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la Rome antique

La « Rome antique » est le


terme donné à la civilisation qui s’est développée, dans
l’Antiquité, en Italie puis sur tout le pourtour méditerranéen.

les trois périodes de la Rome antique

les rois de Rome de 753 à 510 avant J.-C.

la République romaine de 510 à 27 avant J.-C.

l'Empire romain de 27 avant J.-C. à 476 après J.-C.

LA PÉRIODE DES ROIS DE ROME


La ville de Rome est construite sur un point de passage du Tibre
et sur les pentes de sept collines qui dominent la plaine du
Latium (d’où vient le mot « latin »). Selon la légende rapportée
par des auteurs latins, Rome aurait été fondée en 753 avant J.-C.
par Romulus et Remus, fils de Mars et descendants du Troyen
Énée. Abandonnés à leur naissance, ceux-ci auraient été allaités
par une louve, puis recueillis par un berger. Adulte, Romulus
aurait tué son frère jumeau afin de donner son nom à la ville.

L’archéologie confirme que le site est occupé au VIIIe siècle


avant J.-C. Mais ce sont les Étrusques qui, vers 600 avant J.-C.,
s’emparent du Latium et font de Rome une véritable ville. Ils
apprennent aux Romains à utiliser l’alphabet, à construire des
voûtes et à interroger les dieux. Au total, sept rois se succèdent à
la tête de Rome de 753 à 510 avant J.-C. : Romulus, Numa
Pompilius, Tullus Hostilius, Ancus Marcius, Tarquin l’Ancien,
Servius Tullius et Tarquin le Superbe.

LA RÉPUBLIQUE ROMAINE
L’organisation de la République
En 510 avant J.-C., les Romains chassent leurs rois étrusques et
fondent une république dont les institutions se mettent
progressivement en place. La République repose sur trois
pouvoirs : les citoyens, les magistrats et le Sénat.

– Les citoyens se réunissent en assemblées appelées comices,


votent les lois et élisent les magistrats pour un an. Tous les
citoyens peuvent participer aux assemblées mais seuls les plus
riches peuvent en fait devenir magistrats.

– Les magistrats, élus pour un an, agissent selon la formule


officielle au nom du « Sénat et du peuple romain » (Senatus
Populusque Romanus, SPQR). Les deux magistrats les plus
importants sont les consuls : ils président le Sénat et
commandent l’armée.

– Le Sénat, composé de 300 anciens magistrats nommés à vie,


donne des avis aux magistrats et contrôle leur travail. Il surveille
les finances, la religion et dirige la politique extérieure.

La conquête du bassin méditerranéen


Afin d’assurer leur sécurité, les Romains (qui sont des Latins)
luttent d’abord contre leurs voisins : les Étrusques et les Sabins.
En 390 avant J.-C., ils doivent même faire face à une invasion de
Gaulois qui incendient Rome.

Après s’être imposée en Italie, Rome affronte pendant plus de


cent ans Carthage, une riche cité phénicienne qui contrôle les
côtes d’Afrique du Nord et une partie de l’Espagne et de l’Italie.
Entre 264 et 146 avant J.-C., trois guerres se succèdent contre la
cité phénicienne, appelées les guerres puniques. C’est au cours
de l’une d’entre elles que le général carthaginois Hannibal
dévaste l’Italie et menace Rome avec son armée et ses éléphants.
En 146 avant J.-C., les Carthaginois sont finalement vaincus, leurs
possessions tombent aux mains de Rome et leur capitale
Carthage est détruite. Les Romains poursuivent leur conquête
du bassin méditerranéen : la Grèce, l’Asie, l’Espagne, la Syrie,
l’Égypte, etc. La Gaule est pour sa part conquise par Jules César
en 51 avant J.-C.

Grâce à ces conquêtes, Rome ne tarde pas à s’enrichir : or,


argent, objets d’art, marchandises et esclaves affluent dans la
capitale et transforment profondément le mode de vie et les
mentalités des Romains. En particulier, ils adoptent le luxe et le
raffinement de l’Orient hellénistique. Cependant, cet afflux de
richesses profite surtout aux plus riches, qui agrandissent leurs
domaines et achètent des esclaves. En revanche, les petits
propriétaires, constamment mobilisés dans l’armée de citoyens,
retrouvent leurs champs en friche lorsqu’ils rentrent de la guerre
et sont ruinés par la concurrence des produits venus des
provinces.

