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CTB6036

Été 2010

Notes de cours pour la partie


Outils de recherche

Préparées par
Jocelyne Gosselin
Table des matières
Avant-propos............................................................................................................................v
Légende....................................................................................................................................vi
Chapitre 1. Le contexte et les résultats attendus..................................................................7
1.1 Qu’est-ce que l’essai?..........................................................................................................7
1.2 Pourquoi faire un essai?.....................................................................................................12
1.3 Le contenu sommaire de l’offre de service........................................................................13
1.4 Le contenu sommaire de l’essai.........................................................................................13
Chapitre 2. Penser … pour définir une question à analyser..............................................15
Chapitre 3. Lire......................................................................................................................30
3.1 Trouver les références documentaires...............................................................................30
3.1.1 Diverses sources pour repérer les références documentaires.................................30
3.1.2 Évaluer ses références documentaires....................................................................37
3.1.2.1 Évaluer la pertinence..............................................................................38
3.1.2.2 Évaluer la qualité....................................................................................40
3.2 Lire pour alimenter la réflexion.........................................................................................47
3.2.1 Les habiletés de lecture...........................................................................................47
3.2.2 Les fiches de lecture...............................................................................................50
3.2.3 Citer ses références documentaires.........................................................................53
3.2.3.1 Citer ses références documentaires dans le corps du texte.....................54
3.2.3.2 Présenter sa liste des références : documents imprimés et électroniques
................................................................................................................59
Chapitre 4. Rédiger...............................................................................................................63
4.1 Élaborer la table des matières (pour la section Développement)......................................63
4.2 Conseils de rédaction.........................................................................................................65
4.3 Peaufiner son texte.............................................................................................................67
Chapitre 5. Quelques outils complémentaires.....................................................................74
5.1 Trucs pour Word................................................................................................................74
5.2 Trucs pour Excel................................................................................................................77
Chapitre 6. Les principales composantes de l’essai - le « Coté tenue de soirée »............79
Mise en page, assemblage et nombre d’exemplaires..........................................................80
6.0 Pages liminaires.................................................................................................................80
6.1 Introduction........................................................................................................................85
6.2 Développement..................................................................................................................88
6.2.1 Problématique et question à analyser.....................................................................88
6.2.2 Description/compréhension de l’entreprise............................................................95
6.2.3 Analyse théorique en relation avec la question à analyser.....................................99
6.2.4 Réalisation du mandat et recommandations.........................................................101
6.2.5 Limites du travail réalisé......................................................................................101
6.3 Conclusion.......................................................................................................................104
6.4 Annexes...........................................................................................................................108
6.5 Appendices (s’il y a lieu).................................................................................................109
6.6 Liste des références (format prédéfini)............................................................................110

Page i
Chapitre 7. L’offre de service.............................................................................................111
Conclusion............................................................................................................................117
Annexe I Les paraphrases...................................................................................................118
Annexe II Autres exemples d’essais réalisés.....................................................................121
Références.............................................................................................................................123
Autres Références................................................................................................................124
Index......................................................................................................................................125

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Liste des tableaux
1.1 Les principales sections d’une thèse de doctorat en sciences de la gestion
2.1 Illustration d’une thématique, d’une problématique et des questions à analyser qui
peuvent en découler
2.2 Quelques questions pour bien saisir l’ensemble d’une question
3.1 Résultats obtenus d’une recherche faite dans le catalogue de la bibliothèque de l’UQTR
3.2 Trois types de base de données
3.3 Étapes pour se faire rapidement une idée du contenu d’une référence documentaire
3.4 Pistes pour évaluer la pertinence d’une référence documentaire
3.5 Éléments pour évaluer le niveau de l’information
3.6 Éléments pour évaluer la crédibilité de l’auteur
3.7 Éléments pour évaluer l’objectivité du contenu
3.8 Éléments pour évaluer l’exactitude du contenu
3.9 Éléments pour évaluer le niveau d’actualité, par type de références documentaires
3.10 Quelques mots souvent utilisés pour marquer des liens, des oppositions ou des
conclusions
3.11 Des exemples de présentation selon le type de références

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Liste des abréviations

DG Directeur général
ECF Entreprise à capital fermé
OIP Obligation d’information du public

Page iv
AVANT-PROPOS

Ce document s’adresse aux étudiants de l’UQTR, inscrits au programme MAÎTRISE


EN ADMINISTRATION DES AFFAIRES (MBA), volet CA ou CMA, qui doivent compléter
un essai de 6 crédits universitaires. Puisqu’il s’agit d’un travail dont la réalisation s’étend sur
plusieurs semaines, il est essentiel d’adopter une méthode de travail efficace. L’objectif
fondamental est d’accompagner l’étudiant pendant tout le processus de réalisation de l’essai,
allant du choix du sujet jusqu’au dépôt final. Ce document a été préparé pour palier au
manque de volumes adaptés aux exigences précises de l’essai de 6 crédits dans ce
programme.

Le contenu de ce document s’articule en sept chapitres. Le premier permet de


comprendre les principales caractéristiques de l’essai, les principales étapes de réalisation et
les résultats qui en sont attendus. Le second chapitre contient quelques pistes de réflexion
pour bien délimiter le sujet de l’essai. Le troisième chapitre aborde la lecture; il fournit
quelques outils pour repérer et évaluer des références documentaires. Il aborde aussi la
rédaction des notes qui accompagnent toute lecture. Les chapitres quatre et cinq abordent
respectivement le travail de rédaction en tant que tel et quelques outils informatiques qui
permettent de travailler plus efficacement. Pour chaque section du texte écrit que constitue
l’essai, le chapitre six en présente les éléments de contenu. Enfin, le chapitre sept décrit en
détail l’offre de service qui précède l’essai.

Puisque ce document est utilisé pour la première fois cette année, vos commentaires
sont les bienvenus, dans la mesure où ils permettront de le bonifier et ainsi de mieux
accompagner les futurs étudiants.

Jocelyne Gosselin, D. Sc. (gestion), FCA, CMA

Page v
LÉGENDE

Ces encadrés contiennent des trucs ou conseils pratiques.

Ces encadrés contiennent des tâches à accomplir dans le cadre du cours


CTB6036.

Ces encadrés signalent des travaux des étudiants des


années antérieures que l’on vous demande d’évaluer.

Texte dans cette police : illustration de règles, normes ou autres.

Page vi
CHAPITRE 1. LE CONTEXTE ET LES RÉSULTATS ATTENDUS

Ce chapitre vise à présenter les principales caractéristiques de l’essai par rapport à


des travaux effectués dans un programme de baccalauréat, de maîtrise ou de doctorat. Il
donne aussi un aperçu des principales sections de l’essai et de l’offre de service qui
précède l’essai.

1.1 Qu’est-ce que l’essai?

Pour mieux comprendre le travail qui nous attend, examinons d’abord ce qu’un
essai n’est pas.

Un essai n’est pas un travail de session du baccalauréat. Essentiellement, ce


dernier, souvent réalisé en équipe, consiste à faire une courte recherche documentaire et à
résumer ces textes. Le travail de session est un des éléments d’évaluation, qui compte
disons pour 20 % dans l’évaluation globale, d’un cours donnant trois crédits. Bien que ce
ne soit pas idéal, il n’est pas rare de voir des étudiants du baccalauréat se diviser
carrément les différentes parties du travail de session et se contenter après coup de mettre
bout à bout les sections de chacun. L’essai est plus complet. D’abord, on ne se contente
pas de résumer des textes; on devra plutôt les analyser, comme nous le verrons à la
section 6.2.3. De plus, l’essai est un travail individuel qui ne se réalise pas de façon
linéaire. Nous y reviendrons.

À l’opposé, un essai n’est pas une thèse de doctorat. Celle-ci représente souvent
environ 60 crédits universitaires et elle prend généralement trois à quatre années à
réaliser. Évidemment, la réalisation de l’essai est moins imposante, même s’il repose sur
une démarche semblable à celle sous-jacente à une thèse. Le tableau 1.1 relève les
principales sections d’une thèse et en donne un exemple.

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Tableau 1.1
Les principales sections d’une thèse de doctorat en sciences de la gestion

Exemple d’une thèse en sciences de la gestion :


Sections d’une thèse
Deschênes (2010)
1. Après avoir choisi son sujet Après avoir choisi une question de recherche (Le
(ou sa question) de recherche, rôle des directeurs généraux [DG] d’une
on fait une recension complète institution financière coopérative dans la
de la littérature. Cela peut détermination de la provision cumulant les pertes
englober des centaines de liées à des prêts commerciaux précis) et précisé la
références à trouver, lire problématique (dans les organisations, chaque
attentivement, résumer, individu cherche à maximiser ses propres intérêts,
analyser, critiquer, etc. ce qui passe parfois par la gestion de l’information
comptable. Si les DG agissent ainsi, les décisions
prises sur la base du chiffre de la provision
peuvent s’avérer mauvaises), Deschênes recense
une foule d’articles traitant de :
o la façon dont les DG d’institutions
financières attribuent du crédit aux
entreprises et estiment la provision pour
créances douteuses;
o l’application de la théorie de
l’agence et de la théorie comptable positive1
au travail des DG.

1
. La théorie de l’agence avance que le mandataire agit dans ses propres intérêts plutôt que pour
maximiser la richesse des mandants, ce qui occasionne des coûts d’agence. La théorie comptable
positive applique les enseignements de la théorie de l’agence pour expliquer les choix comptables faits
par les entités.

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Exemple d’une thèse en sciences de la gestion :
Sections d’une thèse
Deschênes (2010)
2. À la lumière des écrits À partir de tous les écrits recensés, Deschênes
recensés à l’étape précédente, constate que peu de recherches ont été faites en
on développe un cadre contexte d’institutions financières coopératives.
conceptuel qui permettrait de Il avance que les DG sont influencés par des
répondre à la question de variables d’agence dans l’estimation de la
recherche. Ce cadre conceptuel provision. Par exemple lorsqu’ils ont atteint les
comporte un élément nouveau, objectifs définis par le Conseil d’administration de
original, duquel découle des l’institution financière, les DG dont la
hypothèses de recherche qui rémunération varie notamment selon le bénéfice
seront testées. Une thèse auraient tendance à surévaluer la provision s’ils
doctorale apporte une sont en poste depuis peu alors qu’ils auraient
contribution à l’avancement des tendance à sous-évaluer la provision s’ils sont sur
connaissances. le point de prendre leur retraite.
L’auteur exprime son modèle par une équation
algébrique dont la variable dépendante représente
le chiffre estimatif de la provision et les variables
indépendantes regroupent les divers facteurs
susceptibles d’influer sur l’estimation de la
provision.

3. On conçoit une approche Deschênes a conçu une base de données qui


empirique (une démarche englobe, pour une trentaine de coopératives de
projetée) qui servira à valider crédit, les valeurs de ses variables indépendantes
les hypothèses de recherche. (par exemple, «0» si, en 2007, le DG est en poste
depuis longtemps et «1» si le DG est
nouvellement en poste).

4. On effectue des tests L’auteur procède à des tests de régression


statistiques, car une ou deux multiple pour vérifier si son modèle explique en
observations d’un phénomène grande partie le chiffre estimatif de la provision
ne suffisent pas à valider ou pour créances douteuses.
infirmer une hypothèse.

5. On présente ses résultats, En bref, Deschênes conclut que les variables


puis on les commente et on les d’agence permettent de mieux prévoir l’estimation
interprète par rapport au cadre de la provision pour créances douteuses mais les
conceptuel. résultats observés vont dans le sens contraire de ce
qui était prévu dans les hypothèses de recherche.
Même si les hypothèses ne sont pas confirmées, la
recherche est utile car elle a permis de préciser
quelques facteurs qui ne semblent pas influer sur
la provision pour créances douteuses.

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Ce qu’il faut retenir du tableau 1.1 est que la thèse de doctorat découle d’une
démarche scientifique. On définit clairement une question de recherche (question à
analyser), en précisant les faits ou les raisons qui justifient l’analyse de cette question (la
problématique). On revoit ensuite ce qui est connu (revue de la littérature), sachant que ce
qui est connu ne contient pas nécessairement LA réponse à notre question à analyser mais
nous servira de point de départ pour réfléchir à notre question. On décrit ensuite la
démarche utilisée pour trouver une solution (entrevues ou analyse d’une base de données
quantitatives ou autre), puis on présente nos résultats et on les interprète en lien avec les
éléments de notre question. Enfin, on conclut en abordant les nouvelles questions
soulevées par notre démarche. L’exemple de Deschênes (2010), présenté dans le tableau
1.1, est une recherche quantitative appliquée. Elle est quantitative, car elle analyse des
variables quantitatives susceptibles d’influer sur la provision, et elle est appliquée, car
elle porte sur une organisation précise1.

Enfin, l’essai n’est pas un mémoire de maîtrise. Celui-ci représente souvent 15


crédits universitaires ou plus d’un programme de 2e cycle. Le mémoire de maîtrise fait
état d’une démarche semblable à celle d’une thèse de doctorat, soit une démarche
scientifique, mais on ne s’attend pas à ce qu’il apporte une contribution à l’avancement
des connaissances. Par exemple, un étudiant pourrait, dans le cadre de son mémoire de
maîtrise, reprendre le modèle de Deschênes (2010) et l’appliquer à une autre coopérative
financière. Son apport serait d’obtenir de nouvelles données, de les utiliser pour refaire
les analyses de régression, d’interpréter ses résultats en comparaison à ceux obtenus par
Deschênes (2010). L’utilité de ce travail serait de voir si les résultats de Deschênes
(2010) peuvent être généralisés à une autre organisation.

Ayant présenté ce qu’un essai n’est pas, nous pouvons maintenant mieux
comprendre ce que c’est. L’essai exigé dans le programme MAÎTRISE EN
ADMINISTRATION DES AFFAIRES (MBA), volet CA ou CMA, est un travail reconnu
pour l’équivalent de six crédits universitaires. Selon une balise universitaire généralement
reconnue, six crédits universitaires correspondent environ à six semaines de travail. Étant
donné l’ampleur de ce travail, individuel de surcroit, vous aurez besoin d’une bonne dose
d’autonomie et de bonnes méthodes de travail.

Outre l’ampleur, l’essai se distingue fondamentalement d’un travail de session de


niveau baccalauréat, par l’utilisation d’une démarche scientifique, gage de rigueur et de
cohérence. Votre essai ne sera pas jugé principalement sur la base de vos conclusions,
mais plutôt sur votre démarche, qui se doit d’être scientifique. En d’autres mots, c’est le
processus que vous suivrez qui importe. En effet, les études graduées, c’est-à-dire les
programmes universitaires de 2e et 3e cycle, se distinguent des programmes de 1er cycle
universitaire notamment par le fait que les premières visent à développer la capacité de
conceptualiser les questions. Un diplômé de 2e ou 3e cycle universitaire est reconnu pour
sa capacité à suggérer des réponses à des questions qu’il n’a jamais étudiées auparavant.
Pour ce faire, il se fonde sur sa capacité à problématiser. Selon Mongeau (2009),
1
. Toutes les thèses de doctorat ne prennent pas cette forme car le type de recherche diffère selon la
discipline. Par exemple, une thèse de doctorat de 3e cycle en psychologie pourrait être qualitative et
analyser quelques «histoires de vie» alors qu’une thèse en biochimie pourrait reposer sur des analyses
en laboratoire de certaines molécules.

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« problématiser une situation, [consiste] à cerner et formuler un problème
de recherche, à lui associer des concepts pertinents et à effectuer un travail
d’exploration et de recherche qui permettent de dégager certains éléments
de savoir. […] Au deuxième cycle, l’étudiante ou l’étudiant devra pouvoir
organiser, de manière cohérente, un ensemble d’informations provenant de
diverses sources et de différents auteurs relativement à un sujet donné et y
ajouter son propre grain de sel de manière crédible et rigoureuse »
(Mongeau, 2009, p. 5).

Une démarche scientifique se caractérise notamment par des énoncés exhaustifs


et rigoureux, des observations exactes et reproductibles, des raisonnements logiques, le
caractère provisoire des conclusions et la probité des chercheurs. Examinons ces
caractéristiques.

Qu’entend-on par énoncés exhaustifs et rigoureux? Par exemple, pour étudier de


façon exhaustive le succès des candidats à l’EFU, on pourrait non seulement tenir compte
de la moyenne de leurs résultats à l’université mais aussi de leur âge, de leur expérience
antérieure ou de leur motivation. Les énoncés seraient rigoureux dans la mesure où le
facteur «expérience antérieure» serait clairement défini : voudrait-on tenir compte de tout
genre d’expérience de travail antérieur ou uniquement des expériences quant aux tâches
comptables? Une autre caractéristique de la démarche scientifique est que les
observations sont exactes et reproductibles. Il en est ainsi lorsque rien n’a été laissé au
hasard et que la démarche retenue est décrite très précisément et très objectivement. Une
démarche scientifique se caractérise aussi par le caractère provisoire des conclusions. Peu
importe la qualité de la démarche, les conclusions que l’on en tire sont considérées
comme vraies jusqu’à ce que d’autres chercheurs prouvent le contraire, par exemple en
introduisant un nouveau facteur. Ainsi, on a d’abord cru que tout alcool était nocif pour la
santé jusqu’à ce que l’on découvre que certains types d’alcool, le vin rouge (nouveau
facteur) consommé en petite quantité quotidienne (nouveau facteur) protégeait des
maladies cardiaques. Enfin, aucune démarche ne peut se qualifier de scientifique sans la
probité des chercheurs. Ceux-ci ne doivent évidemment pas fausser les résultats obtenus,
disons pour les rendre conformes à ce qu’ils auraient souhaité obtenir. Ils ne doivent pas
non plus laisser croire qu’ils ont accompli plus de tests ou de vérifications que ce qu’ils
ont fait en réalité.

Pourquoi endosser une démarche scientifique? De façon générale, et de tout


temps, plusieurs croyances ont été considérées comme vraies. Pensons par exemple au
fait que les hommes ont longtemps cru que la terre était plate, que les catastrophes
naturelles étaient la réponse que les dieux envoyaient pour punir les hommes ou que les
maladies se soignaient en déposant sur la peau des malades des sangsues chargées
d’aspirer «le méchant». Si personne n’avait douté de ces croyances, qui sait quel serait
notre mode de vie actuel! Pourtant, lorsque quelqu’un remet en question une croyance
populaire, le but n’est pas de la remplacer par une autre croyance. Par exemple, on ne
voudrait pas de connaissances médicales qui remplacent les sangsues comme mode de
traitement par d’autres insectes plus voraces! Il s’agit plutôt de remplacer une croyance
populaire, en autant que possible, par des faits scientifiquement démontrés, tel la

Page 11
diminution des cas de cancer de l’estomac chez les populations qui consomment de
grandes quantité de tomates1. Lorsqu’il n’est pas possible de vérifier statistiquement des
énoncés (par exemple les facteurs qui déclenchent le coup de foudre amoureux!) et de
faire la preuve de ce qui est annoncé (par exemple que les coups de foudre se vivent
généralement en soirée), une démarche scientifique nous amènerait à rendre compte des
observations en les présentant comme ayant été observées x fois, dans des contextes bien
décrits, plutôt que comme une vérité indiscutable.

Il ne faut pas confondre démarche scientifique et recherche quantitative, comme


celle décrite au tableau 1.1. Ce dernier visait uniquement à donner un exemple d’une telle
démarche. En effet, il est possible d’adopter une démarche scientifique dans une
recherche appliquée, telle la réalisation d’un mandat de consultation pour le compte d’un
client, dans une recherche explicative qui viserait par exemple à déterminer les causes de
l’échec à l’EFU ou dans une recherche conceptuelle visant à clarifier un concept, telle la
caractérisation d’une «entreprise en difficulté financière». Compte tenu que l’essai n’est
pas un mémoire de maîtrise, il ne repose pas obligatoirement sur une démarche
quantitative, avec des vérifications statistiques, il doit simplement s’appuyer sur une
démarche scientifique.

1.2 Pourquoi faire un essai?

Selon la description officielle incluse dans la banque de cours de l’UQTR, l’essai


prévu dans le programme MAÎTRISE EN ADMINISTRATION DES AFFAIRES (MBA),
volet CA ou CMA, vise à permettre :
à l’étudiant de synthétiser ses connaissances dans un travail de recherche
appliqué à une problématique réelle. L’essai constitue un exposé écrit […
qui] démontre l’aptitude de l’étudiant à poser un problème, à en faire
l’analyse et à proposer des solutions appropriés (Université du Québec à
Trois-Rivières, < https://oraprdnt.uqtr.uquebec.ca/pls/public/pgmw001?
owa_cd_pgm=5457 >).

Par ailleurs, la majorité des comptables sont, en général, des utilisateurs plutôt
que des producteurs de rapport de recherche. Cependant, pour juger de la crédibilité d’un
rapport de recherche, on doit connaître les caractéristiques d’une bonne démarche
scientifique, de la même façon qu’un utilisateur des états financiers doit avoir une
connaissance de base du monde des affaires et des principes comptables pour pouvoir les
interpréter adéquatement. En effet, quelqu’un qui n’a aucune connaissance comptable
pourrait croire que le bénéfice généré pendant une période correspond à un accroissement
des liquidités. Le comptable averti sait que ce n’est pas le cas. De même, en réalisant un
essai, vous aurez l’opportunité de suivre, au moins une fois, une démarche scientifique et
ainsi acquérir quelques outils utiles pour évaluer des résultats de recherche qualitative2.

1
. Il s’agit d’une affirmation faite à titre d’exemple seulement, qui n’a pas fait l’objet de vérification.
2
. On qualifie une recherche de qualitative lorsqu’elle ne comporte pas de tests statistiques.

Page 12
Au-delà de l’obligation faite dans le programme de maîtrise, il n’en demeure pas
moins que la raison principale de faire un essai est d’atteindre vos propres objectifs
professionnels Comme vous êtes entièrement libre de choisir le thème de l’essai, nous y
reviendrons plus loin, vous pourrez retenir :
 un thème qui vous permettra d’entreprendre dès maintenant votre révision
en vue de l’EFU (par exemple un essai qui portera sur des notions que vous
maîtrisez moins bien),
 un sujet d’actualité qui vous allume, ou
 un type d’entreprise dans lequel vous aimeriez travailler plus tard.

En somme, votre défi est d’apprendre en vous amusant! Prêt à commencer? Oui,
mais par où? Les étapes de la démarche scientifique, listées au tableau 1.1, correspondent
à ce que Mongeau (2009) appelle le « côté Tenue de soirée de la recherche ». Il s’agit en
fait des principales sections que l’on retrouve dans le document écrit publié à l’issue de la
démarche scientifique. Mais avant d’en arriver à ce document final, dont les principales
sections sont présentées en 1.4, on doit réaliser un travail qui n’est pas linéaire, et que
Mongeau (2009) désigne comme étant le « côté Jeans » de la recherche. C’est ce « côté
Jeans » que nous approfondirons dans les chapitres 2 à 5. Mais avant d’enfiler nos jeans,
regardons quelle sera la tenue de soirée de l’essai et de l’offre de service qui le précède!

1.3 Le contenu sommaire de l’offre de service


Une offre de service est en quelque sorte une proposition de vente. La première
étape de la réalisation de l’essai consiste à «vendre» votre sujet de recherche. Les
sections suivantes, détaillées au chapitre 7, devraient constituer les éléments de base
d’une description d’offre de service établie entre l’étudiant, le responsable de l’entité
cliente, s’il y a lieu1, et le directeur de recherche.

1. La problématique
2. La question à analyser et la démarche projetée
3. Les résultats attendus
4. Les étapes
5. L’échéancier*
6. Les ressources*
* Les renseignements à ce sujet sont présentés sous forme de tableau, semblable à celui qui se
trouve au chapitre 7.

1.4 Le contenu sommaire de l’essai

1
. Nous verrons plus loin que votre essai peut être de nature pratique ou théorique.

Page 13
Après avoir terminé l’offre de service et en avoir discuté avec le directeur de
recherche et le responsable de l’entité cliente, s’il y a lieu, on peut entreprendre la
réalisation de l’essai comme tel. Voici ce que l’on retrouve dans l’essai.

Pages liminaires
Page titre (format prédéfini) 1 page
Sommaire ½ à 1 page
Table des matières (à laquelle peuvent s’ajouter des listes des tableaux,
figures et abréviations) ½ à 1 page
1. Introduction ½ à 1 page
2. Développement 18 à 21 pages
2.1 Problématique et question à analyser 1 page
2.2 Description/compréhension de l’entreprise 2 pages
2.3 Analyse théorique en relation avec la question à analyser 5 à 6 pages
2.4 Réalisation du mandat et recommandations 10 à 12 pages
2.5 Limites du travail réalisé ½ à 1 page
3. Conclusion ½ page
4. Annexes (variable)
5. Appendices (s’il y a lieu) (variable)
6. Références (format prédéfini) ½ à 1 page
Total environ 25 à 30 pages

Les sections 1.3 et 1.4 visaient uniquement à donner une idée du « côté Tenue de
soirée » (Mongeau, 2009) des documents que vous rédigerez. Il est maintenant temps
d’enfiler ses jeans et de passer au travail véritable.

Page 14
CHAPITRE 2. PENSER … POUR DÉFINIR UNE QUESTION À ANALYSER

Cette première étape du travail est l’une des plus difficiles, dont dépend le succès
de notre essai. C’est une étape délicate, car elle ne se fait pas en un seul coup. Elle est
plutôt circulaire, c’est-à-dire ponctuée de nombreux aller-retour entre les lectures,
l’analyse et la délimitation du sujet.

Avant d’en arriver à énoncer clairement une question susceptible de faire l’objet
de l’essai, on doit d’abord songer à une thématique, probablement quelque peu floue ou
ambigüe, qui nous intéresse. Par définition, une thématique est large. On ne doit pas
confondre thématique, problématique et question à analyser. La problématique décrit les
faits susceptibles de susciter des questions ou les causes à l’origine de ces questions. Il
s’agit en quelque sorte de l’environnement dans lequel s’inscrit la question à analyser.
Enfin, la question à analyser retenue est précise, elle nous semble la meilleure, la plus
prometteuse. La figure 2.2 illustre les premières étapes de réflexion à mener aux fins de
l’essai.

Page 15
Figure 2.1
Les premières étapes de la réflexion

Thématique
(Ou domaine de connaissances)

Problématique
(Pourquoi ce thème est-il
intéressant?)

Question à analyser
(Écart entre la situation actuelle
et une situation idéale)
Cette question guidera nos pas
dans chacune des étapes
suivantes.

Une question est bonne et bien posée quand elle contient des éléments de réponse
et des éléments permettant de la situer dans un contexte plus large. Le tableau 2.1 donne
un exemple de chacun de ces concepts.

Tableau 2.1
Illustration d’une thématique, d’une problématique
et des questions à analyser qui peuvent en découler

Concept Illustration
Thématique L’adoption des IFRS (un thème dans la discipline de la
comptabilité financière).

Page 16
Concept Illustration
Problématique À compter du 1er janvier 2011, les entreprises ayant une obligation
d’information du public (OIP) devront adopter les IFRS. Ce
changement découle d’une décision prise en 2006 par le CNC.
Puisque les entreprises ayant une OIP obtiennent du financement
sur les marchés internationaux (via les bourses étrangères), le CNC
a jugé primordial qu’elles publient de l’information financière
comparable aux entreprises cotées sur des bourses étrangères. Les
comptables devront donc réapprendre les normes.

Question à Voici quelques exemples de questions à analyser, formulées de


analyser façon très large :
1. Est-ce que les IFRS diffèrent beaucoup des PCGR?
2. Qu’est-ce que les entreprises doivent faire avant
d’être en mesure de publier leurs états financiers selon les
IFRS?
3. Est-ce que les états financiers basées sur les IFRS
donneront une image très différente de la situation
financière et de la performance comparativement à l’image
donnée par les états financiers basés sur les PCGR en
vigueur jusqu’en 2010?
4. Quel sera l’impact de l’adoption des IFRS sur les
investisseurs canadiens?

