Vous êtes sur la page 1sur 6

Hygiène et sécurité

Agents et risques biologiques


Questions :

1. Comment peut-on définir un agent biologiques ?

Sont définis par la réglementation européenne comme les micro-organismes y compris les micro-
organismes génétiquement modifiés, les cultures cellulaires, les endoparasites humains. Les
prions ou agents transmissibles non conventionnels (ANTC)

2. Quels sont les risques liés à la manipulation d’agents biologiques ?

Les risques liés à la manipulation peuvent provoquer une infection (multiplication d’un germe),
intoxination (maladie lié à la toxine), maladie neurodégénératives, allergies voir cancers.
Implantation d’une tumeur (virus ou lignée cellulaire). Maladies neurogénératives (prions).

3. Quelles activités exposent à des agents biologiques ? Quelles sont les portes d’entrée
de ces agents biologiques

Manipulations :
- De micro-organismes pathogènes pour l’homme (ouverture de tube)

- D’animaux (change de cage)

- D’échantillons biologiques (ouverture colis)

- De cultures cellulaires

- d’OGM

- De déchets et de matériel souillé

Entretien et réparation des locaux et des appareils

Opérations génératrices d’aérosols :


- Pipettage

- Agitation mécanique ou vortex

- Broyage, sonication

- Centrifugation (tube cassé ou ouvert)

- Manipulations d’animaux

Mode de transmission :

- Respiratoire :

- Rétention de 100% des particules > 5 micro et de 40% des particules entre 1 et 5 micro

- Particules > 5 micro : plus de 16 heures dans une ambiance calme pour tomber de 2m

- Voie digestive

- Aérosols

- Ongles rongés

- Stylos portés à la bouche

- Cigarettes

- Voie cutanée

- Aérosols

- Coupures, piqures

- Morsures

- Plaie, dermatose

- Contact avec produits chimiques

- Voie oculaire

- Aérosols

- Oculaires de microscopes

- Projections lors de transvasement

4. Comment sont classés les agents biologiques ? Que dire d’un agent biologique non
classé ?

On se pose quatre questions :

Page 1 sur 6
Hygiène et sécurité
- peut entrainer une maladie chez l’homme

- Représente un danger pour les travailleurs

- Peut entrainer une propagation dans la collectivité

- Existence d’une prévention et/ou d’une traitement efficace

Il existe quatre classe :

- Classe 1 :
- Non pathogènes pour l’homme sain

- Sans danger pour l’environnement

- Classe 2 :
- Pathogène pour l’homme sain

- Maladie peu grave

- Dissémination peu probable

- Prophylaxie et traitement existent

- Classe 3 :
- Maladie grave ou mortelle

- Transmission limitée

- Prophylaxie ou traitement existe

- Classe 4 :
- Maladie mortelle

- Risque élevé pour la population

- Prophylaxie et traitement n’existent pas

Inventaire :
Classement en groupes de risques infectieux 2,3, 4 et pas de classement pour le groupe 1.

Si il est non classé et qu’on connaît ses caractéristiques, il sera dans le groupe 1, si on ne le
connait pas, il faut le classifier.

5. Exercice 1 : Quelles actions peut on mettre en place pour prévenir les risques ?

Pour se protéger, il faut porter des gants.

Il faut utilise du matériel de sécurité et stérile.

On ne recapuchonne pas l’aiguille, puis on se désinfecte les mains.

6. Comment peut on se protéger du risque biologique dans un laboratoire ?

On utilise un PSM, qui est situé dans une zone de confinement L2, c’est un local isolé, séparé du
reste.

On utilise la méthode de la double enveloppe (PSM, Local) et une bonne gestuelle.

Utilisation du PSM :
- Type 1 : protection de
- Manipulateur

- Environnement

- Type 2 et 3 :
- Manipulateur

- Manipulation

- Environnement

Gestuelle du manipulateur et organisation du


travail :
• Travailler en blouse fermée, à manches longues ;
l’enlever lorsqu’on quitte le labo

• Ne pas encombrer inutilement les plans de travail

• Ne pas recapuchonner une aiguille de seringue


mais la récupérer, comme les lames de scalpels,
dans une « boite à aiguille »

• Ne pas pipette à la bouche

• Ne pas manger, ne pas boire, ne pas entreposer


Page 2 sur 6
Hygiène et sécurité
de boisson ou de nourriture, ne pas fumer, ne pas se maquiller dans le local de travail

• Porter des gants latex et les charge fréquemment

• Centrifuger en rotor anti-aérosols ou en tubes bouchés

• Privilégier le matériel à usage unique

• Décontaminer régulièrement les plans de travail et les locaux

7. A quoi correspond le niveau de confinement L2 ? Peut-on y manipuler des germes


autres que ceux appartenant au groupe de risque de type 2 ?

