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2018 MAT431

Devoir à la maison 2
L’objectif de ce devoir est de démontrer le théorème de Grobman–Hartman (selon lequel la dynamique autour
d’un point fixe hyperbolique est décrite qualitativement par un modèle linéaire) et de discuter une partie du
théorème de la variété stable de Hadarmard–Perron (sur la géométrie de l’ensemble d’orbites attirés par un
point fixe hyperbolique).

Question préliminaire
On se place sous les hypothèses du théorème de Banach-Picard du cours, version 1, avec T : X → X
Lipschitzienne de rapport k ∈ [0, 1[. Montrer que le point fixe p de T vérifie pour tout x0 ∈ X :
1
d(p, x0 ) ≤d(T (x0 ), x0 ).
1−k
Partie A : Théorème de Grobman–Hartman
La constante de Lipschitz d’une application Lipschitzienne g : X → X sur un espace métrique (X, d) est
notée par Lip(g). Soit E un espace de Banach, dont on note la norme |.|. L’espace L(E; E) est muni de la
norme d’opérateur notée k.k.
(1) Soient A : E → E est un isomorphisme linéaire bicontinu et f : E → E une application Lipschitzienne
telle que Lip(f − A) < kA−1 k−1 . Montrer que f est un homéomorphisme.
Indication: on pourra considérer θ(x, y) := A−1 (y − (f − A)(x)).

On suppose maintenant que E = Es ⊕ Eu , où Es et Eu sont deux espaces de Banach. On note simplement


par |.| les normes sur Es et Eu . On munit E de la norme donnée par |xs + xu | = max(|xs |, |xu |), xs ∈ Es ,
xu ∈ Eu . On rappelle que E muni de cette norme est encore un espace de Banach. Soit πs : E → Es ,
πu : E → Eu les projections de E respectivement sur Es et Eu parallèlement respectivement à Eu et Es .
(2) Montrer que ces projections sont de norme plus petite que 1 (pour la norme d’opérateur sur L(E; E)).

Soient λ, µ deux réels positifs avec λ < 1 < µ. Un isomorphisme linéaire continu A : E → E est (λ, µ)-
hyperbolique si A(Es ) = Es , A(Eu ) = Eu , kA|Es k ≤ λ, k(A|Eu )−1 k ≤ µ−1 .
(3) Soit A : E → E un isomorphisme linéaire (λ, µ)-hyperbolique. Montrer qu’une application Lipschitzi-
enne g : E → E telle que ε := Lip(g − A) < min{1 − λ, 1 − µ−1 } := ε0 admet un unique point fixe
p ∈ E et, que de plus,
|g(0)|
|p| ≤ .
ε0 − ε
Indication: On pourra considérer ge(xs + xu ) := gs (xs + xu ) + xu + (A|Eu )−1 (xu − gu (xs + xu ))

où gs = πs ◦ g, gu = πu ◦ g et montrer que g̃ est contractante de rapport 1 + ε − ε0 .
Soient A : E → E un isomorphisme linéaire (λ, µ)-hyperbolique et f, g : E → E deux applications
Lipschitziennes telles que ∆f := f − A et ∆g := g − A sont bornées et
Lip(∆f ), Lip(∆g) < min{kA−1 k−1 , 1 − λ, 1 − µ−1 } := ε1 .
En particulier, grâce à la question (1), f et g sont des homéomorphismes. On pose V = Cb (E, E) =
Cb (E, Es ) ⊕ Cb (E, Eu ) = Vs ⊕ Vu , où Cb (E, E) (resp. Cb (E, Es ), Cb (E, Eu )) est l’espace des fonctions
continues bornées de E dans E (resp. dans Es , Eu ) muni de la norme sup (de sorte que pour une fonction
h se décomposant en h = hs + hu avec hs ∈ Vs et hu ∈ Vu , on a bien kf kV = max(khs kVs , khu kVu ) ).
(4) On définit L : V → V par L(h) = A ◦ h ◦ g −1 . Vérifier que L est bien définie, c’est-à-dire que
L(h) est bien continue et bornée lorsque h est dans V ), et que L une application linéaire continue
(λ, µ)-hyperbolique relativement à la décomposition V = Vs ⊕ Vu .
On définit maintenant ∆F : V → V par
∆F(h) = ∆f ◦ (idE + h) ◦ g −1 + A ◦ g −1 − idE .
1
2

