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Michel Cazenave

Méthode
des élé ents finis
m
Approche pratique
en mécanique des structures

https://www.GCAlgerie.com/

9782100544639.indb 3 09/02/10 14:53


© Dunod, Paris, 2010
ISBN 978-2-10-055065-4

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9782100544639.indb 4 09/02/10 14:53


Table des ma ières

t
1 • ntroduction 1
I

2 • appels sur le calcul matriciel 3
R

2.1 Notion de matrice 3


2.2 Opérations de base 4


2.3 atrices carrées 7
M

3 • appels sur la mécanique du solide 15
R

3.1 es contraintes 15
L

3.2 es déformations 19
L

3.3 elations entre contraintes et déformations 22
R

3.4 Énergie de déformation élastique 27


4 • Principes de la méthode des éléments finis en statique 31

4.1 pproximation nodale – fonctions de forme 31
A

4.2 ésolution 33
R

4.3 Organigramme général de résolution 43


5 • Éléments de barre et de ressort 45

5.1 Élément de barre 45


5.2 atrices de rigidité élémentaires 45
M

5.3 Élément de ressort 46
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.



5.4 xemple 1 : console 47
E

5.5 xemple 2 : treillis 54
E

6 • Éléments de poutre à deux nœuds 61

6.1 Équation générale des poutres planes 61


6.2 Élément de poutre plane à 2 nœuds 63


6.3 Élément de poutre tridimensionnel à 2 nœuds 72


6.4 xemple 3 : poutre continue 78
E

6.5 xemple 4 : portique 89
E

 V
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7 • Éléments isoparamétriques 101


7.1
Problématique du maillage 101


7.2 Familles d’éléments 104


7.3 Caractéristiques élémentaires 120


7.4 ntégration numérique 123
I

8 • Éléments de membrane 127


8.1 xemple 5 : élément quadrangle 128
E

8.2 xemple 6 : élément triangulaire 140
E

8.3 xemple 7 : étude d’une plaque trouée 155
E

8.4 xemple 8 : étude d’une poutre console 176
E

9 • Éléments de plaque 185

9.1 appels sur les théories des plaques 185
R

9.2 xemple 9 : plaque simplement appuyée sur 4 côtés 192
E

9.3 xemple 10 : plancher dalle 208
E

10 • Éléments de coque 215

10.1 spects théoriques 215
A

10.2 xemple 11 : coque plate comprimée fléchie 218
E

10.3 xemple 12 : étude d’une poutre en I 221
E
11 • nalyse non linéaire géométrique 227
A

11.1 spects théoriques 227
A

11.2 xemple 13 – Étude d’un shed symétrique 240
E

11.3 xemple 14 – Flambement des poutres 254
E

11.4 xemple 15 – Flambement des plaques 265
E

11.5 xemple 16 – éversement d’une poutre 275
E
D

ibliographie 281
B

Compléments en ligne 283

1. Notice d’utilisation 283

2. Conditions générales d’utilisation 285

ndex alphabétique 287
I

VI
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1• Int r du
o ct i on


Pour mener à bien un projet technique, l’ingénieur ou technicien de bureau
d’études doit concevoir puis dimensionner l’ouvrage de manière à fournir à l’entre-
prise exécutante les plans nécessaires à sa réalisation. Très souvent, celui-ci utilisera
un outil de calcul basé sur la méthode dite des éléments finis dont l’utilisation s’est
généralisée dans l’industrie depuis une vingtaine d’années.
Cette méthode, qui n’est pas uniquement dédiée aux problèmes de structures lui
permettra de résoudre un éventail très large de problèmes : structurels, thermiques,
électromagnétiques, fluidiques, avec des aspects linéaires ou non linéaires, station-
naires ou transitoires.
Différents éditeurs de logiciels se sont imposés sur ce marché. Ils proposent géné-
ralement plusieurs modules permettant d’aborder des problèmes multi physiques.
La structure de ces codes comporte habituellement un pré-processeur, un ou plu-
sieurs solveurs, un ou plusieurs post-processeurs. Le pré-processeur est une interface
graphique permettant à l’utilisateur de décrire la géométrie et le type de problème à
résoudre. Le ou les solveurs intègrent les bases des méthodes de résolution (linéaire
ou non linéaire, stationnaire ou transitoire, etc.) spécifiques au cas étudié. Le ou les
post-processeurs permettent de visualiser les résultats sous forme de courbes (évo-
lution en fonction du temps, des charges, des déplacements, etc.) ou d’isovaleurs
matérialisant le comportement de la structure par une échelle de couleurs variant
du bleu au rouge généralement.
Mais avant d’utiliser un tel code de calcul de manière opérationnelle, il est essen-
tiel d’explorer ses capacités et surtout ses limites. Pour ce faire, le futur utilisateur
devra maîtriser un minimum de prérequis théoriques dans le secteur visé (méca-
nique, génie civil, etc.) mais également dans le domaine de la méthode des élé-
ments finis. Toujours dans ce même domaine et au niveau pratique, il devra être
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

capable de résoudre des problèmes simples avec le logiciel mis à sa disposition.


Généralement, les éditeurs de ces logiciels joignent au produit un manuel dit de
vérification permettant de comparer les résultats obtenus à un référentiel souvent
issu de bases théoriques. Dans le cadre de la mise en œuvre d’une nouvelle tech-
nique ou peut-être même lors d’une première utilisation, l’opérateur pourra aussi
utiliser ce manuel comme base de formation à l’outil. C’est la démarche que nous
avons essayé de reproduire en basant nos développements sur des résultats connus.
Cet ouvrage a donc pour but de familiariser les ingénieurs et techniciens mais éga-
lement les étudiants à cette méthode en abordant sa problématique par la pratique.
16 exemples traitant les aspects théoriques et pratiques de manière graduelle sont

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1 • ntroduction 

I

ainsi proposés. Quand cela s’avère nécessaire, ceux-ci sont accompagnés de rap-
pels sur les théories des poutres, des plaques ou des coques. Leurs résultats seront
d’ailleurs, comme indiqué précédemment, très souvent utilisés comme référentiels.
Ceci étant, cet ouvrage ne prétend pas couvrir la méthode de manière exhaustive
car les techniques numériques abordées font partie des plus courantes dans les
codes de calcul commerciaux.
Partant de pré requis en mathématiques et mécanique du solide, le principe d’ap-
proximation élémentaire utilisé par cette méthode est tout d’abord appliqué en
statique aux structures filaires en barres et poutres. La problématique du maillage
et de la validation des modèles de calcul est ensuite abordée lors de l’étude des
modélisations surfaciques avec des éléments membranes, plaques ou coques. Enfin,
ces éléments sont ensuite utilisés dans le cadre de l’étude de la non linéarité géomé-
trique et des méthodes de résolution associées telles que celles de Newton-Raphson
ou de longueur d’arc. Ces différents aspects sont ensuite appliqués aux instabilités
des structures comme le flambement, le déversement ou le voilement des âmes.
Afin de bien décrire la méthodologie utilisée, la grande majorité de ces exemples
est traitée pas à pas par des calculs manuels ou semi automatiques avec le logiciel
Mathcad™ développé par la société Parametric Technology Corporation et dont
les résultats sont recoupés avec les codes de calcul Advance Structure/Effel™ ou
A
­ baqus™ édités respectivement par les sociétés Graitec SA et Dassault Systèmes
Simulia Corporation. Nous remercions d’ailleurs très sincèrement ces trois éditeurs
pour nous avoir permis d’utiliser leurs logiciels pour illustrer nos exemples.

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2• a R pp els sur le al ul ma ri ielc c t c


Le calcul par éléments finis nécessitant le maniement de nombreuses valeurs numé-
riques, il est plus aisé d’exprimer celles-ci sous forme matricielle.
En regroupant des termes de même nature au sein d’une seule et même variable,
cette écriture plus synthétique permet en effet une meilleure compréhension des
différentes phases de construction de la méthode.
Ceci nécessite néanmoins la maîtrise des opérations de base associées à ce type de
calcul  : l’addition ou le produit de plusieurs matrices, la résolution de systèmes
linéaires, etc.

2.1 Notion de matrice


Soit la fonction polynomiale suivante :


v( x ) = b0 + b1 x + b2 x 2 + b3 x 3 avec x Π[0, L ] (2.1)
Et sa dérivée :
v ʹ( x ) = b1 + 2b2 x + 3b3 x 2 (2.2)
Supposant que v( x ) et v ʹ( x ) valent v1 et β1 en x = 0 , v2 et β 2 en x = L , on
peut aisément établir le système de 4 équations suivant :
⎧v1 = v ( 0 ) = b0

⎪ β1 = v ʹ ( 0 ) = b1
⎨ (2.3)
⎪v2 = v ( L ) = b0 + b1L + b2 L + b3 L
2 3

⎪ β 2 = v ʹ ( L ) = b1 + 2b2 L + 3b3 L2

© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Cependant, ce système peut être exprimé de manière plus synthétique sous


⎧ v1 ⎫
⎪β ⎪
⎪ 1⎪
forme matricielle en posant que le vecteur {v} = ⎨ ⎬ peut être relié au vecteur
⎪ v2 ⎪
⎧b0 ⎫ ⎪⎩ β 2 ⎪⎭
⎪b ⎪
⎪ 1⎪
{b} = ⎨ ⎬ via une matrice [ R ] .
⎪b2 ⎪
⎪⎩b3 ⎪⎭

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2 • appels sur le calcul matriciel 2.2 Opérations de base

R

Anticipant sur les règles relatives au produit des matrices (cf. § 2.2.2), On a donc :

⎧ v1 ⎫ ⎡1 0 0 0 ⎤ ⎧b0 ⎫
⎪ β ⎪ ⎢0 1 0 0 ⎥ ⎪⎪b1 ⎪⎪
⎪ 1⎪
{ } ⎨ ⎬ = ⎢⎢
v = ⎥ ⋅ ⎨ ⎬ = [ R ] ⋅ {b}
⎪ v2 ⎪ ⎢1 L L2 L3 ⎥ ⎪b2 ⎪
⎪⎩ β 2 ⎪⎭ ⎣0 ⎥
1 2L 3L2 ⎦ ⎪⎩b3 ⎪⎭

équivalent au système d’équations (2.3).


Dans ce cas {v} et {b} sont des vecteurs « colonne » à 4 lignes alors que la matrice
[ R ] est une matrice dite carrée à 4 lignes et 4 colonnes. De manière générale, une
matrice peut être caractérisée par un ensemble de nombres ordonnés et regroupés
en n lignes et m colonnes.
On aura alors une matrice de dimensions n ¥ m :

⎡ a11 a12 a13 . a1 j . a1m ⎤


⎢a a22 a23 . a2 j . a2m ⎥
⎢ 21 ⎥
⎢ a31 a32 a33 . a3 j . a3m ⎥
⎢ ⎥
[ A] = ⎢ . . . . . . . ⎥ (2.4)


⎢ ai1 ai 2 ai 3 . aij . aim ⎥
⎢ ⎥
⎢ . . . . . . . ⎥
⎢a an 2 an 3 . anj . anm ⎥⎦
⎣ n1
aij caractérisant le terme des i ème ligne et j ème colonne de la matrice [ A ] . Si n = 1


ou m = 1, la matrice sera associée suivant le cas, soit à un vecteur ligne, soit à un
vecteur colonne qui sont généralement notés { } . De plus et spécifiquement pour
les matrices dites carrées (n = m), les termes aii seront appelés termes diagonaux et
formeront la diagonale de la matrice.

2.2 Opérations de base



2.2.1 ddition
A
Soit deux matrices [ A ] et [ B ] de dimensions n ¥ m construites à partir de (2.4), la
matrice [C ] de mêmes dimensions, somme des matrices [ A ] et [ B ] , sera obtenue
en posant que chacun des termes cij est égal à aij + bij . On aura alors :

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2 • appels sur le calcul matriciel
R 2.2 Opérations de base


⎡ c11 c12 c13 . c1 j . c1m ⎤


⎢c c c 23 . c2 j . c 2m ⎥
⎢ 21 22 ⎥
⎢c31 c32 c33 . c3 j . c 3m ⎥
⎢ ⎥
[C ] = ⎢ . . . . . . . ⎥=
⎢ c i1 c i 2 ci 3 . cij . cim ⎥
⎢ ⎥
⎢ . . . . . . . ⎥
⎢c
⎣ n1 cn 2 cn 3 . cnj . cnm ⎥⎦ A


⎡ a11 + b11 a12 + b12 a13 + b13 . a1 j + b1 j . a1m + b1m ⎤ (2.5)
⎢a + b a22 + b22 a23 + b23 . a2 j + b2 j . a2m + b2m ⎥
⎢ 21 21 ⎥
⎢ a31 + b31 a32 + b32 a33 + b33 . a3 j + b3 j . a3m + b3m ⎥
⎢ ⎥
⎢ . . . . . . . ⎥ = [ A] + [B ]
⎢ ai1 + bi1 ai 2 + bi 2 ai 3 + bi 3 . aij + bij . aim + bim ⎥
⎢ ⎥
⎢ . . . . . . . ⎥
⎢a + b an 2 + bn 2 an 3 + bn 3 . anj + bnj . anm + bnm ⎥⎦
⎣ n1 n1

Dans le cas d’une différence des matrices [ A ] et [ B ] , on posera de la même façon :


cij = aij − bij (2.6)

⎡1 0 2 3 ⎤ ⎡3 4 7 2 ⎤
Exemples : Soit les matrices [ A ] = ⎢ ⎥ et [ B ] = ⎢ ⎥
⎣3 1 0 5 ⎦ ⎣1 6 2 3 ⎦

⎡ 4 4 9 5⎤ ⎡ −2 −4 −5 1 ⎤
[C ] = [ A ] + [ B ] = ⎢ 4 ⎥ [C ] = [ A ] − [ B ] = ⎢ 2 −5 −2 2 ⎥⎦
.
⎣ 7 2 8⎦

2.2.2 Produit
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

■■ Produit d’une matrice par un scalaire

Soit une matrice [ A ] de dimensions n ¥ m, la matrice [C ] , produit de la matrice


[ A ] par le scalaire l sera obtenue en multipliant chacun des termes de la matrice
[ A ] par l. On aura donc :
cij = λ ⋅ aij (2.7)

⎡1 0 2 3 ⎤ ⎡ 3 0 6 9 ⎤
Exemple : [C ] = 3 ⋅ [ A ] = 3 ⋅ ⎢3 ⎥=⎢ ⎥
⎣ 1 0 5 ⎦ ⎣9 3 0 15⎦

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2 • appels sur le calcul matriciel 2.2 Opérations de base

R

■■ Produit de 2 matrices
Soit deux matrices [ A ] et [ B ] de dimensions respectives n ¥ m et m ¥ l, la matrice
[C ], produit des matrices [ A ] et [ B ] 1, de dimensions n ¥ l, sera obtenue en posant
que les termes cij sont égaux à :
k =m
cij = ∑ aik × bkj (2.8)



k =1
Par exemple, on trouvera pour le premier terme :
c11 = a11 ⋅ b11 + a12 ⋅ b21 + ..... + a1m ⋅ bm1
Cependant et pour que ce produit soit possible, il est important de noter que le
nombre de colonnes de la matrice [ A ] doit être égal au nombre de lignes de la
matrice [ B ] .
⎡4 9⎤
⎢3 1 ⎥
⎡1 0 2 3 ⎤ ⎢ ⎥
Exemple : Soit les matrices [ A ] = ⎢ ⎥ et [ B ] = ⎢1 6 ⎥
⎣ 3 1 0 5 ⎦
⎢ ⎥
⎣7 5 ⎦
⎡1 ⋅ 4 + 0 ⋅ 3 + 2 ⋅ 1 + 3 ⋅ 7 1 ⋅ 9 + 0 ⋅ 1 + 2 ⋅ 6 + 3 ⋅ 5⎤ ⎡27 36 ⎤
[C ] = [ A ] ⋅ [ B ] = ⎢ 3 ⋅ 4 + 1 ⋅ 3 + 0 ⋅1 + 5 ⋅ 7 3 ⋅ 9 + 1 ⋅1 + 0 ⋅ 6 + 5 ⋅ 5 ⎥ = ⎢50 53 ⎥
⎣ ⎦ ⎣ ⎦
■■ Produit de 3 matrices
Soit trois matrices [ A ] , [ B ] et [C ] de dimensions respectives n ¥ m, m ¥ l et l ¥ p,
la matrice [ F ] , produit des matrices [ A ] , [ B ] et [C ] , de dimensions n ¥ p sera
obtenue en effectuant dans un premier temps soit le produit [ A ] ⋅ [ B ] soit celui de
[ B ] ⋅ [C ] , les deux approches amenant au même résultat.
⎛ [D ] ⎞ ⎛ [E ] ⎞
[ F ] = [ A ] ⋅ [ B ] ⋅ [C ] = [ A ] ⋅ ⎜⎜ [ B ] ⋅ [C ] ⎟⎟ = [ A ] ⋅ [ D ] = ⎜⎜ [ A ] ⋅ [ B ] ⎟⎟ ⋅ [C ] = [ E ] ⋅ [C ]
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠
⎡4 9⎤
⎢3 1⎥
⎡1 0 2 3 ⎤ ⎢ ⎥ et [C ] = ⎡
27 36 ⎤
Exemple : Soit les matrices [ A ] = ⎢
3 1 0 5 ⎥ , [ B ] = ⎢ ⎥
⎣ ⎦ ⎢1 6⎥ ⎣50 53 ⎦
⎢ ⎥
⎣7 5⎦
⎛ ⎡4 9⎤ ⎞
⎜ ⎢ ⎥⎟
⎜ ⎡1 0 2 3 ⎤ ⎢ 3 1 ⎥ ⎟ ⎡27 36 ⎤ ⎡27 36 ⎤ ⎡27 36 ⎤ ⎡ 2529 28880 ⎤
([ A ] ⋅ [ B ]) ⋅ [C ] = ⎜ ⎢3 1 0 5⎥ ⋅ ⎢1 6 ⎥ ⎟ ⋅ ⎢50 53 ⎥ = ⎢50 53 ⎥ ⋅ ⎢50 =
53 ⎥⎦ ⎢⎣ 4000 4609 ⎥⎦
⎜⎜ ⎣ ⎦ ⎣ ⎦ ⎣ ⎦ ⎣
⎢ ⎥ ⎟⎟
⎛ ⎝ ⎡4 9⎤ ⎞ ⎣ 7 5 ⎦⎠
⎜ ⎢ ⎥ ⎟
⎡1 0 2 3 ⎤ 3 1 ⎡27 36 ⎤ ⎡27 36 ⎤ ⎡27 36 ⎤ ⎡ 2529 28880 ⎤
([ A ] ⋅ [ B ]) ⋅ [C ] = ⎜⎜ ⎢3 1 0 5⎥ ⋅ ⎢⎢1 6 ⎥⎥ ⎟⎟ ⋅ ⎢50 53 ⎥ = ⎢50 53 ⎥ ⋅ ⎢50 53 ⎥ = ⎢ 4000 4609 ⎥⎦
⎜⎜ ⎣ ⎦ ⎣ ⎦ ⎣ ⎦ ⎣ ⎦ ⎣
⎢ ⎥ ⎟⎟
1. Le produit ⎣ 7 5 ⎦Généralement,
⎝ matriciel n’est pas commutatif. ⎠ [A] ◊ [B] ≠ [B] ◊ [A].





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2 • appels sur le calcul matriciel
R 2.3 Matrices carrées


9⎤ ⎞ ⎡ 558 621⎤⎛ ⎡4
⎟ ⎜⎢
1 ⎡27 36 ⎤ ⎟ ⎡1 0 2 3 ⎤ ⎢131 161 ⎥ ⎡ 2529 2880

⎡1 0 2 3 ⎤ ⎜ ⎢ 3
⎥⋅ ⎢ ⎥=
[ A ] ⋅ ([ B ] ⋅ [C ]) = ⎢3 1 0 5 ⎥ ⋅ ⎜ ⎢1
=
6 ⎥ ⎢⎣50 53 ⎥⎦ ⎟ ⎢⎣3 1 0 5 ⎥⎦ ⎢327 354 ⎥ ⎢⎣ 4000 4609
⎣ ⎦ ⎜

⎥ ⎟ ⎢ ⎜ ⎢7

5⎦ ⎠ ⎣ 439 3117 ⎦
⎝⎣
⎛ ⎡4 9⎤ ⎞ ⎡ 558 621⎤
⎜⎢ ⎥ ⎟ ⎢ ⎥
⎡1 0 2 3 ⎤ 3 1 ⎡27 36 ⎤ ⎡1 0 2 3 ⎤ 131 161 ⎡ 2529 2880 ⎤
[ A ] ⋅ ([ B ] ⋅ [C ]) = ⎢3 1 0 5 ⎥ ⋅ ⎜⎜ ⎢⎢1 6 ⎥⎥ ⋅ ⎢50 53 ⎥ ⎟⎟ = ⎢3 1 0 5⎥ ⎢⎢327 354 ⎥⎥ = ⎢ 4000 4609 ⎥ A
⎣ ⎦ ⎜ ⎣ ⎦⎟ ⎣ ⎦ ⎣ ⎦
⎜ ⎢7 5 ⎥ ⎟ ⎢
439 31
1 7


⎝⎣ ⎦ ⎠ ⎣ ⎦

2.2.3 M atrice transposée


Soit la matrice [ A ] de dimensions n ¥ m, la matrice [ B ] de dimensions m ¥ n
T
transposée de [ A ] (notée [ A ] ) sera obtenue en posant pour chacun des termes
de [ B ] que bij = a ji . Pratiquement, ce calcul revient à échanger les lignes et les
colonnes de la matrice [ A ] .

⎡1 3⎤
⎢0 1⎥
⎡1 0 2 3 ⎤ T
Exemple : soit la matrice [ A ] = ⎢ ⎥ [B ] = [ A] =⎢ ⎥.
⎣ 3 1 0 5 ⎦ ⎢2 0⎥
⎢ ⎥
⎣3 5⎦
On notera par ailleurs que :
T T T

([ A ] ⋅ [ B ]) = [B ] ⋅ [ A] (2.9)

2.3 M atrices carrées


2.3.1 M atrice identité
La matrice identité, notée [ I ] , est une matrice carrée dont les termes diagonaux
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sont égaux à 1, tous les autres étant nuls. De ce fait, le produit de la matrice iden-
tité par une matrice [ A ] quelconque (ou inversement) est égal à la matrice [ A ]
elle-même.
⎡1 0 0 . 0⎤
⎢0 1 0 . 0⎥
⎢ ⎥

[ I ] = ⎢0 0 1 . 0 ⎥ et [ I ] ⋅ [ A ] = [ A ] ⋅ [ I ] = [ A ] (2.10)
⎢ ⎥
⎢. . . . .⎥
⎢0 0 0 . 1 ⎥⎦

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2 • appels sur le calcul matriciel 2.3 Matrices carrées

R

2.3.2 M
atrice inverse
−1 −1 −1
La matrice inverse de [ A ] notée [ A ] est définie telle que [ A ] ⋅ [ A ] = [ A ] ⋅ [ A ] = [ I ]
−1 −1
[ A] ⋅ [ A] = [ A] ⋅ [ A] = [ I ] et peut être calculée en posant :
1 T
[ A ]−1 = ⋅ Com [ A ] (2.11)
det [ A ]


où Com [ A ]  et det [ A ] sont respectivement la comatrice et le déterminant de la
matrice [ A ] .
La matrice [ A ] sera donc inversible à condition que son déterminant soit différent
de 0.
■■ Calcul du déterminant

– 2 dimensions :

⎡ a11 a12 ⎤ a11 a12
det ⎢ = = a11 ⋅ a22 − a12 ⋅ a21 (2.12)
⎣ a21 a22 ⎥⎦ a21 a22


– 3 dimensions :

⎡ a11 a12 a13 ⎤ a11 a12 a13
⎢ ⎥
det ⎢ a21 a22 a23 ⎥ = a21 a22 a23 (2.13)


⎢ a31 a32 a33 ⎥⎦ a31 a32 a33

Qui peut être calculé grâce à la règle de Sarrus :
a11 a12 a13
+ Produit des 3 termes
a21 a22 a23
a31 a32 a33
– Produit des 3 termes
a11 a12 a13
a21 a22 a33

= a11 ⋅ a22 ⋅ a33 + a21 ⋅ a32 ⋅ a13 + a31 ⋅ a12 ⋅ a33


− a13 ⋅ a22 ⋅ a31 − a23 ⋅ a32 ⋅ a11 − a33 ⋅ a12 ⋅ a21

■■ Calcul de la comatrice et la matrice inverse


La comatrice de [ A ] , notée Com [ A ] , correspond à la matrice des cofacteurs de
[ A ] .i +Lej cofacteur du terme i, j de la matrice [ A ] est obtenu en multipliant par
( −1) le déterminant de la sous-matrice issue de la suppression des ligne i et
colonne j.
– 1 dimension :

1
[ A ] = a11 ⇒ [ A ]−1 = (2.14)
a11


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2 • appels sur le calcul matriciel
R 2.3 Matrices carrées


– 2 dimensions :

⎡ a11 a12 ⎤ ⎡ a22 −a21 ⎤


[ A] = ⎢a ⎥
a22 ⎦
⇒ Com [ A ] = ⎢
a11 ⎥⎦
⎣ 21 ⎣ −a12
(2.15)
⎡ a22 −a12 ⎤

−1 1
⇒ [ A] = ⋅⎢
det [ A ] ⎣ −a21 a11 ⎥⎦
– 3 dimensions :
A

⎡ a22 a23 a21 a23 a21 a22 ⎤


⎢+ − + ⎥
⎢ a322 a33 a31 a33 a31 a32



⎡ a11 a12 a13 ⎤ ⎢ a12 a13 ⎥
a11 a13 a11 a12
[ A ] = ⎢⎢ a21 a22 a23 ⎥⎥ ⇒ Com [ A ] = ⎢ − a a + a a − a a ⎥
⎢ 32 33 31 33 31 32 ⎥
⎢ a31 a32 a33 ⎥ ⎢ ⎥
⎣ ⎦
⎢ + a12 a13 − a11 a13 + a11 a12 ⎥ (2.16)

⎢ a22 a23 a21 a23 a21 a22 ⎥


⎣ ⎦
⎡ a22 a33 − a23 a32 a23 a31 − a21a33 a21a32 − a22 a31 ⎤
−1 1 ⎢ ⎥
⇒ [ A] = ⎢ a13 a32 − a12 a33 a11a33 − a13 a31 a12 a31 − a11a32 ⎥
det [ A ]
⎢ a12 a23 − a13 a22 a13 a21 − a11a23 a11a22 − a12 a21 ⎥
⎣ ⎦

2.3.3 M éthodes de résolution de systèmes linéaires


Considérant n équations à n inconnues (qui sont regroupées dans le vecteur {q} ),
la résolution du système linéaire de type [ K ] ⋅ {q} = {F } amène à isoler le vecteur
{q} de manière à obtenir :
−1 −1 −1
[ K ] ⋅ {q} = {F } ⇔ [
K ] ⋅ [ K ] ⋅ {q} = [ K ] ⋅ {F } ⇒ {q} = [ K ] ⋅ {F }

(2.17)
[I ]
Ceci suppose bien sûr que le déterminant de la matrice [ K ] est différent de 0.
Dans le cas contraire, on parlera de système singulier. Nous verrons d’ailleurs par la
suite qu’en éléments finis la singularité de la matrice de rigidité [ K ] est souvent à
associer à un problème de conditions d’appui.
De plus, la méthode de calcul par éléments finis amenant dans la plupart des cas
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à la résolution d’un système de n équations à n inconnues de grandes dimensions,


l’inversion conventionnelle vue au chapitre précédent s’avérera peu efficace.
Les outils de calcul par éléments finis font donc très souvent appel à des méthodes
plus pertinentes telles que celles par élimination de Gauss, de Cholesky ou frontale.
Il existe deux grandes familles de méthodes de résolution : les méthodes directes
(Gauss, Cholesky, frontale, etc.) et les méthodes itératives (gradients conjugués).
Leur efficacité sera directement liée aux performances du ou des processeurs de
l’ordinateur utilisé, de la vitesse d’accès au disque dur mais surtout de la quantité
de mémoire vive (RAM) disponible.
Généralement, les méthodes de gradients conjugués se révèlent moins gourmandes
en terme de mémoire. Ceci étant et spécifiquement pour les problèmes linaires

 9
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2 • appels sur le calcul matriciel 2.3 Matrices carrées

R

élastiques comportant plusieurs cas de charges, leur utilisation apparaît moins per-
tinente dans la mesure où celles-ci nécessitent une résolution complète à chaque
changement d’état de charges.
En effet et dans le cas des méthodes directes appliquées aux problèmes linéaires
élastiques, seul le premier cas de charges nécessite une inversion de la matrice de
rigidité, les résultats des cas suivants étant obtenus par linéarité après stockage de la
matrice inversée en mémoire (uniquement si les conditions d’appui ou de tempé-
rature ne varient pas).
■■ ésolution par la méthode par élimination de Gauss
R
Soit le système à résoudre [ K ] ⋅ {q} = {F } (n équations à n inconnues) :

⎧k11q1 + k12 q2 + k13 q3 + ................. + k1n qn = F1


⎪k q + k q + k q + ................. + k q = F
⎪ 21 1 22 2 23 3 2n n 2
⎪⎪ . . . . .
⎨ (2.18)
⎪ . . . . .


⎪ . . . . .

⎪⎩kn1q1 + kn 2 q2 + kn 3 q3 + ................. + knn qn = Fn
Pour éliminer la 1re inconnue, la méthode consistera à exprimer q1 en fonction des
autres inconnues et à la remplacer dans les (n –1) équations restantes :

1
q1 = ( F1 − k12 q2 − k13q3 − ................ − k1n qn ) (2.19)
k11


Donc et en remplaçant (2.19) dans (2.18), le système devient :

⎧k11q1 + k12 q2 + k13 q3 + ................. + k1n qn = F1


⎪ 1 q + k1 q + ................. + k1 q = F 1
⎪ k22 2 23 3 2n n 2
⎪⎪ . . . .
⎨ (2.20)
. . . .


⎪ . . . .
⎪ 1 1
⎪⎩ kn 2 q2 + kn 3 q3 + ................. + knn qn = Fn1
1

⎧ s k s −1ksjs−1
s −1 − is
k
⎪ ij = kij
⎪ ksss−1
avec ⎨ s −1 s −1
⎪ F s = F s −1 − kis Fs


i i
⎪⎩ ksss−1

Au terme de la nième élimination, le système s’écrit sous forme triangulaire ce qui


rend aisée sa résolution :

10
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2 • appels sur le calcul matriciel
R 2.3 Matrices carrées


⎧k11q1 + k12 q2 + k13 q3 + ................. + k1n qn = F1


⎪ 1 q + k1 q + ................. + k1 q = F 1
⎪ k22 2 23 3 2n n 2
⎪⎪ 2 2
k33 q3 + ................. + k3n qn = F32
⎨ (2.21)
. .


⎪ . .
⎪ n−−1q = F n −1 ⇒ q
⎪⎩ knn n n n
A
Ceci étant, l’utilisation de la méthode par élimination n’est envisageable que si
les termes diagonaux de la matrice [ K ] sont non nuls. Dans le cas contraire, un


ou plusieurs pivots nuls rendront l’inversion de la matrice [ K ] impossible. Bien
évidemment, tous ces pivots doivent être différents de zéro et nous verrons même
qu’en éléments finis, ceux-ci doivent être positifs.
■■ E xemple de résolution par la méthode de Gauss
Soit le système d’équations suivant :

⎡ 3 0 −1 −1 0 ⎤ ⎧U 2 ⎫ ⎧ 0 ⎫
⎢ 0 2 −1 0 0 ⎥ ⎪V ⎪ ⎪ 0 ⎪
ES ⎢ ⎥ ⎪⎪ 2 ⎪⎪ ⎪⎪ ⎪⎪
⎢ −1 −1 2 1 −1⎥ ⎨V3 ⎬ = ⎨− P ⎬ (2.22)
2L ⎢

⎥⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ −1 0 1 3 0 ⎥ ⎪U 4 ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎢ 0 0 −1 0 2 ⎥ ⎪V4 ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎣ ⎦⎩ ⎭ ⎩ ⎭
□ 1re étape : élimination de U2

De la 1re équation de (2.22), on déduit que :

V3 + U 4
U2 = (2.23)
3

En remplaçant (2.23) dans (2.22), la nouvelle expression du système fait apparaître


quatre équations indépendantes de U 2 :  
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎡3 0 −1 −1 0⎤ ⎡3 0 −1 −1 0 ⎤
⎢0 2 −1 0 0 ⎥ ⎧U 2 ⎫ ⎢0 2 −1 0 0 ⎥ ⎧U 2 ⎫ ⎧ 0 ⎫
⎢ ⎥⎪ ⎪ ⎢ ⎥⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ 1 1 ⎥ ⎪V 2 ⎪ ⎢ 5 2 ⎥ V2 0
ES ⎢0 −1 2 − 1− −1⎥ ⎪V ⎪ ES ⎢0 −1 −1⎥ ⎪⎪V ⎪⎪ ⎪⎪− P ⎪⎪
3 3 ⎨ 3⎬= 3 3 ⎨ 3⎬=⎨ ⎬
2L ⎢ ⎥ ⎪ ⎪ 2L ⎢ ⎥⎪ ⎪ ⎪ ⎪
1 1 U ⎢0 0 2 8 0 ⎥ ⎪U 4 ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎢0 0 1 − 3− 0 ⎥⎪ 4⎪
⎢ 3 3 ⎥ ⎪V ⎪ ⎢ 3 3 ⎥ ⎪V ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎢0 0 ⎥⎩ 4 ⎭ ⎢0 0 −1 0 2 ⎥ ⎩ 4 ⎭ ⎩ ⎭
⎣ − 1 0 2⎦ ⎣ ⎦
(2.24)

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2 • appels sur le calcul matriciel 2.3 Matrices carrées

R

□ 2e étape : élimination de V2

Pour éliminer V2 , on répète l’opération en considérant cette fois la deuxième équa-
tion de (2.24) d’où :
V
V2 = 3 (2.25)
2



Le système devient alors :

⎡3 0 −1 −1 0 ⎤ ⎡3 0 −1 −1 0 ⎤
⎢0 2 −1 0 0 ⎧U 2 ⎫
⎥ ⎢0 2 −1 0 0 ⎥ ⎧U 2 ⎫ ⎧ 0 ⎫
⎢ ⎥⎪ ⎪ ⎢ ⎥⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ 5 1 2 ⎥ ⎪V 2 ⎪ ⎢ 7 2 ⎥ V2 0
ES ⎢0 0 − −1⎥ ⎪V ⎪ ES ⎢0 0 −1⎥ ⎪⎪V ⎪⎪ ⎪⎪− P ⎪⎪
3 2 3 ⎨ 3⎬= 6 3 ⎨ 3⎬=⎨ ⎬
2L ⎢ ⎥ ⎪ ⎪ 2L ⎢ ⎥⎪ ⎪ ⎪ ⎪
2 8 U ⎢0 0 2 8 0 ⎥ ⎪U 4 ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎢0 0 0 ⎥⎪ 4⎪
⎢ 3 3 ⎥ ⎪V ⎪ ⎢ 3 3 ⎥ ⎪V ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎢0 ⎥⎩ 4 ⎭ ⎢0 0 −1 0 2 ⎥ ⎩ 4 ⎭ ⎩ ⎭
⎣ 0 −1 0 2⎦ ⎣ ⎦
(2.26)
Et ainsi de suite…
□ 3e étape : élimination de V3

6 ⎛ 2 PL 2 ⎞
V3 = ⎜ − − U 4 + V4 ⎟ (2.27)
7 ⎝ ES 3



⎡3 0 −1 −1 0 ⎤
⎢0 ⎧ 0 ⎫
2 −1 0 0 ⎥ ⎧U ⎫ ⎪
⎢ ⎥ 2 0 ⎪
⎢ 7 2 ⎥⎪ ⎪ ⎪ ⎪
0 0 −1 ⎥ ⎪V2 ⎪ ⎪ − P ⎪
ES ⎢ 6 3 ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ ⎥ ⎨V3 ⎬ = ⎨ ⎬
2L ⎢ 8 2 6 ⎛ 2 ⎞ 2 6 ⎥ ⎪ ⎪ ⎪2 ⋅ 6 P ⎪
⎢0 0 0 + ⋅ ⋅⎜− ⎟ ⋅ ⎥ U4
3 3 7 ⎝ 3 ⎠ 3 7 ⎪ ⎪ ⎪3 7 ⎪
⎢ ⎥ ⎪V ⎪ ⎪ 6 ⎪
⎢0 6 ⎛ 2⎞ 6⎥⎩ 4 ⎭ ⎪ − P ⎪
0 0 − ⋅⎜ − ⎟ 2− ⎩ 7 ⎭
⎢⎣ 7 ⎝ 3⎠ 7 ⎥⎦
(2.28)


⎡3 0 −1 −1 0 ⎤
⎢0 ⎧ 0 ⎫
2 −1 0 0 ⎥ ⎧U 2 ⎫ ⎪
⎢ ⎥ 0 ⎪
⎢ 7 2 ⎥ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
ES ⎢0 0 −1⎥ ⎪V2 ⎪ ⎪ − P ⎪
6 3 ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ ⎥ ⎨V3 ⎬ = ⎨ 4 ⎬
2L ⎢ 16 4 ⎥ ⎪ ⎪ ⎪ P ⎪
0 0 0 U4 7 ⎪
⎢ 7 7 ⎥⎪ ⎪ ⎪
⎢ ⎥ ⎪⎩V4 ⎪⎭ ⎪ 6 ⎪
⎢0 4 8⎥ ⎪⎩− 7 P ⎪⎭
0 0
⎢⎣ 7 7⎦ ⎥

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2 • appels sur le calcul matriciel
R 2.3 Matrices carrées


□ 4e étape : élimination de U4

PL V4
U4 = − (2.29)
2 ES 4

⎡3 0 −1 −1 0 ⎤
⎢0 ⎥ ⎧ 0 ⎫
2 −1 0 0 ⎧U ⎫ ⎪ ⎪
⎢ ⎥ 2 0
⎢ 7 2 ⎥ ⎪V ⎪ ⎪ ⎪
ES ⎢

0 0
6 3
−1 ⎪
⎥⎪ ⎪ ⎪
V
2⎪ ⎪
⎥⎨ 3 ⎬ ⎨ =
− P ⎪

⎬ (2.30)
A

2L ⎢ 16 4 4

0 0 0 ⎥ ⎪U ⎪ ⎪ P ⎪


⎢ 7 7 ⎥⎪ 4⎪ ⎪ 7 ⎪
⎢ ⎥ ⎪⎩V4 ⎪⎭ ⎪ 6 1 ⎪
⎢0 8 4 ⎛ 1 ⎞⎥ ⎪⎩− 7 P − 7 ⋅ P ⎪⎭
0 0 0 + ⎜− ⎟
⎣⎢ 7 7 ⎝ 4 ⎠ ⎥⎦
Soit finalement :

⎡3 0 −1 −1 0 ⎤
0
⎢0 ⎧ ⎫
2 −1 0 0 ⎥ ⎧U 2 ⎫ ⎪ ⎪
⎢ ⎥ 0
⎢ 7 2 ⎥ ⎪V 2 ⎪ ⎪ ⎪
−1 ⎥ ⎪ ⎪ ⎪ −P ⎪
ES ⎢0 0
6 3 ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ V
⎥⎨ 3 ⎬ ⎨ = 4 ⎬ (2.31)
2L ⎢

16 4 ⎥⎪ ⎪ ⎪ P ⎪
0 0 0 U4 7
⎢ 7 7 ⎥⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ ⎥ ⎪⎩V4 ⎪⎭ ⎪ 6 1 ⎪
⎢0 8 1⎥ ⎪⎩− 7 P − 7 ⋅ P ⎪⎭
0 0 0 −
⎢⎣ 7 7 ⎦⎥

On déduit de la 5e équation :

ES 2 PL
⋅V4 = − P ⇒ V4 = − (2.32)
2L ES

D’où à partir de (2.23), (2.25), (2.27) et (2.29), les valeurs des autres inconnues :
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PL V4 PL
U4 = − =
2 ES 4 ES
6 ⎛ 2 PL 2 ⎞ 4 PL
V3 = ⎜ − − U 4 + V4 ⎟ = −
7 ⎝ ES 3 ⎠ ES
(2.33)
V 2 PL

V2 = 3 = −
2 ES
V3 + U 4 PL
U2 = =−
3 ES

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2 • appels sur le calcul matriciel 2.3 Matrices carrées

R

Bien évidemment, la méthode par élimination de Gauss s’avère dans ce cas bien
compliquée comparée à une approche plus classique telle que celle décrite ci-des-
sous.
Reprenant le système (2.22), les 2e et 5e équations permettent de déduire respecti-
vement que 2V2 = V3 et 2V4 = V3 d’où V2 = V4 .
De la somme des 1re et 4e équations résulte que 2U 2 + 2U 4 = 0 ⇒ U 2 = −U 4 .
D’où à partir de la 1re : 3U 2 − V3 − U 4 = 0 ⇒ V3 = 4U 2 .
En remplaçant ces différents résultats dans la 3e équation, on obtient finalement :
2 PL 2 PL 4 PL
−U 2 − V2 + 2V3 + U 4 − V4 = − ⇒ −2U 2 + V3 = − ⇒ V3 = −
ES ES ES
PL 2 PL
Soit U 2 = −U 4 = − et V2 = V4 = − .
ES ES


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3• a R pp els sur la m éc a ique du s lide
n o


3.1 es contraintes
L

3.1.1 Notion de contrainte


Soit un solide en équilibre comportant 2 parties 1 et 2 limitées par une section S,

1 O 2

Figure 3.1 – Équilibre d’un solide.

