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Droit musulman

deux ouvrages à voir: Hervé Bleuchot: droit musulman, presse universitaire d'aix marseille 2002.
louis milliot et françois paul blanc: introdcution à l'étude du droit musulman de chez dalloz 2001.
I. Définitions essentielles
Islam: ce mot se définit en arabe par la paix ou le repos ou la soumission absolue à la volonté de dieu.
Chahada: «il n'y a pas d'autre dieu qu'allah, que mahomet, son profète». C'est la phrase que chaque musulman
doit prononcer au moins une fois dans sa vie et surtt au moment de la conversion à la religion musulman.
La Charia: ensemble des lois imposées par dieu et révélées à mahomet et régissant toute la vie humaine
jusqu'à la mort, elle traite des sujets d'ordre dogmatique et spirituelle que sociaux et temporel.
Le Coran: c'est le livre saint de l'islam, considéré comme la parole de dieu, transmis par l'ange Gabriel au
profète Mahomet. Le coran a été ressenssé pour la première fois 19ans avant la mort du prophète. Il est divisé
en 114 sourates divisées de plusieurs versets.
Al-Taf Sir: c'est la science du commentaire du coran cad essayer de bien faire comprendre le sens des mots
par rapport à la langue parlée au début du 7ème siècle et de tenir compte des circonstances de la révélation
divine.
La Sunnah: c'est l'ensemble des dires et des comportements du prophète. C'est la seconde source législative
de l'islam. Il englobe les dires, actes, approbations explicites et implicites et les qualités morales du prophète.
Les Hadiths: ce sont uniquement les dires du prophète et qui ont été tranmis par ses compagnons. Les Hadiths
se divisent en 2 catégories:
-les Hadiths forts cad sûrs.
-les Hadiths faibles cad ce sont des citations qui ont été tranmises de manière différente.
L'Ijtihad: c'est une analyse effectuée par un juriste soit pour extraire une loi ou une prescription de source
écrite peu explicite soit pour formuler un avis juridique en l'abs de texte de référence. L'Ijtihad constitue un
moyen d'adapté les normes islamiques originelles aux exignces de chaque époque et par conséquent de
reconstruire la pensée religieuse de l'islam pour qu'elle soit en phase avec le monde contemporain. Il faut savoir
qu'au 10 siècle on a décidé de fermer la porte à l'Ijtihad car on a estimé que toutes les interprétations des textes
de l'islam été suffisante, de façon à arréter l'intrusion aux religions étrangères.
{text:soft-page-break} Fiqh: c'est la jurisprudence, c'est la science qui englobe toutes les connaissances
dérivées des 4 sources du droit: le Coran, la Sunnah, les Qiyas (la déduction par analogie), l'Ijma (le
consentement universel des savants musulmans)
Au 20ème siècle, on a établie la différence deffinitive entre le Fiqh et la Charia. On dit que la Charia serait la
révélation elle-même.
II. Les pilliers de l'islam.
Il faut savoir que les pilliers de l'islam ont été annoncés dans un Hadith fort, une citation du prophète a
annoncé 5 pilliers de l'islam:
-la foi en un dieu unique: allah, en mahomet, son prophète.
-la prière 5fois par jours à des heures déterminées par l''appel du muésil du haut du minaret, il faut aussi se
laver (faire ses ablutions), la prosternation, attitude, silence et méditation.
-le jeûne au ramadam qui doit etre observé du lever au coucher du soleil pdt des 28 à 30 jours du mois de
ramadan et qui comporte l'interdiction de boire, manger, fumer, avoir des relations sexuelles.
-l'homone: la charité.
-le pélerinage à la mècque pour celui qui peut le faire.
III. L'essence de l'islam.
A. La naissance de l'islam.
L'islam a vu le jour en Arabie.
Géographiquement, l'Arabie est un vaste plateau granitique, aride et en grande partie désertique. Il y a un accès
très difficile à ce plateau, la rudesse de son climat et la pauvreté de ses ressources, cela a fait que l'arabie n'a pas
fait l'objet de convoitise (vers 570). sa population à l'époque de Mahomet était composée de tribues
innorganisées, très souvent à l'état nomade. Le moyen de subsistence était les troupeaux de moutons et les
chameaux. À cette époque toutes les conditions pour l'emergence d'une nouvelle religion était réunie. La
situation géographique de l'arabie était favorable a la diffusion de nouvelles idées: à l'ouest, en tranversant le
delta du nil on arrivé au magrehb, à l'est il y avait le Tibre et l'Euphrate. À l'époque le moyen orient avait une
grande importance commerciale. Il y avait un ensemble de villes qui a eut une importance majeure à l'époque
grace à la route de la soi et des épices, Damas, Petra, Balbec, Palmir et d'autres villes.
B. La situation politique de l'époque.
En Arabie et au moyen orient, la situation politique s'avérait relativement calme. La chute de l'empire romain
et de celui d'Alexandre le Grand avait mis en place des systèmes {text:soft-page-break} politiques dont la
puissance était limitée comme celle de l'empire bizantin.
C. La vie de Mahomet.
Mahomet est née en 570 à la Mecque et mort à Médine en 632. Il est devenu orphelin a l'age de 6ans. Il a été
élevé par son grand père puis par son oncle Abou-Talib avec son cousin Ali.
Il a été engagé par une riche veuve qui s'apelle Khadidja qui exploitait un négoce de marchands caravaniers.
Elle avait 20ans de plus que Mahomet. Il l'a épousé et a jouit d'une certaine aisance. Khadidja a été la seule
femme de Mahomet.
Après son mariage, Mahomet s'isolait dans une grotte près de la Mècque pour méditer. C'est dans cette grotte,
il a rencontré pour la première fois l'ange Gabriel qui est apparu à lui. Il lui a dit «récite», mahomet demande ce
qu'il doit réciter, deux fois, puis la troisième fois l'ange Gabriel lui dit le message qu'il doit annoncer et
transmettre au monde arabe. Cela explique que le Coran est un texte sacré, car ce sont donc les paroles de dieu.
Mahomet est rentré chez sa femme, tremblant, il lui raconte ce qui s'est passé, Khadidja le croit et elle devient
la première musulmanne au monde. Il a raconté le message à ses proches qui deviennent les premiers disciples:
AboBakr, Omar et Ali.
Mahomet a commencé à précher la nouvelle religion ouvertement. Cela était difficile car il y avait déjà des
divinités féminines. Pour les tribues, c'était une offense. Après plusieurs affrontements, mahomet a été obligé
de quitter la mecque et il est allé vers Médine avec ses amis. Mahomet a conclu avec les habitants de cette ville
un pacte: al-aqaba. C'est le premier pacte conclu entre mahomet et les habitant de médine. Selon ce pacte, il a
annoncé qu'il fallait rennoncer à l'idolatrerie et lui obéir.