(5) Vérifier que ∆F(h) est bien continu et borné, et que ∆F est Lipschitzien avec
Lip(∆F) ≤ Lip(∆f ).
(6) En déduire qu’il existe une unique application continue h de E dans E tel que ∆h = h − idE est
borné et f ◦ h = h ◦ g.
(7) Par un argument simple, montrer qu’il existe aussi une application h̃ de E dans E avec ∆hf =
h̃ − idE borné et g ◦ h̃ = h̃ ◦ f . En déduire que h est un homéomorphisme. Montrer qu’il existe un
homéomorphisme h1 de E dans E tel que h1 ◦ f ◦ h−1 1 = A.

Partie B : Théorème de la variété stable (d’après Perron et Irwin)


On se place dans les hypothèses de la question A(3) et l’on fixe une constante κ telle que λ < κ < µ. On
introduit les espaces de Banach

Es := {(xns )n≥1 ∈ (Es )N : k(xns )n≥1 kEs := sup κ−n |xns | < +∞}
n∈N∗
et
Eu := {(xnu )n≥0 ∈ (Eu )N : k(xnu )n≥0 kEu := sup κ−n |xnu | < +∞}
n∈N
(1) Soit f : E → E une application Lipschtzienne telle que f (0) = 0 et ε := Lip(f −A) < min{κ−λ, µ−κ}.
Montrer que l’application θ : Es × Es × Eu → Es × Eu ,
θ(x0s , (xns )n≥1 , (xnu )n≥0 ) := ((πs ◦ f (xn−1
s + xun−1 ))n≥1 , (xnu + (Au )−1 (xn+1
u − πu ◦ f (xns + xnu )))n≥0 )
est bien définie.
(2) Montrer que θ est Lipschitzienne avec Lip(θ) ≤ max{κ−1 (λ + ε), µ−1 (κ + ε)} < 1 par rapport aux
normes
k(~u, ~v , w)k
~ Es ×Es ×Eu := max{|~u|Es , k~v kEs , kwk
~ Eu } et k(~v , w)k
~ Es ×Eu := max{k~v kEs , kwk
~ Eu }.
(3) Pour chaque xs ∈ Es , soit ϕ(xs ) := ((ϕns (xs ))n≥1 , (ϕnu (xs ))n≥0 ) l’unique point fixe de (., .) 7→ θ(xs , ., .).
Montrer que ϕ0u : Es → Eu est une application contractante telle que
{xs + ϕ0u (xs ) ∈ E : xs ∈ Es } = Wκs (f ) := {x ∈ E : sup κ−n |f n (x)| < ∞}.
n≥0

(4) Montrer que lim κ−n |f n (x)| = 0 pour tout x ∈ Wκs (f ).


n→∞
3

Correction.
Question préliminaire.
On a

d(p, x0 ) ≤ d(p, T (x0 )) + d(T (x0 ), x0 ) ≤ d(T (p), T (x0 )) + d(T (x0 , x0 ) ≤ k d(p, x0 ) + d(T (x0 , x0 )

d’où le résultat.
A1. Remarquons que y = f (x) si et seulement si x = A−1 (y − (f − A)(x)) = θ(x, y). D’autre part θ est
continue et de plus, l’hypothèse Lip(f − A) < kA−1 k−1 entraîne que θ est uniformément contractante en x.
En effet, pour tout y ∈ E, et tout (x, x0 ) ∈ E × E,

|θ(x, y) − θ(x0 , y)| = |A−1 (y − (f − A)(x)) − A−1 (y − (f − A)(x0 ))| = |A−1 ((f − A)(x) − (f − A)(x0 ))|

≤ kA−1 k × |(f − A)(x) − (f − A)(x0 )| ≤ kA−1 k × Lip(f − A) × |x − x0 |.