Il serait encore possible de préciser chacune des questions présentées dans la


dernière cellule du tableau 2.1. Par exemple, les quatre questions pourraient être
reformulées ainsi :

1. Est-ce que l’IAS 18 diffère beaucoup des principales normes canadiennes


applicables jusqu’au 31 décembre 2010 (chapitre 3400, CPN 141, CPN 142 du
Manuel de l’ICCA)?

2. Quels changements une entreprise du secteur de la vente au détail devra-t-


elle apporter à son système d’information comptable?

3. Pour cinq entreprises du secteur de la fabrication, quelles conclusions se


dégagent de la comparaison de leurs états financiers en 2010?
Ou
L’entreprise XYZ (ou les entreprises œuvrant dans le secteur du transport
maritime) verra-t-elle augmenter ou diminuer son bénéfice courant à la suite de
l’adoption des IFRS portant sur les produits des activités ordinaires et les
immobilisations corporelles?

Page 17
4. L’adoption des IFRS entraîne-t-elle la renégociation des contrats
d’emprunt comportant des clauses contractuelles basées sur des chiffres
comptables?

Il existe au moins deux stratégies pour choisir sa thématique, puis sa question à


analyser. Selon la première, on est proactif. On choisit la thématique selon nos propres
centres d’intérêt. Ainsi, on pense à ce qui nous allume et nous intéresse, car ce sera plus
motivant d’y travailler. On peut aussi choisir une thématique et une question à analyser
dans une discipline qui nous cause du souci, dans laquelle nos notes au baccalauréat ou à
la maîtrise étaient moins bonnes. De cette façon, nous pourrons commencer la révision
pour l’EFU en palliant nos faiblesses.

Capsule No 1
Besoin de trucs pour trouver ma
thématique et ma question à analyser?
Pour trouver des idées de thématique et de questions à analyser, on peut s’y prendre de
plusieurs façons. De manière générale, les documents d’actualité (par exemple les plus
récents numéros de caMagazine) sont une bonne source d’information, mais divers
autres documents peuvent également être consultés.
On peut aussi se demander si le sujet nous intéresse suffisamment pour le traiter de
façon à capter l’intérêt d’éventuels lecteurs.
Il faut, avant tout, s’assurer d’avoir accès à la documentation nécessaire pour la
réalisation du travail (voir le chapitre 3).

Selon la deuxième stratégie, on trouvera sa thématique et sa question à analyser


en étant à l’écoute des intérêts de son directeur de l’essai. Si la question à analyser
recoupe ses propres intérêts de recherche, il pourra mieux nous diriger et nous encadrer,
par exemple en nous guidant dans notre recherche documentaire. Mais attention, le
directeur de l’essai ne fait pas le travail à notre place! De plus, il ne faut pas comprendre,
à la lecture du présent paragraphe, que la thématique doit nécessairement s’inscrire dans
la discipline que le directeur de recherche enseigne. Dans les faits, le rôle principal du
directeur consiste à encadrer l’étudiant dans le processus de démarche scientifique qui,
rappelons-le, possède les mêmes caractéristiques peu importe la question à analyser.

La thématique n’est habituellement pas difficile à choisir (par exemple l’adoption


des IFRS), contrairement au processus ultérieur. Comment, en partant d’une thématique
très large, en arrive-t-on à la préciser, pour aboutir plus tard à une question précise à
analyser? On peut ici distinguer deux phases. La première consiste à procéder à un
questionnement approximatif, basé sur une documentation provisoire. C’est à cette étape,
par exemple, que l’on repère le vocabulaire propre au thème. Pour préciser la thématique,
on peut penser à un titre préliminaire qui agira comme point de repère et inspiration. Par

Page 18
exemple, en ce qui concerne le thème « adoption des IFRS », on pourrait poser la
question suivante : « est-ce que les IFRS diffèrent beaucoup des PCGR? »

La seconde phase consiste à mener un raisonnement ordonné et informé. À cette


étape, notre raisonnement est largement inspiré de quelques lectures ayant pour but de
situer le sujet dans un contexte plus large ET d’approfondir nos connaissances. En
d’autres mots, ces lectures permettent de préciser, reformuler, transformer, complexifier
ou, même éliminer notre thématique pour la remplacer par une autre. On peut consulter
par exemple des encyclopédies, des monographies, des manuels (textbooks1), des articles
de périodiques, etc.

Voici un exemple de deux étapes permettant de préciser la thématique « adoption


des IFRS », sans toutefois en arriver à une question précise.

Exemple 1
Première adoption des IFRS par les entreprises canadiennes
Cet énoncé a été retenu parce nous savons que nous devrons maîtriser les
IFRS pour réussir l’EFU. L’énoncé est plus précis que le point de départ, mais
encore trop flou.

Exemple 2
Une comparaison des IFRS et des PCGR portant sur la comptabilisation des
immobilisations corporelles.
Pour en arriver à cet énoncé, nous avons consulté quelques documents.
 MGLBD, Un parallèle entre les deux référentiels comptables, été
2009, < http://www.cheneliere.info/cheneliere-
mc/materialdetails.do?action=display&materialdetail_id=51980 >
Consulté le 6 avril 2010.
 Chlala, Nadi et Andrée Lavigne. 2009. « Sept normes côte à côte»,
camagazine, juin juillet 2009 http://www.camagazine.com/archives-
fr/edition-imprimee/2009/june-july/features/camagazine18633.aspx
Consulté le 6 avril 2010.
 EFU des années antérieures et grille de compétence
Nous y avons appris que les entreprises qui appliquent les IFRS peuvent
utiliser le modèle de la réévaluation, modèle qui n’était pas permis selon les
PCGR.

Nos lectures préliminaires peuvent aussi nous conduire à modifier notre thème
initial. Ainsi, plutôt que de travailler sur l’adoption des IFRS, nos lectures pourraient
nous amener à nous intéresser plutôt aux facteurs guidant une moyenne entreprise à
capital fermé (ECF) à adopter soit les IFRS, soit les PCGR pour les ECF.
1
. Les textbooks sont des volumes reconnus comme ouvrage essentiel dans une discipline.

Page 19
Quelle est ma thématique?

À mesure que la thématique se précise, on réussit à bien cerner la question à


analyser. Si la question est mal cernée (trop floue, trop large ou autre), notre recherche
documentaire sera difficile à faire car le nombre de références sera trop élevé. On risque
ainsi de perdre un temps fou à lire des textes qui ne nous serviront finalement pas à
rédiger notre essai. De plus, « Un sujet précis et bien défini conduit à des conclusions
plus facilement communicables. » (Mongeau, 2009, p. 18.)

On pourrait comparer la délimitation de notre thème au travail d’un oiseau de


proie à la recherche de l’animal qui sera son prochain repas. L’oiseau décrit d’abord de
grands cercles au-dessus d’un territoire, il ratisse large. Avec un peu de chances, il
aperçoit un petit animal blessé, facile à saisir. Puis, après avoir vu, disons une perdrix, il
rapetisse son cercle de vol pour affiner son analyse du territoire et ensuite piquer sur sa
cible. Si l’oiseau de proie agit ainsi par pur instinct, nous devrons pour notre part user de
plus de raisonnement. Ainsi, une façon de préciser son sujet est de procéder a contrario,
c’est-à-dire d’inventorier l’ensemble de la question, en somme ratisser large. Pour cela,
on se pose un certain nombre d’interrogations et on y apporte des réponses qui vont dans
le sens des exigences de l’essai et de ses intérêts personnels. Ces interrogations sont
énoncées dans le tableau 2.2.

Tableau 2.2
Quelques questions pour bien saisir l’ensemble d’une question

Interrogation
Question appliquée à la discipline des sciences comptables
d’ordre général
Qui? Quels groupes particuliers sont concernés par la question?
Quoi? Quels sont les aspects qui m’intéressent? Quelles sont les
composantes de la question?
Quand? De quelle période s’agit-il? Le sujet s’inscrit-il à une époque
précise? Peut-on le circonscrire dans le temps?

Page 20
Interrogation
Question appliquée à la discipline des sciences comptables
d’ordre général
Où? Quel est le contexte géographique? Le sujet peut-il se limiter à une
région particulière? À un pays précis?
Comment? Quelles approches ou quels points de vue faut-il considérer?
Pourquoi? Quelle est la signification ou l’importance du sujet? Quelles en sont
les implications? Pourquoi devrait-on s’en préoccuper?

S’interroger sur les groupes particuliers concernés par la question, le Qui, pourrait
nous conduire, par exemple, à conclure que ce sont les entreprises ayant une obligation
d’information du publicOIP ou au contraire les ECF qui sont touchées par notre thème.
Ou encore, ce pourrait être les moyennes entreprises, les petites entreprises ou les
entreprises d’un secteur d’activité particulier.

La question générale du Quoi nous force à réfléchir sur les aspects de la question
qui nous intéressent ou sur ses composantes. Par exemple, est-ce que je m’intéresse au
passage aux IFRS? À l’application d’une Norme précise? Dans un autre ordre d’idée, aux
conséquences fiscales de la vente des actions d’une entreprise?

La question du Quand peut parfois nous aider à délimiter notre thème mais elle
est généralement moins importante pour nous, car les essais portent le plus souvent sur
des questions d’actualité. Mais il serait possible d’analyser par exemple les programmes
de crédits d’impôts à l’investissement de 2004 à 2009.

La question suivante dans le tableau 2.2, le Où, concerne le territoire. Par


exemple, si l’on s’intéresse à la première adoption des IFRS, on pourrait se limiter à
l’étude des entreprises canadiennes, surtout si l’on s’intéresse à des questions liées à la
comparaison des PCGR et des IFRS. On pourrait, au contraire, analyser l’expérience des
entreprises œuvrant dans la centaine de pays qui ont déjà adopté les IFRS, si l’on
s’intéresse par exemple aux nécessaires communications entre les créanciers et les
entreprises qui doivent changer leurs normes comptables. Dans un autre ordre d’idées, on
pourrait s’intéresser aux programmes canadiens de crédits d’impôts à l’investissement.

S’interroger sur le Comment concerne le lieu intellectuel dans lequel on veut


approfondir notre thème. Par exemple, s’agit-il d’un mandat pour un client? D’un mandat
pour le cabinet? D’un sujet important à l’EFU?

La dernière question, mais non la moindre, porte sur le Pourquoi. Par exemple,
est-ce je m’intéresse à cette question pour satisfaire un objectif personnel? (si on songe à
un essai théorique qui nous permettrait d’approfondir la comptabilisation des produits). À
qui et à quoi servira notre travail? Plus on est capable de cerner l’utilité de notre travail,
plus on aura du plaisir à s’y investir.

Page 21
Après avoir répondu à ces questions, on pourra généralement exprimer le sujet de
recherche en une courte phrase. Cela consiste à écrire un premier énoncé de recherche.
Cet énoncé doit être aussi précis que possible et tenir en une phrase ou en quelques lignes
tout au plus.

Capsule No 2
Besoin de trucs pour préciser ma question
à analyser?
Trucs et conseils Exemples ou commentaires
1. Utiliser des Par exemple :
mots significatifs « Le coût d’acquisition des actifs/des actions d’une
entreprise » ou
« Le prix de vente des actifs/des actions d’une
entreprise »
plutôt que
« L’évaluation d’une entreprise »

2. Formuler le Par exemple :


sujet sous forme de « Comment déterminer le prix de vente de l’actif net
question à analyser d’une entreprise et la fourchette de valeurs? »

Note : Ce truc est tellement important que dans la suite


de ce document, nous parlerons toujours de la «question
à analyser» et non du «sujet de l’essai».

3. Éviter les Un sujet trop complexe nécessite le dépouillement


sujets trop complexes d’une littérature très vaste. Par exemple, il serait
difficile de faire un essai de qualité sur l’analyse des
hypothèses actuarielles qui sous-tendent la
détermination de la charge de retraite d’une entreprise
multinationale.

4. Déterminer de Il est préférable de limiter le sujet à certains aspects que


façon réaliste l’étendue l’on traitera en profondeur plutôt que d’en effleurer
de la question à plusieurs facettes.
analyser. Un sujet trop vaste (par exemple : l’évaluation
d’entreprise) risque en effet d’être traité très
superficiellement.

 Attention!
Certains étudiants cernent un sujet trop précis. Un tel sujet s’avérera ardu à traiter et la
documentation pour appuyer ses hypothèses sera difficile à repérer. On doit alors élargir

Page 22
son questionnement. Par exemple, le thème « L’impact de la mise en application du
Crédit d’impôt remboursable pour la formation applicable aux stages sur le
développement des programmes d’alternance études-travail au Québec » pourrait devenir
« L’impact des mesures de promotion et de soutien aux établissements scolaires et aux
entreprises sur le développement des programmes d’alternance études-travail au
Québec ». Outre la mesure concernant Le Crédit d’impôt remboursable pour la
formation applicable aux stages en entreprise, on pourrait aussi aborder d’autres mesures
telles que le Programme de financement Alternance travail-études, l’aide-conseil apporté
par le ministère de l’Éducation ou la Loi favorisant le développement de la formation
professionnelle qui oblige les entreprises à consacrer 1 % de leur masse salariale au
développement de la formation professionnelle (Bibliothèque de l’UQAM, InfoSphère).

Le niveau de précision de la question (la largeur, ou l’étendue, de notre question)


est déterminé notamment par les délais de réalisation (nous réalisons un essai et non une
thèse), la longueur du travail demandé et la disponibilité de la documentation.

À l’égard de la disponibilité de la documentation, on doit rester très vigilant1.


Ainsi, si le sujet appréhendé est trop récent (en réponse à la question « Quand » du
tableau 2.2), il risque de ne pas avoir été abordé dans la littérature. Si l’angle d’approche
que nous avons retenu (en réponse à la question « Comment » du tableau 2.2) fait une
large part à l’expérience pratique, aurons-nous accès à des documents primaires, telles
des informations tirées du système comptable ou des déclarations de revenu d’une
entreprise? Pourrons-nous rencontrer des personnes-ressources dont le témoignage serait
utile? Des groupes de recherche spécialisés sur la question? Des groupes de discussion?

Capsule No 3
Besoin de trucs pour trouver mes
premières références documentaires?
Pour trouver les premières références documentaires par discipline, on peut consulter
les guides de ressources par discipline des bibliothèques,
Voir : Guide thématique en sciences comptables
(http://www.uqtr.ca/biblio/guides/sciences_comptables/).

Au terme de ce travail, on n’a pas seulement une question à analyser, mais on


comprend aussi les éléments de contexte qui la rendent pertinente. Ces éléments
constituent la problématique (voir la définition au début du chapitre 2).

Enfin, on connaît l’angle d’approche. On sait, par exemple, que notre essai :
1
. Rappelons encore une fois que la réalisation de l’essai se fait de façon circulaire. La délimitation
de la question de recherche implique nécessairement un travail de lecture préliminaire.

Page 23
 sera théorique (comparer les PCGR et les IFRS applicables aux immobilisations
corporelles et incorporelles), ou
 qu’il correspondra à un mandat réel pour un client du cabinet (par exemple
évaluer les actions d’une entreprise cliente) qui pourra être fait en temps réel ou
qui pourra complémenter le travail réalisé lors d’un précédent mandat, ou
 qu’il correspondra à un mandat réel pour les employés du cabinet (par exemple
concevoir une formation sur les instruments financiers pour les membres d’un
petit cabinet1.

Cette démarche nous conduit à un titre définitif. Celui-ci se caractérise par sa


précision, il reflète exactement le contenu projeté de l’essai. L’essai n’est pas un roman
que l’on veut vendre à plusieurs milliers d’exemplaires, donc on ne cherche pas
nécessairement un titre accrocheur ou racoleur. Cependant, le titre n’a pas nécessairement
à être ennuyeux. Un titre de qualité comporte aussi les mots justes. C’est ce titre qui
apparaîtra sur le formulaire intitulé Choix de la directrice, du directeur et du sujet de
recherche – Première inscription, à remettre au plus tard le 1er décembre ainsi que sur le
document de l’essai remis en dépôt final.

1
. Le mandat réel donné par le cabinet pourrait englober la prestation de six heures de cours offert
aux employés du cabinet alors que le contenu de l’essai se limiterait à la définition des objectifs et du
contenu de cours ainsi qu’à la préparation du matériel remis aux participants du cours.

Page 24
Que pensez-vous des titres suivants? (tirés des essais
des années antérieures1)

Titre retenu Forces/Faiblesses Titre amélioré?


Le coût de revient dans une
PME

1
. Dans tous les exercices d’analyse basés sur les essais des années antérieures, les extraits retenus
proviennent de travaux d’étudiants déjà diplômés. Les extraits sont parfois tirés du premier dépôt, et
non du dépôt final, puisqu’un des objectifs de ce type d’exercice est de montrer les erreurs ou les
faiblesses du travail réalisé par des gens qui étaient alors au même niveau que le vôtre.

Page 25
Évaluation des actions d’une
société manufacturière lors
d’une vente partielle

Application pratique de la
note d’orientation en
comptabilité no 14 à la
Fédération des caisses
Desjardins du Québec

L’implantation d’états
financiers modèles

L’évaluation à la juste valeur


d’une société privée œuvrant
dans le secteur de la
fabrication de produits en bois

Page 26
Déterminants de l’octroi de
crédit et de la politique de
crédit des fournisseurs

Conception d’une étude de cas


portant sur l’application de
nouveautés comptables et
fiscales d’une entreprise du
secteur des
télécommunications

Analyse des facteurs


financiers et non financiers
ayant mené ABC Inc. à la
faillite

La constatation des produits :


Étude d’un cas fictif

Page 27
Impact de l’exposé-sondage
« Regroupement d’entités »
sur la comptabilisation des
entités consolidées
canadiennes

Synthèse des normes portant


sur les instruments financiers
et leur application dans un cas
concret

Page 28
Quel est le titre provisoire de mon essai?

Bien définir la question à analyser est une étape difficile à franchir où il y a un


continuel va et vient entre le repérage des références documentaires (voir section 3.1) et
la réflexion (voir section 3.2). La difficulté vient aussi du fait qu’on peut y consacrer
beaucoup de temps en ayant l’impression qu’on n’avance pas dans la réalisation de
l’essai. Même s’il est tout à fait normal, ce sentiment est faux. Mieux on définit la
question à analyser, plus il sera facile d’accomplir les étapes subséquentes de l’essai.
La plus grande erreur serait de nous croire trop rapidement prêt à rédiger l’essai. Si la
base (les fondations) ne sont pas solides et que nous commençons à rédiger (c’est-à-dire à
construire les étages supérieurs), le risque de rencontrer plus tard des difficultés
augmente (on obtient une tour très fragile qui finira invariablement par s’effondrer).

À retenir du chapitre 2
 Trouver un sujet qui
m’intéresse ou qui intéresseet accepté par
mon directeur de recherche.
 Bien cerner la question à
analyser, d’où la nécessité de faire quelques
lectures.

 1.
Je passe à la section suivante, car :
Je suis capable d’expliquer clairement la distinction entre la
thématique, la problématique et la question à analyser.
2. J’ai commencé à réfléchir à ma question à analyser.

Page 29
CHAPITRE 3. LIRE

Aucune démarche ne saurait se qualifier de scientifique si elle n’intègre pas une


revue de la littérature, dont l’ampleur est délimitée par les exigences du travail
universitaire (six crédits dans le cas de l’essai). Ce troisième chapitre passe donc en revue
quelques conseils utiles pour trouver ses références (section 3.1) et pour consigner les
idées pertinentes (section 3.2) à notre question à analyser.

3.1 Trouver les références documentaires


Quel que soit le travail scientifique à effectuer, il faut chercher de l’information.
Selon la question que l’on se pose et le point de vue que l’on veut adopter (l’angle
d’approche), on pourra consulter des ressources humaines, tel un spécialiste en évaluation
d’entreprise. Mais il est certain que l’on devra aussi consulter des références
documentaires1 de différents types. On peut d’abord consulter des dictionnaires
spécialisés et des encyclopédies pour se faire une idée succincte sur notre question à
analyser. Puis, on peut se référer à des monographies (livres) repérées dans le catalogue
de la bibliothèque et à des articles de périodiques trouvés dans des bases de données. On
peut aussi avoir besoin de publications gouvernementales, de documents audiovisuels,
cartographiques, etc. On peut enfin vouloir des renseignements précis, des
renseignements ponctuels ou des images pour compléter ou enrichir son travail.

Par exemple, cette image illustre bien que,


depuis quelques années, le défi n’est plus
de trouver des références documentaires
mais plutôt de trouver les références les
plus pertinentes dans la mer
d’information facilement accessible.

Source : Bibliothèque de l’UQAM, InfoSphère

3.1.1 Diverses sources pour repérer les références documentaires

Il existe diverses sources pour repérer les références documentaires


pertinentes à notre question à analyser. Nous en examinerons trois : le catalogue de la
bibliothèque, les bases de données et le Web.

1
. L’expression références documentaires englobe non seulement les documents imprimés mais aussi
les documents audio et vidéo.

Page 30
Le catalogue de la bibliothèque est sans doute la première source à consulter
pour repérer rapidement les volumes traitant de notre question à analyser. Nous sommes
tous capable de naviguer dans le catalogue de la bibliothèque et dans les bases de
données informatiques. Sinon, il est de notre responsabilité personnelle de suivre une des
formations offertes par la bibliothèque à ce sujet1.

Lors des premières étapes de la réalisation de l’essai, c’est-à-dire à l’étape


préliminaire de la délimitation de notre thème, nous chercherons d’abord s’il existe des
volumes de référence. Pour nous qui travaillons dans une discipline « normée », cette
recherche est souvent simple. Nous consulterons par exemple le Manuel de l’ICCA,
Comptabilité ou Certification, la Loi de l’impôt, etc. Cette recherche sera complétée par
d’autres documents publiés par les organismes responsables, tels les Fondements et
historique des conclusions qui complémentent les normes comptables, les études de
recherche ou toute autre publication de l’organisme de réglementation. Pour répertorier
rapidement ces documents, il suffira de faire notre recherche par nom d’auteur (par
exemple « ICCA »)2. Pour les thématiques d’autres disciplines, telles la finance ou la
comptabilité de gestion, il faut investir davantage de temps dans la recherche de
références documentaires. Aux textbooks3, on ajoutera aussi les revues professionnelles,
en faisant une recherche par sujet (voir l’encadré ci-dessous).

Recherche par sujet


Pour avoir de bons résultats lorsque l’on fait une recherche par sujet, il est
important de suivre les étapes suivantes :

Étapes Commentaires
1. Choisir les mots-clés et les Attention, les mots peuvent avoir des sens
expressions de recherche appropriés différents dans divers pays francophones.
Par exemple, au Canada on parle d’un état
des résultats alors qu’au niveau
international, on désigne cet état financier
par l’expression Compte de résultat.

1
. Adressez-vous au comptoir d’accueil de la bibliothèque pour de plus amples renseignements. Pour
des questions précises, vous pouvez contacter M. André Paquette, conseiller en documentation pour le
secteur des sciences comptables.
2
. Les recherches par auteur et par titre permettent de localiser des documents repérés dans des
bibliographies ou des bases de données. Elles servent également à dresser la liste des ouvrages d’un
auteur, à compléter des références ou à localiser par titre, dans un catalogue, les périodiques dans
lesquels se trouvent des articles que l’on désire consulter, etc.
3
. Voir la définition donnée au chapitre 1.

Page 31
2. Choisir les termes dans la langue Il faut bien sûr utiliser les termes en anglais
appropriée dans les bases anglophones. Pour s’assurer
de l’exactitude des termes anglais, on
consultera par exemple le dictionnaire de
Ménard (2004).

3. Commencer la démarche en étant Il faut mieux commencer en étant précis;


précis ce n’est que si le nombre de références
documentaires obtenu est insuffisant que
l’on élargit la recherche en utilisant des
termes plus généraux.

4. Préciser les champs de recherche Si on trouve beaucoup de références, on


pourra indiquer le champ dans lequel doit
se faire la recherche; par exemple le champ
des auteurs, le champ des titres, ou le
champ des sujets.

5. Relier les mots ou les expressions Les opérateurs bouléens1 sont utiles à cette
de recherche avec les opérateurs étape.
logiques appropriés

6. Utiliser le mode de recherche Ce mode de recherche est utile pour des


avancée recherches complexes et selon les outils de
repérage consultés.

7. Vérifier dans l’outil de repérage Ces règles touchent par exemple la


consulté les règles particulières troncature, les opérateurs logiques utilisés,
d’interrogation les opérateurs de proximité, etc.

8. Limiter la recherche Pour que la recherche corresponde mieux à


nos besoins, on peut la limiter selon
différents paramètres :
• la langue,
• la date de publication,
• la teneur de l’information :
o scientifique, telles les
thèses,
o professionnelle, tel
caMagazine
o technique, tel MGLBD
o de vulgarisation, tel Journal
Les Affaires.

1
. Si nécessaire, voir Tremblay et Cormier (2006), p. 34. Voir aussi Bibliothèque de l’UQAM,
InfoSpère : http://www.bibliotheques.uqam.ca/InfoSphere/sciences_humaines/

Page 32
9. Refaire autant de recherches que Par exemple, pour la conception d’une
l’on a de concepts dans notre question étude de cas traitant notamment de la
à analyser comptabilisation des produits, on fera une
recherche sur le secteur d’activité de
l’entreprise fictive, en plus d’une recherche
sur la comptabilisation des produits.

Source : Bibliothèque de l’UQAM, InfoSphère.

La clé de voûte d’une recherche de références documentaires consiste à trouver


les bons mots-clés, souvent en anglais. Rappelons qu’à cette étape, la recherche gagne à
utiliser les opérateurs bouléens. Le tableau 3.1 montre les résultats obtenus d’une
recherche faite au printemps 2010 dans le catalogue de la bibliothèque de l’UQTR.

Tableau 3.11
Résultats obtenus d’une recherche faite dans le catalogue de la bibliothèque de l’UQTR

Mots/Expressions recherchés Résultat

Recherche avancée dans l’onglet Livres Aucun résultat trouvé


« Tous les champs » « Expression exacte »
« normes comptables » et immobilis*

Recherche avancée dans l’onglet Livres Aucun résultat trouvé


« Tous les champs » « Expression exacte »
« normes comptables » et actif

Recherche avancée dans l’onglet Livres 1 résultat trouvé


« Tous les champs » « Contient » « normes
comptables » et actif

Recherche avancée dans l’onglet Livres 20 résultats trouvés


« Tous les champs » « Contient »
comptab* et actif

* pour troncature

Les bases de données (tel E-périodique) représentent la deuxième source de


références. On peut avoir besoin de monographies, d’articles de périodiques ou de
journaux, de thèses, de statistiques, de publications gouvernementales, d’images, etc.
Selon les cas, il faudra alors consulter différents outils de repérage qui permettront de
trouver les références documentaires disponibles les plus appropriées à notre thème. Les
bases de données organisent et structurent l’information dans le but d’en faciliter le
repérage. Pour faire une recherche plus pointue de références documentaires, on pourrait

1
. Dans le chapitre 3, les tableaux ne fait font pas l’objet de commentaires dans le texte puisqu’ils
incluent les commentaires et pourront, au besoin, faire l’objet de discussion en classe.

Page 33
reprendre les mots-clés présentés dans le tableau 3.1 et les utiliser dans la base de
données ABI Inform. Le tableau 3.2 présente trois types de base de données.

Tableau 3.2
Trois types de base de données

Sources Commentaires et explications


1. Les bases de données Les articles de périodiques ou de journaux,
bibliographiques les textes de conférences, les comptes
rendus de livres, les chapitres de livres, etc.
ne sont pas repérables dans les catalogues
de bibliothèques tel l’onglet « Livres » de
Outil de découverte de la bibliothèque de
l’UQTR. Ils sont signalés dans des outils
spécifiques appelés index et abstracts
(répertoires de résumés) qui se présentent
sous forme de bases de données, d’index
imprimés ou parfois sous les deux formes.

