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Prof. NABAOUI

Chapitre I : le regroupement des


agents économiques
Le secteur institutionnel :

Une unité institutionnelle est un centre de décision


économique, elle présente en principe l’autonomie de
décision pour exercer ces activités, percevoir des
revenus et en disposer à cumuler du capital ; prêter et
emprunter.
Les unités institutionnelles sont ensuite regroupées au
sein du secteur institutionnel ; celui-ci est ainsi défini
comme une unité fondamentale du système élargit de la
comptabilité nationale, il s’assimile à la notion d’agent
économique, c.à.d. un secteur économique ayant un
comportement uniforme et effectuant les opérations à
titre principal en distinguant les secteurs suivants :

 Les sociétés non financières.


 Les sociétés financières.
 Les administrations publiques.
 Les ménages (y compris les entreprises
individuelles).
 Les institutions sans but lucratif au service des
ménages.

i. les sociétés non financières :

Fonction principale : produire des biens et services


marchands non financiers.
Ressources principales : le montant de la vente.
Le secteur des sociétés non financière SNF regroupe
toute société quelque soit leur forme juridique, on
trouve des sociétés privées et des sociétés
publiques, ce secteur comprend aussi les quasi-
sociétés dont l’activité se traduit par la vente des
services. Il est à noter la distinction entre la société
et la quasi-société fondé sur l’existence au nom de
la personnalité juridique et la société.
La société dispose d’une comptabilité complète et
joue de la personnalité juridique, tandis que la
quasi-société dispose d’une comptabilité complète
mais ne joue pas de la personnalité juridique.
On distingue dans ce secteur :
La quasi-société privée : ce sont les succursales des
entreprises étrangères, c.à.d. non résidente installé
sur le territoire rational en domestique.
La quasi-société publique : ce sont des organismes
publics de grande taille venant la plus grande partie
de leur production du public.
La nouvelle subdivision des SNF proposé par la
comptabilité nationale ou bien par le système
européen des comptes s’appuie sur la nature de
contrôle exercé au sein de l/se.
On distingue ainsi trois sous secteurs :
Les SNF publiques : elles sont contrôlées par une
administration publique.
Les SNF privées nationales : elles sont contrôlées
par une unité résidente qui n’est pas une
administration publique.
Les SNF sous contrôle étranger : elles sont
contrôlées par une unité institutionnelle non
résidente.
ii. les sociétés financières

Fonction principale : financer, c.à.d. collecter,


transformer et répartir des disponibilités financières
ou bien gérer leur moyen de financement.
Ressources principales : Les fonds provenant des
engagements financiers contractés, à titre
d’exemple les dépôts à vue et à terme, les
obligations…
La comptabilité nationale trouve le système
européen des comptes décomposé des sociétés
financières en trois secteurs :

a) les institutions financières :


Ce secteur comprend la banque centrale, des autres
institutions de dépôt, et des autres intermédiaires
financiers.
 La banque centrale : elle joue le rôle de la
banque des banques.
 Les autres institutions de dépôt : ce sont les
banques inscrits auprès du conseil national de
crédit (BMCE).
 Les autres intermédiaires financiers : ce sont
des institutions qui utilisent des ressources non
monétaires pour financer les crédits tels que les
dépôts non transférables, les émissions
d’actions et d’obligations. On trouve dans ce
secteur la caisse de dépôt et de consignation,
les caisses d’épargne et d’autres institutions de
crédit par exemple SICAV (société
d’investissement à capital variable).
b) les auxiliaires financiers :
On trouve dans ce secteur le regroupement d’intérêt
économique.

c)Les sociétés d’assurance:


Leur fonction principale consiste à garantir un
payement en cas de réalisation d’un risque, elles
peuvent avoir une activité bancaire même que les
banques exercent de plus en plus une fonction
d’assurance.