Le départ de mahomet de sa ville natale va lancer une période de lutte pour une très longue durée entre les
habitants de la mecque et ceux de médine.
Le 24 septembre 622: c'est la date de l'émigration de mahomet de la mecque à médine qui marque le début de
l'hégire: l'ère musulmanne.
Désormais mahomet et ses partisans de médine ont été appelés l'Oumma qui veut dire Nation, pour désigner
l'ensemble des musulmans partout dans le monde.
3 batailles se sont déclanchées:
623: la bataille de Badr: les habitants de médine ou certains d'entre eux, ont empécher une caravanne qui allait
de Syrie à la Mècque de continuer son trajet. En réponse la Mècque à envoyé une troupe qui a été battue à Badr
qui a laissé 49morts sur le terrain. Les habitants de médine ont annoncé que dieu était en faveur de mahomet.
624: la bataille du mont Obed: cette fois ci les habitants de médine et mahomet ont perdus.
627: la bataille de la fosse: les habitants de la mecque sont venu mettre leur siège devant médine. Ils ont
entouré la ville. Or mahomet était déjà au courant que les habitants de la mecque allaient attaquer médine, alors
il a creusé un fossé autour de la ville.
Une nouvelle phase arrive. Après avoir renforcer sa puissance et son autorité et après avoir rallier sa croyance
aux bédouins, Mahomet est retourné vers 630 vers la mecque où il est rentré sans aucune résistance. En 628,
Khadidja meurt, mahomet retourne à médine, et {text:soft-page-break} pris d'une forte fièvre, il meurt en 632,
le 4juin. Par la mort de mahomet, dans les traditions musulmannes, mahomet n'a jamais été assimilé à un saint
au sens chrétien du terme, car selon la charia, la soumission se fait uniquement envers dieu, il n'y a pas de
représentation. Après sa mort, une nouvelle phasee a commencée.
IV. Les différentes branches de l'islam. Le successeur de Mahomet:
Il y avait deux avis différents: certains disaient que le best de mahomet devait prendre la suite de mahomet et
lui succéder.
D'autres pensaient que cela devait etre héréditaire et donc il fallait que ce soit Ali. Or Ali n'est que le 4ème
kalif. Les partisants d'Ali sont donc appelés les Chiites. Mais c'est Abo Bakr qui est devenu le premier Kalif.
Après la mort de mahomet, on a donc eut 4 kalif: (dans l'ordre)
Abo Bakr
Omar Ben-Al-Khatab
Othman Ben-Afan
Ali.
Après cette période, il y a eut la dynastie Ommayade, son centre était en Syrie.
La deuxième dynastie est la dynastie Abbasside, son centre était à Bagdad, Irak.
La troisième dynastie était les Fatimide, son centre était en Egypte.
Les chiites reconnaissent pour successeur légitime du prophète qui était aussi son genre, qui a épousé sa fille
Fatima, Ali et ses déscendants. Les chiites ont commencé à développer leurs traditions a eux. Les sunnites ont
fait de même mais il n'y a pas de représentation comme les saints, le pape etc etc, alors que chez les chiites on a
un clergé le Mollahs, sous la direction d'Ayatollahs (Iran).
Les chiites sont divisés en trois catégories:
les Jafarites sont largement majoritaire en Iran. Ils représentent également la moitié de la population en Irak
et les deux cinquième en Afganistan.
Les Zeidites se trouvent en particulier au Yémen.
Les Ismaeliens se trouvent en Afrique Orientale.
Une troisième grande catégorie après les sunnites et les chiites sont les Kharijites: cette branche est née du
refus de l'arbitrage entre Ali et Mouaoya à l'issus de la bataille de Siffin qui les a opposé en 657, Ali a capitulé
et a formé avec ses compagnons les Kharijites. selon les Kharijites le kalif n'avait pas le droit d'accepter la
conciliation et de se laisser remettre en question par des humains. Mouaoya, récupère le pouvoir des Kharijites
et devient le premier kalif de la dynastie Ommayade. On les trouve, en dessous de l'arabie saoudite.
Entre 750 et 850, Quatres grandes écoles Sunnites ont été élaborées: de la plus souple à la plus rigide au niveau
de l'application de l'islam.
Les Hanafites: son fondateur s'appelle Abu Hanifa qui est né à Tufa en l'an 80 de l'égire. (en 698) et il est
mort à Bagdad en 150 de l'égire (cad en 767 de l'ère chrétienne). Cette {text:soft-page-break} école accorde
une grande importance au raisonnement personnel. Cette école est répandue en Irak, en Syrie, en Turquie.
L'école Malikite: fondée par Malik Ibn-Anas, originaire du Yémen, il est né à Médine, en 93 de l'égire cad
711 et mort en 177 de l'égire cad 795. Malik se basait dans ses décisions juridiques d'abord sur le Coran puis
sur la Sunnah. Il n'admet le raisonnement personnel que par analogie. Il ne fait pas d'effort personnel grâce à
l'analogie.
L'école Shafite: c'est Mohamed Ibn-Idris qui la fonde. Il est né en 150 de l'égire donc 785 de l'ère
chrétienne, il est mort en Egypte en 204 cad 819 de l'ère chrétienne. Il a d'abord étudié à la Mecque puis à
Médine. Il était l'élève de Malik Ibn-Anas. Il a instoré cette école en Irak et en Egypte. Il a fixé
définitivement la Sunnah en tant que source du droit musulman. Pas de raisonnement personnel, même par
analogie. Cette école est présente est répendue en Egypte, en Afrique Oriental, en Somalie, Indonésie,
Malaisie et aux Phillipines.
L'école Hanbalite: Ibn-Hanbal: il est né en 164 cad en 780 de l'ère chrétienne et il est mort en 280 cad 855
de l'ère chrétienne à Bagdad. c'est un grand défenseur de la tradition rigide. il s'attache aux textes du Coran. Il
va avoir recours aux Hadiths Forts. C'est le seul pays où on peut trouver cette école: l'arabie saoudite et les
émirats du golf.
V.Les actes selon le droit musulman.
Selon le droit musulman, les actes se divisent en 5 catégories:
les actes obligatoires: les Wajib: ces actes sont ordonnés par Dieu de manière explicite et la dérogation est
punissable. Ces obligations peuvent etre individuelles ou collectives comme la prière funéraire.
Les actes recommandés: les Mandoube. Ce sont les actes ordonnés ou recommandés sans que ce soit d'une
manière catégorique. Ce sont les actes de la Sunnah.
Les actes indifférents: les Moubah. C'est tout acte que la personne est libre d'accomplir ou non. L'exemple
c'est la chasse dans un autre but que l'alimentation.