Son état d’équilibre permet d’établir que la somme vectorielle des forces issues
de 1 et agissant
  sur 2 d’une part, et de 2 agissant sur 1 d’autre part, est nulle  :
F1→2 + F2→1 = 0 . L’équilibre de chacune des parties, 1 par exemple, est donc
caractérisé par l’action des forces extérieures de volume et de surface qui lui sont
appliquées mais également par les forces intérieures exercées par la partie 2 sur la
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

section S. 
 dF
On définit donc le vecteur contrainte f1 comme étant la limite de lorsque la
dS 
surface dS tend vers zéro. Quand dS est considérée dans le plan yz, ce vecteur f1
peut être décomposé en trois composantes : une normale à cette surface et deux
dF
dans son plan. La première, égale à  σ xx = σ x = lim x , est appelée contrainte
dS →0 dS
dFy
normale alors que les deux autres, notées respectivement  τ xy = lim et
dS →0 dS
dF
τ xz = lim z , sont dites de cisaillement.
dS →0 dS

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3 • appels sur la mécanique du solide 3.1 Les contraintes

R

τxy

S
σx
 τxz
dF
y
1 O 
j 
i x
z 
dS
k

Figure 3.2 – Notion de contrainte.


 
( ) ( )
En répétant l’opération pour les plans xz f 2 et xy f 3 , deux contraintes
normales et quatre de cisaillement viennent s’ajouter aux trois précédentes, soit
σ yy ,τ yx ,τ yz pour le premier et σ zz ,τ zx ,τ zy pour le second. Finalement, les vec-
teurs contrainte ont pour expressions :
⎧σ ⎫ ⎧τ ⎫ ⎧τ ⎫
 ⎪ xx ⎪  ⎪ yx ⎪  ⎪ zx ⎪
f1 = ⎨ τ xy ⎬ ; f 2 = ⎨σ yy ⎬ ; f 3 = ⎨ τ zy ⎬
(3.1)

⎪τ ⎪ ⎪τ ⎪ ⎪σ ⎪
⎩ xz ⎭ ⎩ yz ⎭ ⎩ zz ⎭
La convention de signes la plus souvent retenue dans les logiciels éléments finis est
d’associer une contrainte normale positive à une traction.

3.1.2 Équations internes



L’étude de l’équilibre d’un infiniment petit de côtés dx , dy , dz soumis à des forces
internes de volume f xv , f yv , f zv permet d’établir  dans un premier temps la réci-
procité des contraintes de cisaillement. En effet et en se basant sur l’équilibre des
moments, on peut déduire pour :
L’axe z
∑ M /Oz = 0 ⇔
⎡⎛ ∂τ xy ⎞ ⎤ dx dx ⎡⎛ ∂τ yx ⎞ ⎤ dy dy
⎢⎜τ xy + (
dx ⎟ ⋅ dydz ⎥ ⋅ + τ xy ⋅ dydz ⋅ − ⎢⎜τ yx +) dy ⎟ ⋅ dxdz ⎥ ⋅ − τ yx ⋅ dxdz ⋅ = 0 ( )

M /Oz = 0 ⇔ ⎣⎝ ∂x ⎠ ⎦ 2 2 ⎣⎝ ∂y ⎠ ⎦ 2 2
∂τ xy ⎞ ⎤ dx dx ⎡⎛ ∂τ yx ⎞ ⎤ dy dy
+ ( )
dx ⎟ ⋅ dydz ⎥ ⋅ + τ xy ⋅ dydz ⋅ − ⎢⎜τ yx + (
dy ⎟ ⋅ dxdz ⎥ ⋅ − τ yx ⋅ dxdz ⋅ = 0 )

∂x ⎠ ⎦ 2 2 ⎣⎝ ∂y ⎠ ⎦ 2 2
∂τ xy dx ∂τ yx dy
⇒ τ xy − τ yx + ⋅ − ⋅ =0
∂x 2
 ∂y 2
 
≈0 ≈0

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3 • appels sur la mécanique du solide
R 3.1 Les contraintes


∂σ yy ∂τ yx
σ yy¢ = σ yy + dy τ ¢yx = τ yx + dy
∂y ∂y

τ ¢yx ∂τ xy
τ ¢yz fyv τ xy¢ = τ xy + dx
∂x
τzx σzz

σxx
τxz
τ ¢τ’
zy zy
fxv
σ xx¢ = σ xx +
∂σ xx
dx A
O τzy ∂x
dy


τ ¢zx τ ¢xz
fzv
τxy σ ¢zz τyz
τyx
dz
y
σyy
x
z
dx τ ¢zx = τ zx +
∂τ zx
dz
∂z
Figure 3.3 – Équilibre de volume.

d’où :
τ xy = τ yx (3.2)

Et les deux autres axes x et y


τ yz = τ zy et τ zx = τ xz (3.3)

Le nombre de contraintes de cisaillement se réduit donc à trois. Les six valeurs


caractérisant l’état de contrainte peuvent alors être regroupées au sein d’un vecteur
de composantes :


{σ }T = {σ xx σ yy σ zz τ xy τ yz τ xz } (3.4)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Maintenant et en effectuant la somme des efforts suivant x, l’équation d’équilibre


correspondante permet également de montrer que :

⎛ ∂σ xx ⎞ ⎛ ∂τ yx ⎞
∑ F/ x = 0 ⇔ ⎜ σ xx + ∂x
dx ⎟ ⋅ dydz + ⎜τ yx +
∂y
dy ⎟ ⋅ dxdz
⎝ ⎠ ⎝ ⎠
⎛ ∂τ ⎞
+ ⎜τ zx + zx dz ⎟ ⋅ dxdy − σ xx ⋅ dydz − τ yx ⋅ dxdz − τ zx ⋅ dxdy + f xv ⋅ dxdydzz = 0
⎝ ∂z ⎠
∂σ xx ∂τ yx ∂τ zx
⇒ + + + f xv = 0
∂x ∂y ∂z

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3 • appels sur la mécanique du solide 3.1 Les contraintes

R

Soit après extension de l’opération aux deux autres axes :
∂σ xx ∂τ yx ∂τ zx
+ + + f xv = 0
∂x ∂y ∂z
∂τ xy ∂σ yy ∂τ zy
+ + + f yv = 0 ⇔ div (σ ) + f = 0 (3.5)
∂x ∂y ∂z


∂τ xz ∂τ yz ∂σ zz
+ + + f zv = 0
∂x ∂y ∂z
Ces trois équations sont généralement appelées équations d’équilibre de volume.

3.1.3 Équations externes



y

σzz
f s

τzx
τxz
σxx
τzy
O A x
τxy
τyz
τyx

σyy
C
z
Figure 3.4 – Équilibre de surface.

Soit un tétraèdre OABC infiniment petit dont l’aire ABC, notée ds , constitue la
surface du milieu solide.
 ⎧ f xs ⎫
⎪ ⎪
Sachant qu’une charge répartie f s de composantes ⎨ f ys ⎬ est appliquée sur cette
⎪f s⎪
⎩ z⎭

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3 • appels sur la mécanique du solide
R 3.2 Les déformations


surface et que les cosinus directeurs de la normale au plan ABC sont notés l, m et n,
l’équilibre du tétraèdre se résume à un système de trois équations :
f xs ⋅ ds = l ⋅ ds ⋅ σ xx + m ⋅ ds ⋅τ yx + n ⋅ ds ⋅τ zx
f ys ⋅ ds = l ⋅ ds ⋅τ xy + m ⋅ ds ⋅ σ yy + n ⋅ ds ⋅τ zy
f zs ⋅ ds = l ⋅ ds ⋅τ xz + m ⋅ ds ⋅τ yz + n ⋅ ds ⋅ σ zz

Soit après simplification :


A
f xs = l ⋅ σ xx + m ⋅τ yx + n ⋅τ zx ⎧ f xs ⎫ ⎡σ xx τ yx τ zx ⎤ ⎧ l ⎫ ⎧l ⎫
⎪ ⎪ ⎢ ⎥⎪ ⎪ ⎪ ⎪


f ys = l ⋅τ xy + m ⋅ σ yy + n ⋅τ zy ⇔ ⎨ f ys ⎬ = ⎢ τ xy σ yy τ zy ⎥ ⎨m ⎬ = [σ ] ⋅ ⎨m ⎬ (3.6)

f zs = l ⋅τ xz + m ⋅τ yz + n ⋅ σ zz ⎪ f s ⎪ ⎢τ τ yz σ zz ⎥⎦ ⎪⎩ n ⎪⎭ ⎪n ⎪
⎩ z ⎭ ⎣ xz ⎩ ⎭
Ces équations d’équilibre de surface correspondent en fait aux conditions aux
limites du système d’équations aux dérivées partielles (3.5). [σ ] est appelé tenseur
des contraintes (cf. [1]).

3.2 es déformations
L

3.2.1 Notion de déformation


L’action de forces extérieures sur un solide déformable entraîne pour chacun des
points de sa géométrie un mouvement pouvant être décomposé en trois phases
distinctes : une translation d’ensemble (mouvement de corps rigide en translation),
une rotation d’ensemble (mouvement de corps rigide en rotation) et enfin une
déformation pure.
La déformation qui correspond à un mouvement relatif par rapport à un référen-
tiel donné, peut suivre plusieurs hypothèses comme celles des petites ou grandes
déformations mais également être associée à des petits ou grands déplacements.
Considérant le cas le plus courant, seules les hypothèses de petites déformations
et petits déplacements seront développées dans ce qui suit, les deux restantes étant
abordées au chapitre 11.

3.2.2 éplacements
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.


Le mouvement d’un point de O vers O’ caractérisé par le vecteur q peut être
décomposé dans un système xyz en 3 composantes u, v, w qui représentent les
déplacements de ce point sur les axes de référence soit :
   
q = u ⋅i + v ⋅ j + w ⋅ k (3.7)

On définit par ailleurs la norme du déplacement comme étant :



q = u2 + v 2 + w 2 (3.8)
Ces déplacements u, v ou w sont généralement des fonctions de x pour les poutres,
de x et y pour les plaques et coques, de x, y et z pour les solides.

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3 • appels sur la mécanique du solide 3.2 Les déformations

R

y

v

q O’
O
j

i u x
k

z
Figure 3.5 – Déplacement d’un point.

3.2.3 elations entre déplacements et déformations


R
En considérant dans un premier temps un état plan de déformation dans le plan
xOy,
Les déformations normales et distorsion angulaire peuvent être obtenues (cf. [2])
en posant que :
∂u
dx + u + dx − u − dx
AʹB ʹ − AB ∂x ∂u
ε xx = lim = lim =
dx →0 AB dx →0 dx ∂x
∂v (3.9)


dy + v + dy − v − dy
AʹD ʹ − AD ∂y ∂v
ε yy = lim = lim =
dy →0 AD dy →0 dy ∂y

⎛π ⎞ ∂v ∂u
γ xy = lim ⎜ − B ʹAʹD ʹ ⎟ = + (3.10)
dx →0 2 ∂x ∂y


dy →0 ⎝ ⎠
La généralisation de cette approche bidimensionnelle aux deux autres plans per-
mettra d’obtenir :
∂u ∂v ∂u
ε xx = γ xy = +
∂x ∂x ∂y
∂v ∂v ∂w
ε yy = γ yz = + (3.11)
∂y ∂z ∂y


∂w ∂u ∂w
ε zz = γ zx = +
∂z ∂z ∂x

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3 • appels sur la mécanique du solide
R 3.2 Les déformations


d’où l’expression générale des composantes du vecteur des déformations :



{ε }T = {ε xx ε yy ε zz γ xy γ yz γ xz } (3.12)

L’expression (3.11) est en fait une version linéarisée de celle établie lors de l’étude
de la non linéarité géométrique au chapitre 11 (cf. équations (11.3) et (11.4)).
Par ailleurs, (3.11) pourra également être exprimée sous la forme matricielle sui-
vante :
⎡∂ ⎤
0 0⎥
⎢ ∂x
⎢ ⎥
A
⎢ ∂
⎧ε xx ⎫ ⎢ 0 0⎥


∂y ⎥
⎪ε ⎪ ⎢ ⎥
⎪ yy ⎪ ⎢ 0 ∂ ⎥⎧ ⎫
0 u
⎪⎪ε zz ⎪⎪ ⎢ ∂z ⎥ ⎪ ⎪
{ε } = ⎨ ⎬ = ⎢ ∂ ⎥ ⎨v ⎬ (3.13)
⎪γ xy ⎪ ⎢

0 ⎥ ⎪w ⎪
⎪γ yz ⎪ ⎢ ∂y ∂x ⎥⎩ ⎭
⎪ ⎪ ⎢ ∂ ∂⎥
⎪⎩γ xz ⎪⎭ ⎢ 0 ⎥
⎢ ∂z ∂y ⎥
⎢∂ ∂⎥
⎢ 0 ⎥
⎣ ∂z ∂x ⎦

π
− γ xy
∂u 2
u+ dy
∂y
y C’

∂u
D’
∂v
v + dy ∂y
∂y
C
D
B’
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

dy ∂v ∂v
A’ v+ dx
v ∂x ∂x
B
A
u u+
∂u
dx
dx ∂x

x
O
Figure 3.6 – Déformations planes.

 21
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3 • appels sur la mécanique du solide 3.3 Relations entre contraintes et déformations

R

3.3 R
elations entre contraintes et déformations
3.3.1 ssai de traction pure
E
Considérant un barreau de longueur L et de section S, la contrainte normale résul-
F
tant de l’action de la force F à son extrémité σ xx = est constante tout le long
S
du barreau. Sa déformation suivant x peut être calculée grâce à la relation (3.9) soit :
du ΔL
ε xx = = .
dx L
En faisant varier F , l’évolution de la contrainte normale en fonction de la défor-
mation axiale, pour un matériau isotrope, peut être dans le cas d’un acier doux
schématisée sous la forme suivante.

Secon S
x
y
L
z
h

u d

F
Figure 3.7 – Allongement d’un barreau.

F
σ xx =
S
σu
σe

∆L
ε xx =
L
σ xx
E= Zone linéaire Zone Raffermissement Rupture
ε xx élasque plasque

Figure 3.8 – courbe contrainte – déformation.

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3 • appels sur la mécanique du solide
R 3.3 Relations entre contraintes et déformations


avec :
σ e et σ u limites d’élasticité et de rupture du matériau,
E : module d’élasticité longitudinal ou module de Young (pour l’acier E =

2.1 1011 N/m2).
La zone élastique est caractérisée par la loi de Hooke :
σ xx = E ⋅ ε xx (3.14)
liant linéairement contraintes et déformations. En plus de la déformation axiale
et toujours dans le domaine élastique, une déformation associée à la contraction
transversale du barreau est observée à la fois suivant y : A
Δh σ


ε yy = = −ν ⋅ ε xx = −ν ⋅ xx (3.15)
h E

et suivant z :
Δd σ
ε zz = = −ν ⋅ ε xx = −ν ⋅ xx (3.16)
d E

n qui correspond au coefficient de Poisson doit être, tout en étant positif, stricte-
ment inférieure à 0.5.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Figure 3.9 – Modélisation 3D volumique du barreau et contraction transversale (Abaqus).

3.3.2 R elations entre déformations et contraintes


Restant dans le domaine élastique linéaire, l’application de la démarche précédente
aux deux autres axes y et z, amènerait immanquablement à des résultats similaires
(permutations croisées des indices x, y et z). De ce fait et toujours en raison de la
linéarité, la relation tridimensionnelle entre déformations et contraintes normales
peut être obtenue par superposition des trois états d’équilibre suivant x, y et z soit :

 23
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3 • appels sur la mécanique du solide 3.3 Relations entre contraintes et déformations

R

1⎡
ε xx =
E⎣
(
σ xx −ν ⋅ σ yy + σ zz ⎤⎦)
1
ε yy = ⎡⎣σ yy −ν ⋅ (σ xx + σ zz ) ⎤⎦ (3.17)
E


1
(
ε zz = ⎡⎣σ zz −ν ⋅ σ xx + σ yy ⎤⎦
E
)
De plus, il est également possible via un essai de cisaillement pur de montrer qu’il
existe des relations linéaires entre contraintes et déformations de cisaillement telles
que :
τ xy τ yz τ E
γ xy = ; γ yz = ; γ xz = xz avec G = (3.18)
G G G 2 (1 + ν )



d’où la relation finale entre déformations et contraintes :
⎡ 1 ν ν ⎤
⎢ E − − 0 0 0⎥
E E
⎢ ⎥
⎢− ν 1

ν
0 0 0⎥
⎢ E E E ⎥
⎢ ν ν 1 ⎥
⎢− − 0 0 0⎥
ε = D ⋅ σ
{} [ ]{ } avec [ ] ⎢ E
D = E E
1
⎥ (3.19)
⎢ ⎥


⎢ 0 0 0 0 0⎥
G
⎢ ⎥
⎢ 0 1
0 0 0 0⎥
⎢ G ⎥
⎢ 1⎥
⎢ 0 0 0 0 0 ⎥
⎣ G⎦

3.3.3 elations entre contraintes et déformations


R
L’inversion des expressions (3.17)  et (3.18) permet de déduire les contraintes à
partir des déformations, soit :
E
σ xx = (
⎡ε ⋅ (1 −ν ) + ν ⋅ ε yy + ε zz ⎤
(1 + ν ) ⋅ (1 − 2ν ) ⎣ xx
)

E
σ yy = ⎡ε ⋅ (1 −ν ) + ν ⋅ ( ε xx + ε zz ) ⎤⎦
(1 + ν ) ⋅ (1 − 2ν ) ⎣ yy
E (3.20)
σ zz = (
⎡ε ⋅ (1 −ν ) + ν ⋅ ε xx + ε yy ⎤ )


(1 + ν ) ⋅ (1 − 2ν ) ⎣ zz ⎦
τ xy = G ⋅ γ xy
τ yz = G ⋅ γ yz
τ xz = G ⋅ γ xz

24
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3 • appels sur la mécanique du solide
R 3.3 Relations entre contraintes et déformations


soit sous forme matricielle :



{σ } = [ H ] ⋅ {ε }  (3.21)
avec
⎡1 −ν ν ν 0 0 0 ⎤
⎢ ν 1 −ν ν 0 0 0 ⎥
⎢ ⎥
⎢ ν ν 1 −ν 0 0 0 ⎥
⎢ ⎥
[H ] =
E ⎢ 0 0 0
1 − 2ν
0 0 ⎥ = [ D ]−1 A
(1 + ν ) ⋅ (1 − 2ν ) ⎢⎢ 2 ⎥


1 − 2ν
⎢ 0 0 0 0 0 ⎥
⎢ 2 ⎥
⎢ 1 − 2ν ⎥
⎢⎣ 0 0 0 0 0
2 ⎥⎦
ce qui permet de démontrer que [H ] n’est pas définie pour ν = 0.5 .

3.3.4 État plan de contrainte et de déformation


■■ D éformation plane
Considérant un solide de section transversale constante, l’hypothèse de déforma-
tion plane consiste à considérer un comportement plan identique quelle que soit
la profondeur. En d’autres termes, le solide peut être décomposé en « tranches »
d’épaisseur unitaire, le calcul se limitant à l’étude d’une seule de ces tranches.

ε yy
x
ε xx
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

ε zz = 0

z
Figure 3.10 – État plan de déformation.

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3 • appels sur la mécanique du solide 3.3 Relations entre contraintes et déformations

R

En conséquence, toutes les déformations associées à l’axe transversal, z en l’occur-
rence, seront prises égales à zéro.
On a donc :
ε zz = γ xz = γ yz = 0 et τ xz = τ yz = 0 (3.22)





En remplaçant (3.22) dans (3.21), la relation contrainte-déformation devient pour
les déformations planes :

⎡ ⎤
⎧σ xx ⎫ ⎢1 −ν ν 0 ⎥ ⎧ε xx ⎫
⎪ ⎪ E ⎢ ⎥ ⎪ ⎪
⎨σ yy ⎬ = ⎢ ν 1 −ν 0 ⎥ ⋅ ⎨ε yy ⎬ (3.23)
⎪ τ ⎪ (1 + ν ) ⋅ (1 − 2ν ) ⎢


⎩ xy ⎭ 1 − 2ν ⎥ ⎪⎩γ xy ⎪⎭
⎢ 0 0 ⎥
⎣ 2 ⎦
De (3.17), on déduit également que :

σ zz = ν ⋅ (σ xx + σ yy ) (3.24)


■■ Contrainte plane
À l’inverse de l’état de déformation plane, l’hypothèse de contrainte plane suppose
que toutes les contraintes associées à l’axe transversal, z en l’occurrence, sont nulles.
On a donc :
σ zz = τ xz = τ yz = 0 et γ xz = γ yz = 0 (3.25)


z

x
σ zz = 0
σ xx
σ yy

y
Figure 3.11 – État plan de contrainte.

(3.17) permet d’établir que :


ν
ε zz = − ⋅ (σ xx + σ yy ) (3.26)
E


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3 • appels sur la mécanique du solide
R 3.4 Énergie de déformation élastique


Mais également que :


⎡ ⎤
⎧σ xx ⎫ ⎢1 ν 0 ⎥ ⎧ε xx ⎫
⎪ ⎪ E ⎢ ⎥ ⎪ ⎪
⎨σ yy ⎬ = ⎢ν 1 0 ⎥ ⋅ ⎨ε yy ⎬ (3.27)
⎪ τ ⎪ 1 −ν
2

⎩ xy ⎭
⎢ 1 −ν ⎥ ⎪⎩γ xy ⎪⎭
⎢0 0 ⎥
⎣ 2 ⎦
Cette approche étant directement applicable aux éléments de faibles épaisseurs, A
les éléments membranes, plaques et coques suivront cette hypothèse de contrainte
plane.


3.4 Énergie de déformation élastique

3.4.1 Cas du chargement uniaxial


F
F F dW
dy
y
x u
dz
du
dx (1+ ε x) z

Figure 3.12 – Énergie de déformation uniaxiale.

Soit un infiniment petit de dimensions dx , dy , dz extrait d’un solide quelconque,


l’énergie emmagasinée par le volume dV soumis à une charge F constante dans la
direction x sera égale à :
1
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

dW = F ⋅ du 1 (3.28)
2

Comme du = ε xx ⋅ dx et F = σ xx ⋅ dydz , dW peut également s’exprimer sous la


forme :
1
dW = σ xx ⋅ ε xx ⋅ dxdydz (3.29)
2

1. Le « ½ » provient de l’hypothèse de linéarité.


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3 • appels sur la mécanique du solide 3.4 Énergie de déformation élastique

R

Généralisée au volume du solide, l’expression de l’énergie de déformation devient :
1 1
W = ∫ σ xx ⋅ ε xx ⋅ dxdydz = ∫ σ xx ⋅ ε xx ⋅ dV (3.30)
2V 2V


3.4.2 Cas général

L’extension du cas uniaxial précédent aux deux autres axes y et z permettra d’obte-
nir par superposition :
1
W =
2 V∫
( )
σ xx ⋅ ε xx + σ yy ⋅ ε yy + σ zz ⋅ ε zz ⋅ dV (3.31)


La démarche étant similaire pour les cisaillements, on a également (figure 3.13) :

dx

γ xy γ xy ⋅ dx
dy
τ xy

τ xy

Figure 3.13 – Énergie de déformation de cisaillement.

1 1
dW =
2
( )
τ xy ⋅ dydz ⋅ γ xy ⋅ dx = τ xy ⋅ γ xy ⋅ dxdydz
2
(3.32)


L’énergie de déformation élastique vaudra donc finalement :
1
W =
2 V∫
( )
σ xx ⋅ ε xx + σ yy ⋅ ε yy + σ zz ⋅ ε zz + τ xy ⋅ γ xy + τ yz ⋅ γ yz + τ xz ⋅ γ xz ⋅ dV (3.33)

Soit sous forme matricielle :


1 T
W = ∫ {ε } ⋅ {σ } ⋅ dV (3.34)
2V


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3 • appels sur la mécanique du solide
R 3.4 Énergie de déformation élastique


W peut également être exprimée uniquement en fonction des contraintes en


injectant (3.17) et (3.18) dans (3.33) d’où :
1
W =
2 ⋅ E V∫
(
σ xx
2 + σ 2 + σ 2 ⋅ dV
yy zz )
(3.35)
ν 1

− ∫ (σ xx ⋅ σ yy + σ yy ⋅ σ zz + σ xx ⋅ σ zz ) ⋅ dV + (τ xy2 + τ 2yz + τ xz2 ) ⋅ dV


EV 2 ⋅ G V∫
A


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4 • Pri i es de la m h de
nc p ét o

des  l me s  i is e  s a ique


é é nt f n n t t


4.1 Approximation nodale – fonctions de forme
Partant d’hypothèses de petits déplacements et petites déformations, la mécanique
du solide a permis d’établir deux types de conditions régissant l’équilibre d’un
corps : les équations d’équilibre des forces et la compatibilité des déplacements.
Dans le cas des forces, le champ de contraintes, dit statiquement admissible, doit
satisfaire aux relations (3.5) et (3.6) alors que le champ de déplacements, dit ciné-
matiquement admissible doit permettre la compatibilité avec les déformations,
c’est-à-dire vérifier (3.11). En d’autres termes, le champ de déplacement doit être
dérivable au moins une fois.
L’intégration de ces équations n’étant pas aisée, une des méthodes les plus utilisées
pour les résoudre est la méthode dite des éléments finis qui revient à remplacer
le système continu par un système discret. Le solide est alors divisé en un certain
nombre de sous-domaines appelés éléments, dont l’assemblage permet la recons-
titution de la géométrie initiale. Chacun des éléments est relié à ces voisins par des
nœuds dont les degrés de liberté (DDL) constituent les inconnues du problème.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Éléments

Nœuds

Figure 4.1 – (a) Solide (Poutre en I) ; (b) Modèle éléments finis.

Considérant un champ de déplacement cinématiquement admissible sur l’élément,


la méthode consiste le plus souvent à approximer celui-ci au moyen d’une fonction

 31
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4 • Principes de la méthode 4.1 Approximation nodale – fonctions de forme
des éléments finis en statique

polynomiale formée d’un nombre fini de paramètres et à l’exprimer en fonction


des déplacements nodaux (les déplacements associés aux degrés de liberté). On
aura donc :
n
X ( x, y, z ) = ∑ N i ( x, y, z ) ⋅ X i
i =1 (4.1)
= N1 ( x , y , z ) ⋅ X 1 + N 2 ( x , y , z ) ⋅ X 2 + ..... + N n ( x , y , z ) ⋅ X n


où les :
– X i désignent les inconnues en déplacement associées aux degrés de liberté

considérés,
– N i ( x , y , z ) désignent les fonctions de forme de l’élément permettant d’obtenir

les déplacements de celui-ci en n’importe quel point de sa géométrie et ce tou-
jours à partir des déplacements nodaux.
À titre d’exemple, prenons un élément « barre » travaillant uniquement en traction
ou en compression. Le matériau utilisé étant supposé linéaire, la déformation est
de fait constante sur la hauteur de sa section. La fonction de déplacement u( x ) est
alors forcément linéaire. On a donc :
du
ε xx = = Cte ⇒ u( x ) = a0 + a1 ⋅ x (4.2)
dx


Par ailleurs, on sait qu’en :
x = 0 ⇒ u ( 0 ) = u1
x = L ⇒ u ( L ) = u2
d’où
x x ⎧ x x ⎫ ⎧ u1 ⎫
u( x ) = (1 − ) ⋅ u1 + ⋅ u2 = ⎨1 − ⎬⋅ ⎨ ⎬
L L ⎩ L L ⎭ ⎩u2 ⎭
soit sous une autre forme (figure 4.2) :

N1 N2

x
1 2
u1 u (x) u2

Figure 4.2 – Fonctions de forme d’un élément barre.

32
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Principes de la méthode 4.2 Résolution
des éléments finis en statique

2
x x
u( x ) = (1 − ) ⋅ u1 + ⋅ u2 = N1 ⋅ u1 + N 2 ⋅ u2 = ∑ N i ⋅ ui = [ N ] ⋅ {qe } (4.3)
L L

i =1

En regroupant toutes les fonctions de forme de l’élément au sein de la matrice


[ N ] et les déplacements nodaux dans le vecteur {qe } , le champ de déplacement
s’exprime alors :

{u} = [ N ] ⋅ {qe } (4.4)
avec {u} correspondant au vecteur des fonctions de déplacement applicables sur A
l’élément : u(x, y, z), v(x, y, z), w(x, y, z), bx(x, y, z), etc. Le degré du polynôme


retenu pour l’élément est donc intimement lié aux nombres de nœuds et de degrés
de liberté par nœud. Par exemple, un élément unidimensionnel à trois nœuds aura
une fonction d’approximation parabolique.
Généralement, les fonctions d’interpolation retenues sont linéaires, quadratiques
et plus rarement cubiques ce qui ne se révèle pas toujours conforme aux théories
visées telles que celles des poutres, des plaques ou des coques. En effet, les ligne
et surface élastique découlant de ces théories sont plutôt du troisième voire du
quatrième degré. Une solution revient à discrétiser le modèle de telle manière à
reconstituer le champ réel de déplacement à partir de fonctions de degré inférieur.
La qualité et l’efficacité d’une telle reconstitution dépendront donc d’une part du
type d’élément choisi, en d’autres termes de ses capacités, et d’autre part de la den-
sité du maillage. Dans le cas des éléments courants et toujours dans une hypothèse
de linéarité, ce choix aura pour conséquence de ne pas garantir la continuité du
champ de contrainte d’où la recherche d’une discrétisation adaptée permettant sa
bonne reconstitution. De ce fait, la taille des éléments utilisés sera généralement
petite.

4.2 R ésolution
La méthode de résolution s’inspire généralement de celle de Rayleigh – Ritz qui
consiste via une minimisation de l’énergie potentielle, en une recherche des termes
d’une fonction approximant le champ inconnu et satisfaisant aux conditions aux
limites.
On définit l’énergie potentielle E comme étant la différence entre l’énergie de
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

déformation W et le travail T des forces de volume et de surface :

1 T
E = W −T = ∫ {ε } ⋅ {σ } ⋅ dV − ∫ {u}T ⋅ { f v } ⋅ dV − ∫ {u}T ⋅{ f s } ⋅ dS (4.5)
2

V   V  S


 
W T

Le problème revient alors à rechercher un champ de déplacement minimisant E


de manière à caractériser son équilibre. L’étude d’un barreau en traction permet de
décrire simplement la démarche suivie.

 33
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9782100544639.indb 33 09/02/10 14:54


4 • Principes de la méthode 4.2 Résolution
des éléments finis en statique

4.2.1 A
pplication à un barreau en traction
Soit un barreau de longueur L et de section constante S soumis à une charge exté-
rieure F ,

1 y F

x
L

W
2 k
u
u
Y

X
F
Figure 4.3 – Barreau en traction.

du u2 − u1 u − 0 F
Posant que  ε xx = = = et σ xx = , la relation contrainte-défor-
dx L L S
mation s’écrit :
F u ES
σ xx = E ⋅ ε xx ⇔ =E⋅ ⇒F = ⋅u = k ⋅u (4.6)
S L L


ES
avec k = correspondant dans le domaine élastique à la rigidité du barreau et à
L
la pente de la droite F = k ⋅ u . La déformation ε xx étant indépendante de x, l’éner-
gie de déformation devient :
L
2 ⋅ dS ⋅ dx = E ⋅ ε xx dS ⋅ dx
1 1 2
W = ∫ σ xx ⋅ ε xx ⋅ dV = ∫ E ⋅ ε xx
2V 2V 2 ∫S ∫
  0
S L (4.7)

2
E ⋅S ⋅L ⎛ u ⎞ 1
= ⋅ ⎜ ⎟ = ⋅ k ⋅ u2
2 ⎝L⎠ 2

De plus et sachant que le travail de la force F est égal à F ⋅ u , l’énergie potentielle


s’exprimera sous la forme :
1
E = W −T = ⋅ k ⋅ u2 − F ⋅ u (4.8)
2


34
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9782100544639.indb 34 09/02/10 14:54


Principes de la méthode 4.2 Résolution
des éléments finis en statique

Considérant un problème statique, ce qui signifie qu’après obtention de l’équilibre,


le déplacement u n’évolue plus, la variation du potentiel par rapport à u sera alors
nulle d’où :
dE
= 0 = k ⋅u − F ⇒ k ⋅u = F (4.9)
du

d’où le déplacement u .