Les bases de données bibliographiques


sont dans la plupart des cas importantes à
consulter car :
• Elles complètent la
recherche faite dans le catalogue de la
bibliothèque.
• Elles offrent une
plus grande sélection d’articles de
qualité, comparativement aux
recherches faites sur le Web.
• Elles permettent de
repérer de l’information récente et à
jour.
• Elles sont
essentielles pour la recherche
d’articles de périodiques.
• Elles donnent des
références précises puisqu’on peut
mettre les termes de recherche en
relation les uns avec les autres. Ces
recherches sont beaucoup plus
performantes que dans Internet, avec
Google par exemple, puisqu’elles
offrent un système de recherche très
sophistiqué.

Page 34
Sources Commentaires et explications
2. Les bases de données Elles donnent accès à des informations
numériques (par exemple, Strategis) numériques telles que :
• des données financières,
• des ratios et des indicateurs
économiques,
• etc.

3. Le Web On y trouve le meilleur (des sites très


fiables, comme ceux tenus par des
chercheurs mondialement reconnus), mais
aussi le pire (blog individuel). On doit
donc rester très vigilant quant à la fiabilité
de l’information (par exemple
l’encyclopédie populaire Wikipédia).

Avantages : Internet est une source • L’information émanant


utile pour repérer d’organismes gouvernementaux, para-
gouvernementaux ou internationaux
(rapports, données statistiques, études,
etc.).
• Diverses sources d’informations
comme des images, références, textes
d’opinion ou d’analyse, documents
audiovisuels et sonores, etc.
• Des informations concernant
l’actualité.
• L’information concernant ou
provenant d’institutions
d’enseignement, d’organismes
communautaires ou sans but lucratif,
de compagnies ou d’entreprises.
• Les ressources mises à la
disposition des usagers par les
bibliothèques, comme les catalogues
de bibliothèques et les bases de
données accessibles via Internet.

Page 35
Sources Commentaires et explications
Limites : • Qualité variable de l’information
À la différence d’un livre ou d’un
article scientifique qu’on peut évaluer
par la qualité de la publication et la
réputation de l’éditeur, ce qui paraît
sur le Web est de qualité très variable.
Tout le monde peut publier sur le
Web. Des pages écrites par des
experts côtoient celles écrites par des
enfants, des textes de propagande
côtoient des textes officiels, des
documents à valeur scientifique en
côtoient d’autres à saveur
commerciale, etc. Il faut donc être
prudent dans l’utilisation des
documents qu’on y retrouve et
s’assurer d’évaluer les informations
repérées (voir la section 3.1.2).

• Difficulté de repérage
Le Web est très vaste et l’information
n’y est pas systématiquement
organisée malgré le fait que certains
répertoires, tels Yahoo! ou La Toile
du Québec, et certains moteurs de
recherche tentent d’en classer ou d’en
indexer le contenu. L’information est
donc souvent difficile à repérer1.

• Volatilité de l’information
À la différence de la documentation
imprimée, l’information retrouvée sur
le Web est souvent éphémère. Pour
étayer ses recherches, on a donc
intérêt à privilégier des sites qui
assurent une certaine permanence de
l’information2.

Source : Bibliothèque de l’UQAM, InfoSphère.

1
. Les résultats obtenus disons avec Google sont le fruit d’une recherche sans limite dans le texte
(recherche hypertexte) plutôt que dans un champ précis, celui du sujet proprement dit.
2
. Les sites ne garantissent pas toujours la pérennité de l’information, parce que les serveurs qui les
hébergent sont souvent éphémères et les informations qui s’y trouvent sont volatiles.

Page 36
En résumé, savoir bien chercher dans un catalogue de bibliothèque, dans des
bases de données ou sur le Web est extrêmement important dans la recherche de
références documentaires. De cette étape dépendra la qualité de la documentation trouvée
pour réaliser son travail.

 3.
Je passe à la section suivante, car :
J’ai été capable de repérer plusieurs références documentaires qui
semblent fort intéressantes à l’égard de ma question à analyser.

3.1.2 Évaluer ses références documentaires

Après avoir choisi et localisé l’information désirée, il importe d’évaluer ses


références documentaires. Cette évaluation permet de voir si l’information recueillie
paraît pertinente, compte tenu des besoins suscités par le travail à accomplir, et si les
documents repérés offrent une information de qualité.

Cette étape est non seulement nécessaire mais incontournable dans le processus
de recherche documentaire. Elle a pris encore plus d’importance depuis l’avènement
de l’Internet. En effet, alors qu’un document imprimé doit franchir plusieurs étapes de
validation, d’approbation et de vérification avant d’être publié, dans le cas des références
documentaires accessibles via l’Internet, personne n’a à en approuver le contenu. La
responsabilité incombe alors au chercheur de juger de la pertinence et de la qualité des
références documentaires repérées, deux qualités qui détermineront en grande partie le
résultat du travail de rédaction.

La figure 3.1 donne une synthèse de l’évaluation des références documentaires.

Page 37
Figure 3.1
Évaluation des références documentaires

Évaluer la pertinence Évaluer la qualité

La crédibilité de
Le niveau l’auteur Le contenu

L’objectivité

L’exactitude

Le caractère actuel

Examinons d’abord quelques critères nous permettant de juger de la pertinence


d’une référence documentaire.

3.1.2.1 Évaluer la pertinence

Pour évaluer la pertinence d’une référence documentaire, on peut procéder en


deux temps. Premièrement, on peut vouloir se faire rapidement une idée du contenu de la
référence documentaire, en suivant les étapes présentées au tableau 3.3.

Tableau 3.3
Étapes pour se faire rapidement une idée de la pertinence
du contenu d’une référence documentaire

Étapes Commentaires
1. Exploration rapide Pour évaluer la pertinence d’une référence
documentaire, il n’est pas nécessaire de lire
tout le texte. Une exploration rapide suffit
pour se faire une idée du contenu du texte.

2. Titre de la référence Le titre est un élément important dont il


documentaire faut tenir compte car il est censé refléter le
contenu.

Page 38
Étapes Commentaires
3. Résumé (abstract) On le trouve dans la plupart des notices
bibliographiques tirées des bases de
données, au début ou à la fin des articles de
périodiques et souvent à l’endos des livres
(quatrième de couverture).

4. Information bien La table des matières d’un volume, et


structurée éventuellement de chaque chapitre, permet
de mieux apprécier le contenu (plan et
logique de l’argumentation) et de bien
repérer les chapitres qui peuvent être
pertinents. L’index donne aussi un aperçu
des notions abordées et de leur importance
relative dans le texte.

5. Tableaux, graphiques, etc. Ils peuvent aider à la compréhension du


sujet et être utiles pour notre travail.

Adapté de : Bibliothèque de l’UQAM, InfoSphère.

Pour les références documentaires qui semblent pertinents à première vue, la


seconde étape de l’évaluation de la pertinence pourra se faire en examinant quelques
questions. Ces questions, présentées au tableau 3.4, portent principalement sur le contenu
des références documentaires et sur le niveau d’information véhiculée.

Tableau 3.4
Pistes pour évaluer la pertinence d’une référence documentaire

1. La référence documentaire est-elle intéressante dans le cadre de mon


essai?
2. Les questions qui m’intéressent y sont-elles abordées?
3. Est-ce que je dois consulter toute la référence documentaire? Ou
seulement certains chapitres ou parties?
4. Est-ce que l’information est assez récente pour mon sujet?
5. Cette partie peut-elle être utile à mon argumentation?
6. Les arguments avancés appuient-ils ou démolissent-ils mon hypothèse?
7. Est-ce que je suis à l’aise avec les conclusions?
8. La référence documentaire convient-elle à mon niveau de
compréhension?

Page 39
9. Est-elle trop spécialisée? Ou trop élémentaire?
10. Fait-elle appel à des notions qui me sont méconnues?
11. Est-elle bien adaptée au type de travail que j’ai à effectuer?
12. Cette citation ou cet exemple peuvent-ils être retenus?

Source : Bibliothèque de l’UQAM, InfoSphère.

Après avoir rassemblé les références documentaires qui semblent pertinentes, on


prend le temps d’en évaluer la qualité.

3.1.2.2 Évaluer la qualité

Il est important de pouvoir se fier à l’information que l’on a repérée, qu’elle soit
imprimée ou électronique. On doit faire preuve de jugement critique pour évaluer la
qualité d’une référence documentaire et il faut garder en tête que toute information
dont on ignore la provenance devrait a priori être écartée. On peut aussi se demander,
lorsqu’on repère une information sur le Web, si une source « traditionnelle » ne serait pas
plus appropriée. Il est en effet plus difficile d’évaluer une information tirée du Web que
celle trouvée dans des documents imprimés.

L’évaluation de la qualité porte sur trois aspects : le niveau de l’information


(tableau 3.5), la crédibilité de l’auteur, en d’autres mots, l’expertise de l’auteur sur le
sujet (tableau 3.6) et la qualité du contenu (tableaux 3.7 à 3.9).

Tableau 3.5
Éléments pour évaluer le niveau de l’information

Éléments Commentaires
1. Nature de la référence Déterminer s’il s’agit d’une référence
documentaire documentaire pédagogique, de recherche
ou de vulgarisation. Gardons en mémoire
qu’il s’agit d’effectuer un travail de 2e
cycle universitaire et que, de ce fait, se
limiter à des références de vulgarisation
nuirait grandement à la qualité de l’essai.

2. Qualité de l’information Voir, si nécessaire, les critères permettant


d’évaluer la qualité de l’information
(tableaux 3.7 à 3.9).

Page 40
Éléments Commentaires
3. Introduction et conclusion Une lecture rapide de l’introduction et de
la conclusion de la référence documentaire
permet d’évaluer le niveau de
l’information, de connaître quelle est la
question de départ et quelles sont les
conclusions que l’auteur en tire.

4. Spécialisation du vocabulaire Noter le niveau de spécialisation du


vocabulaire utilisé donne une bonne idée
du niveau du texte.

5. Résumés des chapitres Lire les résumés de chacun des chapitres


s’ils sont disponibles.

6. Autres indices Regarder le lieu de parution. Par exemple,


les volumes d’impôt publiés en France
nous intéressent rarement!

Source : Bibliothèque de l’UQAM, InfoSphère.

Tableau 3.6
Éléments pour évaluer la crédibilité de l’auteur

Éléments Commentaires
1. Autres publications de On note dans le document imprimé (souvent au
l’auteur début du document, et plus précisément à l’endos de
la page de titre), les autres publications de l’auteur
(sous la rubrique : du même auteur).

2. Notes biographiques On consulte les notes biographiques souvent


repérables à l’endos du document (quatrième de
couverture). Ces notes peuvent indiquer notamment
la formation académique de l’auteur et ses
expériences professionnelles.

3. Recherche dans les Au besoin, on fait une recherche dans les bases de
bases de données données, dans le catalogue de la bibliothèque ou sur
le Web pour noter si l’auteur compte d’autres
publications sur le sujet.

Page 41
Éléments Commentaires
4. Si l’information est prise • Coordonnées
sur le Web : On vérifie si le nom de l’auteur est clairement
• L’auteur est-il indiqué, de même que ses coordonnées et son
clairement indiqué? adresse électronique.
• Quelle est son • Affiliation
affiliation? On vérifie des renseignements tels que la
• Y-a-t-il des formation de l’auteur, sa fonction, son
indications sur son rattachement institutionnel, ses publications
expertise? antérieures.
• Renseignements biographiques
On vérifie si un lien fournit des renseignements
biographiques.

Source : Bibliothèque de l’UQAM, InfoSphère.

Tout comme on évalue la crédibilité de l’auteur, on peut aussi, dans le cas des
documents imprimés, évaluer la crédibilité de l’éditeur. La provenance des documents
détermine en grande partie leur fiabilité et leur intérêt. Ainsi, on peut se fier sans
inquiétude à l’information émanant d’organismes gouvernementaux ou internationaux,
d’éditeurs reconnus ou de périodiques spécialisés alors que celle provenant de petits
organismes à but lucratif, de sites Web anonymes ou individuels ou de forums de
discussion est généralement moins crédible.

Pour évaluer la qualité du contenu d’une référence documentaire, dernier aspect


de la qualité, on peut en examiner trois aspects : 1) l’objectivité (tableau 3.7),
2) l’exactitude, car on doit distinguer d’une part les textes basés sur des recherches
objectives et, d’autre part, les textes d’opinion (tableau 3.8) et 3) le niveau d’actualité
(tableau 3.9).

Tableau 3.7
Éléments pour évaluer l’objectivité du contenu

Éléments Commentaires
La référence documentaire est- • On vérifie qui publie l’information.
elle informative? Sert-elle au
contraire de véhicule • S’il s’agit d’une référence documentaire
publicitaire ou de propagande? trouvée sur le Web, vérifier qui héberge le site ou
qui détient le © : une compagnie, un organisme
politique, comptable, etc.

Page 42
Éléments Commentaires
Quelle peut être la motivation On vérifie si le contenu informationnel se distingue
de l’auteur? Peut-il avoir un nettement d’un contenu promotionnel. Par exemple,
intérêt quelconque dans une information sur la performance financière d’une
l’information fournie? compagnie n’a pas la même objectivité si elle
provient d’un communiqué de presse préparé par le
principal actionnaire ou d’un analyste financier
indépendant.

L’information est-elle biaisée, On vérifie si le texte présente plusieurs points de


le texte reflétant les valeurs de vue. Par exemple, on peut vérifier
son auteur? • si le texte présente des arguments,
• si les affirmations s’appuient sur des
références,
• lorsqu’il s’agit d’une question controversée, si
les divers aspects de la question sont présentés
ou si on ne présente qu’un seul point de vue.

On recherche l’information manquante,


contradictoire, émotive. Certains indices permettent
de juger s’il s’agit d’un texte biaisé :
• des éléments d’information importants
manquent dans l’analyse;
• on note des contradictions importantes dans
les faits avec d’autres documents;
• le langage est souvent émotif et catégorique,
les conclusions manquent de nuance.

S’il s’agit d’une page ou d’un Vérifier les liens externes qui sont offerts sur la page
site Web, certains éléments d’accueil.
fournissent parfois des indices Pour les sites anonymes ou les pages personnelles, la
qui permettent de porter un crédibilité est plus difficile à établir. La présence
jugement éclairé. d’un tilde ( ~ ) dans l’adresse du site signifie parfois
qu’il s’agit d’une page personnelle.

Source : Bibliothèque de l’UQAM, InfoSphère.

Page 43
Tableau 3.8
Éléments pour évaluer l’exactitude du contenu

Éléments Commentaires
Les textes imprimés et les textes • On vérifie la liste des références (ou la
trouvés sur le Web bibliographie).
apparaissent-ils rigoureux et La liste (bibliographie) est-elle sommaire ou
documentés, les données et les importante? Avant même d’avoir le texte en
faits vérifiés, les sources main, on peut avoir une idée de sa profondeur en
vérifiables? notant le nombre de références mentionnées dans
la notice bibliographique. La plupart des bases de
données fournissent ce renseignement.
Exemple tiré de Francis

• On vérifie si les références documentaires


citées sont à jour.

• On valide les données trouvées dans le


document :
o S’agit-il de références officielles, par
exemple des données gouvernementales?

o S’agit-il de documents primaires?

o S’agit-il de documents secondaires?


Dans ce cas, les sources sont-elles fiables?

• On s’assure que les différents points de vue


sont présentés.

• On s’assure que les dernières découvertes sur


la question étudiée sont présentées.

• On vérifie qu’il n’y a pas de fautes dans le


texte
De très nombreuses erreurs dans un texte
(coquilles, fautes d’orthographe, etc.) peuvent
aussi démontrer un manque de contrôle de la
qualité.

Page 44
Source : Bibliothèque de l’UQAM, InfoSphère.

La date de publication peut être un critère important à considérer, surtout dans les
domaines scientifique et technique. Elle doit toujours être indiquée dans la référence
documentaire consultée, que ce soit à titre de date de publication, date de copyright ou
date de mise à jour en ce qui concerne les documents disponibles sur le Web.

Tableau 3.9
Éléments pour évaluer le niveau d’actualité, par type de références documentaires

Documents imprimés Documents trouvés sur le Web


• Rééditions En général, les dates de création et de mise
On peut se demander si l’information à jour de la page sont indiquées au bas de
retrouvée est toujours valide. la page.
Lorsqu’un texte a été réédité, choisir
les dernières éditions revues et
corrigées. Attention à ne pas confondre
réédition et réimpression1.

• Durée de vie des documents


La durée utile des documents peut
varier selon leur nature, les sujets
abordés ou la discipline couverte. Pour
des sujets d’actualité ou d’intérêt
scientifique, on privilégie
l’information la plus à jour :
o articles de périodiques
o textes de conférences
o etc.

Source : Bibliothèque de l’UQAM, InfoSphère.

Comme le montre la synthèse déjà présentée à la figure 3.1, les références


documentaires s’évaluent en regard de leur pertinence par rapport au thème de notre essai
et de leur qualité. Pour évaluer la pertinence, on peut se poser quelques questions portant
sur le contenu des références documentaires. Lors de l’exploration rapide d’une référence
documentaire, on lira le résumé, on s’assurera que la référence documentaire est bien
structurée, on tiendra compte de la présence de tableaux ou des graphiques, etc. Les
références documentaires s’évaluent aussi en regard de leur qualité. On évaluera alors le
niveau de l’information, la crédibilité de l’auteur et le contenu en tant que tel. À cet
égard, on s’intéresse plus précisément à l’objectivité du texte, à son exactitude et à son
caractère actuel.

1
. Lors d’une réimpression, seules les coquilles (des éléments de forme) sont corrigées par opposition
à une réédition dans laquelle le texte (des éléments de fond) peut être modifié.

Page 45
Rappelons en terminant que l’évaluation des références documentaires a pris
encore plus d’importance depuis l’avènement du Web, puisque le meilleur y côtoie le
pire.

Comment évaluer mes références


documentaires?

1. Choisir cinq références documentaires qui semblent pertinentes à ma question à


analyser en regard des critères listés dans les tableaux 3.3 et 3.4 ci-dessus.

2. Pour chacune d’elles, en évaluer la qualité en regard des critères listés dans les
tableaux 3.5 à 3.9 ci-dessus.

À retenir de la section 3.1


 Chercher dans les sources
appropriées à nos besoins (catalogue des
bibliothèques, base de données ou Web)
 Pour repérer les références
pertinentes
 N’utiliser que les références
documentaires fiables.

 4.
Je passe à la section suivante, car :
J’ai plusieurs références documentaires pertinentes à ma question à
analyser.
5. Mes références documentaires sont de bonne qualité.

Page 46
3.2 Lire pour alimenter la réflexion

« Lire, c’est penser avec un autre »

Cette phrase mise en exergue résume fort bien l’utilité de lire ce que d’autres
auteurs ont déjà écrit sur notre sujet de recherche. Cela nous aide à démarrer notre
réflexion sur des bases solides.

Un rappel s’impose. Ce n’est pas parce que la présente section suit celle traitant
de la recherche de références documentaires que, dans notre travail « côté Jeans »
(Mongeau, 2009), nous suivrons ces étapes de façon linéaire. Nous savons maintenant
que toute démarche scientifique est faite de nombreux aller-retour entre les diverses
étapes qui la caractérisent.

Pour être efficace, la lecture proprement dite exige attention et concentration. Le


but recherché est de : 1) comprendre le sens et le message de l’auteur, 2) repérer les
informations pertinentes dans le cadre de notre travail à effectuer, et 3) retenir les notions
et les idées importantes pour enrichir sa propre connaissance dans le domaine.
Évidemment, nous savons tous lire, mais savons-nous bien lire? La prochaine section
rappelle quelques habiletés de lecture, gages d’une bonne réflexion.

3.2.1 Les habiletés de lecture

Même si la lecture peut se faire confortablement installé dans un fauteuil tout


moelleux, ce n’est pas une activité passive. En effet, tout en lisant, on doit réfléchir avec
l’auteur. Pour tirer le maximum de nos lectures, on devra annoter, synthétiser, analyser
et poursuivre notre réflexion personnelle. Reprenons chacune de ces tâches.

Premièrement, pour bien comprendre le contexte dans lequel l’auteur écrit, on


doit comprendre clairement les termes qu’il utilise. Pour nous y aider, on peut annoter le
texte, c’est-à-dire encercler les mots clés, marquer d’une accolade les passages
importants ou inscrire à coté de chaque paragraphe un mot qui résume l’idée développée
dans ce paragraphe.

Page 47
Deuxièmement, à intervalle approprié, on doit synthétiser ce que nous lisons. Si
nous lisons un texte scientifique, il s’agit alors de trouver les éléments (faits, perceptions,
changements dans l’environnement) qui ont amené l’auteur à rédiger ce texte. En d’autres
mots, on relève la problématique posée par l’auteur. On note la question que ce dernier a
analysée et, s’il y a lieu, les hypothèses de solution ainsi que le raisonnement suivi pour
valider ces hypothèses. On note aussi les conclusions principales du texte. Si le texte que
nous lisons est plutôt de nature argumentatif, on cherchera alors à dégager les arguments
soulevés par l’auteur. Enfin, s’il s’agit d’un texte informatif, comme un volume utilisé
dans un cours, on s’assurera de résumer dans ses propres mots les idées essentielles, les
chapitres importants ou les explications proposées.

Deux stratégies facilitent le travail de synthèse. La première consiste à échanger


verbalement avec nos collègues ou amis. Il est démontré que la nécessité de devoir
exprimer verbalement une synthèse d’un texte nous aide à mieux le comprendre. L’autre
stratégie consiste à préparer une synthèse du texte sous forme de figure ou de schéma.
Pour ce faire, il existe de nombreux logiciels spécialisés (les idéateurs1), mais les simples
outils de dessins dans Word peuvent faire l’affaire.

Troisièmement, il importe d’analyser le texte. L’analyse d’un texte commence


par une bonne compréhension des termes. L’auteur s’est sans doute efforcé d’éviter les
termes flous, imprécis, approximatifs2 afin d’exprimer une pensée qui ne soit ni
vaporeuse, ni ambiguë. En lisant, il est suggéré de noter les mots qui nous agacent parce
qu’ils reviennent constamment. L’analyse d’un texte exige aussi l’analyse des
propositions. Il faut savoir mettre deux idées ensemble! Les propositions importantes sont
souvent précédées par des expressions telles que « étant donné que », « si, en effet », « or,
si », « il est bien connu que ». Après avoir repéré de telles expressions, on suit le
raisonnement, c’est-à-dire qu’on trouve les liens d’interférence entre les idées. Voici par
exemple les liens dans un raisonnement déductif.

1. Vérité générale (prémisse majeure) : Tous les êtres humains veulent être heureux.
2. Vérité particulière (prémisse mineure) : Jo Blo est un être humain.
3. Vérité nouvelle (conclusion) : Jo Blo veut être heureux.

L’analyse exige notamment de repérer dans le document : 1) les idées principales


et les idées secondaires qui les appuient et, 2) les passages importants. Pour ces deux
tâches, on sera d’autant plus efficace si l’on utilise des symboles (par exemple, voir
Tremblay et Perrier, 2006, p. 45).

Le tableau 3.10 liste quelques mots souvent utilisés pour marquer des liens, des
oppositions ou des conclusions3.

1
. Dans Wikipédia, à l’entrée « idéateur », on trouve des exemples de sites Internet d’idéateurs. À
l’entrée « carte heuristique » se trouve aussi une liste de logiciels libres (open source) à ce sujet.
2
. Cela est d’autant plus vrai s’il s’agit d’un document publié par une maison d’édition crédible, qui
engage des spécialistes du langage pour réviser les textes soumis par les auteurs.
3
. Ces mots serviront aussi à l’étape de la rédaction.

Page 48
Tableau 3.10
Quelques mots souvent utilisés
pour marquer des liens, des oppositions ou des conclusions

Type d’association Mots à surveiller


Pour repérer les liens entres les idées  et
 aussi
 encore
 de plus
 de même
 de la même façon
 en plus
 parallèlement

Pour repérer les  mais


oppositions/contrastes/restrictions  quoique
 or
 en dépit de
 toutefois
 cependant
 néanmoins
 plutôt
 d’autre part
 en revanche

Pour repérer les raisonnements, et surtout  donc


les conclusions  par conséquent
 ainsi
 c’est ainsi que
 Il s’ensuit que
 alors
 nous avons démontré
 conformément à
 d’où
 pour ces raisons
 en fait
 en somme

Pour annoncer un exemple  ainsi


 tel

Enfin, l’analyse du texte sera complétée par une réflexion personnelle visant à
établir des liens entre ce texte et les autres références documentaires déjà lues
attentivement.

Page 49
Travail à faire

Parmi les références documentaires pertinentes et fiables que vous avez retenues,
choisissez-en une et faites-en une première lecture en l’annotant.

Bien lire exige aussi de prendre des notes. Cela ralentit la lecture mais c’est
essentiel, car cela nous force à réfléchir. Or, une lecture est profitable UNIQUEMENT si
elle nous amène à réfléchir. La prochaine section traite donc des fiches de lecture.

 6.
Je passe à la section suivante, car :
J’ai complété la lecture active d’une de mes références
documentaires.

3.2.2 Les fiches de lecture1

Au fur et à mesure que l’on avance dans une recherche, de multiples informations
s’accumulent. Pour ne pas se laisser submerger, on doit donc savoir comment recueillir
méthodiquement les informations pertinentes.

On perdra un temps considérable si les données amassées ne sont pas organisées


de manière uniforme dès le début de la recherche. C’est notamment en regard de
l’organisation de l’information que les fiches de lecture s’avèrent un mode de travail
efficace. Bien faites, elles serviront ensuite à gagner du temps lorsque débutera la
rédaction du travail. Évidemment, le mot « fiche » ne réfère pas obligatoirement à de
petits cartons, disons de 8 x 10 po. Il est beaucoup plus efficace de rattacher ce mot, à une
fiche conçue avec Endnotes ou, à tout le moins, avec Word. Dans ce dernier cas, chaque
fiche comportera toujours les mêmes champs et il sera facile d’utiliser la commande
« Rechercher » (sous l’onglet Édition de Word) pour retrouver des mots clés.

Les fiches de lecture servent non seulement à retrouver rapidement un document


ou nos notes sur un concept (une idée), mais aussi à la prise de notes en vue de la
rédaction du travail de recherche. Les fiches comprennent notamment un résumé de
lecture, comme on peut le constater en examinant l’encadré ci-dessous.
1
. Lorsque le nombre de références documentaires est important, on travaille avec un logiciel de
gestion de données bibliographiques, comme Endnotes, ce qui permet de gagner du temps. Vous
pouvez télécharger ce progiciel à partir du site de la bibliothèque de l’UQTR. Si vous souhaitez suivre
une formation à ce sujet, adressez-vous au comptoir d’accueil de la bibliothèque.

Page 50
Le contenu d’une fiche de lecture

Pour chaque référence qui fait l’objet d’une fiche, on trouve l’information
suivante :
1. La référence exacte, c’est-à-dire telle qu’elle apparaîtra dans les
dernières pages de l’essai (voir la section 3.2.3.2).
2. L’endroit où se trouve cette référence, par exemple « bibliothèque
personnelle » ou « bibliothèque UQTR ». Lorsque le document vient
d’une bibliothèque, on inscrit aussi la cote afin de ne pas perdre du
temps si on veut réemprunter subséquemment ce volume. Dans le cas
d’un site web, on note l’adresse exacte de la page consultée et non
l’adresse d’accueil du site.
3. Quelques mots clés pour retrouver rapidement nos références
lorsque nous arriverons à l’étape de la rédaction de l’essai.
4. Un résumé du texte, dans nos propres mots, incluant
éventuellement des citations inscrites selon les règles présentées à la
section 3.2.3.
5. Des commentaires personnels, inscrits dans une police, une couleur
ou une taille différente afin de les distinguer clairement des idées,
commentaires ou conclusions de l’auteur.
6. Des idées personnelles nouvelles qui nous sont venues pendant la
lecture, inscrits dans une police, une couleur ou une taille différente
afin de les distinguer clairement du résumé, des commentaires
personnels et des citations.