Les locaux
- Etanchéité (dépression)

- Présence ou non d’un sas

- Pressions relatives du local de travaille et du sas

- Avertissement des portes

- Systèmes de traitement de l’air (ventilation mécanique, filtration)

- Nature du revêtement du sol, des murs et du plafond.

Niveau de confinement L1 :
- Laboratoire standard

- Plans de travail lisses facilement nettoyages

- absence d’endroits difficiles à nettoyer (plinthes)

- port de vêtements différents

- Vestiaire

- respect des règles de bonne gestuelle par les manipulateurs.

- un lavabo pour lavage des mains

- un autoclave dans le même bâtiment

Niveau de confinement L2 :

Le niveau de confinement L2 correspond à mesure de confinement dans les salles dédiées aux
activités techniques (analyses microbiologiques, mycologiques ou parasitologiques)

- Local fermé et balisé, à ventilation mécanique autonome, à accès réservé aux personnes
autorisées
- Paillasses, revêtement du sol et des murs décontaminables

- Vestiaire pour rangement des vêtements et des EPI

- Port chaussures spécifiques

- Lave main à déclenchement non manuel

- Oculus dans la porte pour voir les occupants

- Téléphone

- PSM

- Réduire au plus bas possible la production d'aérosols

On peut que manipuler des germes de type 2, dans la zone de confinement L2, car les germes
ayant un type plus élevé ne pourront pas être manipuler dans une zone de confinement L2 car il
manque de protection, et à l’inverse, on ne manipule pas des germes ayant un type plus faible
dans une zone de confinement L2, car cette représente un risque pour les germes ayant un type
en dessus du type 2.

Par rapport au L2, le confinement L3 ajoute les obligations suivantes :


- L’air entrant et l’air extrait sont filmés par filtre HEPA

- Un système de ventilation qui permette une décontamination par fumigation du local

- Des murs et des plafonds facilement décontaminables

- Un autoclave à double entrée

- Un local de travail toujours en dépression.

8. L’alcool peut-il être utilisé pour décontaminer après une manipulation de bactérie du
genre Bacillus?

Non, parce que bacillus sporule.

Page 3 sur 6
Hygiène et sécurité

La décontamination :

- Plans de travail: quotidiennement en L2, après chaque manipulation en L3 ou après un


incident

- Locaux: incident de manipulation ou maintenance (entrepris extérieure).

- Gros matériel: réparation ou maintenance

- Vaisselle ou petit matériel souillé: avant lavage

Les déchets biologiques sont éliminé :

- Par la chaleur humide (autoclave, 121° pendant 20 min)

- Par des solutions chimiques : éthanol 70%, eau de javel 0,4%, glutaraldéhyde 2% pendant un
temps de contact de 10 à 30 minutes avant rinçage. Auparavant le matériel aux été nettoyé
avec une solution détergente.

Il faut tenir compte de la nature des matériaux à décontaminer et de la spécificité


du décontaminant

Par exemple l’eau de javel : inhibée par les protéines, incompatibles avec acides forts, détergents
cationiques, formaldéhyde

Utilisation :

- Matériel souillé : en général 0,4% pendant 15 minutes

- Surnageant de culture, sang : 1% pendant 30 minutes, à cause de la présence des protéines.

9. Comment traiter les déchets biologiques : solides ? Liquides? coupants, tranchants,


piquants ? Les germes de type 1 ? De type 2 ? OMG ? Peut -on entreposer les DASRI
plus d’un mois ?

DASRI : Déchets d’Activité de Soins à Risques Infectieux.

L’obligation d’éliminer les DASRI (Déchets d’Activité de Soins à Risques Infectieux) incombe aux
producteurs de tels déchets. Il est possible de confier l’élimination à un prestataire de service en
établissant une convention avec ce dernier.

