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MPSI B 29 juin 2019

Énoncé Corrigé
Soit n un entier naturel. On note Rn [X] le R-espace vectoriel formé par le polynome nul 1. Si P ∈ ker u alors tous les coecients du polynôme u(P ) sont nuls. On en déduit que,
et les polynomes à coecients réels de degrés inférieurs ou égaux à n. pour tous les j entre 0 et n :
On dénit un endomorphisme u de Rn [X] en posant 1
Z
tj P (t)dt = 0
n 0
Z 1
En combinant linéairement ces relations, on en déduit que
X
u(P ) = Xj tj P (t)dt
j=0 0
Z 1

1. Montrer que si P ∈ ker u alors Q(t)P (t)dt = 0


0
1
pour n'importe quel polynome Q de degré inférieur ou égal à n. Ceci est vrai en
Z
P (t)Q(t)dt = 0 2
0 particulier pour P lui même. Comme t → P ˜(t) est une fonction continue et à valeurs
positives,
pour tout polynome Q dans Rn [X]. Que peut-on en déduire pour ker u ? Z 1

2. Former la matrice de u dans la base (1, X, · · · , X n ). Est-elle inversible ? P 2 (t)dt = 0


0
entraine que P = 0.
2. Soit M la matrice de u dans la base (1, X, · · · , X n ) Avant même de la former on sait
qu'elle est inversible puisque u est bijective car son noyau se réduit au polynome nul.
Z 1
1
mi,j = ti−1 tj−1 =
0 i+j−1
1 1
···
 
1 2 n+1
 1 1 
2 3
1
 
M =
 
3
..

.
 
 
1 1 1
n+1 n+2 ··· 2n+1

Cette création est mise à disposition selon le Contrat 1 Rémy Nicolai Aalglin11
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France
disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/