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Intégrales elliptiques et champ magnétique créé

par une spire circulaire

par Thierry PRÉ


Lycée Turgot - 75003 Paris
thierry@pre.fr

RÉSUMÉ
Nous cherchons des expressions valables en tout point du champ magnétique créé
par une spire circulaire parcourue par un courant d’intensité constante. Ces expressions
font intervenir des intégrales elliptiques. Nous montrons ensuite comment ces expressions
peuvent être utilisées dans un logiciel de calcul symbolique pour tracer rapidement des
lignes de champ dans des situations plus ou moins complexes.

INTRODUCTION
Si le champ magnétique créé par une spire de courant circulaire sur son axe est impli-
citement au programme de physique de PCSI (Physique, chimie, sciences de l’ingénieur),
ce n’est plus le cas dès qu’on s’intéresse au champ en dehors de l’axe. Un exercice clas-
sique de PCSI permet de donner une approximation du champ près de l’axe par un calcul
de flux magnétique sur une surface cylindrique et une approximation dipolaire permet de
retrouver le champ loin de la distribution de courant.
Le calcul direct du champ, partout dans l’espace, est pourtant nécessaire dès qu’on
cherche à tracer les lignes de champ d’une ou plusieurs spires, et à montrer comment
évolue le champ lorsque la distribution de courant se rapproche d’un solénoïde.
Nous avons choisi de calculer le champ magnétique créé par une spire circulaire de
courant en appliquant directement la loi de Biot-Savart, tel que peut le faire un étudiant de
PCSI. Nous donnerons rapidement en annexe la méthode de calcul qui utilise le potentiel
vecteur, qui n’est pas au programme de CPGE (Classes préparatoires aux grandes éco-
les) première année. Nous aboutirons à une expression faisant intervenir les intégrales
elliptiques complètes. Il est évident que ce travail illustre la complémentarité avec le cours
de mathématiques.
Nous utiliserons ensuite dans différentes situations, les nouvelles fonctionnalités du
logiciel Mathematica 7 qui permet, à partir d’une expression symbolique, de tracer des li-
gnes de champ.

1. CHAMP MAGNÉTIQUE CRÉÉ PAR UNE SPIRE DE COURANT CIRCULAIRE


1.1. Notations
On s’intéresse donc au champ magnétique créé par une spire de courant circulaire, de
rayon a et de centre O placée dans le plan (Oxy) . On cherche le champ magnétique en
un point P qu’on prendra pour simplifier dans le plan (Oxz) . Ce point sera repéré dans ce
plan par ses coordonnées polaires ( ρ , θ ) . Le plan (Oxz) étant un plan d’antisymétrie de
la distribution de courant, le champ magnétique en P est dans ce plan et donc n’a pas de
composante suivant Oy . Il ne reste donc plus qu’à calculer B x (ou Br )et Bz .

En première année de CPGE, le potentiel vecteur n’étant pas au programme, nous


JJG JJJG
JG µ IdA ∧ QP
4π v∫ QP 3
avons donc effectué le calcul en utilisant la loi de Biot et Savart : B = 0
JJJG . Q est

JJG
un point de la spire repéré par l’angle φ et dA un élément de circuit.

Figure 1

Avec ces notations, on a :

ρ sinθ acos φ
JJJG JJJJG
OP 0 ; OQ a sin φ
G G G G G G
( ex ; ey ; ez ) ρ cosθ ( ex ; e y ; ez ) 0

ρ sinθ − acos φ − a sin φ dφ


JJJG JJG
QP − a sin φ ; dA a cos φ dφ
G G G G G G
( ex ; e y ; ez ) ρ cos θ ( e x ; e y ; ez ) 0
aρ cosθ cos φ dφ
JJG JJJG
et : dA ∧ QP aρ cosθ sin φ dφ .
G G G
( ex ; ey ; ez ) a2 − aρ sinθ cosφ dφ
( )
JJJG 3 3
Puis : (
QP = ρ 2 + a2 − 2aρ sinθ cos φ ) 2
.