4.2.2 Énergie de déformation élémentaire



A
Notant la relation (3.13) sous une forme plus synthétique {ε } = [ ∂ ]{u} , le vec-


teur des déformations pourra être exprimé en fonction des déplacements nodaux
à partir de :

{ε } = [∂ ]{u} = [
∂ ][ N ] ⋅ {qe } = [ B ] ⋅ {qe } (4.10)
[B ]
avec [ ∂ ] : opérateur dérivation dont les dimensions dépendent de celles de l’élé-

ment étudié.
du ⎧ 1 1 ⎫ ⎧ u1 ⎫
Soit pour l’élément barre : ε xx = = ⎨− ⎬ ⋅ ⎨ ⎬ . Le champ de contrainte
dx ⎩ L
L u
⎭ ⎩ 2 ⎭
[B ]
étant obtenu à partir de la relation contrainte-déformation (3.21) {σ } = [ H ] ⋅ {ε } 
, l’énergie de déformation We associée à l’élément e peut être déduite en posant :
1 T 1 T
We = ∫ {ε } ⋅ {σ } ⋅ dVe = ∫ {qe } ⋅ [ B ]T ⋅ [ H ] ⋅ [ B ] ⋅ {qe } ⋅ dVe
2V 2V
e e

1 T (4.11)
= {qe } ⋅ [ ke ] ⋅ {qe }

avec
[ke ] = ∫ [ B ]T ⋅ [ H ] ⋅ [ B ] ⋅ dVe  (4.12)
Ve

matrice de rigidité élémentaire de l’élément e.


­

Ceci donne pour l’élément barre :


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎧ 1⎫
T L ⎪⎪− L ⎪⎪ ⎧ 1 1⎫
[ke ] = ∫ [ B ] ⋅ [ H ] ⋅ [ B ] ⋅ dVe = ∫0 ∫ e ⎨ 1 ⎬ ⋅ E ⋅ ⎨⎩− L
dS ⎬ ⋅ dx
Ve ⎪ ⎪ L⎭

s
S ⎪ ⎩ L ⎪⎭
(4.13)
⎡ 1 1⎤

− 2⎥
L ⎢ L2 L ⋅ dx = ES ⎡ 1 −1⎤
[ke ] = ES ⋅ ∫0 ⎢ 1 1 ⎥
⎥ ⎢ ⎥
⎢− L ⎣ −1 1 ⎦
⎢⎣ L2 L2 ⎥⎦

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4 • Principes de la méthode 4.2 Résolution
des éléments finis en statique

4.2.3 Travail élémentaire des forces de volume et de surface



En traduisant les actions des éléments connectés à e sous la forme d’un vecteur
forces { pe } , Te s’écrit :
T T
Te = }T⋅ {p
∫ {u} ⋅ { f v } ⋅ dVe + ∫ {u} ⋅ { f s } ⋅ dSe + {qe e}
(4.14)
Ve Se


actions des autres
éléments sur e
Comme {u} est égal à [ N ] ⋅ {qe } , on a :
T T T T T
Te = ∫ {qe } ⋅ [ N ] ⋅ { f v } ⋅ dVe + ∫ {qe } ⋅ [ N ] ⋅ { f s } ⋅ dSe + {qe } ⋅ { pe } (4.15)


Ve Se

D’où finalement :
T
Te = {qe } ({ f ev } + { f es } + { pe }) (4.16)


avec :
{ f ev } = ∫ [ N ]T ⋅ { f v } ⋅ dVe forces nodales de volume. (4.17)


Ve

{ f es } = ∫ [ N ]T ⋅ { f s } ⋅ dSe forces nodales de surface. (4.18)



Se

4.2.4 ssemblage des matrices élémentaires


A
Les caractéristiques globales sont obtenues par assemblage des différentes quantités
We et Te établies en (4.11) et (4.16). L’énergie potentielle totale de la structure est
alors égale à la somme des différences entre énergies de déformation et travaux des
forces de chacun des éléments :
E = W − T = ∑We −∑Te
e e
1 T T
(4.19)
= ∑ {qe } ⋅ [ ke ] ⋅ {qe } − ∑ {qe } ({ f ev } + { f es } + { pe })


e 2 e

■■ Changement de repères
Cependant, les éléments n’ayant pas forcément le même repère local, la sommation
des énergies de déformation et des travaux des forces extérieures ne peut être direc-
tement appliquée. Il est donc nécessaire de les exprimer dans un référentiel unique
appelé repère global. Pour ce faire, un changement de base doit être effectué du
repère global vers le repère local de chacun des éléments.
Quand on se limite à des problèmes plans, les formules de changement de base
permettant de passer du repère global au repère local s’écrivent :
x = X ⋅ cos (θ ) + Y ⋅ sin (θ )
(4.20)
y = − X ⋅ sin (θ ) + Y ⋅ cos (θ )


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Principes de la méthode 4.2 Résolution
des éléments finis en statique

Y
y

θ
X A
Figure 4.4 – Changement de repères.


À titre d’exemple, le changement de base d’un élément barre plan à deux nœuds
revient à appliquer la relation (4.20) à ses deux nœuds i et j, soit :
⎧ ui ⎫ ⎡ cos (θ ) sin (θ ) 0 0 ⎤ ⎧U i ⎫
⎪ v ⎪ ⎢ − sin θ cos θ ⎥
0 ⎥ ⎪⎪ Vi ⎪⎪
⎪ i⎪ ⎢ ( ) ( ) 0
⎨u ⎬ ⎢ = ⎨ ⎬ (4.21)
⎪ j⎪ ⎢ 0 0 cos (θ ) sin (θ ) ⎥ ⎪U j ⎪


⎪⎩v j ⎪⎭ ⎢ 0
⎣ 0 − sin (θ ) cos (θ ) ⎥⎦ ⎪⎩V j ⎪⎭
D’une manière générale, ce changement de base permet de calculer les déplace-
ments des nœuds de l’élément e en repère local {qe } à partir de ceux du repère
global {Qe } via une matrice de passage nommée [ Re ] .

{qe } = [ Re ] ⋅ {Qe } (4.22)

Y
x
Vj uj
y L

Uj
u (x) j

Vi ui θ

Ui
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

i
X

Figure 4.5 – Changement de base d’un élément barre.

L’énergie de déformation We devient alors :


1 T 1 T
We = {qe } ⋅ [ ke ] ⋅ {qe } = ([ Re ] ⋅ {Qe }) [ ke ] ⋅ [ Re ] ⋅ {Qe }
2 2
[K e ] (4.23)


1 T T
We = {Qe } ⋅ [ Re ] ⋅ [ ke ] ⋅ [ Re ] ⋅ {Qe }
2
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4 • Principes de la méthode 4.2 Résolution
des éléments finis en statique

1
{Qe }T ⋅ [ K e ] ⋅ {Qe }
We = (4.24)
2


D’où l’expression de la rigidité élémentaire en repère global :
[ K e ] = [ Re ]T ⋅ [ke ] ⋅ [ Re ] (4.25)


Soit pour l’élément barre :
⎡ cos2 θ cosθ sin θ − cos2 θ − cosθ sin θ ⎤
⎢ ⎥
ES ⎢ cosθ sin θ sin 2 θ − cosθ sin θ − sin 2 θ ⎥
[K e ] = ⎢ (4.26)
L − cos2 θ − cos θ sin θ cos2 θ cosθ sin θ ⎥


⎢ ⎥
⎢⎣ − cosθ sin θ − sin 2 θ cosθ sin θ sin 2 θ ⎥⎦

⎡1 0 −1 0 ⎤ (ui )
⎢ 0 ⎥ (vi )
ES ⎡ 1 −1⎤ (ui ) ES ⎢ 0 0 0

avec d’après (4.13) [ ke ] = ⎢ ⎥ = 1
L ⎣ −1 1 ⎦ (u j ) L ⎢ −1 0 1 0 ⎥ (u j )
⎢ ⎥
⎣0 0 0 0 ⎦ (v j )

⎡ cos (θ ) sin (θ ) 0 0 ⎤
⎢ ⎥
⎢ − sin (θ ) cos (θ ) 0 0 ⎥
et (4-21) [ Re ] =
⎢ 0 0 cos (θ ) sin (θ ) ⎥
⎢ ⎥
⎢⎣ 0 0 − sin (θ ) cos (θ ) ⎥⎦

Ce qui donne pour le barreau du chapitre 4.2.1 (nœud 1 vers 2 ⇒ θ =-90° ) :

⎡0 −1 0 0⎤ ⎡0 0 0 0 ⎤ (U1 )
⎢1 0 0 0⎥ ⎢ 0 −1⎥ (V1 )
ES 0 1
[ R1 ] = ⎢⎢0 0 ⎥ et
0 −1⎥
[ K 1 ] = ⎢⎢0 0 ⎥
0 0 ⎥ (U 2 )
L
⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎣0 0 1 0⎦ ⎣0 −1 0 1 ⎦ (V2 )

En appliquant (4.22) aux vecteurs charges, le travail élémentaire des forces (4.16)
s’écrit :

Te = {qe }
T
({ f ev } + { f es } + { pe }) = ([ Re ] ⋅ {Qe })T ({ f ev } + { f es } + { pe })
⎛ ⎞
T ⎜ T T T ⎟
= {Qe } Re ] ⋅ { f e } + [ Re ] ⋅ { f e } + [ Re ] ⋅ { pe } ⎟
⎜ [
v s
   (4.27)
⎜ {Fev } {Fes } {Pe } ⎟

⎝ ⎠
T
= {Qe } ({Fev } + {Fes } + {Pe })
1. On notera qu’il a été nécessaire de transformer la matrice [ke] initialement de dimensions 2 ¥ 2 en une

matrice 4 ¥ 4 pour permettre la projection des ui et uj sur les axes globaux X et Y.

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Principes de la méthode 4.2 Résolution
des éléments finis en statique

d’où l’expression finale de l’énergie potentielle :


E = W − T = ∑We − ∑Te
e e
1 T T
(4.28)
({Fev } + {Fes } + {Pe })

= ∑ {Qe } ⋅ [ K e ] ⋅ {Qe } − {Qe }


e 2
■■ M atrices booléennes d’assemblage
Les matrices de rigidité et vecteurs forces des différents éléments étant exprimés
dans le repère global, il reste néanmoins à positionner chacun d’entre eux dans une A
matrice de rigidité [ K ] et un vecteur charges {F } caractérisant l’ensemble de la


structure.
Considérant une structure à n nœuds, le vecteur global des déplacements {Q }
aura un nombre de lignes égal à n fois le nombre de degrés de liberté par nœud.
Il en est d’ailleurs de même pour le vecteur {F } . Pour ce qui concerne la matrice
[ K ] , matrice carrée de mêmes dimensions, l’assemblage s’effectuera en position-
nant chacune des matrices de rigidité élémentaires [ K e ] en fonction des degrés de
liberté des nœuds de l’élément considéré.
Ce positionnement est mis en œuvre au niveau informatique via une matrice boo-
léenne d’assemblage [ Ae ] qui permet de placer les degrés de liberté associés à un
élément donné dans le vecteur global des déplacements {Q } . On a donc :

{Qe } = [ Ae ] ⋅ {Q } (4.29)
Exemple : soit deux éléments barres de connectivité 1, 2 et 3

1  2  3 X

Figure 4.6 – Assemblage de deux éléments barres.

Des vecteurs des déplacements en repère global des éléments barres 1 et 2 :
⎧U1 ⎫ ⎧U 2 ⎫
⎪V ⎪ ⎪V ⎪
⎪ 1⎪ ⎪ 2⎪
{Q1} = ⎨ ⎬ , {Q2 } = ⎨ ⎬
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎪U 2 ⎪ ⎪U 3 ⎪

⎪⎩V2 ⎪⎭ ⎪⎩V3 ⎪⎭
⎧U1 ⎫
⎪V ⎪
⎪ 1⎪
⎪⎪U 2 ⎪⎪
et du vecteur global {Q } = ⎨ ⎬ ,
⎪V2 ⎪

⎪U 3 ⎪
⎪ ⎪
⎪⎩V3 ⎪⎭

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4 • Principes de la méthode 4.2 Résolution
des éléments finis en statique

on déduit pour [ A1 ] et [ A2 ] :


⎧U1 ⎫
⎪ ⎪
⎧U1 ⎫ ⎡1 0 0 0 0 0 ⎤ ⎪ V1 ⎪
⎪ V ⎪ ⎢0 1 0 0 0 0 ⎥ ⎪U ⎪
⎪ 1⎪ ⎥ ⋅ ⎪⎨ 2 ⎪⎬
{Q1} = ⎨ ⎬ = ⎢⎢
⎪U 2 ⎪ ⎢0 0 1 0 0 0 ⎥⎥ ⎪V2 ⎪
⎪⎩V2 ⎪⎭ ⎣0 0 0 1 0 0 ⎦ ⎪U 3 ⎪
 ⎪ ⎪
[ A1 ] ⎪⎩V3 ⎪⎭

⎧U1 ⎫
⎪ ⎪
⎧U 2 ⎫ ⎡0 0 1 0 0 0 ⎤ ⎪ V1 ⎪
⎪V ⎪ ⎢0 0 0 1 0 0 ⎥ ⎪U ⎪
⎪ 2⎪ ⎥ ⋅ ⎪⎨ 2 ⎪⎬
{Q2 } = ⎨ ⎬ = ⎢⎢
⎪U 3 ⎪ ⎢0 0 0 0 1 0 ⎥⎥ ⎪V2 ⎪
⎪⎩V3 ⎪⎭ ⎣0 0 0 0 0 1 ⎦ ⎪U 3 ⎪
 ⎪ ⎪
[ A2 ] ⎪⎩V3 ⎪⎭
En introduisant (4.29) dans l’expression de l’énergie potentielle (4.28), celle-ci
devient :
E = W −T
1 T T T T
= ∑ {Q } [ Ae ] [ K e ][ Ae ]{Q } − {Q } [ Ae ] ({Fev } + {Fes } + {Pe }) (4.30)
e 2

1 ⎛ ⎞
E= {Q }T ⎜ ∑ [ Ae ]T ⋅ [ K e ] ⋅ [ Ae ] ⎟{Q }
2 ⎝ e ⎠
T ⎛ T ⎞
− {Q } ⎜ ∑ [ Ae ] ({Fev } + {Fes } + {Pe }) ⎟ (4.31)

⎝ e ⎠
T T
Sachant que les termes [ Ae ] ⋅ [ K e ] ⋅ [ Ae ] et [ Ae ] ({Fev } + {Fes } + {Pe }) corres-
pondent respectivement aux positionnements de [ K e ] dans [ K ] et des {Fe } dans
{F } , on obtient alors :
1 T T
E = W − T = ∑We − ∑Te = {Q } ⋅ [ K ] ⋅ {Q } − {Q } ⋅ {F } (4.32)
2


e e
avec :
T
∑ [ Ae ] ⋅ [ K e ] ⋅ [ Ae ] = [ K ] : matrice de rigidité de la structure.

e
T
∑ [ Ae ] {Pe } = {P } : vecteur des charges nodales concentrées définies dans le

e
repère global.

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Principes de la méthode 4.2 Résolution
des éléments finis en statique

Comme l’équilibre est caractérisé par une variation nulle d’énergie potentielle par
rapport au déplacement, le système s’écrit finalement :
dE T T
= {dQ } ⋅ [ K ] ⋅ {Q } − {dQ } ⋅ {F }

dQ (4.33)
T
= {dQ } ([ K ] ⋅ {Q } − {F }) = 0 ⇒ [ K ] ⋅ {Q } = {F }
De par sa construction, la matrice [ K ] est symétrique. Elle est encore singulière
( det [ K ] = 0 ) du fait de l’absence de conditions d’appui. En d’autres termes, elle A
ne peut traduire pour l’instant qu’un mouvement de corps rigide.


4.2.5 ntroduction des conditions d’appui
I

Pour fixer la structure au sol, des conditions d’appui sont introduites de telle
manière à assurer sa stabilité d’ensemble.
Suivant la nature des degrés de liberté bloqués, ces supports peuvent reconstituer
des appuis ponctuels, des appuis rotulés ou des encastrements mais également cor-
respondre à des déplacements nuls1 ou imposés2.
Regroupant les déplacements connus3 liés aux appuis au sein d’un vecteur {Q B }
et ceux inconnus dans {Q L } , le système [ K ] ⋅ {Q } = {F } peut être transformé de
telle manière à séparer les degrés de liberté libres et bloqués soit :
⎡[ K ] [ K LB ]⎤ ⎧⎪{Q L }⎫⎪ ⎧⎪{Fext }⎫⎪
[ K ] ⋅ {Q } = {F } ⇔ ⎢ LL ⎥⎨ ⎬=⎨ ⎬ (4.34)
⎣[ K BL ] [ K BB ]⎦ ⎩⎪{Q B }⎭⎪ ⎩⎪ {R } ⎭⎪

Avec :
{R } : vecteur des réactions d’appui,

{Fext } : vecteur des charges associées aux degrés de liberté libres.


Les déplacements inconnus {Q L } peuvent donc être déterminés en résolvant le


système linéaire :

[ K LL ] ⋅ {QL } = {Fext } − [ K LB ] ⋅ {QB } ⇒ {QL } (4.35)

Pour être inversible et donc ne pas être singulière, [ K LL ] ne devra pas comporter
de termes diagonaux nuls (cf. § 2.3.3). Ceux-ci ne pourront pas non plus être
T
négatifs du fait de son caractère définie positive (i.e. {Q L } ⋅ [ K LL ] ⋅ {Q L } > 0 ).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Dans le cas contraire, on parlera de « pivot négatif ou nul », terme qui d’ailleurs est
largement repris par les logiciels lorsque le calcul est interrompu pour ces raisons.
Une fois {Q L } déterminé, les réactions d’appui peuvent être calculées à partir de :

{R } = [ K BL ] ⋅ {QL } + [ K BB ] ⋅ {QB } (4.36)

1. Appuis infiniment rigides.


2. Utilisation  : dénivellation d’appui d’un pont nécessitée par un changement d’appareil d’appui par

exemple.
3. Si les déplacements sur appuis sont pris égaux à zéro, l‘introduction des conditions aux limites revient

à barrer dans la matrice [K], la ligne et la colonne du degré de liberté considéré.

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4 • Principes de la méthode 4.2 Résolution
des éléments finis en statique

Ce qui donne pour le calcul du barreau de la figure 4.3 :


⎡0 0 0 0 ⎤ ⎧U1 ⎫ ⎧RH1 ⎫

ES 0 1 0 −1⎥ ⎪⎪ V1 ⎪⎪ ⎪⎪ RV1 ⎪⎪
[ K ] ⋅ {Q } = [ K 1 ] ⋅ {Q } = ⎢⎢0 0 ⎥⎨ ⎬ = ⎨
0 0 ⎥ ⎪U 2 ⎪ ⎪ 0 ⎪

L
⎢ ⎥
⎣0 −1 0 1 ⎦ ⎪⎩V2 ⎪⎭ ⎪⎩ − F ⎪⎭

d’où
⎧U 2 = 0 ⎧ RH1 = 0
⎪ ⎪
⎨ FL et ⎨ ES
⎪⎩V2 = − ES ⎪⎩RV1 = − L V2 = F

On notera par ailleurs que la force F est une force nodale et que le déplacement
V2 est négatif car exprimé dans le repère global.
⎧ u1 ⎫ ⎡0 −1 0 0 ⎤ ⎧U1 ⎫
⎪ v ⎪ ⎢1 0 0 0 ⎥ ⎪⎪ V1 ⎪⎪
⎪ 1⎪
De plus et comme {q1} = [ R1 ] ⋅ {Q1 } ⇔ ⎨ ⎬ = ⎢ ⎥ ⎨ ⎬ , on
⎪u2 ⎪ ⎢⎢0 0 0 −1⎥ ⎪U 2 ⎪
⎪⎩v2 ⎪⎭ ⎣0 0 ⎥
1 0 ⎦ ⎪⎩V2 ⎪⎭
déduit :
FL
u2 = puisque u2 = −V2
ES

4.2.6 Calcul des efforts internes en repère local



Une fois les déplacements en repère global connus et pour déterminer les efforts
internes aux nœuds, il suffit de calculer pour chacun des éléments, les déplace-
ments associés en repère local puis de les injecter dans la relation de rigidité élé-
mentaire. On a donc :
{ f e }int erne = [ke ] ⋅ {qe } (4.37)


avec : {qe } = [ Re ] ⋅ {Qe } soit pour l’élément barre de la figure 4.3 :

ES ⎡ 1 −1⎤ ⎧ u1 ⎫ ⎧− N1 ⎫ ⎧− F ⎫
⎢ ⎥⎨ ⎬ = ⎨ ⎬ = ⎨ ⎬ ⇒ N1 = F 1.
L ⎣ −1 1 ⎦ ⎩u2 ⎭ ⎩ N1 ⎭ ⎩ F ⎭

1. Hypothèse : effort normal positif = traction, convention nœud sur barre.





42
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Principes de la méthode 4.3 Organigramme général de résolution
des éléments finis en statique

4.3 Organigramme général de résolution


Structure à n nœuds et m éléments

e=1

Construction de la matrice
de rigidité [k e ] (repère local) A
m éléments


Construction du vecteur
de charges [ f e ] (repère local)

e=1

Calcul de la matrice de passage


[Re ] liant repères global et local
m éléments

Calcul de la matrice de rigidité exprimée en repère


global [K e ] = [Re ] ⋅ [k e ] ⋅ [R e ]
T

Calcul du vecteur charges exprimé en


repère global {Fe } = [Re ] ⋅ { f e }
T

Assemblage de [K ]

Assemblage de {F } en prenant en compte


les éventuelles charges nodales

Résolution du système [K ] ⋅ {Q} = {F } après


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

introduction des conditions d’appui ⇒ {Q LL }, {R}

e=1
m éléments

Calcul des efforts internes en repère


local par la relation [ke ] ⋅ {qe }

FIN

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5 • Él me é nt s de barre e de ress r t o t


5.1 Élément de barre

L Vj uj
y

E, S j
Uj

Vi ui θ

Ui
i X

Figure 5.1 – Élément barre 2D.

Comme vu au chapitre 4, l’élément de barre est un élément à 2 nœuds comportant


un seul degré de liberté dans son repère local et deux (2D) ou trois (3D) dans le
repère global. Ses caractéristiques géométriques et matérielles se résument à une
section constante S et un module d’élasticité longitudinal E .
Fonctionnant en traction ou compression uniquement, l’hypothèse généralement
retenue dans les logiciels du marché est d’associer un effort normal N positif à
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

une traction. De plus et afin de simplifier les développements, seul le cas plan sera
traité.

5.2 M atrices de rigidité élémentaires


L’élément barre possédant un seul degré de liberté en repère local et deux dans le
repère global, il est nécessaire, pour envisager ce changement de base, d’exprimer
[ke ] sous la forme d’une matrice de dimensions 4 ¥ 4. Pour ce faire, on reprend
l’expression de [ ke ] établie en (4.13) et on ajoute deux lignes et deux colonnes de
zéros associées à des vi et v j fictifs.

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5 • Éléments de barre et de ressort 5.3 Élément de ressort


On a alors :
⎡1 0 −1 0 ⎤ (ui )
⎢ 0 ⎥ (vi )
ES ⎡ 1 −1⎤ (ui ) ES ⎢ 0 0 0

[ke ] = ⎢ −1 1 ⎥ (u ) = ⎢ −1 0 1 0 ⎥ (u j )
(5.1)
L ⎣ L



⎦ j
⎢ ⎥
⎣0 0 0 0 ⎦ (v j )
Le changement de base est alors possible en posant que :

⎡ cosθ sin θ 0 0 ⎤
⎢ − sin θ cosθ 0 0 ⎥
T
 [ K e ] = [ Re ] ⋅ [ ke ] ⋅ [ Re ]  avec [ Re ] = ⎢ ⎥ (5.2)
⎢ 0 0 cosθ sin θ ⎥


⎢ ⎥
⎣ 0 0 − sin θ cosθ ⎦
On retrouve alors la forme générique (4.26) de la matrice de rigidité [ K e ] en
repère global :
⎡ cos2 θ cosθ sin θ − cos2 θ − cosθ sin θ ⎤
⎢ ⎥
ES ⎢ cosθ sin θ sin 2 θ − cosθ sin θ − sin 2 θ ⎥
[K e ] = ⎢ (5.3)
L − cos2 θ − cosθ sin θ cos2 θ cosθ sin θ ⎥


⎢ ⎥
⎢⎣ − cosθ sin θ − sin 2 θ cosθ sin θ sin 2 θ ⎥⎦

5.3 Élément de ressort



Y

x
Vj uj
y

k j
Uj

Vi u
i
θ
i Ui
X

Figure 5.2 – Élément ressort 2D.

De par son fonctionnement également uniaxial, l’élément ressort suit exactement


les mêmes règles de construction que l’élément barre. Sa seule différence se situe
dans le terme de rigidité k . Les matrices de rigidité élémentaires sont donc tout à
ES
fait similaires, la valeur de k se substituant à la rigidité de l’élément barre.
L
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5 • Éléments de barre et de ressort 5.4 Exemple 1 : console


⎡1 0 −1 0 ⎤ (ui )
⎢0 0 ⎥ (vi )
⎡ 1 −1⎤ (ui ) 0 0

[ke ] = k ⋅ ⎢ −1 1 ⎥ (u ) = k ⋅ ⎢⎢ −1 0 1

0 ⎥ (u j )
(5.4)
⎣ ⎦ j
⎢ ⎥
⎣0 0 0 0 ⎦ (v j )
De ce fait et en cas de nécessité, l’élément barre peut être substitué à un élément
ressort en remplaçant k par une combinaison de termes E , S et L .
A
5.4 xemple 1 : console


E

F
y

x E, S, L 3
2 ES
k=
L
4

45° E, 2S , 2 L

y Y
x
1 X
L

Figure 5.3 – Exemple 1 : système de 2 barres en console.

Tableau 5.1 – Exemple 1 : connectivité élémentaire.


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Élément Nœud i Nœud j L ongueur Section

1 (barre) 1 3 2L 2S

2 (barre) 2 3 L S

3 (ressort) 4 3 – –

Application numérique : E = 2.1 1011 N/m2, L = 10 m, S = 0.0001 m2, F = 10000 N

 47
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5 • Éléments de barre et de ressort 5.4 Exemple 1 : console


5.4.1 Calcul sans ressort

■■ atrices de rigidité en repère local
M
En appliquant (5.1) aux deux éléments, on déduit pour [ k1 ] et [ k2 ] :


⎡1 0 −1 0 ⎤ (u1 )
⎢ 0 ⎥ (v1 )
E 2S ⎢ 0 0 0

[k1 ] = (5.5)
2 L ⎢ −1 0 1 0 ⎥ (u3 )


⎢ ⎥
⎣0 0 0 0 ⎦ (v3 )

⎡1 0 −1 0 ⎤ (u2 )
⎢ 0 ⎥ (v2 )
ES ⎢ 0 0 0

[ 2]
k =
L ⎢ −1 0 1 0 ⎥ (u3 )
⎢ ⎥
⎣0 0 0 0 ⎦ (v3 )
■■ atrices de rigidité en repère global
M
La forme générique (5.3) étant directement utilisable, on obtient pour :
L’élément 2 : nœuds 2 → 3, q = 0°
⎡1 0 −1 0 ⎤ (U 2 )
⎢ 0 ⎥ (V2 )
ES 0 0 0
[ K 2 ] = ⎢⎢ −1 0 1

0 ⎥ (U 3 )
(5.6)
L


⎢ ⎥
⎣0 0 0 0 ⎦ (V3 )

L’élément 1 : nœuds 1 → 3, q = 45°


⎡ 1 1 1 1⎤
⎢ 2 − − ⎥
2 2 2
⎢ ⎥
⎢ 1 1 1 1 ⎥ (U1 )
− − (V )
ES
[ K 1 ] = ⎢⎢ 21 2
1 1
2 2⎥ 1
1 ⎥ (U 3 )
(5.7)
L


⎢− − ⎥
⎢ 2 2 2 2 ⎥ (V3 )
⎢ 1 1 1 1 ⎥
⎢⎣ − 2 −
2 2 2 ⎥⎦
■■ ystème [K ] ◊ {Q } = {F }
S




  
Pour établir le système [ K ] ⋅ {Q } = {F } , il est tout d’abord nécessaire de construire
la matrice de rigidité de la structure [ K ] en positionnant (5.6) et (5.7) suivant les
degrés de liberté requis. On remarquera d’ailleurs que le terme diagonal associé à
V2 est nul. Ceci provient du fait que l’élément barre ne peut projeter d’effort sur
l’axe global vertical Y. Ensuite, le vecteur charges {F } est défini en appliquant
d’une part la force F négativement (car opposée à Y) suivant le degré de liberté
associé à V3 et d’autre part les réactions horizontales et verticales aux nœuds 1 et 2.

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5 • Éléments de barre et de ressort 5.4 Exemple 1 : console


⎡ 1 1 1 1⎤
⎢ 2 0 0 − − ⎥
2 2 2
⎢ ⎥
⎢ 1 1 1 1 ⎥ ⎧U1 ⎫ ⎧ RH1 ⎫
0 0 − − ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ 2 2 2 2 ⎥ ⎪ V1 ⎪ ⎪ RV1 ⎪
ES ⎢ 0 0 1 0 −1 0 ⎥ ⎪⎪U 2 ⎪⎪ ⎪⎪RH 2 ⎪⎪
[ K ] ⋅ {Q } = {F } ⇔ ⎢ 0 0 0 0 0
⎥⋅⎨ ⎬ = ⎨
0 ⎥ ⎪V2 ⎪ ⎪ RV2 ⎪
⎬ (5.8)
L ⎢

⎢ 1 1 1 1 ⎥ ⎪U 3 ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎢−
⎢ 2

2
−1 0 1+
2
⎥ ⎪ ⎪ ⎪
2 ⎥ ⎪⎩V3 ⎪⎭ ⎪⎩ − F ⎪⎭
⎪ A
⎢ 1 1 1 1 ⎥


⎢− − 0 0 ⎥
⎣ 2 2 2 2 ⎦

■■ ntroduction des conditions d’appui


I

Dans la mesure où les appuis sont infiniment rigides et comme indiqué en § 4.2.5,
l’introduction des conditions aux limites aux nœuds 1 et 2 revient à barrer la ligne
et la colonne du degré de liberté considéré.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Figure 5.4 – Exemple 1 : déformée sans ressort (Effel).

Le système (5.8) se réduit donc aux termes liés aux déplacements U 3 et V3 :  

⎡ 1 1⎤
1+
ES ⎢ 2 2 ⎥ ⋅ ⎧U 3 ⎫ = ES ⎡3 1⎤ ⋅ ⎧U 3 ⎫ = ⎧ 0 ⎫ (5.9)
⎢ ⎥ ⎨ ⎬ ⎨ ⎬ ⎨ ⎬
L ⎢ 1 1 ⎥ ⎩V3 ⎭ 2L ⎢⎣1 1⎥⎦ ⎩V3 ⎭ ⎩− F ⎭

⎢⎣ 2 2 ⎥⎦

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5 • Éléments de barre et de ressort 5.4 Exemple 1 : console


⎧ FL
⎪⎪U 3 = ES = 4.762 mm
d’où ⎨ (5.10)
⎪V3 = − 3 FL = −14.286 mm



⎪⎩ ES
Il suffit alors d’injecter les résultats (5.10) dans (5.8) pour obtenir les réactions aux
appuis :
ES ⎛ U 3 V3 ⎞ ES
RV1 = RH1 = ⎜− − ⎟ = F ; RH 2 = ( −U 3 ) = − F ; RV2 = 0 (5.11)
L ⎝ 2 2 ⎠ L


■■ fforts dans les barres
E
F
y N1
N2 E, S, L
x 3 N2
2
ES
k=
4 L

45° E, 2S , 2 L

y Y
x
1 X
N1 L

Figure 5.5 – Exemple 1 : efforts dans les barres.

La détermination des efforts dans les barres est basée sur l’application de la relation
(4.37). Il est néanmoins nécessaire de calculer préalablement les déplacements dans
le repère local de chacun des éléments. Ainsi, nous avons pour :

L’élément 1 : nœuds 1 → 3, q = 45°


⎧ u1 ⎫ ⎡1 1 0 0 ⎤ ⎧U1 ⎫
⎪v ⎪ ⎢ 0 ⎥ ⎪⎪ V1 ⎪⎪
⎪ 1⎪ 2 ⎢ −1 1 0
⎥⎨ ⎬ ,
Comme d’après (4.22) {q1} = [ R1 ] ⋅ {Q1 } ⇔ ⎨ ⎬ =
⎪u3 ⎪ 2 ⎢⎢ 0 0 1 1 ⎥ ⎪U 3 ⎪
⎪⎩v3 ⎪⎭ ⎥
⎣0 0 −1 1 ⎦ ⎪⎩V3 ⎪⎭

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5 • Éléments de barre et de ressort 5.4 Exemple 1 : console


On déduit alors de (4.37) :

⎧− N1 ⎫
⎪ 0 ⎪
⎪ ⎪
⎨ ⎬ = [ k1 ] ⋅ {q1} = [ k1 ] ⋅ [ R1 ] ⋅ {Q1}
⎪ N1 ⎪
⎪⎩ 0 ⎪⎭
(5.12)
⎡1 0 −1 0⎤ ⎡1 1 0 0 ⎤ ⎧U1 ⎫ ⎧ 2P ⎫


E 2S ⎢ 0 0 0 ⎥
0 2 ⎢ −1 1 0

0 ⎥ ⎪⎪ V1 ⎪⎪ ⎪ 0 ⎪
⎪ A
= ⎥ ⎢ ⎥⋅⎨ ⎬ = ⎨ ⎬
2 L ⎢ −1 0 1 0⎥ 2 ⎢ 0 0 1 1 ⎥ ⎪U 3 ⎪ ⎪−


2P ⎪
⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎣0 0 0 0⎦ ⎣0 0 −1 1 ⎦ ⎪⎩V3 ⎪⎭ ⎪ 0 ⎪⎭

d’où la valeur de l’effort normal et de la contrainte dans l’élément 1 :

ES 2
N1 = (U 3 + V3 ) = − 2 P = −14142 N
L 2 (5.13)
N

⇒ σ xx1 = 1 = −100 MPa


2S
Comme indiqué précédemment, l’hypothèse retenue pour les efforts normaux est
d’associer une valeur positive à une traction. Cela revient dans notre cas à retenir
comme convention, l’action du nœud sur la barre d’où le signe « – » appliqué à
l’effort normal du nœud de départ.
L’élément 2 : nœuds 2 → 3, q = 0°
Les repères local et global étant confondus, il est possible de déterminer directe-
ment l’effort dans la barre n°2 car [ R2 ] = [ I ] (i.e. u3 = U 3 ). On a donc :

ES ⎡ 1 −1⎤ ⎧u2 ⎫ ⎧− N 2 ⎫ ⎧− F ⎫
⎢ ⎥⎨ ⎬ = ⎨ ⎬=⎨ ⎬
L ⎣ −1 1 ⎦ ⎩u3 ⎭ ⎩ N 2 ⎭ ⎩ F ⎭
(5.14)
N
⇒ N 2 = F = 10000 N ⇒ σ xx2 = 2 = 100 MPa
S
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5.4.2 Calcul avec ressort


■■ M atrice de rigidité du ressort en repère local


L’élément ressort étant orienté de 4 vers 3, on peut écrire d’après (5.4) que :

⎡1 0 −1 0 ⎤ (u4 )
⎢ 0 ⎥ (v4 )
ES ⎢ 0 0 0

[k3 ] = ⎢ −1 0 1 0 ⎥ (u3 )
(5.15)
L


k ⎢ ⎥
⎣0 0 0 0 ⎦ (v3 )

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5 • Éléments de barre et de ressort 5.4 Exemple 1 : console


■■ atrice de rigidité du ressort en repère global
M
Il est alors possible, en appliquant (5.3) avec un changement de base θ = 90° , de
calculer la matrice de rigidité de l’élément ressort en repère global [ K 3 ] , soit :

⎡0 0 0 0 ⎤ (U 4 )
⎢ 0 −1⎥ (V4 )
ES ⎢0 1 ⎥
[ K 3 ] = ⎢0 0 0 0 ⎥ (U 3 )
(5.16)
L


⎢ ⎥
⎣0 −1 0 1 ⎦ (V3 )
■■ ystème [K ] ◊ {Q } = {F }
S




  
La construction du système d’équations revient à ajouter (5.16) à (5.8) ce qui
donne :
⎡ 1 1 1 1 ⎤
⎢1 + 2 2
0 0 −
2

2
0 0⎥
⎢ ⎥ ⎧U1 ⎫ ⎧ RH 1 ⎫
⎢ 1 1 1 1
1+ 0 0 − − 0 0 ⎥ ⎪V ⎪ ⎪ R ⎪
⎢ 2 2 2 2 ⎥⎪ 1 ⎪ ⎪ V1 ⎪
⎢ 0 0 1 0 −1 0 0 0 ⎥ ⎪U 2 ⎪ ⎪ RH 2 ⎪
⎢ ⎥⎪ ⎪ ⎪ ⎪
ES ⎢ 0 0 0 0 0 0 0 0 ⎥ ⎪V2 ⎪ ⎪ Rv 2 ⎪

L ⎢ 1 1 1 1 ⎥ ⎨U ⎬ = ⎨ 0 ⎬ (5.17)


− − −1 0 1+ 0 0 ⎥⎪ 3⎪ ⎪ ⎪
⎢ 2 2 2 2 ⎥ ⎪V3 ⎪ ⎪ − F ⎪
⎢ 1 1 1 1 ⎥⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢− − 0 0 1+ 0 −1⎥ ⎪U 4 ⎪ ⎪RH 4 ⎪
⎢ 2 2 2 2 ⎥ ⎪V ⎪ ⎪ R ⎪
⎢ 0 0 0 0 0 0 1 0 ⎥⎩ 4 ⎭ ⎩ V 4 ⎭
⎢ 0
⎣ 0 0 0 0 −1 0 1 ⎥⎦

■■ ntroduction des conditions d’appui


I
L’introduction des conditions aux limites aux nœuds 1, 2 et 4 permet de trouver
un système très similaire à (5.9) :

⎡ 1 1 ⎤
1+
ES ⎢ 2 2 ⎥ ⎧U 3 ⎫ = ES ⎡3 1 ⎤ ⎧U 3 ⎫ = ⎧ 0 ⎫ (5.18)
⎢ ⎥⎨ ⎬ ⎢ ⎥⎨ ⎬ ⎨ ⎬
L ⎢ 1 1 V 2 L ⎣1 3 ⎦ ⎩V3 ⎭ ⎩− F ⎭


1+ ⎥ ⎩ 3 ⎭
⎢⎣ 2 2 ⎥⎦
⎧ FL
⎪⎪U 3 = 4 ES = 1.190 mm
d’où ⎨ (5.19)
3 FL


⎪V3 = − = −3.571mm
⎪⎩ 4 ES
En effet, la seule différence se situe au niveau de la rigidité associée à V3 qui com-
ES
porte un terme supplémentaire dû à la présence du ressort.
L
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5 • Éléments de barre et de ressort 5.4 Exemple 1 : console


Les réactions peuvent alors être calculées en injectant (5.19) dans (5.17) d’où :
⎧ ES ⎛ U 3 V3 ⎞ F
⎪RV1 = RH1 = L ⎜ − 2 − 2 ⎟ = 4
⎪ ⎝ ⎠
⎪⎪ R = ES −U = − F
H ( 3) (5.20)

⎨ 2 L 4

⎪ RV = RH = 0
⎪ 2 4

E S 3F
⎪R =
⎪⎩ V 4
L
(V3 ) =
4
A

Figure 5.6 – Exemple 1 : déformée avec ressort (Effel).


