Vous êtes sur la page 1sur 3

Les successions – CHAKIR Kenza

Héritage du père

Héritier par Fardh et Tâcib à la fois : ce type de successible hérite par Fardh et Tâcib à la fois.

Il réunit les deux qualités dans la même succession de sorte qu’il hérite par Fardh sa part légale et le reste par
tâcib s’il se trouve être le premier mâle ayant le plus de droit et ce, d’après l’ordre des classes établi dans le tâcib
par soi même.

Sources :

La successibilité du père trouve son fondement dans le Coran et dans un hadith.

- Verset coranique 11 de la Surat des Femmes selon lequel

Ce verset précise quel est l’héritage des parents – mère et père.

- Hadith : Ibn Abbas rapporte que le Prophète a dit :

‘ Attribuez à chacun la part qui lui est assignée. Le reste de la succession sera remis au mâle ayant le plus de
droit.’

D’après ces deux sources, il apparaît que l’héritage du père connait trois situations : 1/6 avec Fardh seulement ;
le 1/6 avec Fardh et le reste par Tâsib ; et le Tâsib.

I – L’héritage du père par le Coran

Selon le verset précité, le père hérite du 1/6 avec Fardh seulement et du 1/6 avec Fardh auquel s’ajoute le reste
de la succession qu’il hérite par Tâsib.

A) Le sixième par Fardh seulement

Le père hérite du sixième par Fardh seulement en présence du fils et le fils du fils à l’infini. L’article 347 dispose
que les bénéficiaires du 1/6 sont : le père en présence d’enfance ou d’enfance de fils du de cujus qu’il soit de
sexe masculin ou féminin.

Ces derniers lui font perdre sa qualité de âsib et l’affectent de sorte qu’il ne reçoit que le sixième de la succession
(article 359).

En effet, le père n’hérite pas par Tâsib en raison de la primauté du fils sur lui. Ce dernier est le mâle ayant le plus
de droit selon le hadith que Ibn Abbas a rapporté et le Tâsib se base sur la priorité dans les classes, celle de la
descendance primant celle de l’ascendance. Selon les docteurs musulmans, le fils évince partiellement son père
en le faisant passé de âsib qui lui est préférable à héritier avec Fardh du 1/6.

Selon Ibn Arabi, si le père est en concours avec le fils, Allah a donnée préférence aux enfants mâles et ce, en
raison du fait que le père lui-même préfèrent ses enfants à sa personne et espère les voir au dessus de lui, il a
donc dit au père : ton neveu et ton fils sont dans la même situation que toi avec ton père.
B) Le sixième par Fardh et le reste par Tâsib

Le père hérite du 1/6 par Fardh et le reste par Tâsib lorsqu’il se trouve en présence de descendance femelle
héritière à savoir : la fille ou la fille du fils et plus bas.

En effet, selon le verset 11 de la Surat des Femmes, la descendance englobe à la fois le fils et la fille, il hérite
donc du 1/6 obligatoire sur la base du texte coranique. Il hérite le reste par tâsib en sa qualité le premier mâle
ayant le plus de droit et ce en raison de la présence de la fille et non du fils de sorte qu’il rassemble les qualités
d’héritier à Fardh et d’héritier âsib (article 353). La préférence après la descendance étant donné à la classe des
ascendants.

Illustration : Un de cujus décès et laisse :

Une fille – ½ absence du âsib et elle est seule ; Une mère – 1/6 présence de la fille ; Un père – 1/6 + reste
présence de la fille

Il apparait donc dans ce deuxième cas que lorsque le père rassemble les deux qualités, la part assignée à chacun
des héritiers à Fardh leur est attribuée et le père obtient le reste s’il prouvé que sa part vaudra plus que le 1/6
sinon il se contente du 1/6 et dans le cas du AOUL, celui-ci touche l’ensemble des héritiers.

a- Au dessus du 1/6

C’est le cas lorsqu’un homme décède et laisse une femme, une fille et un père. La part du père vaudra plus que le
1/6 puisque la femme obtient le 1/8 – descendance qui hérite ; la fille le 1/2 – seule et absence de âsib ; le reste
revient au père.

b- Egal au 1/6

C’est le cas lorsqu’un homme décède et laisse 2 filles ; une mère et un père. Ce qui reste de la succession après
les héritiers à Fardh est égal au 1/6 de sorte que les 2 filles obtiennent les 2/3 – elles sont 2 et absence de âsib ; la
mère le 1/6 – présence de descendance qui hérite ; père 1/6.

c- Le AOUL

C’est le cas lorsqu’une femme décède et laisse un mari, une fille, une mère et un père. La part du père est
inférieure au 1/6 à cause de l’augmentation du nombre de parts. Le mari obtient le 1/4 – descendance qui hérite ;
la fille le 1/2 – seule et absence de âsib ; la mère le 1/6 – présence de descendance qui hérite et le père est obligé
d’avoir le 1/6.

La situation augmente :

La part du père est de 2/13 ce qui est inférieur au 1/6 – 2/12 – à cause du AOUL dont les conséquences touchent
l’ensemble des héritiers. La descendance n’affecte l’ascendance que dans la limite du 1/6 sauf aoul.

II – L’héritage du père par le Hadith

Selon les paroles du prophète rapportées par Ibn Abbas, lorsque les héritiers à Fardh ont reçu leur part, le reste de
la succession revient au premièr mâle ayant le plus de droit.
L’article 349 prévoit quant à lui, l’ordre selon lequel la classe des héritiers par eux-mêmes est répartie. Ainsi,
après la descendance mâle de père en fils à l’infini se trouve la paternité.
A) Fondement de l’héritage du père par Tâcib

Le père hérite par tâcib de toute la succession ou de ce qu’il en reste après les héritiers à Fardh en l’absence de
descendance mâle et femelle : enfants et descendance du fils, garçons ou filles, le tâcib lui est préférable.

Selon les paroles d’Allah (verset 11) : ..

Le de cujus n’a de successibles que ses parents : père et mère. La mère obtient le 1/3 et le père reçoit le reste à
savoir les 2/3 par tâsib. Selon Ibn ARABI, en l’absence de descendance, les parents héritent du de cujus la mère
recevant le 1/3 et le reste au père.

En outre, le Hadith prouve aussi l’héritage du père par tâcib en l’absence de descendance : ..

Il n’ya de préférence après la descendance que pour l’ascendance. Ainsi, le père évince les collatéraux et leurs
fils.

Illustration : dé cujus décède et laisse une épouse et un père


Epouse = 1/4 – absence de descendance qui hérite et le père le reste = 3/4 par tâcib.

B) Le tâcib : l’héritage préférable au père

De ce qui précède, il apparaît que l’héritage du père par tâcib lui est toujours préférable.

En effet, soit qu’il se trouvera avec la mère seulement qui recevra le 1/3 et lui les 2/3, soit avec la grand-mère
maternelle et elle aura le 1/6 et lui 5/6 ; soit avec l’un des époux et il obtiendra le reste. Soit il sera avec son père,
ou sa mère ou les frères qu’il évince tous.

Soit il se trouvera dans la situation des Gharawayane avec la mère où il sera préféré à elle selon la règle que la
part de l’héritier mâle est du double de celle de l’héritière femelle.

Vous aimerez peut-être aussi