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« Avec l'effondrement, une guerre des


récits a commencé »
Usbek & Rica

18-23 minutes

L’illusion d’une croissance économique durable, les


failles fatales de notre civilisation, les possibilités
d’entrer en résistance ou de se préparer à
l’effondrement, nous avons discuté de ces questions
avec Arthur Keller, qui étudie les risques systémiques et
les vertus du récit comme levier de mobilisation.

Après un nouvel été caniculaire, son lot de sécheresses,


de catastrophes climatiques et de mégafeux aux quatre
coins du globe, l’idée d’un effondrement possible de
notre civilisation s’est encore un peu plus imposée dans
l’espace médiatique. Les scientifiques continuent
d’alerter sur l’effondrement massif de la biodiversité et
sur les risques d’emballement climatique tandis que
nous continuons à brûler toujours plus de ressources
fossiles en attendant un éventuel écroulement de
l’économie mondiale.

L’effondrement est-il déjà inéluctable ? Peut-on sauver la


civilisation ou faut-il juste préparer l’après ? L’idée même
de « croissance verte » est-elle un dangereux oxymore ?
Nous avons discuté de ces questions et d’autres avec
Arthur Keller, qui s’intéresse de près aux enjeux liés à
l’effondrement, notamment au sein du conseil
d’administration de l’association Adrastia. Ingénieur
aérospatial de formation, il s’est spécialisé dans l’étude
des risques systémiques et des stratégies de résilience
collective et se définit également comme « expert des
récits comme leviers de mobilisation et de
transformation ». Conférencier et consultant, il fut aussi
coordinateur de la commission environnement du parti
Nouvelle Donne et coordinateur de la campagne de
Charlotte Marchandise, candidate à l'élection
présidentielle de 2017. 
Arthur Keller

Usbek & Rica : Les discours sur le risque


d’effondrement de notre civilisation se sont
énormément popularisés ces derniers mois, mais ils
comportent de nombreuses variantes. Où vous situez-
vous par rapport à cette notion d’effondrement global ?

Arthur Keller : Parler d’effondrement global, ça ne veut


pas dire grand chose. Ce sont des grandes moyennes
abstraites. Je préfère parler d’effondrements au pluriel,
qui seront différents selon les régions du monde, les
cultures, les problématiques spécifiques et surtout la
façon dont les gens s’y seront préparés, ou pas.

La définition que donne Yves Cochet de l’effondrement


est très bonne [c’est-à-dire : « Le processus à l’issue
duquel les besoins de base (eau, alimentation, logement,
habillement, énergie, etc.) ne sont plus fournis à une
majorité de la population par des services encadrés par la
loi », ndlr]. Je le décris pour ma part comme le
processus au cours duquel on bascule d’un état
d’hétéronomie à un état d’autonomie. Aujourd’hui, 99 %
de la population mondiale est hétéronome : elle
est tributaire d’approvisionnements en ressources pétro-
dépendants et d'un système technocratique,
bureaucratique, économique, légal, normatif, social, etc.
Il va falloir passer à un système où il faudra être
beaucoup plus indépendant pour survivre.

Donc, je suis optimiste quant à notre capacité à créer de


nouvelles façons d’être au
monde mais, oui, je suis pessimiste face à une
civilisation qui est une méga-machine à annihiler le
vivant. Son seul avenir, c’est le chaos. Du reste, toutes
les civilisations finissent par disparaître. Et là on y est,
car nous méprisons et outrepassons les limites
planétaires.

Ce processus vous paraît inéluctable ?

