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6.1.

1 Exemple 1 - Maison à Auderghem

toiture légère en porte à faux sur galerie

galerie intérieure
largeur 1.00m

DET.1
terrasse extérieure dalle BA

structure LC

maçonnerie+structure BA maçonnerie+structure BA maçonnerie+structure BA

DETAIL 1

chassis
plancher en bois exotique
"KAMBALA"sur plots parquet
étanchéité
isolation
devers 2cm

panneaux

sifflet de pente maçonnerie + structure B.A


canalisation de chauffage
pare vapeur

poutrelles en
structure LC horizontale
bois secondaires
portée 10m
6.1.2 Exemple 2 - Expertise

6.1.3 Exemple 3 – Plancher école à Anvers


6.2.1 Exemple 1 – Villa à Waterloo – Expertise
6.2.2 Exemple 2 – Bâtiment industriel à Forest
6.2.3 Exemple 3 – Villa à Rixensart (1)

Tripode
provisoire

Contrefort construit pour


remedier au problème

Coupe
6.2.3 Exemple 3 – Villa à Rixensart (2)

Living

Plan RDC
6.2.4 Exemple 4 – Tour château d’Herbeumont
6.2.5 Exemple 5 – Villa à Waterloo
6.2.6 Exemple 6 – Pannes sous-dimensionnées :

Coupe Vue en plan


6.2.6 Exemple 6 – Pannes sous-dimensionnées :

Situation observée

Solution proposée
6.2.7 Exemple 7 – Déversement de la partie comprimée de la structure :

Arc à 3 rotules en bois lamellé-collé : - bmax = 12 cm


- hmax = 125 cm

Déformations face inférieure de l’arc LC hors plan – Vue en plan

Elévation du 4e portique

Profil-type
6.2.7 Exemple 7 – Déversement de la partie comprimée d’une structure :

Déversement Solution proposée (aisseliers)

Contrainte critique pour le déversement :

En considérant un BLC de qualité GL28, nous avons

Ce qui nous donne une contrainte critique alors que la contrainte de compression
atteint 164 kg/cm². Cela confirme le problème de déversement constaté.

Pour satisfaire au déversement, la poutre en bois lamellé-collé aurait dû présenter une largeur de 24cm au lieu de
12cm, c’est-à-dire un rapport .

Schéma des lignes de moment


6.2.8 Exemple 8 – Pannes sous-dimensionnées :

Portée de +/- 10 m - Grenier prévu non encore installé

Panne de versant appuyée sur un simple étrésillon Déformation de la toiture

Evaluation du dimensionnement des pannes :


1. Pannes de versant
Valeur requise (EC5) Valeur proposée % placé/requis
W (I/V) cm³ 5673 585 10,31
I (L/350) cm4 152801 8779 5,75
2. Pannes faîtière
Valeur requise (EC5) Valeur proposée % placé/requis
W (I/V) cm³ 3302 585 17,72
I (L/350) cm4 135409 8779 6,49
6.2.8 Exemple 8 – Pannes sous-dimensionnées :

Situation observée

L’architecte espère se décharger de la responsabilité du dimensionnement de la structure en écrivant « Poutres


préfab. type Nailweb – Section à calculer par l’entrepreneur ».

La charpente mise en œuvre étant totalement sous-dimensionnée, la solution préconisée par le bureau d’étude
fut de l’enlever et de la remplacer par une structure en bois lamellé-collé (v. ci-dessous).