De la République à l’Empire : les guerres civiles


L’Italie et les provinces ne peuvent pas être gouvernées comme
l’étaient une ville et son petit territoire. Aussi, aux IIe et Ier siècles
avant J.-C., les chefs militaires et leurs fidèles légions menacent-
ils la République en se battant entre eux pour s’emparer du
pouvoir. Plusieurs guerres civiles ébranlent ainsi la République :

– Sylla, vainqueur de Marius en 86 avant J.-C., instaure une


dictature.

– Jules César, vainqueur de Pompée, obtient la dictature à vie. Il


met en place un pouvoir personnel et autoritaire, mais il meurt
assassiné en 44 avant J.-C.

– Son fils adoptif Octave, vainqueur de Marc Antoine (et de


Cléopâtre d’Égypte), met finalement fin à la République. En
27 avant J.-C., il devient le premier empereur romain sous le
nom d’Auguste.

L’EMPIRE ROMAIN
Les pouvoirs de l’empereur
Sous l’Empire, les institutions de la République sont maintenues,
mais, en réalité, c’est l’empereur qui détient tous les pouvoirs,
comme le résume l’appellation « Imperator Caesar Augustus » :

le titre impérial à Rome

nom nom
signification
latin français

Imperator empereur Le titre d'empereur signifie qu'Octave est le chef des armées.

Caesar César Le nom de César rappelle qu'Octave est le fils adoptif de Jules
César.

Augustus Auguste Le surnom d'Auguste signifie que l'autorité d'Octave est


comparable à celle des dieux.

Grand pontife, l’empereur est le chef religieux. Après sa mort, il


est divinisé. Il propose les lois, rend la justice et nomme les
magistrats. Les Romains n’ayant pas établi de règles en ce qui
concerne la succession de l’empereur, la pratique veut que celui-
ci choisisse son héritier dans sa propre famille ou parmi les
généraux les plus aptes à diriger l’Empire.

Le monde romain
Au IIe siècle après J.-C., l’Empire romain atteint son extension
territoriale maximale. Rome assure la défense de l’Empire par
l’entretien d’une armée puissante et la construction de
fortifications le long des frontières : le limes.

La paix qui règne désormais (appelée la pax romana) est


favorable au développement du commerce. Toutes sortes de
marchandises arrivent à Rome et dans les grandes villes par voies
maritimes et terrestres ; au total, environ 80 000 km de routes
pavées couvrent la totalité du territoire (les voies romaines).
La paix et les échanges favorisent également la romanisation
des provinces. En effet, le mode de vie et les institutions des
Romains se répandent dans tout l’Empire. Partout naissent et
s’agrandissent des villes dotées de riches monuments qui
s’inspirent de ceux de la capitale : aqueducs, théâtres,
amphithéâtres, cirques, thermes, arcs de triomphe, etc.

À l’origine, seules les élites provinciales accèdent à la


citoyenneté puis, en 212, l’empereur Caracalla accorde le titre
de citoyen à tous les hommes libres de l’Empire.

Les invasions barbares et la chute de Rome


La richesse de l’Empire romain attire les peuples voisins, appelés
« Barbares » par les Romains. Après le IIe siècle, les peuplades qui
vivent au-delà des frontières se font de plus en plus menaçantes
et leurs attaques au Nord et à l’Est révèlent les faiblesses de la
défense de l’Empire.

Pour améliorer sa défense, l’Empire est divisé en deux en 395 :

– l’Empire romain d’Occident, avec Rome pour capitale.

– l’Empire romain d’Orient, avec Constantinople pour


capitale.

En Occident pourtant, les frontières du Rhin cèdent à partir de


406 : poussés par les Huns d’Attila, des Germains forcent le
limes. En 410, Rome est pillée par les Goths. Enfin, en 476, le
dernier empereur est déposé. L’Occident est désormais aux mains
des Barbares qui forment progressivement des royaumes en
Europe. De l’immense Empire romain, il ne demeure que l’Empire
romain d’Orient à Constantinople (également appelé Empire
byzantin).