Vous êtes sur la page 1sur 11

La Mondialisation

 Parlons mondialisation en 30 questions :


Conclusion :
Brexit, arrivée au pouvoir de Donald Trump, montée du populisme, fermeture des frontières
et grand retour du protectionnisme, l’heure semble être désormais davantage à la
démondialisation qu’à la mondialisation. Assistons-nous depuis la crise de 2008-2009, à une
simple « pause » dans l’actuel processus de mondialisation ou bien vivons-nous un grand
retournement en la matière, dont le Brexit et l’élection de Donald Trump seraient les
symptômes les plus apparents ?
« Nos dirigeants ont choisi la mondialisation dérégulée, ils la voulaient heureuse, elle s’est
révélée affreuse. » Cette citation de Marine Le Pen, extraite d’un discours prononcé lors des

Assises présidentielles du Front national à Lyon le 5 février 2017, illustre bien l’exploitation

par les mouvements populistes du rejet, semble-t-il croissant, de la mondialisation en raison


de l’angoisse qu’elle engendre pour une partie notable 8de la population, en particulier les
catégories populaires. Elle fait bien entendu référence à la « mondialisation heureuse », titre
de l’ouvrage publié en 1997 par l’essayiste Alain Minc. Elle fait aussi écho aux trois
principales sources de préoccupations liées à la mondialisation dans les pays développés ces
dernières années. La première est la crise économique et financière provoquée par les dérives
d’une finance dérégulée (crise des subprimes). Ses effets néfastes sur les populations,
notamment les plus fragiles, ont sans doute été sous-estimés, compte tenu de la reprise

économique qui s’est très rapidement dessinée en 2010 et de la baisse du chômage observée

dans certains pays. La deuxième est la crise des réfugiés que connaît l’Europe depuis 2015.

La troisième est la menace terroriste, représentée plus particulièrement par Daech, qui paraît
se jouer facilement des frontières. Dans un tel contexte, la mondialisation n’est plus
considérée comme un facteur de prospérité et de paix, comme on le pensait au début des

années 1990. Elle est, au contraire, de plus en plus assimilée à des flux difficilement

maîtrisables et à l’insécurité, tant sur le plan économique et social (crise économique) que
sur le plan culturel et identitaire (crise migratoire) ou encore au sens physique du terme
(menace terroriste). C’est ce qui explique le succès ces dernières années d’une sorte de «
mystique de la frontière protectrice », plus particulièrement mise en avant par les
mouvements populistes.
Définition de la mondialisation :
la mondialisation peut être définie comme « l’ensemble des phénomènes, dans
tous les domaines de la vie en société, concourant à l’accroissement des
interdépendances entre les acteurs et qui tend à construire un système de
dimension pla-nétaire » (P. Claquin, A. Martin, C. Deram, F. Bidaud,
E. Delgoulet, J. Gassie, B. Hérault (CEP), MOND’Alim 2030, panorama
prospectif de la mondialisation des systèmes alimentaires, 2017).
Dans son ouvrage intitulé La grande désillusion,l’économiste Joseph Stiglitz a
défini la mondialisation comme « l’intégration plus étroite des pays et des
peuples du monde qu’ont réalisée d’une part la baisse des coûts de transport et
de communication, et d’autre part la destruction des barrières artificielles à la
libre circulation des biens, des services, des capitaux et, dans une moindre
mesure, des personnes ».La mondialisation est un processus qui implique une
interdépendance croissante des économies nationales dans le cadre d’un
marché planétaire : traduction du terme anglais globalization, apparu dans la
presse financière américaine au milieu des années 1980, il s’agit d’un
phénomène multidimensionnel qui recouvre les échanges internationaux de
biens et services ,la globalisation de la production sous l’effet des stratégies des
firmes multinationales, mais aussi l’unification des marchés de capitaux et la
circulation des informations et des idées. Tous ces éléments se combinent, se
cumulent, et font système pour édifier une économie globalisée.
 On parle de « mondialisation » depuis plus de 60 ans alors que
l’engagement des PME dans des activités internationales est toujours
timide. L’internationalisation des PME est pourtant considérée comme
une stratégie de plus en plus nécessaire pour faire face à la vive
concurrence sur tous les marchés, où le nombre d’acteurs en jeu est de
plus en plus élevé.
 On peut y trouver des débouchés pour les produits de l’entreprise, mais
aussi des ressources pour accroître sa compétitivité ou encore des
partenaires pour favoriser sa capacité d’innovation ou pour compléter
des compétences essentielles pour permettre à l’entreprise de se
distinguer. Cet environnement international présente certes des
opportunités, mais également d’importants défis et une certaine
complexité qui ne peut être apprivoisée que si elle est anticipée
 Cette mondialisation pose aussi le défis de la compétitivité, celle-ci
imposant aux entreprises de toujours tenir au minimum leurs coûts de
production. Ce n’est malheureusement pas toujours possible dans les
pays développés où les coûts de main-d’œuvre sont parfois dificilement
compressibles et ne permettent pas d’atteindre les niveaux indispensables
à la survie des entreprises. L’environnement international offre dès lors
l’opportunité de profiter des ressources externes pour assurer sa survie,
ce que démontre Jalal El Fadil dans son chapitre sur les décisions de
sous- traitance internationale.
 La mondialisation de l’économie et l’ouverture des marchés ont entraîné,
depuis plusieurs années, de nombreuses difficultés pour les PME des pays
développés qui sont confrontées à une concurrence croissante venant des
pays émergents tels ceux du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine).
Parallèlement, la diminution des barrières douanières ou la suppression
de frontières à la suite d’accords comme l’Aléna a permis une
augmentation des opportunités internationales comme l’accès à de
nouvelles technologies ou à de la main-d’œuvre qualifiée ; la possibilité
d’accroître ses marchés et de trouver de nouveaux clients ou fournisseurs
; l’accès à des matières premières ou à de la main-d’œuvre à moindre
coût. Pour saisir ces opportunités, les PME doivent toutefois
internationaliser leurs activités
 Dans ce contexte changeant engendré par la mondialisation, des
opportunités nombreuses peuvent rapidement être saisies en comblant les
lacunes liées aux ressources limitées, par des contacts de différentes
natures, par une forte implication du personnel, par l’utilisation de tech-
nologies et par une connaissance pointue des multiples enjeux des
activités internationales et des risques qu’elles présentent. Ajoutons à
cela la néces-sité de détenir un produit unique qui permet d’attirer les
clients étrangers et de distinguer l’entreprise de ses concurrents locaux
Les facteurs de la mondialisation :
Dix catégories d’acteurs de la mondialisation :