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

■■ E fforts dans les barres


En appliquant la même procédure qu’en § 5.4.1, on obtient pour :
L’élément 1 : nœuds 1 → 3, q = 45°
⎧ u1 ⎫ ⎡1 1 0 0 ⎤ ⎧U1 ⎫
⎪v ⎪ ⎢ 0 ⎥ ⎪⎪ V1 ⎪⎪
⎪ 1⎪ 2 ⎢ −1 1 0
⎥⎨ ⎬
Comme {q1} = [ R1 ] ⋅ {Q1 } ⇔ ⎨ ⎬ =
⎪u3 ⎪ 2 ⎢⎢ 0 0 1 1 ⎥ ⎪U 3 ⎪
⎪⎩v3 ⎪⎭ ⎥
⎣0 0 −1 1 ⎦ ⎪⎩V3 ⎪⎭

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5 • Éléments de barre et de ressort 5.5 Exemple 2 : treillis


On a :
⎧− N1 ⎫
⎪ 0 ⎪
⎪ ⎪
⎨ ⎬ = [ k1 ] ⋅ {q1} = [ k1 ] ⋅ [ R1 ] ⋅ {Q1}
⎪ N1 ⎪
⎪⎩ 0 ⎪⎭
⎧ 2F ⎫ (5.21)
⎡1 0 −1 0⎤ ⎡1 1 0 0 ⎤ ⎧U1 ⎫ ⎪ ⎪


⎪ 4 ⎪
⎢ ⎥
0 2 ⎢ −1 0 ⎥ ⎪⎪ V1 ⎪⎪ ⎪
E 2S ⎢ 0 0 0
⎥ ⎢
1 0
⎥⋅⎨ ⎬ = ⎨
0 ⎪
= ⎬
2 L ⎢ −1 0 1 0⎥ 2 ⎢ 0 0 1 1 ⎥ ⎪U 3 ⎪ ⎪ 2F ⎪
⎢ ⎥ ⎢ ⎥ −
⎣0 0 0 0⎦ ⎣0 0 −1 1 ⎦ ⎪⎩V3 ⎪⎭ ⎪ 4 ⎪
⎪ 0 ⎪⎭

d’où :
ES 2 2F N
N1 = (U 3 + V3 ) = − = −3536 N ⇒ σ xx1 = 1 = −25 MPa (5.22)
L 2 4 2S


L’élément 2 : nœuds 2 → 3, q = 0°
⎧ F⎫
1 −1 u − N −
ES ⎡ ⎤ ⎧ 2 ⎫ ⎧ 2 ⎫ ⎪⎪ 4 ⎪⎪ F
⎢ −1 1 ⎥ ⎨u ⎬ = ⎨ N ⎬ = ⎨ F ⎬ ⇒ N 2 = = 2500 N
L ⎣ ⎦⎩ 3⎭ ⎩ 2 ⎭ ⎪ ⎪ 4
(5.23)
⎪⎩ 4 ⎪⎭


N
⇒ σ xx2 = 2 = 25 MPa
S

L’élément 3 : nœuds 3 → 4, q = 0°


3F
N 3 = k ⋅V3 = −
4
On notera qu’il est possible de trouver directement l’effort dans le ressort grâce à la
relation liant rigidité et déplacement du nœud 3.

5.5 xemple 2 : treillis


E
Soit la structure suivante formée de cinq éléments barres et quatre nœuds. Le char-
gement se décompose en 2 charges horizontale et verticale, respectivement PX et
PY appliquées toutes deux au nœud 4. Les conditions d’appui à prendre en compte

sont des appuis rotulés aux nœuds 1 et 3. On désire déterminer les déplacements,
les réactions et les efforts dans cette structure.

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5 • Éléments de barre et de ressort 5.5 Exemple 2 : treillis


H H

 E, S, H  E, S, H 3
1 2

 E, S, H
S
H
 E,
S
, 2H
 E,
2
, 2H A
2


PX
4
Y

X PY

Figure 5.7 – Exemple 2 : structure treillis.

Tableau 5.2 – Exemple 2 : connectivité élémentaire.

Élément Nœud i Nœud j L ongueur Section

1 (barre) 1 2 H S

2 (barre) 2 3 H S

3 (barre) 1 4 2H S 2

4 (barre) 3 4 2H S 2

5 (barre) 2 4 H S

Application numérique : S = 0.01 m2, E = 2.1 1011 N/m2, H = 10 m, PX = 100000 N, PY = 200000 N.


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

5.5.1 M atrices de rigidité en repère local


En adaptant la relation (5.1) aux spécificités de chacune des barres, les matrices en
repère local s’écrivent pour :
Les éléments 1, 2 et 5
ES ⎡ 1 −1⎤
[k1 ] = [k2 ] = [k5 ] = ⎢ ⎥ (5.24)

H ⎣ −1 1 ⎦

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5 • Éléments de barre et de ressort 5.5 Exemple 2 : treillis


Les éléments 3 et 4
S
E
2 ⎡ 1 −1⎤ ES ⎡ 1 −1⎤
[k3 ] = [k4 ] = ⎢ −1 1 ⎥ = ⎢ ⎥ (5.25)
2H ⎦ 2H ⎣ −1 1 ⎦

1 2 3

PX
Y 4
X
PY
Figure 5.8 – Exemple 2 : connectivité élémentaire et repères locaux.

5.5.2 atrices de rigidité en repère global


M
Toujours en utilisant la forme générique (5.3), les rigidités en repère global s’écri-
vent pour :
L’élément 1 : nœuds 1 → 2, q = 0°
⎡1 0 −1 0 ⎤ (U1 )
⎢ 0 ⎥ (V1 )
ES ⎢ 0 0 0

[ K 1 ] = ⎢ −1 0 1 0 ⎥ (U 2 )
(5.26)
H


⎢ ⎥
⎣0 0 0 0 ⎦ (V2 )
L’élément 2 : nœuds 2 → 3, q = 0°
[K 2 ] = [K1 ]
L’élément 3 : nœuds 1 → 4, q = – 45°

⎡ 1 −1 −1 1 ⎤ (U1 )
⎢ ⎥
ES −1 1 1 −1 (V )
[ K 3 ] = ⎢⎢ −1 1 1 −1⎥⎥ (U1 ) (5.27)
4H


4
⎢ ⎥
⎣ 1 −1 −1 1 ⎦ 4)
(V
V

56
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5 • Éléments de barre et de ressort 5.5 Exemple 2 : treillis


Élément 4 : nœuds 3 → 4, q = – 135°  

⎡ 1 1 −1 −1⎤ (U 3 )
⎢ ⎥
ES ⎢ 1 1 −1 −1⎥ (V3 )
[K 4 ] = (5.28)
4 H ⎢ −1 −1 1 1 ⎥ (U 4 )

⎢ ⎥
⎣ −1 −1 1 1 ⎦ (V
V4 )

Élément 5 : nœuds 2 → 4, q = – 90°  


A


⎡0 0 0 0 ⎤ (U 2 )
⎢ 0 −1⎥ (V2 )
ES ⎢0 1 ⎥
[ 5]
K = (5.29)
H ⎢0 0 0 0 ⎥ (U 4 )

⎢ ⎥
⎣0 −1 0 1 ⎦ (V4 )

5.5.3 S ystème [K ] ◊ {Q } = {F }
          

L’assemblage des matrices élémentaires en repère global (5.26) à (5.29) permet


d’obtenir :
⎡ 4 + 1 −1 −4 0 0 0 −1 1 ⎤ ⎧U1 ⎫ ⎧ RH 1 ⎫
⎢ −1 1 0 0 0 0 1 −1 ⎥ ⎪ V1 ⎪ ⎪ RV 1 ⎪
⎢ ⎥⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ −4 0 4+4 0 −4 0 0 0 ⎥ ⎪U 2 ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎢ ⎥⎪ ⎪ ⎪ ⎪
ES ⎢ 0 0 0 4 0 0 0 −4 ⎥ ⎪V2 ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎨ ⎬ ⎨ = ⎬ (5.30)
4H ⎢ 0 0 −4 0 4 +1 1 −11 −1 ⎥ ⎪U 3 ⎪ ⎪RH 3 ⎪
⎢ ⎥
⎢ 0 0 0 0 1 1 −1 −1 ⎥ ⎪V3 ⎪ ⎪ RV 3 ⎪
⎢ −1 1 ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
0 0 −1 −1 1 + 1 −1 + 1 ⎥ ⎪U 4 ⎪ ⎪ PX ⎪
⎢ ⎥
⎢⎣ 1 −1 0 −4 −1 −1 −1 + 1 4 + 1 + 1⎥⎦ ⎪⎩V4 ⎭⎪ ⎪⎩ − PY ⎪⎭

Ce qui donne après simplification :


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎡ 5 −1 −4 0 0 0 −1 1 ⎤ ⎧U1 ⎫ ⎧ RH 1 ⎫
⎢ −1 1 0 0 0 0 1 −1⎥ ⎪ V1 ⎪ ⎪ RV 1 ⎪
⎢ ⎥⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ −4 0 8 0 −4 0 0 0 ⎥ ⎪U 2 ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎢ ⎥⎪ ⎪ ⎪ ⎪
ES ⎢ 0 0 0 4 0 0 0 −4 ⎥ ⎪V2 ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎨ ⎬ ⎨ = ⎬ (5.31)
4 H ⎢ 0 0 −4 0 5 1 −1 −1⎥ ⎪U 3 ⎪ ⎪RH 3 ⎪

⎢ ⎥
⎢ 0 0 0 0 1 1 −1 −1⎥ ⎪V3 ⎪ ⎪ RV 3 ⎪
⎢ −1 1 0 0 −1 −1 2 ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
0 ⎥ ⎪U 4 ⎪ ⎪ PX ⎪
⎢ ⎥
⎢⎣ 1 −1 0 −4 −1 −1 0 6 ⎥⎦ ⎪⎩V4 ⎪⎭ ⎪⎩ − PY ⎪⎭

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5 • Éléments de barre et de ressort 5.5 Exemple 2 : treillis


5.5.4 ntroduction des conditions d’appui
I
Les conditions d’appui permettent de déduire que U1 = U 3 = V1 = V3 = 0 d’où le
système à résoudre :

⎡8 0 0 0 ⎤ ⎧U 2 ⎫ ⎧ 0 ⎫
⎢ 0 −4 ⎥ ⎪⎪V2 ⎪⎪ ⎪⎪ 0 ⎪
ES ⎢0 4 ⎥⎨ ⎬ = ⎨ ⎪
⎬ (5.32)
4 H ⎢0 0 2 0 ⎥ ⎪U 4 ⎪ ⎪ PX



⎢ ⎥ ⎪
⎣0 −4 0 6 ⎦ ⎪⎩V4 ⎪⎭ ⎪⎩− PY ⎪⎭

Les déplacements aux nœuds 2 et 4 sont donc égaux à :

⎧U 2 = 0
⎪V = V
⎪ 2 4
⎪ 2P H
⎨U 4 = X = 0.952 10−3 m (5.33)


⎪ ES
⎪ 2 PY H
⎪V4 = − = −1.905 10−3 m
⎩ ES

Figure 5.9 – Exemple 2 : déformée (Effel).

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5 • Éléments de barre et de ressort 5.5 Exemple 2 : treillis


Ce qui, en injectant (5.33) dans (5.31), donne pour les réactions :

⎧ ES ⎛ 2 PX H 2 PY H ⎞ PX + PY
⎪RH 1 = 4 H ⎜ − ES − ES ⎟ = − 2
= −150 kN
⎪ ⎝ ⎠
⎪ ES ⎛ 2 PX H 2 PY H ⎞ PX + PY
⎪⎪RV 1 = 4 H ⎜⎝ ES + ES ⎟⎠ = 2
= 150 kN
⎨ (5.34)
⎪RH 3 = ES ⎛ − 2 PX H + 2 PY H ⎞ = − PX + PY = 50 kN

⎜ ⎟


4H ⎝ ES ES ⎠ 2 A
⎪RV 3 = ES ⎛⎜ − 2 PX H + 2 PY H ⎞⎟ = − PX + PY = 50 kN


⎩⎪ 4H ⎝ ES ES ⎠ 2

5.5.5 E fforts dans les barres


Les barres 1 et 2 ne subissant aucun allongement ou raccourcissement (U 2 = 0 ) , les
efforts dans ces éléments sont bien évidemment nuls ( N1 = N 2 = 0 ) . De la même
façon, il n’y a pas d’effort dans la barre 5 ( N 5 = 0 ) puisque V2 est égal V4 .
Pour obtenir les efforts dans l’élément 3, on pose :
⎧ u1 ⎫ ⎡1 −1 0 0 ⎤ ⎧U1 ⎫
⎪v ⎪ ⎢ 0 0 ⎥ ⎪⎪ V1 ⎪⎪
⎪ 1⎪ 2 ⎢1 1 ⎥ ⎨ ⎬ d ’ oø u = 2 (U − V ) = 2 ⎛ 2 ( PX + PY
⎨ ⎬ = 4 4 4 ⎜
⎪u4 ⎪ 2 ⎢⎢0 0 1 −1⎥ ⎪U 4 ⎪

2 2 ⎝ ES
⎪⎩v4 ⎪⎭ ⎣0 0 1 1 ⎦ ⎪⎩V4 ⎪⎭
⎧ u1 ⎫ ⎡1 −1 0 0 ⎤ ⎧U1 ⎫
⎪v ⎪ ⎢ 0 0 ⎥ ⎪⎪ V1 ⎪⎪
⎪ 1⎪ 2 ⎢1 1 2 2 ⎛ 2 ( PX + PY ) H ⎞
⎨ ⎬= d’où ⎥ ⎨ ⎬ d ’ oø u4 = (U 4 − V4 ) = ⎜ ⎟
⎪u4 ⎪ 2 ⎢⎢0 0 1 −1⎥ ⎪U 4 ⎪ 2 2 ⎝ ES


⎪⎩v4 ⎪⎭ ⎥⎪ ⎪
⎣0 0 1ce qui
1 ⎦permet
V
⎩ 4 ⎭ de trouver grâce à (4-37) :
ES ⎡ 1 −1⎤ ⎧ u1 ⎫ ⎧− N 3 ⎫
⎢ −1 1 ⎥ ⎨u ⎬ = ⎨ N ⎬
2H ⎣ ⎦⎩ 4⎭ ⎩ 3 ⎭
(5.35)
2 ( PX + PY ) H ⎞ 2 ( PX + PY )

ES ⎛
⇒ N3 = ⎜ ⎟⎟ = = 212132 N
2H ⎜⎝ ES ⎠ 2
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

De la même façon et pour l’élément 4, on déduit :


⎧u3 ⎫ ⎡ −1 −1 0 0 ⎤ ⎧U 3 ⎫
⎪v ⎪ ⎢ ⎥⎪ ⎪
⎪ 3⎪ 2 ⎢ 1 −1 0 0 ⎥ ⎪V3 ⎪ 2 2 ⎛ 2 ( − PX
⎨ ⎬= ⎨ ⎬ d ’ oø u4 = ( −U 4 − V4 ) = ⎜
⎪u4 ⎪ 2 ⎢⎢ 0 0 −1 −1⎥⎥ ⎪U 4 ⎪ 2 2 ⎝
⎪⎩v4 ⎪⎭ ⎣ 0 0 1 −1⎦ ⎪⎩V4 ⎪⎭
u3 ⎫ ⎡ −1 −1 0 0 ⎤ ⎧U 3 ⎫
⎪ ⎢ ⎥⎪ ⎪
3⎪ 2 ⎢ 1 −1 0 0 ⎥ ⎪V3 ⎪ 2 2 ⎛ 2 ( − PX + PY ) H ⎞
⎬ = d’où ⎨ ⎬ d ’ oø u4 = ( −U 4 − V4 ) = ⎜ ⎟
u4 ⎪ 2 ⎢ 0 0 −1 −1⎥ ⎪U 4 ⎪ 2 2 ⎝ ES


⎪ ⎢ ⎥⎪ ⎪
4⎭ ⎣ 0 0 1 −1 V
⎦⎩ 4 ⎭
 59
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5 • Éléments de barre et de ressort 5.5 Exemple 2 : treillis


ES ⎡ 1 −1⎤ ⎧u3 ⎫ ⎧− N 4 ⎫
⎢ −1 1 ⎥ ⎨u ⎬ = ⎨ N ⎬
2H ⎣ ⎦⎩ 4⎭ ⎩ 4 ⎭
(5.36)
ES ⎛ 2 ( − PX + PY ) H ⎞ 2 ( − PX + PY )


⇒ N4 = ⎜ ⎟⎟ = = 70711 N
2H ⎜⎝ ES ⎠ 2

60
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6 • Él meé nt s de po u re à deux œuds
t n


6.1 Équation générale des poutres planes

G H
E F
y x
C D
A B

O Axe neutre

G’ H’

x
E’ ρ F’ y

C’ D’
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

A’ B’
Figure 6.1 – Déformation d’une poutre en flexion.

Les sections droites d’une poutre en flexion restant droites après déformations
(principe de Navier-Bernoulli), l’étude des déformations longitudinales sur un
tronçon ABGH permet d’établir une relation linéaire entre la déformation longi-
tudinale et le rayon de courbure ρ . En effet et de par sa définition (3.9), la défor-
mation à l’ordonnée y est égale à :
E ’ F ’− EF
ε xx = (6.1)
EF

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.1 Équation générale des poutres planes


Comme EF = CD et CD = C’D’, on déduit que :
E ’ F ’− EF ( ρ − y ) ⋅ d β − ρ ⋅ d β y
ε xx = = =− (6.2)
EF ρ ⋅dβ ρ


Enfin et en combinant l’équation d’équilibre de la section à celle liant contrainte et
déformation, on retrouve la relation moment-courbure de la théorie des poutres :

∫ σ xx ⋅ y ⋅ dS − M z = 0⎫⎪ E M 1
S ⎪
⎬ ⇒ M z = − ∫ y 2 ⋅ dS ⇔ − z = (6.3)
E ρS EI z ρ



σ xx = E ⋅ ε xx = − ⋅ y⎪ 
  
ρ ⎪⎭ Iz

avec I z = ∫ y 2 ⋅ dS : moment d’inertie autour de l’axe z (perpendiculaire au plan xy).



S
De plus et sous l’effet des charges extérieures, le point situé sur l’axe neutre à l’abs-
cisse x subira un déplacement vertical v( x ) et une rotation β ( x ) . Par ailleurs et
dβ 1
d’après la figure 6.2, on sait que dx = ρ ⋅ d β ⇒ = mais également que
dv dx ρ
β= ce qui permet de déduire :
dx
1 d β d 2v
= = (6.4)
ρ dx dx 2


En égalisant (6.3) et (6.4), les relations moment-courbure et déformation-cour-
bure deviennent :
1 M d 2v
=− z = 2 (6.5)
ρ EI z dx


y d 2v
ε xx = − = −y 2 (6.6)
ρ dx


Sachant que  l’effort tranchant correspond à la dérivée du moment fléchissant
⎛ dM z ⎞
⎜ = T y ⎟ et que celle de l’effort tranchant1 est équivalente à la charge répartie
⎝ dx ⎠
⎛ dT y ⎞
⎜ = −q y ( x ) ⎟ , on obtient finalement :
⎝ dx ⎠
d 2v
EI z 2 = − M z ( x ) (6.7)
dx

d 3v
EI z 3 = −T y ( x ) (6.8)
dx


d 4v
EI z 4 = q y ( x ) (6.9)
dx


1 Cf. démonstration dans [7].

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.2 Élément de poutre plane à 2 nœuds


Les relations (6.7) et (6.9) sont les formes les plus connues de l’équation générale
des poutres.



y q y (x)
ρ
x

v(x)

ds

dx ≈ ds

Figure 6.2 – Rotation et courbure.

6.2 Élément de poutre plane à 2 nœuds



© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Soit un élément de poutre plane de longueur L , de section S et d’inertie I


constantes et dont le matériau a un module d’élasticité longitudinal E .
Cet élément à deux nœuds destiné au calcul des réseaux de poutres chargés dans
leur plan fait appel à la théorie des poutres qui permet de ramener le problème
tridimensionnel à un problème unidimensionnel en condensant ses caractéristiques
au niveau de sa fibre moyenne. Chacun de ses nœuds possède trois degrés de liberté
dv
ui , vi et i qui permettent de reconstituer les fonctions de déplacements axial
dx
u( x ) et transversal v( x ). Ses caractéristiques sont donc :
L : Longueur.

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.2 Élément de poutre plane à 2 nœuds


E : Module d’élasticité longitudinal.

S : Section axiale.

I = I z : Moment d’inertie suivant l’axe z (perpendiculaire au plan xy).

Y

x
vj
uj
dv j
βj =
y v(x) dx

dvi
βi =
dx u (x) j

E, S , I θ
vi ui
i
L

Figure 6.3 – Élément de poutre plane.

Les inconnues étant les déplacements en i et en j, la première opération consistera


dv
à exprimer ces champs de déplacement en fonction des valeurs nodales ui , vi , i
dx
dv j
et u j , v j , .
dx

6.2.1 atrices de rigidité élémentaire en repère local


M
■■ Champ de déplacement axial u( x )
En l’absence de flexion, l’élément du fait de son raccourcissement ou de son allon-
gement, a un comportement identique à celui d’une barre. u( x ) est donc encore
une fois une fonction linéaire de la forme u( x ) = a0 + a1 x . La déformation associée
du
est bien évidemment homogène sur la section et vaut comme en (4.2) ε xx = = a1 .
dx
De plus et comme u ( 0 ) = ui en i et u ( L ) = u j en j, on obtient comme pour l’élé-
ment barre, la même fonction de déplacement que celle établie en (4.3) :
x x
u( x ) = (1 − ) ⋅ ui + ⋅ u j (6.10)
L L


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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.2 Élément de poutre plane à 2 nœuds


■■ Champ de déplacement transversal v( x )


En flexion, chacun des nœuds de cet élément possède deux degrés de liberté, un
en translation dans la direction transversale v et un associé à la rotation β autour
(
de l’axe z perpendiculaire au plan xy. Quatre conditions aux limites vi , βi , v j , β j )
peuvent donc être utilisées pour définir sa fonction d’approximation ce qui explique
l’expression de v( x ) sous la forme d’un polynôme de degré 3.

⎧b0 ⎫
⎪b ⎪
⎪ 1⎪ A
v( x ) = b0 + b1 ⋅ x + b2 ⋅ x 2 + b3 ⋅ x 3 = {1 x x2 x 3} ⋅ ⎨ ⎬ (6.11)
⎪b2 ⎪


⎪⎩b3 ⎪⎭

Cette approche revient en fait à intégrer la forme (6.9) de l’équation générale des
poutres avec une charge répartie nulle. L’équation du moment fléchissant sera alors
d’après (6.7) une fonction linéaire.
À partir des conditions aux limites de v( x ) (i .e . v(0) = vi , v ʹ(0) = βi , v( L ) = v j , v ʹ( L )
= β j ) , le vecteur des déplacements nodaux s’écrit :

⎧ vi ⎫ ⎡1 0 0 0 ⎤ ⎧b0 ⎫ ⎧b0 ⎫
⎪ β ⎪ ⎢0 1 0 ⎥ ⎪
0 ⎪b1 ⎪ ⎪ ⎪b ⎪
⎪ i⎪ ⎢
⎨v ⎬ = ⎢ ⎥ ⎨ ⎬ = [ R ] ⋅ ⎪⎨ 1 ⎪⎬ (6.12)
⎪ j ⎪ ⎢1 L L2 L3 ⎥ ⎪b2 ⎪ ⎪b2 ⎪

⎪⎩ β j ⎪⎭ ⎣0 2 ⎥⎪ ⎪ ⎪⎩b3 ⎪⎭
1 2 L 3L ⎦ ⎩b3 ⎭

Soit en injectant (6.12) dans (6.11),

⎧ vi ⎫
⎪ ⎪
−1 ⎪ βi ⎪
v( x ) = {1 x x2 x } ⋅ [R ] ⋅ ⎨ ⎬
3

⎪v j ⎪
⎪⎩ β j ⎪⎭
(6.13)
⎡ 1 0 0 0 ⎤ ⎧ vi ⎫

⎢ 0 1 0 0 ⎥ ⎪⎪ βi ⎪⎪
v( x ) = {1 x x2 x 3} ⋅ ⎢ ⎥⋅⎨ ⎬
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⎢ −3 / L −2 / L 3 / L2
2 −1 / L ⎥ ⎪ v j ⎪
⎢ ⎥
⎣ 2/L
3 1 / L2 −2 / L3 1 / L2 ⎦ ⎪⎩ β j ⎪⎭

D’où finalement,

⎧ vi ⎫
⎪ ⎪
⎧ 3x 2 2 x 3 2x 2 x 3 3x 2 2 x 3 x 2 x 3 ⎫ ⎪ βi ⎪
v( x ) = ⎨1 − 2 + 3 x− + 2 − 3 − + 2 ⎬⋅⎨ ⎬ (6.14)
L L L L L2 L L L ⎭ ⎪v j ⎪


⎪⎩ β j ⎪⎭

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.2 Élément de poutre plane à 2 nœuds


C’est d’ailleurs grâce à cette relation que certains logiciels arrivent à tracer la défor-
mée entre les nœuds. Ils calculent les valeurs de v( x ) en certains points inter-
médiaires1 et reconstituent ensuite la déformée. Ceci permet de se limiter à la
géométrie de la structure et donc de réduire le nombre de nœuds.

■■ Champ de déformation
En regroupant les résultats (6.10) et (6.14) dans (6.15), le champ de déplacement
complet de l’élément s’écrit :
⎧u( x )⎫
⎨ ⎬=
⎩v( x ) ⎭
⎧ ui ⎫
⎪v ⎪
⎧ x x ⎫⎪ i ⎪
⎪⎪1 − L 0 0
L
0 0 ⎪⎪ ⎪⎪ βi ⎪⎪
x 2 x 3 u (6.15)
⎨ ⎬⎨ ⎬
3x 2 2 x 3 2x 2 x 3 3x 2 2 x 3
− + 2 ⎪⎪ j ⎪


⎪ 0 1− 2 + 3 x− + 2 0 − 3
⎪⎩ L L L L L2 L L L ⎪⎭ ⎪ v j ⎪
⎪ ⎪
⎪⎩ β j ⎪⎭
⎧u( x )⎫
⎨ ⎬ = [ N ] ⋅ {qe }
⎩v( x ) ⎭
La déformation de la poutre résultant de la concomitance de la flexion (6.6) et des
variations de longueur (4.2), on a :
du d 2v
ε xx = −y 2 (6.16)
dx dx


Le champ de déformation devient alors :
ε xx =
⎧ ui ⎫
⎪v ⎪
⎪ i⎪
⎧ 1 ⎛ 6 12 x ⎞ ⎛ 4 6x ⎞ 1 ⎛ 6 12 x ⎞ ⎛ 2 6 x ⎞ ⎫ ⎪⎪ βi ⎪⎪
⎨− ⎜ 2 − 3 ⎟⋅ y ⎜ − 2 ⎟⋅ y ⎜ − 2 + 3 ⎟ ⋅ y ⎜ − 2 ⎟ ⋅ y ⎬ ⎨u ⎬
⎩ L ⎝ L L ⎠ ⎝L L ⎠ L ⎝ L L ⎠ ⎝ L L ⎠ ⎭⎪ j ⎪
⎪v j ⎪
⎪ ⎪
⎪⎩ β j ⎪⎭
ε xx = [ B ] ⋅ {qe }
(6.17)

1. Au quart, à la moitié et aux trois quarts de la longueur de l’élément par exemple.



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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.2 Élément de poutre plane à 2 nœuds


■■ M atrice de rigidité élémentaire


Reprenant l’expression de l’énergie de déformation élémentaire (4.11),
1 T 1 T
We = ∫ {ε } ⋅ {σ } ⋅ dVe = ∫ {qe } ⋅ [ B ]T ⋅ [ H ] ⋅ [ B ] ⋅ {qe } ⋅ dVe
2V 2V
e e

1 (6.18)
= {qe }T ⋅ [ke ] ⋅ {qe }

2
et sachant que la matrice [ H ] , les vecteurs contrainte et déformation se réduisent A
respectivement aux seuls termes E , σ xx et ε xx , We s’écrit :


1 1 T
We = ∫ σ xx ⋅ ε xx ⋅ dVe = ∫ ([ B ] ⋅ {qe }) E [ B ] ⋅ {qe } ⋅ dVe
2V 2V
e e

[ke ] (6.19)


1 ⎛ ⎞
We = {qe }T T
⋅ ⎜ E ∫ [ B ] ⋅[ B ] ⋅ dVe ⎟ ⋅ {qe }
2 ⎜ V ⎟
⎝ e ⎠
d’où l’expression finale de la matrice de rigidité élémentaire :

T
L⎛ ⎞ T
[ e] ∫[ ] [ ] e
k = E B ⋅ B ⋅ dV = E ∫ ⎜⎜ ∫ dSe ⎟⎟ ⋅ [ B ] ⋅ [ B ] ⋅ dx
Ve 0 ⎝ Se ⎠

⎧ 1 ⎫
⎪ − ⎪
L
⎪ ⎪
⎪ ⎛ 6 − 12 x ⎞ ⋅ y ⎪
⎪ ⎜⎝ L2 L3 ⎟⎠ ⎪
⎪ ⎪
⎪ ⎛ 4 6x ⎞ ⎪
L⎛ ⎞ ⎪ ⎜⎝ L − L2 ⎟⎠ ⋅ y ⎪
= E ∫ ⎜ ∫ dSe ⎟ ⋅ ⎨ ⎬⋅ (6.20)
1

⎜ ⎟
0 ⎝ Se ⎠ ⎪ ⎪
⎪ L ⎪
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⎪⎛ 6 12 x ⎞ ⎪
⎪⎜ − 2 + 3 ⎟ ⋅ y ⎪
⎪⎝ L L ⎠ ⎪
⎪ ⎛ 2 6x ⎞ ⎪
⎪ ⎜ − 2 ⎟⋅ y ⎪
⎩ ⎝L L ⎠ ⎭

⎧ 1 ⎛ 6 12 x ⎞ ⎛ 4 6x ⎞ 1 ⎛ 6 12 x ⎞ ⎛ 2 6x ⎞ ⎫
⎨− ⎜ 2 − 3 ⎟⋅ y ⎜ − 2 ⎟⋅ y ⎜ − 2 + 3 ⎟ ⋅ y ⎜ − 2 ⎟ ⋅ y ⎬ ⋅ dx
⎩ L ⎝L L ⎠ ⎝L L ⎠ L ⎝ L L ⎠ ⎝L L ⎠ ⎭

 67
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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.2 Élément de poutre plane à 2 nœuds


Rigidité  Facteur de transmission
du nœud i du nœud i vers j

⎡ ES ES ⎤
⎢ L 0 0 − 0 0 ⎥
L
⎢ ⎥
⎢ 0 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥
0 −
⎢ L3 L2 L3 L2 ⎥
⎢ 6 EI 4 EI 6 EI 2 EI ⎥
⎢ 0 0 − 2 ⎥
L2 L L L ⎥
[ke ] = ⎢ ES ES
(6.21)
⎢ ⎥
⎢− L 0 0 0 0 ⎥
L
⎢ ⎥
⎢ 0 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥
− − 0 − 2
⎢ L3 L2 L3 L ⎥
⎢ 6 EI 2 EI 6 EI 4 EI ⎥
⎢ 0 0 − 2 ⎥
⎣ L2 L L L ⎦
Facteur de transmission Rigidité 
du nœud j vers i du nœud j


avec :
∫ dSe = S (section constante). ∫ y 2 ⋅ dSe = I (inertie constante).
se se

∫ y ⋅ dSe = 0 (moment statique nul par rapport à la fibre moyenne).


se

On notera que les termes en «  EI » sont bien liés aux degrés de liberté associés à la
flexion de l’élément poutre.

6.2.2 atrices de rigidité élémentaire en repère global


M
L’élément de poutre plane possédant deux nœuds à trois degrés de liberté, la matrice
de changement de base s’écrit en vertu de (4.22) :
⎧ ui ⎫ ⎡ cos (θ ) sin
n (θ ) 0 0 0 0 ⎤ ⎧U i ⎫
⎪ v ⎪ ⎢ − sin θ cos θ ⎥
0 ⎥ ⎪⎪ Vi ⎪⎪
⎪ i⎪ ⎢ ( ) ( ) 0 0 0
⎪⎪ βi ⎪⎪ ⎢ 0 0 1 0 0 0 ⎥ ⎪⎪ Βi ⎪⎪
{qe } = [ Re ] ⋅ {Qe } ⇔ ⎨ u ⎬ = ⎢ ⎥ ⎨ ⎬ (6.22)
⎪ j⎪ ⎢ 0 0 0 cos (θ ) sin (θ ) 0 ⎥ ⎪U j ⎪

⎪v j ⎪ ⎢ 0 0 0 − sin (θ ) cos (θ ) 0 ⎥ ⎪V j ⎪
⎪ ⎪ ⎢ ⎥⎪ ⎪
⎪⎩ β j ⎪⎭ ⎢⎣ 0 0 0 0 0 1 ⎥⎦ ⎪⎩Β j ⎪⎭
On notera cependant l’ajout du «1» associé aux rotations autour des axes z et Z qui
sont colinéaires dans le cas plan. La matrice de rigidité élémentaire en repère global
est ensuite obtenue en appliquant (4.25), soit :

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T
 [ K e ] = [ Re ] [ ke ][ Re ] =

⎡ ES 2 12 EI 2 ⎛ ES 12 EI ⎞ 6 EI ES 2 12 EI ⎛ ES 12 EI ⎞ 6 EI ⎤
⎜ − 3 ⎟ cosθ sin θ − sin θ − cos θ − 3 sin 2 θ ⎜− + 3 ⎟ cosθ sin θ − sin θ ⎥
⎢ L cos θ + L3 sin θ
⎝ L L ⎠ L2 L L ⎝ L L ⎠ L2
⎢ ⎥
⎢ ⎛ ES 12 EI ⎞ ES 2 12 EI 6 EI ⎛ ES 12 EI ⎞ ES 12 EI 6 EI ⎥
sin θ + 3 cos2 θ cosθ ⎜− + 3 ⎟ cosθ sin θ − sin 2 θ − 3 cos2 θ 2
cos θ ⎥
6 • Éléments de poutre à deux nœuds

⎢ ⎜⎝ L − L3 ⎟⎠ cosθ sin θ L L L2 ⎝ L L ⎠ L L L
⎢ ⎥
⎢ 6 EI 6 EI 4 EI 6 EI 6 EI 2 EI ⎥
− 2 sin θ cos θ sin θ − 2 cosθ
⎢ L L2 L L2 L L ⎥
⎢ ES 6 EI 12 EI 6 EI ⎥
⎛ ES 12 EI ⎞ ES 2 ⎛ ES 12 EI ⎞ ⎥
⎢ − cos2 θ − 12 EI sin 2 θ ⎜− + 3 ⎟ cosθ sin θ sin θ cos θ + 3 sin 2 θ ⎜ − 3 ⎟ cosθ sin θ sin θ
⎢ L L3 ⎝ L L ⎠ L2 L L ⎝ L L ⎠ L2 ⎥
⎢ ES 12 EI 12 EI 6 EI ES 12 EI 12 EI 6 EI ⎥
⎞ ES 2 ⎛ ⎞ ES 2
⎢⎛⎜ − + 3 ⎟ cosθ sin θ − sin θ − 3 cos2 θ − 2 cosθ ⎜ − 3 ⎟ cosθ sin θ sin θ + 3 cos2 θ − 2 cosθ ⎥
⎢⎝ L L ⎠ L L L ⎝ L L ⎠ L L L ⎥
⎢ 6 EI 6 EI 2 EI 6 EI 6 EI 4 EI ⎥
⎢ ⎥

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− 2 sin θ cosθ sin θ − 2 cos θ
⎣ L L2 L L2 L L ⎦

(6.23)

6.2 Élément de poutre plane à 2 nœuds

69

A

09/02/10 14:55
6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.2 Élément de poutre plane à 2 nœuds


6.2.3 Vecteur Charges exprimé en repère local

Y

x
y L

j
qy

i X

Figure 6.4 – Élément de poutre plane chargé uniformément.