µ0I aρ cos θ cos φ dφ


Finalement : dB x = (1)
4π ( ρ + a2 − 2aρ sinθ cos φ )3 / 2
2

µ0I ( a − aρ sinθ cos φ ) dφ


2

dBz = (2)
4π ( ρ 2 + a2 − 2aρ sinθ cos φ )3 / 2
φ = 2π φ = 2π
et : Bx = ∫
φ =0
dB x ; B z = ∫
φ =0
dB z (3)

1.2. Expression en fonction des intégrales elliptiques


On trouve dans la littérature [1] des expressions du champ en fonction des intégrales
elliptiques complètes :
π /2 π /2

K(k) = ∫
0 1 − k sin γ
2 2
et E(k) = ∫
0
1 − k 2 sin2 γ dγ (4)

Nous avons cherché à redémontrer ces formules. Pour cela, remarquons tout d’abord
que :
⎛ φ ⎞
ρ 2 + a2 − 2aρ sinθ cos φ = ρ 2 + a2 − 2aρ sinθ ⎜ 2cos2 − 1⎟
⎝ 2 ⎠

φ
ρ 2 + a2 − 2aρ sinθ cos φ = ρ 2 + a2 + 2aρ sinθ − 4aρ sinθ cos2
2

⎛ φ⎞
ρ 2 + a2 − 2aρ sinθ cos φ = (ρ 2
)
+ a2 + 2aρ sinθ ⎜ 1 − k 2 cos2 ⎟
⎝ 2⎠

4aρ sinθ 4ar


En posant : k 2 = = , on remarque que cette grandeur ne
ρ + a + 2aρ sinθ (a + r)2 + z2
22

dépend que de la position du point P et ne dépend pas de Q (ou φ ). On peut donc écrire
(3) sous la forme :
φ = 2π
µ0I aρ cos θ cos φ dφ
Bx =
4π ( ρ + a + 2aρ sinθ )3 / 2 ∫ (5)
2 φ ⎞
3/2
2 2
φ =0 ⎛
⎜ 1 − k cos ⎟
2

⎝ 2⎠
µI a
φ = 2π
( a − ρ sinθ cos φ ) dφ
Bz = 0
4π ( ρ 2 + a2 + 2aρ sinθ )3 / 2 ∫ (6)
2 φ ⎞
3/2
φ =0 ⎛
⎜ 1 − k cos ⎟
2

⎝ 2⎠
Avec : z = ρ cosθ et r = ρ sinθ , on a :
aρ cos θ z × k2
= (7)
( ρ 2 + a2 + 2aρ sinθ )
3/2 1/ 2
4 × r × ⎡⎣(a + r)2 + z 2 ⎤⎦
a k2
et : = (8)
(ρ )
3/2 1/ 2
2
+ a + 2aρ sinθ
2
4 × r × ⎡⎣(a + r)2 + z 2 ⎤⎦
Donc, on peut écrire (5) et (6) sous la forme :
µ0I × z × k 2 −1/ 2
Bx = × ⎡⎣(a + r)2 + z2 ⎤⎦ × I1 (9)
16π × r
µ I × k2 −1/ 2
Bz = 0 × ⎡⎣(a + r)2 + z 2 ⎤⎦ × I2 (10)
16π × r
⎛ 2 φ ⎞
φ = 2π ⎜ 2cos − 1⎟ dφ
⎝ 2 ⎠
avec : I1 = ∫ (11)
2 φ ⎞
3/2
φ =0 ⎛
⎜ 1 − k 2
cos ⎟
⎝ 2⎠
⎛ ⎛ 2 φ ⎞⎞
φ = 2π ⎜ a − r ⎜ 2cos 2 − 1⎟ ⎟ dφ
⎝ ⎝ ⎠⎠
et : I2 = ∫ (12)
2 φ ⎞
3/2
φ =0 ⎛
⎜ 1 − k cos ⎟
2

⎝ 2⎠

On intègre de φ = 0 à φ = 2π , ce qui est la même chose que d’intégrer de φ = −π à