La fiche de lecture indique d’abord la référence complète du document (nom


des auteurs, titre du document et sous-titre s’il y a lieu, lieu et maison d’édition, date
d’édition, nombre de pages et collection s’il y a lieu). Il importe de noter tous ces
renseignements exactement dans le même format que celui qui servira à présenter les
références incluses dans les dernières pages de l’essai. Il importe vraiment de bien noter
les références, car rien n’est plus frustrant que de devoir perdre son temps à retrouver
notre source pour compléter les renseignements à inclure dans nos références (dans les
dernières pages de l’essai) (voir la section 6.6).

On suggère aussi d’indiquer dans une deuxième section de la fiche la localisation


du document (bibliothèque de l’UQTR ou autres) en indiquant, dans le cas des livres
empruntés dans une bibliothèque, la cote de rangement sur les rayons.

Une troisième section de la fiche présente le sujet, par exemple la norme


comptable sur les avantages du personnel, et les mots clés, par exemple,
« comptabilisation » et « avantages sociaux futurs ». Ces renseignements faciliteront le

Page 51
repérage des références lorsque, au moment de la rédaction, nous voudrons retourner lire
nos notes sur un concept précis.

Les fiches comportent évidemment un résumé. Tremblay et Perrier (2006)


rapportent qu’un résumé correspond à environ 20 % de la longueur du texte. Il ne s’agit
que d’un guide, car parfois, les textes de haut niveau de complexité nécessiteront un
résumé plus long. Le résumé comprend la position de l’auteur, ses arguments, ses
hypothèses, ses idées importantes et sa conclusion.

Selon Malo (1996), le résumé vise trois objectifs : 1) revoir rapidement le contenu
d’un texte, 2) distinguer l’essentiel de l’accessoire, et 3) saisir la pensée d’autrui en
l’exprimant avec ses propres mots. Réécrire les idées d’un auteur en utilisant ses propres
mots est VITAL, car ce n’est qu’ainsi qu’on vérifie si on comprend bien. En effet, si on a
de la difficulté à réécrire l’idée de l’auteur, c’est qu’on ne l’a pas clairement comprise.
Un bon résumé est bref, fidèle et clair. Un résumé fidèle ne signifie pas que l’on doit
recopier exactement les phrases importantes du texte. Comme nous l’avons déjà souligné,
on doit plutôt essayer de réécrire les idées principales du texte dans nos propres mots; la
rédaction de l’essai en sera d’autant facilitée. Mais si on a peur de ne pas rendre
clairement l’idée, on peut alors la reproduire telle quelle, en suivant les règles de citation
que nous verrons à la section 3.2.3.1. Dans ce cas, on n’oublie pas d’indiquer la page
d’où est tirée la citation.

La fiche de lecture comprend aussi des commentaires et des idées personnels


(incluant des pistes de réflexion personnelle, des questions, etc.), notés en utilisant par
exemple une police ou une couleur différente. Cela permet de les distinguer rapidement
des idées soutenues par l’auteur. Les commentaires personnels peuvent englober une
interprétation personnelle différente de celle de l’auteur, les aspects pertinents pour notre
travail, des pistes de réflexion, tel un éclair de génie qu’on a eu, les divergences avec
d’autres références documentaires que nous avons lues, etc.

Ces notes peuvent être complétées par un réseau de concepts (Voir par exemple la
figure 9.3 in MGLBD, p. 9.20, qui présente la démarche à suivre pour déterminer le
montant de la dépréciation des comptes clients selon IAS 39).

Travail à faire

1. Préparez une fiche de lecture contenant tous les éléments ci-dessus à


partir du chapitre 3 des notes de cours.
2. Préparez une carte concepts qui résume bien ce texte.

Page 52
 7.
Je passe à la section suivante, car :
J’ai complété la fiche de lecture d’une de mes références
documentaires.

3.2.3 Citer ses références documentaires1

Lors de la rédaction du travail, pour appuyer notre argumentation, il arrive que


l’on puise des idées chez un auteur ou que l’on reproduise des extraits de son œuvre.
Dans un essai, cela n’est pas seulement fréquent mais essentiel. Pourquoi? Rappelons-
nous que l’essai doit être le fruit d’une démarche scientifique et que, de ce fait, nous
devons montrer que nous avons pris connaissance d’un certain nombre de textes.
Plusieurs raisons justifient de citer ses références documentaires.

Premièrement, les citations ajoutent une valeur à notre travail tout en


respectant le droit d’auteur. En consultant diverses références documentaires et en les
citant, on valorise notre propre travail. Mais s’il est important de s’inspirer de différents
auteurs lorsqu’on rédige l’essai, on doit cependant s’assurer de reconnaître la
« paternité » des idées ou des écrits qui ont enrichi le travail et ainsi de « rendre à César
ce qui appartient à César ». En clair, il faut éviter le plagiat. Bien citer ses références
documentaires démontre aussi un sens de l’éthique professionnelle. C’est un principe
de base de la communication scientifique.

Deuxièmement, les citations nous amènent à développer notre expertise de


recherche. En cherchant des références documentaires et en les citant, on s’assure d’une
formation de qualité. On apprendra ainsi à chercher de l’information et à bien l’utiliser,
soit deux compétences qui serviront pendant toute notre vie professionnelle.

Troisièmement, les citations facilitent le repérage des références par le lecteur


de l’essai. Elles permettent au lecteur qui voudrait en savoir davantage sur un texte ou un
auteur mentionné dans l’essai de retracer les références documentaires utilisées, ce qui est
possible uniquement si les citations sont complètes et correctement indiquées dans
l’essai. On doit faire en sorte que le lecteur de l’essai puisse facilement retourner à la
référence documentaire pour replacer dans son contexte d’origine la citation que l’on a
incluse dans l’essai.

La citation des références documentaires se répercute à deux endroits de l’essai,


soit dans le corps du texte et dans la liste des références.

1
. Cette section est inspirée de Tremblay et Perrier (2006), chapitre 8 et de Provost et al (2009), p. 54
à 73.

Page 53
3.2.3.1 Citer ses références documentaires dans le corps du texte

Même si ce travail de citation concerne directement la rédaction de l’essai, on doit


connaître les règles de l’art dès l’étape de la lecture pour ne pas perdre de temps au
moment de l’écriture. La première question qui se pose est de savoir quand on doit citer
ses références documentaires. Trois situations exigent de donner ses sources.

Premièrement, on doit citer ses références lorsqu’on rapporte mot à mot ce que
quelqu’un d’autre a dit ou écrit. Deuxièmement, on indique aussi ses références lorsqu’on
paraphrase un auteur, c’est-à-dire qu’on reprend dans nos propres mots, ce que quelqu’un
d’autre a dit ou écrit. Enfin, on fera de même lorsqu’on intègre des photographies, des
images, des données, des statistiques ou des graphiques dans notre essai qui ont été
préparés par quelqu’un d’autre; peu importe si la référence utilisée est un document
publié ou non; un document imprimé ou disponible sur le Web ou un document protégé
par le droit d’auteur ou du domaine public.

On doit aussi savoir quand on doit éviter de citer. On ne cite jamais : 1) des
détails, 2) un long extrait qui pourrait être résumé ou encore dont certains passages
seulement pourraient être cités, 3) ce qu’on peut exprimer dans ses propres mots à l’aide
d’une paraphrase, 4) ses propres expériences, ou observations ou encore 5) quand on livre
ses idées sur un sujet qui est de notoriété publique. On dit d’un fait qu’il est de notoriété
publique lorsqu’il se retrouve dans plusieurs références documentaires différentes et
qu’il est susceptible d’être connu d’une grande majorité des gens. Par exemple, les dates
d’événements importants, le sens des expressions telles « crise économique », sont de
notoriété publique pour les comptables. Ainsi, on ne citera pas « Un actif génère des
avantages futurs », car ce fait est de notoriété publique. À l’inverse, on citera la phrase
suivante : « Lorsqu’ils sont générés en interne, les marques, […] et autres éléments
similaires en substance ne doivent pas être comptabilisés en tant qu’immobilisations
incorporelles » (IAS 38, par. 63).

Ayant précisé quelques règles à l’égard de la pertinence des citations, examinons


maintenant la façon de faire, c’est-à-dire Comment citer ses sources?

Que l’on utilise les mots exacts d’un auteur, ou que l’on reprenne dans nos
propres mots les idées d’un auteur (paraphrase), on doit le faire en suivant un certain
nombre de règles à l’égard de la mention correcte de la référence documentaire d’où
provient la citation et de l’inclusion des références dans la liste des références 1 présentée
à la fin de l’essai. Ces règles s’appliquent autant aux documents imprimés qu’aux
documents électroniques qu’on a utilisés.

1
. Pour citer des portions de texte et pour établir sa liste des références, on peut se servir d’un logiciel
de gestion de données bibliographiques tel EndNotes.

Page 54
Règles générales (selon Tremblay et Perrier, 2006, p. 162 à 163)

Reproduction textuelle
La citation doit être reproduite textuellement, ce qui veut dire qu’on doit aussi
retranscrire tel quel la ponctuation, les majuscules, les fautes, les coquilles ainsi que
la mise en forme (gras, italique, souligné). Plusieurs étudiants se demandent si les
citations doivent être placées entre guillemets (« ») ou en retrait. La réponse dépend
de la longueur du texte cité.

• Citation de moins de trois lignes


Elle est insérée dans le texte et mise entre guillemets français (« »).

• Citation de plus de trois lignes


 Elle est détachée du texte par un interligne double ;
 Elle est inscrite à interligne simple sans guillemets ;
 Elle est accompagnée d’un renforcement de ½ po à droite et ½
à gauche.
 S’il y a des alinéas dans le texte original, elle est séparée par
un interligne simple et marquée d’un renfoncement additionnel (équivalent à
environ ¼ po);

Exemple 1 : citation de moins de 3 lignes

« Dans un texte rédigé en français, la notice bibliographique de


toute les sources sera donnée en français. » (Malo, 1996, p. 192)

Exemple 2 : citation de plus de trois lignes

En réalité, les auteurs qui rédigent en français ont souvent


consulté des références documentaires présentées dans une autre
langue, surtout l’anglais.

Pour des ouvrages écrits dans une autre langue que


le français, on donne le titre, le nom des auteurs et
celui de la maison d’édition dans la langue d’origine,
mais les autres renseignements (tels le mois, le
volume, le numéro, etc.) sont en français. (Malo,
1996, p. 192)

Il existe deux façons d’introduire une citation. La première consiste à rédiger


une phrase d’introduction, suivi de deux points ( : ). Voici un exemple.

Page 55
Selon Provost et al (2009, p. 1) : « Lorsqu’un étudiant produit un texte
[…], il doit […] disposer le contenu de son manuscrit en respectant des
normes de présentation très précises. » (Provost et al, 2009, p. 1).

La seconde façon consiste à insérer la citation dans la logique de la phrase. Voici


un exemple.

Au moment de produire son essai, on doit « disposer le contenu de son


manuscrit en respectant des normes de présentation très précises ».
(Provost et al, 2009, p. 1)

 Attention!
Lorsqu’on introduit une citation par deux points, le point final de la phrase se met avant
le guillemet fermant, et lorsqu’on insère une citation dans la logique de la phrase, le point
final de la phrase se met après le guillemet fermant.

Parfois, on voudra modifier quelques mots d’une citation. Rappelons que toute
modification d’une citation doit être signalée par des crochets [ ]. Dans certains cas, on
peut vouloir ajouter des mots à la citation pour : 1) donner des explications sur un terme;
2) donner des renseignements supplémentaires; ou 3) indiquer que nous avons mis
certains mots de la citation en évidence. Dans tous les cas, on met l’ajout à la citation
entre crochets. Voici deux exemples.

Exemple 1
« En premier lieu, cette organisation [des références documentaires]
consiste à répartir les documents répertoriés en deux grandes classes
correspondants aux faits et aux explications ». (Mongeau, 2009, p. 50)

Exemple 2
« En premier lieu, cette organisation [des références documentaires]
consiste à répartir les documents répertoriés en deux grandes classes
correspondants aux faits et aux explications » [nous soulignons]. (Mongeau,
2009, p. 50)

Dans d’autres circonstances, nous voudrons plutôt changer une partie du texte
cité, par exemple pour préserver sa cohérence syntaxique. De telles modifications sont
généralement apportées aux pronoms, aux déterminants et aux terminaisons des verbes.
Encore une fois, on place la modification entre crochets [ ]. Mais attention, on ne doit pas
abuser des modifications, car on risque d’alourdir la citation. S’il y a en trop, il est
préférable d’introduire la citation par une courte phrase et deux points ( : ).

Exemple

Page 56
Lorsque nous aurons à « problématiser une situation, [nous devrons] cerner
et formuler un problème de recherche ». (Mongeau, 2009, p. 5)

Enfin, on voudra parfois omettre une partie de la citation. Lorsqu’une citation


est trop longue ou encore qu’une partie de cette citation n’est pas utile pour ce qu’on veut
expliquer, on peut tout simplement laisser de côté la partie superflue. On utilise les points
de suspension entre crochets […] pour remplacer la partie retranchée de la citation.

Exemple
Problématiser une situation, [… consiste] à cerner et formuler un problème
de recherche, à lui associer des concepts pertinents et à effectuer un
travail d’exploration et de recherche qui permettent de dégager certains
éléments de savoir. […] Au deuxième cycle, l’étudiante ou l’étudiant devra
pouvoir organiser, de manière cohérente, un ensemble d’informations
provenant de diverses sources et de différents auteurs relativement à un
sujet donné et y ajouter son propre grain de sel de manière crédible et
rigoureuse. (Mongeau, 2009, p. 5)

Extrait original (les passages soulignés sont ceux retranchés de la citation précédente)

Il nous faut démontrer notre capacité à problématiser une situation, c’est à-


dire à cerner et formuler un problème de recherche, à lui associer des
concepts pertinents et à effectuer un travail d’exploration et de recherche
qui permettent de dégager certains éléments de savoir. La production du
mémoire témoigne de ce travail et constitue ordinairement la plus grande
part du programme de maîtrise. C’est en ce sens que l’étudiant ou l’étudiante
qui réussit sa maîtrise est considérée comme une personne capable de
réaliser un travail intellectuel d’une plus grande envergure que celui qu’on
attend des personnes étudiant au baccalauréat. Ces dernières doivent, dans
leurs travaux écrits, montrer qu’elles ont bien compris, qu’elles ont su
dégager le sens d’un texte ou d’une œuvre et qu’elles sont capables
d’appliquer une méthode donnée pour l’analyse d’une situation. Au deuxième
cycle, l’étudiante ou l’étudiant devra pouvoir organiser, de manière
cohérente, un ensemble d’informations provenant de diverses sources et de
différents auteurs relativement à un sujet donné et y ajouter son propre
grain de sel de manière crédible et rigoureuse. (Mongeau, 2009, p. 5)

Il existe aussi des règles à suivre lorsqu’on veut insérer une citation déjà citée
par quelqu’un (citation de second niveau). On a de telles citations lorsqu’on n’a pas
accès à la référence documentaire originale. On doit alors mentionner non seulement la
référence d’où est tirée la citation, mais également la référence originale. Généralement,
on utilise des formules comme « cité dans » ou « cité par ».

Page 57
Exemple
[L’Ordre] des comptables en management accrédité du Québec et le Journal
de Montréal remettaient hier des prix aux entreprises ayant présenté les
meilleurs rapports annuels. Hydro-Québec, grâce à la qualité de l’information
sociale et financière de son rapport annuel, est parmi les entreprises
lauréates. (Rocray, 1990, cité dans Malo, 1996, p. 189)
NB : Cette citation de plus de trois lignes serait présentée en retrait, tel que déjà
mentionné.

 Attention!
Dans la liste des références, on n’indiquera que la référence secondaire, c’est-à-dire la
référence que l’on a consultée. Dans l’exemple précédent, le livre de Malo se retrouverait
dans la liste des références, mais pas l’article écrit par Rocray.

Enfin, si l’on reproduit des tableaux ou des graphiques, on procèdera de la


même façon, mais on utilisera la formule « tiré de ».

Comme le laissait entrevoir les règles liées aux modifications des citations, il est
inacceptable de paraphraser les mots d’un autre en les faisant passer pour les nôtres. Une
paraphrase consiste à reprendre dans nos propres mots les idées d’un auteur. Comme la
citation, elle vient appuyer nos idées. Elle permet cependant de présenter les idées d’un
auteur sans utiliser les mêmes mots. En s’intégrant directement au texte, elle en facilite la
lecture. Elle est particulièrement utile dans les cas où les termes utilisés par l’auteur
n’apparaissent pas adéquats pour ce qu’on veut montrer. Mais, dans tous les cas,
lorsqu’on utilise la paraphrase, il ne faut jamais oublier de faire référence au
document d’où provient l’information. En reprenant l’exemple précédent, on pourrait
introduire la paraphrase suivante.

Exemple
Selon Rocray, (1990), cité dans Malo, (1996, p. 189), Hydro-Québec a déjà
remporté un prix décerné par l’Ordre des CMA pour la qualité de son rapport
annuel.
NB : Puisqu’on ne cite pas mot à mot, ce court texte n’est pas entre guillemets.
De même, si la paraphrase faisait plus de 3 lignes, elle ne serait pas placée en
retrait.

Cependant, la paraphrase ne consiste pas seulement à remplacer les mots du texte


original par des synonymes. Il faut complètement réécrire le passage, c’est-à-dire changer
les mots et la structure des phrases. Si on veut conserver ne serait-ce que quelques mots
du passage original, il faut les mettre entre guillemets (« »). L’annexe I des notes de cours
explique plus en détail comment s’y prendre pour faire de bonnes paraphrases.

Pour résumer très succinctement la section 3.2.3.1, rappelons deux règles


élémentaires :

Page 58
 Si on utilise les mots, les données, etc. de quelqu’un d’autre, on met les citations
courtes entre guillemets et les citations longues en retrait, en fournissant la
référence complète.
 Si on emprunte les idées de quelqu’un d’autre, on donne aussi la référence
complète.

3.2.3.2 Présenter sa liste des références : documents imprimés et électroniques1

Le but de la liste des références est de présenter ses références pour que le
lecteur de notre texte, désireux d’approfondir la question (ou nous-mêmes quelque temps
plus tard), retrouve facilement les volumes, articles, thèses et les sections des ouvrages
consultés. Le tableau 3.11 contient les exemples de présentation des types de références
les plus courants. Il doit être rigoureusement analysé, en portant une attention particulière
à la ponctuation, à la police, à l’utilisation des guillemets, etc. Pour d’autres types de
documents, on consultera Provost et al (2009) ou Tremblay et Perrier (2006).

Tableau 3.11
Des exemples de présentation selon le type de références

Type de document Mode de présentation


Volume Grawitz, Madeleine. 1990. Méthodes des sciences sociales. Paris :
Dalloz, 1 140 p.

Chapitre (ou autre Bréhier, Émile. 1981. « Descartes et cartésianisme ». In Dans


partie d’un volume) Histoire de la philosophie, t. 2, XVIIe-XVIIIe siècles. Paris :
Quadridge/P.U.F., chap. 3, p. 41-113.

Manuscrit non Bélanger, Danielle-Claude. 2000. « Conserver en deux temps trois


publié mouvements : pour comprendre la communication en présence
d’un interprète LSQ/français ». Mémoire de maîtrise.
Montréal : Université du Québec à Montréal, 182 p.

Document Gosselin, Jocelyne, Sylvain Durocher, Diane Bigras et Danièle


électronique : un Pérusse. (sans date). Équivalents terminologiques : ICCA et
texte IASB. En ligne. < http://www.cheneliere.info/cheneliere-
mc/materialdetails.do?
action=display&materialdetail_id=51980/ >. Consulté le 8
avril 2010.
Note : Le titre du document n’est pas le nom du domaine (chenelière) et c’est
l’adresse url du document consulté que l’on donne et non pas celle de la
page d’accueil du site.

1
. Tremblay et Perrier, 2006, p. 173 à 176 et Provost et al (2009) ont largement inspiré cette section.

Page 59
Type de document Mode de présentation
Document Guy, Suzanne. 1987. Les bleus au cœur. Montréal : Films du
électronique : un crépuscule. Vidéo-cassette VHS, 81 min, son, couleur.
film ou un
document audio

Article de revue : Choul, Jean-Claude. 1982. « Les opérations sémiotiques en


un auteur discours ». Recherches sémiotiques/Semiotic Inquiry, ([Ville?:
Éditeur?], vol. 2, no 2 (juin 1982), p. 150-165.

Article de revue : Gergen, Kenneth J. et Mary M. Gergen. 1984. Psychologie sociale.


plusieurs auteurs Montréal : Études vivantes, 528 p.

Article de journal Larose, Jean. 1999. « Le travail nouveau ». Le Devoir, vol. 90, no
271 (samedi 27 et dimanche 28 nov.), cahier A, p. 11.

Article (une entrée) De Villers, Marie-Éva. 2003. « Norme ». Dans Multi Dictionnaire
dans une de la langue française, Montréal : Éditions Québec Amérique
encyclopédie inc., p. 998.

Publication Conseil supérieur de l’éducation. 1997. Pour une formation


gouvernementale générale bien enracinée dans les études techniques
collégiales : Avis à la ministre de l’Éducation. Québec, 88 p.

Document légal Québec (province). 1986. Lois sur les archives : L.R.Q., chap. A-21,
17-07-1986. Québec : Éditeur officiel du Québec, 18 p.

Au moment de préparer sa liste des références, on retient uniquement les


documents référencés, c’est-à-dire ceux que l’on a cités dans le texte. Enfin, on classe les
références par ordre alphabétique.

Si l’on a utilisé Endnotes, on gagne ici un temps précieux à cette étape, car
la liste des références se génère d’elle-même.

Page 60
Comment évaluez-vous les listes
des références suivantes tirées des
essais des années antérieures, tant
au niveau de la forme que du
fonds?

Voir les exemples sur le portail du cours.

Page 61
À retenir de la section 3.2
 Pendant la lecture, il faut non
seulement comprendre les termes,
l’organisation des idées/du raisonnement,
mais aussi « s’activer ». Par exemple, se
demander :
• Comment transposer à mon sujet?
• Suis-je d’accord avec l’auteur? Pourquoi?
• Est-ce lié à une autre de mes lectures? Si oui,
est-ce qu’il y a consensus ou divergence entre
les auteurs?
 L’ampleur du travail exige
d’être méthodique et rigoureux. Cette qualité,
très appréciée chez les comptables, se
manifeste notamment par la préparation de
fiches de lectures et non seulement par
l’annotation ou le surlignage du texte.
 On doit porter une attention
spéciale aux citations.

 8.
Je passe au chapitre suivant, car :
J’ai revu ma fiche de lecture pour m’assurer que mes citations sont
complètes (par exemple, j’ai bien noté le numéro des pages d’où proviennent
les citations) et la référence documentaire est notée conformément aux
normes de présentation indiquées dans le tableau 3.11.

Page 62
CHAPITRE 4. RÉDIGER

Réussir une recherche documentaire et aboutir à un essai de qualité exigent une


méthode de travail appropriée qui comprend non seulement la recherche documentaire en
tant que telle, mais également des opérations telles que la lecture des textes, la prise de
notes, souvent sous forme de fiches de lecture, l’élaboration d’hypothèses et enfin la
rédaction finale de l’essai.

Savoir organiser ces opérations permet de gagner du temps et d’obtenir un essai


de meilleure qualité. Pour plusieurs, l’étape de rédaction et de présentation est difficile.
Ceux-là devront se référer souvent aux explications et conseils donnés dans les
prochaines sous-sections qui abordent l’élaboration de la table des matières, la rédaction
d’un texte clair, la révision et les normes de présentation de l’essai.

4.1 Élaborer la table des matières (pour la section Développement)


Nous avons vu que la structure de l’essai est déjà esquissée (voir la section 1.4).
L’organisation des idées qu’il nous reste à concevoir est celle touchant les sections 2.3
et 2.4, respectivement intitulée « Analyse théorique en relation avec la question à
analyser » et « Réalisation du mandat et recommandations ». C’est le moment où
réflexion et documentation se rejoignent pour aboutir à une façon originale de traiter de
notre question précise de recherche.

Un plan détaillé1 comporte plusieurs utilités. Il sert d’abord à organiser


logiquement ses idées, à les structurer de manière à ce que la réflexion sur le sujet
progresse de façon logique et cohérente (Malo, 1996, p. 83 à 85). Il aide aussi à éviter la
redondance, à couvrir tous les points importants et à dégager des explications à la
question posée. Une autre utilité non négligeable est que ce travail d’organisation aide à
prendre du recul, c’est-à-dire à déterminer dès le départ les éléments qui ne sont que des
détails, peut-être intéressants mais non essentiels par rapport à l’objectif premier de notre
texte.

Une autre façon de comprendre l’utilité d’un plan détaillé est de voir ce qui se
passe lorsqu’un auteur commence à écrire sans un tel plan. On a tous été tentés, un jour
ou l’autre, de débuter la rédaction d’un texte avant d’en avoir arrêté le plan. Sans doute
parce que, après quelques heures à rédiger, on a quelques pages de texte, ce qui nous
donne l’impression d’avoir bien travaillé. Pourtant, cette attitude est comme se lancer en
parachute sans avoir suivi un cours au préalable. C’est à tout le moins très casse-cou pour
ne pas dire carrément stupide. Le parachutiste éprouvera probablement des moments
d’euphorie caractéristiques du saut. Mais lorsqu’il voudra ouvrir son parachute sans
savoir comment s’y prendre, parions qu’il aura chaud! Ces émotions, même si elles sont
beaucoup moins intenses, guettent l’auteur qui commence à rédiger sans plan précis. Lui-
aussi aura chaud (il se fatiguera inutilement) à récrire des paragraphes de transition entre
1
. Le plan détaillé deviendra, en tout ou en partie, la table des matières de l’essai.

Page 63
les sections, à effacer carrément certaines portions ou à entreprendre la rédaction de
nouvelles sections. Si tout ce travail, inutile de surcroit, arrive en période de pointe dans
le cabinet pour lequel il travaille, on comprend pourquoi certains se découragent et ne
parviennent pas à terminer leur essai dans les délais impartis!

On réalise maintenant qu’élaborer un plan détaillé est indispensable pour


travailler plus efficacement et atteindre nos objectifs. Pour ce faire, on doit d’abord
déterminer quelles sont les idées à développer, en distinguant clairement les idées
principales et secondaires. On doit aussi comprendre les liens entre les idées pour
qu’elles s’enchaînent rigoureusement et élaguer, c’est-à-dire enlever les idées non
essentielles. Enfin, on doit dès cette étape esquisser les conclusions qui se dégagent de
chaque section.

Malo (1996, p. 231 et 232) relève quelques façons d’organiser la progression


des idées importantes d’un texte. La première est de suivre une progression linéaire
dans laquelle chaque idée est commandée par celle qui la précède et y est logiquement
liée. Par exemple, les idées peuvent aller du simple au complexe, du concret à l’abstrait,
du théorique au pratique, de l’objectif au subjectif, du particulier au général, du passé au
présent, etc. Une deuxième façon d’organiser un texte est de suivre une progression
binaire. Chaque portion du texte est divisée en deux subdivisions, telles les avantages et
les inconvénients, les ressemblances et les différences, etc. On ne doit pas abuser de ce
mode d’organisation afin de garder l’intérêt du lecteur. Une troisième façon d’organiser
un texte est de prévoir une progression dialectique dans la quelle le texte, ou une portion
du texte, est structuré en trois temps : une thèse (par exemple un point de vue sur une
question), une antithèse (la défense du point de vue contraire) et une synthèse (par
exemple un point de vue plus nuancé). Notons que l’antithèse correspond généralement la
position que l’on veut défendre. Un quatrième mode d’organisation des idées est une
progression thématique. Ici, les idées sont regroupées par thèmes, c’est-à-dire par
facettes. Pensons par exemple aux aspects financier, historique, éthique ou commercial
d’une question.