iii. les administrations publiques


Fonction principale : produire des services non
marchands destinés à la collectivité et effectuer des
opérations de redistribution des revenus et des
richesses nationales.
Ressources principales : prélèvement obligatoire
comme les impôts, les cotisations sociales et
obligatoires effectuer sur les autres secteurs et reçu
directement et indirectement. On distingue 3 sous
secteurs :
1) les administrations publiques centrales : elles
exercent une action dont le compte et le
financement sont nationaux. On trouve l’Etat et
les organismes divers d’administrations
centrales.
o L’Etat : elle regroupe l’ensemble des
services administratifs dont les
dépenses et les recettes sont tracés
dans le budget général, le budget
annexe, et les comptes spéciaux de
trésorerie, ces comptes sont publiés
tous les ans dans la loi de finance votée
par le parlement.
o Les Organismes divers d’administration
centrale : elles produisent des services
non marchands et disposent de
l’autonomie financière, leurs ressources
sont constituées par les administrations,
subventions de l’Etat ou des
contributions obligataires comme les
taxes fiscales perçu à l’échelle
nationale, on trouve par exemple : les
lycées, les universités, les musés…
2) les administrations publiques locales : elles
regroupent les collectivités comme les régions,
les départements, les communes et les
organismes divers d’administrations locales
comme les syndicats, les communautés
urbaines, chambre de commerce etc..
Les ressources sont d’origine locale par
exemple : taxe d’administration, taxe sur carte
grise, permis de conduire ; taxe additionné sur
les impôts locaux.
3) les organismes de sécurité sociale : CNSS: On
trouve toutes les unités institutionnelles qui
distribuent les revenus sous forme de prestation
sociale à partir des cotisations sociales
obligataire, ainsi que les organismes auxquels
ces unités fournissent leurs revenus principales
comme les hôpitaux publiques.

iv. les ménages (y compris les e/ses individuelles)

Fonction principale : Ils consomment et en tant que


producteurs individuels ils produisent les biens et
services marchands non financiers.
Ressources principales : rémunération des facteurs
de production, transfert effectué par les autres
secteurs et le produit de la vente. Le secteur des
ménages se divise en ménages ordinaire et
ménages collectif.
o Les ménages ordinaires : Ils sont
constitués par l/se des occupants à une
même administration privé.
o Les ménages collectifs : Ils concernent
toutes les personnes vivantes dans les
collectivités, ex : maison de retraite,
foyer des travailleurs…On classe
également dans le secteur des ménages
les entreprises individuelles. Ce sont des
unités produisant des biens et services
marchands non financiers, au sein d’une
unité économique et il ne possède pas
une personnalité juridique, il s’agit des
médecins, des artisans, des agriculteurs
et des petits commerçants.

v. les institutions sans but lucratif : au service des


ménages
Fonction principale : produire les services non
marchands réservés à des groupes particuliers des
ménages et en produire sans but lucratif des
services marchands destinés aux ménages.
Ressources principales : contribution volontaire
effectué par les ménages et vente des services
marchands destinés aux ménages. On trouve dans
ce secteur toutes les formes d’associations que ce
soit musicales ou sportives : les syndicats des
travailleurs, les communautés religieuses, les
parties politiques. Ces unités reçoivent des
subventions provenant des administrations
publiques.

vi. le reste du monde


La comptabilité nationale ne considère pas le reste du
monde comme un véritable secteur institutionnel, il
s’agit d’un ensemble des ventes retraçant les flux
entre les unités résidentes c.à.d. économie nationale
ou domestiques, et les unités non résidentes
(étrangères). Le solde global de ces comptes est la
capacité de financement du reste du monde qui est
égale même au signe opposé à la capacité de
financement de la nation.

Chapitre II : les opérations


économiques

Dans la comptabilité nationale ou le système européen


des comptes, il y’a 3 opérations :
les opérations sur produit.
les opérations de répartition.
les opérations financières.
Section i. Les opérations sur produit

Elles concernent les opérations des biens et


services crées à partir des combinaisons de facteur
de production (travail, capital). Les opérations
sont :
*La production
*La consommation
*L’investissement
*L’exportation et l’importation
*La valeur ajoutée

a.La production
C’est une activité qui combine les ressources en
main d’œuvre et en capital pour fabriquer les
biens et fournir les services, elle se décompose
en trois parties :
. La production marchande
. La production pour un emploi final propre
. La production non marchande