φ = π vu la périodicité des fonctions à intégrer, puis un changement de variable :
π φ
x= − , nous donne finalement :
2 2
x =π / 2
( 2sin x − 1) dx
2

I1 = 4 ∫ 1 − k sin x (13)
( )
3/2
2 2
x =0

x =π / 2
dx
et : I2 = 4a ∫ − r × I1 (14).
( )
3/2
x=0 1 − k 2 sin2 x

Nous montrerons en annexe que :


⎧⎪ 2
I1 = 4 ⎨− 2 K(k) + 2
2 − k2 (
⎫⎪
I =
) ⎧⎪ 2r
+
(a + r)k 2 − 2r ⎫⎪
E(k) ⎬ et 4 ⎨ 2 K(k) E(k) ⎬,
⎩⎪
k k 1 − k 2
⎪⎭ ( 2
⎩⎪ )
k k 2
1 − k 2
⎭⎪ ( )
ce qui, après quelques simplifications, nous donne :
µ0I z −1/ 2 ⎧ a2 + r 2 + z 2 ⎫
Bx = × ⎡⎣(a + r)2 + z 2 ⎤⎦ × ⎨−K(k) + E(k)⎬ (15)
2π r ⎩ (a − r) + z
2 2

µ0I 2 −1/ 2 ⎧ a2 − r 2 − z 2 ⎫
Bz = ⎡ 2

× ⎣(a + r) + z ⎦ × ⎨K(k) + E(k) ⎬ (16)
2π ⎩ (a − r)2 + z 2 ⎭

On remarque que pour un point de l’axe Oz : r = 0 donc k = 0 , et comme : K(0) = π / 2


a2 µ0I
et E(0) = π / 2 , on a : B x = 0 et Bz = , ce qui est un résultat bien connu.
2 (a2 + z2 )3 / 2
2. UTILISATION DU LOGICIEL MATHEMATICA 7
2.1. Spire simple
Nous avons commencé par tracer la carte de champ magnétique d’une spire simple.
Le logiciel Mathematica 7 offre la possibilité de tracer directement les lignes de champ
d’un champ vectoriel1 dont on donne les différentes composantes vectorielles. Il n’y a plus
besoin de résoudre les équations différentielles de ces lignes de champ. Voici le résultat
obtenu pour une spire (cf. figure 2).

Figure 2

2.2. Passage de la spire au solénoïde


Nous pouvons maintenant utiliser les expressions précédentes pour obtenir le champ
créé par deux, trois, quatre, cinq… spires de même axe, parcourues par la même intensité
et régulièrement espacées.
Nous voyons progressivement se transformer les lignes de champ. À l’intérieur des
spires, le champ devient de plus en plus uniforme. À l’extérieur, le champ évolue rapide-
ment, surtout près des spires (cf. figure 3, page ci-après).

2.3. Configuration des bobines de Helmholtz


Nous pouvons également montrer graphiquement que la configuration des bobines de
Helmholtz (deux spires de rayon a séparé d’une distance R = a ) est la configuration qui
donne le champ le plus uniforme entre les deux spires (cf. figure 4, page ci-après).

1
Commandes : StreamPlot et StreamDensityPlot
Deux spires Trois spires

Quatre spires Cinq spires

Figure 3

R = 3a R = 2a R=a

R = a/2 R = a/4

Figure 4
2.4. Autres configurations
Nous nous sommes « amusés » à étudier d’autres configurations…
♦ La configuration en bobines de Helmholtz inversées où le courant circule en sens
contraire (cf. figure 5).

Figure 5

On retrouve la structure quadripolaire du champ et un champ nul au centre.


♦ Où le courant est doublé à chaque spire en allant du bas vers le haut (cf. figure 6).

Figure 6
♦ Où le rayon des spires double en allant du bas vers le haut (cf. figure 7).

Figure 7

♦ Une configuration à quatre spires réparties uniformément sur un cercle (approximation


d’un tore) (cf. figure 8).