et kA−1 k × Lip(f − A) < 1. On déduit du thérème de point fixe version 2 que x 7→ θ(x, y) admet un unique
point fixe φ(y) et que y 7→ φ(y) est une application continue de E dans E. D’autre part, on a donc y = f (x)
si et seulement si x = φ(y) et donc f est bijective d’inverse φ.
A2. Par définition,

|πs (x)| |xs |


kπs k = sup = sup
x=xs +xu ∈E\{0} |x| x=xs +xu ∈E\{0} max(|xs |, (|xu |)

et comme max(|x|xss|,(|x
|
u |)
≤ 1, on a l’inégalité voulue.
A3. Notons As = A|Es and Au = A|Au . Remarquons que

xs + xu = ge(xs + xu ) = gs (xs + xu ) + xu + A−1



u (xu − gu (xs , xu ))

si et seulement si
xs = gs (xs + xu ) et xu = xu + A−1
u (xu − gu (xs , xu )))

ce qui est équivalent à


xs + xu = g(xs + xu ).

Ainsi les points fixes de g exactement sont les points fixes de g. Montrons maintenant que g̃ est contractante
(ce qui n’est pas en général le cas de g). On calcule

|e g (xs + xu ) − ge(x0s + x0u )|


g (x) − ge(x)| = |e
= max(|gs (xs + xu ) − gs (xs + xu )|, |xu + A−1 0 −1 0 0 0
u (xu − gu (xs + xu )) − (xu + Au (xu − gu (xs , xu )))|)
= max(|πs (g(xs + xu ) − g(x0s + x0u ))|, |xu − x0u + A−1 0 0 0
u (xu − xu − (gu (xs , xu ) − gu (xs + xu ))|)

Or
|πs (g(xs + xu ) − g(x0s + x0u ))| ≤ |πs ((g − A)(xs + xu ) − (g − A)(xs + xu )) + As (xs − x0s )|

≤ |((g − A)(xs + xu ) − (g − A)(x0s + x0u ))| + |As (xs − x0s )|

(par inégalité triangulaire et le fait démontré en A(1) que πs est de norme plus petite que 1)

≤ Lip(g − A)|(xs + xu ) − (x0s + x0u )| + kAs k × |xs − x0s |


≤ (Lip(g − A) + λ) |(xs + xu ) − (x0s + x0u )|
≤ (1 + ε − ε0 ) |(xs + xu ) − (x0s + x0u )|.
4

D’autre part, on a avec les mêmes arguments


|xu − x0u + A−1 0 0 0
u (xu − xu − (gu (xs + xu ) − gu (xs + xu ))|
≤µ−1 |A(xu − x0u ) + xu − x0u − (gu (xs + xu ) − gu (x0s + x0u ))| ( car kA−1 −1
u k≤µ )
≤µ−1 |πu ((xs + xu ) − (xs + x0u ) − ((g − A)(xs + xu ) − (g − A)(x0s + x0u ))|
≤µ−1 |(xs + xu ) − (xs + x0u ) − ((g − A)(xs + xu ) − (g − A)(x0s + x0u ))| ( car kπu k ≤ 1)
≤µ−1 (|(xs + xu ) − (xs + x0u )| + |(g − A)(xs + xu ) − (g − A)(x0s + x0u )|)
≤µ−1 (|(xs + xu ) − (xs + x0u )| + Lip(g − A) × |(xs + xu ) − (x0s + x0u )|)
≤µ−1 (1 + )|(xs + xu ) − (xs + x0u )| ≤ (1 − 0 )(1 + )|(xs + xu ) − (xs + x0u )|
≤(1 +  − 0 )|(xs + xu ) − (xs + x0u )|
Donc finalement, on a bien démontré que |e g (x) − ge(x0 )| ≤ (1 +  − 0 )|x − x0 |. La constante 1 +  − 0 est
bien dans ]0, 1], donc g̃ est contractante et admet un unique point fixe p, qui est donc aussi l’unique point
fixe de g. De plus, d’après la question préliminaire avec x0 = 0, on obtient |p| ≤ |g̃(0)| |g(0)|
ε0 −ε ≤ ε0 −ε . En effet
|g(0)| = max(|gs (0)|, |A−1 −1
u (gu (0))|) ≤ max(|gs (0)|, µ |gu (0)|) ≤ max(|gs (0)|, |gu (0)|) = |g(0)|.

