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● Définition :

L'instabilité financière se manifeste par des mouvements Importants et parfois


brutaux des variables financières, notamment les cours boursiers et les taux de
change. Elle prend la forme de phases haussières (les booms) ou baissières (les
dépressions)

 L’effet de la situation économique :

Le marché financier et les institutions financières sont inévitablement sensibles


aux conditions macroéconomiques aussi qu’aux changements liés à la conjoncture
économique.

● L'instabilité financière dans les pays industrialisés

 Dans les pays industrialisés, de récentes crises bancaires ont été étroitement liées à la
déréglementation qui a eu lieu sur les marchés financiers à la fin des années 70 et durant les
années 80. Tous les pays, les uns après les autres, éliminaient ou relâchaient les contrôles
des taux d'intérêt et supprimaient ou atténuaient les restrictions concernant l'entrée de
nouvelles institutions financières sur le marché et la diversification des services. Malgré
cela, de nombreux gouvernements introduisaient de nouvelles réglementations de
prévention, la libéralisation du marché financier se révélant être un processus difficile à
contrôler. Dans certains pays, le résultat se traduisit par un très rapide développement du
crédit et un embrasement des marchés des valeurs et de l'immobilier. Lorsque la récession
survint, les prix des biens immobiliers et/ou des valeurs s'effondrèrent. En conséquence, de
nombreuses banques se retrouvèrent en pleine crise financière. Dans plusieurs pays
industrialisés, les gouvernements intervinrent pour sauver les établissements financiers en
mauvaise posture et les pertes subies par les déposants furent limitées. Les coûts de ces
opérations de sauvetage pour l'Etat et les contribuables furent souvent très élevés.
● L'instabilité financière dans les pays en développement

 Bien que les nombreuses causes des crises financières dans les pays en développement
ressemblent à celles observées dans les pays industrialisés, la situation y est plus complexe.
Les problèmes peuvent se situer aux niveaux macro-économiques, sectoriel et
institutionnel. Dans les années 50, les systèmes financiers de la plupart des pays en
développement étaient dominés par les banques étrangères privées, qui fournissaient
principalement un financement à court terme pour les exportations. Dans les années 60, les
gouvernements considéraient pour la plupart que ces établissements financiers ne
convenaient pas au financement de leurs programmes de développement. Ainsi, dans le but
de réaliser leurs objectifs de développement, d'importants changements furent introduits
dans les marchés financiers intérieurs. En Afrique et dans de nombreux pays asiatiques, la
politique courante était de nationaliser les plus grandes banques. D'importants segments de
leurs systèmes financiers passèrent sous le contrôle de l'Etat. Les établissements financiers
étaient chargés de prêter aux entreprises d'Etat et aux secteurs prioritaires à des taux d'intérêt
inférieurs à ceux du marché. Ces prêts n'étaient pas concentrés sur les projets dont les
bénéfices étaient les meilleurs, mais sur ceux considérés comme socialement intéressants
par le gouvernement. Une part importante des actifs non-productifs dans les pays en
développement se retrouva parmi ces prêts orientés. En outre, les marges dégagées par les
taux d'intérêt étaient souvent trop faibles pour couvrir les coûts bancaires et le rendement
des établissements financiers décroissait ou disparaissait.