Considérant une poutre plane chargée uniformément, le vecteur charges { fe } se


T
réduit à celui des forces nodales de surface (4.18) soit { f es } = ∫ [ N ] ⋅ { f s } ⋅ dSe .
Se

T L ⎧ 0 ⎫
{ f e } = { f es } = ∫ [ N ] ⋅ { f s } ⋅ dSe = ∫0 [ N ]T ⋅ ⎨−q ⎬ dx
Se ⎩ y ⎭
⎧ 3x 2 2 x 3⎫ ⎧ qyL ⎫
⎪1 − 2 + 3 ⎪ ⎪− 2 ⎪
⎪ L L ⎪ ⎪ ⎪
⎧ Fiy ⎫ ⎪ 2x 2 x 3 ⎪ ⎪ q y L2 ⎪
⎪M ⎪ x− (6.24)
+ 2 ⎪⎪ ⎧ 0 ⎫ ⎪⎪− 12 ⎪⎪

L⎪

⎪ iz ⎪ ⎪ L L
=⎨ ⎬ ∫0 ⎨
= ⋅
⎬ ⎨ −q ⎬ ⋅ dx = ⎨ ⎬
F
⎪ jy ⎪ ⎪ 3 x 2 2 x 3
⎪ ⎩ y⎭ ⎪ − qyL ⎪

⎪⎩ M jz ⎪⎭ ⎪ L2 L3 ⎪ ⎪ 2 ⎪
⎪ x2 x3 ⎪ ⎪ q L2 ⎪
⎪ − + ⎪ ⎪ y ⎪
⎪⎩ L L3 ⎪⎭ ⎪⎩ 12 ⎪⎭

D’une manière générale et dans le cas de forces orientées dans le sens y négatif,
le vecteur charges d’un élément de poutre plane soumis à un système de charges
transversales est égal à l’inverse des réactions et moments d’encastrement de la
poutre bi-encastrée subissant le même chargement. En d’autres termes, ce vecteur
traduit les actions nodales équivalentes au chargement appliqué sur la poutre (cf.
tableau 6.1 des charges nodales équivalentes).

70
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9782100544639.indb 70 09/02/10 14:55


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Tableau 6.1 – Charges nodales équivalentes.

M
M
Type de chargement Fiy iz Fjy jz

9782100544639.indb 71
L/2 P
P PL P PL
− − −
i j 2 8 2 8
L

a P b
Pb2 Pab2 Pa2 Pa2b
− ( 2a + L ) − − ( L + 2b )
i j L3 L2 L3 L2
L
6 • Éléments de poutre à deux nœuds

q
qL qL2 qL qL2
− − −
i j 2 12 2 12
L

q
3qL qL2 7qL qL2
− − −
i j 20 30 20 20
L

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⎧ ⎫
q ⎪ c ⎪ ⎧ 6L2 ( a + c )2 − a2 ⎧ ( a + c )3 − a3
⎪ ⎪ ⎪ ( ) ⎫⎪ ⎪ ( ) ⎫⎪
⎪ ( a + c )3 − a3 ⎪ ⎪ ⎪ q
⎧ 4L ( a + c )3 − a3
⎪ ( ) ⎪ q ⎪ 3 L2 ⎪ ( ) ⎫⎪
−q ⋅ ⎨ − ⎬ − ⋅ ⎨−8L ( a + c ) − a3 −q ⋅ ⎨ ⎬ ⋅⎨ ⎬
i j L2
( 4 12L2 4
⎪ ⎪ 12L2 ⎪
)⎬⎪⎪ ⎪
a c ⎪ ( a + c ) − a4
( ) ⎪−3 ( a + c ) − a4
(
⎪ ( a + c )4 − a4 ⎪ ⎪ +3 ( a + c )4 − a4 ⎪− ⎪ ⎩ )⎪⎭
L ⎪+ ( ) ⎪ ⎩ ( ) ⎪⎭ ⎩ 2L3 ⎭
⎪⎩ 2L3 ⎪⎭

6.2 Élément de poutre plane à 2 nœuds

71

A

09/02/10 14:55
6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.3 Élément de poutre tridimensionnel à 2 nœuds


6.2.4 Calcul des efforts internes en repère local

Une fois les déplacements en repère global connus, il suffit de calculer pour chacun
des éléments, les déplacements associés en repère local puis de les injecter dans la
relation de rigidité élémentaire pour obtenir les efforts aux nœuds correspondants.
On a donc :

⎧ Ni ⎫
⎪T ⎪
⎪ i ⎪
⎪⎪ Mi ⎪⎪
⎨ N ⎬ = [ ke ] ⋅ {qe } − { f e }
⎪ j⎪
⎪ Tj ⎪
⎪ ⎪
⎪⎩ M j ⎪⎭
⎡ ES ES ⎤
⎢ L 0 0 - 0 0 ⎥
L
⎢ ⎥ (6.25)
12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥
⎧ i⎫ ⎢ 0
N 0 − ui ⎫



⎪T ⎪ ⎢ L3 L2 L3 L2 ⎥ ⎪ ⎪
⎪ i ⎪ ⎢ 6 EI 4 EI 6 EI 2 EI ⎥ ⎪ vi ⎪
⎪⎪ Mi ⎪⎪ ⎢ 0 L2 L
0 − 2
L

L ⎥ ⎪⎪ βi ⎪⎪ − f
⎨N ⎬ = ⎢ ⎨ ⎬ { e}
⎪ j ⎪ ⎢ − ES ES ⎥ ⎪u j ⎪
0 0 0 0 ⎥
⎪ Tj ⎪ ⎢ L L
⎥ vj
⎪ ⎪
⎪ ⎪ ⎢ 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥ ⎪ β ⎪
⎪⎩ M j ⎪⎭ ⎢ 0 − − 0 − 2 ⎪⎩ j ⎪⎭
⎢ L3 L2 L3 L ⎥
⎢ 6 EI 2 EI 6 EI 4 EI ⎥
⎢ 0 0 − 2 ⎥
⎣ L2 L L L ⎦

avec :
{qe } = [ Re ] ⋅ {Qe } .
{ f e } : vecteur des charges nodales équivalentes au chargement appliqué sur la

poutre.

6.3 Élément de poutre tridimensionnel à 2 nœuds



La formulation de cet élément revient à superposer les effets de traction-compres-
sion à ceux de flexion autour des axes z et y. La matrice de rigidité liée au plan
xz qui reste semblable à celle établie au § 6.2.1, comporte, du fait de la prise en
compte du sens direct de z vers x, une inversion de signe des termes associés à β y .

72
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9782100544639.indb 72 09/02/10 14:55


6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.3 Élément de poutre tridimensionnel à 2 nœuds


6.3.1 Prise en compte de la torsion


Il reste maintenant à prendre en compte la torsion de l’élément pour couvrir


l’ensemble des six degrés de liberté. Partant d’une hypothèse de torsion libre, la
fonction β x ( x ) devra être évaluée à partir des deux rotations d’extrémités βix
et β jx .

u A
x


j βx

βy y L

i z

w
βz
Figure 6.5 – Élément de poutre 3D.

L’approche sera alors identique à celle utilisée pour l’élément barre, d’où :
β x ( x ) = a0 + a1 x (6.26)

avec en x = 0 , β x ( 0 ) = βix et x = L , β x ( L ) = β jx .
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

ce qui donne :
x x
β x ( x ) = (1 − ) ⋅ βix + ⋅ β jx (6.27)
L L

Les sections droites restant planes (torsion sans gauchissement), on peut établir
pour la déformation de torsion que :

d βx ⎡ 1 1 ⎤ ⎧ βix ⎫
γ =r⋅ = r ⋅ ⎢− ⋅⎨ ⎬ (6.28)
dx ⎣ L L ⎥⎦ ⎩ β jx ⎭

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.3 Élément de poutre tridimensionnel à 2 nœuds


d’où l’expression de l’énergie de déformation :
1 T
WT = ∫ {γ } ⋅ {τ } ⋅ dVe
2V
e

⎧ 1⎫
1 ⎪⎪− L ⎪⎪ ⎧ 1 1 ⎫ ⎧ βix ⎫
WT =
2 V∫
{
r ⋅ βix }
β jx ⋅ ⎨ ⎬ ⋅ G ⋅ r ⋅ ⎨−
1 ⎩ L
⎬ ⋅ ⎨ ⎬ ⋅ dVe
L ⎭ ⎩ β jx ⎭
(6.29)


e ⎪ ⎪
⎪⎩ L ⎪⎭
1 ⎧ βix ⎫
WT = {βix β jx }
⋅ [ kT ] ⋅ ⎨ ⎬
2 ⎩ β jx ⎭

dβx

dx

0 (centre de torsion)

Figure 6.6 – Relation entre angle et déformation de torsion.

La matrice de rigidité associée à la torsion est alors égale à :

⎧ 1⎫ ⎡ 1 1⎤
⎪⎪− L ⎪⎪ 1 1⎫
L
⎢ L2 −
L2 ⎥ ⋅ dx
[kT ] = ∫0 ∫ r ⋅ dSe ⎨ 1 ⎬ ⋅ G ⋅ ⎧⎨−
L
2
⎬dx = GJ ∫ ⎢ ⎥
⎩ L L⎭ 1 1 ⎥
s 
  ⎪⎪ ⎪⎪ 0 ⎢−
⎩ L ⎭ ⎢⎣ L2 L2 ⎥⎦ (6.30)
J

GJ ⎡ 1 −1⎤
[kT ] = ⎢ −1 1 ⎥
L ⎣ ⎦
avec  J : Moment d’inertie de torsion.

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.3 Élément de poutre tridimensionnel à 2 nœuds


Bien évidemment, cette matrice de rigidité est très similaire à celle de l’élément
barre (5.1).

6.3.2 Prise en compte de la déformation d’effort tranchant


Considérant une poutre console à deux nœuds, la relation de rigidité dans le plan
xy s’écrit :

⎡ ES ES ⎤
⎢ L 0 0 -
L
0 0 ⎥ A
⎢ ⎥
⎢ 0 12 EI z 6 EI z 12 EI z 6 EI z ⎥
⎧ui ⎫ ⎧ N i ⎫


0 −
⎢ L3 L2 L3 L2 ⎥ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ 6 EI z 4 EI z 6 EI 2 EI z ⎥ ⎪vi ⎪ ⎪Ti ⎪
⎢ 0 0 − 2z ⎥
⎢ L2 L L L ⎥ ⋅ ⎪⎪ βi ⎪⎪ = ⎪⎪ Mi ⎪⎪ (6.31)
⎨ ⎬ ⎨N ⎬
⎢ ES ES ⎥ u

⎢− L 0 0 0 0 ⎥ ⎪ j⎪ ⎪ j⎪
L ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ ⎥ ⎪v j ⎪ ⎪T j ⎪
12 EI z 6 EI z 12 EI z 6 EI
⎢ 0 − − 0 − 2 z ⎥ ⎪⎩ β j ⎪⎭ ⎪⎩ M j ⎪⎭
⎢ L3 L2 L3 L ⎥
⎢ 6 EI z 2 EI z 6 EI 4 EI z ⎥
⎢ 0 0 − 2z ⎥
⎣ L2 L L L ⎦

γ xy x
1 2
L

Figure 6.7 – Déformation d’effort tranchant.

Après introduction des conditions d’appui, celle-ci devient :


⎡ L3 L2 ⎤
EI z ⎡ 12 −6 L ⎤ ⎧ v j ⎫ ⎧ T j ⎫ ⎧ v j ⎫ ⎢⎢ 3 EI z 2 EI z ⎥ ⎧ T j ⎫
⎥⋅⎨ ⎬
⎢ ⎥⋅⎨ ⎬ = ⎨ ⎬ ⇒ ⎨ ⎬ = (6.32)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

L3 ⎣ −6 L 4 L2 ⎦ ⎩ β j ⎭ ⎩ M j ⎭ ⎩ β j ⎭ ⎢ L2 L ⎥ ⎩M j ⎭

⎢ 2 EI EI z ⎥⎦
⎣ z

On sait par ailleurs d’après (3.20) que :


τ xy = G ⋅ γ xy (6.33)
En posant :
T y = τ xy ⋅ S1, y (6.34)

avec S1, y : section d’effort tranchant dans la direction y.

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.3 Élément de poutre tridimensionnel à 2 nœuds


Et en combinant (6.33) et (6.34), on obtient finalement que :
Ty
γ xy = (6.35)
GS1, y


Le déplacement additionnel Δviαdû
Β à l’effort tranchant peut alors être calculé à
partir de :
Ty L
Δvi = γ xy ⋅ L = (6.36)
GS1, y


Finalement et après cumul des effets dus à la flexion et au cisaillement, on obtient :

⎡ L3 L L2 ⎤
⎢ +
⎧ v j ⎫ ⎢ 3 EI z GS1, y 2 EI z ⎥ ⎧ T j ⎫
⎨β ⎬ = ⎥⋅⎨ ⎬
⎩ j⎭ ⎢ L2 L ⎥ ⎩M j ⎭
⎢ ⎥
⎣ 2 EI z EI z ⎦
⎡ 12 EI z −6 EI z ⎤
⎢ 3 L 1+ ϕy ⎥ ⎧v ⎫
(
⎧ Tj ⎫ ⎢ L 1+ ϕy ) 2
( ⎥) j
⇒⎨ ⎬=⎢ ⋅⎨ ⎬ (6.37)
⎩ M j ⎭ ⎢ −6 EI z EI z 4 + ϕ y ⎥ ⎩ β j ⎭
( )



(
⎢ L2 1 + ϕ y
⎣ ) (
L 1 + ϕ y ⎥⎦ )
12 EI z
avec ϕ y = .
GS1, y L2

6.3.3 atrice de rigidité


M
Après assemblage des relations (6.21), (6.30) et (6.37), la matrice de rigidité de
l’élément poutre tridimensionnel correspondant au modèle de Timoshenko a pour
expression :

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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.


⎡ ES ES ⎤
⎢ L 0 0 0 0 0 − 0 0 0 0 0 ⎥
L
⎢ ⎥

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12 EI z 6 EI z 12 EI z 6 EI z ⎥
⎢ 0 0 0 0 0 − 0 0 0
⎢ L3 1 + ϕ y
( ) L2 1 + ϕ y
( ) L3 1 + ϕ y
( ) L2 1 + ϕ y ⎥
( )
⎢ ⎥
⎢ 12 EI y 6 EI y 12 EI y 6 EI y ⎥
⎢ 0 0 0 − 0 0 0 − 0 − 0 ⎥
⎢ L3 (1 + ϕ z ) L2 (1 + ϕ z ) L3 (1 + ϕ z ) L2 (1 + ϕ z ) ⎥
⎢ GJ GJ ⎥
⎢ 0 0 0 0 0 0 0 0 − 0 0 ⎥
⎢ L L ⎥
⎢ 6 EI y ( 4 + ϕ z ) EI y 6 EI y ( 2 − ϕ z ) EI y ⎥
⎢ 0 0 − 0 0 0 0 0 0 ⎥
L2 (1 + ϕ z ) L (1 + ϕ z ) L2 (1 + ϕ z ) L (1 + ϕ z )
⎢ ⎥
⎢ 6 EI z ( 4 + ϕ y ) EI z 6 EI z (2 − ϕ y EI z ⎥ )
⎢ 0 0 0 0 0 − 0 0 0 ⎥
6 • Éléments de poutre à deux nœuds

⎢ L2 (1 + ϕ y ) L (1 + ϕ y ) L2 (1 + ϕ y ) L 1+ϕy ⎥
( )
⎢ ⎥
⎢ − ES ES ⎥
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
⎢ L L ⎥
⎢ 12 EI z 6 EI z 12 EI z 6 EI z ⎥
⎢ 0 − 0 0 0 − 0 0 0 0 − ⎥
⎢ L3 (1 + ϕ y ) L2 (1+ϕy ) L3 (1+ϕy ) L2 1 + ϕ y ⎥
( )
⎢ ⎥
12 EI y 6 EI y 12 EI y 6 EI y ⎥
⎢ 0
⎢ 0 − 0 0 0 0 0 0 ⎥
L3 (1 + ϕ z ) L2 (1 + ϕ z ) L3 (1 + ϕ z ) L2 (1 + ϕ z )
⎢ ⎥
GJ GJ ⎥

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⎢ 0
⎢ 0 0 − 0 0 0 0 0 0 0 ⎥
L L
⎢ ⎥
6 EI y ( 2 − ϕ z ) EI y 6 EI y ( 4 + ϕ z ) EI y ⎥
⎢ 0 0 − 0 0 0 0 0 0
⎢ L2 (1 + ϕ z ) L (1 + ϕ z ) L2 (1 + ϕ z ) L (1 + ϕ z ) ⎥
⎢ ⎥
⎢ 6 EI z ( 2 − ϕ y ) EI z 6 EI z (4 + ϕ y EI z ⎥ )
⎢ 0 0 0 0 0 − 0 0 0 ⎥
⎢⎣ L2 (1 + ϕ y ) L (1 + ϕ y ) L2 (1 + ϕ y ) (
L 1 + ϕ y ⎥⎦ )


6.3 Élément de poutre tridimensionnel à 2 nœuds

(6.38)

77

A

09/02/10 14:55
6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.4 Exemple 3 : poutre continue


12 EI z 12 EI y
On notera l’apparition de deux termes supplémentaires ϕ y =   et ϕ z =
GS1, y L2 GS1,z L2
12 EI y
ϕz = correspondant à la prise en compte par l’élément de la déformation
GS1,z L2
­ ’effort tranchant. Ces deux paramètres sont liés aux sections d’effort tranchant
d
S1, y et S1,z respectivement associées aux axes y et z.
À titre d’exemple, la section d’effort tranchant d’une section rectangulaire est égale
à 5/6 de sa section axiale, celle d’une section circulaire à 9/10.
Si ces sections sont nulles, la formulation de l’élément revient à celle de l’élément
de poutre classique dit élancé, ϕ y et ϕ z étant pris égaux à zéro dans ce cas. On sera
d’ailleurs dans la même configuration lorsque L est grand.

6.4 xemple 3 : poutre continue


E
Soit la poutre continue suivante formée de trois éléments et quatre nœuds : deux
éléments poutres élancées et un élément ressort de rigidité k y . Une charge P est
appliquée au point A, milieu de la 1re travée. On désire étudier le comportement
de cette structure pour différentes valeurs de k y .

P 4
Y
ky
1 X A 2
3
L/2

L L

Figure 6.8 – Exemple 3 : poutre continue comportant un appui élastique.

Tableau 6.2 – Exemple 3 : connectivité élémentaire.

Élément Nœud i Nœud j ection nertie


S
I
1 (poutre) 1 2 S I

2 (poutre) 2 3 S I

3 (ressort) 3 4 – –

Application numérique : E = 2.1 1011 N/m2, L = 10 m, S = 0.00285 m2, I = 0.00001943 m4 (IPE200), P = 1000 N.

La matrice de rigidité de chacun des éléments poutres prenant la forme (6.21),


on obtient aisément en choisissant des repères locaux élémentaires colinéaires au

78
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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.4 Exemple 3 : poutre continue


repère global XY [ k1 ] = [ K 1 ] = [ k2 ] = [ K 2 ] = [ ke ] . De plus et dans une hypothèse


de petits déplacements, les mouvements horizontaux sont forcément nuls en raison
de l’absence de charge dans cette direction. Le système à résoudre se réduit donc
aux seuls termes de flexion (termes en EI ).
Par ailleurs, les actions d’encastrement d’une poutre bi-encastrée subissant une
charge ponctuelle centrée ont d’après le tableau 6.1 du chapitre 6.2.3 les valeurs sui-
vantes (figure 6.9).

PL L/2 P PL A
8 8


i j
L

P P
2 2

Figure 6.9 – charges nodales équivalentes à P.

6.4.1 ky = 0

Dans ce cas, il s’agit d’une poutre sur deux appuis simples ( v1 = v2 = 0 ) subissant
une charge centrée P. Le porte à faux n’étant pas chargé, il est possible de considé-
rer uniquement l’élément 1 en posant que V3 = L ⋅ β 2 .
Le système à résoudre se réduit donc à :
⎡ 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎤ ⎧ P ⎫
⎢ L3 L 2
− 3
L L2 ⎥ ⎪−2 ⎪
⎢ ⎥ ⎧ v1 ⎫ ⎪ ⎪
⎢ 6 EI 4 EI 6 EI 2 EI ⎥ ⎪ PL ⎪ ⎧ RV1 ⎫
− 2 ⎪ ⎪ − ⎪ ⎪
⎢ L2 L L L ⎥ ⋅ ⎪ β1 ⎪ = ⎪ 8 ⎪ + ⎪ 0 ⎪
⎢ 12 EI ⎨ ⎬ ⎨ ⎬ ⎨ ⎬
6 EI 12 EI 6 EI ⎥ ⎪ v2 ⎪ ⎪ P ⎪ ⎪RV2 ⎪
⎢− 3 − 2 − ⎥ − (6.39)
⎢ L L L3 L2 ⎥ ⎪⎩ β 2 ⎪⎭ ⎪ 2 ⎪ ⎪⎩ 0 ⎪⎭

⎢ 6 EI 2 EI 6 EI 4 EI ⎥ ⎪ PL ⎪
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎢⎣ L2 − 2 ⎥ ⎪ ⎪
L L L ⎦ ⎩ 8 ⎭
PL2
⇒ β1 = − = − β 2 = −0.00153rad
16 EI
Soit pour les réactions d’appui :

⎧ P 6 EI P
⎪⎪ RV1 = 2 + L2 ( β1 + β 2 ) = 2
⎨ (6.40)
⎪RV = P − 6 EI ( β1 + β 2 ) = P

⎪⎩ 2 2 L2 2

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.4 Exemple 3 : poutre continue


⎧ N1 ⎫
⎪T ⎪
⎪ 1 ⎪
⎪⎪ M1 ⎪⎪
et les efforts dans l’élément 1  ⎨ ⎬ = [ k1 ] ⋅ {q1} − { f1} qui est équivalent à :
⎪N2 ⎪
⎪ T2 ⎪
⎪ ⎪
⎪⎩ M 2 ⎪⎭

⎧ N1 ⎫
⎪T ⎪
⎪ 1 ⎪
⎪⎪ M1 ⎪⎪
⎨ ⎬=
⎪N2 ⎪
⎪ T2 ⎪
⎪ ⎪
⎪⎩ M 2 ⎪⎭
⎡ ES ES ⎤
0 0 − 0 0
⎢ L L ⎥ ⎧ 0 ⎫
⎢ ⎥ ⎪ P ⎪
⎢ 0 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥
0 − ⎧ 1⎫ ⎪− ⎪
u
⎢ L3 L2 L3 L2 ⎥ ⎪ ⎪ ⎪ 2 ⎪
⎢ 6 EI 4 EI 6 EI 2 EI ⎥ ⎪ v1 ⎪ ⎪ PL ⎪
⎢ 0 0 − 2 ⎥ ⎪− ⎪
⎢ L2 L L L ⎥ ⋅ ⎪⎪ β1 ⎪⎪ − ⎪ 8 ⎪ (6.41)
⎨ ⎬ ⎨ ⎬
⎢ ES ES ⎥ ⎪ u2 ⎪ ⎪ 0 ⎪

⎢− L 0 0 0 0 ⎥
L ⎪ ⎪ ⎪ P ⎪
⎢ ⎥ v2
⎢ 0 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥ ⎪ β ⎪ ⎪ − 2 ⎪
− 3 − 0 − 2 ⎪⎩ 2 ⎪⎭ ⎪ ⎪
⎢ L L2 L3 L ⎥ ⎪ PL ⎪
⎢ 6 EI 2 EI 6 EI 4 EI ⎥ ⎪⎩ 8 ⎪⎭
⎢ 0 0 − 2 ⎥
⎣ L2 L L L ⎦
Ce qui permet de montrer que les moments sur appuis sont bien nuls.
⎧ PL 4 EI 2 EI PL 2 EI PL PL
⎪⎪ M1 = 8 + L β1 + L β 2 = 8 + L β1 = 8 − 8 = 0
⎨ (6.42)
⎪ M 2 = − PL + 2 EI β1 + 4 EI β 2 = − PL + 2 EI β 2 = − PL + PL = 0


⎪⎩ 8 L L 8 L 8 8
Le moment fléchissant au milieu de la première travée peut être déterminé à partir
de l’équation générale des poutres (6.7) et de la double dérivation de (6.14) ce qui
donne :
⎛L⎞ d 2v PL
M ⎜ ⎟ = − EI 2 = − (6.43)
⎝2⎠ dx 8


80
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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.4 Exemple 3 : poutre continue


Auquel il faut ajouter le moment au centre de la poutre bi-encastrée décrite à la


figure (6.9), soit finalement au point A :

⎛ L ⎞ PL PL PL PL
MA = M ⎜ ⎟ − =− − =− = −2500 Nm (6.44)
⎝2⎠ 8 8 8 4


Figure 6.10 – Exemple 3 : diagramme (Effel) du moment fléchissant ky = 0.

L
Enfin, le déplacement au même endroit peut être calculé en x = à partir de la
2
relation (6.14), d’où :
⎧ v1 ⎫
⎪ ⎪
L ⎧1 L 1 L ⎫⎪ β1 ⎪ L PL3
v( x = ) = ⎨ − ⎬⎨ ⎬ = ( β1 − β 2 ) = − (6.45)
2 ⎩2 8 2 8 ⎭ ⎪ v2 ⎪ 8 64 EI

⎪⎩ β 2 ⎪⎭
auquel il faut ajouter le déplacement au même endroit de la poutre bi-encastrée
⎛ PL3 ⎞
correspondante ⎜ − ⎟ soit finalement au point A :
⎝ 192 EI ⎠
PL3 PL3 PL3
vA = − − =− = −5.106 mm (6.46)
64 EI 192 EI 48EI

PL3
De plus et comme v3 = L ⋅ β 2 , on a v3 = = 15.318 mm .
16 EI
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Figure 6.11 – Exemple 3 : déformée (Effel) ky = 0.

6.4.2 ky Æ •

La rigidité étant infinie à l’appui 3, la poutre est désormais sur trois appuis simples
(v1 = v2 = v3 = 0 ) . Il s’agit donc d’une poutre continue à deux travées. L’assem-
blage des éléments 1 et 2 au nœud 2 revient à additionner les rigidités des degrés
12 EI 12 EI
de liberté correspondants ce qui permet de trouver des termes en 3 + 3 et
L L

 81
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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.4 Exemple 3 : poutre continue


4 EI 4 EI 6 EI 6 EI
+ respectivement associés à v2 et β 2 alors que ceux en 2 − 2
L L L L
s’annulent. Une fois assemblé, le système a pour expression :

⎡ 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎤
⎢ L3 2
− 3 0 0 ⎥
L L L2
⎢ ⎥
⎢ 6 EI 4 EI 6 EI 2 EI
− 0 0 ⎥ ⎧ v1 ⎫
⎢ L2 L L2 L ⎥ ⎪ ⎪
⎢ 12 EI 6 EI 12 EI 12 EI 6 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥ ⎪ β1 ⎪
⎢− 3 − 2 + 3 − 2 − ⎥
⎢ L L L3 L L2 L L3 L2 ⎥ ⋅ ⎪⎪ v2 ⎪⎪
⎨ ⎬
⎢ 6 EI 2 EI 6 EI 6 EI 4 EI 4 EI 6 EI 2 EI ⎥ ⎪ β 2 ⎪
⎢ L2 − 2 + − 2
L L2 L L L L L ⎥ ⎪ v3 ⎪
⎢ ⎥
⎢ 0 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥ ⎪ β ⎪
0 − 3 − 2 − 2 ⎪⎩ 3 ⎪⎭
⎢ L L L3 L ⎥
⎢ 6 EI 2 EI 6 EI 4 EI ⎥
⎢ 0 0 − 2 ⎥ (6.47)
⎣ L2 L L L ⎦


⎧ P ⎫
⎪−2 ⎪ Assemblage au nœud 2
⎪ ⎪ ⎧ RV ⎫
⎪− PL ⎪ ⎪ 1 ⎪
⎪ 8 ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎪⎪ P ⎪⎪ ⎪⎪RV ⎪⎪
= ⎨ − ⎬+⎨ 2 ⎬
2
⎪ ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎪ PL ⎪ ⎪ RV ⎪
⎪ 8 ⎪ ⎪ 3⎪
⎪ 0 ⎪ ⎪⎩ 0 ⎪⎭
⎪ ⎪
⎪⎩ 0 ⎪⎭

qui après introduction des conditions d’appui, devient :

⎡ 4 EI 2 EI ⎤ ⎧ PL ⎫ ⎧ β = − 3 PL2 = −0.00115 rad d


⎢ L 0 ⎥ ⎪− 8 ⎪ ⎪ 1
L ⎧ β ⎫ 64 EI
⎢ ⎥ 1 ⎪ ⎪ ⎪
⎢ 2 EI 8EI 2 EI ⎥ ⎪ ⎪ ⎪ PL ⎪ ⎪ PL2
⋅ ⎨β2 ⎬ = ⎨ ⎬ ⇒ ⎨β2 = = 0.00077 rad (6.48)
⎢ L L L ⎥ ⎪ ⎪ ⎪ 8 ⎪ ⎪ 32 EI

⎢ 2 EI 4 EI ⎥ ⎩ β3 ⎭ ⎪ 0 ⎪ ⎪ PL2
⎢ 0 ⎥ ⎪⎩ ⎪⎭ ⎪ 3β = − = −0.00038 rad
⎣ L L ⎦ ⎩ 64 EI

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.4 Exemple 3 : poutre continue


d’où les réactions aux nœuds d’appui :

6 EI P 13 P
RV1 = 2
( β1 + β2 ) + = = 406.25 N
L 2 32
6 EI P 11P
RV2 = 2 ( − β1 + β3 ) + = = 687.50 N (6.49)
L 2 16

6 EI −3 P
RV3 = − 2 ( β 2 + β3 ) = = −93.75 N
L 32
A
⎧ N1 ⎫


⎪T ⎪
⎪ 1 ⎪
⎪⎪ M1 ⎪⎪
Les efforts dans l’élément 1 sont obtenus en posant  ⎨ ⎬ = [ k1 ] ⋅ {q1} − { f1} soit,
⎪N2 ⎪
⎪ T2 ⎪
⎪ ⎪
⎪⎩ M 2 ⎪⎭

⎡ ES ES ⎤
0 0 - 0 0
⎢ L L ⎥ ⎧ 0 ⎫
⎢ ⎥ ⎪ P ⎪
12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥
⎧ 1⎫ ⎢ 0
N
3
0 − ⎧ u1 ⎫ ⎪ − ⎪
⎪T ⎪ ⎢ L L2 L3 L2 ⎥ ⎪ ⎪ ⎪ 2 ⎪
⎪ ⎪ 1 ⎢ 6 EI 4 EI 6 EI 2 EI ⎥ ⎪ v1 ⎪ ⎪ PL ⎪
⎪⎪ M1 ⎪⎪ ⎢ 0 L 2 L
0 − 2
L
⎥ ⎪− ⎪
L ⎥ ⋅ ⎪⎪ β1 ⎪⎪ − ⎪ 8 ⎪
⎨ ⎬=⎢ ⎨ ⎬ ⎨ ⎬
N
⎪ 2⎪ − ⎢ ES ES ⎥ u 0 ⎪
0 0 0 0 ⎥ ⎪ 2⎪ ⎪
⎪ T2 ⎪ ⎢ L L ⎪ ⎪ ⎪ P ⎪
⎪ ⎪ ⎢ ⎥ v2
12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥ ⎪ β ⎪ ⎪ − 2 ⎪
⎪⎩ M 2 ⎪⎭ ⎢ 0 − 3 − 2 0 − 2 ⎪⎩ 2 ⎪⎭ ⎪ ⎪
⎢ L L L3 L ⎥ ⎪ PL ⎪
⎢ 6 EI 2 EI 6 EI 4 EI ⎥ ⎪⎩ 8 ⎪⎭
⎢ 0 0 − 2 ⎥
⎣ L2 L L L ⎦ (6.50)
⎧ 0 ⎫
⎪ ⎪
⎧ N1 ⎫ ⎪ 13 P ⎪ ⎧ 0 ⎫
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎪ T ⎪ ⎪ 32 ⎪ ⎪ 406.25 ⎪
⎪ 1 ⎪ ⎪ 0 ⎪ ⎪ ⎪
⎪⎪ M1 ⎪⎪ ⎪ ⎪ ⎪⎪ 0 ⎪⎪
⇒⎨ ⎬=⎨ 0 ⎬=⎨ ⎬
⎪N2 ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎪ T2 ⎪ ⎪ 19 P ⎪ ⎪ 593.75 ⎪
⎪ ⎪ ⎪ 32 ⎪ ⎪ ⎪
⎩⎪ M 2 ⎪⎭ ⎪ 3 PL ⎪ ⎪⎩−937.50 ⎪⎭
⎪− ⎪
⎩ 32 ⎭

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.4 Exemple 3 : poutre continue


⎧N2 ⎫
⎪T ⎪
⎪ 2⎪
⎪⎪ M 2 ⎪⎪
et ceux de l’élément 2 à partir de  ⎨ ⎬ = [ k2 ] ⋅ {q2 } − { f 2 } soit,
⎪N3 ⎪
⎪ T3 ⎪
⎪ ⎪
⎪⎩ M 3 ⎪⎭

⎡ ES ES ⎤
⎢ L 0 0 - 0 0 ⎥
L
⎢ ⎥
12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥
⎧N2 ⎫ ⎢ 0 3
0 − ⎧ u2 ⎫
⎪T ⎪ ⎢ L L2 L3 L2 ⎥ ⎪ ⎪
⎪ 2 ⎪ ⎢ 6 EI 4 EI 6 EI 2 EI ⎥ ⎪ v2 ⎪
⎪⎪ M 2 ⎪⎪ ⎢ 0 L 2 L
0 − 2
L

L ⎥ ⋅ ⎪⎪ β 2 ⎪⎪
⎨ ⎬=⎢ ⎨ ⎬
N
⎪ 3 ⎪ ⎢− ES ES ⎥ u
0 0 0 0 ⎥ ⎪ 3⎪
⎪ T3 ⎪ ⎢ L L ⎪ ⎪
⎪ ⎪ ⎢ ⎥ ⎪ v3 ⎪
12 EI 6 EI 12 EI 6 EI
⎪⎩ M 3 ⎪⎭ ⎢ 0 − 3 − 2 0 − 2 ⎥ ⎪⎩ β3 ⎪⎭
⎢ L L L3 L ⎥
⎢ 6 EI 2 EI 6 EI 4 EI ⎥
⎢ 0 0 − 2 ⎥
⎣ L2 L L L ⎦ (6.51)


⎧ 0 ⎫
⎪ 3P ⎪
⎪ ⎪ ⎧ 0 ⎫
⎪ 32 ⎪ ⎪ 93.75 ⎪
⎪ 3 PL ⎪ ⎪ ⎪
⎪ ⎪ ⎪⎪937.50 ⎪⎪
= ⎨ 32 ⎬ = ⎨ ⎬
⎪ 0 ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎪ ⎪ ⎪−93.75⎪
⎪− 3P ⎪ ⎪ ⎪
⎪ 32 ⎪ ⎪⎩ 0 ⎪⎭
⎪ 0 ⎪
⎩ ⎭
On notera que le moment M 2 de l’élément 1 est l’opposé de celui trouvé dans
l’élément 2. Notre convention étant de type « forces à gauche » avec un sens posi-
tif pour le moment correspondant à celui du trièdre direct, il est normal que le
moment du nœud de départ soit égal au moment fléchissant (signe opposé pour
celui du nœud d’arrivée).
De plus et en appliquant la même procédure qu’en (6.43) et (6.44), il est égale-
ment possible de calculer le moment fléchissant au milieu de la 1re travée ce qui
permet de trouver au point A : M A = −2031 N.m.

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.4 Exemple 3 : poutre continue


Figure 6.12 – Exemple 3 : diagramme (Effel) du moment fléchissant ky Æ •.

Dans la pratique, les logiciels éléments finis transforment automatiquement les


A
signes des efforts normaux, efforts tranchants ou moments fléchissants de telle


manière à afficher les éléments de réduction dans les conventions les plus fré-
quentes, généralement une traction positive et des moments associés au sens direct.
De plus et en appliquant les relations (6.7) et (6.14) à un nombre limité de points
intermédiaires (cf. note1 § 6.2.1), il est possible de reconstituer la déformée et
les diagrammes du moment fléchissant ou de l’effort tranchant sur l’élément lui-
même. Ceci permet ainsi dans notre exemple d’obtenir une déformée en ne dispo-
sant que des rotations nodales.

Figure 6.13 – Exemple 3 : diagramme (Effel) de l’effort tranchant ky Æ •.