1.La production marchande : C’est la production


écoulé ou destiné à être écoulé sur le marché, elle
représente en général 85% de la production
totale, et elle comprend :
–les produits vendus à un prix économiquement
significatif, c.à.d. à un prix qui couvre au moins les
couts de production.
–les produits livrés à un autre établissement, pour
consommation intermédiaire. – les produits cédés
comme rémunération en nature, utilisés pour
effectuer des paiements en nature.
–les produits ajoutés aux stocks de biens finis et
de travaux en cours , destinés à une ou plusieurs
des utilisations précédentes , cette production est
évaluée en prix de base c.à.d. les recettes des
producteurs effectuée par une unité produite ou
bien le montant reçu de l’acheteur pour chaque
unité diminuer des impôts sur le produit et
augmenter des subventions, les frais de transport
sont exclus sur le prix de base.
2.La production pour emploi final propre : elle
présente 5% de la production totale, et concerne
des biens et services destinés à une unité
institutionnelle pour sa consommation finale ou
bien pour sa formation brute de capital fixe, ex :
comptabilité des logements. La comptabilité
nationale la considère non marchande.
3.La production non marchande : elle concerne les
services non marchands fournis par les
administrations publiques, ex : l’enseignement, le
tourisme, la santé… à l’ensemble de la collectivité
à titre gratuit ou à un prix économiquement non
significatif c.à.d. il couvre au moins 50% des couts
de production qui représente 10% de la
production totale. La comptabilité nationale
retient les coûts de production dont la
composante la plus importante est constituée par
les rémunérations versées aux fonctionnaires.

b.La consommation
Elle se définit comme la disparition des biens et
services. On peut distinguer 3 catégories de
C° :
- La consommation finale: elle présente la
dépense de la C° finale des ménages, c’est la
valeur de leurs dépenses en produit de
consommation comme biens élémentaires et
biens durables, elle comprend par ex : la part
des dépenses de santé ou d’éducation qu’elle
supporte. La C° finale effectuée par les
ménages est égal à la somme de leurs
dépenses de C° finale et l’ensemble des
dépenses supportés par les collectivités. On
note que la C° finale des ménages est
supervisée par leurs dépenses de C° finale.la
dépense de consommation effective ou
collective des administrations publiques est
celle qui bénéficie à l’ensemble de la s/té.
Ex : dépenses pour l’administration générale,
pour la justice, la sécurité, la défense…
La dépense de C° individuelle des
administrations publiques est composée de
produits consommés par les ménages, il
s’agit de 96% de l’ensemble des transferts
versés aux ménages par les administrations
publiques, et le reste 4% étant versé par les
institutions sans but lucratif au service des
ménages.
La dépense de C° finale des administrations
publiques est la somme de leurs dépenses de
C° finale effective et individuelle.
- La consommation de capital fixe : C’est la C°
productive des biens satisfaisant un besoin
par l’intermédiaire d’un bien final et dont la
durée de vie dépasse la durée de processus
de production. Ces biens peuvent être dans la
production de plusieurs biens finals, ce sont
les biens d’équipement ou de capital fixe. Ex :
la fabrication d’un livre comme un bien final
nécessite entre autre machine, imprimante
comme bien d’équipement. On considère
donc que la machine est partiellement
incorporée au livre.
- La consommation intermédiaire: elle
concerne la production marchande autre que
les biens d’équipements utilisés dans le
processus de production d’un bien final. Ils
s’agissent des biens intermédiaires, ils sont
entièrement inclus dans le bien final, ex : le
papier comme intermédiaire et totalement
incorporé dans le livre.

c. L’investissement
1.La formation brute de capital fixe (FBCF):
C’est la valeur des biens durables acquis
par des unités de production à être
utilisée pendant au moins un an dans le
processus de production, la FBCF
comprend essentiellement des bâtiments,
des logements, des machines d’outillage
et du matériel de transport.
Une des rénovations de la compta
nationale conçus est la prise en compte
d’une partie de l’investissement
immatériel par ex : des logiciels, des
œuvres littéraire et artistique, des frais
de prospection minière et pétrolière ont
était intégrer dans la FBCF, la formation
de capital fixe des ménages ne concerne
que l’achat de logements, l’achat des
autres biens durables par les ménages à
l’exception des entreprises individuelles,
elles sont comptabilisées dans la compta
nationale.
2.La variation des stocks : c’est la
différence de la valeur des stocks en fin
d’année et la valeur des stocks en début
d’année, les stocks comprennent tous les
biens sauf les biens d’équipement
déterminés à un moment donné par les
unités de production.
Si la variation des stocks est négative,
elle représente un déstockage ou un
désinvestissement en stock.