Certaines personnes trouvent utile d’esquisser un schéma (semblable à une carte


concepts) avant même d’élaborer la table des matières. Le schéma est souvent une
première représentation intuitive des principaux thèmes et des liens qui les unissent. En
réécrivant de plus le titre de notre essai dans le haut de la page, nous avons sous les yeux
l’objectif premier de notre texte et nous risquons moins de nous perdre dans les détails
superflus.

« Côté Tenue de soirée » (Mongeau, 2009), la table des matières de l’essai


contient des titres de quatre niveaux, au maximum (de 1 à 1.1.1.1 comme dans l’exemple
ci-dessous), et elle est présentée en suivant les normes de présentation suivantes.

Page 64
1. TITRE EN MAJUSCULES, CARACTÈRES GRAS, TIMES NEW
ROMAN, 14 POINTS
1.1 Titre en minuscules, caractères gras, Times New Roman, 14
points
1.1.1 Titre en minuscules, caractères gras, Times New Roman, 12 points
1.1.1.1 Titre en minuscules, italique, Times New Roman, 12 points
2. TITRE EN MAJUSCULES, CARACTÈRES GRAS, TIMES NEW
ROMAN, 14 POINTS
2.1 Titre en minuscules, caractères gras, Times New Roman, 14
points
etc.

Dans le corps du texte, les mêmes styles sont utilisés, par exemple les titres de
niveau 1 sont en majuscules, caractères gras, Times new roman, 14 points. Ils sont
cependant tous alignés sur la marge de gauche.

 Lorsque j’aurai rédigé ma table des matières,


je vérifierai que :
9. Mes idées sont logiquement organisées.
10. Tous les aspects importants du sujet seront traités et aucun aspect
secondaire n’occupera une place trop importante.
11. La structure prévue est conforme à la section « Résultats attendus »
de l’offre de service.

4.2 Conseils de rédaction

Nous visons tous à rédiger un texte clair, en utilisant le vocabulaire propre à la


discipline et en évitant les répétitions, les termes flous et les formules toutes faites.
Pourtant la qualité des textes rédigés par les étudiants qui vous ont précédé laisse souvent
à désirer. Pour bonifier la clarté d’un texte, on peut se poser quelques questions.

Capsule No 4
Besoin de trucs pour augmenter la
qualité de mon texte?

Page 65
Je réfléchis aux questions suivantes.

o Le langage est-il suffisamment varié?


Les termes techniques doivent être rigoureusement choisis. Par exemple,
« actif » et « immobilisation » ne sont pas synonymes et ils ne peuvent donc
pas se substituer. Par contre, pour les mots non techniques, on maintiendra
l’intérêt du lecteur en évitant d’utiliser toujours les mêmes mots. Si on a
l’impression que certains mots reviennent souvent dans notre texte, on
utilise la fonction « Rechercher » de Word pour les repérer. Puis, on essaie
de les remplacer par des synonymes. Pour cela, on peut s’aider de
dictionnaires de synonymes1.
o Est-il assez spécialisé pour l’essai?
L’essai est un travail de 2e cycle universitaire et il est normal qu’il utilise
des mots techniques. Notre travail ne s’adresse pas à Monsieur ou Madame
Toule Monde. Cependant, on sait que l’essai est évalué par deux professeurs
qui ne sont pas nécessairement des supers spécialistes du sujet. C’est
pourquoi lorsque l’on utilise des expressions très pointues, il peut être utile
de les définir, parfois dans une note de bas de page.
o Le style est-il fluide?
Un style fluide se caractérise par sa clarté et son apparente simplicité2. On
doit éliminer les formules ampoulées, privilégier la forme active, les
phrases courtes, etc. Écrire clairement des paragraphes de transition entre
chaque parties favorise aussi la fluidité d’un texte.
o Le texte est-il aisément compréhensible?
Pour s’assurer que notre texte est compréhensible, le meilleur truc consiste
à le laisser de côté pendant plusieurs jours et d’en refaire ensuite une lecture
attentive et critique.
o Les phrases sont-elles trop longues? (voir la section 4.3)

La clarté d’un texte passe aussi par une ponctuation adéquate3. La ponctuation
est l’équivalent écrit des intonations et des pauses que l’on fait naturellement en parlant.
Selon Provost et al (2009, p. 10 à 16), la ponctuation est le gendarme qui régit la
circulation entre les idées. Elle est aussi essentielle pour bien rendre nos idées.
Comparons par exemple, les deux extraits suivants.

1
. Il est préférable de travailler avec un vrai dictionnaire de synonymes plutôt qu’avec la fonction
« Dictionnaire des synonymes » de Word car cette dernière affiche souvent des mots qui peuvent
s’avérer des anglicismes dans le sens du mot que l’on cherche à remplacer.
2
. Nous parlons bien d’apparente simplicité et non de texte simpliste. Un peu à l’image des athlètes
qui offrent des prestations qui ont l’air simples à réaliser, cette aisance dans le résultat final (soit
l’apparente simplicité d’un texte) ne s’obtient généralement qu’après beaucoup de travail.
3
. Les éléments de ponctuation englobent le point, la virgule, le point-virgule, le deux-points, le tiret,
les guillemets, les parenthèses, les parenthèses carrées (lorsque l’on veut inclure une [parenthèse] dans
une autre). Seuls le deux-points, les guillemets et le tiret sont précédés d’un espace.

Page 66
Exemple d’une phrase sans ponctuation
Comme nous l’avons déjà souligné on doit plutôt essayer de réécrire les idées
principales du texte dans nos propres mots la rédaction de l’essai en sera
d’autant facilitée.

Ouf! C’est essoufflant de lire cette phrase à voix haute.

Exemple d’une phrase avec ponctuation


Comme nous l’avons déjà souligné, on doit plutôt essayer de réécrire les
idées principales du texte dans nos propres mots; la rédaction de l’essai en
sera d’autant facilitée.

C’est beaucoup mieux ainsi.

On ne saurait trop insister sur l’importance d’utiliser les mots justes. À ce titre, il
est fortement conseillé de garder sous la main les dictionnaires généraux (tel De Villers,
2003), des dictionnaires spécialisés (tel Boussinot, 1981 ou Girodet, 1981) et des
dictionnaires propres à notre discipline (tel Ménard, 2004). Par exemple, les mots
« charges » et « dépenses » ne sont pas synonymes.

Enfin, il est souvent utile de relire son texte à haute voix, car cela donne une
autre perception de ce que l’on a écrit.

4.3 Peaufiner son texte


Et voilà, le premier jet des sections centrales de l’essai est terminé. Il nous reste
encore à rédiger, dans l’ordre, la conclusion, l’introduction et les limites du travail. Avant
d’entreprendre ces dernières sections, il est très utile de relire l’ensemble du texte, avec
deux objectifs en tête. Cette relecture sera d’autant plus profitable si l’on a laissé «vieillir
notre texte» (on l’a mis de côté quelques jours), car nous avons besoin d’un peu de recul
pour pouvoir détecter les éléments susceptibles d’amélioration. À force de travailler dans
un texte, on sait tellement ce que l’on veut dire que l’écart entre nos idées et ce que nous
avons réellement écrit est bien mince.

Le premier objectif de la relecture est de s’assurer que le texte ne contient pas


d’incohérences et que chaque section est bien liée aux autres. On prête aussi attention à
l’objectivité du texte. Cela implique d’enlever tous les superlatifs non démontrés et les
jugements de valeur, pour les remplacer le plus possible par des faits et des événements
susceptibles d’être vérifiés.

Le second objectif est de peaufiner la forme. On se posera alors quelques


questions, telles :

Page 67
1. Y-a-il des erreurs de syntaxe?
Par exemple, doit-on dire : comparer A avec B ou A à B?
(Voir la réponse dans le dictionnaire de De Villers, p. 312).

2. Y-a-il des anglicismes?


Exemple 1 : « adresser un problème » .., à quelle adresse?
Exemple 2 : « spécifique à l’entreprise » .., propre à …
(Pour d’autres anglicismes, voir Appendice A de Provost et al [2009], p. 131-142).

3. Y-a-il des coquilles ou des fautes d’orthographe?


On doit prendre l’habitude d’utiliser, à tout le moins, la fonction « Grammaire et
orthographe » de Word. Il existe aussi d’autres outils plus exact, tel Antidote.

4. Le ton est-il scientifique?


On n’utilise pas de « je », car un texte scientifique doit rester objectif, contrairement
au journal intime!

5. A-t-on abusé des abréviations?


Il n’est pas très risqué d’utiliser les abréviations connues, (ONU, par exemple 1). Ce
sont surtout les abréviations personnelles que l’on doit limiter. Rappelons-nous que le
texte de l’essai n’est pas rédigé pour économiser du temps à son auteur mais plutôt
pour susciter l’intérêt du lecteur. Par contre, si un texte reprend plusieurs fois une
assez longue expression, l’utilisation d’une abréviation peut faciliter la lecture. Par
exemple, on pourrait remplacer « entreprise à capital fermé » par « ECF » et suivre
deux règles. Premièrement, à la première occurrence, on indique « entreprise à capital
fermé (ECF) ». Deuxièmement, à chaque occurrence suivante, on utilise
constamment l’abréviation. Enfin, on ne doit pas oublier d’insérer dans les pages
liminaires (voir le chapitre 6) la liste et la signification des abréviations.

6. A-t-on abusé des notes de bas de page?


De telles notes servent à donner une information de nature secondaire, ou à donner
une information utile pour comprendre le texte sans rompre le raisonnement principal.
Dans un texte de vulgarisation, le nombre de notes de bas de page devrait rester
limité. Toutefois, dans un texte scientifique, elles peuvent être plus nombreuses.

Dans l’essai, les notes de bas de page sont placées au bas de la page de référence et
elles sont numérotées dans leur ordre d’apparition dans le texte. L’appel de note,
c’est-à-dire le signe placé dans le texte, est en exposant. Il précède généralement les
signes de ponctuation, comme le montre les exemples suivants.

Exemple 1
De tels critères étaient déjà inclus dans le cadre conceptuel de la théorie
comptable1.

1
. Pour déterminer si une abréviation est connue, on consulte … nos dictionnaires. Et oui, on ne peut
pas se passer de ces ouvrages!

Page 68
La note 1 pourrait par exemple préciser que même si des changements viennent d’être
apportés au cadre conceptuel, les critères qui font l’objet de la discussion n’ont pas
changé. Les appels de note sont généralement placés en fin de phrase, avant le point.

Exemple 2
Le gouvernement canadien revoit actuellement sa politique monétaire2 et
modifiera en conséquence la Loi des banques3.
La note 2 pourrait donner une définition de la « politique monétaire », c’est pourquoi
elle est placée immédiatement après cette expression. La note 3 pourrait préciser, par
exemple, que la nouvelle loi n’entrerait pas en vigueur avant deux ans.

Dans les exemples précédents, on tenait pour acquis que le texte des notes n’était pas
essentiel à la compréhension du texte. Sinon, on ne donnerait pas l’information en
note de bas de page mais plutôt dans le corps du texte. Par exemple, le texte de la note
3 de l’exemple précédent serait plutôt inclus dans le corps du texte si la dimension
historique des changements était un facteur important dans notre question à analyser1.

Pour obtenir d’autres réponses aux six questions précédentes, … on consulte des
grammaires et des dictionnaires (voir les références déjà fournies). Si nos compétences
de communication écrite sont limitées, il peut être pertinent de confier la révision à une
personne compétente. Dans ce cas, il vous semblera évident de lire qu’on doit trouver une
personne compétente pour réaliser ce travail. À titre de directrice de recherche, je vous
confirme pourtant que les étudiants des précédentes cohortes n’ont pas toujours appliqué
ce principe!

Autres conseils de rédaction et d’organisation des idées2

1. La phrase :

 Une phrase ne contient qu’une idée.

 Privilégier des phrases simples. On n’écrit pas un texte littéraire ou poétique


mais bien un texte scientifique. Assurons-nous que chacune de nos phrases
contient … un sujet, un verbe et un complément! Si vous commencez à multiplier
les virgules et les points-virgules dans vos phrases, c’est un signe que ces
dernières sont très longues. À moins de maîtriser très bien le français écrit, songez
à découper une longue phrase en plusieurs phrases distinctes.

 Pour vérifier la conjugaison des verbes, on peut consulter une intéressante


section du site de l’Université d’Alberta (www.pomme.ualberta.ca/devoir/).

1
. Et oui, il n’y a pas seulement des recettes toutes faites à appliquer, il faut toujours réfléchir!
2
. On trouvera d’autres trucs de rédaction sur le site
http://www.ebsi.umontreal.ca/jetrouve/ecrit/index.htm.

Page 69
 Éviter la multiplication des qualitatifs.
Par exemple, plutôt que d’écrire
« Ces savants auteurs proposent une excellente réponse »,
on écrira :
« Ces auteurs proposent une réponse qui semble intéressante, compte tenu
des coûts associés à … ».
N’oublions pas que l’essai est un texte scientifique, qui se caractérise par la
rigueur et l’objectivité.

 Éviter la multiplication des adverbes, car cela alourdit le texte et peut lui
donner une impression de flou. La preuve? La phrase :
« Les produits sont habituellement comptabilisés rapidement par les
entreprises invariablement soucieuses de leur bénéfice comptable. »

gagnerait à être remplacée par :


« Lorsqu’une entreprise souhaite présenter un chiffre de bénéfice élevé, elle
a intérêt à comptabiliser ses produits le plus tôt possible. »

 Ne pas craindre d’éliminer tout ce qui semble inutile ou superflu à la bonne


compréhension, le verbiage n’échappe jamais au spécialiste évaluateur et il enlève
beaucoup de rigueur à l’essai!

2. Le paragraphe

 Un paragraphe contient une idée principale.

 Chaque paragraphe inclut : 1) une tête, c’est-à-dire une phrase d’introduction,


2) un corps, où on développe l’idée principale, et 3) une fin.
(Voir aussi Tremblay et Perrier, 2006, p. 134, 135 pour la présentation de diverses
façons de structurer un paragraphe).

 Prévoir des transitions et des marqueurs de transition


(Voir le tableau 3.10, Létourneau [2006], p. 221 et Malo [1996], p. 287-298).

3. Les énumérations

Pour augmenter la clarté d’un texte, on présente parfois l’information sous la forme
d’énumération. Cela permet de faire ressortir plusieurs aspects, éléments, faits à
considérer dans un raisonnement, sans devoir rédiger un long texte. C’est le format
privilégié dans cette section intitulée « Autres conseils de rédaction et d’organisation
des idées ». Dans l’essai, ce mode de rédaction pourrait être utilisé pour présenter de
courtes listes, par exemple les cinq critères qu’une entreprise doit respecter avant de
pouvoir comptabiliser un produit.

Une énumération doit présenter une cohérence interne, c’est-à-dire qu’elle commence
toujours par un élément de même nature, soit

Page 70
 par un article :
i.Le citoyen
ii.L’entreprise
iii.Le gouvernement
 par un verbe :
iv.Travailler …
v.Recevoir une rémunération …
vi.Payer ses impôts …
 ou autres.

Page 71
Comment évaluez-vous les textes suivants, tirés des essais
des années antérieures?

Texte original Commentaires/reformulation


Sujet : comparaison IFRS/PCGR
Les transactions par échange de biens se font de façon semblable
à l’international et au Canada.

La décomptabilisation dans les IAS représente le moment où
l’actif doit être sorti des livres. Aucun renseignement n’est inscrit
aux PCGR à ce sujet alors que, selon les IAS, « la valeur
comptable d’une immobilisation corporelle doit être
décomptabilisée lors de sa sortie ou lorsqu’aucun avantage
économique futur n’est attendu » (IFRS, IAS 16, paragr. 67).

Les immobilisations inscrites à leur valeur réévaluée présentent
des informations concernant la date de la réévaluation,
l’utilisation d’un évaluateur indépendant s’il y a lieu, les
méthodes, les hypothèses et les mesures utilisées pour
l’évaluation de la juste valeur.

Page 72
La convergence vers les normes internationales a apporté des
changements progressifs qui permettent d’avoir une adaptation
plus faciles pour les entreprises.

Le résultat obtenu [à la fin du test de dépréciation] présente une
diminution de valeur qui va être incluse dans les charges de
l’exercice.

La constatation des produits d’intérêts, de redevances et de
dividendes suit les normes canadiennes en demandant une
constatation selon la nature de l’activité.

Les informations détaillées seront requises dès 2010, par souci de


comparaison. Ce qui demande un travail effectuer rapidement par
les entreprises afin d’assurer une comparaison adéquate des
normes.
L’application plus complexe demande … Plus complexe que quoi???

À retenir du chapitre 4
Pour rédiger un texte clair, il faut :
 Des idées claires
 Un plan détaillé
 Ré, ré, ré … écrire

Page 73
CHAPITRE 5. QUELQUES OUTILS COMPLÉMENTAIRES

On ne doit pas sous-estimer l’utilité et la puissance des outils de la suite Office


aux fins de la réalisation de notre essai. Voyons ensemble (en classe) l’utilité de
quelques fonctions des logiciels Word et Excel.

5.1 Trucs pour Word

Voici quelques fonctions très utiles.

1. Affichage du document
On peut afficher le document en mode page, lecture, plan ou brouillon
Chaque mode donne une vision différente du document. Si le mode brouillon est
souvent utilisé lors de la rédaction, le mode page est probablement plus approprié
à l’étape de la mise en page du texte.
Pour y parvenir :
• «Affichage»1,
• Choisir le mode dans la section «Affichages document».

2. Dictionnaire
Word offre des outils de révision du français, même s’ils ne sont pas parfaits.
Pendant la rédaction, vous pouvez trouver des synonymes.
Pour y parvenir :
• «Révision»,
• «Dictionnaire des synonymes».

Lorsque la rédaction est terminée, vous pouvez vérifier la grammaire et


l’orthographe.
Pour y parvenir :
• «Révision»,
• «Grammaire et orthographe».

3. Format
Il s’agit du format de notre texte, et non de celui du document dans son ensemble.

o Annuler une mise en forme automatique


On garde le contrôle sur notre texte!
Pour y parvenir :
• Icône «Annuler la frappe» dans le coin supérieur gauche de l’écran.

o Puces et numéros (jumelés au niveau de retrait)


Pour mettre en évidence des listes d’au moins trois items dans l’essai.

1
. Partout dans ce chapitre, les mots entre guillemets correspondent à des onglets ou des options
de Word ou de Excel.

Page 74
Pour y parvenir :
• «Accueil»,
• «Puces» ou «numéros».

Pour changer de niveau, utiliser les icônes «Augmenter le retrait» ou


«Diminuer le retrait».

o Saut de page
Plutôt que d’insérer des sauts de page, qui seront probablement à revoir
lorsqu’il faudra corriger le texte en fonction des commentaires du directeur de
l’essai, privilégier les commandes de gestion des paragraphes.
Pour y parvenir :
• «Accueil»,
• Dans la section «Paragraphe», cliquer sur l’icône située dans le coin
inférieur droit,
• «Enchaînement»,
• «Paragraphe solidaire» ou «lignes solidaires».

o Tabulation :
Oublions les espaces faits avec la barre d’espacement lorsque vient le temps
de présenter des colonnes de chiffres, des listes, etc.
Pour y parvenir :
• Utiliser les tabulateurs à gauche de l’écran.

o Utiliser les styles automatiques pour les titres et sous-titres


C’est un moyen simple de s’assurer que l’essai respecte les directives données
à la section 4.1 du présent document.
Pour y parvenir :
• «Accueil»,
• Dans la section «Style», préciser d’abord les styles de chaque niveau de
titre (selon les précisions données à la section 4.1 du présent document),
en choisissant l’icône «Modifier Gérer les styles»,
• Noircir le titre à l’aide du bouton gauche de la souris, puis sélectionner
le niveau de style voulu.

4. Image, graphique et autres


Pour concevoir facilement des figures, organigrammes ou autres.
Pour y parvenir :
• «Insertion»,
• Choisir l’une des options suivantes :
o «SmartArt,» si l’on veut utiliser une forme standard,
o «Graphique», si l’on veut reporter des données précises sous forme
de graphiques (en bâton, courbes, etc.),
o «Formes», si on veut concevoir une figure personnalisée.

Page 75
5. Protection du document pour l’ajout de commentaires
Cette fonction est fort utile lorsque votre directeur révise votre texte, puis lorsque
vous le retravaillerez à votre tour.
Pour protéger un document :
• «Révision»,
• «Protéger le document»,
• «Restreindre la mise en forme et la modification»,
• «2. Restrictions de modifications»,
• Cocher «Autoriser uniquement ce type de modifications dans le
document»,
• Choisir «Marques de révision»,
• «Activer la protection» (sans mot de passe).

Pour travailler dans un document révisé :


• «Révision»,
• «Désactiver la protection»,
• Sections «Modifications» : «accepter, refuser, précédent, suivant»

6. Références
o Possibilité d’intégrer les données de Endnotes (si vous connaissez déjà ce
logiciel). Sinon, compte tenu des exigences limitées de l’essai, vous produirez
vous-même votre liste des références.

o Note de bas de pages


Word gère facilement les notes de bas de pages.
Pour y parvenir :
• «Références»,
• «Insérer une note de bas de page».

7. Tableau (modèle, conversion, ajout de lignes et de colonnes, les tabulateurs)


Il est facile de concevoir des tableaux d’allure professionnelle.
Pour y parvenir :
• «Insertion»,
• «Tableau»,
• «Insérer un tableau», en choisissant le nombre de lignes et de colonnes
souhaitées,
• Choisir le format préféré : «Style de tableau»
• Pour que la ligne qui sert d’entête se répète automatiquement lorsque le
tableau tient sur plus d’une page, placer la souris dans le tableau, cliquer sur
«Disposition», puis sur «Répéter les lignes d’entête». Dans ce même onglet
(Disposition), on peut gérer le quadrillage, la disposition du texte dans les
cellules, insérer de nouvelles lignes ou colonnes, et plus encore.

Pour insérer des tabulateurs dans un tableau, appuyer simultanément sur les
touches «Ctrl» et «→»

8. Table des matières

Page 76
Une façon ultra rapide et très fiable de produire la table des matières.
Pour y parvenir :
• «Références»,
• «Table des matières»,
• «Insérer une table des matières»,
• Choisir les options désirées.

Et enfin
Conversion des abréviations
Pour sauver du temps pendant la rédaction, utiliser des abréviations. Lorsque la
rédaction est terminée, remplacer ces abréviations personnelles par les mots
complets.
Pour y parvenir :
• «Accueil»,
• «Rechercher»
• Préciser l’abréviation à rechercher, puis son remplaçant.
Si les abréviations renvoient parfois au singulier ou au pluriel, convertir d’abord
les pluriels (ou les plus longues abréviations).

Symboles personnels utilisés fréquemment


Les copier à la fin du fichier pour les repérer rapidement au besoin.

Travail à faire

En utilisant le potentiel de Word, préparez un gabarit qui vous servira lors de la


rédaction de l’essai.

5.2 Trucs pour Excel

1. Copier des formules sans incrément automatique


Lorsque l’on recopie des formules, disons vers la droite, Excel incrémente
automatique les références. Par exemple, la formule A1 + B1 devient, lorsque
copiée vers la droite, B1 + C1.
Si l’on veut évider cette incrémentation automatique :
• Encadrer la référence du signe $.

2. Insertion de figures et de graphiques et leur transfert dans Word


Pour générer rapidement des figures ou graphiques d’aspect professionnel à partir
de données chiffrées.
Pour y parvenir :
• Noircir les données qui entrent dans le graphique,

Page 77
• «Insertion»,
• Choisir la forme de graphique dans la section «Graphique»,
On peut ensuite changer le type :
• «Création»,
• «Modifier le type de graphique».
On peut aussi changer l’apparence, par exemple le titre, la légende, etc :
• «Disposition» de «Outils graphique»,

3. Volets
Les volets permettent de garder visible à l’écran les premières colonnes ou les
premières lignes (par exemple, les titres) d’une feuille Excel.

Pour y parvenir :
• Placer le curseur dans la première ligne de la première colonne que l’on veut
exclure des volets,
• «Affichage»,
• «Figer les volets».

4. Choix pour l’impression


Sert à définir des entêtes ou des pieds de page.
Pour y parvenir :
• «Mise en page»,
• «Imprimer les titres»,
• «En-tête/Pied de page»,
• Voir aussi les autres onglets.

Page 78
CHAPITRE 6. LES PRINCIPALES COMPOSANTES DE L’ESSAI1 - LE
« COTÉ TENUE DE SOIRÉE »

L’essai, sous son format officiel, comporte six parties, présentées dans
l’encadré ci-dessous et sont précédées de pages liminaires. Nous détaillons chacune
d’elle dans ce chapitre.

Pages liminaires
Page titre (format prédéfini) 1 page
Sommaire ½ à 1 page
Table des matières (à laquelle peuvent s’ajouter des listes des
tableaux, figures et abréviations) ½ à 1 page
1. Introduction ½ à 1 page
2. Développement 18 à 21 pages
2.1 Problématique et question à analyser 1 page
2.2 Description/compréhension de l’entreprise 2 pages
2.3 Analyse théorique en relation avec la question à analyser 5 à 6 pages
2.4 Réalisation du mandat et recommandations 10 à 12 pages
2.5 Limites du travail réalisé ½ à 1 page
3. Conclusion ½ page
4. Annexes (variable)
5. Appendices (s’il y a lieu) (variable)
6. Références (format prédéfini) ½ à 1 page
Total environ 25 à 30 pages

Pour l’ensemble de l’essai, on doit suivre certaines normes de présentation du


travail.

Format du document
8 1/2 x 11 pouces

Marges du document
Haut 1,0 pouce
Bas 1,0 pouce
Gauche 1,0 pouce
Droite 1,5 pouces

1
. Cette section des notes de cours inclut certaines précisions que l’on retrouvait jusqu’en 2009
dans le Guide de l’essai préparé et mis à jour par les personnes qui se sont succédées à la direction
du programme.

Page 79
Typographie
• Times New Roman, 12 points (sauf pour les entêtes, pieds de pages et titres,
tel qu’indiqué ci-dessous).
• Texte à interligne et demie

Pied de page (sauf sur la page titre)


Italique, Times New Roman, 10 points, contenant les renseignements suivants :

Page xx
Figures et Tableaux
Titre en minuscules, caractères gras, Times New Roman, 12 points, numérotation
selon l’ordre d’apparition.
Figure 1 : Titre de la figure ou du tableau

Notes de bas de page


Les notes de bas de page doivent apparaître au bas de la page de référence et sont
numérotées dans leur ordre d’apparition dans le texte.

MISE EN PAGE, ASSEMBLAGE ET NOMBRE D’EXEMPLAIRES

L’étudiant accorde une importance particulière à la présentation matérielle du rapport,


notamment en ce qui concerne la mise en page (par exemple les sauts de pages ou la
présentation sous format portrait ou paysage) et l’assemblage de la copie papier à
produire en trois (3) exemplaires lors du dépôt final.

6.0 Pages liminaires

Les pages liminaires sont celles placées en tête de l’essai. Elles incluent la
page titre, le sommaire, la table des matières et, s’il y a lieu, les diverses listes
(figures, tableaux et abréviations). Qu’en est-il de la pagination? À l’exception de la
page titre, elles sont paginées en chiffres romains, petites capitales.

Page 80
Page titre (format prédéfini)
1 page

La page titre contient notamment les renseignements dans l’ordre suivant :

Titre de l’essai
(noter que le titre de l’essai doit être exactement le même que
celui apparaissant sur le formulaire de choix de direction de
recherche)

<Espace>

Essai

< Espace>

Nom de l’étudiant

< Espace>

Nom du directeur de recherche

< Espace>

UQTR
Date

Sommaire1 2
(½ à 1 page)

Comme son nom l’indique, le sommaire résume dans un premier paragraphe


les objectifs (en réponse à la question à analyser) et la problématique du mandat qui a
été réalisé (incluant la question à analyser). Il présente succinctement, dans un
deuxième paragraphe, la démarche suivie, les résultats obtenus, les recommandations
ou les conclusions contenues dans le rapport.