Les stratégies et solutions dont on dispose sont toutes à


côté de la plaque car elles ne sont pas systémiques,
c’est-à-dire qu’elles ne permettent pas de changer le
système. Au contraire, en s’attaquant à ses
dysfonctionnements sans le remettre
fondamentalement en question, elles le perpétuent.
Nous avons un certain nombre d’outils qui nous
permettraient de répondre, dans une certaine mesure, à
la crise climatique où à celle de la biodiversité. Mais ce
ne sont que des symptômes. Le changement climatique
n’est qu’une conséquence parmi mille d’un problème
beaucoup plus profond : la manière dont fonctionne
notre civilisation, que certains nomment « thermo-
industrielle ». C'est un ensemble de flux
thermodynamiques, qui transforment la nature en
déchets, pour produire au passage des biens et des
services. L’économie circulaire permet des
améliorations, mais notre civilisation en elle-même ne
peut pas être entièrement circularisée.

« L’effondrement est un processus qui est déjà


enclenché »
Il faudrait donc changer de civilisation. Ce ne sont pas
des changements via des lois ou des technologies qui la
rendront soutenable. Il faudrait opérer une
véritable révolution philosophique et anthropologique
dans les dix ans à venir… Tant qu’on ne s’attaque qu’aux
symptômes, comme le climat, on va vers une série
d’effondrements. Ceux-ci ont d’ailleurs déjà commencé :
le monde naturel est en effondrement ou en atteinte de
limites partout où l’on regarde ; et certaines sociétés en
subissent déjà les conséquences. Il n’y aura pas
d’événement « effondrement », c’est un processus de
descente énergétique et matérielle accompagné de
disruptions écologiques, financières, sociales,
culturelles, etc., qui est déjà enclenché.

Un des facteurs clés dans les théories de


l’effondrement, c’est notre dépendance aux énergies
fossiles. Soit que celles-ci entrainent des cataclysmes
climatiques, soit que l’effondrement des ressources
fossiles exploitables entraîne l’économie mondiale dans
sa chute. Les partisans de la « croissance verte »
répondent qu’il est possible par une transition rapide de
découpler croissance économique et énergies
fossiles…

Cette histoire de découplage est un des plus grands


dénis de notre temps. On mise l’avenir de tous et de tout
sur ce découplage comme s'il était atteignable ! Or, les
découplages entre PIB et émissions de gaz à effet de
serre ne peuvent être que localisés, dans le meilleur des
cas à l’échelle d’un pays, et temporaires. Dans le cas de
la France ou de l'Union européenne, les découplages
prétendus sont des astuces comptables : ils sont dûs à
la délocalisation d'activités émissives. Par ailleurs, ces
découplages ne sont que relatifs, c’est-à-dire
que l'économie croît plus vite que les émissions, mais
celles-ci continuent tout de même de croître. Alors qu’il
faudrait un découplage absolu. Mais un découplage
absolu et durable à l'échelle mondiale, on ne sait pas
faire.

« Nous n’avons ni le temps ni les moyens de sortir de


notre dépendance au pétrole » 
La raison est notamment que nous avons conçu la
plupart de nos infrastructures et organisé nos activités
sur la base de l'abondance perpétuelle de pétrole. 99 %
des activités humaines impliquent des transports et
97 % des transports dépendent du pétrole. Même si vous
faites un footing, sauf rare exception il a fallu du pétrole
pour fabriquer vos chaussures et produire la nourriture
dont vous brûlez les calories ! Les nouvelles
technologies, les énergies renouvelables dépendent de
l’extraction de minerais et l’industrie minière ne sait pas
fonctionner sans pétrole. Sans parler de notre
dépendance au plastique et aux fertilisants qui n'existent
eux-mêmes pas sans pétrole. Or, le pic du pétrole
conventionnel a déjà été dépassé. Des pénuries se
profilent qui vont remettre en question nombre de nos
« acquis ». Sans même parler du fait qu’il faudrait
s’arrêter encore plus tôt d’extraire les combustibles
fossiles pour limiter le dérèglement climatique… Il nous
faudrait des décennies de PIB mondial pour sortir
techniquement de notre dépendance au pétrole : nous
n’avons ni le temps, ni les moyens pour cela.