d.L’exploitation et l’importation
1.Les exportations :
Elles comprennent tous les biens et
services qui sortent définitivement du
territoire économique national à
destination du reste du monde ; c.à.d.
transfert des unités résidentes à des
unités non résidentes, l’évaluation des
exportations des biens et services
s’effectue sur la base des facteurs FAB
(Franco à Bord) au prix des biens
exportés. Ou bien sur la base FOB (free
on Bord) au prix des biens exportés, on
ajoute uniquement les frais de transport
jusqu’à la frontière du territoire
économique national, les frais
d’acheminement à partir de la frontière
nationale jusqu’au destinataire ne sont
pas prise en compte.
2.Les importations :
Elles représentent la valeur des biens et
services par les unités non résidentes à
des unités résidentes, elles s’évaluent sur
la base des facteurs CAF (coûts,
assurance et frais), elles comprennent le
prix des biens importés ainsi que les frais
de transport et d’assurance nécessaire à
son acheminement jusqu’à la frontière
nationale.
3.Les indicateurs du commerce extérieur :
*Le solde commercial ou la balance
commerciale, *le solde extérieur ou la
balance extérieure, *le taux de
couverture en pourcentage.
a.le solde commercial : c’est l’écart entre les
exportations et les importations des biens et
services, si le solde est positif on a un
excédent commercial, si le solde est négatif
on a un déficit commercial, et s’il est nul on a
alors un équilibre commercial.
b.le solde extérieur : c’est l’écart entre les
exportations et les importations des biens, il
comprend donc l’ensemble des services
échangés : transport, assurance, service
financier, tourisme…
c. le taux de couverture en %: c’est le rapport
entre la valeur ou le produit des exportations
des biens et services, et le produit des
importations des biens et services dont la
formulation est la suivante :
●TC= (exportations/importations) en %
Un taux de couverture TC des importations
par les exportations est à 100% signifie que la
commerce extérieur est en équilibre.

d.La valeur ajoutée :


1.La valeur ajoutée brute (VAB) :
C’est la différence entre la valeur de la production et la
valeur de la consommation
intermédiaire. VAB =
P-CI
2.La valeur ajoutée nette (VAN) :
C’est la différence entre la VAB et la consommation du

VAN=P-CI-CCF VAN=VAB-
capital fixe (CCF). CCF

Section ii. Les opérations de répartition

Elles désignent la distribution et la redistribution


des revenus issues de la production et du
patrimoine ainsi que les flux des revenus et de
transfert en capital avec le reste du monde. On
distingue deux catégories d’opérations : les
transferts courants et les transferts en capital.
A. Les transferts courants :
o La rémunération des salariés :
Salaire et traitement brut,
Cotisations sociales effectives à la
charge des employés, Cotisations
sociales fictives.
Elle représente la contrepartie
sociale directement fournie par les
employeurs à leurs salariés en
dehors de tout circuit de
cotisation.
o Les impôts liés à la production et à
l’importation : on trouve les droits
de douane, la TVA, la taxe
professionnelle… elles constituent
un transfert sans contrepartie au
profit des administrations
publiques.
o Les subventions d’exploitation et
d’importation : elles sont versées
par les administrations publiques à
certaines unités économique pour
leurs permettre de diminuer leurs
prix de vente.
o Les revenus de la propriétaire : ils
constituent la rémunération du
capital comme les intérêts, les
dividendes, et le capital financier
comme le revenu de la terre.
o Les impôts courants sur le revenu
et le patrimoine
o Les cotisations sociales : des
transferts sociaux en nature.
o Les autres transferts courants :
sans contrepartie comme
opérations d’assurance.

B. Les transferts en capital :


Ils s’opèrent à l’occasion des opérations et
l’utilisation du capital comme l’épargne et
l’investissement, ils comprennent :
o Les aides à l’investissement de la
part des administrations
publiques : ces aides s’ajoutent à
l’épargne des unités concernées
pour aider à financer leur
opération de formation de capital
fixe où l’achat de logement.
o Les impôts en capital : ex. droit sur
les successions.
o les autres transferts en capital :
comme la participation des
entreprises à l’effet de
constructions, on trouve des
donations, des remises, des
dettes…
Section iii. Les opérations financières

A l’issue des opérations sur les biens et services et


les opérations de répartition, certains secteurs
économiques sont en mesure de prêter car ils ont
un solde excédentaire, et ils dégagent une capacité
de financement d’autres secteurs au contraire sont
certains d’emprunter car ils ont un besoin de
financement. Ainsi les secteurs déficitaires doivent
en faire appel à des secteurs excédentaires au
créancier pour satisfaire leurs besoins.
Les opérations financières interviennent donc à ce
niveau, elles portent sur les actifs financiers
(créances), ou sur les passifs financiers (dettes).
On distingue 4 opérations financières selon la
comptabilité nationale :