Figure 8
♦ Une configuration à huit spires réparties uniformément sur un cercle (approximation
d’un tore) (cf. figure 9).

Figure 9

Le champ devient de plus en plus uniforme à l’intérieur du tore, au centre il est presque
nul.

REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier tout particulièrement mon collègue de mathématiques de PCSI :
M. Guillaume HERVE pour son aide et ses encouragements précieux.

BIBLIOGRAPHIE
[1] DURAND E. Électrostatique et magnétostatique. Masson, 1953.
[2] BERNARD M. « Le champ magnétique des hélices ». Bull. Un. Phys., mai-juin 1955,
vol. 49, n° 422, p. 335-342.
Annexe 1
Il nous semble important de préciser ces calculs qui sont tout à fait à la portée d’un
étudiant de CPGE première année, mais que nous n’avons pas trouvés de façon détaillée
dans la littérature.

⎧⎪ 2
Montrons que I1 = 4 ⎨− 2 K(k) + 2
2 − k2 ⎫⎪ ( )
E(k) ⎬ :
⎩⎪
k k 1 − k 2
⎪⎭ ( )
⎛ 2 ⎞
(
x =π / 2
2sin2 x − 1 dx ) x =π / 2

(
2 2 2
⎜ − k 2 1 − k sin x + k 2 − 1⎟ dx
⎠ ,
)
I1 = 4 ∫ 1− k =4 ∫
( x) (1 − k sin x )
3/2 3/2
2
x =0 sin2 x =0
2 2

I1
⎧⎪ 2
= 4 − K(k) +
( 2 − k ) I ⎫⎪ 2

soit : ⎨ 2 3 ⎬
⎪⎩ k k2
⎭⎪
x =π / 2
dx
en posant : I3 = ∫
(1 − k )
3/2
2
x =0 sin2 x

Nous montrerons dans l’annexe 2 que :


1
I3 = E(k) .
1− k2
⎧⎪ 2
I1 = 4 ⎨− 2 K(k) + 2
2 − k2 ⎪⎫ ( )
Finalement : E(k) ⎬
⎩⎪
k k 1− k2 ⎪⎭ ( )
⎧⎪ 2r (a + r)k 2 − 2r ⎫⎪
Montrons que : I2 = 4 ⎨ 2 K(k) + 2 E(k) ⎬
⎪⎩ k k 1− k2 ⎪⎭ ( )
I2 = 4aI3 − r × I1 = 4a ×
1

⎧⎪ 2
− +
2 − k2 ⎫⎪ ( )
Nous avons : E(k) 4r ⎨ K(k) E(k) ⎬,
1− k2 ⎪⎩ k
2
k2 1− k2 ⎭⎪ ( )
après simplification nous avons bien :
⎧⎪ 2r (a + r)k 2 − 2r ⎫⎪
I2 = 4 ⎨ 2 K(k) + 2 E(k) ⎬.
⎩⎪
k k 1 − k 2
⎭⎪ ( )
Annexe 2
Nous voulons montrer que :
x =π / 2
dx 1
I3 = ∫ = E(k) .
(1 − k ) 1− k2
3/2
2
x =0 sin2 x

Nous allons pour cela dériver :


k 2 sin x cos x
f(x) =
1 − k 2 sin2 x

( ⎧ ) (1 − k ⎫ )
2
df(x) k 2 − 2k 2 sin2 x + k 4 sin4 x ⎪ k2 − 1
2
sin2 x

Soit = = ⎨ + 3/2 ⎬
.
( ) ( ) ( )
3/2 3/2
dx 1 − k 2 sin2 x ⎪⎩ 1 − k sin x 1 − k sin x ⎭⎪
2 2 2 2

1 1 df(x) 1 − k 2 sin2 x
D’où : = −
(1 − k ) k 2 − 1 dx k2 − 1
3/2
2
sin2 x
x =π / 2
dx 1 1 1
[ f(x)]x = 0 − 2
x =π / 2
Donc : I3 = ∫ = E(k) = E(k)
(1 − k ) k −1 k −1 1− k2
3/2 2
2
x =0 sin2 x
Annexe 3