Les actes réprouvés: les Makrouh. C'est un acte qui peut etre réprouvé, déconseillé, tout en étant permis et
non punissable. L'exemple type est la répudiation. C'est un acte qui n'est pas conseillé mais ce n'est pas
interdit.
Les sources du droit musulman.
Elles se divisent en 2 catégories, les sources originelles et les sources secondaires.
Les originelles sont le Coran et la Sunnah.
Les secondaires sont l'Ijma (consensus) et les Qyas (analogie).
A.Le Coran.
Il constitue la base fondamentale du droit musulman.
Selon le Fiqh, le Coran constitue la base fondamentale du droit musulman. Le Coran selon le Fiqh c'est la
parole de Dieu et c'est pour cela que ce texte est considéré comme intengible et {text:soft-page-break}
immuable. Cet aspect divin qui lui est reconnu le place au sommet de la pyramide des sources de droit
musulman. Le Coran a été ressencé pour la première foi, une vingtène d'années après la mort de Mahomet, par
le troisième kalif Otman. Jusqu'à cette date, le Coran était tranmis oralement. L'authenticité du Coran est
reconnu par les Sunnites, en revanche son exaustivité est contesté par les Chiites qui considèrent que les versets
relatif à Ali ont été abrogés. Les Kharijites contestent la sourate numéro 12 qui s'intitule Joseph.
On peut dire qu'il y a 3 ou 4 caractéristiques principales qui distinguent le Coran selon le Fiqh:
-c'est un texte immuable, ce texte n'a pas bougé depuis 14 siècles.
-Sur 6219 versets, 600 versets uniquement contiennent des dispo de valeurs juridiques.
-le plus important parmis ces dispositions et les plus innovatrices par rapport à l'époque pré-islamiques sont les
dispo relatives au droit de la famille et au droit pénal.
-le Coran régit à la fois les aspects spirituels et matériels de la vie quotidienne.
Il y a deux sortes de dispositions: celle relative aux pratiques religieuses, comme celle relative au pélerinage et
la prière et les dispositions relatives à l'organisation de la vie quotidienne comme celle relative à la garde des
enfants en cas de divorces.
Le Coran est perçu comme un des miracles du prophète Mahomet par sa perfection linguistique et son apport
scientifique.
Certains verset du Coran posent des vrais problèmes soit parce que leur sens s'avère ambigüe soit parce qu'il y
a des versets contradictoires les uns avec les autres. L'interprétation du texte coranique a donner naissance à une
discipline spécifique: le Tafsir ou le commentaire textuel. Le plus important de ces commentaires est celui de
Tabari vers 923. exemple, il y a un verset par rapport à la polygamie et dit a l'homme qu'il peut se marier avec 4
femmes au maximum mais doit etre égale envers ces 4femmes, or il ne le sera jamais. En tunisie il se sont
penché sur la deuxième partie du verset plutot que sur la deuxième, qui est une façon élégante de dire que la
polygamie est interdite.
B.La Sunnah
Il s'agit de l'ensemble des Hadiths c'est à dire les récits relatifs au comportements de Mahomet transmis par
ceux qui en étaient les témoins. Chaque Hadith est composé de deux parties: la premiere est le récit proprement
dit et la deuxième partie est les personnes principales qui ont transmis le Hadith.
Nous pouvons classer les Hadiths en trois catégories:
-les Hadiths qui ont été jugés authentiques, les Sahih.
-les Hadiths jugés bons par leur authenticité, les Hassan.
-les Hadiths faibles, les Daif, ce sont les Hadiths douteux.
Nous pouvons trouver les Hadiths les plus authentiques dans 6receuils et les plus utilisés dans le monde arabe
ou musulman, les premiers sont de l'auteur Al-Boukhari, les deuxièmes sont de Mouslim.
Pour toutes les questions auxquelles le Coran n'a pas apporté de réponse, on a recourt à la Sunnah cad qu'elle
occupe la deuxième place de la pyramide juridique du droit musulman.
{text:soft-page-break} VII.Les sources secondaires du droit musulman.
A.L'Idjma
Cette notion se trraduit par le fait de trouver une solution à un probleme donné, au quel ni le Coran ni la
Sunnah ont trouvé une réponse
Nos pouvons définir l'Idjma par l'accord unanime de tous les savants musulman d'une même génération sur une
question donnée. L'autorité de l'Idjma est justifiée par le verset 115 de la Sourate n°4 du Coran qui dispose:
«celui qui s'ouvre une autre voie que celle des croyants nous nous détournerons de lui».
Pour les Hanafits, les moins sévères, étend jusqu'aux docteurs classiques l'autorité reconnue dans ce domaine
aux proches de Mahomet.
Pour les Malikits, ils accordent l'autorité de l'Idjma uniquement aux compagnons et suivants de Médine.
Pour les Shafits, l'autorité de l'Idjma est accordée uniquement aux savants musulmans d'une même génération.
Pour les Hanbalits, qui est une école hostile par principe à tout ce qui pouvait constituer un appel à la raison
humaine. Cette école n'admet pour constituant d'Idjma que l'accord des seuls compagnons du prophète.
Exemple le mariage temporaire, tous les savants étaient unanime sur le fait que cela était interdit.
Il y a trois remarques par rapport à l'Idjma:
-l'Idjma occupe la troisième place après le coran et la sunnah.
-l'Idjma exige un certain délais avant de devenir contraignant.
-l'Idjma avant tout est un complément du Coran et de la Sunnah.
B. Les Qias.
Quand l'Idjma n'a pas apporté de réponses on cherche dans les Qias. C'est une solution ennoncé par le Coran la
Sunnah ou l'Idjma qui se trouve étendue à certains cas non expressement prévu mais son application se justifie
par un motif identique à celui qui rend compte de la règle initiale
VIII.L'impact de l'islam sur l'ordre juridique interne des pays musulman.
Dès la deuxième moitié du 20ème siècle les pay musulmans récement indépendants ce sont dotés d'un système
juridique moderne tout en intégrant l'islam dans ce système. La plupart des constitutions des pays musulmans
font référence à l'islam. Cela se traduit d'une {text:soft-page-break} manière général à 4 niveaux dans la
conception même des textes constitutionnels: le préambule, la determination d'une religion d'état, le principe de
conforminnité de la législation aux principes de la religion et les conditions religieuses que doit remplir un chef
d'état. La référence des systèmes législatifs internes aux pays musulman font référence à l'islam.
Parfois il représente le droit posistif, ou parfois il se fait parti de ce droit de manière implicite ou explicite.
L'analyse des législations des différents pays musulmans nous amène a en distinguer trois catégories
principales:
-les législations basées entièrement sur l'islam ou la charia.