Solution proposée
6.2.9. Exemple 9 – Basculement d’un mur de façade vers l’extérieur

Poussée horizontale
sur la maçonnerie

Absorbée par le blochet


et transmise au plancher
6.2.9. Exemple 9 – Basculement d’un mur de façade vers l’extérieur

Une partie de la
poussée horizontale
sur la maçonnerie

L’autre partie de la
poussée horizontale
reprise par le
plancher

Absorbée par le blochet


et transmise au plancher

Absorbée par le
plancher
6.2.10 Exemple 10 – Basculement d’un mur vers l’extérieur

Symptôme
La ferme pousse sur la tête du mur de maçonnerie. Ce qui provoque un basculement du
mur vers l’extérieur.
Mise en ordre
- Remplacement de la jambe de force qui portera sur le plancher via une sablière
-Suppression de la pièce de bois verticale
-Mise en place de deux blochets moisés à la jambe de force par tiges filetées et à
l’arbalétrier

Situation existante Solution

Embrèvement Embrèvement Sablière


Poussées sur la Absorbée par les
maçonnerie blochets
Assemblage par
Assemblage par tiges filletées
tenon−mortaise

Flexion composée avec


compression dans la
jambe de force
Absorbée par le
Sablière plancher
6.2.11 Exemple 11 – Basculement d’un mur vers l’extérieur

1 2

1 : Résultante due à l’arbalétrier


2 : Composante verticale reprise par le mur en compresion
3 : Poussée du mur vers l’extérieur

Symptômes : La ferme pousse sur la tête du mur de maçonnerie, provoquant le basculement de ce mur vers l’extérieur.
Cause : Absence de liaison entre l’arbalétrier et l’entrait. Le premier est simplement posé sur le second.
Réparation : Assemblage de l’arbalétrier et de l’entrait par des plats métalliques et une tige filetée. L’assemblage peut
alors transmettre l’effort (3) de l’arbalétrier à l’entrait.

1 : Résultante due
à l’arbalétrier

2 : Composante
verticale reprise
par le mur en
compresion
3
3 : Composante
horizontale reprise
2 par l’entrait en
traction
1

1 : Tige filetée

2 : Plat métallique

2
6.2.12. Exemple 12 – Noeud constructif problématique

La coupe de détail as-built et le schéma 1 illustrent la situation existante avant le sinistre.

Schéma 1
6.2.12. Exemple 12 – Noeud constructif problématique
6.3.1 Exemple 1 – instabilité des pignons d’extrémité :
Calcul Approché

Toiture traditionnelle :
Calcul en toiture traditionnelle

Epaisseur des maçonneries : 32 cm soit un poids propre de 450 kg/m² (4500 N/ m²)
Soit p= 633N/m² la pression normale due au vent et un poids propre de toiture de 75 kg/m² hor.
(750 N/m² hor.)
Calculons la hauteur du rect. équivalent, de même base, générant le même moment sollicitant en A
h ² eq b.3 3
p. .b = p.
.
2 2 3
h 2 eq = 3 = 1,73m

Calculons maintenant, pour 1,00 m de largeur, dans le cas du portique à 3 colonnes rotulées en tête, les moments
stabilisant MA,s et renversant MA,r

MA,s = 4500.1,50.0,16 + 3,0.750.0,16 = 1440 Nm

5. p.γf .h 2 eq 5.633.1,5.1,73 2
M A, r = = = 888 Nm
16 16
M A, s
Sécurité = = 1,62 Stable !
M A, r

Calcul avec une toiture en fermettes préfabriquées sans liaison entre le pignon et les fermettes

Le poids de la toiture ne s’exerce plus sur le pignon et l’effet portique a disparu

MA,s = 4500.1,5.0,16 = 1080 Nm

633.1,73 2
M A, r = .1,5 = 1421Nm
2
M A, s
Sécurité = = 0,76 < 1
M A, r

Conclusion : Instable pour la prise au vent ! !

A conditions égales le pignon subissant la pression du


vent dans le cas d’une toiture traditionnelle est stable,
et instable pour une toiture avec fermettes préfabriquées.
Le concours du contreventement est donc dans ce cas
indispensable ! ! !
6.3.2 Exemple 2 – Code du logement – Urbanisme de la Région Wallonne
Dans le cas d’un entrait retroussé, pour des charges verticales uniquement (sans vent), le modèle théorique de la
charpente avec un appui fixe d’un côté et un appui avec rotule de l’autre, donne comme résultat un déplacement
horizontal du côté de l’appui avec rotule, sans réaction horizontale.

