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Chapitre I : Statique des fluides

1.6. Équilibre relatif

Rappel : Dynamique dans un référentiel non galiléen

Dans un référentiel non galiléen R


on doit prendre en considération les forces d’inertie dans
la relation fondamentale de la dynamique :
maM /   Fext  Fie  Fic
Fie  mae ( M ) La force d’inertie d’entraînement ;
Fic  mac ( M ) La force d’inertie de Coriolis ou force d’inertie complémentaire.
maM /   Fext  mae ( M )  mac ( M )
d / R
ae ( M )  a / R  / R  (/ R  O ' M )  O' M
dt
ac ( M )  2/ R  vM /
ae ( M ) : L’accélération du point coïncidant ;
ac ( M ) : L’accélération de Coriolis du point M ;
 : Vecteur rotation du référentiel non galiléen R par rapport à un référentiel galiléen R ;
vM / : Vitesse de M dans R .

1.6.1. Pression dans un fluide soumis à une accélération dans une direction
quelconque

Lorsqu'un réservoir partiellement rempli d'un liquide est soumis à une accélération
⃗ on remarque que la surface libre du liquide n'est plus horizontale, elle construit un
constante 𝒂
angle 𝜽 avec l'horizontale, liquide est refoulé dans le sens opposé de l'accélération.

[1]
Le but d'expliquer le phénomène et exprimer les forces de pression à l'intérieur du liquide,
pour cela on considère le référentielle R
(o, x, y, z) rattacher au réservoir (figures), on admit
que chaque particule de fluide subit la même accélération donc le liquide se déplace comme
un seul corps rigide qu'est au repos par rapport à R
Considérons une particule de masse  m , on peut écrire :
 maM /  0
ac ( M )  2/ R  vM /  0
d / R
ae ( M )  a / R  / R  (/ R  O ' M )   O ' M  a / R  a
dt
ae ( M )  a  ax ux  0u y  az uz
Donc la 2ème loi de Newton appliquée dans R au Liquide s'écrit comme suit :
F ext   ma
dFv  dFs   ma
dFv : Forces de volume qui s'appliquer sur le volume V   x y z de la particule de
masse  m qui nous donner :
dFv   mg

dFs : Forces de surface qui s'appliquer sur la surface fermée  S de la particule de masse
 m , qui sont des forces de pression (voir hypothèse).
dFp   mg   ma

On peut écrire : dFs  dFsx  dFsy  dFsz


Avec :
dFsz  ( P( z )  P ( z   z ))  x y uz
P
 x y z uz

z
P
  V uz
z
Même résonnement suivant les deux autres axes :
P P P
dFs   V ux  V u y  V uz   gradP V
x y z
Après avoir remplacé :
 mg  grad p V   ma
grad p V   mg   ma
grad p   ( g  a )
g apparent  g  a : Appelé champ de pesanteur apparent.
Équation différentielle à deux variables :
P
 x    a x

 P P P
 0  dP  dx  dz    a x dx   ( g  az ) dz
 y x z
 P
    ( g  az )
 z
 P( x, z )   ax x   ( g  az ) z  C et
Si on déplacer l'origine du système à la surface libre P(0.0)  P0 :
 P( x, z )  P0   ax x   ( g  az ) z

Équation de la surface libre :


À la surface libre est représentée par une droite dans le plan (𝑜𝑥, 𝑜𝑧) donnée par la droite :
 ( x, z ) P( x. z )  P0
 ax x  ( g  az ) z  0
ax
z x
g  az
Les surfaces équipotentielles ou surfaces isobariques, sont des plans parallèles inclinés d'un
a
angle 𝜽 avec la plan horizontal, tel que tg ( )  x
g  az

1.6.2. Pression dans un fluide soumis à une rotation uniforme

Considérons un récipient cylindrique de rayon R et d'hauteur H, contenant un liquide de masse


volumique 𝝆 dont la surface libre est initialement à la hauteur 𝒉𝟎
Le récipient tourne autour de son axe de révolution 𝑶𝒁 avec une vitesse angulaire constante 𝝎,
le liquide est forcé vers l'extérieur du fait de la force dite centrifuge (accélération centripète), et
la surface libre du liquide devient concave (Figure)[1]. Après les phases transitoires initiales, le
liquide se déplacera comme un corps rigide avec le récipient. Il n'y a pas de déformation, et
donc pas de contrainte de cisaillement, et chaque particule de fluide dans le récipient se déplace
avec la même vitesse angulaire.
Vecteur vitesse angulaire : /R   uz

Le champ de pression à l'intérieure du liquide ?

La résolution du problème se fera en coordonnées cylindrique (𝒓, 𝜽, 𝒛) exprimé dans R un


référentiel non galiléen associé au récipient tournant.
Les particules du liquide 𝑴 se déplacent suivant des trajectoires circulaires, la pression est
indépendante de 𝜽 : P  P( r, z ) (Figure) [2]

La 2ème loi de Newton :


grad p   ( g  a )  P   guz    a

P 1 P P
Avec : P  gradP  ur  u  uz
r r  z
a ( M )  ae ( M )
 ar ur  a u  a z uz
  2 r ur  0 u  0 uz
g   guz

1ère Méthode : équation de la surface libre isobare


P P
gradP   2 r ur   guz  dP  dr  dz   2 r dr   g dz
r z
À la surface isobare on a :
dZ isobare  2 r
dP  0  
dr g
Après intégration ont obtient l'équation (indépendante de la masse volumique du liquide) :
2 2
Zisobare  r  C1
2g
Les surfaces isobares sont de forme parabolique et compris la surface libre, leurs équations
ne dépendant pas de la masse volumique du liquide. La valeur de la constante C1 dépend de la
valeur de la pression, et de vitesse de rotation figure [1], pour la surface libre ont pu écrire :
2
Z s (r  0)  C1  hc  Zs  r 2  hc
2g
Calcul de hc :

Liquide incompressible implique conservation du volume du liquide :


Phase initiale le volume : V   R 2 h0
R
Phase finale le volume : V   dV   2 rZ s dr
0
R
2  2 R2
V   2 r ( r 2  hc ) dr   R 2 (  hc )
0
2g 4g
2 R2
hc  h0 
4g
2
L'équation de la surface libre s'écrit : Z s ( r,  )  h0  ( R 2  2r 2 )
4g

Conséquences :
1
1. Lorsque r  R ont remarqué que 𝑍𝑠 ne dépend pas de ω , donc la surface libre
2
1
passe par un cercle de rayon r  R quel que soit la vitesse de rotation ω.
2
2. La déférence maximale d'altitude est entre les deux points définie par r  0 et r  R
2
Z s max  Z s ( R)  Z s (0)  R2
2g

2ème Méthode : champ de pression à l'intérieur du liquide

r2
gradP   2 r ur   guz  gradP  grad (  2   g z)
2
r2
 grad ( P   2   gz )  0
2
r2
 P( r, z )   2
  gz  C et
2
On peut calcul la différence de pression entre deux points quelconques par l'équation :
1
 P2  P1   2 ( r22  r12 )   g ( z2  z1 )
2
1
 P   2 ( r 2 )   g z
2
Si on déplacer l'origine du système à la surface libre P(0.0)  P0 :
1
P  P0   2 r 2   gz
2