à destination.

C- L’existence d’un contrat entre la victime et l’auteur d’un dommage :

La responsabilité contractuelle s’applique lorsque la victime et l’auteur du dommage ont la qualité de partie du
contrat non exécuté. Cette condition est la conséquence du principe de l’effet relatif des contrats énoncé à l’article
228 du DOC.
Selon lequel « Les obligations n’engagent que ceux qui ont été parties à l’acte : Elles ne nuisent point aux tiers et
elles ne leur profitent que dans les cas exprimés par la loi. »
Il en résulte que l’inexécution de l’obligation contractuelle doit d’une part être le fait d’une partie à la convention et
d’autre part causé un dommage au contractant.
L’inexécution d’obligation contractuelle doit être évidement le fait d’un contractant et non d’un tiers. L’article 228
du DOC, se pose à ce que la convention y donc les règles de la responsabilité contractuelle soit invoquer contre une
personne étrangère à l’accord.

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Dans le cas où un tiers se rend complice de la violation d’un contrat, il engage sa responsabilité sur le fondement
des articles 77 et 78 du DOC.
Pour la jurisprudence, toute personne qui avec connaissance, aide autrui à enfreindre les obligations contractuelle
posant sur elle, commit une faute délictuelle à l’égard de la victime de l’infraction. C’est le cas par exemple, de
celui qui participe à la violation d’une clause de non concurrence, ou d’un contrat d’exclusivité en matière de droit
de distribution.
Inversement, il a également était affirmer que le tiers du contrat peut invoquer la violation par un contractant qui lui
à causer un préjudice, c’est ce qu’est prévu par l’article 228 infini du DOC (infini= la fin de la phrase).
De son côté la jurisprudence, à affirmer que le tiers a un contrat peut évoquer sous le fondement de la responsabilité
délictuelle un manquement contractuel, dès lors que ce manquement lui a causé un dommage.
Paragraphe 2 : Les conditions de la mise en œuvre du droit à réparation :

Même si la victime réunis les conditions du fond indispensable pour retenir la réparation, elle doit à défaut d’accord
avec la personne dont la responsabilité est recherché elle doit satisfaire à certaines exigences de caractère formel ou
procédural pour mettre en œuvre son droit à indemnisation.
Dans certaines hypothèses une mise en demeure s’impose conformément à l’article 254 du DOC et si le débiteur ne
l’exécute pas, (son obligation) il appartient à la victime d’exercer une action en responsabilité contractuelle devant
le tribunal compétant et dans les délais de prescription.
A- La mise en demeure :

D’après l’article 255 alinéa 2 du DOC, le débiteur n’est constitué en demeure que par une interprétation formelle de
représentation légitime de ce dernier, cette interpellation doit être faite par écrit.
Ce texte envisage le recours à l’écrit dans lequel le créancier exige l’exécution.
Cependant, le DOC ne dit pas comment notifier par écrit ! Selon la jurisprudence, une lettre recommandée, peut
valoir une mise en demeure non seulement en matière commerciale mais également en matière civile pourvu que le
créancier révèle clairement son intention d’exiger l’exécution.
De manière générale, les juges du fond appréciés souverainement si un acte est suffisant pour constituait une mise
en demeure.
Le domaine de l’exigence d’une mise en demeure s’avère nécessaire surtout en cas de retard. En effet le débiteur
n’est tenu à des dommages et intérêt que si il a était mis en demeure, cette règle a une portée générale elle
s’applique aux obligations de faire ou à donner quelques chose conformément à l’article 261 du DOC mais
également aux obligations de ne pas faire, conformément à l’article 262 du DOC.
B- L’action judiciaire :
A défaut d’accord des parties sur le principe même de la responsabilité et sur le montant des dommages et interet la
victime qui désir obtenir une indemnisation doit engager une action en justice, cette action obier aux règles du droit
commun notamment la compétence juridictionnelle et la prescription prévu par l’article 387 et suivant du DOC.

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Paragraphe 3 : Les causes d’exonérations :

Selon l’article 268 du DOC il existe 3 types de causes étrangères non imputable au débiteur il s’agit de la force
majeur, du cas fortuit et de la demeure du créancier.
S’agissant de la force majeur, du cas fortuit, ses deux expressions recouvrent une même réalité, comme en matière
extracontractuelle, l’évènement de la force majeur doit revêtir 3 caractères : Irrésistible, imprévisible et extériorité.

   Fin du cours   

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