Pour assurer la discontinuité de l’effort tranchant au niveau de la charge P, Advance


Structure™ a ajouté automatiquement un nœud à cet endroit. Ceci s’avère néces-
saire car une seule valeur d’effort tranchant peut être calculée à une position donnée
sur l’élément. La même problématique se présentera également pour les couples
ponctuels.
Par ailleurs et en s’inspirant de la même méthodologie qu’en (6.45) et (6.46), on
déduit pour les déplacements en travée :
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Pour la travée 1
⎧ v1 ⎫
⎪ ⎪
L ⎧1 L 1 L ⎫⎪ β1 ⎪ PL3 23 PL3
v( x = )=⎨ − ⎬⎨ ⎬ − =− = −3.67 mm (6.52)
2 ⎩2 8 2 8 ⎭⎪ v2 ⎪ 192 EI 1536 EI

⎪⎩ β 2 ⎪⎭

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.4 Exemple 3 : poutre continue


Pour la travée 2
⎧ v2 ⎫
⎪ ⎪
L ⎧1 L 1 L ⎫⎪ β 2 ⎪ 3 PL3
v( x = )=⎨ − ⎬⎨ ⎬ = = 1.436 mm (6.53)
2 ⎩2 8 2 8 ⎭⎪ v3 ⎪ 512 EI


⎪⎩ β3 ⎪⎭

Figure 6.14 – Exemple 3 : déformée (Effel) ky Æ •.

6.4.3 ky = 10 000 N/m



Dans ce cas, il suffit d’ajouter au système (6.47) la raideur du ressort k y dans la
direction v3 :

⎡ 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎤
⎢ L3 − 0 0 ⎥
L2 L3 L2
⎢ ⎥
⎢ 6 EI 4 EI 6 EI
− 2
2 EI
0 0 ⎥ ⎧ v1 ⎫
⎢ L 2 L L L ⎥ ⎪ ⎪
⎢ 12 EI 6 EI 24 EI 12 EI 6 EI ⎥ ⎪ β1 ⎪
⎢− 3 − 2 0 − ⎥
⎢ L L L3 L3 L2 ⎥ ⋅ ⎪⎪ v2 ⎪⎪
⎨ ⎬
⎢ 6 EI 2 EI 8EI 6 EI 2 EI ⎥ ⎪ β 2 ⎪
0 − 2
⎢ L2 L L L L ⎥ ⎪ v3 ⎪
⎢ ⎥
⎢ 0 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥ ⎪ β ⎪
0 − − 2 + ky − 2 ⎪⎩ 3 ⎪⎭
⎢ L3 L L3 L ⎥
⎢ 6 EI 2 EI 6 EI 4 EI ⎥
⎢ 0 0 − 2 ⎥
⎣ L2 L L L ⎦ (6.54)


⎧ P ⎫
⎪−2 ⎪
⎪ ⎪ ⎧ RV ⎫
⎪− PL ⎪ ⎪ 1 ⎪
⎪ 8 ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎪⎪ P ⎪⎪ ⎪⎪RV ⎪⎪
= ⎨ − ⎬+⎨ 2 ⎬
2
⎪ ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎪ PL ⎪ ⎪ RV ⎪
⎪ 8 ⎪ ⎪ 3⎪
⎪ 0 ⎪ ⎪⎩ 0 ⎪⎭
⎪ ⎪
⎪⎩ 0 ⎪⎭

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.4 Exemple 3 : poutre continue


Il en résulte pour la détermination des déplacements :

⎡ 4 EI 2 EI ⎤
0 0
⎢ L L ⎥ ⎧ PL ⎫
⎢ ⎥ ⎧ β1 ⎫ ⎪− 8 ⎪
⎢ 2 EI 8EI 6 EI

2 EI ⎥
⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ L L L2 L ⎥ ⋅ ⎪ β 2 ⎪ = ⎪ PL ⎪
⎢ ⎨ ⎬ ⎨ 8 ⎬
6 EI 12 EI 6 EI ⎥ v
⎢ 0 − 2 + ky − 2 ⎥ ⎪ 3⎪ ⎪ 0 ⎪
L L3 L ⎥ ⎪⎩ β3 ⎪⎭ ⎪ ⎪

⎢ 2 EI 6 EI 4 EI ⎥ ⎪ 0 ⎪
⎩ ⎭
A
⎢⎣ 0 L
− 2
L L ⎥⎦




⎪ β1 = −
(
3PL2 2 EI + k y L3 )
= −0.00129 rad
(6.55)
⎪ (
32 EI 3 EI + 2k y L3 )

⎪ (
PL2 3 EI + k y L3 )
⎪β2 = = 0.00106 rad

⇒⎨
(
16 EI 3EI + 2k y L3 )
⎪v = 3 PL3
⎪ 3 16 3 EI + 2k L3 = 0.005816 m
⎪ ( y )

⎪ β3 = − (
PL2 −6 EI + k y L3 )
= 0.00034 rad

⎩ 32 EI 3 EI (+ 2 k y L3
)
Le déplacement au milieu de la 1re travée peut être déterminé à partir de (6.45) et
(6.46), soit :
⎧ v1 ⎫
⎪ ⎪
L ⎧1 L 1 L ⎫⎪ β1 ⎪ PL3
v( x = )=⎨ − ⎬⎨ ⎬ − = −4.215mm (6.56)
2 ⎩2 8 2 8 ⎭⎪ v2 ⎪ 192 EI

⎪⎩ β 2 ⎪⎭
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Figure 6.15 – Exemple 3 : déformée (Effel) ky = 10000 N/m.

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.4 Exemple 3 : poutre continue


d’où les réactions aux nœuds d’appui :

RV1 =
6 EI
( β + β ) + =
(
P P 24 EI + 13k y L
3
= 441.84 N
)
1 2
L2 2( )
16 3 EI + 2k y L3

P P (12 EI + 11k y L )
3
6 EI
RV2 = 2 ( − β1 + β3 ) + = = 616.31 N (6.57)
L 2 8 ( 3EI + 2k y L3 )



3 PL3 k y
RV3 = −k y ⋅ v3 = = −58.16 N
(
16 3 EI + 2k y L3 )
Reprenant les relations (6.50) et (6.51) pour les efforts, on obtient :
Pour l’élément 1
⎧ 0 ⎫
⎪ ⎪
(
⎪ P 24 EI + 13k y L
3
) ⎪
⎧ N1 ⎫ ⎪ 16 3EI + 2k L3
( ) ⎪ ⎧ 0 ⎫
y
⎪T ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎪ 1 ⎪ ⎪ 0 ⎪ ⎪ 441.84 ⎪
⎪⎪ M1 ⎪⎪ ⎪⎪ ⎪⎪ ⎪⎪ 0 ⎪⎪
⎨ ⎬=⎨ 0 ⎬=⎨ ⎬ (6.58)
N ⎪ ⎪ 0 ⎪


2
⎪ ⎪ ⎪ P 24 EI + 19k L3
⎪ T2 ⎪ ⎪ ( y ) ⎪ ⎪ 558.16 ⎪
⎪⎩ M 2 ⎪⎭ ⎪ (
⎪ ⎪ ⎪ 16 3 EI + 2k y L3 ) ⎪ ⎪ ⎪
⎪ ⎪⎩−581.56 ⎪⎭
⎪ 3 PL4 k y ⎪
⎪ − ⎪
(
⎪⎩ 16 3 EI + 2k y L
3
) ⎪⎭
Pour l’élément 2
⎧ 0 ⎫
⎪ ⎪
⎪ 3 PL3 k y ⎪
⎧ N 2 ⎫ ⎪ 16 3EI + 2k L3
( ) ⎪ ⎧ 0 ⎫
y
⎪T ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ 58.16 ⎪
⎪ ⎪ ⎪2 4
3PL k y ⎪ ⎪ ⎪
⎪⎪ M 2 ⎪⎪ ⎪ ⎪ ⎪⎪581.56 ⎪⎪
(
⎨ ⎬ = ⎨ 16 3 EI + 2k y L3 ) ⎬=⎨ ⎬ (6.59)
⎪N3 ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ 0 ⎪


⎪ T3 ⎪ ⎪ 0 ⎪ ⎪−58.16 ⎪
⎪ ⎪ ⎪ 3 PL3 k y ⎪ ⎪ ⎪
⎪⎩ M 3 ⎪⎭ ⎪− ⎪ ⎪⎩ 0 ⎪⎭
(
⎪ 16 3 EI + 2k y L3 ) ⎪
⎪ ⎪
⎩ 0 ⎭
L’application de (6.43) et (6.44) permet également d’obtenir au point A  :
M A = −2209.22 N.m.

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.5 Exemple 4 : portique


Figure 6.16 – Exemple 3 : diagramme (Effel) du moment fléchissant ky = 10000 N/m.


Figure 6.17 – Exemple 3 : diagramme (Effel) de l’effort tranchant ky = 10000 N/m.

6.5 E xemple 4 : portique


Soit la structure suivante formée de trois éléments poutres élancées et quatre nœuds.
Le chargement consiste en une charge répartie verticale q appliquée aux éléments 1
et 2. Sachant que les appuis aux nœuds 1, 3 et 4 sont tous encastrés, on cherche à
déterminer les déplacements et efforts dans cette structure.

L L

y y

x q x

1 E , S , I ( IPE 270) 2 E , S , I ( IPE 270) 3


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

E , S , I ( IPE 270) L
Y

X x
4
y

Figure 6.18 – Exemple 4 : portique.

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.5 Exemple 4 : portique


Tableau 6.3 – Exemple 4 : connectivité élémentaire.

Élément Nœud i Nœud j ongueur (m) ection (m2) nertie (m4)

L
S
I
1 (poutre) 1 2 L S I

2 (poutre) 2 3 L S I

3 (poutre) 4 2 L S I

Application numérique : L = 10 m, q = 10 kN/m, E = 2.1 1011 N/m2, S = 0.00459 m2, I = 0.0000579 m4.

6.5.1 atrices de rigidité en repère local


M
Les éléments 1, 2 et 3 étant tous identiques, leur matrice de rigidité s’écrit d’après
(6.21) :
⎡ ES ES ⎤
⎢ L 0 0 − 0 0 ⎥
L
⎢ ⎥
⎢ 0 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥
0 − 3
⎢ L3 L2 L L2 ⎥
⎢ 6 EI 4 EI 6 EI z 2 EI ⎥
⎢ 0 0 − ⎥
L2 L L2 L ⎥ (6.60)
[ 1] [ 2 ] [ 3 ]
k = k = k = ⎢
⎢ ES ES ⎥


⎢− L 0 0 0 0 ⎥
L
⎢ ⎥
⎢ 0 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥
− 3 − 2 0 −
⎢ L L L3 L2 ⎥
⎢ 6 EI 2 EI 6 EI 4 EI ⎥
⎢ 0 0 − ⎥
⎣ L2 L L2 L ⎦

6.5.2 atrices de changement de repères


M
Pour les éléments 1 et 2 (q = 0°)
[ R1 ] = [ R2 ] = [ I ] (6.61)


Pour l’élément 3 (q = 90°)
⎡ cosθ sin θ 0 0 0 0⎤ ⎡ 0 1 0 0 0 0⎤
⎢ − sin θ cosθ 0 0 0 0 ⎥ ⎢ −1 0 0 0 0 0⎥
⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎢ 0 0 1 0 0 0⎥ ⎢ 0 0 1 0 0 0⎥
[ R3 ] = ⎢ 0 0 0 cosθ sin θ
⎥=⎢
0⎥ ⎢ 0 0 0 0 1 0⎥
⎥ (6.62)


⎢ 0 0 0 − sin θ cosθ 0⎥ ⎢ 0 0 0 −1 0 0⎥
⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎢⎣ 0 0 0 0 0 1 ⎥⎦ ⎢⎣ 0 0 0 0 0 1 ⎥⎦

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.5 Exemple 4 : portique


6.5.3 Matrices de rigidité en repère global

Pour les éléments 1 et 2

⎡ ES ES ⎤
⎢ L 0 0 − 0 0 ⎥
L
⎢ ⎥
⎢ 0 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥
0 −
L3 L2 L3 L2 ⎥

⎢ 6 EI 4 EI 6 EI 2 EI ⎥
A
⎢ 0 0 − 2 ⎥
L2 L L L ⎥


[ 1 ] [ 1 ] ⎢ ES
K = k = (6.63)
⎢ ES ⎥
⎢− L 0 0 0 0 ⎥
L
⎢ ⎥
⎢ 0 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI
− − 0 − 2 ⎥
⎢ L3 L2 L3 L ⎥
⎢ 6 EI 2 EI 6 EI 4 EI ⎥
⎢ 0 0 − 2 ⎥
⎣ L2 L L L ⎦

Rigidité du nœud 2

⎡ ES ES ⎤
⎢ L 0 0 − 0 0 ⎥
L
⎢ ⎥
⎢ 0 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥
0 −
⎢ L3 L2 L3 L2 ⎥
⎢ 6 EI 4 EI 6 EI 2 EI ⎥
⎢ 0 0 − 2 ⎥
L2 L L L ⎥ (6.64)
[ K 2 ] = [k2 ] = ⎢ ES ES
⎢ ⎥
⎢− L 0 0 0 0 ⎥
L
⎢ ⎥
12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎢ 0 − − 0 − 2
⎢ L3 L2 L3 L ⎥
⎢ 6 EI 2 EI 6 EI 4 EI ⎥
⎢ 0 0 − 2 ⎥
⎣ L2 L L L ⎦

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.5 Exemple 4 : portique


Pour l’élément 3

⎡ 12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎤
⎢ L3 0 − − 0 −
L2 L3 L2 ⎥
⎢ ⎥
⎢ 0 ES ES
0 0 − 0 ⎥
⎢ L L ⎥
⎢ 6 EI 4 EI 6 EI 2 EI ⎥
⎢− 2 0 0 ⎥
L2
[ K 3 ] = [ R3 ]T [k3 ][ R3 ] = ⎢⎢ 12LEI L
6 EI 12 EI
L ⎥ (6.65)
6 EI ⎥
⎢ − L3 0 0
L2 L3 L2 ⎥
⎢ ⎥
⎢ 0 ES ES
− 0 0 0 ⎥
⎢ L L ⎥
⎢ 6 EI 2 EI 6 EI 4 EI ⎥
⎢− 2 0 0 ⎥
⎣ L L L2 L ⎦

Rigidité du nœud 2

6.5.4 Vecteurs charges



La charge répartie q appliquée à chacun des deux éléments est équivalente aux
charges nodales suivantes (cf. tableau 6.1) :

⎧ 0 ⎫
⎪ qL ⎪
⎪− ⎪
⎪ 2 ⎪
⎪ qL2 ⎪
⎪− ⎪
⎪ 12 ⎪
{ f1} = { f 2 } = ⎨ 0 ⎬ (6.66)


⎪ ⎪
⎪ qL ⎪
⎪− ⎪
⎪ 2 ⎪
⎪ qL2 ⎪
⎪⎩ 12 ⎪⎭

Les repères locaux des éléments 1 et 2 étant confondus avec le repère global, on a
bien sûr :

92
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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.5 Exemple 4 : portique


⎧ 0 ⎫ ⎧ 0 ⎫
⎪ qL ⎪ ⎪ qL ⎪
⎪− ⎪ ⎪− ⎪
⎪ 2 ⎪ ⎪ 2 ⎪
⎪ qL2 ⎪ ⎪ qL2 ⎪
⎪− ⎪ ⎪− ⎪
⎪ 12 ⎪ ⎪ 12 ⎪
{F1} = { f1} = ⎨ ⎬ {F2 } = { f 2 } = ⎨ ⎬ (6.67)
⎪ 0 ⎪ ⎪ 0 ⎪

⎪ qL ⎪ ⎪ qL ⎪
⎪− ⎪ ⎪− ⎪ A
⎪ 2 ⎪ ⎪ 2 ⎪
⎪ qL2 ⎪ ⎪ qL2 ⎪


Charges nodales
⎪⎩ 12 ⎪⎭ du nœud 2 ⎪⎩ 12 ⎪⎭

6.5.5 R ésolution du système [K ] ◊ {q } = {F }


         

De par les conditions d’appui, seul le nœud 2 est libre. Il suffit donc d’additionner
les parties de rigidité et de vecteurs charges encadrées aux chapitres 6.5.3 et 6.5.4 :

⎡ ES ES 12 EI 6 EI ⎤
⎢ L + L + L3 0 2 ⎥
L
⎢ ⎥ ⎧U 2 ⎫
⎢ 12 EI 12 EI ES 6 EI 6 EI ⎥ ⋅ ⎪⎨V2 ⎪⎬
0 + 3 + − 2
⎢ L3 L L L2 L ⎥ ⎪ ⎪
⎢ 6 EI 6 EI 6 EI 4 EI 4 EI 4 EI ⎥ ⎩ B2 ⎭
⎢ − 2 + + ⎥
⎣ L2 L2 L L L L ⎦
(6.68)
⎧ ⎫

⎪ 0 ⎪
⎪ ⎪
⎪ qL qL ⎪
= ⎨− − ⎬
⎪ 2 2 ⎪
qL 2 qL 2
⎪ ⎪
⎪⎩ 12 − 12 ⎪⎭

Soit après simplification :


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎡ 2 ES 12 EI 6 EI ⎤
⎢ L + L3 0
L2 ⎥ ⎧U 2 ⎫ ⎧ 0 ⎫
⎢ ⎥
⎢ 24 EI ES ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
0 + 0 ⎥ ⋅ ⎨V2 ⎬ = ⎨−qL ⎬ (6.69)
⎢ L3 L ⎥ ⎪ ⎪ ⎪


⎢ 6 EI 12 EI ⎥ ⎩ B2 ⎭ ⎩ 0 ⎭
⎢ 0 ⎥
⎣ L2 L ⎦
La structure respectant les conditions de symétrie (symétrie de la géométrie, des
conditions d’appui et des charges), on peut déduire directement que U 2 = B2 = 0
d’où :

 93
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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.5 Exemple 4 : portique


−qL
V2 = = −1.034 mm (6.70)
24 EI ES


+
L3 L
La structure étant symétrique par rapport à un axe passant par X = L , il aurait été
possible de réduire le problème aux seuls éléments 1 et 3. Dans cette hypothèse,
il aurait fallu en plus des conditions d’appui, bloquer le nœud 2 horizontalement
mais également en rotation (U 2 = B2 = 0 ) .
Cependant et pour être totalement équivalente à l’approche globale, ces calculs
devraient prendre en compte la moitié de l’inertie I pour l’élément 3, celui-ci
étant dans l’axe de symétrie. D’une manière générale, les caractéristiques des entités
(charges, appuis élastiques, etc.) situées sur l’axe de symétrie doivent être divisées
par deux.
Enfin, un moyen mnémotechnique simple permet de se souvenir des degrés de
liberté à bloquer : « on bloque la translation suivant l’axe de symétrie passant par
une valeur de X,Y ou Z puis les rotations suivant les deux autres axes » ce qui se
résume par le tableau suivant :

Tableau 6.4 – Symétries et DDL bloqués.

xe de symétrie Translation otation bloquée otation bloquée


A
R
R
passant par bloquée autour de autour de

X X Y Z

Y Y X Z

Z Z X Y

Figure 6.19 – Exemple 4 : déformée (Effel).

94
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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.5 Exemple 4 : portique


Les déplacements aux milieux des deux traverses peuvent également être calculés à
partir de (6.45) et (6.46) ce qui donne :

⎧ v1 ⎫
⎪ ⎪
L ⎧1 L 1 L ⎫⎪ β1 ⎪ qL4
v( x = )=⎨ − ⎬⎨ ⎬ − = −21.935mm (6.71)
2 ⎩2 8 2 8 ⎭⎪ v2 ⎪ 384 EI

⎪⎩ β 2 ⎪⎭
A
6.5.6 E fforts dans les poutres


Efforts dans l’élément 1
⎧ N1 ⎫
⎪T ⎪
⎪ 1 ⎪
⎪⎪ M1 ⎪⎪
⎨ ⎬ = [ k1 ] ⋅ {q1} − { f1}
⎪N2 ⎪
⎪ T2 ⎪
⎪ ⎪
⎪⎩ M 2 ⎪⎭

⎡ ES ES ⎤
⎢ L 0 0 - 0 0 ⎥ ⎧ 0 ⎫
L
⎢ ⎥ ⎪ qL ⎪
12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥
⎧ N1 ⎫ ⎢ 0 0 − ⎧ u1 ⎫ ⎪ − ⎪
⎪T ⎪ ⎢ L3 L2 L3 L2 ⎥ ⎪ ⎪ ⎪ 2 ⎪
⎪ 1 ⎪ ⎢ 6 EI 4 EI 6 EI 2 EI ⎥ ⎪ v1 ⎪ ⎪ qL2 ⎪
⎪⎪ M1 ⎪⎪ ⎢ 0 L2 L
0 − 2
L
⎥ ⎪−
L ⎥ ⋅ ⎪⎪ β1 ⎪⎪ − ⎪ 12 ⎪

⎨ ⎬=⎢ ⎨ ⎬ ⎨ ⎬ (6.72)
⎪ N 2 ⎪ ⎢ − ES ES ⎥ u 0 ⎪

0 0 0 0 ⎥ ⎪ 2⎪ ⎪
⎪ T2 ⎪ ⎢ L L ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎪ ⎪ ⎢ ⎥ ⎪ v2 ⎪ ⎪ − qL ⎪
12 EI 6 EI 12 EI 6 EI
⎪⎩ M 2 ⎪⎭ ⎢ 0 − − 0 − 2 ⎥ ⎪⎩ β 2 ⎪⎭ ⎪ 2 ⎪
⎢ L3 L2 L3 L ⎥ ⎪ qL2 ⎪
⎢ 6 EI 2 EI 6 EI 4 EI ⎥ ⎪⎩ 12 ⎪⎭
⎢ 0 0 − 2 ⎥
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎣ L2 L L L ⎦

⎧ u1 ⎫ ⎧U1 ⎫ ⎧ N1 ⎫ ⎧ 0 ⎫
⎪v ⎪ ⎪V ⎪ ⎪ T ⎪ ⎪ 50151 ⎪
⎪ 1⎪ ⎪ 1⎪ ⎪ 1 ⎪ ⎪ ⎪
⎪⎪ β1 ⎪⎪ ⎪⎪ Β1 ⎪⎪ ⎪⎪ M1 ⎪⎪ ⎪⎪ 84088 ⎪⎪
avec ⎨ ⎬ = [ I ] ⋅ ⎨ ⎬ d’où ⎨ ⎬ = ⎨ ⎬.
⎪ u2 ⎪ ⎪U 2 ⎪ ⎪N2 ⎪ ⎪ 0 ⎪

⎪ v2 ⎪ ⎪V2 ⎪ ⎪ T2 ⎪ ⎪ 49849 ⎪
⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎪⎩ β 2 ⎪⎭ ⎩⎪Β2 ⎪⎭ ⎪⎩ M 2 ⎪⎭ ⎪⎩−82579 ⎪⎭

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.5 Exemple 4 : portique


Figure 6.20 – Exemple 4 : diagramme (Effel) du moment fléchissant.

Figure 6.21 – Exemple 4 : diagramme (Effel) de l’effort tranchant.

96
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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.5 Exemple 4 : portique


Efforts dans l’élément 3


⎧N4 ⎫
⎪T ⎪
⎪ 4⎪
⎪⎪ M 4 ⎪⎪ 
=0

⎨ ⎬ [ 3 ] { 3} { f3}
= k ⋅ q −
⎪N2 ⎪
⎪ T2 ⎪
⎪ ⎪
⎪⎩ M 2 ⎪⎭
A


⎡ ES ES ⎤
⎢ L 0 0 - 0 0 ⎥
L
⎢ ⎥
12 EI 6 EI 12 EI 6 EI ⎥
⎧N4 ⎫ ⎢ 0 3
0 − ⎧ u4 ⎫
⎪T ⎪ ⎢ L L2 L3 L2 ⎥ ⎪ ⎪
⎪ 4⎪ ⎢ 6 EI 4 EI 6 EI 2 EI ⎥ ⎪ v4 ⎪
⎪⎪ M 4 ⎪⎪ ⎢ 0 L 2 L
0 − 2
L

L ⎥ ⋅ ⎪⎪ β 4 ⎪⎪
⎨ ⎬=⎢ ⎨ ⎬
N
⎪ 2 ⎪ ⎢− ES ES ⎥ u
0 0 0 0 ⎥ ⎪ 2⎪
⎪ T2 ⎪ ⎢ L L ⎪ ⎪
⎪ ⎪ ⎢ ⎥ ⎪ v2 ⎪
12 EI 6 EI 12 EI 6 EI
⎪⎩ M 2 ⎪⎭ ⎢ 0 − 3 − 2 0 − 2 ⎥ ⎪⎩ β 2 ⎪⎭
⎢ L L L3 L ⎥
⎢ 6 EI 2 EI 6 EI 4 EI ⎥
⎢ 0 0 − 2 ⎥

⎣ L2 L L L ⎦ (6.73)
⎧ 4N = − N ⎫ ⎧ 99698 ⎫
⎪ T ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎪ 4 ⎪ ⎪ ⎪
⎪⎪ M 4 ⎪⎪ ⎪⎪ 0 ⎪⎪
⇒⎨ ⎬=⎨ ⎬
⎪ N 2 = + N ⎪ ⎪−99698⎪
⎪ T2 ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎪⎩ M 2 ⎪⎭ ⎪⎩ 0 ⎪⎭
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎧ u4 ⎫ ⎧U 4 ⎫ ⎡ 0 1 0 0 0 0 ⎤ ⎧U 4 ⎫
⎪v ⎪ ⎪V ⎪ ⎢ −1 0 0 0 0 0 ⎥ ⎪V4 ⎪
⎪ 4⎪ ⎪ 4⎪ ⎢ ⎥ ⎪ ⎪ ⎧u = V
⎪⎪ β 4 ⎪⎪ ⎪⎪ B4 ⎪⎪ ⎢ 0 0 1 0 0 0 ⎥ ⎪⎪ B4 ⎪⎪ ⎪ 2 2
avec ⎨ ⎬ = [ R3 ] ⋅ ⎨ ⎬ = ⎢ ⋅
⎥ ⎨ ⎬ ⎨ ⇒ v = −U
⎪ u2 ⎪ ⎪U 2 ⎪ ⎢ 0 0 0 0 1 0 ⎥ ⎪U 2 ⎪ ⎪ 2 2

β = B2
⎪ v2 ⎪ ⎪V 2 ⎪ ⎢ 0 0 0 −1 0 0 ⎥ ⎪V 2 ⎪ ⎩ 2
⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎢ ⎥ ⎪ ⎪
⎪⎩ β 2 ⎪⎭ ⎪⎩ B2 ⎪⎭ ⎢⎣ 0 0 0 0 0 1 ⎥⎦ ⎪⎩ B2 ⎪⎭

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.5 Exemple 4 : portique


Figure 6.22 – Exemple 4 : diagramme (Effel) de l’effort normal.

6.5.7 Contraintes dans les poutres



Les contraintes peuvent ensuite être déduites des efforts grâce aux relations issues
de la résistance des matériaux, à savoir pour :
■■ es contraintes normales
L
N My M
σ xx = ± ⋅z ± z ⋅ y (6.74)
S Iy Iz


La relation (6.74) correspond en fait au cas le plus général c’est-à-dire la flexion
composée déviée.
■■ es contraintes tangentielles
L
Ty Tz
τy = et τ z = (6.75)
Sy Sz




où S y et Sz représentent les sections de cisaillement.

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6 • Éléments de poutre à deux nœuds 6.5 Exemple 4 : portique



Figure 6.23 – Exemple 4 : Diagramme (Effel) des contraintes normales1 sxx.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

1. Ces contraintes sont calculées en fibres supérieure et inférieure du profil IPE270.


 99
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7 • Él me é nt s is op aram ét riques


7.1 Problématique du maillage

Les modélisations filaires abordées aux chapitres 5 et 6 ont montré que le strict res-
pect des singularités géométriques (positions des appuis, des charges, des attaches,
etc.) suffisait à obtenir en statique des résultats identiques à ceux de la théorie des
poutres. Ceci s’explique par la conformité des fonctions de forme choisies avec la dite
théorie. Hormis quelques cas comme les charges (forces ou moments) ponctuelles,
la discrétisation intermédiaire des éléments s’avère rarement nécessaire en statique.
Il n’en est pas de même pour les modélisations surfaciques ou volumiques qui
nécessitent une discrétisation beaucoup plus fine. En effet et afin de coller au mieux
à la géométrie, cette reconstitution requiert surtout au niveau des singularités, des
éléments de petites tailles.
Cette opération est prise en charge par un outil appelé mailleur dont le rôle va être
d’établir automatiquement, dans le respect de la géométrie étudiée, la forme des
éléments, leur connectivité et les coordonnées des nœuds. Ceci étant et comme on
peut le voir à la figure 7.1, la taille et la forme des éléments peuvent varier signi-
ficativement. Enfin, deux grands types de maillage sont possibles à partir de bases
quadrangulaires (carrés, hexaèdres, etc.) ou triangulaires (triangles, tétraèdres, etc.).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Figure 7.1 – Exemple de maillage (Abaqus).

 101
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7 • Éléments isoparamétriques 7.1 Problématique du maillage


Les éléments pouvant être de tailles et de formes quelconques, il n’est pas envisa-
geable, pour établir leurs caractéristiques élémentaires, de reprendre stricto sensu
la méthodologie utilisée pour les poutres et barres. Les matrices de rigidité et vec-
teurs charges variant systématiquement, une méthodologie permettant de calculer
ces caractéristiques quelles que soient les géométrie et configuration des éléments,
s’avérera beaucoup plus rentable au niveau calcul.
Celle-ci consistera, pour chaque type d’élément, à définir un élément de réfé-
rence de géométrie conventionnelle (appelé également élément « parent ») de telle
manière à obtenir la géométrie de n’importe quel élément réel de forme semblable
à partir d’une transformation géométrique biunivoque (i.e. bijective).
En d’autres termes, pour chacun des points P ’ (ξ ,η ) de l’élément « parent » défini
dans un repère unitaire correspondra, via la transformation Τe , un point et un seul
de l’élément réel P ( x , y ) .

Y
k
y x
η P ( x, y )

2 1 Τe j
(-1,1) (1,1) l

P' (ξ ,η )
ξ
i

(-1,-1) (1,-1) X
3 4

Élément parent Élément réel


Figure 7.2 – Transformation géométrique Te.

La transformation Τe permet de calculer les coordonnées (x,y) de chacun des


points de l’élément réel à partir de celles du point correspondant de l’élément de
référence. On a donc :
⎧⎪ x (ξ ,η )
Τe : ξ ,η → ⎨ (7.1)
⎪⎩ y (ξ ,η )


Τe est bien évidemment dépendante de la géométrie de l’élément réel et donc des
coordonnées des nœuds le définissant. De ce fait, une transformation doit être
envisagée pour chacun des éléments du modèle.


Τe : ξ ,η → ⎨
(
⎧ x ξ ,η , xi , x j , x k , xl ) (7.2)
(
⎪⎩ y ξ ,η , yi , y j , yk , yl )


102
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7 • Éléments isoparamétriques 7.1 Problématique du maillage


3
8
η
4 2
2 1 Τ1 Τ2
(-1,1) (1,1) 7

1
ξ
Τ3
6 A


(-1,-1) (1,-1) 5 X
3 4

Élément parent Éléments réels

Figure 7.3 – T1 , T2 , T3 transformations associées aux éléments réels 1, 2 et 3.


   

Du fait du caractère biunivoque de la transformation, chacun des points de l’élé-


ment de référence devra coïncider avec un point de l’élément réel et un seul. Il en
résulte une correspondance entre nœuds géométriques des éléments réel et de réfé-
rence. En d’autres termes, il n’est pas par exemple possible d’associer un élément
parent triangulaire à un élément réel carré.
Chaque point de coordonnées x, y, z de l’élément réel peut donc être repéré à partir
des coordonnées de ses nœuds et de variables N i ( x , y , z ) , similaires aux fonctions
de forme vues précédemment, soit :
n1
x = ∑ N i ( x , y , z ) ⋅ xi
i =1

n1
y = ∑ N i ( x , y , z ) ⋅ yi (7.3)
i =1

n1
z = ∑ N i ( x , y , z ) ⋅ zi
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

i =1

avec :
⎧ δ ij = 1 si i = j
N i ( x , y , z ) = δ ij ⎨ .
⎩δ ij = 0 si i ≠ j
n1 : nombre de nœuds géométriques de l’élément réel.

Par ailleurs, la notion de fonctions de forme abordée au chapitre 4.1 nous a permis
d’établir pour les déplacements que :

 103
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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


n2
u ( x , y , z ) = ∑ N i ( x , y , z ) ⋅ ui
i =1
n2
v ( x , y , z ) = ∑ N i ( x , y , z ) ⋅ vi (7.4)


i =1
n2
w ( x , y , z ) = ∑ N i ( x , y , z ) ⋅ wi
i =1

avec n2 : nombre de nœuds utilisés pour le calcul des déplacements.


n1 correspondant à la définition de la géométrie et n2 à celle des déplacements,
il serait tout à fait possible d’envisager n1 supérieur à n2 ou n1 inférieur à n2, les
éléments étant respectivement qualifiés dans ces cas, de super-paramétriques ou
sub-paramétriques.
Le nombre de fonctions de forme étant directement lié à celui des nœuds de l’élé-
ment considéré, il est rarement nécessaire de complexifier les calculs en enrichissant
ou au contraire en appauvrissant celui de la géométrie. De ce fait, les fonctions
de forme associées au calcul des déplacements seront également utilisées pour la
définition de la géométrie des éléments d’où le nom d’éléments isoparamétriques
(
i .e . n1 = n2 ⇔ N i = N i . )
7.2 Familles d’éléments

La notion de transformation géométrique évoquée au chapitre précédent a per-
mis d’établir que plusieurs éléments réels pouvaient être générés à partir d’un seul
élément « parent » de même type. De manière très synthétique, la transformation
s’effectuera par un ou plusieurs changements de variables liant géométrie de l’élé-
ment « parent » à celles des éléments réels. Pour ce faire, l’élément de référence sera
défini dans un repère unitaire dont les coordonnées (ξ ,η ,ζ ) varieront suivant le
cas entre 0 et 1, ou –1 et 1.
Bien évidemment, les caractéristiques de ces éléments sont établies comme vu pré-
cédemment, à partir de leurs fonctions de forme. En complément des notions vues
au chapitre 4.1, ces transformations doivent :
– Permettre le mouvement de corps rigide (déplacement sans déformation),

– Être capable de reproduire au minimum une déformation constante,

– Garantir la continuité des déplacements sur l’élément et aux frontières de celui-

ci.
Cependant, il faut faire le distinguo au niveau des DDL pris en compte ce qui se
traduit par deux grandes catégories d‘éléments dans les bibliothèques élémentaires
des logiciels éléments finis. La première, appelée famille C0, assure uniquement la
continuité des translations u, v, w . L’élément barre en fait partie. On a alors :
du
εξ = = Cte ⇒ u(ξ ) = a0 + a1 ⋅ ξ

104
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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


x = −1 ⇒ u ( −1) = u1
x = 1 ⇒ u (1) = u2
d’où :
i =2
1 1
u(ξ ) = (1 − ξ ) ⋅ u1 + (1 + ξ ) ⋅ u2 = ∑ N i ⋅ ui (7.5)
2 2

i =1

N1
A
N2


1 2 x
-1 0 1
u1 u (ξ ) u2
Figure 7.4 – Élément barre.

Ces nouvelles fonctions de forme sont tout à fait équivalentes à celles trouvées en
x
(4.3), le changement de variable ξ = 2 − 1 permettant de passer des unes aux
L
autres. Ceci nous permet également d’évoquer les propriétés très particulières des
fonctions de forme. Celles-ci sont en effet égales à l’unité aux nœuds auxquels elles
sont rattachées, zéro ailleurs1. De plus, la somme des fonctions de forme est dans
ce cas égale à 12 ce qui permet de démontrer la condition de mouvement de corps
rigide (MCR), soit :
Translation d’ensemble  u0 ⇔ u1 = u2 = u0

d’où u(ξ ) = N1 ⋅ u0 + N 2 ⋅ u0 = u0 (7.6)


La famille C1 qui constitue la deuxième catégorie, assure à la fois la continuité
des translations et des rotations. L’élément poutre à deux nœuds associant à la fois
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

translations et rotations nodales est donc de ce fait un élément de cette famille.


Les chapitres 7.2.1 et 7.2.2 décrivent les éléments de base les plus généralement
utilisés. Cette liste reste néanmoins non exhaustive, les principes décrits ci-après
pouvant être déclinés à des éléments plus performants.

1. En i Ni = 1, en i π j Ni = 0.

n
2.

∑ Ni = 1 .
i =1

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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


7.2.1 Famille C0

Les éléments de cette famille garantissant la continuité des translations, leurs
fonctions d’approximation devront, pour satisfaire au critère de la déformation
constante, être au minimum de degré 1. Le terme constant de ces fonctions per-
mettra alors de respecter la condition de mouvement de corps rigide (MCR). Enfin
et en raison de la nature de la fonction d’interpolation (un polynôme), la continuité
des déplacements sera assurée à la fois sur l’élément et à ses frontières si celui-ci est
conforme (cf. § 8.3.3). On parlera alors de continuité d’ordre 0.
L’approximation nodale bidimensionnelle est basée sur l’écriture d’une série de
termes produits faisant intervenir les coordonnées de l’élément « parent » pondé-
rées par un coefficient ai .
n
u(ξ ,η ) = ∑ ai ⋅ ξ j ⋅η k (7.7)


i =1

Ces fonctions sont souvent linéaires, quadratiques et parfois cubiques. Si celles-ci


comportent tous les termes d’un polynôme de degré un, deux ou trois, les éléments
correspondants sont dits complets. Le choix de ce degré étant intimement lié au
nombre de nœuds de l’élément, il sera parfois impossible d’intégrer tous ces termes.
Dans ce cas et sachant que l’on néglige prioritairement les termes de degrés les plus
élevés, il s’agira alors d’éléments incomplets. Pour déterminer les différents termes
de ces polynômes, il est possible de s’inspirer de la logique du triangle de Pascal.