-les législations inspirées de l'islam.
-les législations qui s'orientent vers un système laïc.
A.L'islam en tant que constitution de l'état.
Dans cette catégorie de pays la supériorité est accordée au droit musulman et la volonté humaine ne peut pas
etre en contradiction avec la volonté divine. Dès lors les législtions positives doivent etre en totale harmonie
avec la loi islamique. Elles ne sont applicables que dans la mesure où elles reproduisent les normes islamiques.
Tout les pouvoirs publiques sont donc conditionnés dans leurs décision et dans leur activité par la loi islamique
cad que l'état n'a pas d'indépendance ou d'existance en dehors de la loi islamique. Il en est ainsi de la
constitution yémènite qui réclame dans son article premier le caractère islamique de l'état «la république du
yémen est un état arabe islamique indépendant souverain et indivisible» il déclare l'islam dans son article deux
en tant que religion de l'état. La consitution fait de la loi islamique «la source de toutes les législations.» le cas
de l'arabie saoudite fait de la loi islamique la loi régissant tous les aspects de la vie de l'état et le fondement de
la totalité de son système juridique. L'idée principal du systeme juridique saoudien est que la présence de la
Charia prévaut sur toutes nécessités d'un texte de droit positif et remplace ainsi la fonction d'une constitution
formelle. Cette vision et cet enracinement de l'arabie saoudite dans l'islam sont basés fondamentalement sur le
mouvement Wahabite qui constitue un des mouvements les plus rigoureux de l'islam.
Le 1er mars 1992 l'arabie saoudite s'est dotée d'un statut fondemental qui est considéré comme le véritable acte
fondateur du nouvel état appelé royaume d'arabie saoudite. Ce mouvement avait pour objectif de couvrir et
d'organisé l'état saoudien dans sa totalité. En effet ce texte apparaît matériellement comme une constitution
mais d'une nature spécifique car ce texte proclame un état islamique et un droit qui préexiste à l'état lui même.
Il a sa source ultime dans la révélation islamique. Malgré le fait que ce statu fondemental consitue aujourd'hui
la pierre angulaire de la réforme il n'a pas apporté de changement notable au mode de fonctionnnement du
système existant avant ce texte. Ce nouveau texte a tout simplement confirmé des pratiques et des principes qui
existent déjà, a une seule différence près que ces principes et ces pratiques sont désormais fixés par des textes
officiels. Il n 'y a pratiquement pas dans le statut fondemental de disposition qui s'éloignent par leur contenu et
leur portée de la loi islamique cela se lie dès l'article premier du statu fondemental qui dispose que « le royaume
d'arabie saoudite est un état arabe islamique {text:soft-page-break} jouissant d'une souveraineté entière, sa
religion est l'islam, sa constitution est le livre de dieu et la sunnah est son prophète. » l'art 7 confirme que le
gouvernement du royaume d'arabie saoudite puise son autorité du livre de dieu et de la sunnah du prophète. Ces
deux sources régissent le présent statut et tous les statuts et règlement de l'état. La loi islamique régit dans la
totalité de l'ordre juridique et la source du pouvoir est basée entièrment sur le coran et la sunnah. Par
conséquent les fondements de la société saoudienne sont désormais déterminés définitivement par la loi
islamique et le droit positif ne peut donc y déroger. Dès lors, l'article 8 du statut fondemental exige la
compatibilité des prrincipes de la justice et de l'égalité avec les règles de la loi islamique « le gouvernement du
royaume d'arabie saoudite est fondé sur la justice, la Choura, sorte de parlement, et l'égalité conformément à la
Charia islamique. Cette conformité est exigée même dans la façon dont le roi gère les affaires du royaume.
Ainsi l'article 55 dispose que le roi dirige les gourvernés d'une manière conforme aux normes islamiques, ils
suppervisent l'application de la Charia, des règlements et de la politique générale de l'état ainsi que la protection
du pays et sa défense.
Après avoir confirmé le caractère islamique de toutes les règles régissant tous les aspects de la vie politique
économique et sociale, le statut fondemental met l'accent dans son article 23 sur la raison d'etre et la fonction de
l'état islamique qui dispose que «l'état protège le dogme de l'islam, applique la Charia commande le bien et
interdit le mal et assure la diffusion de l'islam. » l'état veille en outre ajjoute l'article 25 «à réaliser les
aspirations de la communauté des croyants arabes et islamiques.»
B. deuxième catégorie: la loi islamique en tant quue source d'inspiration du droit interne.
Dans certains pays arabes, la loi islamique constitue la source exclusive d'inspiration de la législation positive.
Les constitutions de ces pays proclame une forme de relation entre la loi islamiques et le droit positif en
subordonnant le second au premier. Il en est ainsi de la constitution de la Mauritanie qui qualifie la loi
islamique dans son préambule de source unique de la législation en disposant que «soucieux de créer les
conditions durables d'une évolution sociale harmonieuse respectueuse des préceptes de l'islam, seules sources
de droit[...]» en revenche l'islam est exigé comme religion du président ou du roi. L'article 28 al E de la
constitution geordanienne qui exige non seulement l'islam comme religion du roi, cet article exige aussi que le
roii doit etre né de parents musulman dans le cadre d'un mariage légitime. Le roi doit etre musulman sain
d'esprit, né d'une épouse légitime et donc de parents musulmans.
Nous trouvons la même disposition dans l'article 4 de la constitution du Koweit, qui dispose que « le roi doit
etre majeur, et sain d'esprit et etre le fils légitime de parents musulman. »
la constitutiton égyptienne a subi une mutation en ce qui conserne le statut de l'islam par rapport à la
législation. Ainsi l'art 2 de la constitution égyptienne disposait que « l'islam est la religion d'état et les principes
de la loi islamique sont une source principal de la législation. »
suite à l'amendement du 22 mai 1980 la deuxième partie de cet article à été modifié ainsi «, l'islam est la
religion de létat l'arabe est la langue officielle et les principes de la loi islamique constituent la source
principales de la législation. » cet art dispose que l'islam est la religion de l'état égyptien et il établit un lien
entre deux ordres normatif la droit positif et le droit {text:soft-page-break} fondé sur la révélation coranique en
tant que source principal de la législation. Avec cet amandement la référence à la normativité de l'islam a donc
été renforcée.
Le système léégislatif est passé d'un système rattaché partiellement à l'islam à un système entièrement régit par
celui ci.
IX.Vers un ordre juridique interne laic.
Certains pays musulmans sont juridiquement au moins dans les textes en rupture avec les références
islamiques. Tte fois nous trouvons tjs dans les consitutions de ces pays une référence implicite ou explicite à la
Charia. Ainsi ces pays ont adopté dans leurs constitutions l'islam comme religion d'état sans en tirer des
conséquences concraites au niveau de leurs droit interne.