L’idée qu’une « économie de la connaissance » ou


qu’une croissance des services permette ce découplage
est-elle aussi illusoire, selon vous ?

Oui et, encore une fois, il ne faut pas se focaliser sur le


seul symptôme que sont les gaz à effet de serre. Entre
l’activité économique et la dégradation des systèmes de
support de vie de la Terre, aucun découplage à l’horizon !
Idem entre croissance économique et prélèvement des
ressources. Produire un point de PIB nécessite
aujourd’hui plus de matières premières qu’auparavant.
C’est ce que montrent les excellents travaux de Jason
Hickel et Giorgos Kallis. Ou encore les deux derniers
rapports du GIER (Groupe international d’experts sur les
ressources) de l’ONU : non seulement il n’y a pas de
découplage mais il y a même un « surcouplage » !

Il est irresponsable, pour ne pas dire criminel, de tout


miser sur ce rêve de découplage (qui est au cœur de
toutes nos stratégies : développement durable,
croissance verte, économie circulaire, éco-innovation,
etc.). Cette obsession repose sur une double croyance.
Un mythe économiciste qui dit que tout doit passer par
le marché, que la croissance serait viable et enviable.
Certes, la croissance est bénéfique dans certains pays -
si le système n’est pas par ailleurs trop inégalitaire ou
corrompu. Mais dans tous les cas, il n’y a plus de
corrélation entre économie et bien-être au-delà de
15 000 dollars par habitant environ. Aujourd'hui, la
croissance sert à perpétuer un système finanicer fondé
sur la dette, l'enrichissement illimité d'une ultraminorité,
la privatisation et la marchandisation de la nature, alors
qu'il est au contraire vital d'instaurer des politiques de
gestion coopérative des Communs. 

L’autre mythe est techniciste, c'est l’idée que la


technologie peut régler le problème. Mais ce techno-
solutionnisme maintient le système dominant
en accumulant des rustines sur un pneu en fin de vie
quand on devrait remplacer le pneu par autre chose.

La démocratie peut-elle survivre à l’éclatement du


pneu ? Les tensions sociales souvent exacerbées en
période de croissance atone seraient-elles gérables en
cas de décroissance forcée ?

Ce sera le chaos si on n'anticipe pas cette descente


énergétique et matérielle et les ruptures
d'approvisionnement qui vont l'accompagner. Mais on
peut se préparer pour vivre de manière digne localement.
La démocratie, par exemple, fonctionne mal à l’échelle
d’un continent ou d’un pays. Le peuple n'a presque aucun
levier d'intervention, une majorité de nos élites ne
représente pas l’intérêt général, encore moins l'intérêt
général durable. Nous ne sommes, de fait, pas en
démocratie. 

C’est au niveau des territoires - villes ou communautés


de communes, bassins de vie - que la démocratie
permet d'instaurer des systèmes humains et
écologiques viables et vivables. Tout ce qui peut être
géré à l'échelle des territoires devrait l'être. Je ne dis pas
qu’on va éviter les problèmes. Gérer la raréfaction des
ressources va être compliqué. Mais on peut s’y préparer
pour amortir la descente. En commençant par construire
un nouveau modèle agricole, qui ne dépende plus du
pétrole. C'est techniquement faisable et ça limiterait
notre insécurité alimentaire.

« Il faut une vraie résistance organisée, comme l’était


le CNR »
Il faut construire une multitude de sociétés
territorialisées, des réseaux complémentaires, en termes
de productions notamment. Une sorte de flotille
solidaire de canots de sauvetages reliés entre eux, qui
puissent grandir ensemble et être prêts à accueillir les
rescapés du grand naufrage lorsqu’il va se produire. Car
à mesure que les gens vont comprendre que le navire
est en train de couler, de plus en plus vont vouloir le
quitter. Il faut alors avoir quelque chose à leur proposer
qui tienne la route et fasse sens, pour pouvoir les
accueillir, et bâtir ce nouveau système avec le plus de
monde possible. On pourra alors peut-être éviter le
chaos total.