Arrêté du 5/11/99
- Pas de compactage ou de réduction de volume

- Entreposage des DASRI et des pièces anatomiques

- Définitions des locaux d’entreposage

- Durée entre production effective et incinération ou prétraitement

- Bon de suivi

- Convention pour l’élimination des pièces anatomiques humaines 



Responsabilités :
- Producteur : responsable de l’élimination

- Possibilité de confier l’élimination à un prestataire de service (convention)

Emballage des déchets :


- Emballages prévenant la propagation

- Tris des déchets par rapport à leurs propriétés physiques : perforants, solides, mous, liquides,
ANTC

- Normes obligatoire pour emballages

Page 4 sur 6
Hygiène et sécurité

Poubelle numéro 1 : c’est une poubelle GRV (grands récipients en


Vrac) où on jette les sacs jaunes, germes de type 1 et 2

Poubelle numéro 2 : déchet de Type 1, 2, qui sont solides lorsqu’ils


ont été autoclaver.

Poubelle numéro 3 : coupant, tranchant, piquant, déchet de type 1,


2 et voir OGM, on l’autoclave puis on le jet dans le GRV.

Poubelle numéro 4 : poubelle où on jette, les déchets de Type 1 et 2


et OGM, et coupants, tranchants, piquant.

Poubelle numéro 5 : autoclave, donc tout passer par l’autoclave.

On a possibilité d’avoir des OGM.

Obligation d’autoclaver, lorsqu’il y des OGM.

On peut les entreposer pendant 3 mois, si on en produit moins de 5


kilogrammes.

Durée d’entreposage des pièces anatomiques :


- Pièces anatomiques préalablement conditionnées sont stockées
(max 8 j) dans des enceintes frigorifiques (0 à 5°C) spécifiques
- Pièces d’origine humaine dans une enceinte distincte de celle utilisée pour pièces animales

Traçabilités :
Tout mouvement entre producteur et prestataire fait l’objet de document.

10. Que représente le risque OMG ? Quelle démarche doit-on mettre en oeuvre avant toute
manipulation ?

Organismes : entité biologique non cellulaire, cellulaire ou multicellulaire capable de se


reproduire, de s’amplifier ou de transférer du matériel génétique

=> micro-organismes, virus , agents transmissibles non conventionnels, cultures de cellules


végétales et animales

Les OMG (organisme génétiquement modifiés): tout organisme dont le matériel génétique a été
modifié autrement que par multiplication ou recombinaison naturelle

Toute molécule nue d’acide nucléique est considérée comme un OGM car risque potentiel si
pénétration cellulaire

Les OGM sont des risques biologiques.

Il faut évaluer le risque c’est pour cela que l’évaluation des risques doit se faire à l’aide d’arbres
décisionnels. L’observation des postes de travail permettra de mettre en évidence les expositions
possibles (piqûres, contact main bouche, inhalation d’aérosols...) . les mesures de prévention
techniques habituelles seront alors appliquées: travaux dans une salle technique confinée.

Si il est non dangereux, il y n’a pas de confinement spécifique, on doit le déclarer au niveau du
HSB. On peut travailler toute suite.

Si il est de classe 2, il y a un confinement spécifique, on doit le déclare au niveau du HSB et on


doit réaliser une demande d’agrément au HSB et on doit attendre leur retour.

Les niveaux de confinement peuvent varier en fonction des étapes de la construction de l’OGM.
Ainsi le confinement peut passer d’un niveau 1 (préparation du plasmide) à un niveau 3
(préparation du vecteur).

Les règles de prévention en laboratoire seront respectées :

- pas de pipetage avec la bouche,

- port de blouse et équipements de protection scientifique,

- travail sous poste de sécurité microbiologique en cas de production de bioaérosols;

- mesure d’hygiène : se laver les mains, ne pas boire ou manger sur le lieu de travail.)

Page 5 sur 6
Hygiène et sécurité
Réglementation (Loi 2008/595 sur les OGM Agrément ou déclaration préalables à l’utilisation)

- Micro-organismes pathogènes: regrouper par la réglementation en classe de risque 2, 3, 4

- Les OGM: classement (1,2,3,4) par le Haut Conseil des Biotechnologies qui délivre un agrément

Principes de la détermination des dangers :


- Considération du trinôme (insert/hôte/vecteur)

- Organisme donneur et /ou séquence clonée de celui-ci

- Système vecteur

- Organisme receveur de la séquence clonée qui sera éventuellement exprimée

=> L’organisme résultant pourra être plus ou moins dangereux

Groupes de risque des OGM :


- Le HCB a adopté un système de quatre niveaux de risques qui correspondent aux quatre
niveaux de confinement

- Les classes de confinement correspondent aux niveaux de confinement définies pour les
microorganismes non OGM.

Page 6 sur 6