A4. Il faut d’abord s’assurer que L(h) est bien dans V , c’est-à-dire continue et bornée de E dans E. La
continuité est évidente, puisque l’on compose des applications continues. Comme h est bornée, h ◦ g −1 est
bornée, et comme A est linéaire continue, L(h) = A ◦ h ◦ g −1 reste bien bornée. La linéarité de L est évidente.
Il est aussi clair que kL(h)kV ≤ kAk khkV , et donc L est continue. De plus, L est inversible, et son inverse
est donné par L−1 (h) = A−1 ◦ h ◦ g qui est continu par les mêmes arguments. Ensuite, si h ∈ Vs , alors comme
A stabilise Es , on voit que L(h) est encore dans Vs , et donc L stabilise Vs et idem pour Vu . Pour h ∈ Vs , le
calcul fait si dessus montre que kL(h)kVs ≤ kA|Es k khkVs ≤ λkhkVs ce qui montre que kL|Vs k ≤ λ. De même
on trouve kL|Vu k ≤ µ−1 .

A5. La continuité est évidente. Comme −∆g = A − g est borné, on a A ◦ g −1 − idE = (A − g) ◦ g −1 borné,
et ∆f borné entaîne que ∆f ◦ h ◦ g −1 donc finalement ∆F(h) borné. D’autre part
k∆F(h) − ∆F(h0 )kV = k∆f ◦ (h − h0 ) ◦ g −1 kV ≤ Lip(∆f ) × kh − h0 k.
ce qui montre l’assertion.

A6. On pose F = L + ∆F. On a vérifié que F, L, V = Vs ⊕ Vu satisfont les hypothèses de la question


(3). Ainsi F admet un unique point fixe dans V que l’on note ∆h. On a donc
F(∆h) = A ◦ ∆h ◦ g −1 + ∆f ◦ (idE + ∆h) ◦ g −1 + A ◦ g −1 − idE = ∆h,
et l’on en tire
A ◦ (∆h + idE ) ◦ g −1 + ∆f ◦ (idE + ∆h) ◦ g −1 = ∆h + idE ,
puis finalement
f ◦ h ◦ g −1 = h.
L’unicité de h provient de celle de ∆h en remontant les calculs.

A7. Les rôles de f et g sont symétriques, et en les échangeant dans l’argument précédent, on trouve h̃.
On a alors f ◦ h ◦ h̃ = h ◦ g ◦ h̃ = h ◦ h̃ ◦ f et g ◦ h̃ ◦ h = h̃ ◦ h ◦ g. Le résultat d’unicité de la question (6)
avec f = g montre que l’on a alors h ◦ h̃ = h̃ ◦ h = idE et ainsi h est un homéomorphisme. On trouve h1 en
prenant A = g, qui vérifie trivialement les hypothèses voulues.

B1. Les coordonnées de θ sont exactement les mêmes que pour la fonction ge introduite en A(3). Les
mêmes majorations donnent :
|πs ◦ f (xns + xnu ) − πs ◦ f (ysn + yun )| ≤ (λ + ε)|xn − y n |
et
|xnu + (Au )−1 (xn+1
u − πu ◦ f (xns + xnu )) − yun − (Au )−1 (yun+1 − πu ◦ f (ysn + yun ))| ≤ µ−1 (|xn+1 − y n+1 | + ε|xn − y n |),
5