L'exemple en est ainsi de la Tunisie qui tout en reconnaissant un statut constitutionnel à l'islam n'en tire aucune
conséquence au niveau de la loi et sa constitution n'en tire aucun lien direct avec la loi islamique. Dès
l'indépendance de la tunisie les réformateurs ont veiller à adopté cette formule. Dans la constitution tunisienne
la liberté de culte est garantie et l'islam est abordé uniquement dans son article premier qui dispose «la tunisie
est un état libre indépendant, souverain, sa religion est l'islam. » puis dans son article 38 relatif au conditions de
candidature du président de la république « le p de rep doit nécessairement être de religion musulmanne. »
Quoi qu'il en soit nous pouvons constater dans les pays musulmans il n'y a pas un modèle constitutionnel unifé
relatif à islam au sein de l'état. En effet aujourd'hui il n'existe pas un système juridique islamique unifié au
niveau de tout les pays musulmans car un tel systeme exige un ensemble de normes adoptées et consenties par
tous les pays. L'islam est donc présent à des degrès différents. Cela s'explique par la diversité des formes
politiques et le degré du progrès réalisé dans chaque pays au niveau de la lutte pour la démocratie. Donc la
compréhension du rapport entre l'état et l'islam doit s'effectuer à la lumière du contexte historico politique de
chaque état
Par ailleurs, aucun pays musulman n'a procédé à une rupture totale avec l'islam cela peut etre justifier par des
raisons politques intimement liées aux classes politiques qui détiennent le pouvoir. Dès lors l'incorporation
d'une simple référence à l'islam dans les constitution de certains pays musulman sans pour autant en avoir des
conséquences concretes sur le système législatif se présentent comme une garantie accordée par l'état en faveur
de l'identité religieuse et une reconnaissance officielle de cette religion dans le but de satisfaire une partie
majoritaire de la population.
Partie III: le droit musulman et le statut personnel.
À la différence du contexte occidental où l'individu constitue l'unité de base de l'état c'est la famille qui forme
la base de la société dans les pays musulman, cela signifie que l'état s'interresse avant tout à la protection de la
famille en tant qu'entité plutot cassé (qu'assez) {text:soft-page-break} de ses membres pris individuellement.
Tout cela se trouve dans le code du statut personnel. L'état civil des citoyens en général et le mariage, sa
conclusion et sa dissolution en particulier, sont régis dans les pays musulmans par un code du statut personnel
largement inspiré de la Charia.
I.La conclusion du mariage à travers le code du statut personnel.
Dans les pays musulmans et dans le but d'harmoniser le droit interne et le droit internationnal, des mécanismes
consernant le mariage ont été introduits. À partir de la fin du 20ème siècle qui sans toucher à l'intégralité des
règles essentielles de la loi islamique vont tenter de limiter l'application de certaines interprétations éronées de
certains verset du Coran.
Le système familliale classique reconnaît déjà de nombreux droits à lépouse; toute fois les législateur de
certains pays musulmans s'efforcent aujourd'hui à accordé d'avantage de droit à la femme, fondés sur l'esprit
des sources originelles. Ainsi nous mettrons l'accent d'une part sur l'institution du mariage et l'importance qui
lui est accordée dans les sociétés musulmannes. (paragraphe 1) et d'autre part sur les règles juridiques régissant
ces institutions. (paragraphe 2)
§1: le mariage en tant que pierre angulaire de la sociiété dans les pays musulmans.
L'article 16 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme accorde à l'homme et à la femme, une liberté
totale de conclure leurs contrats de mariage sans aucune restriction en se basant sur une vision universelle des
droits de l'homme. Même s'il est vrai que la plupart des pays musulmans ont accepté cette vision, pourtant l'acte
de mariage dans ces pays demeure soumis à des règles qui le régissent et qui sont basées principalement sur le
droit musulman avec sa vision spécifique du rapport conjugual. Le mariage dans le droit musulmans et selon les
différents rites doctrinaux se définit généralement, comme le contrat qui permet aux deux contractants de jouir
l'un de l'autre d'une manière légale dans l'objectif d'établir une famille.ainsi le code du statut personnel du
Yémen unifié de 1992, considère que « le mariage est le lien établi par un pacte légal, entre deux époux dont le
but et la constitution d'une famille basée sur la bonne compagnie. » dans tous les codes du statut personnel des
pays arabes, nous observons des caractéristiques communes de l'institution du mariage qui prennent leurs
racines purement et simplement dans le droit musulman et qui sont les suivantes:
d'après les normes coraniques, nul ne peut accomplir seul aucun de ses devoirs; donc dieu a fait en sorte que
toute chose ait besoin de son complémentaire. « et de toute chose nous avons créer deux éléments de couple.
» sourate 51 verset 49.
la reproduction est un actes du mariage: « dieu vous a fait à partir de vous m^me, des conjoints et vous a
donné des enfants et petits enfant »
« le mariage complète la foi, épargne de la séduction, et aide à préserver la chasteté et offre un moyen de
satisfaire le désir sexuel. L'adultère n'est plus une option. »
« le mariage constitue l'unique moyen de fonder une famille,noyau de la société »
nous trouvons des dispositions relatives à l'obéissance de la femme à son mari, dans la quasi totalité des
codes de statut perso dans les pays musulman.
L'amendement du 12 juillet 1993 du code du statut personnel tunisien a supprimé le devoir d'obéissance.
Désormais le code parle d'une obligation, faite aux deux époux de se traiter {text:soft-page-break}
mutuellement avec bienveillance et de s'entraider dans la gestion du foyer et des affaires de enfants.
L'article 11 bis de la loi égyptienne de 1985, ou l'art 35 du code gordanien.
En contre partie le mari a des devoirs envers sa femme, et notament celui de subvenir à l'entretien de son
épouse tant que celui-ci demeure ou tant qu'elle n'abandonne pas le domicile conjugual.c'est la pension
alimentaire, dite Nafaka. Elle est considérée ainsi comme une dette que le mari contracte envers son épouse par
le seul effet d'un mariage qui a été consommé. Elle est le plus souvent fixée selon le droit musulman, en
fonction des possibilités du mari. Cepdt, dans certains pays, il est recommandé au juge de tenir compte dans la
fixation du montant de la Nafaka de la fortune de l'épouse. Ainsi selon l'art 119 du code marocain du statut
perso « pour l'évaluation de la pension alimentaire et de ses accessoires il est tenu compte en se référant à une
moyenne des ressources de l'épouse de la coutume des gens de la régions, et des prix. En revanche, la femme
mariée conserve une personnalité juridique indépendante. Le droit musulman lui reconnaît la capacité de gérer
et de disposer de ses liens propres sans ingérence du mari.