L’idée est donc de construire une société alternative dès


maintenant et de laisser la civilisation s’effondrer toute
seule ?

Il est hélas trop tard pour empêcher un dévissage global.


Il est néanmoins vital de s’engager contre cette méga-
machine, d'entrer en résistance. Je parle d’une vraie
résistance organisée, comme l’était le Conseil national
de la Résistance. Il est temps de faire ce qui est juste et
légitime, au-delà de ce que le régime de domination en
place tolère. Ce système obsolète est désormais
toxique. La désobéissance civique qui émerge est
nécessaire, mais il faut aller beaucoup plus loin. Nous
devons à tout prix stopper les activités les plus nuisibles,
qui anéantissent les conditions de vie pour les
générations présentes et futures.

Je sais qu'un tel discours peut sembler radical, pourtant


il ne participe ni
de l’idéologie, ni de l’activisme de ma part. En tant que
spécialiste de la résilience je vous l’affirme : faire une
« transition » sans entrer en résistance, ça ne permettra
pas d'éviter le chaos. L’analyse rigoureuse de la situation
conduit à cette conclusion rationnelle. Les élites ne
comprennent pas la nature systémique du problème, ne
comprennent rien à la science et s’en foutent. Elles sont
toutes issues du même moule dogmatique, vouloir les
convaincre est peine perdue.

« Les forces de vie doivent réaliser qu’on est en guerre


contre des forces de mort »
Nous sommes dans un monde dominé par des
oppresseurs, technologistes, libéraux voire libertariens,
qui ne veulent pas admettre qu’il y a des limites et
accusent de « dictature verte » ceux qui ne font
qu’alerter sur les implications des franchissements de
seuils en cours. Ils encouragent un système qui dégrade
tellement les conditions de vie sur Terre qu’on ira vers
une vraie dictature à cause d’eux, plutôt que de décider
démocratiquement aujourd’hui quelles limites on se
fixe… Il y aura des pénuries demain, donc des violences,
donc des voix qui s’élèveront pour proposer plus de
sécurité en échange de nos libertés : on va vers des
totalitarismes un peu partout. Et le système ne changera
pas de lui-même, il est conçu pour se protéger. Les
forces de vie doivent réaliser qu’on est en guerre contre
des forces de mort.

La société semble très loin d’une telle mobilisation,


même si les actions de désobéissance civile se
multiplient, cela ne concerne qu’une infime part de la
population…

Pour que ça prenne, il faut inspirer. Les récits ont un


rôle majeur à jouer. C’est aussi une guerre des récits qui
a commencé. Il faut lutter contre deux types
d’imaginaires différents. D’une part, celui de la
continuité, du business as usual, qui veut que la
croissance continue. Et d’autre part, celui des gens qui
ont conscience que ça ne va pas pouvoir continuer mais
qui s'engagent dans des logiques bellicistes, des replis
identitaires ou des dérives mystiques pernicieuses.

Face à une perte de repères globale, écologique,


démocratique, socioculturelle, il faut donc produire
d’autres imaginaires, dans le rapport à la nature et entre
les humains. Il faut que les gens bien intentionnés, c’est-
à-dire qui veulent œuvrer au bien-être durable du plus
grand nombre, produisent enfin ces nouveaux récits,
face à ceux qui, déjà, contaminent les inconscients.

Les 200 personnalités qui ont lancé, cette année à


Cannes, un appel à créer de nouveaux récits du futur, ne
s’y sont pas trompées. Mais sans une forme
d’encadrement, de formation ou de coordination, le
risque, c’est de ne générer qu’un immense flou
artistique.