En somme, le but du sommaire est de permettre au lecteur de saisir


l’essentiel du travail qui a été réalisé. Cette section est rédigée en dernier et elle est
écrite à la 3e personne du singulier (par exemple, « Dans cet essai, l’auteur … »).

Le sommaire se termine par l’ajout de quatre ou cinq mots clés qui


caractérisent les principaux thèmes de l’essai.

1
. Pour plus de détails, voir Provost et al, 2009, p. 31 et Malo, 1996, p. 272 à 274.
2
. À noter : au cours des années antérieures, cette section s’intitulait sommaire exécutif
(executive summury). Cette expression a été abandonnée, car un tel sommaire (traduit par
sommaire de gestion selon Malo), s’adresse à des gestionnaires, à des dirigeants, etc. (Malo, 1996,
p. 272), ce qui n’est pas le cas du texte de l’essai.

Page 81
Comment évaluez-vous les
sommaires suivants, tirés des
essais des années antérieures?

Sommaire tiré de : Analyse des facteurs financiers et non financiers ayant mené
ABC Inc. à la faillite
L’ultime but de ce travail est d’évaluer la qualité de l’information financière que dévoile
une entreprise en difficulté financière à ses créanciers dans un processus légal de
réorganisation ou de liquidation. C’est à partir de cette information que les créanciers
jugent du potentiel de rendement futur de l’entreprise insolvable. En fait, une entreprise
insolvable qui n’est pas capable de fournir un rendement futur est davantage susceptible
d’être liquidée que celle qui montre un avenir prometteur.

Ce travail s’intéresse à une entreprise qui a déclaré faillite en 1999 après que les
créanciers aient refusé la proposition concordataire. Le travail effectué dans ce présent
rapport consiste essentiellement à analyser les états financiers à vocation générale et les
informations requises en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité afin de
déterminer si ces informations étaient complètes, utiles et pertinentes pour aider les
créanciers à prendre la bonne décision.

Les analyses effectuées permettent de croire que les informations financières transmises
aux créanciers sont pertinentes pour le dégagement de tendances annonciatrices de
problèmes financiers majeurs. Il est à noter que les états financiers analysés dans ce
travail précédaient de quelques mois l’ouverture du processus légal. En fait, le dernier
exercice financier analysé s’est terminé le 30 juin 1998 alors que le processus légal
débute en février 1999.

Afin de juger de la capacité d’une entreprise à redresser sa situation financière, les


créanciers doivent examiner notamment, en plus des facteurs financiers, la dépendance
de l’entreprise envers les partenaires d’affaires, la diversification des activités
d’exploitation et la motivation de l’équipe de direction à rencontrer ses objectifs
promptement.

Sommaire tiré de : Déterminants de l’octroi de crédit et de la politique de crédit des


fournisseurs
L’objectif visé par le présent mandat consiste à mettre en parallèle la littérature actuelle
concernant le crédit-fournisseur avec ce que l’on peut observer dans la réalité de
quelques entreprises et de mieux comprendre les facteurs influençant le choix d’une
entreprise d’octroyer du crédit à ses clients, les déterminants de sa politique de crédit, la

Page 82
démarche effectuée pour l’ouverture d’un compte ainsi que les procédures de
recouvrement utilisées.

Les moyens utilisés pour atteindre ces objectifs étaient tout d’abord d’obtenir une bonne
compréhension du crédit commercial en prenant connaissance de la littérature actuelle
portant sur le sujet. Des résumés des documents consultés sont présentés à l’annexe B
du présent travail. Ensuite, une analyse détaillée de cette littérature a été faite dans le but
de faire ressortir les points importants ainsi que les points de vue convergents et
divergents entre les différents auteurs.

Afin de connaître les pratiques de crédit de quelques entreprises, un guide d’entretien a


été élaboré. Par lai suite, des entrevues ont été effectuées auprès de trois dirigeants
d’entreprises. Ces entrevues sont d’ailleurs consignées à l’annexe C de cet essai. Afin de
faire ressortir les réponses des dirigeants et d’être en mesure de faire un parallèle avec la
littérature consultée, des tableaux récapitulatifs des entrevues, des commentaires
généraux ainsi que des précisions sont présentés dans le présent travail.

Bien que ces entrevues n’ont pas permis de conclure sur la pertinence et la véracité des
hypothèses présentées dans les divers ouvrages consultés, elles ont tout de même mis en
lumière certaines pratiques de crédit actuelles des entreprises et ont permis de porter un
jugement critique sur les hypothèses présentées dans la littérature.

Page 83
Sommaire tiré de : Évaluation des actions d’une société manufacturière lors d’une
vente partielle

L’établissement de la juste valeur du capital-actions de ABC Ltée a fait l’objet du


présent mandat 1. La problématique a été de justifier un taux d’actualisation approprié
compte tenu des diverses approches possibles en évaluation d’entreprise. Le choix de la
méthode d’évaluation a été le sujet d’une discussion et la justification de l’approche
choisie a été traitée de façon à permettre au lecteur de situer la démarche parmi toutes
les possibilités offertes à l’expert en évaluation d’entreprise.

Une discussion à l’égard des prévisions financières du client est présentée et des
ajustements ont été, apportés à ces dernières afin de contrer l’optimisme des dirigeants.
La structure d’établissement du taux d’actualisation est expliquée de façon détaillée et
des justifications concernant toutes les décisions prises sont présentes. L’actualisation
des flux monétaires nets caractéristiques a été effectuée et la valeur obtenue est
présentée dans le rapport. Selon notre évaluation, la valeur actualisée des flux
monétaires et la valeur de l’actif net tangible s’élève respectivement à 704 817 $ et à
733 573 $. Néanmoins, le rapport remis au client établit: « la juste valeur marchande
(...) se situe entre 650 000 $ et 750 000 $. En fournissant au client une fourchette de
valeurs plus large, le cabinet diminue le risque de poursuites éventuelles lié au rapport.

Note de bas de page


1
Voir le tableau à la page 3 de l’offre de service

Table des matières ½ à 1 page

La table des matières comprend au maximum des titres de niveau 4 et elle est
présentée selon les règles expliquées à la section 4.1 et reproduites ci-dessous.

1. TITRE EN MAJUSCULES, CARACTÈRES GRAS, TIMES


NEW ROMAN, 14 POINTS
1.1 Titre en minuscules, caractères gras, Times New Roman, 14
points
1.1.1 Titre en minuscules, caractères gras, Times New Roman, 12
points
1.1.1.1 Titre en minuscules, italique, Times New Roman, 12
points

Les listes, s’il y a lieu

• Une liste des tableaux (en indiquant leur numéro, leur titre et la page). On
présente une telle liste si le nombre de tableaux excède deux.

• Une liste des figures (en indiquant leur numéro, leur titre et la page). On
présente une telle liste si le nombre de tableaux excède deux.

• Une liste des abréviations, s’il y a lieu.

Page 84
Les tableaux et les figures sont d’excellentes façons de présenter un grand
nombre de renseignements en un seul coup d’œil, ce qui aide le lecteur à saisir
l’ensemble des éléments. Mais qu’est-ce qui distingue un tableau d’une figure? Un
tableau est structuré en lignes et en colonnes, contrairement aux figures qui
englobent les schémas et les graphiques. Rappelons enfin qu’on ne doit pas abuser des
abréviations.

Comment évaluez-vous les tables


des matières suivantes tirées des
essais des années antérieures,
tant au niveau de la forme que du
fonds?

Voir les exemples sur le portail du cours.

 À noter :
• Aucun de ces exemples ne contient de listes (tableaux, figures et abréviations)
car cela n’était pas requis par le passé.
• Le sommaire était auparavant présenté tout juste avant l’introduction.
• Par le passé, les numéros de sections différaient de ceux requis à compter de
2010.
• Aucun de ces exemples ne contient des appendices, car la distinction entre
Annexe et Appendice n’était pas requise par le passé.

6.1 Introduction
½ à 1 page

Dans un essai théorique, l’introduction situe d’abord la problématique


(pourquoi on considère que l’essai est pertinent ou utile) et précise l’objectif de l’essai
(la question à analyser). Puis, elle résume la structure de l’essai, par exemple en
reprenant les principales sections et sous-sections indiquées dans la table des matières.
Ce faisant, on explique la démarche suivie.

Dans un essai pratique, l’introduction situe le mandat. Il s’agit d’expliquer


l’origine du mandat (client, cabinet, autre organisation, professeur), de nommer
l’entreprise pour laquelle le mandat est réalisé et d’exposer sommairement les
objectifs poursuivis par la démarche et le travail qui a été demandé.

Page 85
Peu importe qu’il s’agisse d’un essai théorique ou pratique, l’introduction
décrit aussi les résultats attendus. À ce titre, il est conseillé de reprendre le texte inclus
dans l’offre de service à cet effet (voir le chapitre 7 des notes de cours).

Une bonne introduction va du plus général au plus précis. En quelque sorte,


c’est comme si on repérait un lecteur dans un lieu public et qu’on décidait de le
prendre par la main pour le guider vers un lieu précis, disons un café.

« Coté Jeans » de notre travail (Mongeau, 2009), l’introduction se conçoit et


s’écrit uniquement après que la section 2 de l’essai est terminée. Avant de rédiger
l’introduction, on recommande fortement de relire d’un seul trait cette section 2 de
l’essai.

L’introduction se termine par l’ajout de quatre ou cinq mots clés qui


caractérisent les principaux thèmes de l’essai.

Comment évaluez-vous les


introductions suivantes, tirées des
essais des années antérieures?

Introduction tirée de : Analyse des facteurs financiers et non financiers ayant mené
ABC Inc. à la faillite
De façon générale, les utilisateurs des états financiers ont besoin d’une information
pertinente et fiable. Dans un contexte où une entreprise est dans un processus légal de
réorganisation ou de liquidation, cette qualité de l’information financière est d’autant
plus importante car les créanciers ont un pouvoir décisionnel quant à sa continuité
d’exploitation.

Le présent mandat examine un cas réel d’une entreprise qui a eu des difficultés
financières. L’entreprise étudiée est ABC Inc. et elle œuvre dans le secteur
biopharmaceutique. Le 22 février 1999, il y a ouverture du processus légal car elle
dépose un avis d’intention de faire une proposition concordataire à ses créanciers. Sur la
base des informations qui leurs sont disponibles, les créanciers doivent donc accepter ou
refuser une proposition déterminante de l’avenir de ABC Inc. Cette proposition a été
émise en date du 12 avril 1999.

Pour remplir ce mandat, il est d’abord nécessaire de comprendre les caractéristiques


propres à ce secteur d’activités afin d’analyser convenablement les résultats financiers
de ABC Inc. Les données financières du secteur biopharmaceutique seront comparées à
celles qui sont calculées dans l’analyse financière de l’entreprise étudiée. Cette analyse
financière tiendra compte d’indicateurs financiers, relevés dans la littérature financière

Page 86
portant sur l’insolvabilité, qui aident à la prédiction de faillite d’une entreprise.

De plus, afin d’évaluer la pertinence et la qualité des informations financières


disponibles aux créanciers durant un processus légal de réorganisation ou de liquidation,
l’étude de la Loi sur la faillite et 1’insolvabilité s’avère primordiale afin d’en connaître
les étapes et les parties impliquées. Aussi, en vertu de cette loi, plusieurs informations
additionnelles de nature financière sont divulguées aux créanciers afin de les renseigner
davantage.

Introduction tirée de : Déterminants de l’octroi de crédit et de la politique de crédit


des fournisseurs
Le commerce entre les entreprises est aujourd’hui basé sur des termes de crédit. L’offre
de crédit commercial soulève plusieurs défis pour les entreprises et représente une
composante importante de leurs dettes et de leurs actifs. Par le fait même, leur politique
de crédit fait partie intégrante de leurs stratégies d’affaires.

L’objectif poursuivi par cet essai est de mieux comprendre pourquoi une entreprise
décide d’octroyer du crédit à ses clients. Il s’agit donc de déterminer les facteurs qui
influencent ce choix. Les moyens utilisés pour atteindre cet objectif sont de prendre tout
d’abord connaissance de la littérature actuelle portant sur le crédit commercial afin
d’assurer une bonne compréhension du sujet et d’être en mesure de faire une analyse
détaillée de cette littérature dans le but de faire ressortir les points importants ainsi que
les points de vue convergents et divergents entre les différents auteurs. Ensuite, afin
d’établir réellement ce que sont les pratiques des entreprises en ce qui a trait au crédit-
fournisseur et de mettre en parallèle les hypothèses présentées dans les divers ouvrages
consultés, des entrevues effectuées avec quelques dirigeants d’entreprises seront
consignées dans cet essai.

Introduction tirée de : Évaluation des actions d’une société manufacturière lors


d’une vente partielle
L’essai découlant d’un mandat de consultation se déroule au sein du cabinet XX, pour le
bénéfice d’un nouveau client ; « ABC ». Le client veut obtenir de XX un rapport portant
sur le calcul de la valeur de la totalité des actions du capital-actions de la compagnie.
XYZ dont il souhaite acheter une partie. L’objectif à atteindre est de fournir au client
une fourchette de valeur raisonnable dans laquelle se situe la juste valeur des actions de
XYZ. La nature du mandat requiert de notre part de l’indépendance puisqu’il s’agit
d’une opinion d’expert indépendant sur la valeur, et non d’un conseil d’expert dans la
négociation. C’est pour cette raison que XX ne conseillera pas ABC quant aux
possibilités pour faire baisser le prix de vente.

Mon rôle au sein du cabinet dans la réalisation du mandat a été de déterminer les
ajustements à apporter aux prévisions financières, de déterminer tous les facteurs de
risque dans la détermination du taux d’actualisation et finalement de monter le rapport
remis au client. La détermination du taux d’actualisation et le choix de l’approche
utilisée ont été effectués par .Jo Blo, CA, CBV. Je l’ai toutefois accompagné tout au
long de ce processus et la détermination des facteurs de risque à prendre en compte lui a
été utile pour déterminer le taux d’actualisation.

Page 87
6.2 Développement
18 à 21 pages

Le développement constitue l’essentiel du travail et se structure en cinq sous-


sections.

6.2.1 Problématique et question à analyser


1 page

Comme nous l’avons expliqué en ouverture du chapitre 2, la problématique


décrit les faits susceptibles de susciter des questions de recherche ou les causes à
l’origine de ces questions. Il s’agit en quelque sorte du contexte qui entoure la
question à analyser.

Comme nous l’avons déjà mentionné, on annonce très succinctement la


problématique dans l’introduction de l’essai, en se limitant souvent à la nommer.
Dans la présente section, on a la chance de la développer. Par exemple, si dans
l’introduction on avait précisé que la problématique était de faire une évaluation
fiable de la juste valeur des actions d’une entreprise (la question à analyser étant de
déterminer la valeur des actions de cette entreprise), on pourrait expliquer dans la
section Problématique et question à analyser, les éléments précis qui font que
l’évaluation pourrait ne pas être fiable, en d’autres mots les tâches difficiles à
accomplir. Pensons par exemple au choix d’une méthode d’évaluation ou du taux
d’actualisation et à l’estimation des bénéfices futurs de l’entreprise. Cette section
pourrait aussi traiter des conséquences d’une évaluation non fiable. En somme, il
s’agit de convaincre le lecteur de l’essai de la pertinence de la question à analyser que
l’on a retenue.

Il est parfois difficile de cerner précisément les distinctions entre 1) le


sommaire, 2) l’introduction et 3) la problématique et la question à analyser. Par
analogie à un voyage, on pourrait comparer le sommaire (une vue d’ensemble de
l’essai) à une photo aérienne d’un pays, disons l’Italie. L’introduction correspond à ce
que l’on pourrait préciser à notre agent de voyage pour qu’il organise notre séjour
selon nos goûts. Notre agent doit connaître nos buts, par exemple un séjour de
« farniente » près de la mer, une tournée culturelle ou une tournée écologique
(l’objectif de l’essai) et ce que nous comptons y faire, telle une visite rapide de Rome
et de Venise (la structure de l’essai). Enfin, la problématique et la question à analyser
serait ce qui nous a amené à voyager en Italie plutôt qu’en Espagne.

Page 88
Comment évaluez-vous les
problématiques et questions à
analyser suivantes, tirées des
essais des années antérieures?

Problématique tirée de : Impact de l’exposé-sondage «Regroupement d’entités»


sur la comptabilisation des entités consolidées canadiennes, p. 6.
Une révolution importante touche actuellement les normes comptables canadiennes,
car dès 2011, celles-ci seront basées sur les normes internationales. Ce passage
s’avère nécessaire pour le Canada afin de demeurer compétitif sur le marché
international, mais cette transition ne se fera pas sans heurt. Le présent rapport de
recherche permet de faire le point sur ce changement imminent, car il permettra de
rendre compte de l’incidence de l’entrée en vigueur au Canada des normes
internationales d’information financière (IFRS) en ce qui a trait à la consolidation des
états financiers des entreprises canadiennes. Plus précisément, l’exposé-sondage
1582 concernant les regroupements d’entités, élaboré par le Conseil des normes
comptables (CNC), constitue l’axe central de la présente analyse, car les normes qui
y sont proposées sont alignées sur ces normes internationales. Le présent rapport
pourra être utilisé afin de mieux comprendre les principales différences entre les
normes internationales et canadiennes et donc de minimiser le fardeau de
l’application de ces normes.

Évidemment, ce basculement vers les IFRS affectera plusieurs autres domaines que
celui lié à la présentation de l’information financière, telles les procédures en place
au sein des autorités de réglementation et la nécessité de modifier les systèmes
comptables. Toutefois, ces changements débordent du cadre du présent ouvrage et
notre mandat couvre uniquement la présentation de l’information financière pour la
consolidation des états financiers des sociétés ouvertes canadiennes.

Page 89
Problématique tirée de : Analyse des facteurs financiers et non financiers ayant
mené ABC Inc. à la faillite, p. 12.
Essentiellement, ce mandat consiste à analyser la qualité et la quantité de
l’information financière disponible aux créanciers durant les processus de
réorganisation et de liquidation afin d’évaluer si elle est suffisante et pertinente pour
répondre à leurs besoins. En effet, à partir de cette information, les créanciers doivent
être capables d’évaluer les probabilités de recouvrer leur créance, de déterminer
quelles sont les causes des difficultés financières et de déterminer si l’entreprise est
viable à long terme.

En fait, les créanciers disposent de plusieurs sources d’information. D’une part, le


présent essai englobera une analyse des ratios financiers calculés à partir des états
financiers à vocation générale publiés avant l’émission de l’avis d’intention. Ces
ratios seront comparés à ceux du secteur pharmaceutique canadien pour tenir compte
de ses particularités. La plupart des indicateurs financiers utilisés seront tirés des
études menées par Altman1 et Campbel12 qui ont respectivement développé des
modèles pour la prévision d’une faillite et l’issue de procédures légales.

L’analyse, des ratios financiers tiendra aussi compte des travaux d’Elloumi3 qui s’est
penché sur la question de la manipulation des bénéfices comptables en contexte de
difficulté financière.

Enfin, le présent travail traitera de la qualité des informations financières obligatoires


en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité en tenant compte des besoins des
créanciers

Notes de bas de pages :


1
Altman, Edward 1.1968. "Financial ratios, discriminant analysis and the prediction of corporate
bankruptcy". The Journal of Finance, vo1.23, no. 4 septembre 1968), p. 589-609.
2
Campbell, Steven V. 1996. "Predicting Bankruptcy Reorganization for Closely Held Firms".
Accounting Horizons, 10, 3 (septembre 1996), p.12-25
3
Elloumi, Fathi. 2000. « La gestion des bénéfices dans un contexte de difficulté financière : une
perspective de gouvernement d’entreprise ». Thèse. Montréal: Université du Québec à Montréal, 202
p.

Page 90
Problématique tirée de : Étude de cas : entreprise qui a demandé la protection de
la loi sur la faillite, p. 14.
Le présent essai consiste en une étude critique d’une PME qui a demandé la
protection de la L.F.I. AMI a débuté ses opérations en 1989. En 1999, elle avait un
chiffre d’affaires d’environ 7 millions $ et une perte nette presque équivalente
lorsqu’elle s’est mise sous la protection de la L.F.I. Cette entreprise est spécialisée
dans la conception, le développement, la fabrication et la mise en marché, à l’échelle
internationale, d’échographes à ultrasons portables et mobiles pour les médecines
humaines et animales.

Dans le présent ouvrage, je vais parler de l’historique de l’entreprise, de ses activités,


je donnerai une brève explication des choix possibles lorsqu’une entreprise est
insolvable, je parlerai des avantages et inconvénients des différentes options, de
l’issue de la procédure de faillite pour AMI, des événements importants relatifs à la
faillite d’AMI et les autres parties prenantes impliquées dans cette faillite. Je vais
également présenter un examen détaillé de la situation financière d’AMI durant cette
période et une comparaison avec le secteur d’activité, afin de découvrir la raison de
ses difficultés financières et de vérifier si celles-ci étaient prévisibles.

Les résultats me permettront d’établir si les difficultés financières de l’entreprise


étaient prévisibles en analysant les états financiers pour ainsi évaluer leur fiabilité et
leur pertinence. J’analyserai également la qualité et la quantité de l’information
fournie au tribunal et aux créanciers afin de déterminer si les ceux-ci avaient
suffisamment de renseignements pour prendre une décision éclairée. De plus, je
décrierai l’impact qu’a eu sur l’entreprise la demande de protection sous la L.F.I.

Page 91
Problématique tirée de : Déterminants de l’octroi de crédit et de la politique de
crédit des fournisseurs, p. 21.
Mon essai portera sur le crédit commercial. Je souhaite y présenter les différents
déterminants de l’octroi de crédit par les fournisseurs ainsi que les facteurs
susceptibles d’influer sur leur politique de crédit. Plus spécifiquement, les
composantes de la politique de crédit sur lesquelles portera mon analyse seront les
termes de crédit, le montant de la marge de crédit accordé, la démarche lors de
l’ouverture d’un compte ainsi que les méthodes de recouvrement en cas de défaut de
paiement des clients. Ces sujets seront analysés en tenant compte de la littérature
actuelle consacrée au crédit commercial ainsi que de ce que l’on peut observer dans
la réalité de quelques entreprises. Pour ce faire, un guide d’entretien devra être
élaboré afin d’être en mesure d’effectuer des entrevues auprès de dirigeants. Ce
travail se fera à l’aide d’un guide d’entretien élaboré par M. XX, étudiant au DBA,
que je devrai adapter à mon sujet. Les résultats attendus sont de pouvoir confronter
la littérature actuelle concernant le crédit-fournisseur avec la réalité de quelques
entreprises.

Problématique tirée de : Évaluation des actions d’une société manufacturière lors


d’une vente partielle, p. 27.
XYZ a récemment conclu une entente de partenariat avec la société française SF, lui
permettant de développer un nouveau type de camions. L’entreprise estime devoir
déménager dans des locaux plus grands et par conséquent, faire des investissements
importants pour acquérir un bâtiment et un terrain. Dans le but d’intéresser et
d’impliquer davantage ses employés dans le succès de l’entreprise, la société désire
leur offrir 20 % du capital-actions par l’intermédiaire d’une coopérative de
travailleurs actionnaires. Ainsi, elle pourra bénéficier d’un financement par capitaux
propres additionnel sans que les deux actionnaires administrateurs ne soient obligés
d’investir à même leurs fonds personnels.

II s’agit donc d’un mandat d’évaluation de la juste valeur des actions â la date du
dernier exercice financier, soit le 31 août 2004, compte tenu des projets
d’investissements envisagés par la direction.

Puisque les actions seraient acquises dans l’optique d’une continuité d’exploitation,
l’approche préconisée est l’actualisation des flux monétaires caractéristiques
discrétionnaires. Toutefois, cette approche inclut plusieurs variables qu’il faut
analyser en considérant plusieurs facteurs propres â l’entreprise et à son secteur. Tous
ces facteurs auront un impact sur la détermination d’un taux d’actualisation approprié
et sur l’ajustement des flux monétaires futurs.

Page 92
Problématique tirée de : Le coût de revient dans une pme
Mon intervention consiste à répondre à un besoin bien précis de l’entreprise ABC
inc. Le but premier de mon essai pratique est de déterminer le coût de fabrication de
l’O-23. Étant donné que le prix de vente est moins élevé aux États-Unis qu’au
Canada, le client veut connaître le coût de revient du produit afin de s’assurer qu’il
fait un profit avec la vente. En effet, l’entreprise ne connaît pas les coûts précis
occasionnés par la fabrication de ses produits.

Afin de déterminer les coûts incorporables aux produits, j’aurai recours à deux
analyses qui ont déjà été effectuées par Pierre Jean-Jacques, l’ingénieur de
l’entreprise. Dans la première analyse, il a identifié de façon très précise, avec l’aide
de la technicienne informatique, l’ensemble des matières premières utilisées ainsi que
leurs coûts pour chaque produit fabriqué. La deuxième analyse consistait à compiler
le temps passé à effectuer les différentes étapes de fabrication des produits. En ayant
les résultats de ces analyses, ma plus grande tâche sera d’identifier et d’évaluer les
frais indirects de fabrication qui devront être pris en considération dans le coût de
revient des produits. De plus, je devrai identifier une base d’imputation adéquate afin
de répartir les frais indirects de fabrication au coût des différents produits fabriqués.

En plus de déterminer les coûts de fabrication des produits, je devrai concevoir un


outil informatisé pour le calcul du coût de revient de ceux-ci, soit une feuille de
travail Excel qui contiendra toutes les données recueillies concernant les coûts de
revient. De cette façon, en faisant une mise à jour constante des données de la feuille
de travail Excel, le client sera en mesure de connaître en tout temps le coût de revient
réel des différents produits.

Page 93
Problématique tirée de : Projet d’états financiers modèles
Le mandat consistait à confectionner un progiciel qui permet au cabinet de minimiser
le risque d’erreurs ainsi que de réduire le dédoublement de tâches lié à la rédaction
des états financiers. Ces derniers sont produits directement par le progiciel ce qui
permet de réduire considérablement les heures consacrées à la préparation des états
financiers.

Au cours du mandat, les connaissances nécessaires pour rédiger cet essai ont été
acquises. Elles ont été recueillies en effectuant des lectures pertinentes sur le sujet, en
interrogeant des personnes ayant déjà travaillé avec les progiciels ainsi qu’en
réalisant des recherches approfondies sur les progiciels sélectionnés.

Suite à cette analyse, il a fallu déterminer le plus approprié pour le cabinet. En effet,
le progiciel a dû répondre aux différents besoins du cabinet principalement au niveau
de la présentation et de la convivialité d’utilisation.

Par la suite, les difficultés rencontrées ont été abordées de façon à vous démontrer le
cheminement effectué au cours de ce projet. La résistance au changement est une
difficulté qui a été étudiée plus en profondeur. Cette section a été conclue par la
détermination du type de résistance présente tout au long du projet. De cette façon, le
choix du comportement à adopter a été grandement simplifié.

De plus, une analyse a été effectuée sur les différentes méthodes d’implantation afin
de sélectionner la plus adéquate pour la mise en place de ce projet au sein du cabinet.

Finalement, une procédure a été établie afin que les utilisateurs soient capables de
produire les états financiers modèles correctement lors de l’implantation du projet.
Celle-ci permettra de minimiser le risque d’erreurs au sein du cabinet, lors de
l’implantation.