§2: les conditions de la conclusion du mariage en droit musulman.
a. l'age minimum requis pour le mariage.
Selon l'art 2 de la convention internationnale sur le consentement au mariage de 1962, il faut déterminer un age
minimum pour le mariage et les personnes qui n'auront pas atteint cet age ne pourront pas contracter légalement
un mariage à moins d'une dispense d'age accordé paar l'autorité compétente pour des motifs graves et dans
l'intéret des futurs époux.
Le projet du code arabe unifié du statut personnel adopté dans le cadre de la ligue des états arabes, en 1988, a
repris cette disposition en fixant la majorité matrimoniale à 18ans pour l'homme et pour la femme. En revanche
il a énoncé que le mariage d'un mineur, homme ou femme n'ayant pas atteint l'age de 15ans est interdit.
Certains codes arabes ou musulmans du statut personnel se sont adapté à la norme internationnale dans ce
domaine et ont précisé directement dans les conditions général du mariage un age limite afin de conclure un
mariage. Il en est ainsi du code du statut perso tunisien qui a fixé dans son art 5 al 2 cet age à 17ans pour la
femme et 20ans pour l'homme.
Le m^me alinéa du m^m art stipule toute fois la possibilité de se marier en dessous de ces ages avec une
autorisation accordé par le juge et pour des raisons graves comme par exemple une relation sexuelle qui a
aboutit à une grossesse.
La gordanie de son coté a fixé l'age de l'homme à 16ans et celui de la femme à 15ans.
L'irac a fixé l'age des deux conjoints à 18ans avec possibilité d'obtenir une dispense du juge a partir de l'age de
15ans. (art 7 de ce code)
le projet des émirat arabes unis est un code unifié du statu perso en 1997 est plus original car il propose dans
son art 21 la disposition suivante: il n'est pas permis sans autorisation du tribunal de conclure le mariage de
celui qui a dépasser 60ans, si la différence d'age entre {text:soft-page-break} les deux partenaires dépasse la
moitié de l'age du plus agé. Le tribunal ne permet un tel mariage que si des évènements exceptionels
(grossesse).
Quant à l'ancien code du statut marocain 1957, l'age de 15ans a été fixé comme age minimal du mariage. Hors
cette disposition soulève deux contradictions, la premiere tient à la l'age de la majorité civile, qui est depuis
1992 fixée à 20ans. La seconde contradiction est aucune sanction pénal n'est prévu en cas de non respect de cet
age. Le code de 2004 a renversé cette règle en fixant à 18ans pour l'homme et la femme l'age du mariage.
L'algérie a également franchis le pas par la loi du 27 fevrier 2005 relative au code de la famille, on avait avant
21ans pour l'homme et 18 pour la femme. Il est maintenant à 19ans pour les deux. L'époux ne peut plus donné
procuration a une tierce personne pour le représenté lors de la conclusion d'un mariage. Cet amandement exige
l'obligation d'un contrat de mariage par acte notarial avec la présentation d'un certificat médical des deux époux
ainsi que la suppréssion de la tutelle pour les femmes en tant que condition lors du mariage.
b. Le consentement
Selon l'art 1er de la convention du consentement au mariage de 1962, aucun mariage ne pourra etre contracter
sans le libre et plein consentement des deux parties. Il faut que ce consentement doit etre exprimé d'une manière
équivoque. Le consentement de la femme est évoqué dans deux Hadits:
«Aïcha (la deuxième femme de Mahomet) a dit je demandais à Mahomet si les vierges doivent etre consulté
par leurs parents au sujet de leur mariage. Oui répondit le prophète, et bien son silence sera un consentement
reprit-il.»
Abu-Hourayra (le best de Mahomet) rapporte que le prophète dit: « la femme ayant déjà était mariée,
veuve ou divorcée, décide elle seule. La vierge ne peut etre donner en mariage qu'après qu'on lui ai demandé
son consentement, comment donnera-t-elle sont consentement? En gardant le silence. »
la femme divorcée ou veuve ne peut pas etre mariée sans son consentement. Cepdt l'islam demande qu'il y
est aussi le consentement du Wali, le responsable qui souvent est le père. Ainsi pour une femme qui se marie
pour la premiere fois il faut obligatoirement l'accord du Wali qu'elle soit mineure ou majeure. Mais la femme
peut avoir un recoours devant un juge si le Wali en question refuse son accord et qu'elle pense avoir des
arguments valables. Si le mariage a était prononcé sans le Wali, sa validité dépend tjs de son accord. Une
femme qui a déjà été mariée n'a pas besoin du consentement du Wali. D'ailleurs, le prophète Mahomet a dit
dans un Hadith « pas de mariage sauf par le responsable » et il a ajouté « la femme qui avait déjà connu un
autre mari au par avant a plus de droits sur elle m^me que son responsable. »
en tunisie en se basant que l'article 3 al 1 du code du statut personnel, le droit traditionnel du père qui lui
permettait de marier sa fille mineure a été aboli. En effet aucun texte coranique ne mentionnne le droit du père
de forcer sa fille a un mariage pour lequel elle n'a pas donné son consentement. Le mariage avant l'age
déterminé par la loi tunisienne est autorisé a condition que le Wali accorde son consentement. L'art 8 du code
du statut personnel est venu précisé que le wali doit obligatoirement etre le plus proche parent de sexe
{text:soft-page-break} masculin. La mère n'a pas le pouvoir de consentir au mariage de ses enfants. Or avec
l'ammendement du code du statut personnel tunisien du 12 juillet 1993 la mère a désormais le droit au
consentement au mariage de son enfant mineur.
Selon l'art 12 al 4 de l'ancien code du statut personnel marocain, le Wali, qu'il soit le père ou non ne peut
obligé la fille nubile a contracté mariage sans qu'elle ait donné son consentement.
Le nouveau code du statut personnel marocain de 2004 a aboli la tutelle cad la femme n'a plus besoin de tuteur
pour se marier. Dèsormais les filles n'auront plus a être forcées au mariage car le principe de la tutelle a été
confié à la femme majeure elle me^me sans qu'elle soit confiée a un homme.
Dans le code du statut personnel égyptien le tuteur peut imposer le mariage à ses enfants mineurs garçon ou
fille.
Au Koweit, la conclusion du mariage selon le code du statut personnel est basé à la foi sur une proposition de
celui qui a la tutelle sur la femme et l'accord de celle-ci.
Le mariage par contrainte est donc invalide. Dans ce code il faut l'accord de la fille vierge de moins de 25ans et
du tuteur.
Enfin vu que le phénomène du mariage forcé est très répendu en Algérie la loi de mars 2003, a supprimé la
possibilité a la femme de faire une procuration a une tiers personne pour la représenter à la conclusion du
mariage.