Linéaire
1 Parabolique
ξ η
Cubique
ξ2 ξη η2
ξ3 ξ2η ξη2 η3
ξ3η ξ2η2 ξη3
ξ3η2 ξ2η3
ξ3η3
Figure 7.5 – Éléments quadrangulaires complets.

Linéaire
1 Parabolique
ξ η
Cubique
ξ2 ξη η2
ξ3 ξ2η ξη2 η3
ξ3η ξη3
Figure 7.6 – Éléments quadrangulaires incomplets.

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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


Linéaire
1 Parabolique
ξ η
Cubique
ξ2 ξη η2
ξ3 ξ2η ξη2 η3
Figure 7.7 – Éléments triangulaires.
A
■■ Éléments à base quadrangulaire


□□
Q uadrangle bilinéaire 4 (4 nœuds)
Q

Horizontalement, quatre valeurs nodales u1 , u2 , u3 et u4 de déplacements sont


définies d’où l’expression du champ de déplacement correspondant :
4
u(ξ ,η ) = a0 + a1 ⋅ ξ + a2 ⋅η + a3 ⋅ ξ ⋅η = ∑ N i ⋅ ui (7.8)
i =1

η
2 1
(-1,1) (1,1)
v
u ξ

(-1,-1) (1,-1)

3 4
Figure 7.8 – Élément Q4.

Il s’agit en fait de l’équation d’un plan. Le champ de déplacement vertical peut être
4
déterminé suivant la même approche en posant que : v(ξ ,η ) = ∑ N i ⋅ vi 1.
i =1
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Pour chacun des segments de l’élément, il est possible de définir l’équation d’une
droite fonction des valeurs nodales d’où son caractère bilinéaire. Ses fonctions de
forme ont donc pour expressions :
1 1
N1 = (1 + ξ ) ⋅ (1 + η ) N 2 = (1 − ξ ) ⋅ (1 + η )
4 4
1 1
N3 = (1 − ξ ) ⋅ (1 − η ) N 4 = (1 + ξ ) ⋅ (1 − η ) (7.9)
4 4

1. De ce fait, seul le déplacement u sera traité dans ce qui suit.


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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


On notera que ces expressions peuvent être également obtenues en effectuant les
produits croisés des fonctions de forme de l’élément barre (7.5). De manière plus
synthétique, celles-ci peuvent s’exprimer en fonction de coordonnées ξi ,ηi des
nœuds de l’élément en posant :
1
N i = (1 + ξi ⋅ ξ ) ⋅ (1 + ηi ⋅η ) (7.10)
4


□ uadrangle quadratique complet 9

Q
Q
Cet élément est quadratique, chacun de ces segments comportant trois nœuds.
Ceux-ci permettent une approximation parabolique sur chacun de ses côtés.
Néanmoins, la fonction d’approximation n’aurait pu être totalement parabolique
sans le nœud milieu, le terme η 2 ⋅ ξ 2 étant obtenu grâce au nœud n°9.
C’est pourquoi, il est dit complet ce qui signifie qu’il couvre tous les termes du
degré de la fonction d’approximation visée (parabolique).

η
3 2 1

v
4
u 8 ξ
9

5 6 7
Figure 7.9 – Élément Q9.

On a donc :
9
u(ξ ,η ) = ∑ N i ⋅ ui
i =1
= a0 + a1 ⋅ ξ + a2η + a3 ⋅ ξ ⋅η + a4 ⋅ ξ 2 + a5 ⋅η 2
(7.11)

+ a6 ⋅ ξ ⋅η 2 + a7 ⋅η ⋅ ξ 2 + a8 ⋅η 2 ⋅ ξ 2
T
= {a} ⋅ { X }

avec :
{a}T = {a0 a1 a2 a3 a4 a5 a6 a7 a8 }
{ X }T = {1 ξ η ξη ξ 2 η 2 ξη 2 ηξ 2 η 2ξ 2 }

108
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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


Pour établir les fonctions de forme de cet élément, il suffit de reprendre la métho-
dologie décrite au chapitre 6.2.1 en posant que :
⎧ u (1,1) ⎫
⎪ ⎪
⎪ u ( 0,1) ⎪
⎪ u ( −1,1) ⎪
⎪ ⎪
⎪ u ( −1, 0 ) ⎪
⎪ ⎪

⎨u ( −1, −1) ⎬ = [ R ] ⋅ {a} (7.12) A
⎪ u ( 0, −1) ⎪
⎪ ⎪


⎪ u (1, −1) ⎪
⎪ u 1, 0 ⎪
⎪ ( ) ⎪
⎪⎩ u ( 0, 0 ) ⎪⎭

avec

⎡1 1 1 1 1 1 1 1 1⎤
⎢ ⎥
⎢1 0 1 0 0 1 0 0 0⎥
⎢1 −1 1 −1 1 1 −1 1 1⎥
⎢ ⎥
⎢1 −1 0 0 1 0 0 0 0⎥
[ R ] = ⎢⎢1 −1 −1 1 1 1 −1 −1 1⎥

⎢1 0 −1 0 0 1 0 0 0⎥
⎢1 1 −1 −1 1 1 1 −1 1⎥
⎢ ⎥
⎢1 1 0 0 1 0 0 0 0⎥
⎢ ⎥
⎣1 0 0 0 0 0 0 0 0⎦

T −1
puis d’effectuer le produit matriciel : {N } = { X } ⋅ [ R ] . D’où les fonctions de
forme de l’élément Q9 :

1 1
N1 = (1 + ξ ) ⋅ (1 + η ) ⋅ ξ ⋅η N2 = (1 − ξ 2 ) ⋅ (1 + η ) ⋅η
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

4 2
1 1
N3 = − (1 − ξ ) ⋅ (1 + η ) ⋅ ξ ⋅η N 4 = − (1 − ξ ) ⋅ (1 − η 2 ) ⋅ ξ
4 2
1 1
N5 = (1 − ξ ) ⋅ (1 − η ) ⋅ ξ ⋅η N 6 = − (1 − ξ 2 ) ⋅ (1 − η ) ⋅η (7.13)
4 2

1 1
N7 = − (1 + ξ ) ⋅ (1 − η ) ⋅ ξ ⋅η N 8 = (1 + ξ ) ⋅ (1 − η 2 ) ⋅ ξ
4 2
N9 = (1 − ξ 2 ) ⋅ (1 − η 2 )

 109
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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


□ □
uadrangle quadratique incomplet 8
Q
Q
η
3 2 1

v
4
u 8 ξ

5 6 7

Figure 7.10 – Élément Q8.

On reprend la relation (7.11) en supprimant le terme en η 2 ⋅ ξ 2 . On a donc :


8
u(ξ ,η ) = ∑ N i ⋅ ui
i =1
u(ξ ,η ) = a0 + a1 ⋅ ξ + a2 ⋅η + a3 ⋅ ξ ⋅η + a4 ⋅ ξ 2
(7.14)
+ a5 ⋅η 2 + a6 ⋅ ξ ⋅η 2 + a7 ⋅η ⋅ ξ 2

u(ξ ,η ) = {a}T ⋅ { X }
avec :
{a}T = {a0 a1 a2 a3 a4 a5 a6 a7 }
{ X }T = {1 ξ η ξη ξ 2 η 2 ξη 2 ηξ 2 }
Comme,
⎧ u (1,1) ⎫
⎪ ⎪
⎪ u ( 0,1) ⎪
⎪ u ( −1,1) ⎪
⎪ ⎪
⎪ u ( −1, 0 ) ⎪
⎨ ⎬ = [ R ] ⋅ {a} (7.15)
u ( − 1, −1 )


⎪ ⎪
⎪ u ( 0, −1) ⎪
⎪ ⎪
⎪ u (1, −1) ⎪
⎪ u (1, 0 ) ⎪
⎩ ⎭

110
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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


avec
⎡1 1 1 1 1 1 1 1⎤
⎢1 0 1 0 0 1 0 0⎥
⎢ ⎥
⎢1 −1 1 −1 1 1 −1 1⎥
⎢ ⎥
1 −1 0 0 1 0 0 0⎥
[ R ] = ⎢⎢1 −1 −1 1 1 1 −1 −1⎥
⎢ ⎥
⎢1 0 −1 0 0 1 0 0⎥ A
⎢1 1 −1 −1 1 1 1 −1⎥


⎢ ⎥
⎢⎣1 1 0 0 1 0 0 0 ⎥⎦

−1
On déduit pour les fonctions de forme de l’élément Q8 : {N } = { X } ⋅T [ R ] ⇒

1 1
N1 = − (1 + ξ ) ⋅ (1 + η ) ⋅ (1 − ξ − η ) N2 = (1 − ξ 2 ) ⋅ (1 + η )
4 2
1 1
N 3 = − (1 − ξ ) ⋅ (1 + η ) ⋅ (1 + ξ − η ) N 4 = (1 − ξ ) ⋅ (1 − η 2 )
4 2 (7.16)
1 1

N 5 = − (1 − ξ ) ⋅ (1 − η ) ⋅ (1 + ξ + η ) N 6 = (1 − ξ 2 ) ⋅ (1 − η )
4 2
1 1
N 7 = − (1 + ξ ) ⋅ (1 − η ) ⋅ (1 − ξ + η ) N 8 = (1 + ξ ) ⋅ (1 − η 2 )
4 2

□□ H exaèdre trilinéaire 8H

8
u(ξ ,η ,ζ ) = ∑ N i ⋅ ui
i =1

7 8
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

6 5
w
u ξ
v
3 4

2
1
η
Figure 7.11 – Élément H8.

 111
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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


S’inspirant de la relation (7.10), on trouve pour l’hexaèdre H8 :
1
Ni = (1 + ξi ⋅ ξ ) ⋅ (1 + ηi ⋅η ) ⋅ (1 + ζ i ⋅ ζ ) (7.17)
8


■■ Éléments à base triangulaire

□ Triangle linéaire T3

3
u(ξ ,η ) = a0 + a1 ⋅ ξ + a2 ⋅η = ∑ N i ⋅ ui
i =1

N1(ξ ,η ) = 1 − ξ − η
N 2 (ξ ,η ) = ξ (7.18)


N 3 (ξ ,η ) = η

3 (0,1)

v
u (1,0)

1 2 ξ

Figure 7.12 – Élément T3.

□ Triangle quadratique T6

u(ξ ,η ) = a0 + a1 ⋅ ξ + a2 ⋅η + a3 ⋅ ξ 2 + a4 ⋅η 2 + a5 ⋅ ξ ⋅η
6
u(ξ ,η ) = ∑ N i ⋅ ui
i =1

N1(ξ ,η ) = − (1 − ξ − η ) ⋅ (1 − 2 (1 − ξ − η ) )
N 2 (ξ ,η ) = 4 ⋅ ξ ⋅ (1 − ξ − η )
N 3 (ξ ,η ) = −ξ ⋅ (1 − 2ξ )
(7.19)
N 4 (ξ ,η ) = 4ξ ⋅η


N 5 (ξ ,η ) = −η ⋅ (1 − 2η )
N 6 (ξ ,η ) = 4η ⋅ (1 − ξ − η )

112
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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


6 4
v
u
ξ
A
1 2 3


Figure 7.13 – Élément T6.

□ Tétraèdre linéaire T4

4
u(ξ ,η ,ζ ) = ∑ N i ⋅ ui
i =1

Par déclinaison de la relation (7.18), on trouve :


N1(ξ ,η ,ζ ) = 1 − ξ − η − ζ
N 2 (ξ ,η ,ζ ) = ξ
(7.20)
N 3 (ξ ,η ,ζ ) = η

N 4 (ξ ,η ,ζ ) = ζ

w
1 v 3 η
u
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

2
ξ
Figure 7.14 – Élément T4.

7.2.2 Famille C1

Comme pour la famille C0, les fonctions de forme C1 doivent approximer le


champ de déplacement à partir des valeurs nodales et assurer non seulement la
continuité des déplacements nodaux ui , vi , wi mais aussi celle des rotations nodales

 113
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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


dui dui dw
, ,..., i . De ce fait, les fonctions de forme doivent être au minimum de
dx dy dz
degré 2 pour satisfaire au critère de la déformation constante  ; la condition de
mouvement de corps rigide étant quant à elle assurée par les deux premiers termes
de cette même fonction.
Ces éléments ont une continuité dite d’ordre 1, la  continuité des déplacements
étant assurée à la fois sur l’élément et à ses frontières si celui-ci est conforme (cf.
§ 8.3.3). L’élément poutre tel que celui décrit au chapitre 6.2.1 fait partie de cette
famille.
■■ Plaque 4 (semi C1)
Q
η
2 1

3 4
Figure 7.15 – Élément Plaque Q4.

⎧ ⎫
⎪ wi ⎪
⎪ ⎪
⎪ ∂ wi ⎪
Sachant que cet élément à trois degrés de liberté par nœud {wi } = ⎨ ⎬ , la
⎪ ∂ξ ⎪
⎪ ∂ wi ⎪
⎪ ⎪
⎩ ∂η ⎭
fonction d’approximation s’écrit :
w(ξ ,η ) = a0 + a1 ⋅ ξ + a2 ⋅η + a3 ⋅ ξ ⋅η + a4 ⋅ ξ 2 + a5 ⋅η 2 + a6 ⋅ ξ 2 ⋅η
+ a7 ⋅ ξ ⋅η 2 + a8 ⋅ ξ 3 + a9 ⋅η 3 + a10 ⋅ ξ 3 ⋅η + a11 ⋅ ξ ⋅η 3
T
(7.21)
= {a} ⋅ { X }

avec :
{a}T = {a0 a1 a2 a3 a4 a5 a6 a7 a8 a9 a10 a11}
{ X }T = {1 ξ η ξη ξ 2 η 2 ξ 2η ξη 2 ξ 3 η 3 ξ 3η ξη 3 }
La démarche est bien évidemment identique à celle vue au § 7.2.1.

114
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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


Il est néanmoins nécessaire de calculer les dérivées correspondant aux rotations


nodales, soit :
∂w
wξ (ξ ,η ) = =
∂ξ (7.22)
a1 + a3 ⋅η + 2 a4 ⋅ ξ + 2 a6 ⋅ ξ ⋅η + a7 ⋅η 2 + 3a8 ⋅ ξ 2 + 3a10 ⋅ ξ 2 ⋅η + a11 ⋅η 3

∂w
wη (ξ ,η ) = =
∂η (7.23) A
a2 + a3 ⋅ ξ + 2 a5 ⋅η + a6 ⋅ ξ 2 + 2 a7 ⋅ ξ ⋅η + 3a9 ⋅η 2 + a10 ⋅ ξ 3 + 3a11 ⋅ ξ ⋅η 2


d’où :
⎧ w(1,1) ⎫
⎪ w (1,1) ⎪
⎪ ξ ⎪
⎪ wη (1,1) ⎪
⎪ ⎪
⎪ w( −1,1) ⎪
⎪ wξ ( −1,1) ⎪
⎪ ⎪
⎪ wη ( −1,1) ⎪
⎨ ⎬ = [ R ] ⋅ {a} (7.24)
⎪ w( −1, −1) ⎪

⎪wξ ( −1, −11)⎪


⎪ ⎪
⎪wη ( −1, −1)⎪
⎪ w(1, −1) ⎪
⎪ ⎪
⎪ wξ (1, −1) ⎪
⎪ w (1, −1) ⎪
⎩ η ⎭
avec :
⎡1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1⎤
⎢0 1 0 1 2 0 2 1 3 0 3 1⎥
⎢ ⎥
⎢0 0 1 1 0 2 1 2 0 3 1 3⎥
⎢ ⎥
⎢1 −1 1 −1 1 1 1 −1 −1 1 −1 −1⎥
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎢0 1 0 1 −2 0 −2 1 3 0 3 1⎥
⎢ ⎥
0 0 1 −1 0 2 1 −2 0 3 −1 −3 ⎥
[ R ] = ⎢⎢1 −1 −1 1 1 1 −1 −1 −1 −1 1 1⎥
⎢ ⎥
⎢0 1 0 −1 −2 0 2 1 3 0 −3 −1⎥
⎢0 0 1 −1 0 −2 1 2 0 3 −1 −3 ⎥⎥

⎢1 1 −1 −1 1 1 −1 1 1 −1 −1 −1⎥
⎢ ⎥
⎢0 1 0 −1 2 0 −2 1 3 0 −3 −1⎥
⎢0 0 1 1 0 −2 1 −2 0 3 1 3 ⎥⎦

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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


T −1
En posant que {N } = { X } ⋅ [ R ] , on obtient pour cet élément plaque :

 −1 ⋅ (ξ + 1)⋅ (1 + η )⋅ (η 2 − η + ξ 2 − ξ − 2)
 
8
 
 1
⋅ (ξ − 1)⋅ (ξ + 1) ⋅ (1 + η )
2 
 8 
 
1
⋅ (η − 1)⋅ (1 + η ) ⋅ (ξ + 1)
2
 
 8 
1 
 8 ⋅ (ξ − 1)⋅ (1 + η )⋅ (η − η + ξ + ξ − 2) 
2 2

 
 1
⋅ (ξ + 1)⋅ (ξ − 1) ⋅ (1 + η )
2

 8 
 −1

⋅ (η − 1)⋅ (1 + η ) ⋅ (ξ − 1)
2
 
8
{N } = 
T  (7.25)
 −1 


8 ⋅ ( ξ − 1 ) ⋅ ( η − 1 ) ⋅ ( η
2
+ η + ξ
2
+ ξ − 2) 
 
 −1 
⋅ (ξ + 1)⋅ (ξ − 1) ⋅ (η − 1)
2

 8 
 −1 
( ) ( ) ( )
2
 ⋅ 1 + η ⋅ η − 1 ⋅ ξ − 1 
8
 
 1 ⋅ ( + 1)⋅ ( − 1)⋅ ( 2 + + 2 − − 2) 
8 ξ η η η ξ ξ

 
−1
 (⋅ ξ − 1)⋅ (ξ + 1) ⋅ (η − 1) 
2

 8 
 1 
⋅ (1 + η )⋅ (η − 1) ⋅ (ξ + 1)
2
 
 8 

116
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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


■■ Plaque 4 (C1)
Q

Dans ce cas de figure, la fonction d’approximation est complète et a donc 16 coef-


ficients.
w(ξ ,η ) = a0 + a1 ⋅ ξ + a2 ⋅η + a3 ⋅ ξ ⋅η + a4 ⋅ ξ 2 + a5 ⋅η 2 + a6 ⋅ ξ 2 ⋅η
+ a7 ⋅ ξ ⋅η 2 + a8 ⋅ ξ 3 + a9 ⋅η 3 + a10 ⋅ ξ 3 ⋅η + a11 ⋅ ξ ⋅η 3 (7.26)
T
+ a12 ⋅ ξ 3 ⋅η 2 + a13 ⋅ ξ 2 ⋅η 3 + a14 ⋅ ξ 2 ⋅η 2 + a15 ⋅ ξ 3 ⋅η 3 = {a} ⋅ { X }
Avec : A
{a}T = {a0 a1 a2 a3 a4 a5 a6 a7 a8 a9 a10 a11 a12 a13 a14 a15 }


{ X }T = {1 ξ η ξη ξ 2 η 2 ξ 2η ξη 2 ξ 3 η 3 ξ 3η ξη 3 ξ 3η 2 ξ 2η 3 ξ 2η 2 ξ 3η 3 }
⎧ wi ⎫
⎪ ∂w ⎪
⎪ i ⎪
⎪ ∂ξ ⎪
⎪ ⎪
Cet élément nécessite donc quatre degrés de liberté par nœud {wi } = ⎨ ∂ wi ⎬
⎪ ∂η ⎪
⎪ 2 ⎪
⎪ ∂ wi ⎪
⎪⎩ ∂ξ∂η ⎪⎭
ce qui explique l’introduction de la dérivée seconde par rapport à ξ et η .
∂w
wξ (ξ ,η ) =
∂ξ

= a1 + a3 ⋅η + 2 a4 ⋅ ξ + 2 a6 ⋅ ξ ⋅η + a7 ⋅η 2 + 3a8 ⋅ ξ 2 (7.27)
+ 3a10 ⋅ ξ 2 ⋅η + a11 ⋅η 3 + 3a12 ⋅ ξ 2 ⋅η 2 + 2 a13 ⋅ ξ ⋅η 3
+ 2 a14 ⋅ ξ ⋅η 2 + 3a15 ⋅ ξ 2 ⋅η 3

∂w
wη (ξ ,η ) =
∂η
= a2 + a3 ⋅ ξ + 2a5 ⋅η + a6 ⋅ ξ 2 + 2 a7 ⋅ ξ ⋅η + 3a9 ⋅η 2 (7.28)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

+ a10 ⋅ ξ 3 + 3a11 ⋅ ξ ⋅η 2 + 2 a12 ⋅ ξ 3 ⋅η + 3a13 ⋅ ξ 2 ⋅η 2


+ 2 a14 ⋅ ξ 2 ⋅η + 3a15 ⋅ ξ 3 ⋅η 2

∂ 2w
wξη (ξ ,η ) =
∂ξ∂η
(7.29)
= a3 + 2 a6 ⋅ ξ + 2 a7 ⋅η + 3a10 ⋅ ξ 2 + 3a11 ⋅η 2

+ 6a12 ⋅ ξ 2 ⋅η + 6 a13 ⋅ ξ ⋅η 2 + 4 a14 ⋅ ξ ⋅η + 9a15 ⋅ ξ 2 ⋅η 2

 117
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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


⎧ w(1,1) ⎫
⎪ w (1,1) ⎪
⎪ ξ ⎪
⎪ wη (1,1) ⎪
⎪ ⎪
⎪ wξη (1,1) ⎪
⎪ w( −1,1) ⎪
⎪ ⎪
⎪ . ⎪
⎨ ⎬ = [ R ] ⋅ {a} (7.30)
.


⎪ ⎪
⎪ . ⎪
⎪ ⎪
⎪ w(1, −1) ⎪
⎪ wξ (1, −1) ⎪
⎪ ⎪
⎪ wη (1, −1) ⎪
⎪w (1, −1)⎪
⎩ ξη ⎭
Avec :
⎡1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1⎤
⎢0 1 0 1 2 0 2 1 3 0 3 1 3 2 2 3⎥
⎢ ⎥
⎢0 0 1 1 0 2 1 2 0 3 1 3 2 3 2 3⎥
⎢ ⎥
⎢0 0 0 1 0 0 2 2 0 0 3 3 6 6 4 9⎥
⎢1 −1 1 −1 1 1 1 −1 −1 1 −1 −1 −1 1 1 −1⎥
⎢ ⎥
⎢0 1 0 1 −2 0 −2 1 3 0 3 1 3 −2 −2 3⎥
⎢0 0 1 −1 0 2 1 −2 0 3 −1 −3 −2 3 2 −3 ⎥
⎢ ⎥
⎢0 0 0 1 0 0 −2 2 0 0 3 3 6 −6 −4 9⎥
[ R ] = ⎢1 −1 −1 1 1 1 −1 −1 −1 −1 1 1 −1 −1 1 1⎥⎥

⎢0 1 0 −1 −2 0 2 1 3 0 −3 −1 3 2 −2 −3 ⎥
⎢ ⎥
⎢0 0 1 −1 0 −2 1 2 0 3 −1 −3 2 3 −2 −3 ⎥
⎢0 0 0 1 0 0 −2 −2 0 0 3 3 −6 −6 4 9⎥
⎢ ⎥
⎢1 1 −1 −1 1 1 −1 1 1 −1 −1 −1 1 −1 1 −1⎥
⎢0 1 0 −1 2 0 −2 1 3 0 −3 −1 3 −2 2 −3 ⎥
⎢ ⎥
⎢0 0 1 1 0 −2 1 −2 0 3 1 3 −2 3 −2 3⎥
⎢0 0 0 1 0 0 2 −2 0 0 3 3 −6 6 −4 9 ⎥⎦

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7 • Éléments isoparamétriques 7.2 Familles d’éléments


T −1
Comme {N } = { X } ⋅ [ R ] , les fonctions de forme s’écrivent :

 1 ⋅ ( ξ − 2) ⋅ (ξ + 1) 2 ⋅ (η − 2) ⋅ (1 + η )2 
 16 
 
 −1 ⋅ ( ξ − 1) ⋅ (ξ + 1 )2 ⋅ (η − 2) ⋅ (1 + η )2 
 16 
 −1 2 2 A
 ⋅ ( ξ − 2) ⋅ (ξ + 1 ) ⋅ (η − 1) ⋅ (1 + η ) 
 16 


 1 ⋅ ( ξ − 1) ⋅ (ξ + 1) 2 ⋅ (η − 1) ⋅ (1 + η )2 
 16 
 2
 −1 ⋅ ( ξ + 2 ) ⋅(ξ − 1 ) ⋅ (η − 2) ⋅ (1 + η ) 
2

 16 
 −1 2 2
 16 ⋅ ( ξ + 1 ) ⋅(ξ − 1 ) ⋅ (η − 2) ⋅ (1 + η ) 
 
 1 ⋅ ( ξ + 2) ⋅ (ξ − 1) 2 ⋅ (η − 1) ⋅ (1 + η )2 
 16 
1 2 2
 ⋅ ( ξ + 1) ⋅ (ξ − 1) ⋅ (η − 1) ⋅ (1 + η ) 
16
{N }T =   (7.31)
1 2 2
 16 ⋅ ( ξ + 2) ⋅ (ξ − 1) ⋅ (2 + η ) ⋅ (η − 1) 

 
 1 ⋅ ( ξ + 1) ⋅ (ξ − 1) 2 ⋅ (2 + η ) ⋅ (η − 1)2 
 16 
1 2 2
 ⋅ ( ξ + 2) ⋅ (ξ − 1) ⋅ (1 + η ) ⋅ (η − 1) 
 16 
 1 ⋅ ( ξ + 1) ⋅ (ξ − 1) 2 ⋅ (1 + η ) ⋅ (η − 1)2 
 16 
 2
 −1 ⋅ ( ξ − 2) ⋅ (ξ + 1 ) ⋅ (2 + η ) ⋅ (η − 1) 
2
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

 16 
1 2 2
 16 ⋅ ( ξ − 1) ⋅ (ξ + 1) ⋅ (2 + η ) ⋅ (η − 1) 
 
 −1 ⋅ ( ξ − 2) ⋅ (ξ + 1) 2 ⋅ (1 + η ) ⋅ (η − 1)2 
 16 
1 2 2
 ⋅ ( ξ − 1) ⋅ (ξ + 1) ⋅ (1 + η ) ⋅ (η − 1) 
 16 

 119
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7 • Éléments isoparamétriques 7.3 Caractéristiques élémentaires


7.3 Caractéristiques élémentaires

7.3.1 atrice de rigidité élémentaire
M
Reprenant l’expression de la matrice de rigidité élémentaire en repère local (4.12),
on pose que :

[ke ] = ∫ [ B ]T ⋅ [ H ] ⋅ [ B ] ⋅ dVe  = ∫∫∫ [ B ]T ⋅ [ H ] ⋅ [ B ] ⋅ dxdydz (7.32)



Ve

La relation (7.32) fait intervenir une matrice [ B ] déduite des relations (3.13) et
(4.4). Par déclinaison de (4.10), celle-ci peut également être développée en une
série de sous matrices [ Bi ] associées à chacun des nœuds de l’élément, soit :

{ε } = [ B ] ⋅ {qe } = ⎡⎣ B1 B2 . Bi . Bn ⎤⎦ ⋅ {qe } (7.33)




⎡∂ Ni ⎤
⎢ ∂x 0 0 ⎥
⎢ ⎥
⎢ 0 ∂ Ni
0 ⎥
⎢ ∂y ⎥

⎢ 0 ∂ N i ⎥⎥
0
⎢ ∂z ⎥
avec  [ Bi ] = ⎢ ∂ N ∂ Ni ⎥ . La détermination de [ B ] nécessitera de faire
i
⎢ 0 ⎥
⎢ ∂ y ∂x ⎥
⎢∂ Ni ∂ Ni ⎥
⎢ 0 ⎥
⎢∂y ∂x ⎥
⎢ ∂ Ni ∂ Ni ⎥
⎢ 0 ⎥
⎣ ∂z ∂y ⎦
∂ Ni ∂ Ni ∂ Ni
le calcul des différentes dérivées partielles , , associées à chacun
∂x ∂y ∂z
des nœuds. Ceci étant et comme vu en 7.2, les fonctions de forme N i sont définies
dans un repère unitaire (ξ ,η ,ζ ) et non dans le repère local ( x , y , z ) . La transfor-
mation géométrique Τe issue de (7-1) permet néanmoins d’écrire que :

∂ Ni ∂ Ni ∂ x ∂ Ni ∂ y ∂ Ni ∂ z
= ⋅ + ⋅ + ⋅
∂ξ ∂ x ∂ξ ∂ y ∂ξ ∂ z ∂ξ
∂ Ni ∂ Ni ∂ x ∂ Ni ∂ y ∂ Ni ∂ z
= ⋅ + ⋅ + ⋅ (7.34)
∂η ∂ x ∂η ∂ y ∂η ∂ z ∂η


∂ Ni ∂ Ni ∂ x ∂ Ni ∂ y ∂ Ni ∂ z
= ⋅ + ⋅ + ⋅
∂ζ ∂ x ∂ζ ∂ y ∂ζ ∂ z ∂ζ

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7 • Éléments isoparamétriques 7.3 Caractéristiques élémentaires


soit sous une forme matricielle :


⎧∂ Ni ⎫ ⎡∂ x ∂y ∂ z ⎤ ⎧∂ Ni ⎫ ⎧∂ Ni ⎫
⎪ ∂ξ ⎪ ⎢ ∂ξ ∂ξ ⎥ ⎪
∂ξ ⎥ ∂ x ⎪ ⎪ ⎪
⎪ ⎪ ⎢ ⎪ ⎪ ⎪ ∂x ⎪
⎪∂ Ni ⎪ ⎢∂ x ∂y ∂ z ⎥ ⎪∂ Ni ⎪ ⎪∂ Ni ⎪
⎨ ⎬=⎢ ⎥ ⋅⎨ ⎬ = [ J ]⋅ ⎨ ⎬ (7.35)
⎪ ∂η ⎪ ⎢ ∂η ∂η ∂η ⎪ ∂ y ⎪ ⎪∂y ⎪


⎪∂ Ni ⎪ ⎢∂ x ∂y ∂ z ⎥ ⎪∂ Ni ⎪ ⎪∂ Ni ⎪
⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎩ ∂ζ ⎭ ⎢⎣ ∂ζ ∂ζ ∂ζ ⎥⎦ ⎩ ∂ z ⎭ ⎩ ∂z ⎭ A
[ J ] correspond à la matrice jacobienne de la transformation Τe . En inversant


(7.35), on obtient :
⎧∂ Ni ⎫ ⎧∂ Ni ⎫
⎪ ⎪ ⎪ ∂ξ ⎪
⎪ ∂x ⎪ ⎪ ⎪
⎪∂ Ni ⎪ −1 ⎪ ∂ N i ⎪
⎨ ⎬ = [J ] ⋅⎨ ⎬ (7.36)
⎪∂y ⎪ ⎪ ∂η ⎪

⎪∂ Ni ⎪ ⎪∂ Ni ⎪
⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎩ ∂z ⎭ ⎩ ∂ζ ⎭
⎧ n
⎪ x = ∑ N i ⋅ xi
⎪ i =1
⎪⎪ n
Par ailleurs et comme d’après (7-3) ⎨ y = ∑ N i ⋅ yi , [ J ] devient :
⎪ i =1
⎪ n
⎪ z = ∑ N i ⋅ zi
⎪⎩ i =1

⎡ n ∂ Ni n
∂ Ni n
∂ Ni ⎤
⎢∑ ⋅ xi ∑ ⋅ yi ∑ ⋅ zi ⎥
⎢ i =1 ∂ξ i =1 ∂ξ i =1 ∂ξ ⎥
⎢ n ∂N n
∂ Ni n
∂ Ni ⎥
[ J ] = ⎢ ∑ i ⋅ xi ∑ ⋅ yi ∑ ∂η ⋅ zi ⎥
⎢ i =1 ∂η i =1 ∂η i =1 ⎥
⎢ n ∂N ⎥
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

n n
i ∂ Ni ∂N
⎢∑
⎢⎣ i =1 ∂ζ
⋅ xi ∑ ⋅ yi ∑ ∂ζ i ⋅ zi ⎥⎥
i =1 ∂ζ i =1 ⎦
(7.37)
⎡ ∂ N1 ∂ Ni ∂ Nn ⎤ ⎡ x y1 z1 ⎤
⎢ ∂ξ . . 1
⎢ ∂ξ ∂ξ ⎥⎥ ⎢ . . .⎥
∂N ∂ Ni ∂ Nn ⎥ ⎢ ⎥
[ J ] = ⎢⎢ 1 . . ⋅ ⎢ xi yi zi ⎥
∂η ∂η ∂η ⎥ ⎢ ⎥
⎢ ⎥ . . .⎥
⎢ ∂ N1 ∂ Ni ∂ Nn ⎥ ⎢
. . ⎢x yn zn ⎥⎦
⎢⎣ ∂ζ ∂ζ ∂ζ ⎥⎦ ⎣ n

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7 • Éléments isoparamétriques 7.3 Caractéristiques élémentaires


Pour calculer l’intégrale sur le volume Ve et sachant que [ B ] est désormais fonc-
tion des coordonnées unitaires, il reste à effectuer un changement de variables entre
les repères ( x , y , z ) et (ξ ,η ,ζ ) . Ce changement de variables représente en fait les
relations géométriques liant, via la transformation Τe , éléments réel et de référence.
Ces relations sont obtenues à partir du jacobien de la transformation. La matrice
rigidité élémentaire exprimée dans le repère (ξ ,η ,ζ ) a donc pour expression :
[ke ] = ∫∫∫ [ B ]T ⋅ [ H ] ⋅ [ B ] ⋅ dxdydz
1 1 1 (7.38)
T


= ∫∫ ∫ [ B ] ⋅ [ H ] ⋅ [ B ] ⋅ det [ J ] ⋅ d ξ dη d ζ
−1 −1 −1
Avec :
⎧dx ⎫ ⎧d ξ ⎫
⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎨ dy ⎬ = [ J ] ⋅ ⎨ dη ⎬  et dxdydz = det [ J ] ⋅ d ξ dη d ζ
⎪dz ⎪ ⎪d ζ ⎪
⎩ ⎭ ⎩ ⎭
En appliquant ces résultats à la matrice de rigidité de l’élément barre (4.13), on
s’aperçoit que le jacobien ou son inverse représentent le rapport des dimensions des
éléments réel et de référence. On a donc d’après le changement de variable établi
en 7.2 :
x 2
ξ = 2 − 1 ⇒ d ξ = ⋅ dx (7.39)
L L


ce qui donne comme prévu pour [ ke ] :

T L T
[ke ] = ∫ [ B ] ⋅ [ H ] ⋅ [ B ] ⋅ dVe = ES ∫ [ B ] ⋅ [ B ] ⋅ dx
0
Ve

⎧ 1⎫
⎪⎪− ⎪⎪ ⎧ 1 1 ⎫ 2
1
= ES ∫ ⎨ 2 ⎬ ⋅⎨− ⎬⋅ ⋅ d ξ
1 ⎪ ⎩ 2 2⎭ L (7.40)
−1 ⎪
⎪⎩ 2 ⎪⎭


⎡ 1 1⎤
1 − ⎥
=
2 ES ⎢ 4 4 ⋅ d ξ = ES ⎡ 1 −1⎤
∫ ⎢
L −1 ⎢ 1 1 ⎥
⎥ ⎢ ⎥
L ⎣ −1 1 ⎦

⎢⎣ 4 4 ⎥⎦
7.3.2 Vecteurs charges élémentaires

Pour les forces de volume (4.17), la démarche est similaire à celle suivie pour la
rigidité élémentaire, le changement de base s’effectuant toujours via le déterminant
du jacobien.
1 1 1
T
{ f ev } = ∫ [ N ] ⋅ { f v } ⋅ dVe = ∫ ∫ ∫ [ N ]T ⋅ { f v } ⋅ det [ J ] ⋅ d ξ dη d ζ (7.41)


ve −1 −1 −1

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7 • Éléments isoparamétriques 7.4 Intégration numérique


Pour ce qui concerne les forces de surface (4.18), le calcul consistera à exprimer la
quantité dSe en fonction des coordonnées normées des arêtes ou facettes des élé-
ments surfaciques ou volumiques.

7.4 ntégration numérique


I

Le calcul des matrices de rigidité des éléments barre (7.40) et poutre (6.21) a per-
mis d’établir celles-ci en fonction de paramètres tels que longueur, section, inerties,
etc. Ces matrices sont généralement codées de manière explicite dans les logiciels A
de calcul par éléments finis.