Les instruments de paiements


Les instruments de placement
Les instruments de financement
Les ressources techniques
d’assurance

a.Les instruments de paiement


Leur caractéristique est d’être directement
utilisable pour effectuer un règlement sur le
territoire national ou à l’étranger.
1.Les moyens de paiement international
Ils comprennent l’or monétaire, les
devises, les DTS (droit des tirages
spéciaux) créent par le fond monétaire
international en 1970 (FMI).
2.Les moyens de règlement en Dirham
On trouve les pièces, les billets, et tous les
dépôts à vue (compte à la banque)
susceptible d’être transférer par chèque,
virement, ou carte de paiement.

b. Les instruments de placement


Ils sont classés en 4 catégories :
1.Les dépôts d’épargne
Ils peuvent être facilement convertis en
monnaie sans risque de perte de capital.
Ils comprennent :
 Les dépôts à vue
 Les dépôts à terme
2.Les titres du marché monétaire
Ils comprennent les comptes trésor, les
certificats de dépôts émis par les
banques. Ces titres sont émis par des
sociétés financières et les billets de
trésorerie par des sociétés non financiers.
3.Les obligations
4.Les actions et les titres d’OPCVM
Opération d’organisme de placement
collectif en valeur mobilière, par
exemple : SICAV (société
d’investissement à capital variable),
FCP (fond commun de placement)

c. Les instruments de financement


Ils sont répartis en deux catégories :
1.Les près à cours terme
Leur durée est de 2 ans, ils sont destinés
à financer les besoins de trésorerie des
entreprises et des ménages, ils sont
distribués par les banques.
2.Les près à moyen et long terme
Les prêts et crédits dont la durée est
comprise entre 2 et 5 ans pour le moyen
terme, et supérieur à 5 ans pour le long
terme, ils sont généralement motivés par les
investissements en biens d’équipements ou
en logements ; ils sont distribués par les
organismes des crédits spécialisés.

d.Les réserves techniques d’assurance


En contre partie, les primes qu’elles
encaissent, les sociétés d’assurance sont
tenues de constituer des réserves qui leur
permettent d’effectuer les versements
correspondants aux indemnités futurs.
Chapitre III : les comptes des
secteurs et les principaux
agrégats économiques

Section i. Les comptes des secteurs

Ces comptes regroupent l’ensemble des opérations


effectuent par un secteur déterminé à savoir la société
financière et la société non financière.
Les opérations des secteurs sont regroupées en 6
comptes.
D’une part les opérations non financières :
 Compte de produit
 Compte d’exploitation
 Compte de revenu
 Compte d’utilisation des revenus
 Compte capital
Et d’autre part les opérations financières :
 Compte financier

a.Le compte de production


Il décrit :
En ressource : la production de la
période.
En emploi : la consommation
intermédiaire à cette période.
Le solde de ce compte : c’est la valeur
effective brute ou la valeur ajoutée.

b.Le compte d’exploitation


Il a pour objectif l’enregistrement des opérations
de répartition liées à la production, il retrace :
En ressource : la valeur ajoutée brute et
les subventions d’exploitation.
En emploi : la rémunération des salariés
+ les impôts à la production.
Le solde de ce compte : est l’excédant
brut d’exploitation, ce solde mesure le
résultat de l’activité de production des
sociétés non financières après paiement
des charges salariales ; et les
versements des impôts liés à la
production, il est indépendant de
l’origine de la rémunération des
capitaux.
c. Le compte de revenu
Il a pour objectif l’enregistrement des
opérations de répartition non directement
liées à la production, il comporte :
En ressources : l’excédent brut
d’exploitation.
En emploi ou en ressource : Revenu de la
propriété et de l’entreprise + opération
d’assurance dommages + les transferts
courants sans contre partie.
Le solde de ce compte : est le revenu
disponible brut, il représente le revenu
dont dispose le secteur institutionnel, une
fois effectue l’ensemble des opérations
de répartition, il est à noté que les termes
profits n’est pas utilisé en comptabilité
nationale.

d.Le compte d’utilisation des revenus


Il décrit par les ménages et les administrations
l’affectation du revenu disponible soit à la
consommation soit à l’épargne.

e.Le compte de capital


Il enregistre les opérations d’investissement,
celles liées à l’acquisition d’actif réel. Ce
compte d’écrit :
En ressource : épargne brut et transfert
en capital reçu
En emploi : formation brute de capital
fixe (FBCP), variation des stocks,
acquisition nette de terrain et l’actif
incorporel transféré en capital effectuer.