C.Les empechements au mariage
dans tous les codes du statut perso musulman des motifs ont été crées par la loi pour empécher qu'un mariage
puisse etre contracter dans certains cas. Ces empechements trouvent leurs origines dans la Charia. Ils sont de
deux catégories. Premièrement, les empechements perpétuels, puis les empechements temporaires.
En tunisie, les empechements sont: la parenté par le sang: père ou frère. Mais les cousins sont possibles.
la parenté par alliance comme la mère ou la grand mère de l'épouse.
La parenté par le lait: le frère et la soeur de lait.
Le mariage d'un homme et d'une femme qui aurait eut des rapports sexuels pdt la période de retraite légale:
Idda. Cad un certain tps après le divorce une femme. Consécutive a un mariage antérieur ou a un veuvage. Ce
dernier cas est très peu appliqué.
Cela est basé entièrement sur la loi islamique.
Les empechements temporaires.
Le mariage d'une femme déjà mariée ou une femme qui effectue sa retraite légale. Il faudra attendre que la
femme soit libérée des liens du mariage. Celle qui effectue sa retraite légale faudra attendre qu'elle termine la
Idda.
En tunisie la polygamie est interdite pour la femme.
{text:soft-page-break} Dans les pays qui pratiquent la polygamie, il y a d'autres empechements.
L'interdiction: Le mariage d'un homme avec deux femmes qui si elles avaient été de sexe différents n'auraient
pas pu se marier ensemble. (si ce sont deux soeurs, ou une mère et une fille cela n'aurait pas été possible).
Le mariage avec plus de 4 femmes.
Le remariage du mari avec sa femme déjà répudiée par 3fois.
Le mariage d'une musulmanne avec un non musulman.
L'article 29 du coode du statut personnel marocain dispose que le mariage d'une musulmanne avec un non
musulman est interdit. Mais cette interdiction peut être levée, par la conversion à l'islam et par une autorisation
du proc général près la CA.
Tandis qu'un homme musulman peut se marié avec une non musulmanne, or cette non musulmanne doit etre
Kitabya, cad monothéiste. Cette règle est à comprendre par rapport à deux points consernant la vision islamique
du rapport conjugual. D'une part, les musulmans ou la loi islamique reconnaît comme véridique l'existance de
Moise et Jésus. D'autre part, l'organisation de la famille dans l'islam était qu'il y a une complémentarité des
fonctions qui fait que le mari a le devoir de subvenir aux besoins de la famille et en particulier c'est le père qui
transmet la religion.
Section II: la dissolution du mariage.
§1: le divorce selon les préceptes de l'islam.
A.le terme Talak
Le terme Talak en langue arabe qui correspond aux termes français divorce désigne en réalité divers modes de
dissolution du mariage.
Ce terme désigne la répudiation proprement dite: dissolution prononcée par déclaration unilatérale du mari.
Ce même terme désigne la dissolution résultant d'un accord entre les conjoints cad divorce par consentement
mutuelle.
Enfin ce terme désigne la dissolution d'un jugement prononcé par le juge cad le divorce judiciaire.
Le régime de la répudiation.
Le prophète Mahomet considère que cet acte est le plus détesté de Dieu. Ce régime a tjs évolué dans le sens
d'une plus grande facilité.
Seul des paroles aux prononcées relatives à la répudiation que ce soit verbalement en terme explicites, ou par
signe ou geste non équivoque suffisent à opérer la dissolution du lien conjugual en dehors de tout appareil
judiciaire. Quoiqu'il en soit l'islam s'est opposé au divorce et a la répudiation. Le coran a manifesté ainsi une
grande hostilité au divorce. «si dans un couple vous craignez la séparation, convoquez alors un arbitre dans sa
famille à lui et un arbitre dans sa famille à elle. Si le couple veut la réconciliation, Dieu rétablira l'entente entre
eux deux.» cette sourate s'intitule les femmes, verset 35. l'islam a accordé le droit de divorce a l'homme
seulement parce qu'il avait un rôle spéciale au sein de la famille, il est responsable de l'entretien matériel. Selon
la Charia, la répudiation unilatérale au sens strcite {text:soft-page-break} du mot, c'est la rupture d'un mariage
régulier par un mari au moyen de paroles rituelles. Le fait que le mari prononce à sa femme les paroles « tu es
répudiée » trois fois successives provoque une rupture définitive du mariage, c'est le divorce irrévocable. Au
contraire si ces paroles ne sont prononcées qu'une ou deux fois, le mari pourra reprendre sa femme, c'est le
divorce révocable. En revanche la femme a le droit au divorce judiciaire dans les cas suivants, lorsque le mari
ne paye pas la dote, lorsqu'il manque à l'obligation alimentaire, ou lorqu'il contrevient a une disposition du
contrat de mariage, lorsqu'il ne remplis pas son contrat conjugual.
Dans les pays musulmans la répudiation fait l'objet d'un abus excessif et les réformes entreprises dans le monde
musulman à l'égard du code du statut personnel ont pour but de rendre plus difficile la répudiation. Les
correctifs apportés à ces codes visent d'une part à brider le pouvoir discrétionnaire du mari et à soumettre la
répudiation au contrôle du juge. En outre les législations modernes tentent de transformer la répudiation par le
mari en une condition dans le contrat du mariage cad autoriser la possibilité de mandater la répudiation par la
femme pdt l'élaboration du contrat de mariage cad la femme a le droit d'insérer la clause selon laquelle elle peut
répudier elle. Dans les législations dans pays musulmans ce point n'est pas clair sauf en Jordanie, art 19 al 1 du
code du statut personnel Jordanien. Ces législations n'ont pas explicitements posé la possibilité de poser cette
condition dans le contrat de mariage. La femme n'obtient ce droit qu'après une autorisation préalable du mari.
Aujourd'hui les codes du statut personnel musulmans prévoient plusieurs formes de dissolution de mariage
s'inspirant du système Malikite. Ces formes ont été réunies et reprises par le projet de code arabe unifié du
statut personnel art 83.
le divorce par voie unilatérale du mari
la dissolution du mariage par le rachat de la part de la femme qui peut s'entendre avec son mari pour qu'il lui
accorde sa liberté moyennant compensation payée par elle et perte de sa pension: cela s'appelle le Khol. Sourate
2 verset 229 du coran.
Le divorce judiciaire ne peut etre obtenu que sur décision du juge.
Dans tous les cas, chacun des époux peut demander le divorce pour vice rendant impossible la vie conjuguale
comme la découverte chez l'un ou l'autre d'un vice rédibitoire qui rend la vie commune impossible comme les
rapports conjuguaux comme l'abs, la disparition ou l'emprisonnement du mari pour une période de plus de 3ans,
la femme peut demander le divorce.