– Les investisseurs et les marchés financiers : WallStreet, investisseurs


institutionnels, fonds de pension, fonds souverains, hedge funds…

– Les acteurs du commerce mondial :firmes multinationales, principaux ports,


petites et moyennes entreprises allemandes, travailleurs chinois…
– Les banques centrales (FED, BCE) et les agences de notation (Standard &
Poor’s, Moody’s, Fitch Ratings).

– Les entreprises « globales » : Coca-Cola, McDonald’s, Nestlé, Volkswagen,


Toyota, compagnies pétrolières…
– Les forums et organisations internationales et régionales: G20, G8,
Organisation des Nations unies (Onu), Union européenne (UE), Mercosur,
Forum économique mondial (Davos)…

– Les institutions économiques internationales : Fonds monétaire


international (FMI), Banque mondiale,Organisation mondiale du commerce
(OMC).
– Les entreprises du secteur des nouvelles technologies : Apple, Google,
Microsoft, Amazon, Samsung…

– Les médias et les entreprises du secteur du divertissement : CNN, News


Corporation (R. Murdoch), Disney, Time Warner…

– Les grandes ONG internationales : Amnesty International, Médecins sans


frontières, Greenpeace…

– Les autres acteurs : touristes, cadres expatriés,étudiants internationaux,


chercheurs, consultants,migrants, réfugiés, hackers, criminels, terroristes…

De nouveaux enjeux pour l’entreprise :