Remarque :

- Par convention le solde du compte capital est


toujours comptabilisé en emploi, s’il est positif il
correspond à une capacité de financement, s’il est
négatif il correspond à un besoin de financement.
- Dans le cas général des sociétés non financières, ce
solde est en principe négatif.
En effet les ressources non financières des
entreprises sont insuffisantes à financer leur besoins
nés aux opérations en capital, pour répondre à cette
insuffisante des ressources non financières par
rapport à un besoin financier, les entreprises
reçoivent des autres secteurs institutionnels sous
forme d’opérations financières, les modalités de
satisfaction de ce besoin de financement font l’objet
du compte financier.

f. Le compte financier
Il regroupe toutes les opérations financières d’un
secteur considérer en vue de montrer:
 Comment le besoin de financement a été
satisfait.
 Comment la capacité de financement a été
utilisée.
Ce compte présente 2 différences essentielles par
rapport aux comptes précédents :
1.Le principe d’enregistrement des comptes
n’est pas le même
La satisfaction des besoins de financement peut
prendre 2 formes, soit Augmentation des dettes, soit
Réduction des placements financiers.
Un enregistrement en emploi et en ressource se
subsiste en un enregistrement flux net des créances
et en flux net des dettes.

2.Le solde du compte capital n’est pas repris


dans le compte financier
Le solde du compte financier est le solde des créances
et des dettes financiers suivant le cas positif ou
négatif.
Compte capital
-FBCF
Solde du -Epargne brut
compte :
Cap de
fin/besoin de
fin

Compte financier
- des - des dettes
créances

Section ii. Les principaux agrégats de


production

Les agrégats sont des grandeurs synthétiques, ils


mesurent le résultat de l’ensemble de l’activité
économique. On distingue :
 Les agrégats de production (PIB)
 Les agrégats de revenu national brut (RNB)

a.Agrégats de production
C’est le produit intérieur brut (PIB), le principal
agrégat de la comptabilité nationale, il peut être
classé selon 3 optiques :
1.Optique de la production
PIB= somme des valeurs ajoutées + TVA et droits de
douanes – les subventions à l’importation
2.Optique de revenu
PIB= rémunération des salariés + excédent brut
d’exploitation – subventions d’exploitation et à
l’importation reçus
3.Optique de la dépense
PIN (produit intérieur national) = PIB –
consommation du capital fixe (CCF).
- Selon les branches marchandes ou non
marchandes :
PIB = PIB marchand + PIB
non marchand

- Selon l’optique de la dépense :


PIB = consommation finale + FBCF +  Des stocks +
exportation – importation

b.Agrégats de revenu national


1.Le revenu national brut (RNB)
En économie fermée le RN= produit intérieur.
En économie ouverte RN tient compte des relations
entre unités résidentes et de reste du monde. Il est
définit de la façon suivante :

RNB = PIB + subvention d’exploitation reçu de reste du


monde – impôts liés à la production et à l’importation
versé de reste du monde
2.Le revenu national disponible brut (RNDB)
Le RNDB est la somme des revenus disponibles des
différents secteurs résidentes.
RNDB = RNB + opération d’assurance dommages +
transfert courant sans contrepartie reçu de reste du
monde – opération d’assurance dommages et transfert
courant sans contrepartie versé au reste du monde.

Exercice 1 : Le secteur des sociétés non financiers et


des quasis sociétés a réalisé au cours de l’année les
opérations suivantes :
- Consommation intermédiaire = 1200
- Rémunération des salariés = 600
- Intérêts versés = 10
- Intérêts reçus = 30
- Subvention d’exploitation = 35
- Formation brute de capital fixe = 200
- Impôt directe = 50
- Indemnité d’assurance dommages = 15
- Prime d’assurance dommages = 20
-  des stocks = 25
- Production = 2000
- Impôts liés à la production = 90
- Subvention d’investissement = 18
- Dividendes versés = 60
- Dividendes reçus = 15
TAF : établir les différents comptes de ce secteur.