Des artistes ont la capacité de raconter de belles


histoires mais n’ont pas une compréhension fine du
problème, ni de la nécessité d'apporter des réponses
systémiques, ni de la psychologie des foules ni de la
sociologie des mobilisaitons. On va se retrouver avec
des récits incompatibles entre eux, qui simplifient à
outrance, qui ne donnent aucune vision claire et qui
risquent fort de créer de la confusion et donc de
l’inaction.

Il faudrait coordonner et organiser collectivement la


construction de ces récits ?

Il faudrait un mouvement coordonné d’artistes qui


intègrent un certain nombre d'éléments clés au récit : la
descente énergétique et matérielle, l’organisation
territoriale d'une résilience digne, les errements techno-
solutionnistes, etc. Il faut que les storytellers acceptent
de travailler avec des experts pour se former et qu’un
mouvement émerge qui crée des histoires à l’intérieur de
ce « cahier des charges ». Ce qui n’empêche pas d’avoir
une multiplicité débridée de styles et de formats.

Il faut aussi se débarrasser des lieux communs qui


pourrissent les récits. J’en note trois. D’abord l’idée qu’il
faut être positif pour ne pas démobiliser. C’est faux : on
peut être inspiré par le beau, le juste ou le noble comme
par un sentiment d’indignation ou de colère. Les
émotions peuvent être saines, qu’elles soient positives
ou négatives.

« La peur peut être libératrice quand elle pousse à


trouver des solutions »
Deuxièmement, il faudrait forcément susciter de l'espoir
et du désir. Ça peut marcher mais attention à ne pas se
tromper d’espoirs et de désirs. Les désirs doivent être
variés, sinon on fait de l’entre-soi, et les espoirs doivent
être lucides. Hélas les maniaques de l’espoir diffusent
pléthore de « solutions » qui participent à donner de faux
espoirs, qui démobilisent à moyen terme quand on
réalise que ça ne marche pas. 

Et troisièmement, il y a l’idée qu’il faudrait absolument


éviter de faire peur. Mais la peur est indispensable. Il est
temps de prendre les gens pour des adultes : la peur est
libératrice quand elle pousse à trouver des solutions
pour la dépasser. Le mouvement des Villes en transition
montre des gens qui ont compris les enjeux et ont fait
quelque chose de leur peur. Et, cerise sur le gâteau, en
plus de créer de la résilience, ce passage à l’action crée
de la cohérence. Il est passionnant et rend heureux.

Ron Finley, le "gangsta gardener" (le jardinier gangsta). Le


jardinage est un activisme (Flickr)

Reste la même question : comment diffuser ces récits


et pousser massivement à l’action au-delà des petites
minorités déjà sensibilisées à ces enjeux ?

Il faut activer le désir mimétique des gens. Pour


atteindre un jour la masse critique, il faut des pionniers
et des icônes qui acceptent d’être mis en scène pour
montrer que les nouvelles façons de faire sont
enviables. Cela passe par un décloisonnement des
individus. Il faut que les penseurs, les acteurs et les
communicants collaborent créativement.

Et il faut des icônes pour s’adresser à toutes les franges


de la population. Ron Finley, par exemple, le « gangsta
gardener ». C’est un éducateur de rue dans les quartiers
défavorisés de Los Angeles. Il s’est mis à cultiver
des légumes sur son trottoir et a refusé d’obéir quand
la municipalité l'a sommé d’arrêter. Il est allé en procès
et les jeunes avec qui il travaillait l'ont
soutenu. Conséquence : faire pousser des légumes est
devenu un acte de rébellion contre le système pour des
jeunes en perdition qui ont troqué leurs armes à feu pour
des outils de jardinage ! Il faut des nouveaux héros, qui
incarnent de nouvelles hiérarchies de valeurs et parlent
aux gens. Ces histoires seules ne changeront pas le
monde, mais elles favoriseront l'accélération des actions
concrètes dont nous avons désespérément besoin.

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Image à la une : Sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.


(Non à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes / CC BY 2.0)

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