Page 94
6.2.2 Description/compréhension de l’entreprise
2 pages

Évidemment cette section s’applique uniquement aux essais pratiques. La


difficulté consiste ici à décrire les caractéristiques pertinentes de l’entreprise en regard
du mandat. Par exemple, dans un mandat d’évaluation de la juste valeur des actions d’une
entreprise, on pourrait décrire l’environnement externe dans lequel baigne l’organisation
(clients, concurrents, créanciers, actionnaires, etc.) et l’environnement interne (employés,
département d’innovation, compétences des personnes clés, etc.). Ces éléments
permettraient de voir rapidement quelles sont les forces et les faiblesses de l’entreprise,
susceptibles d’affecter les perspectives d’avenir en matière de performance financière.
Dans l’exemple d’un mandat d’implantation d’un logiciel susceptible d’engendrer la
résistance aux changements du personnel clérical, il serait pertinent de présenter les
principales caractéristiques de ce personnel (nombre d’employés, formation, âge1, etc.).
Dans d’autres cas, il pourrait être pertinent de décrire la mission, les objectifs, la
stratégie, les facteurs clés de succès, le secteur d’activité dans lequel œuvre
l’organisation, les biens et les services qu’elle offre, le nombre d’employés, etc.

Seule une description générale de l’entreprise doit être présentée. Des descriptions
détaillées, comme par exemple un portrait du fonctionnement d’un logiciel comptable, ne
devraient pas figurer ici mais plutôt en annexe ou même en appendice.

En somme, on peut faire une analogie pour résumer ce que doit contenir cette
section. Lorsque nous avons à prendre la parole devant un groupe, nous avons besoin de
savoir à qui nous nous adresserons :
 Des gens de tout âge et de toute formation ou des experts internationaux?
La réponse déterminerait le niveau de langage.
 Des gens qui débuteront leur journée de travail ou qui la termineront?
La réponse déterminerait leur capacité de concentration.
 Des gens qui, malgré l’heure matinale, descendront de l’avion, obligés
d’absorber 15 heures de décalage horaire?
La réponse remettrait en question le projet de leur faire un exposé de travail
techniquement complexe.
De la même façon, le lecteur de l’essai doit bien comprendre quelle est cette
entreprise pour laquelle vous avez réalisé le mandat.

1
. À la condition que l’âge influence le niveau de résistance aux changements, ce qui ne me semble
pas démontré, malgré une certaine croyance populaire! L’objectif de cette note était de vous rappeler
qu’il est facile de tomber dans les opinions au détriment des faits objectifs.

Page 95
Comment évaluez-vous les
descriptions suivantes, tirées des
essais des années antérieures?

Description tirée de : Application pratique de la note d’orientation en comptabilité


no 14 à la Fédération des caisses Desjardins du Québec, p. 15 à 17.
Le Mouvement des caisses Desjardins regroupe la Fédération des caisses Desjardins
du Québec, ses caisses et ses filiales, la Fédération des caisses de l’Ontario et ses
caisses membres et le Fonds de sécurité Desjardins, lesquels contribuent au
développement des activités des caisses. Un organigramme du Mouvement
Desjardins est disponible à l’annexe B. L’analyse de la problématique se limitera à
l’environnement de la Fédération des caisses Desjardins du Québec, ainsi qu’à ses
filiales. Il est à noter que les caisses sont incluses seulement au niveau des états
financiers cumulés du Mouvement Desjardins.

La Fédération des caisses Desjardins du Québec est régie par la Loi sur les
coopératives de services financiers. Elle est l’entité coopérative responsable de
l’orientation, de la coordination et du développement au sein du Mouvement des
caisses Desjardins. Elle fournit à ses caisses membres divers services dont certains
d’ordre technique, financier et administratif. Elle a la responsabilité de l’inspection et
de la vérification des caisses ainsi que de la conception et du développement de tous
les systèmes réseaux; la Fédération est aussi détentrice de la franchise VISA pour le
Mouvement des caisses Desjardins. De plus, elle gère, par le biais de sociétés de
portefeuille, des participations majoritaires dans des sociétés par actions.

La FCDQ se divise en cinq unités : Les fonctions stratégiques Mouvement, les


régions, les marchés porteurs, les fonctions de soutien et les fonctions à portée
Mouvement. Les fonctions stratégiques Mouvements ont pour rôle de soutenir le
président et chef de la direction du Mouvement dans l’élaboration et la réalisation
d’orientation communes à l’ensemble du Mouvement. Ces fonctions couvrent les
domaines suivants : finance, trésorerie, gestion des risques, ressources humaines,
planification stratégique et développement pancanadien, affaires exécutives et
institutionnelles. Les fonctions â portée Mouvement sont le Bureau de la Surveillance
et de la Sécurité financières Desjardins, la Vérification interne et le Secrétariat
général. Les autres fonctions de la FCDQ - régions, marchés porteurs et soutien - ont
comme mandat de dispenser ou de soutenir le déploiement d’une prestation de
service à valeur ajoutée auprès des caisses et filiales.

Page 96
Pour la FCDQ, les cinq unités se traduisent dans les faits de façon organisationnelle
par dix premiers vice-présidents agissant à titre de répondant financier pour leur
première vice-présidence. Ces répondants financiers sont sous la gouverne du
Président et chef de l’exploitation de la FCDQ. Chaque première vice-présidence est
donc responsable de sa divulgation financière pour les fins de la préparation des états
financiers auprès de la première vice-présidence exécutive de la Direction financière
du Mouvement. La FCDQ est donc une entité dont la structure décisionnelle est très
décentralisée.

La normalisation comptable fait partie des activités de la fonction stratégique


Mouvement. La fonction première de la vice-présidence Contrôle et Divulgation
financière (VPCDF) est de produire les états financiers consolidés et statutaires de la
Fédération ainsi que les états financiers cumulés du Mouvement des caisses
Desjardins en s’assurant d’une harmonisation en terme de normalisation comptable.
La Direction Normalisation comptable est donc un centre d’expertise assurant la
coordination des travaux de normalisation pour tout le Mouvement Desjardins.
L’organigramme de la fonction stratégique Mouvement est disponible à l’annexe B
du présent document.

Cependant, il est à noter que chaque filiale demeure responsable de l’application de


la normalisation comptable en vigueur dans ses états financiers et que la Vice-
présidence Contrôle et divulgation financière (VPCDF) n’effectue qu’un travail de
vigie et de coordination des projets de normalisation.

Page 97
Description tirée de : Évaluation des actions d’une société manufacturière lors
d’une vente partielle, p. 28.
3.2 Description / compréhension de l’entreprise

3.2.1 Description sommaire

ASD est une société par action qui œuvre dans le secteur de la fabrication et la vente
de produits en métal à travers le Québec. Plus spécifiquement, elle se spécialise dans
la mise en forme et l’assemblage mécano-soudé de produits de métal en feuille et la
fabrication de boîtes de camion et de carrosseries utilitaires sur mesure. La
fabrication de boîtes de camion sur mesure représente le tiers de ses activités, les
deux tiers restants sont consacrés à la fabrication de métal en feuille. La compagnie a
été fondée en 1989 et les actionnaires actuels y sont depuis la fondation.

3.2.2 Taille

Il s’agit d’une société privée de petite taille, comptant une quarantaine d’employés
ainsi que deux actionnaires participant à la gestion. Selon les états financiers non
vérifiés, la société a produit, un chiffre d’affaires d’un peu plus de 3 millions $ pour
l’exercice terminé le 31 août 2004 et dégagé environ 127 000 $ de bénéfice net. À la
date de clôture, l’actif total au bilan représentait 1600 000 $ et le passif s’élevait à 1
113 000 $. Le chiffre d’affaires a connu une croissance de 53 % de 2000 à 2004.
Une baisse du chiffre d’affaires a toutefois été connue en 2003.

3.2.3 Principaux partenaires d’affaires

Ses principaux clients pour le secteur des boîtes de camion sont des municipalités,
ministères, entreprises privées, qui désirent des boîtes de camions adaptées à leurs
besoins respectifs. Parmi ses clients, on retrouve Hydro-Québec, Entourage, la Ville
de Montréal ainsi que d’autres municipalités. Pour ce qui est de la fabrication de
produits de métal en feuille, ASD est sous-traitant pour des industries régionales.
ASD connaît une certaine dépendance économique à l’égard de certains clients au
niveau de la sous (…)

Page 98
6.2.3 Analyse théorique en relation avec la question à analyser
5 à 6 pages (une dizaine de pages dans un essai théorique)

Nous voici enfin (!) au cœur du travail de l’essai. La section Analyse théorique
fait état de la compréhension théorique de la question traitée, la capacité à répertorier les
fondements et concepts théoriques appropriés à la résolution de la question, la capacité de
sélectionner et d’analyser les faits importants, l’aptitude à appuyer son raisonnement ou
ses affirmations sur des bases solides (références) et la capacité à exercer son jugement
dans l’analyse théorique.

Dans un essai pratique, on retrouvera généralement ici une analyse de diverses


approches possibles pour traiter le mandat confié, et de façon plus globale la question à
analyser, et le choix justifié de l’approche ou des hypothèses retenues. Il peut s’agir, par
exemple, de présenter une description, appuyée par des références à des volumes ou des
articles de comptabilité de gestion, des divers modes de calcul du coût de revient d’un
service et le choix justifié du mode de calcul retenu pour résoudre la question à analyser.
Si le mandat est la réalisation d’un plan d’affaires, on pourrait retrouver les divers
objectifs poursuivis par la rédaction d’un plan d’affaires, la recension de quelques
approches et la justification des objectifs et de l’approche retenue. Pour l’étude d’une
question fiscale, on pourra référer à la jurisprudence et à la loi de l’impôt pour examiner
les diverses façons de traiter le problème. L’application d’une norme comptable pourrait
être présentée sous toutes ses facettes en appuyant l’analyse et l’argumentation sur le
Manuel de l’ICCA et les autres sources de PCGR.

Dans un essai théorique, on trouvera aussi une analyse de la question, même si


cette section ne se conclut pas nécessairement par le choix d’une méthode qui sera
appliquée dans un mandat. Par exemple, si l’essai consiste à résoudre la question :
Comment une étude de cas pourrait-elle permettre aux étudiants de la maîtrise
d’appliquer l’IAS 18?», l’analyse théorique pourrait englober l’analyse de l’IAS 18 en
regard : 1) des qualités pédagogiques du cas, 2) des besoins des utilisateurs, 3) de la part
de jugement professionnel laissé au comptable dans l’application de la norme et 4) des
coûts qu’une entreprise devrait assumer pour l’appliquer. Cette section devrait aussi
renvoyer à une annexe où l’on présenterait les principales caractéristiques des entreprises
œuvrant dans le secteur d’activité x, que l’on retiendra dans la conception de l’énoncé du
cas.

Peu importe que l’analyse théorique s’inscrive dans un essai théorique ou


pratique, elle devrait avoir deux qualités : l’organisation des idées et des concepts est
notre apport personnel et on y trouve plus qu’un résumé de lecture. Examinons ces deux
qualités.

Premièrement, on ne reprend pas simplement la structure d’un chapitre d’un


volume ou d’un article qu’on a beaucoup aimé. Puisque notre essai n’est pas une simple
copie d’un travail fait par quelqu’un d’autre, il est normal que sa structure diffère de celle
retenue par les auteurs précédents, même si leur texte était très bien structuré.

Page 99
Deuxièmement, le texte doit constituer une réelle analyse et non un simple
résumé de quelques lectures.

Capsule No 5
Besoin de trucs pour s’assurer que notre
texte comprend des analyses?
On réfléchit aux possibilités suivantes.
o Opposer les consensus et les divergences entre les auteurs qui ont
déjà analysé la question.
o Opposer les différences entre les faits et les opinions relevés dans la
littérature, en remettant en doute les opinions.
o Déterminer les conséquences, du point de vue des parties concernées,
des avantages et des inconvénients d’une méthode, d’un changement de
structure organisationnelle, etc.
o Inclure nos idées et celles des auteurs précédents.
o Concevoir des figures synthèses (des réseaux de concepts).

Pour éviter le piège de se limiter à rédiger un texte qui ressemble trop à un simple
résumé, les résumés de lecture peuvent être annexés à l’essai. Il est alors simple de
rapporter fidèlement les idées des auteurs précédents, en respectant bien sûr les règles de
citation textuelle et de citations des idées expliquées à la section 3.2.3 de ce document.

Dans la section 2.3 de l’essai, il nous faut trouver un équilibre délicat. Si l’on ne
cite aucun auteur, on ne démontre pas qu’on a pris le temps de lire sur notre
question/mandat, ce qui est pourtant une qualité fondamentale recherchée dans l’essai.
L’absence de citations soulèverait aussi un doute quant à l’éthique, pourtant au cœur de
notre profession. Enfin, l’absence de citations peut aussi être un signe que notre texte
contient trop d’opinions personnelles qui n’ont pas été suffisamment appuyées par des
analyses d’autres auteurs. À l’inverse, si l’on ne fait que citer les idées des autres, on
montre qu’on n’a pas assez réfléchi. C’est sans doute sur cet aspect que vous apprécierez
le support de votre directeur de recherche!

Page 100
6.2.4 Réalisation du mandat et recommandations
10 à 12 pages

Cette section, en lien avec la partie précédente contenant l’analyse théorique,


présente de façon cohérente les analyses réalisées, les méthodes de recueil de données
(entrevues, questionnaires, revue de documents, etc.), les techniques appliquées
(benchmarking, utilisation d’un tableur, d’un logiciel comptable, etc.), les expertises
sollicitées (rencontre avec le banquier, la direction générale, les employés de production,
etc.). Elle présente le résultat des données et informations recueillies et les analyses,
conclusions et recommandations justifiées issues de ces résultats. Si le résultat attendu
du mandat est un produit tangible (par exemples un tableur Excel pour le calcul du coût
de revient d’un service, un guide d’utilisation pour l’application de procédures de fin
d’exercice, un plan d’affaires, etc.), une présentation sommaire du produit, disons un
tableur, sera incluse dans cette section. Le tableur lui-même sera joint en annexe. Si le
résultat attendu est la conception d’une étude de cas, cette section comprend l’énoncé et
la solution du cas.

Cette section ne doit pas relater dans le menu détail la démarche employée. Par
exemple, il n’est pas pertinent d’écrire que Monsieur X a été contacté à trois reprises
avant qu’un rendez-vous soit fixé et que la rencontre a duré trois heures! Il suffit de
mentionner que les informations ont été recueillies par entrevue auprès de Monsieur X. Si
le mandat est la réalisation d’une étude comparative des fonctionnalités de deux logiciels
comptables, il n’est pas pertinent de mentionner en détail dans cette section que pour
créer la charte de comptes dans le logiciel A, il faut choisir Éditer, puis Créer la charte et
finalement inscrire le numéro et le nom du compte. Ces informations peuvent apparaître
en annexe si cela est jugé nécessaire. Il sera plus pertinent, par exemple, de présenter
dans cette section l’évaluation comparative de la facilité et de la rapidité des deux
logiciels en ce qui concerne la création d’une charte.

Cette section contient souvent des tableaux et des figures. Rappelons que ces
derniers complètent le texte mais ne le remplacent pas. En effet, les éléments inclus dans
les tableaux et figures doivent être repris et expliqués dans le texte. De plus, le texte doit
annoncer les (comporter un renvoi explicite aux) tableaux et figures. Visuellement, la
présentation en format vertical facilite la lecture. Si le format paysage est requis, le titre
est placé du côté relié.

6.2.5 Limites du travail réalisé


½ à 1 page

Cette section vise à mettre en garde le lecteur sur les limites du travail réalisé.
Ces limites peuvent être de nature théorique (le problème aurait pu être discuté
autrement), méthodologique (on n’a pu obtenir toute l’information pertinente) ou pratique
(résultats anticipés différents si les hypothèses formulées ne se réalisent pas). La capacité
de reconnaître les limites d’un travail est une caractéristique de toute démarche

Page 101
scientifique. Tout diplômé d’études universitaires de cycle supérieur doit en effet
développer son esprit critique et cela passe par l’autocritique de son propre travail.

Qu’on soit clair. Cette autocritique n’est pas caractéristique des consultants qui
cherchent à attirer de nouveaux clients. Par contre, elle transparaît dans les rapports que
les consultants remettent à leurs clients. Pensons par exemple au texte rédigé par un
consultant sur sa compréhension du mandat ou sur l’utilisation restreinte de ses
conclusions, par exemple une utilisation limitée aux dirigeants de l’entreprise pour
prendre la décision x.

On ne doit surtout pas associer le nombre ou l’importance des limites du travail


réalisé comme étant un signe de mauvaise qualité de l’essai. Au contraire, nous savons
qu’un travail de six crédits universitaires ne permet pas d’aboutir à des conclusions qui
changeront le monde des affaires. Alors, en toute humilité, une démarche rigoureuse et
éthique exige de préciser les limites du travail.

Comment évaluez-vous les


« Limites du travail réalisé »,
tirées des essais des années
antérieures?

Limites du travail réalisée tirées de : Déterminants de l’octroi de crédit et de la


politique de crédit des fournisseurs, p. 22.
Le présent travail comporte certaines limites importantes. Tout d’abord, seulement
quatre documents de recherche ainsi que deux volumes ont été consultés afin de faire
une analyse de la littérature actuelle portant sur le crédit-fournisseur. Ainsi, il ne
s’agit pas d’une recherche exhaustive sur le sujet. De plus, deux documents dataient
de plus de dix ans et ils étaient donc moins d’actualité

Ensuite, afin d’avoir une idée des pratiques de crédit des entreprises, seulement trois
entrevues ont été effectuées auprès de dirigeants d’entreprises. Malgré le fait que ces
entrevues ont été conduites à l’aide d’un guide d’entretien et qu’elles ont permis de
faire certains commentaires généraux, leur nombre n’était pas suffisant pour conclure
sur la pertinence et la véracité des hypothèses présentées dans les divers ouvrages
consultés. En outre, des entrevues avec d’autres dirigeants d’entreprises auraient sans
doute amené des commentaires différents.

De plus, le guide d’entretien a été élaboré en se basant uniquement sur la littérature


consultée. D’autres questions auraient pu mettre en lumière d’autres aspects du

Page 102
crédit commercial.

Enfin, il est possible que les notes prises lors des entretiens ne reflètent pas toutes les
subtilités des idées exprimées par les répondants.

Limites du travail réalisée tirées de : Évaluation des actions d’une société


manufacturière lors d’une vente partielle, p. 29.

3.5.1 Limites du mandat


Les deux principales contraintes dans la réalisation de ce mandat ont été le peu de
temps accordé à la réalisation du mandat et les faibles honoraires chargés au client.
En effet, il s’agissait d’un mandat qui aurait requis beaucoup de travail d’analyse afin
de justifier les calculs effectués. Par exemple, avec plus d’honoraires, il aurait été
possible de refaire une évaluation complète des équipements par un expert plus
spécialisé dans le domaine des équipements. De plus, il aurait été possible d’établir
de façon plus rigoureuse des prévisions financières plus détaillées, pour diminuer la
prime de risque.

L’entente de partenariat aurait pu faire l’objet d’une évaluation distincte de celle de


l’entreprise avec une analyse des risques et menaces propres à la réalisation de cet
actif. L’évaluation de la participation minoritaire suite au calcul de la valeur aurait
aussi pu être effectuée pour le bénéfice de la coop de travailleurs actionnaires.

Il faut toutefois rappeler qu’il s’agissait d’un mandat de calcul de la valeur’ 5 où


l’étendue du mandat est très limitée. Il a donc été nécessaire d’émettre de
nombreuses hypothèses qui réduisent la fiabilité de la conclusion.

3.5.2 Limites de l’essai


La principale contrainte à la réalisation de l’essai se situe au niveau de la partie
théorique. J’ai n’ai pas trouvé d’auteurs qui quantifient ou donnent des balises
concernant la prime de risque propre à l’entreprise et à son secteur. Il aurait
intéressant de présenter une grille d’analyse quantifiant chaque facteur de risque
possible dans une entreprise selon des facteurs qualitatifs. Néanmoins,
l’établissement d’une telle grille pourrait faire à elle seule, l’objet d’une recherche
théorique sur le sujet. Puisque mon essai était de nature pratique, je ne me suis pas
concentré sur cette partie. J’ai concentré mon travail à relever les facteurs internes et
externes qui influent sur cette prime.

Page 103
6.3 Conclusion
½ page

La conclusion de l’essai rappelle la question à analyser et offre un résumé des


résultats obtenus à cet égard. La conclusion n’est pas une simple répétition de quelques
phrases repiquées dans les sections précédentes. C’est la dernière chance de faire ressortir
les éléments importants de l’essai. Avant d’en commencer la rédaction, on peut
s’imaginer que l’on a deux minutes pour parler de notre essai à un interlocuteur et l’on
détermine ce qu’on voudrait dire à ce dernier dans un laps de temps aussi court.

Une bonne conclusion comprend trois éléments. Premièrement, elle présente une
synthèse de l’essentiel du travail, c’est-à-dire les idées principales et comment elles
étaient articulées). Deuxièmement, elle rappelle les conclusions logiques. À cet égard, on
doit rester modeste, par exemple en ne généralisant pas à toutes les entreprises une
recommandation appropriée à une entreprise précise. Ainsi, dans un mandat d’évaluation
de la valeur de l’actif net d’une entreprise, la fourchette de valeurs déterminée serait
rappelée dans la conclusion. Enfin, la conclusion de l’essai se termine par une relance,
c’est-à-dire une nouvelle question qu’il serait intéressant d’analyser ultérieurement.
Notons que cette relance est souvent en lien avec les limites du travail réalisé (section 2.5
de l’essai). En reprenant l’exemple de l’évaluation de l’actif net d’une entreprise aux fins
d’une transaction de vente, la relance pourrait être que, indépendamment de la fourchette
de valeurs, le prix de vente réel résulte de la capacité de négociation de l’acheteur et du
vendeur et qu’il serait pertinent de comprendre les caractéristiques personnelles des
parties impliquées lors des négociations.

La conclusion offre ainsi une image miroir de l’introduction. En effet, si


l’introduction commence par une vision très générale pour amener le lecteur vers une
question plus précise, à l’inverse, la conclusion part des résultats précis pour aller vers
une nouvelle perspective élargie. On lâche la main du lecteur et on lui indique où il
pourrait se rendre dans le futur.

« Coté Jeans » (Mongeau, 2009), la conclusion se conçoit et se rédige après


l’introduction. À moins qu’une clause de confidentialité n’ait été incluse dans l’offre de
service, il se peut que notre essai soit lu ultérieurement par d’autres personnes qui
s’intéressent à une thématique semblable. Avant d’en entreprendre la lecture détaillée,
ces personnes en feront probablement une analyse sommaire, telle que décrite au tableau
3.3, c’est-à-dire qu’elles liront le sommaire, regarderont la table des matières, puis liront
l’introduction et, enfin, la conclusion. Après avoir rédigé le premier jet de notre
conclusion, il est donc souhaitable de vérifier qu’elle est cohérente avec l’introduction.

Page 104
Comment évaluez-vous les
« conclusions » suivantes, tirées
des essais des années
antérieures?

Conclusion tirée de : Synthèse des normes portant sur les instruments financiers
et leur application dans un cas concret, p. 8.
Cet essai avait comme objectif de vulgariser les normes sur les instruments
financiers afin d’améliorer les connaissances des comptables en la matière. Il
comporte une synthèse des divers chapitres du Manuel de l’ICCA, soit les chapitres
1530, 3855, 3862 et 3863, des exemples chiffrés et une simulation de cas afin que le
lecteur ait une vision plus pratique de ces divers chapitres.

À notre avis, ce document est une source fiable et relativement complète concernant
la comptabilisation initiale des différentes catégories d’instruments financiers,
l’évaluation subséquente de la juste valeur des actifs et passifs financiers, la
présentation des instruments financiers dans les états financiers ainsi que les
instruments financiers dérivés.

Page 105
Conclusion tirée de : Analyse des facteurs financiers et non financiers ayant
mené ABC Inc. à la faillite, p. 13.
L’étude financière du cas de ABC Inc., pour les années financières de 1996 à 1998, a
permis de dégager des tendances primordiales qui laissaient présager l’ampleur des
difficultés financières qui l’ont amenée à la faillite le 27 avril 1999. Les créanciers
possédaient donc les informations nécessaires décider du sort de la proposition
concordataire.

Cependant, l’information divulguée aux créanciers n’est certainement pas parfaite


car elle ne tient pas compte des évènements futurs susceptibles de redresser sa
situation financière précaire, surtout dans un contexte où l’avenir d’une entreprise
dépend de ses efforts de recherche et de son savoir faire. En d’autres termes, il est
important de considérer les objectifs de la direction, les moyens et les actions
concrètes qu’elle met de l’avant pour les concrétiser. Cependant, ces derniers critères
ne sont pas décrits dans les états financiers â vocation générale. Les documents
légaux, quant à eux, ne permettent pas non plus de relever ces informations bien
qu’ils soient nécessaires pour aider les créanciers à accepter ou à refuser une
proposition concordataire.

Somme toute, les créanciers ont refusé la proposition concordataire et la faillite a


effectivement été déclarée le 27 avril 1999. Les créanciers ont perdu beaucoup
d’argent dans toute cette affaire car la liquidation des actifs de ABC Inc. leur a
permis de recevoir seulement 35% de leur créance initiale. Cependant, ce taux de
récupération est supérieur à la moyenne qui lui se situe à près de 10%.19
19
Bureau du surintendant des faillites Canada, Analyse empirique de l’efficacité des procédures de
réorganisation sous la LF1 et la LACC, Industrie Canada. 2006. Site Web d’Industrie Canada. En
ligne. http://strategis.ic.gc.ca. Consulté le 25 avril 2007.

Page 106
Conclusion tirée de : Déterminants de l’octroi de crédit et de la politique de crédit
des fournisseurs, p. 23.
L’objectif poursuivi par le présent travail était de mieux comprendre les
déterminants du choix d’une entreprise d’offrir du crédit à sa clientèle ainsi que les
facteurs influençant sa politique de crédit.

Par ailleurs, les entrevues effectuées auprès de trois dirigeants d’entreprises ont
permis d’établir un rapprochement entre les hypothèses présentées dans la littérature
concernant le crédit commercial et les pratiques de crédit de quelques entreprises.
Ainsi, un jugement plus critique de la littérature consultée a pu être porté.

De façon générale, les dirigeants d’entreprises semblaient être en accord avec la


littérature portant sur les objectifs du crédit commercial, les déterminants de l’octroi
de crédit et les facteurs spécifiques au client susceptibles d’influencer la politique de
crédit de leur entreprise. Aussi, les pratiques de recouvrement semblaient être
standards dans les trois entreprises et en accord avec les énoncés théoriques.
Cependant, les dirigeants ont montré un certain désaccord avec la littérature portant
sur les facteurs spécifiques au fournisseur pouvant influer sur leur politique de crédit.
Par ailleurs, les entreprises ne semblaient pas modifier leur politique de crédit à la
suite de changements dans leur environnement et leur analyse du risque de crédit
pour un client donné semblait être moins approfondie que le suggéra la littérature. De
plus, les. sources d’informations utilisées aux fins de cette analyse semblaient être
fortement influencées par la taille de l’entreprise du fournisseur et les trois
entreprises n’utilisaient pas de modèle statistique afin d’évaluer le risque de crédit de
leur clientèle. Par ailleurs, selon les réponses obtenues lors des entrevues, les
conditions de crédit octroyées semblaient être adaptées à chacun des clients ou
groupes de clients de ces entreprises.

En conclusion, même si plusieurs facteurs influent sur les pratiques de crédit des
entreprises, il reste que ces choix demeurent propres à chaque entreprise et que
certaines pratiques de crédit sont particulières au secteur d’activités des entreprises.

Page 107
Conclusion tirée de : Évaluation des actions d’une société manufacturière lors
d’une vente partielle, p. 30.
Le mandat réalisé pour le bénéfice du client avait pour but de déterminer une
fourchette de valeurs dans laquelle la juste valeur des actions se situait. L’approche
adoptée fut l’actualisation des flux monétaires futurs selon la méthode de l’actif net
réel avec une structure de calcul du taux d’actualisation cohérente. Une justification
des éléments prendre en compte dans l’ajustement des prévisions et dans la
détermination du taux d’actualisation a été effectuée afin de supporter la valeur
obtenue.

