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PROJET DE MEMOIRE

MISE EN PLACE D’UN SERVICE


D’AUDIT INTERNE : CAS DE CACIA
I – INTRODUCTION

1- CONTEXTE :
De nos jours, les entreprises sont en permanence confrontées à l’amélioration de leur
performance dans un environnement qu’elles souhaitent sécuriser.
Au niveau des petites entreprises, les dirigeants peuvent directement vérifier les taches
qui se déroulent de la manière qu’ils jugent appropriée. Mais la supervision du dirigeant et
l’ajustement mutuel entre les divers acteurs (H. MINTZBERG 1982) deviennent rapidement
inadapté lorsque la taille de l’entreprise augmente. Certes on peut souhaiter maintenir ces
pratiques, mais on ne peut guère les appliquer qu’à des parties de l’entreprise.

L’audit interne peut également avoir un caractère plus général : la capacité à déterminer et à
mettre en œuvre de bonnes stratégies dans le cadre des finalités qu’il poursuit. Ces finalités
sont variées :
- Identifier les risques relatifs aux dispositifs de contrôle interne mise en place et proposer
les actions pour les maitriser ;
- Apporter une valeur ajoutée aux unités audités tout en l’encourageant à l’intérêt générale
de l’entreprise ;
- Obtenir le changement d’une amélioration réelle de la situation actuelle.

L’entreprise devienne grande et prospère lorsqu’elle est apte à atteindre ses objectifs fixés. Il est
important de connaitre périodiquement l’efficacité et la pertinence de l’entité ou l’aspect du contrôle
interne. D’après SCHIEKN pierre : « l’audit interne est une activité indépendante et objective qui donne
à une organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils
pour les améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée. Il aide cette organisation à atteindre ses
objectifs en évaluant, par une approche systématique et méthodique, ses processus de management
des risques, de contrôle et de gouvernement d’entreprise, et en faisant des propositions pour
renforcer leur efficacité. » D’où l’audit couvre un domaine de plus en plus vaste, dans lequel les
professionnels (salariés, cabinets indépendants interviennent de manière complémentaire. C’est au
XXIe siècle peu avant la deuxième guerre, en grande Bretagne et aux Etats Unis que les dirigeants de
grands organismes ont commencé à prendre conscience qu’une surveillance organisée, bien structurée
et indépendante devenait nécessaire en raison :

- Du développement et de la croissance des activités ;


- De la complexité des phénomènes économique et administratif ;
- De la multiplication des délégations ;
- De la nécessité de prévenir les risques et de minimiser.

Le besoin d’être rassuré, notamment sur la validité des comptes et sur l’application des règles
comptable, s’est ressenti de manière importante. Le champ d’applications s’est étendu par la suite a
toutes les fonctions de l’organisme et n’est plus resté limité à l’audit comptable et financier. L’audit
interne constitue une amélioration des performances économiques des entreprises ; c’est un outil
d’efficacité et de l’efficience.
PROBLEMATIQUE :

Depuis la création, la société CACIA n’a pas connue un service d’audit. Malgré les efforts consentis des
uns des autres et le contrôle régulier, il existe toujours plusieurs insuffisances d’ordres opérationnels,
stratégiques et les risques qu’encourent peuvent conduire à un changement de résultats à tous les
niveaux.

Dans le souci d’une amélioration de la performance de la société CACIA, notre thème va nous
permettre de comprendre la notion d’audit interne, son rôle et son objectif au sein d’une entité.

Pour répondre à ces besoins, une question principale sera abordée :

« Comment l’audit interne peut-il contribuer à améliorer la performance de la société ? »

Au-delà de cette question principale dite générale, les questions secondaires peuvent être posées :

- Quel rôle, mission et la place peut jouer un service d’audit interne dans l’amélioration de
la performance au sein d’une société ?
- Quelle méthode peut-on aborder pour conduire une mission d’audit interne ?

HYPOTHESES :

Pour répondre à ces questions, nous nous posons quelques hypothèses :

- H1 L’audit interne a pour mission de déceler les risques que peut courir une entité et
proposer des recommandations
- H2 L’audit interne permet de donner une assurance sur le degré de maitrise de ses
opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer et contribue à créer de la valeur
ajoutée comme dit L’IAI (1999)

Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche systématique et
méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle et de gouvernement d'entreprise
et en faisant des propositions pour renforcer leur efficacité.
OBJECTIFS :

Pour établir une adéquation entre la problématique et les informations de conception de ce mémoire,
les objectifs ont été définis en générale et spécifique.