B les procédures de conciliation en matière de divorce.
Une disposition présente dans tous les codes du statut personnel musulman, a pour objet le fait qu'une tentative
de conciliation doit se faire avant d'obtenir le divorce. Le projet de code arabe unifié du statut personnel
demande au juge de procéder a une tentative de conciliation avant de prendre acte de la déclaration de
répudiation.
Le coran demande la conciliation dans ces passages: il utilise le mot «Soulh» qui veut dire conciliation. Ce
terme a été repris par toutes les législations musulmans. Cela signifie, remettre en fonction ce qui ne fonctionne
plus. Le coran invite les deux époux à tenter la conciliation par eux même. C'est une auto-conciliation. Dans le
coran on dit « quand une femme redoute l'abandon ou l'indifference de son mari, nul grief ne leurs sera fait s'ils
se concilient, car la conciliation est un bien». L'article 32 du code du statut personnel tunisien invite les
{text:soft-page-break} deux parties a tenter la conciliation avant le recours au divorce sans prescrire aucun
délais.
Le code algérien dispose que le divorce ne peut etre prononcé que par jugemment précédé par une tentative de
conciliation du juge qui ne saurait exéder un délais de trois mois.
§2: les réformes apportées à l'institution du divorce dans les pays musulmans.
Les législations modernes de certains pays musulmans ont essayé quand elles ont établies les articles
consernant la répudiation de se baser autant que possible sur les dispositions de la charia.
Les grandes lignes de ces lois balancent entre l'interdiction totale de la répudiation, la restriction des
possibilités de la répudiation prononcée par une déclaration unilatérale du mari et l'élargissement de la
possibilité accordée à la femme de dissoudre le mariage.
A) L'interdiction totale de la répudiation.
Le code tunisien du statut personnel est venu établir l'égalité entre homme et femme en matière de divorce. En
m^me tps il a rendu le divorce plus difficile afin de favoriser la stabilité de la famille. Il a instoré une procédure
judiciaire et une ou plusieurs tentatives de conciliation avant de prononcer le divorce. Ainsi en 1956, le code du
statut personnel a supprimé par ces articles 29 à 31 la répudiation et a institué le divorce judiciaire prononcé
exclusivement par le juge dans une stricte égalité entre les hommes et les femmes. Ainsi selon l'article 31 du
code le tribunal prononce le divorce dans les cas suivants. Premièrement, le divorce par consentement mutuel.
Dans ce cas les conjoints s'entendent sur le divorce et ses effets. Il faut faire une déclaration devant le juge qui
préside la tentative de conciliation.
Deuxièmement le divorce pour fautes. Il peut etre demandé par l'un ou l'autre des époux en raison du préjudice
subi. Le préjudice est constitué par une violation des obligations conjugual par l'un des conjoints tels qu'ils sont
posé et défini par le code du statut personnel. Le mari et la femme ont des devoirs et obligation réciproque et
tout manquement à ces devoirs peut être sanctionné par le divorce. Exemple: violence et injure avérés de l'un ou
l'autre des époux, l'abandon de famille et le défaut d'entretien par le mari. L'adultaire de l'un ou l'autre des
époux, l'abandon du domicile conjugual par la femme et tous manquement avéré au devoir d'obéissance de la
femme. Le rôle du juge est essentiel dans l'appréciation de la faute car dans le divorce pour préjudice la loi ne
fixe pas de critères rigoureux.
Le divorce sans motif signifie la séparation simple à la demande de l'un ou l'autre des époux sans avoir à
apporté de justificatif à la décision de divorcer à charge pour l'époux demandeur de payer des dommages et
intérets à l'autre. Cette réforme n'existait pas avant et elle a accordé à la femme le droit de demander la
réparation du préjudice matériel subi sous la forme d'une rente viagère or comme le mari a le devoir d'entretenir
sa femme et s'il demande le divorce, il doit lui payer des dommages et intérêt mais la femme peut demander
quelque chose comme une rente viagère. L'institution de ces rentes viagères n'a pas manqué de provoqué des
réactions en tunisie car elle paraît entrer en conflit avec les dispositions du droit musulman classique. Dès lors
qu'elle accorde à la femme divorcée le droit d'exiger de celui qui n'est plus son mari de lui verser cette rente.
Quoiqu'il en soit cette mesure {text:soft-page-break} demeure de nature foncièrement réparatrice, quant à la
forme de la réparation, le principe est de la verser en rente payable mensuellement comme le précise l'article 31
du code: « en ce qui conserne la femme, le préjudice matériel sera payer sous la forme de rente payable
mensuellement. » cepdt cette rente peut etre converti en un capital qui serait déductible de l'héritage. Jusqu'à
1993 la loi confère au mari le droit de choisir le domicile conjugual et astraint la femme à le suivre en se basant
sur le devoir d'obéissance de la femme. Ainsi la cour de cass a estimé que le refus de suivre son mari dans son
nouveau lieu de résidence suite à une mutation sous prétexte qu'elle travaille constitue une atteinte au devoir
d'obéissance. En revanche le mari qui quitte le domicile conjugual tout en continuant à entretenir sa famille
n'est pas en état d'abandon du domicile conjugual or ce devoir d'obéissance a été supprimé en 1993 pour le
remplacer par le devoir du respect mutuel. C'est le seul cas ou la répudiation est aboli.
B) Deuxième cas, la limitation du caractère extrajudiciaire de la répudiation.
L'analyse du contenu du code du statut personnel musulman qui ont soumis la répudiation au contrôle
judiciaire illustrent que le juge ne peut pas tjs apprécier les raisons réel pour lesquelles le mari répudie sa
femme. Cepdt certains codes du statut personnel comme celui d'irack, algérie ou maroc ont accordé à la femme
en se basant sur une règle de tradition Malikite, cette règle donne le droit à la femme de demandé une
compensation si elle parvient à établir le caractère abusif de la répudiation.
La loi egyptienne de 1985 met à la charge du mari qui a répudié sa femme l'obligation de fournir aux enfants
qu'il a eut d'elle et à elle m^meun logement séparé et convenable. Pour éviter l'abus par rapport à la répudiation
certains codes du statut personnel comme l'arti 39 du code irakien dispose que le mariage subsiste tant qu'il n'a
pas été anéanti par un acte du tribunal.
Le code algérien a reproduit la m^m disposition dans l'art 5 bis de la loi de 1985 en stipulant que la répudiation
ne saurait produire désormais ses effets que suite à une procédure contentieuse précédée d'une tentative de
réconciliation. Même dans cet article le mari peut etre condamné à des dommages et intéréts pour usage abusif
de répudiation.