Sous l’effet des transformations de l’économie mondiale, de nouvelles


opportunités s’offrent aux entreprises. Avec le développement du pouvoir
d’achat en Chine par exemple, et avec l’ouverture des secteurs industriels aux
IDE, les entreprises occidentales peuvent à la fois augmenter leur part de
marché et faire fabriquer ou s’approvisionner auprès de nouveaux fournisseurs
à moindre coût. Le développement de l’IDE est donc un élément essentiel de la
stratégie des entreprises à l’international pour répondre à la concurrence qui
est mondialisée. Mais cette concurrence mondialisée sur les prix est plus rude,
car toutes les entreprises cherchent à exploiter au mieux les avantages
comparatifs des différents pays et/ ou elles essaient d’accroître leur taille pour
bénéficier des économies d’échelle. Pour répondre à la concurrence
mondialisée qui se manifeste par l’arrivée de nouvelles entreprises asiatiques,
indiennes, sud-américaines, est-européennes sur leur propre marché, les
entreprises occidentales sont tenues d’adopter de nouvelles stratégies de
développement qui intègrent la dimension de l’internationalisation des activités
(cf. Chapitre 2). Elles répondent à une double contrainte qui consiste à
accroître leur compétitivité sur les marchés internationaux, soit en renforçant
leur compétitivité prix, soit en améliorant leur compétitivité différenciation des
produits et des services (compétitivité structurelle ou hors-prix) pour se
démarquer de leurs concurrents. En améliorant leurs conditions de production
et leur capacité à répondre aux fluctuations de la demande, elles accroissent
leur part de marché (cf. Chapitre 4). Gain de productivité et extension des
marchés se renforcent mutuellement. C’est pourquoi bon nombre d’entreprises
particulièrement performantes sur leur propre marché sont des entreprises
exportatrices. Dans les PECO, ce sont les entreprises qui ont été le plus
rapidement confrontées à la concurrence internationale qui enregistrent
aujourd’hui les meilleurs résultats.
La mondialisation permet à cet égard de renforcer la compétitivité de
l’entreprise et a donc un effet positif pour l’entreprise. Cependant la recherche
d’une meilleure compétitivité prix peut déboucher sur une remise en cause de ce
qui peut élever par exemple le coût du travail (protection sociale) et/ ou de ce
qui peut limiter la flexibilité du marché du travail (remise en cause du Droit
social). Le risque de délocalisation fait peser un poids sur les épaules des
travailleurs les plus vulnérables, ce qui explique en grande partie, la
contestation de la mondialisation par les mouvements altermondialistes.
La recherche d’une meilleure compétitivité structurelle passe par un
renforcement de l’image de marque, de la fiabilité des produits, du réseau de
service après-vente. La qualité de la main-d’œuvre et la qualité des
infrastructures collectives jouent un rôle important. Cette stratégie de
différenciation impose des investissements en recherche et développement
importants.
L’innovation porte aussi bien sur les caractéristiques techniques du produit, sur
l’emballage que sur les méthodes de commercialisation. L’entreprise cherche à
être la plus réactive aux variations de la demande (effet de mode par exemple)
ou aux transformations du marché qui s’expliquent, par exemple, par une
modification de la législation
L’ouverture des frontières et la diminution des barrières douanières donnent
une dimension internationale à la concurrence. De plus, l’avènement des TIC
(Technologies de l’Information et de la Communication), et à leur tête Internet,
accélèrent le processus en facilitant l’accès et la diffusion de l’information.
Les entreprises doivent désormais évoluer dans un environnement complexe où
imprévisibilité rime avec incertitude. Lors de l’internationalisation de
l’entreprise, il existe un enchevêtrement d’interactions d’acteurs, le nombre des
intervenants et leurs interdépendances se sont développés.
Également, de nombreux facteurs (mondialisation des échanges de biens et
services, globalisation financière...) tendent à accroître la complexité de la prise
de décision. En effet, les entreprises prennent des décisions de plus en plus
rapides afin de s’adapter à leur environnement.