Solution :

Compte de production
-consommation Product° : 2000
inter : 1200
Solde : valeur
ajouté
brute=800

Compte d’exploitation
-Rem de -VAB : 800
salariés : 600 -Subvention
-impôt à la d’ex : 35
Product°: 90
Solde :
Excédent brut
d’ex=145
Compte de revenu
-dividende -EBE : 145
versée : 60 -dividende reçu :
-intérêt versé : 15
10 -intérêt reçu : 30
-prime -indemnité
d’assurance : d’assurance : 15
20
-impôt directe :
50
Solde : Revenu
disponible
brut=65

Compte d’utilisation du revenu


-Cons F : 0 -RDB : 65

Solde :
épargne
brut=65

Compte capital
-FBCF : 200 -Epargne brut :
- des stocks : 65
25 -subvention d’Inv.
18
Solde : Besoin
de
financement=-
142

Compte financier
 des créances  des dettes
- 142

Exercice 2 : On considère les opérations suivantes


réalisées au cours de l’année pour le secteur des
ménages :
- Valeur ajoutée brute : 2000
- Cotisation sociale effective : 100
- Rémunération des salariés : 250
- Impôts liés à la production : 40
- Impôts directes : 250
- Intérêts versés : 160
- Consommation intermédiaire : 1000
- Formation brute de capital fixe : 300
-  des stocks : 50
- Revenu de la propriété versé : 15
- Dividende reçu : 160
- Intérêt reçu : 110
- Consommation finale brute : 355
- Prestation social reçu : 1000
- Cotisation sociale à la charge des salariés :
250

TAF : établir les comptes de ce secteur.

Solution
Compte de production
-CI : 1000 Product° : 3000

Solde :
VAB=2000

Compte d’exploitation
-Rem de -VAB : 2000
salariés : 250
-C.S.E. 100
-impôt lié à la
Product°: 40
Solde :
EBE=1610

Compte de revenu
- C.S.E : 100 -EBE : 1610
-C.S à la -R. Des salariés :
charge des 250
salariés : 250 - C.S.E: 100
-intérêt versé : -Prés. S. Reçu :
160 1000
- R. Pté versé : -div. reçu : 160
15 -intérêt reçu :
-impôt directe : 110
250
Solde :
RDB=2455

Compte d’utilisation du revenu


-C.F.B : 355 -RDB : 2455
Solde : E.
brut=2100

Compte capital
-FBCF : 300 -Epargne brut :
- des stocks : 2100
50
Solde :
capacité de
financement=1
750

Compte financier
 des créances  des dettes
Capacité de
fin : 1750

Exercice 3 : On vous donne les informations relatives


au secteur des administrations publiques :
- Rémunération des salariés = 400
- Intérêts versés = 100
- Intérêts reçus = 30
- Impôts liés à la production = 20
- Impôts directes = 1000
- production = 900
- Subvention d’exploitation versée = 100
- Consommation intermédiaire = 200
- Consommation finale = 810
- FBCF = 250
-  des stocks = 60
TAF : établir les comptes de ce secteur.

Solution

Compte de production
-C.I: 200 Product° : 900

Solde :
V.A.B=700
Compte d’exploitation
-Rem de -VAB : 700
salariés : 400
-impôt lié à la
Product°: 20
Solde : E.B.E=
280

Compte de revenu
-S. d’ex -EBE : 280
versée : 100 -intérêt reçu : 30
-intérêt versé : -impôt direct :
100 1000

Solde :
R.D.B=1110

Compte d’utilisation du revenu


-Cons F : 810 -RDB : 1110

Solde :
épargne
brut=300

Compte capital
-FBCF : 250 -Epargne brut :
- des stocks : 300
60
Solde : Besoin
de
financement=
-10

Compte financier
 des créances  des dettes
- 10

Exercice 4 : (les agrégats)


Les informations concernant une économie donnée pour
l’année 2000 sont les suivantes :
 Somme des valeurs ajoutées : 6 456 176
 Rémunération des salariés : 3 671 382
 Consommation finale : 5 528 292
 TVA et droit de douane : 531 046
 Excédent brut d’exploitation : 2 454 865
 FBCF : 1 395 182
 Subvention à l’importation : 1
 Impôts liés à la production : 101 081
 Subvention d’exploitation et d’importation
reçus : 151 401
  Des stocks : 161 081
 Les exportations : 1 429 068
 Les importations : 1 526 402
TAF : Déterminer le montant de la production intérieur
brute selon les différentes optiques.