CAS 1

Avec le modèle théorique comprenant deux appuis fixes, l’entrait se met en compression car les déplacements
horizontaux aux appuis sont empêchés, induisant des réactions horizontales aux appuis importantes

CAS 2

Le modèle avec deux appuis horizontaux élastiques induisant à la fois une déformation et une réaction d’appui
sur la maçonnerie correspond le plus à la réalité, la maçonnerie absorbant une partie de l’effort et se déformant.
La difficulté est d’estimer le coefficient d’élasticité des appuis.

CAS 3

Dans tous les cas, dés que l’entrait (X > 0) est retroussé, des déformations et des efforts horizontaux
apparaissent. Ceux-ci sont difficilement absorbables par des maçonneries, induisant des désordres dans le
bâtiment.

Voici l’évolution des déformations et efforts d’une charpente en 8/23 en fonction de X sous l’effet du poids
propre de la toiture et de la neige, pour les cas d’un coefficient d’élasticité des appuis de K=1000 daN/cm et
K=5000 daN/cm. (largeur = cm, longueur = cm)

Valeur de X (en cm) Réaction horizontale aux Déformation horizontale Effort normal dans l’entrait
appuis (en daN) aux appuis (en cm) (en daN) (+)=traction
K = 5000 K = 1000 K = 5000 K = 1000 K = 5000 K = 1000
daN/cm daN/cm daN/cm daN/cm daN/cm daN/cm
0 97 23 0,019 0,023 +373 +447
5 700 178 0,14 0,178 -233 +294
10 1142 338 0,23 0,338 -688 +133
15 1368 485 0,27 0,485 -929 -18
20 1442 610 0,29 0,610 -1018 -150
25 1439 708 0,29 0,708 -1028 -256
30 1402 782 0,28 0,782 -1001 -339
40 1301 869 0,26 0,869 -917 -444
50 1206 904 0,24 0,904 -835 -497
115 893 838 0,18 0,838 -596 -522
230 713 702 0,14 0,02 -605 -580
6.4.1 Exemple 1 – Pergola en bois sous charge linéaire :

La flèche f1 tenant compte de la rotation sur le premier appui est approximativement 4 fois supérieure à f2,
calculée en considérant un encastrement parfait.
6.4.2 Exemple 2 - Dimensionnement des pannes de toiture

Tableaux du CSTC – Solivages / Pannes

Tableaux pour les planchers des maisons d’habitation (avec surcharge d’utilisation 2 kN/m²)
Tableaux pour les pannes de toiture
6.5.1 Exemple 1 – Emploi de lamellé collé de résineux en ambiance extérieure non protégé
Erreur de conception.

Photo Fontaine l’Evêque – Extrait de plan.

Photo II.1 – Bois lamellé collé non protégé en ambiance extérieure


Photo II.2 – Bois lamellé collé non protégé en ambiance extérieure
Photo II.3 – Bois lamellé collé non protégé en ambiance extérieure

Photo II.3 – Bois lamellé collé non protégé en ambiance extérieure


6.5 Emploi non approprié

Photos II.4 – II.5 – Bois lamellé collé non protégé en ambiance extérieure

Photos II.4 - II.5 – Bois lamellé collé non protégé en ambiance extérieure
6.5 Emploi non approprié

Photos II.6 - II.7 - II.8 – Bois lamellé collé non protégé en ambiance extérieure
6.5 Emploi non approprié

6.5.2 Exemple 2 – Emploi de lamellé collé en ambiance extérieure non protégé


Erreur de conception

Havelange

Photos II.9 – II.10 - Bois lamellé collé non protégé en ambiance extérieure
6.5 Emploi non approprié

Photo II.11 - Bois lamellé collé non protégé en ambiance extérieure

Photos II.11 – Bois lamellé collé non protégé en ambiance extérieure


6.5 Emploi non approprié

6.6 Absence de traitement fongicide et insecticide

Voir « Défauts de construction » B1530-1/2 page 268/269

Photos II.12 – Bois lamellé collé non protégé en ambiance extérieure