Ce mandat pratique était très complexe selon Jo Blo CA, CBV, puisque beaucoup
d’éléments de problématique étaient regroupés sous le même mandat tels qu’un
projet d’investissement, un historique de rentabilité qui n’est pas représentatif du
futur’ et l’évaluation d’une entente de partenariat, tous des éléments qui requièrent
énormément de jugement professionnel. De plus, les prévisions financières préparées
par les dirigeants ne concordaient pas avec leurs affirmations, il a donc fallu les
ajuster pour mieux refléter la réalité.

Le niveau d’actifs nets tangibles obtenu signifie que le projet d’investissement


semble très risqué et permet difficilement de justifier les prévisions établies par la
direction. Il est donc normal que la valeur obtenue selon l’actualisation des flux
monétaires caractéristiques soit inférieure à la valeur de l’actif net tangible.

6.4 Annexes

Établissons d’abord une distinction entre les annexes et les appendices. Une
annexe est un « Document qui, à cause de sa longueur, n’a pas pu trouver de place dans
le texte et qui est placé à la fin de celui-ci » (Malo, 1996, p. 1). Il s’agit donc d’un
complément au texte. Par comparaison, un appendice est « une pièce jointe à la fin d’un
document, sans laquelle le document serait quand même complet » (Malo, 1996, p. 6).
L’appendice est donc un supplément au texte.

Au moment de choisir si une information doit être donnée dans le corps du texte
ou en annexe, c’est souvent la longueur de l’information qui nous guide. Dans tous les
essais de notre programme, la première annexe est l’offre de service. Elle est
complémentaire au texte, car elle annonce les résultats attendus de l’essai auxquels les
évaluateurs référeront avant même d’entreprendre la lecture de l’essai pour s’assurer que
le texte est « recevable »1. Les autres annexes peuvent inclure les résumés de lecture de
certaines références documentaires, dont le contenu doit être connu avant d’entreprendre

1
. Il est clair qu’un essai qui ne contient pas le travail décrit dans la section « Résultats attendus » de
l’offre de service sera refusé par tout directeur de recherche.

Page 108
la conception de la section 2.3 de l’essai qui, il n’est pas superflu de le rappeler, doit être
dédiée à l’analyse d’une question. Les annexes contiennent aussi le détail des calculs
importants qu’il a fallu faire lors de la réalisation du mandat, les outils développés
(questionnaire ou guide d’entrevue), des informations sectorielles, diverses statistiques,
etc.

Les annexes, présentées immédiatement après la conclusion, sont numérotées en


chiffres romains majuscules (I, II, etc.). Elles sont paginées à la suite de la conclusion, de
la même façon que le corps du texte. Chacune présente un titre, indiqué dans le même
format que les titres du corps du texte. Voici un exemple.

Exemple :
ANNEXE I
OFFRE DE SERVICE

Enfin, on se rappellera que la table des matières inclut la liste des annexes.

6.5 Appendices (s’il y a lieu)

Les appendices peuvent contenir le même type d’information que celles


présentées en annexe (informations sectorielles, diverses statistiques, etc.) mais qui ne
sont pas essentielles à la compréhension de l’essai. Par exemple, on pourrait y inclure le
texte intégral d’une entrevue, dont le résumé serait présenté en annexe et l’analyse dans
le corps du texte. On pourrait aussi inclure le certificat d’éthique pré-requis selon la
nature de notre essai.

Tout comme pour les annexes, la liste des appendices apparaît dans la table des
matières. Les appendices sont présentés immédiatement après les annexes selon les
mêmes règles. Ils sont en effet numérotés en chiffres romains majuscules, ils contiennent
un titre indiqué dans le même format que les titres du corps du texte (voir l’exemple ci-
dessous) et ils sont paginés à la suite des annexes, de la même façon que le corps du
texte.

Exemple :
APPENDICE I
FORMULAIRE DE CONSENTEMENT DES PERONNES
INTERVIEWÉES

Page 109
6.6 Liste des références (format prédéfini)
½ à 1 page

La liste des références est paginée à la suite des appendices, de la même façon que
le corps du texte. Elle suit les règles de présentation présentées à la section 3.2.3.2.

Page 110
CHAPITRE 7. L’OFFRE DE SERVICE

Lorsqu’un comptable travaille à titre de consultant, il prépare des offres de service


dans lesquelles il fait une proposition de prestation de service à un client potentiel.
Parfois, cette proposition répond à un appel d’offre, qui contient alors une description du
service demandé par le client et les caractéristiques attendues de ce service.

Aux fins de l’essai, on vous demande de préparer une offre de service. Le


destinataire est votre directeur de recherche et les caractéristiques attendues du produit à
livrer (la copie papier de l’essai) ont été amplement décrites dans le présent document. Si
l’essai est de nature pratique, l’offre de service doit aussi tenir compte des directives
données par le responsable de l’entité pour qui le mandat sera réalisé.

Les prochaines sections contiennent, pour chaque composante de l’offre de


service, les principaux éléments à aborder.

La problématique
Cette section présente d’abord la problématique, c’est-à-dire les faits,
événements ou autres renseignements qui expliquent l’intérêt et la pertinence de notre
question à analyser. Pour compléter cette partie de l’offre, on pourra revoir le chapitre 2
des notes de cours.

La question à analyser
On présente ici la question à analyser qui sera approfondie dans l’essai. À titre
d’exemple, on indique si c’est une question de détermination de la juste valeur des
actions de l’entreprise ABC ltée (essai pratique) ou de la détermination des facteurs à
analyser au moment d’établir une politique de crédit (essai théorique).

La démarche projetée
Suit une brève description de la démarche qui sera retenue. Cette description
précise d’abord le type d’essai qui sera réalisé, soit un essai de nature pratique ou
théorique.

Par exemple, on pourrait préciser qu’après avoir analysé la littérature portant sur
les principaux aspects de la planification financière personnelle, on effectuera la
planification financière personnelle de Mme X. À cette fin, il faudra : 1) organiser des
rencontres avec Mme X pour discuter de ses objectifs et rassembler les renseignements sur
ses actifs et ses dettes, 2) obtenir des renseignements de nature économique, tel le taux
d’inflation attendu, en consultant certains sites Web gouvernementaux, 3) retenir diverses
hypothèses actuarielles et financières, puis enfin 4) effectuer les calculs et les analyses
pertinentes afin que Mme X atteigne ses objectifs financiers.

Page 111
Si la démarche projetée inclut notamment des entretiens avec des personnes
(autres que votre supérieur hiérarchique), il se peut que vous soyez tenu, selon les
règlements de l’UQTR, d’obtenir un certificat d’éthique. Discutez de cette question
avec votre directeur d’essai dès le début; il pourra vous dire si un tel certificat est requis
et, éventuellement, vous aider à en faire la demande.

S’il s’agit d’un essai pratique, on débute cette section en précisant le type de
mandat confié et l’entité qui en bénéficiera. L’essai peut en effet se réaliser aussi bien
pour répondre aux besoins d’un client du cabinet d’experts-comptables, qu’aux besoins
du cabinet lui-même. Une description sommaire de l’entité où se déroule l’essai met en
évidence sa taille, son secteur et son domaine d’activités (industriel, commercial, service,
alimentation, publicité, transformation, etc.). Cette description précise, s’il y a lieu,
l’unité plus particulièrement touchée par la description de l’essai (filiale, succursale, etc.).

Pour compléter cette partie de l’offre, on pourra revoir le chapitre 2 et la section


4.1 des notes de cours.

Les résultats attendus


Dans un essai pratique, la section des résultats attendus précise ce que l’entité
souhaite obtenir au terme de l’essai en regard de la question à analyser. Par exemple, ce
pourrait être : 1) une recommandation quant à un logiciel ou à une nouvelle classification
de comptes, ou 2) un sommaire des avantages et inconvénients d’une modification d’une
pratique commerciale menant à une recommandation à cet effet.

Dans un essai théorique, les résultats attendus pourraient être par exemple une
analyse exhaustive de x méthodes d’évaluation des actions.

Pour compléter cette partie de l’offre de service, on doit non seulement avoir une
bonne idée du contenu des références documentaires (chapitre 3 des notes de cours) mais
aussi de la table des matières (section 4.1 des notes de cours).

Les étapes
Cette section présente les principales étapes à franchir (« coté Jeans de la
recherche selon Mongeau, 2009) pour atteindre les résultats attendus. Voici quelques
étapes courantes.

 Déterminer la question à analyser : choix d’une thématique, lecture


préliminaire, délimitation de la question à analyser.
 Familiarisation : par exemple, consultation des supérieurs concernés et du
personnel responsable; examen de la documentation pertinente sur le sujet
(articles, recueils, etc.); examen de la documentation pertinente interne (chez le
client ou en cabinet): manuel de procédures, diagramme d’acheminement,
comptes, etc.), etc.

Page 112
 Exécution et validation : cueillette des données (entrevues, inventaire de
logiciels existants, analyses des livres comptables, mesures de temps de travail,
etc.), analyse des données (comparaison, classification, etc.), implantation, etc.
 Rédaction de l’essai qui fera l’objet du premier dépôt.
 Modifications demandées par le directeur de recherche en vue du dépôt
final.

Plus on est précis dans l’identification des étapes, plus il est facile de planifier le
travail subséquent. Or, la gestion du temps est importante. Avant d’entreprendre le stage,
on a l’impression que l’on disposera de beaucoup de temps pour faire l’essai, en principe,
sept mois (octobre à avril suivant). Mais tous ceux qui vous ont précédés et qui pensaient
ainsi ont constaté que les semaines et les mois passent très vite. Le début du stage
demande toujours beaucoup d’énergie, car on veut bien prendre sa place et faire bonne
impression. Dès le mois de décembre, les mandats d’audit intermédiaire commencent,
immédiatement suivis des mandats de fin d’exercice et de la saison des impôts. C’est
donc dire que l’essentiel du travail de l’essai devrait se faire à l’automne.

L’échéancier
Compte tenu des contraintes de temps dont fait état le paragraphe précédent, un
échéancier détaillé est fort utile. Il permet d’associer une date ou une période à chacune
des étapes décrites précédemment. Pour une meilleure planification, il est suggéré
d’indiquer des échéances pour les diverses tâches incluses dans chaque étape.

 Attention :
• S’il s’agit d’un essai pratique, l’échéancier doit être établi en discutant
avec le responsable en cabinet et, éventuellement, avec le client du
cabinet.
• Ne négligez pas la dernière étape indiquée ci-dessus. S’il est une chose
sûre, c’est que le texte que vous remettrez à votre directeur aux fins du
premier dépôt fera l’objet de commentaires. Ces derniers peuvent vous
amener à devoir concevoir une nouvelle section, à en bonifier d’autres, à
retirer certaines parties, etc. Cela demande inévitablement du temps. Vous
vous rappellerez alors que puisque vous avez consacré plusieurs heures à
cet essai, vous n’avez peut-être plus le recul nécessaire pour juger de votre
travail (le contenu), contrairement à votre directeur qui prend
connaissance du texte pour la première fois et qui, aspect non négligeable,
est habitué à évaluer, juger et commenter des textes. Il y aura donc des
corrections à apporter au niveau du contenu. Même si votre premier jet est
de bonne qualité, vous devez prévoir que votre directeur aura sans doute
annoté la qualité du français (le contenant), ce qui exigera aussi du temps
de correction de votre part.

Utilisez le tableau de la page suivante pour compléter cette section de l’offre de


service.

Page 113
Page 114
Échéancier

Ressources nécessaires*
Activité Durée prévue Échéance
(ou autres contraintes)
Finalisation de l’offre de [au plus tard le 1er
service selon les décembre]
commentaires du directeur
de recherche
Soumission du formulaire [au plus tard le 1er
indiquant le titre de l’essai décembre]

Soumission au directeur de [au plus tard le 8 décembre]
la table des matières
détaillée de l’essai


Soumission au directeur de [au plus tard le 28 février]
la première version de
l’essai
Corrections demandées
Dépôt final [au plus tard le 1er mai]
* Voir la section suivante.

Page 115
Les ressources
Pour la réalisation de l’essai, certaines ressources sont essentielles. Il nous
appartient de les planifier et de les indiquer dans notre échéancier. Nous identifions
nommément les ressources humaines et indiquons les ressources techniques et
financières. Ces ressources varient d’un essai à l’autre, en voici quelques exemples.

 Ressources humaines : mise à la disposition du personnel qui détient de


l’information liée au projet.
 Ressources techniques : salle de travail, ordinateur, service de secrétariat,
photocopieurs, etc.
 Ressources financières :le remboursement de frais afférents spécifiquement
prévus (déplacements, interurbains, reprographie, etc.)

Travail à faire

Après avoir fait l’auto-évaluation de votre question à analyser et l’évaluation de vos


premières références documentaires, rédiger un premier jet de votre offre de service que
vous soumettrez à votre directeur de recherche.

Page 116
CONCLUSION

La rédaction d’un essai n’est pas un simple travail de session qui compte pour 20
ou 30 % d’un cours de baccalauréat de trois crédits (3 ct x 45 heures de travail par crédit
x 20% = 27 heures). L’essai est l’unique exigence d’un cours de six crédits universitaires
(6 crédits x 45 heures = 270 heures). Comparativement aux travaux réalisés pendant le
baccalauréat, l’essai se distingue d’abord par son ampleur. Rappelons que l’ampleur n’est
pas traduite par le nombre de pages, mais par la qualité du travail.

L’essai se distingue par sa couleur scientifique et rigoureuse. Même s’il n’est ni


un mémoire de maîtrise, ni une thèse de doctorat, on s’attend à ce que vous fassiez preuve
de jugement critique (apport personnel) et non seulement que vous résumiez ce que vous
avez lu.

L’objectif du présent document visait à vous présenter les outils à votre


disposition (ressources documentaires, potentiel de Word et de Excel), quelques conseils
pour éviter les pièges les plus courants (mal définir sa question à analyser, utiliser des
références documentaires non pertinentes ou de mauvaise qualité, ne pas préparer des
fiches de lecture), les erreurs des étudiants qui vous ont précédés et les différentes
sections de l’essai que vous finaliserez.

En somme, la réalisation de l’essai sera stimulante dans la mesure où vous


travaillerez de façon méthodique et avec rigueur. Cela ne veut pas dire que votre travail
sera linéaire et étapiste. Rappelez-vous que le « côté Jeans » de la recherche (Mongeau,
2009) est un travail marqué de va-et-vient entre la délimitation de la question à analyser,
la lecture et la réflexion. En terminant, espérons que votre travail des prochains mois
vous aidera à développer votre sens critique et votre rigueur.

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ANNEXE I LES PARAPHRASES

Le texte qui suit est une reproduction tirée de


http://www.bibliotheques.uqam.ca/InfoSphere/

La paraphrase est […] un art. Plus on le pratiquera, meilleur on deviendra. Son


utilisation est importante, car elle montre qu’on a vraiment compris ce que l’auteur a
voulu dire. De plus, elle permet de mettre en valeur notre propre style d’écriture, car ce
sont nos mots et non ceux de l’auteur qui apparaissent sur la page. L’enchaînement entre
nos idées et celles des autres sera par le fait même plus fluide.

On peut introduire sa paraphrase avec une formule qui indique quel auteur on
paraphrase, comme Selon X ou D’après X.

Exemple
Selon Chénetier (1989), bon nombre de Français pensent à Hemingway ou à
Steinbeck lorsqu’il est question de littérature américaine (Chénetier [1989], p. 10).

Pour faire une bonne paraphrase, il faut d’abord bien comprendre le texte
original. Il est plus facile de réécrire dans ses propres mots un extrait de texte dont on a
saisi le sens. Si on est à l’aise avec la paraphrase, on peut tout simplement lire le passage
qu’on veut paraphraser plusieurs fois, fermer le livre et réécrire de mémoire le passage
dans ses propres mots. Sinon, voici une méthode susceptible de vous aider.

Méthode en six étapes


1. Remplacer certains mots (noms, adjectifs, verbes, adverbes, etc.) par des
synonymes
Lorsqu’on paraphrase, il faut s’assurer de conserver le sens des propos de l’auteur.
On doit choisir des mots qui ont sensiblement la même signification que ceux
utilisés par l’auteur. On doit aussi sélectionner des mots avec lesquels on est
familier. Si on n’est pas certain du sens d’un mot, il faut le vérifier dans le
dictionnaire. Attention : il ne faut pas remplacer chaque mot du passage original par
un synonyme, mais simplement les mots les plus importants.

2. Modifier la structure des phrases


Il faut changer l’ordre des mots, c’est-à-dire réécrire les phrases sous une nouvelle
forme. Pour ce faire, on peut, entre autres, modifier les connecteurs logiques, tels
que les conjonctions de coordination et les conjonctions de subordination. Pour
s’aider, on peut consulter le tableau d’équivalence des connecteurs logiques (voir
fichier distinct).

3. Changer les parties du discours


Les parties du discours sont les différentes catégories parmi lesquelles les mots de
la langue sont répartis : noms, adjectifs, verbes, adverbes... Il s’agit donc ici de

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remplacer un nom par un verbe, un adjectif par un nom, un verbe par un nom, etc.
Ce changement va sans doute altérer l’ordre des mots dans la phrase.

Texte original
Ce médicament est commercialisé au Canada seulement.

Texte paraphrasé
La commercialisation de ce médicament s’est effectuée au Canada
seulement.

4. Effectuer tout autre changement jugé pertinent


Tout changement qui permet d’exprimer autrement les idées de l’auteur peut être
apporté à l’extrait original.

5. Comparer la paraphrase à l’extrait original


De cette façon, on s’assurera non seulement qu’on n’a pas utilisé accidentellement
les mêmes mots ou la même structure de phrase que l’auteur, mais également que la
paraphrase renferme bien les idées de l’auteur.

6. Indiquer la source
Bien qu’on ne reprenne pas les mots exacts de l’auteur, on reprend tout de même
ses idées. Il est donc essentiel d’indiquer la référence du texte qu’on a paraphrasé.
Ne pas oublier d’indiquer la page à laquelle on a pris l’information.

Exemple de paraphrase

Si on désire paraphraser l’extrait suivant portant sur les workaholics, tiré du livre Le
stress au travail de Patrick Légeron, cela pourrait donner le résultat suivant :

Texte original

Leur principal problème n’est pas tant le travail lui-même (ils y


excellent souvent) que leur incapacité totale à trouver du plaisir en
dehors de celui-ci. Lorsqu’ils ne travaillent pas (les week-ends ou
pendant les vacances), ils se sentent mal, insatisfaits, et, par contrecoup,
s’investissent encore plus dans leur travail.

Texte paraphrasé

D’après Patrick Légeron, ce n’est pas le travail qui pose problème aux
workaholics. C’est plutôt le fait qu’il leur est impossible de retirer une
quelconque satisfaction des moments de détente, comme les fins de
semaine et les périodes de vacances, et ce à un point tel que cela aura

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pour conséquence qu’ils se consacreront encore plus à leur travail.1
___________________________
1
Patrick Légeron, Le Stress au travail, Paris : Odile Jacob, 2003, p. 68.

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ANNEXE II AUTRES EXEMPLES D’ESSAIS RÉALISÉS1

ANALYSE DES LACUNES DES CONTRÔLES INTERNES ET RECOMMANDATIONS


Procéder à l’analyse des lacunes des contrôles internes et des impacts que ces lacunes peuvent avoir sur
l’organisation. Procéder à une description des contrôles internes en rencontrant des membres de
l’organisation. Tester les contrôles en place pour évaluer leur efficacité. Relever les lacunes des contrôles
internes et les contrôles inefficaces. Formuler des recommandations portant sur de nouvelles mesures de
contrôle interne à adopter pour pallier aux lacunes présentes dans l’organisation tout en tenant compte des
limites financières, humaines et matérielles de cette organisation.

ANALYSE DE L’EFFICACITÉ D’UN LOGICIEL DE VÉRIFICATION ET PRÉSENTATION DES


AMÉLIORATIONS À LUI APPORTER
Un cabinet comptable a fait l’acquisition d’un nouveau logiciel de vérification, mais il s’avère que celui-ci
ne répond pas de façon adéquate aux besoins actuels des préparateurs de dossiers. Une analyse approfondie
des principales limites sera effectuée afin de déterminer les améliorations qui devront être apportées. Ces
améliorations se réaliseront par la création d’un fichier informatique qui viendra compléter le logiciel déjà
existant et qui prendra la forme d’un fichier Excel.

ÉTABLISSEMENT D’INDICATEURS DE PERFORMANCE POUR DES SECTEURS PARTICULIERS


D’UNE ENTREPRISE
Le mandat consiste à établir des indicateurs de performance pour les secteurs de la production et des
ressources humaines et de fournir les outils qui permettront aux employés de les calculer et d’en faire le
suivi.

ÉVALUATION DES PERTES ENGENDRÉES PAR LA RÉSILIATION D’UN CONTRAT AVEC UN


FOURNISSEUR
L’entreprise A est confrontée à un litige avec l’un de ses fournisseurs principaux. Ce dernier a résilié un
contrat de longue date avec l’entreprise A en leur donnant un préavis de 30 jours comme le stipulait le
contrat initial. Par contre, l’entreprise A juge que le est trop court afin de permettre l’écoulement des stocks
de ce fournisseur à un prix respectable. Par ailleurs, une évaluation des pertes occasionnées par la fin du
contrat serait nécessaire pour évaluer l’ampleur du départ de l’un des principaux fournisseurs, tel l’impact
de la diminution de la gamme de produit offert par l’entreprise A.

ÉVALUATION D’ENTREPRISE LORS D’UNE RÉORGANISATION POUR FIN DE


CRISTALISATION DU GAIN EN CAPITAL
Évaluation de la juste valeur marchande des actions avec l’emphase sur le choix de la méthode d’évaluation
ainsi que le choix du taux de capitalisation.

IMPACTS FISCAUX DE LA TRANSMISSION D’UNE SOCIÉTÉ FAMILIALE


Analyse des méthodes de transmission et leurs implications fiscales au niveau corporatif et personnel en
prenant pour acquis que les successeurs n’ont pas les fonds nécessaires pour effectuer un achat pur et
simple.

INFORMATION DIFFÉRENTIELLE ET SES IMPACTS


Cet essai consistait à faire une analyse et une critique des différents impacts du chapitre 1300 du Manuel de
l’ICCA sur la présentation des états financiers de différentes entreprises. L’objectif général était donc de
mieux connaître le chapitre 1300 tout en essayant d’en dégager les principaux effets pour certains clients du
cabinet.

1
. Ces exemples sont tirés du Guide de l’essai des années antérieures.

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INFORMATION FINANCIÈRE PUBLIÉE PAR LES FONDS DE PLACEMENTS
Afin de s’assurer de la satisfaction des besoins d’information des principaux utilisateurs, les états financiers
des fonds de placements devraient-ils faire l’objet d’une normalisation afin de s’assurer de la
compréhensibilité et de la comparabilité de l’information financière ?

INTÉGRATION DES FRAIS GÉNÉRAUX DE FABRICATION DANS UNE SOUMISSION


Identifier les frais généraux de fabrication pertinents qui doivent être inclus dans une soumission. Identifier
une base de répartition des frais généraux de fabrication propre à la situation de l’entreprise. Cerner
l’impact de l’intégration des frais généraux de fabrication sur le prix de revient dans les soumissions.

PLANIFICATION FINANCIÈRE FACILE : CONCEPTION D’UN OUTIL DE PLANIFICATION


Le professeur du cours Planification financière et fiscale a jugé nécessaire l’utilisation d’un logiciel de
planification financière à l’intérieur de son cours. Cependant les logiciels existants ne répondaient pas aux
objectifs pédagogiques du cours ou bien étaient trop coûteux. Dans cette optique, le but de l’essai sera
d’analyser les objectifs et besoins pédagogiques du cours, de concevoir le logiciel et de le réaliser.

RELATION ENTRE LES DÉCLARATIONS DE LA DIRECTION ET LA COTE BOURSIÈRE


Analyser les informations divulguées par la direction et faire le lien entre cette divulgation et la cote
boursière des entreprises choisies.

Page 122
RÉFÉRENCES

Boussinot, Roger. 1981. Dictionnaire des synonymes, analogies et antonymes. Paris :


Bordas, 1 031 p.

Chlala, Nadi et Andrée Lavigne. 2009. « Sept normes côte à côte», camagazine, juin
juillet 2009. En ligne. < http://www.camagazine.com/archives-fr/edition-
imprimee/2009/june-july/features/camagazine18633.aspx >. Consulté le 6 avril
2010.

De Villers, Marie-Éva. 2003. Multi Dictionnaire de la langue française, Montréal :


Éditions Québec Amérique inc., 1 542 p.

Deschênes, Sébastien. 2010. Le rôle des directeurs généraux d’une institution financière
coopérative dans la détermination de la provision cumulant les pertes liées à des
prêts commerciaux précis, Thèse de doctorat en cours de réalisation.

Girodet, Jean. 1981. Dictionnaire du bon français. Paris : Bordas, 896 p.

Létourneau, Jocelyn. 2006. Le coffre à outil du chercheur débutant. Montréal : Les


Édition du Boréal, 260 p.

Malo, Marie. 1996. Guide de la communication écrite au Cégep, à l’université et en


entreprise, Montréal : Les Éditions Québec/Amérique inc., 322 p.

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Toronto : Institut canadien des comptables agréés, 1 581 p.

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2009, < http://www.cheneliere.info/cheneliere-mc/materialdetails.do?
action=display&materialdetail_id=51980 >. Consulté le 6 avril 2010.

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soirée, Québec : Presses de l’Université du Québec, 145 p.

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uqtr/http://www.bibliotheques.uqam.ca/InfoSphere/ >. Consulté le 6 avril 2010.

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Université du Québec à Trois-Rivières, . (Sans date). Maîtrise en administration des


affaires (MBA - CA), ). En ligne.
< https://oraprdnt.uqtr.uquebec.ca/pls/public/pgmw001?owa_cd_pgm=5457 >, >.
consulté le 14 avril 2010.

AUTRES RÉFÉRENCES

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Université de Montréal, . (Sans date). Je rédige un travail de recherche, . En ligne.


< http://www.ebsi.umontreal.ca/jetrouve/ecrit/index.htm >. Consulté le 6 avril
2010.

Bibliothèque de l’UQTR, decouverte.uquebec.ca/uqtr

Bibliothèque de l’UQTR, minutebrillante.uquebec.ca

Page 124
INDEX

Analyse théorique................................99 pertinence d’une référence documentaire


annexe................................................108 ..........................................................38
appendice...........................................108 plan détaillé..........................................63
bases de données..................................33 ponctuation...........................................66
certificat d’éthique.............................112 problématique.........................15, 88, 111
citation des références documentaires..53 progression binaire...............................64
Comment citer ses sources...................54 progression dialectique........................64
commentaires et des idées personnels..52 progression linéaire..............................64
conclusion..........................................104 progression thématique........................64
démarche............................................111 qualité d’une référence documentaire. .40
démarche scientifique..........................10 quand on doit citer................................54
Description/compréhension du client/de quand on doit éviter de citer.................54
l’entreprise.......................................95 question à analyser.......................15, 111
échéancier...........................................113 Recherche par sujet..............................31
étapes..................................................112 référence complète du document.........51
fiches de lecture...................................50 références documentaires.....................30
figures................................................101 ressources...........................................116
habiletés de lecture...............................47 résultats attendus................................112
idéateurs...............................................48 résumé..................................................52
introduire une citation..........................55 résumés de lecture..............................100
limites du travail réalisé.....................101 sommaire..............................................81
liste des références...............................59 sources pour repérer les références
mots clés.........................................81, 86 documentaires..................................30
mots-clés..............................................51 tableaux..............................................101
notoriété publique................................54 textbooks..............................................19
opérateurs bouléens..............................33 thématique............................................15
organisation des idées..........................63 thèse de doctorat.....................................7
pages liminaires....................................80 titre définitif.........................................24
pagination.............................................80 type d’essai.........................................111
paraphrase............................................58

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