quels que soient xn = xns + xnu , y n = ysn + yun ∈ E = Es ⊕ Eu , n ≥ 0. Comme f (0) = 0, il s’ensuit que
κ−n |πs ◦ f (xn−1
s + xn−1 −1
u )| ≤ κ (λ + ε)κ
−(n−1) n−1
|x |
et
κ−n |xnu + (Au )−1 (xn+1
u − πu ◦ f (xns + xnu ))| ≤ µ−1 (κκ−n−1 |xn+1 | + εκ−n |xn |),
et ainsi θ est bien définie.
B2. Ceci découle des majorations de la question précédente.
B3. De la question (2), on sait que θ est contractante:
kθ(xs , ϕ(xs )) − θ(ys , ϕ(ys ))k ≤ c max{|xs − ys |, kϕ(xs ) − ϕ(ys )k}
pour un certain c < 1. Il s’ensuit que ϕ et a fortiori, ϕ0u sont contractantes.
Soit x0s ∈ Es et posons ϕ(x0s ) = ((ysn )n≥1 , (yun )n≥0 ), ys0 = x0s . Le fait que ϕ(x0s ) soit point fixe de θ(x0s , .) se
traduit donc par (
(∀n ≥ 1), πs ◦ f (ysn−1 + yun−1 ) = ysn
,
(∀n ≥ 0), yun + A−1 u (yu
n+1 − π ◦ f (y n + y n )) = y n
u s u u
ou encore de manière équivalente
(
(∀n ≥ 1), πs ◦ f (ysn−1 + yun−1 ) = ysn
.
(∀n ≥ 0), πu ◦ f (ysn + yun ) = yun+1
Soit (x0s , (xns )n≥1 , (xnu )n≥0 ) ∈ Es × Es × Eu . Remarquons en posant pour tout n ≥ 0, xn = xns + xnu ∈ E =
Es ⊕ Eu , que
ϕ(x0s ) = θ(x0s , ϕ(x0s )) = ((xns )n≥1 , (xnu )n≥0 )
est équivalent à : 
n n−1 n−1 n
(∀n ≥ 1), ys = πs ◦ f (ys + yu ) = xs

n+1 n
(∀n ≥ 0), yu = πu ◦ f (ys + yu ) = xu n n+1 ,
 0
 0
yu = x u
c’est-à-dire f (xn ) = xn+1 et x0u = ϕ0u (x0s ).
Soit x0 = x0s + x0u ∈ Wκs (f ). Définissons par récurrence xn+1 = f (xn ). Par définition de Wκs (f ),
((xns )n≥1 , (xnu )n≥0 ) ∈ Es × Eu . Par les équivalences établies ci-dessus, on a alors ϕ(x0s ) = ((xns )n≥1 , (xnu )n≥0 )
et en particulier x0 = x0s + x0u = x0s + ϕ0u (x0s ). On a donc montré que
Wκs (f ) ⊂ {x0s + ϕ0u (x0s )| x0s ∈ Es }.
Pour la réciproque, prenons x0s ∈ Es , posons x0 = x0s + x0u = x0s + ϕ0u (x0s ), et définissons par récurrence
xn+1 = f (xn ). On a alors ((xns )n≥1 , (xnu )n≥0 ) = φ(x0s ) ∈ Es × Eu car ces deux suites vérifient la même relation
de récurrence avec le même premier terme, et donc que supn≥0 κ−n |f n (x)| < +∞.

B4. Comme de manière évidente f (Wκs (f )) ⊂ Wκs (f ), on a, quels que soient x, x̃ ∈ Wκs (f ), f (x) =
ys0 + ϕ0u (ys0 ) et f (x̃) = ỹs0 + ϕ0u (ỹs0 ) pour un certain ys0 ∈ Es et un certain ỹs0 ∈ Es .
Comme ϕ0u est contractante, on a
x)| ≤ |(ys0 +ϕ0u (ys0 ))−(ỹs0 +ϕ0u (ỹs0 ))| ≤ max(|ys0 −ỹs0 |, |ϕ0u (ys0 ))−ϕ0u (ỹs0 ))|) ≤ |ys0 −ỹs0 | = |πs ◦f (x)−πs ◦f (e
|f (x)−f (e x)|.
Par les majorations de la question B(1), on déduit que
|f (x) − f (e
x)| ≤ (λ + ε)|x − x
e|.
Le résultat voulu s’ensuit car λ + ε < κ.