Également, ces décisions, dans un monde ouvert, concurrentiel et incertain, ont
une portée plus grande que par le passé. Les entreprises se doivent alors de
définir le plus précisément possible leurs objectifs et leurs besoins pour survivre
et se développer, et ce d’autant plus dans un environnement international
changeant. L’entreprise est amenée à mettre en adéquation sa culture et la
culture du pays, à tenir compte des spécificités culturelles de ses concurrents ou
alliés, pour s’y adapter.
La structure de l’économie mondiale, qui évoluait à un rythme soutenu depuis la
Seconde Guerre mondiale, a vu cette évolution s’accélérer progressivement au
milieu des années 1980 suite à la libéralisation progressive d’un grand nombre
de pays et à la relative décroissance des conflits armés régionaux. Au-delà de
l’augmentation des volumes, des modifications importantes de la nature et des
modes d’interactions se sont progressivement dessinées. L’envergure
géographique des marchés c’est très largement étendue entraînant des
changements profonds de concurrence. Les entreprises se sont adaptées à ces
nouvelles donnes et continuent de s’adapter pour rester en phase avec cet
environnement. Les dirigeants et managers investissent ou subissent ces
nouveaux « espaces » et les intègrent de plus en plus dans leur vision et dans
leur stratégie d’entreprise.
L’on désigne communément cette évolution sous les termes de globalisation ou
de mondialisation. La mondialisation et ses conséquences sur les entreprises
n’est certes pas une nouveauté, mais l’accélération du phénomène et la crise
économique actuelle entraînent non seulement beaucoup de personnes à
s’interroger sur ses fondements, mais aussi un nombre de plus en plus grand
d’entreprises à revoir de façon plus ou moins fondamentale leur stratégie,
leurs envergures et leur organisation.
L’accent est souvent mis en France sur la compétitivité à travers une baisse du
coût du travail, élément certes important, mais les entreprises qui font face à ces
problèmes de compétitivité se sont-elles réellement mises en position d’y faire
face plutôt que de su-bir ? Se sont-elles organisées pour passer d’un statut
d’exportateur national à un statut d’opérateur global ? Ont-elles réellement mis
en œuvre une stratégie et une organisation qui les fassent passer d’un statut de
champion national à un statut de compétiteur inter-national voir global ? Même
si par un coup de baguette magique leurs coûts salariaux baissaient de 10%,
seraient-elles pour autant plus compétitives à moyen et long terme ? La
compétitivité d’une entreprise passe par de nom-breux aspects. Le poids des
charges sociales et la rigidité du marché du travail en font certes partie mais il
existe de nombreux autres éléments qui au total permettent (ou non) d’assurer la
compétitivité et la pérennité d’une entreprise. Ces éléments doivent être pris en
compte d’une manière volontariste par le management. Une différence de coûts
salariaux de 3% avec l’Allemagne (soit probablement 1,5% à 2% en termes de
prix) pourrait expliquer que les entreprises françaises soient moins profitables
que les entreprises allemandes mais en aucun cas elle n’explique la différence
de compétitivité et les pertes de parts de marché qui sont celles de l’industrie
française au cours des deux dernières décennies. Les raisons fondamentales
sont probablement en partie ailleurs. Sans vouloir prétendre que la «
globalisation de l’entreprise » est la solution à tous les problèmes, il me semble
que dans de nombreux cas elle en fait partie. Les solutions à mettre en œuvre
sont certes diverses et propres à chaque industrie et marché mais un certain
nombre de tendances et de pratiques « globales » se dessinent progressivement
et constituent des vecteurs de pérennité et d’efficacité.
LES CARACTÉRISTIQUES DE LA MONDIALISATION POUR LES
ENTREPRISES :
L’élargissement des frontières de la concurrence et à sa conséquence la plus
directe, le développement des échanges internationaux source d’une
compétition de plus en plus large, est la partie la plus immédiatement visible et
la plus commentée mais en fait pour le manager d’autres éléments sont
également importants (voire plus importants) et constituent ses axes
prioritaires d’action : • elle influence les goûts et les attitudes des
consommateurs ;