Vu l’extension de la société, notre thème a pour objectif général d’expliquer la nécessité, la place, le
rôle et la mission d’un service d’audit interne en vue de contribuer à une meilleure performance de
l’organisation. C’est dans ce sens que notre mémoire de recherche porte sur « ANALYSE DE LA
PERFORMANCE D’UN SERVICE D’AUDIT INTERNE DANS UNE SOCIETE »

Avant l’atteinte de cet objectif général, nous avons quelques objectifs spécifiques :

- Aider la direction générale à mettre en place d’un manuel de procédure


- Proposer la place adéquate de l’audit interne dans la société pour plus d’efficacité et
d’efficience
- Etablir une grille de diagnostique qui pourra justifier l’efficacité du service d’audit interne

Cette efficacité va nous permettre de déceler les problèmes, donner des solutions à travers les
recommandations

METHODOLOGIE

Notre démarche méthodologique s’inscrit dans une approche qualitative. Nous avons fait une
étude de cas unique en raison de la nécessité d’un service d’audit interne de manière
profonde et précise, nous permettant ainsi de collecter les données probantes et significative.
Une recherche bibliographique, des revues scientifiques, des livres, la recherche à l’internet
nous ont permis d’apporter quelques éléments de réponse.

Notre mémoire comporte trois parties.

La première vise à définir et cerner les concepts de l’audit interne, de la performance ainsi que
le contrôle interne. Les quatre sections qui le composent ; traitent les généralités sur l’audit
interne, sa place dans l’entreprise, l’appréciation du contrôle interne et la performance.

Dans la seconde partie est exposée la méthodologie d’un audit interne avec les dimensions
d’audit, outils utilisés ainsi que les apports de l’audit interne sur la performance de
l’entreprise.

La troisième partie traitera de notre cas pratique au sein de la société CACIA.

Cette étude va nous permettre de mettre en pratique nos connaissances théoriques en


menant une mission d’audit avec les outils et la méthodologie requis dans le but de faire
ressortir l’apport de l’audit interne à la performance de l’entreprise.

Une conclusion générale clôturera notre travail.

INTERET DE L’ETUDE
L’intérêt de cette étude est de fournir aux sociétés plus précisément à CACIA, des éléments qui
leur permettront de comprendre le fondement de l’audit interne ; les amener à considérer les
auditeurs comme des personnes qui agissent dans l’intérêt de tous, et qui par leurs conseils et
leurs recommandations, permettent de créer plus de valeur ajoutée, la menant vers une
meilleure performance.

IL est non seulement pour l’auditeur un moyen de partage de ses connaissances, mais aussi de
permettre à l’auditeur d’accroitre sa capacité professionnelle.
PREMIERE PARTIE : Généralité sur l’audit interne

CHAPITRE I : Historique et définition de quelques concepts

SECTION I-1 HISTORIQUE

C’est dans les années 1930 aux USA que la crise économique a conduit un certain nombre de
grandes entreprises à détacher quelques cadres de la finance auprès de leurs auditeurs
externes. Ce faisant, ces entreprises ont atteint un double objectif :

• réduire le montant de la facture des cabinets d’audit puisque ce personnel détaché


accomplissait des tâches subalternes (contrôle de comptes, inventaires, etc.) qui n’avaient plus
à être facturées – économies particulièrement bienvenues en ces temps de crise financière ;

• conserver malgré tous des personnels dont on ne souhaitait pas se séparer en attendant des
jours meilleurs.

Ces personnels détachés réalisant des travaux d’audit, on les a nommés « auditeurs ». Comme
ils appartenaient toujours à l’entreprise, et pour les distinguer des membres des cabinets, on
les a qualifiés d’« auditeurs internes ». Ainsi est apparu non pas la fonction, mais le nom.

Les années passant et la crise s’éloignant, ce personnel hybride a élargi le champ de ses
activités de façon variable selon les entreprises. Certains ne se sont pas contentés d’analyser
l’imputation comptable des factures, ils ont été voir, en amont, comment elles étaient
élaborées ou, en aval, la suite qui leur était donnée. D’autres se sont davantage intéressés à
l’organisation. D’autres enfin ont approfondi les travaux des auditeurs externes pour en
apprécier la qualité. En sorte qu’au bout de quelques années, certains se sont posé les
questions quasi métaphysiques : « Qui sommes- nous ? Que sommes- nous en train de faire ?
» Quelques- uns d’entre eux ont alors pris l’initiative de se concerter et, réintégrant leurs
entreprises, de jeter les bases d’une nouvelle fonction pour tirer tout le profit de leurs
expériences passées. Leur premier acte fut de constituer un corps de doctrine afin de donner
une unité à la fonction qu’ils venaient de définir. Ainsi sont nées, en 1941, les normes
professionnelles de l’audit interne et l’organisation chargée de veiller à leur bonne application
: The Institute of Internal Auditors (IIA).

Source : Jacques Renard 2EME EDITION

En 1988 sur l’initiative de l’IFACI, la Guinée a intégrée

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