Calcul du champ à partir du potentiel vecteur


On calcule le potentiel vecteur :
JJG
IdA JG µ
v∫ QP
JJJG . A= 0

JJG JG JG JJJG
Soit avec : dA = − a sinφ dφ ex + acos φ dφ ey et QP = ρ 2 + a2 − 2aρ sinθ cos φ :

JG µ I ⎡φ = 2π − a sin φ dφ JG φ = 2π acos φ dφ JG ⎤
A= 0 ⎢ ∫ ex + ∫ ey ⎥
4π ⎣⎢ φ = 0 ρ 2 + a2 − 2aρ sinθ cos φ φ =0 ρ 2 + a2 − 2aρ sinθ cos φ ⎦⎥
Or le potentiel vecteur a les propriétés d’un vecteur polaire, donc la première intégrale est
nulle (pas de composantes dans le plan d’antisymétrie de la distribution de courant).
Pour la deuxième intégrale, on utilise :
⎛ φ⎞
ρ 2 + a2 − 2aρ sinθ cos φ = ( ρ 2 + a2 + 2aρ sinθ ) ⎜ 1 − k 2 cos2 ⎟
2 ⎝ ⎠
4aρ sinθ 4ar
avec : k2 = = ,
ρ + a + 2aρ sinθ (a + r)2 + z2
2 2

⎛ 2 φ ⎞
φ = 2π
a cos φ dφ G φ = 2π ⎜ 2cos 2 − 1⎟ dφ G
a ⎝ ⎠ e .
donc :
φ
∫ ρ + a − 2aρ sinθ cos φ
2 2
ey =
ρ + a + 2aρ sinθ
2 2 ∫
φ =0 φ
y
=0
1 − k 2 cos2
2
On effectue le changement de variable :
π φ
x= −
2 2 ;
⎛ 2φ ⎞
φ = 2π ⎜ 2cos 2 − 1⎟ dφ G x =π / 2
2 sin2 x − 1 dx G ( )
⎝ ⎠
d’où :
φ
∫ 2 φ
ey = 4 × ∫
1 − k 2
sin 2
x
ey .
=0
1 − k cos
2 x=0

2
sin2 x 1⎛ 1 ⎞
En remarquant que : = ⎜ − 1 − k 2
sin 2
x ⎟
1 − k 2 sin2 x k 2 ⎝ 1 − k 2 sin2 x ⎠
x =π / 2
( 2 sin x − 1 dx G
2
) ⎧2 ⎫G
e y = 4 ⎨ 2 (K(k) − E(k)) − K(k)⎬ e y
et donc que : 4× ∫
x =0 1 − k 2 sin2 x ⎩k ⎭

On obtient finalement en utilisant :


a k a
= .
ρ + a + 2aρ sinθ
2 2 2 r
JG µ I a ⎧2 ⎫G
A= 0 × × 4 ⎨ 2 (K(k) − E(k) ) − K(k)⎬ e y
4π ρ 2 + a2 + 2aρ sinθ ⎩k ⎭

JG µ I a ⎧ ⎛2 ⎞ 2 ⎫G
soit : A= 0 × × ⎨K(k) ⎜ − k ⎟ − E(k)⎬ e y
2π r ⎩ ⎝k ⎠ k ⎭

PoJGur JJG
calcule
JG r le champ magnétique, il faut maintenant appliquer l’opérateur rotation-
G
nel : B = rot A par rapport aux coordonnées du point P en remarquant que e y joue le rôle
du vecteur ortho radial en coordonnées cylindriques pour P :
JG ∂A G 1 ∂ ( rA ) G
B=− ex + ez .
∂z r ∂r
Nous laissons le soin au lecteur de vérifier, en utilisant :
dK(k) E(k) K(k) dE(k) E(k) − K(k)
= − et =
dk k (1 − k )
2
k dk k
JG
qu’on retrouve les expressions données plus haut pour B .