• elle interpelle la présence et les pratiques commerciales et marketing ;


• elle influe sur le design et le prix des produits et des services ;

• elle change le rapport producteur/consommateur ;

• elle bouleverse les relations économiques nées de la colonisation et de la


décolonisation ;

• elle entraîne la diffusion rapide des connaissances, des technologies et de


leur usage tout en rendant plus rapide leur obsolescence ;

• elle pose le problème de l’organisation d’entreprise dont l’envergure


géographique tend à s’étendre sans cesse et donc la diversité culturelle ;
• elle tend à développer la responsabilité sociale de l’entreprise. Sans dire
qu’ils se trouvent dans une situation de parfaite transparence quant aux offres
qui leur sont faites, la visibilité et donc l’exigence des consommateurs s’est
considérablement renforcée au cours des dernières décennies.
Ce phénomène n’est pas limité aux offres locales mais concerne beaucoup
d’offres globales ou régionales. La généralisation d’Internet est bien sûr à
mettre en avant mais ce n’est pas le seul moteur. On pourra citer pêle-mêle le
développement du tourisme, les programmes de télévisions, les autres modes de
communication, les foires internationales, le déve-loppement du commerce de
masse, l’éducation… Pour des raisons très diverses, une part croissante de la
population de chaque pays tend vers un nouveau « style » global.
Les modes de commercialisation ont suivi le mouvement. Les relations entre
pays et régions se sont intensifiées.
La présence sur chaque territoire visé est devenue un critère important au
même titre que le suivi des produits et des clients. Il n’est plus possible de
maintenir voire développer un niveau d’affaires pérenne simplement en
envoyant plus ou moins régulièrement des « commis voyageurs ». La proximité
et la permanence sont devenues des atouts essentiels à la réussite.
La manière de concevoir les produits et services a également été profondément
modifiée. Les produits de grande consommation en sont l’exemple le plus
visible. Les formes et fonctions tendent à s’uniformiser rapidement, les
caractéristiques techniques à couvrir des zones de plus en plus larges, les
performances à s’aligner… pour répondre à une clientèle de plus en plus «
globale » quant à ces attentes et pour faire face à une concurrence élargie. Les
produits sont de plus en plus des assemblages de composants plus ou moins
standards et communs à de nombreux produits concurrents ou non. La qualité
du support et des services associés prend une importance sans cesse
grandissante de même que les niveaux de qualité perçue par le consommateur.
Les rapports producteurs/consommateurs se font de plus en plus au travers de
canaux de commercialisation ou d’intégrateurs qui assemblent et distribuent
différents type de produits et services et deviennent des acteurs indispensables.
Les lobbies de consommateurs sont de plus en plus actifs.
 La globalisation est un phénomène inévitable du fait de la tendance à la
mondialisation de l’économie. En cela, elle constitue un facteur de
risques et d’opportunités majeurs :
 • pour toutes les entreprises et en particulier les entreprises
multinationales ;
 • pour les managers de tous les niveaux et les salariés en général.

Une approche volontariste et structurée s’éloignant des pièges de la


centralisation ou de la décentralisation à outrance, permet aux entreprises et à
leur encadrement de gérer au mieux ces risques et d’en tirer des avantages
substantiels. Plus tôt ce processus est engagé, par rapport à l’évolution de
l’industrie, plus l’entreprise pourra se donner le temps d’agir et de s’organiser.
Plus tard le processus est engagé, plus les risques d’échecs et de perturbations
sont grands.
L’approche doit privilégier la créativité et l’innovation plutôt que de se
contenter de copier les expériences faites par d’autres. L’expérience des autres
doit être analysée et comprise pour servir de référence mais l’entreprise se doit
de personnaliser son approche et de bien l’adapter aux circonstances et à son
environnement propre.
L’immobilisme ou l’aventure peuvent être la source de difficultés importantes.
Une action responsable et consciente est essentielle au succès. Une
globalisation réussie constitue un facteur essentiel de réussite de l’entreprise
qui y trouve :

• amélioration de la mise en œuvre stratégique ;

• accroissement de la productivité interne ;

• outils de gestion plus efficaces ;

• qualité et réactivité accrues ;

• motivation du personnel ;

et en cela, amélioration de sa position stratégique et donc de sa profitabilité et


de sa pérennité.
INTRODUCTION :
Le terme mondialisation (ou globalisation, transcrit directement à partir du
terme anglais) évoque l’idée que les hommes dépendent dans tous les domaines
de façon croissante de ce qui se passe dans l’ensemble du monde. On observe en
effet une interaction grandissante entre les habitants de différents pays, régions
ou continents dans des domaines économiques, technologiques,
environnementaux, culturels et autres. Mais c’est le domaine économique et plus
particulièrement les échanges internationaux qui joue dans ce processus un rôle
moteur dont il est essentiel de comprendre les mécanismes.
Quatre thèmes peuvent être abordés à ce sujet. Dans une perspective historique,
la mondialisation actuelle est-elle le résultat d’un mouvement historique
commencé depuis très longtemps ? N’y a-t-il pas alternance de phases de
mondialisation et de démondialisation ? La première section de ce chapitre
répond à ces questions. Actuellement, le commerce international a pris une
ampleur considérable. Quels sont les acteurs des échanges et ceux-ci
contribuent-ils à réduire les inégalités de développement entre les nations ?
C’est ce qui fera l’objet de la deuxième section. Le commerce international ne
se limite pas aux biens et aux services: les « facteurs de production »,
principalement le travail et le capital, longtemps considérés comme immobiles,
sont devenus des éléments clés du processus de mondialisation. La troisième
section analyse les migrations de populations et les mouvements internationaux
de capitaux. Enfin, une quatrième et dernière section aborde une transformation
récente du commerce international: les «chaînes de valeur mondiales», qui
accompagnent le développement des entreprises multinationales. La
mondialisation est de plus en plus une circulation de composants, de pièces
détachées et de services divers entre de nombreuses filiales d’une même
entreprise, localisées dans plusieurs pays.