Cette approche n’est bien sûr pas envisageable pour les éléments surfaciques et
volumiques dont les formes et configurations varient systématiquement. La solu-
tion numérique s’impose alors. Ceci étant, il est indispensable de disposer d’une
méthode permettant une intégration exacte des quantités recherchées.
La méthode de Gauss qui est la plus couramment utilisée, répond à cette condi-
tion. Bien que sa maîtrise ne soit pas fondamentale pour les utilisateurs courants,
il est néanmoins important de bien assimiler la notion de points d’intégration ou
«  points de Gauss  » pour comprendre les différentes approches utilisées pour le
postraitement des résultats. C’est pourquoi, l’intégration numérique à 1 dimension
est développée ci-après.
Soit une fonction f d’une seule variable ξ , l’intégrale de f sur l’intervalle [ a,b ]
pourra être évaluée numériquement par la méthode de Gauss en posant que :
b r
∫a f (ξ ) ⋅d ξ = ∑ wi ⋅ f (ξi ) (7.42)
i =1

ce qui revient à remplacer l’intégrale de la fonction polynomiale f (ξ ) par une


combinaison linéaire de valeurs de f aux points ξi (appelés points d’intégration)
et de coefficients wi (appelés poids). Les r abscisses sont déterminées de manière
à intégrer exactement des polynômes d’ordre n ≤ 2r − 1.
Pour les éléments isoparamétriques, l’intervalle [ a,b ] sera bien évidemment égal
à [ −1,1] .
L’intégration numérique consiste alors à faire passer un polynôme ψ (ξ ) par
b
un certain nombre de valeurs de f (ξ ) de telle manière à obtenir ∫a ψ (ξ ) ⋅ d ξ
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

b
comme approximation de ∫a f (ξ ) ⋅ d ξ . On a donc :
f (ξ ) ≈ ψ (ξ ) = a1 + a2 ⋅ ξ + ....... + a2r ⋅ ξ 2r −1 (7.43)
En injectant (7.43) dans les deux membres de (7.42), on obtient :
b b b b
∫a f (ξ ) ⋅ d ξ = a1 ∫a d ξ + a2 ∫a ξ ⋅ d ξ + ..... + a2r ∫a ξ 2r −1 ⋅ d ξ
= a1(w1 + w2 + ..... + wr ) + a2 (w1 ⋅ ξ1 + w2 ⋅ ξ 2 + ..... + wr ⋅ ξr ) (7.44)

+ ..... + a2r (w1 ⋅ ξ12r −1 + w2 ⋅ ξ 22r −1 + ..... + wr ⋅ ξr2r −1 )

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7 • Éléments isoparamétriques 7.4 Intégration numérique


1 2
Sachant que ∫−1ξ α ⋅ d ξ est égal à 0 si α est impair et
1+α
lorsque α est pair,

l’équation (7-44) peut alors s’écrire sous la forme d’un système linéaire de 2r équa-
tions :
2 = w1 + w2 + ........ + wr
0 = w1ξ1 + w2ξ 2 + ........ + wr ξr
2
= w1ξ12 + w2ξ 22 + ........ + wr ξr2
3 (7.45)


.
.
0 = w1ξ12r −1 + w2ξ 22r −1 + ........ + wr ξr2r −1

ce qui permet de trouver les différentes valeurs de ξi et wi .

xemple : Calcul des coefficients de Gauss à 2 points


E
1 2

∫−1 f (ξ ) ⋅d ξ = ∑
i =1
wi ⋅ f (ξi ) = w1 ⋅ f (ξ1 ) + w2 ⋅ f (ξ 2 )

Cette intégrale sera évaluée de façon exacte si le polynôme est de degré inférieur ou égal à 2r − 1 = 3 .
Les coefficients sont obtenus en résolvant le système linéaire suivant :
2 = w1 + w2 ⎫
0 = w1 ⋅ ξ1 + w2 ⋅ ξ 2 ⎪ ⎧ w1 = w2 = 1
⎪⎪ ⎪
2 ⎬⇒⎨ 1
= w1 ⋅ ξ12 + w2 ⋅ ξ 22 ⎪ ⎪ξ1 = −ξ 2 = ±
3 ⎩ 3

0 = w1 ⋅ ξ13 + w2 ⋅ ξ 23 ⎭⎪

Tableau 7.1 – Tables de Gauss-Legendre (1 dimension).

degré maximum
r xi wi
du polynôme à intégrer

1 0 2 1
1
2 ± 1 3
3
0 8/9
3 3 5
± 5/9
5
3−2 6 /5 1 1
± +
7 2 6 6/5
4
7
3+2 6 /5 1 1
± −
7 2 6 6/5

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7 • Éléments isoparamétriques 7.4 Intégration numérique


La généralisation au plan se fera aisément en posant que :


1 1
Α= ∫ ∫ f (ξ ,η ) ⋅ d ξ dη = ∑i ∑j wi ⋅ w j ⋅ f (ξi ,η j ) (7.46)
−1 −1


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8 • Él me é nt s de membra e n


Les éléments membranes sont destinés à modéliser des structures planes travaillant
uniquement dans leur plan. Leurs nœuds possèdent uniquement deux degrés de
liberté u et v . Ils ont une épaisseur constante notée e et suivent l’hypothèse
de contrainte plane décrite au chapitre 3.3.4. La relation contrainte-déformation
issue de (3.27) s’écrit alors :

⎡ ⎤
⎧σ xx ⎫ ⎢1 ν 0 ⎥ ⎧ε xx ⎫
⎪ ⎪ E ⎢ ⎥ ⎪ ⎪
⎨σ yy ⎬ = ⎢ν 1 0 ⎥ ⋅ ⎨ε yy ⎬ = [ H ] ⋅ {ε } (8.1)
⎪ τ ⎪ 1 −ν
2

⎩ ⎭xy
⎢ 1 −ν ⎥ ⎪⎩γ xy ⎪⎭
⎢0 0 ⎥
⎣ 2 ⎦

⎡ ⎤
⎢1 ν 0 ⎥
E ⎢ ⎥
Avec [ H ] = ⎢ν 1 0 ⎥.
1 −ν ⎢
2
1 −ν ⎥
⎢0 0 ⎥
⎣ 2 ⎦
Le vecteur déformation s’écrit quant à lui en adaptant (3.13) au cas plan, soit :

⎡∂ ⎤
⎢ 0 ⎥
⎧ε xx ⎫ ⎢ ∂ x ⎥
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎪ ⎪ ⎢ ∂ ⎥ ⎧u ⎫ ⎧u ⎫
{ε } = ⎨ε yy ⎬ = ⎢ 0 ⋅ ⎨ ⎬ = [ ∂ ] ⎨ ⎬ (8.2)
∂ y ⎥⎥ ⎩v ⎭ ⎩v ⎭

⎪γ ⎪ ⎢
⎩ xy ⎭ ⎢ ∂ ∂ ⎥
⎢∂ y ∂ x ⎥⎦

Si nécessaire la déformation ε zz pourra être calculée à partir de la relation (3.26).
Ceci nous amène à évoquer le cas des éléments en déformation plane dont les
caractéristiques sont très similaires aux membranes. Ce sont bien évidemment
­toujours des éléments plans travaillant dans leur plan. La déformation transversale
ε zz étant cette fois prise égale à zéro (cf. § 3.3.4), seule l’expression de la matrice

 127
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8 • Éléments de membrane 8.1 Exemple 5 : élément quadrangle


[ H ]   changera. Il suffira alors de la remplacer dans (8.1) par son expression en
déformation plane, soit :

⎡ ⎤
⎢1 −ν ν 0 ⎥
E ⎢ ⎥
[H ] = ν 1 −ν 0 ⎥ (8.3)
(1 + ν ) ⋅ (1 − 2ν ) ⎢⎢


1 − 2ν ⎥
⎢ 0 0 ⎥
⎣ 2 ⎦
La contrainte σ zz pourra également être évaluée à partir de (3.24). Dans cette
hypothèse, les résultats seront donnés par unité de profondeur suivant z.

8.1 xemple 5 : élément quadrangle


E
Soit la structure suivante modélisée avec deux éléments isoparamétriques mem-
branes carrés à quatre nœuds d’épaisseur e :

2 1

h

x

3 4 2h
q = 1 ◊ 107 N/m

y

x

Y 5 6

X
h

Figure 8.1 – Exemple 5 : deux éléments membranes quadrangles.

Application numérique  : E = 2.1 ◊ 1011 N/m2, n = variable, q = 1 ◊ 107  N/m,






h = 1 m, e = 0.1 m.

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8 • Éléments de membrane 8.1 Exemple 5 : élément quadrangle


Tableau 8.1 – Exemple 5 : connectivité élémentaire.

Nœuds

Élément I J K L

1 1 2 3 4

2 4 3 5 6

A
L’élément utilisé est un quadrangle de type Q4. Ses fonctions de forme sont égales


à celles établies en (7.9), soit :

1 1
N2 = (1 − ξ ) ⋅ (1 + η ) N1 = (1 + ξ ) ⋅ (1 + η )
4 4 (8.4)
1 1

N 3 = (1 − ξ ) ⋅ (1 − η ) N 4 = (1 + ξ ) ⋅ (1 − η )
4 4

η
2 1

v
u ξ

3 4
Figure 8.2 – Élément de référence Q4.

8.1.1 Calcul de la matrice jacobienne et de son inverse



© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Du fait de la symétrie par rapport à Y, un seul élément est nécessaire au calcul.


Retenant l’élément 1, la matrice jacobienne de sa transformation est obtenue à
partir de la relation (7.37) :

⎡ ∂ N1 ∂ N2 ∂ N3 ∂ N 4 ⎤ ⎡ x1 y1 ⎤
⎢ ∂ξ ⎢ y2 ⎥
∂ξ ∂ξ ∂ξ ⎥ ⎢ x2 ⎥

[ J ] = ⎢∂ N ∂ N2 ∂ N3
⎥⋅
∂ N 4 ⎥ ⎢ x3 y3 ⎥
(8.5)
⎢ 1
⎢⎣ ∂η ∂η ∂η ∂η ⎥⎦ ⎢⎣ x 4 ⎥
y4 ⎦

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8 • Éléments de membrane 8.1 Exemple 5 : élément quadrangle


soit pour cet élément :
⎡ x1 y1 ⎤
1 ⎡(1 + η ) − (1 + η ) − (1 − η ) (1 − η ) ⎤ ⎢⎢ x2 y2 ⎥

[J]= ⎢ ⎥⋅ (8.6)
4 ⎣(1 + ξ ) (1 − ξ ) − (1 − ξ ) − (1 + ξ ) ⎦ ⎢ x3 y3 ⎥


⎢ ⎥
⎣ x4 y4 ⎦
1 ⎡ x1 − x2 − x3 + x 4 + η ( x1 − x2 + x3 − x 4 ) y1 − y2 − y3 + y 4 + η ( y1 − y2 + y3 − y 4 ) ⎤
[J]= ⎢ ⎥
4 ⎣ x1 + x2 − x3 − x 4 + ξ ( x1 − x2 + x3 − x 4 ) y1 + y2 − y3 − y 4 + ξ ( y1 − y2 + y3 − y 4 ) ⎦

1 ⎡ x1 − x2 − x3 + x 4 + η ( x1 − x2 + x3 − x 4 ) y1 − y2 − y3 + y 4 + η ( y1 − y2 + y3 − y 4 ) ⎤
[J]= ⎢ ⎥ (8.7)
4 ⎣ x1 + x2 − x3 − x 4 + ξ ( x1 − x 2 + x3 − x 4 ) y1 + y2 − y3 − y 4 + ξ ( y1 − y2 + y3 − y 4 ) ⎦

Bien que la connectivité des éléments réel et de référence soit identique, les coor-
données xi , yi correspondent bien à celles de l’élément réel.
h
⎡h + h + η ( 0 ) 0 + η (0) ⎤ ⎡⎢ 0⎥

1 ⎥ = ⎢2
[ J ] = ⎢⎢ h h h h h⎥
⎥ (8.8)
4 0 + ξ (0) + + + + ξ ( 0 )⎥ ⎢ 0


⎢⎣ 2 2 2 2 ⎥⎦ ⎢
⎣ 2 ⎥⎦
h2
Le déterminant et l’inverse de [ J ] sont donc respectivement égaux à det [ J ] =
et : 4
⎡h ⎤
0⎥
1 ⎢ 2 ⎡1 0 ⎤
[ J ]−1 = h 2 ⎢ 2 h ⎥ = ⎢0 1 ⎥ (8.9)
h


⎢0 ⎥ ⎣ ⎦
4 ⎢⎣ 2 ⎥⎦
∂ Ni ∂ Ni ∂ Ni ∂ Ni
Ce qui permet de déduire les relations entre les , et , :
∂x ∂ y ∂ξ ∂η

∂ Ni 2 ∂ Ni
=
∂x h ∂ξ
(8.10)
∂ Ni 2 ∂ Ni


=
∂y h ∂η
La valeur 2 h correspond au rapport entre les coordonnées x et x ou h et y. Par
ailleurs, les termes non diagonaux nuls de [ J ] caractérisent le fait que l’élément n’a
pas subi de rotation durant la transformation.

8.1.2 atrice de rigidité élémentaire en repère local


M
■■ xpression générale de [k1]
E
Reprenant l’expression (7.38) de la rigidité élémentaire, on obtient en l’adaptant
au cas plan :

130
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8 • Éléments de membrane 8.1 Exemple 5 : élément quadrangle


1 1

[k1 ] = e ⋅ ∫ ∫ [ B ]T ⋅ [ H ] ⋅ [ B ] ⋅ det [ J ] ⋅ d ξ dη (8.11)
−1 −1

⎡ ⎤
1 1
⎢1 ν 0 ⎥
Ee T ⎢ ⎥ h2
[k1 ] = ⋅ ∫ ∫ [B ] ⋅ ⎢ν 1 0 ⎥ ⋅ [ B ] ⋅ ⋅ d ξ dη (8.12)
1 −ν −1 −1
2 4

⎢ 1 −ν ⎥


0 0
2 ⎦
⎥ A


avec d’après (4.4), (4.10) et (8.2) :
⎧ u1 ⎫
⎪v ⎪
⎪ 1⎪
⎪u2 ⎪
⎪ ⎪
⎧u ⎫ ⎡ N1 0 N2 0 N3 0 N4 0 ⎤ ⎪ v2 ⎪
⎨ ⎬ = [ N ] ⋅ {q1} = ⎢ ⋅⎨ ⎬ (8.13)
⎩v ⎭ ⎣0 N1 0 N2 0 N3 0 N 4 ⎥⎦ ⎪u3 ⎪

⎪v3 ⎪
⎪ ⎪
⎪u4 ⎪
⎪u4 ⎪
⎩ ⎭

[ B ] = [∂ ][ N ]

⎡∂ N ∂ N2 ∂ N3 ∂ N4 ⎤
1
⎢ 0 0 0 0 ⎥
⎢ ∂ x ∂x ∂x ∂x ⎥
⎢ ∂ N1 ∂ N2 ∂ N3 ∂ N4 ⎥
=⎢ 0 0 0 0 ⎥ (8.14)
∂y ∂y ∂y ∂y ⎥


⎢∂ N ∂ N1 ∂ N2 ∂ N2 ∂ N3 ∂ N3 ∂ N4 ∂ N4 ⎥
1
⎢ ⎥
⎢⎣ ∂ y ∂x ∂y ∂x ∂y ∂x ∂y ∂ x ⎥⎦
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Qui grâce à la transformation (8.10) devient :

1 2
[B ] = ⋅ ⋅
4 h

⎡(1 + η ) 0 − (1 + η ) 0 − (1 − η ) 0 (1 − η ) 0 ⎤
⎢ ⎥
⎢ 0 (1 + ξ ) 0 (1 − ξ ) 0 − (1 − ξ ) 0 − (1 + ξ ) ⎥ (8.15)

⎢ ⎥
⎣(1 + ξ ) (1 + η ) (1 − ξ ) − (1 + η ) − (1 − ξ ) − (1 − η ) − (1 + ξ ) (1 − η ) ⎦

 131
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8 • Éléments de membrane 8.1 Exemple 5 : élément quadrangle


Le calcul (8-12) permet alors de trouver pour [ k1 ] :


⎡ 3 −ν 1 +ν −3 −ν −1 + 3ν −3 + ν −1 −ν ν 1 − 3ν ⎤
⎢ 6 8 12 8 12 8 6 8 ⎥
⎢ ⎥
⎢ 1 +ν 3 −ν 1 − 3ν ν −1 −ν −3 + ν −1 + 3ν −3 −ν ⎥
⎢ 8 6 8 6 8 12 8 12 ⎥
⎢ ⎥
⎢ −3 − ν 1 − 3ν 3 −ν −1 − ν ν −1 + 3ν −3 + ν 1 +ν ⎥
⎢ 12 8 6 8 6 8 12 8 ⎥
⎢ ⎥
⎢ −1 + 3ν ν −1 −ν 3 −ν 1 − 3ν −3 −ν 1 +ν −3 + ν ⎥
⎢ 8 6 8 6 8 12 8 12 ⎥
[k1 ] = Ee 2 ⎢ ⎥ (8.16)
1 −ν ⎢ −3 + ν −1 −ν ν 1 − 3ν 3 −ν 1 +ν −3 − ν −1 + 3ν ⎥


⎢ 12 8 6 8 6 8 12 8 ⎥
⎢ ⎥
⎢ −1 − ν −3 + ν −1 + 3ν −3 − ν 1 +ν 3 −ν 1 − 3ν ν ⎥
⎢ 8 12 8 12 8 6 8 6 ⎥
⎢ ⎥
⎢ ν −1 + 3ν −3 + ν 1 +ν −3 −ν 1 − 3ν 3 −ν −1 −ν ⎥
⎢ 6 8 12 8 12 8 6 8 ⎥
⎢ ⎥
⎢ 1 − 3ν −3 − ν 1 +ν −3 + ν −1 + 3ν ν −1 −ν 3 −ν ⎥
⎢⎣ 8 12 8 12 8 6 8 6 ⎥⎦

■■ Calcul de deux termes de [k1] par intégration numérique


Considérant une intégration numérique à deux points à la fois suivant x et h, il y a
1 1
donc quatre points de Gauss situés aux coordonnées ξi = ± , ηi = ± .
3 3

η
2 1
 1 1 1 1
− ,   , 
 3 3  3 3

v
ξ
u

 1 1  1 1
 − ,−   ,− 
 3 3  3 3

3 4
Figure 8.3 – Points de Gauss.

132
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9782100544639.indb 132 09/02/10 14:57


8 • Éléments de membrane 8.1 Exemple 5 : élément quadrangle


Pour ν = 1 3 , les deux termes k11 et k12 de la matrice de rigidité sont donc égaux
à :
1 1 ⎛ ⎛ 1 + η ⎞2 1 − ν ⎛ 1 + ξ ⎞2 ⎞
Ee Ee 3 −ν
k11 =
1 −ν 2 ∫ ∫ ⎜⎜ ⎜⎝ 4 ⎟⎠ + 2 ⎜⎝ 4 ⎟⎠ ⎟⎟ d ξ dη = 1 −ν 2 6 = 1.05 ⋅1010 N/m
−1 −1 ⎝ ⎠

⎡ 2 2 2 2
⎛ 1 ⎞ ⎛ 1 ⎞ ⎛ 1 ⎞ ⎛ 1 ⎞ ⎤
⎢ ⎜ 1 + 3 ⎟ 1 −ν ⎜1+ 3 ⎟ ⎜ 1 − 3 ⎟ 1 −ν ⎜1+ 3 ⎟ ⎥ A
⎢ 1 ⋅1 ⋅ ⎜ ⎟ + ⋅1 ⋅1 ⋅ ⎜ ⎟ + 1 ⋅1 ⋅ ⎜ ⎟ + ⋅1 ⋅1 ⋅ ⎜ ⎟ ⎥
⎢ ⎜ 4 ⎟ 2 ⎜ 4 ⎟ ⎜ 4 ⎟ 2 ⎜ 4 ⎟ ⎥


⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎥
Ee ⎢ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎥
= ⎢
1 −ν 2 ⎢ ⎛ 1 ⎞
2
⎛ 1 ⎞ ⎛ 1 ⎞
2
⎛ 1 ⎞ ⎥
⎢ ⎜ 1 − 1 − ⎜ 1 + 1 − ⎥
⎢ +1 ⋅1 ⋅ ⎜ 3 ⎟ 1 −ν ⎜ 3⎟ 3 ⎟ 1 −ν ⎜ 3⎟ ⎥
⎟ + ⋅1 ⋅1 ⋅ ⎜ ⎟ + 1 ⋅1 ⋅ ⎜ ⎟ + ⋅1 ⋅1 ⋅ ⎜ ⎟
⎢ ⎜ 4 ⎟ 2 ⎜ 4 ⎟ ⎜ 4 ⎟ 2 ⎜ 4 ⎟ ⎥
⎢ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎥
⎣ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎦

⎡ 2 2 2 2
⎛ 1 ⎞ ⎛ 1 ⎞ ⎛ 1 ⎞ ⎛ 1 ⎞ ⎤
⎢ ⎜ 1 + 1 + 1 − 1 + ⎥
⎢ 1 ⋅1 ⋅ ⎜ 3 ⎟ 1 −ν ⎜ 3⎟ ⎜ 3 ⎟ 1 −ν ⎜ 3⎟ ⎥
⎟ + ⋅1 ⋅1 ⋅ ⎜ ⎟ + 1 ⋅1 ⋅ ⎜ ⎟ + ⋅1 ⋅1 ⋅ ⎜ ⎟
⎢ ⎜ 4 ⎟ 2 ⎜ 4 ⎟ ⎜ 4 ⎟ 2 ⎜ 4 ⎟ ⎥
⎢ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎥
Ee ⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎥
= ⎢ (8.17)
1 −ν ⎢
2
⎛ 1 ⎞
2
⎛ 1 ⎞ ⎛ 1 ⎞
2
⎛ 1 ⎞ ⎥
⎢ ⎜ 1 − 3 ⎟ 1 −ν ⎜1− 3 ⎟ ⎜ 1 + 3 ⎟ 1 −ν ⎜1− 3 ⎟ ⎥
⎢ +1 ⋅ 1 ⋅ ⎜ ⎟ + ⋅1 ⋅1 ⋅ ⎜ ⎟ + 1 ⋅1 ⋅ ⎜ ⎟ + ⋅1 ⋅1 ⋅ ⎜ ⎟ ⎥
⎢ ⎜ 4 ⎟ 2 ⎜ 4 ⎟ ⎜ 4 ⎟ 2 ⎜ 4 ⎟ ⎥
⎢ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎥
⎣ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎦
= 1.05 ⋅1010 N/m

1 1
Ee ⎛ 1 +ν ⎛ 1 + ξ ⎞ ⎛ 1 + η ⎞ ⎞ Ee 1 + ν
k12 = ∫ ∫ ⎜⎝ ⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎟ d ξ dη = = 3.9375 ⋅109 N/m
1 −ν 2 −1 −1
2 ⎝ 4 ⎠ ⎝ 4 ⎠ ⎠ 1 − ν 2 8
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎡ ⎛ 1 ⎞⎛ 1 ⎞ ⎛ 1 ⎞⎛ 1 ⎞⎤
⎢ 1+ 1+ 1− 1+
1 +ν ⎜ 3 ⎟ ⎜ 3 ⎟ 1 +ν ⎜ 3 ⎟ ⎜ 3⎟⎥
⎢ 1 ⋅1 ⋅ ⋅⎜ ⎟⎜ ⎟ +1 ⋅1 ⋅ ⋅⎜ ⎟⎜ ⎟⎥
⎢ 2 ⎜ 4 ⎟⎜ 4 ⎟ 2 ⎜ 4 ⎟⎜ 4 ⎟ ⎥
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟⎜ ⎟⎥
Ee ⎢ ⎝ ⎠⎝ ⎠ ⎝ ⎠⎝ ⎠
= ⎢ ⎥ (8.18)
1 −ν 2 ⎢

⎛ 1 ⎞⎛ 1 ⎞ ⎛ 1 ⎞⎛ 1 ⎞⎥
1− 1− 1+ 1−
⎢ 1 +ν ⎜ 3 ⎟⎜ 3⎟ 1 +ν ⎜ 3 ⎟⎜ 3 ⎟⎥
⎢ +1 ⋅1 ⋅ ⋅⎜ ⎟⎜ ⎟ +1 ⋅1 ⋅ ⋅⎜ ⎟⎜ ⎟⎥
⎢ 2 ⎜ 4 ⎟⎜ 4 ⎟ 2 ⎜ 4 ⎟ ⎜ 4 ⎟⎥
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟⎜ ⎟
⎢⎣ ⎝ ⎠⎝ ⎠ ⎝ ⎠⎝ ⎠ ⎥⎦
9
= 3.9375 ⋅10 N/m
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8 • Éléments de membrane 8.1 Exemple 5 : élément quadrangle


8.1.3 Vecteur charges en repère local

T
On sait d’après (4.18) que { f1s } = ∫ [ N ] ⋅ { f s
} ⋅ dS1 .
s2

Considérant uniquement la face chargée (ξ = 1) de l’élément 1, seules les fonc-


tions de forme N1 et N 4 interviennent dans le calcul de { f1s } , les charges nodales
associées aux nœuds 2 et 3 étant forcément nulles. ξ valant tout le temps 1 le long
h
de la face 1-4 et comme dy = ⋅ dη , on a :
2
⎧ F1x ⎫
⎪F ⎪
⎪ 1y ⎪
⎪ F2 x ⎪
⎪ ⎪
F
s = ⎪ 2y ⎪
{ 1 } ⎨F ⎬
f
⎪ 3x ⎪
⎪ F3 y ⎪
⎪ ⎪
⎪ F4 x ⎪
⎪ F4 y ⎪
⎩ ⎭
⎧F 1 ⎧ qh ⎫ ⎫
⎪ 1x ⎫ = 1 ⎡ N 1 0 ⎤ ⎧q ⎫ h 1 qh ⎪ ⎪
⎪ F1 y ⎬⎭ ∫−1 ⎢⎣ 0 ⎨ ⎬ dη =
N1 ⎥⎦ ⎩0 ⎭ 2 ∫ 4 (1 + 1) (1 + η ) 2 dη = ⎨ 2 ⎬ ⎪⎪
⎪ −1 ⎪⎩ 0 ⎪⎭ ⎪
⎪ F2 x ⎫ ⎧0 ⎫ ⎪
⎪ = ⎪
⎪⎪ F2 y ⎬⎭ ⎨⎩0 ⎬⎭ ⎪⎪
=⎨ ⎬ (8.19)
⎪ F3 x ⎫ ⎧0 ⎫ ⎪
=⎨ ⎬
⎪ F3 y ⎬⎭ ⎩0 ⎭ ⎪
⎪ ⎪
⎪F 1 ⎧ qh ⎫⎪
⎪ 4x ⎫ = 1 ⎡N 4 0 ⎤ ⎧q ⎫ h 1 qh ⎪ ⎪⎪
⎪ F4 y ⎬⎭ ∫−1 ⎢⎣ 0 ⎥ ⎨ ⎬ dη = ∫ (1 + 1) (1 − η ) dη = ⎨ 2 ⎬⎪
N 4 ⎦ ⎩0 ⎭ 2 4 2 ⎪⎩ 0 ⎪⎭⎪
⎪⎩ −1

⎧ qh ⎫
⎪2⎪
⎪ ⎪
⎪0⎪
⎪0⎪
⎪ ⎪
⎪0⎪
=⎨ ⎬
⎪0⎪
⎪0⎪
⎪ ⎪
⎪ qh ⎪
⎪2⎪
⎪0⎪
⎩ ⎭

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8 • Éléments de membrane 8.1 Exemple 5 : élément quadrangle


8.1.4 S ystème [K ] ◊ {Q } = {F }


   

La structure étant symétrique, il est possible de résoudre le problème en ne prenant


en compte qu’un seul des deux éléments, l’élément 1 en l’occurrence. De plus et
toujours en raison de cette symétrie, on sait que V4 = 0 . Il reste donc trois incon-
nues : U1 ,V1 et U 4 .
La matrice de rigidité et le vecteur charges de la structure se réduisent respective-
ment à [ k1 ] (8.16) et { f1s } (8.19). Aucun changement de base n’est en effet néces-
saire puisque les repères xy et XY sont colinéaires. Le système s’écrit :
A

[ K ] ⋅ {Q } = [k1 ] ⋅ {Q } = { f1s } = {F } (8.20)


Avec :
[K ] =
⎡ 3 −ν 1 +ν −3 −ν −1 + 3ν −3 + ν −1 −ν ν 1 − 3ν ⎤
⎢ 6 8 12 8 12 8 6 8 ⎥
⎢ ⎥
⎢ 1 +ν 3 −ν 1 − 3ν ν −1 −ν −3 + ν −1 + 3ν −3 −ν ⎥
⎢ 8 6 8 6 8 12 8 12 ⎥⎥

⎢ −3 −ν 1 − 3ν 3 −ν −1 −ν ν −1 + 3ν −33 + ν 1 +ν ⎥
⎢ ⎥
⎢ 12 8 6 8 6 8 12 8 ⎥
⎢ −1 + 3ν ν −1 −ν 3 −ν 1 − 3ν −3 −ν 1 +ν −3 + ν ⎥
⎢ ⎥
Ee ⎢ 8 6 8 6 8 12 8 12 ⎥
(8.21)
1 −ν 2 ⎢ −3 + ν −1 −ν ν 1 − 3ν 3 −ν 1 +ν −3 −ν −1 + 3ν ⎥

⎢ ⎥
⎢ 12 8 6 8 6 8 12 8 ⎥
⎢ −1 −ν −3 + ν −1 + 3ν −3 −ν 1 +ν 3 −ν 1 − 3ν ν ⎥⎥

⎢ 8 12 8 12 8 6 8 6 ⎥
⎢ ⎥
⎢ ν −1 + 3ν −3 + ν 1 +ν −3 − ν 1 − 3ν 3 −ν −1 − ν ⎥
⎢ 6 8 12 8 12 8 6 8 ⎥
⎢ ⎥
⎢ 1 − 3ν −3 − ν 1 +ν −3 + ν −1 + 3ν ν −1 −ν 3 −ν ⎥
⎢⎣ 8 12 8 12 8 6 8 6 ⎥⎦
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Ce qui donne après introduction des conditions d’appui et de symétrie (termes en


pointillés) :

⎡ 3 −ν 1 +ν ν ⎤
⎢ 6 ⎧ qh ⎫
8 6 ⎥ ⎧U ⎫ ⎪ ⎪
⎢ ⎥ 1 2
Ee ⎢ 1 + ν 3 −ν −1 + 3ν ⎥ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⋅ ⎨ V1 ⎬ = ⎨ 0 ⎬ (8.22)
1 −ν 2 ⎢ 8 6 8 ⎥ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪

⎢ ν −1 + 3ν 3 −ν ⎥ ⎩U 4 ⎭ ⎪ qh ⎪
⎢ ⎥ ⎩2⎭
⎣ 6 8 6 ⎦

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8 • Éléments de membrane 8.1 Exemple 5 : élément quadrangle


8.1.5 v = 0

■■ éplacements
D
Le système (8.22) devient pour ν = 0 :


⎡1 1 ⎤
⎢2 0⎥ ⎧ qh ⎫
8 ⎧U ⎫ ⎪2⎪
⎢ ⎥ 1
1 1 −1 ⎥ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
Ee ⋅ ⎢ ⋅ ⎨ V1 ⎬ = ⎨ 0 ⎬ (8.23)
⎢8 2 8⎥ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪


⎢ −1 1 ⎥ ⎩U 4 ⎭ ⎪ qh ⎪
⎢0 ⎥ ⎩2⎭
⎣ 8 2⎦
Ce qui permet de déduire après résolution :
⎧ qh
⎪U1 = Ee = 0.476 mm

⎨V1 = 0 (8.24)


⎪ qh
⎪U 4 = = 0.476 mm = U1
⎩ Ee

Figure 8.4 – Exemple 5 : déformée (Effel) pour n = 0.

■■ éactions
R
En injectant les déplacements (8.24) dans (8.20), on obtient pour les réactions :

136
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8 • Éléments de membrane 8.1 Exemple 5 : élément quadrangle


E ⋅ e ⎡⎛ −3 −ν ⎞ ⎛ 1 − 3ν ⎞ ⎛ −3 + ν ⎞ ⎤
RX 2 = ⋅ ⎢⎜ ⎟ ⋅U1 + ⎜ ⎟ ⋅V1 + ⎜ ⎟ ⋅U 4 ⎥
(1 −ν ) ⎣⎝ 12 ⎠
2
⎝ 8 ⎠ ⎝ 12 ⎠ ⎦
⎡ U V U ⎤ EeU1 qh
R X 2 = Ee ⋅ ⎢ − 1 + 1 − 4 ⎥ = − =−
⎣ 4 8 4 ⎦ 2 2
E ⋅ e ⎡⎛ −1 + 3ν ⎞ ⎛ν ⎞ ⎛ 1 +ν ⎞ ⎤
RY 2 = ⋅ ⎢ ⎜ ⎟ ⋅ U 1 + ⎜ ⎟ ⋅ V1 + ⎜ ⎟ ⋅ U 4 ⎥
(1 −ν 2 ) ⎣⎝ 8 ⎠ ⎝6⎠ ⎝ 8 ⎠ ⎦
⎡ U U ⎤
RY 2 = Ee ⋅ ⎢ − 1 + 0 + 4 ⎥ = 0
A
⎣ 8 8 ⎦
(8.25)


E ⋅ e ⎡⎛ −3 + ν ⎞ ⎛ −1 − ν ⎞ ⎛ −3 −ν ⎞


RX 3 = ⋅ ⎢⎜ ⎟ ⋅U1 + ⎜ ⎟ ⋅V1 + ⎜ ⎟ ⋅U 4 ⎥
(1 −ν ) ⎣⎝ 12 ⎠
2
⎝ 8 ⎠ ⎝ 12 ⎠ ⎦
⎡ U V U ⎤ EeU1 qh
R X 3 = Ee ⋅ ⎢ − 1 − 1 − 4 ⎥ = − =−
⎣ 4 8 4 ⎦ 2 2
E ⋅ e ⎡⎛ −1 −ν ⎞ ⎛ −3 + ν ⎞ ⎛ 1 − 3ν ⎞ ⎤
RY 3 = ⋅ ⎢ ⎜ ⎟ ⋅ U 1 + ⎜ ⎟ ⋅ V 1 + ⎜ ⎟ ⋅U 4 ⎥
(1 − ν 2
) ⎣⎝ 8 ⎠ ⎝ 12 ⎠ ⎝ 8 ⎠ ⎦
⎡ U U ⎤
RY 3 = Ee ⋅ ⎢ − 1 + 0 + 4 ⎥ = 0
⎣ 8 8 ⎦
On notera que la réaction R X 3 est à multiplier par deux en raison de la symétrie.
■■ D éformations et contraintes
Les déformations pouvant être calculées grâce aux expressions (4.10) et (8.15),
⎧ u1 ⎫
⎪v ⎪
⎪ 1⎪
⎪u2 ⎪
⎪ ⎪
⎪ v2 ⎪
{ε } = [ B ] ⋅ {q1} = [ B ] ⋅ ⎨ ⎬ (8.26)
⎪u3 ⎪

⎪v3 ⎪
⎪ ⎪
⎪u4 ⎪
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎪u4 ⎪
⎩ ⎭
On déduit les déformations et contraintes dans l’élément 1 en appliquant (8.2) et
(8.1) :
⎧ u1 ⎫
⎧ε xx ⎫ ⎧ (1 + η ) ⋅ u1 + (1 − η ) ⋅ u4 ⎫ ⎪h ⎪
⎪ ⎪ 2 1⎪ ⎪ ⎪ ⎪
{ε } = ⎨ε yy ⎬ = ⋅ ⎨ (1 + ε ) ⋅ v1 ⎬ = ⎨ 0 ⎬ (8.27)
⎪γ ⎪ h 4 ⎪(1 + ξ ) ⋅ u + (1 + η ) ⋅ v − (1 + ξ ) ⋅ u ⎪ ⎪ 0 ⎪

⎩ xy ⎭ ⎩ 1 1 4⎭
⎪ ⎪
⎩ ⎭

 137
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8 • Éléments de membrane 8.1 Exemple 5 : élément quadrangle


q
⎧σ xx ⎫ ⎧ ⎫ ⎧100 MPa ⎫
⎪ ⎪ ⎪ e ⎪⎪ ⎪
⎪ ⎪
{σ } = ⎨σ yy ⎬ = ⎨ 0 ⎬ = ⎨ 0 ⎬ (8.28)


⎪τ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎩ xy ⎭ ⎪⎩ 0 ⎪⎭ ⎩ ⎭
8.1.6 v = 1/3

■■ éplacements
D
En posant maintenant ν = 1 3 , le système (8.22) s’écrit :
⎡1 3 1⎤
⎢ 2 16 ⎧ qh ⎫
16 ⎥ ⎧U ⎫ ⎪ ⎪
⎢ ⎥ 1 2
3 1 ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
Ee ⋅ ⎢ 0 ⎥ ⋅ ⎨ V1 ⎬ = ⎨ 0 ⎬ (8.29)
⎢16 2 ⎥ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪


⎢1 1 ⎥ ⎩U 4 ⎭ ⎪ qh ⎪
⎢ 0 ⎥ ⎩2⎭
⎣16 2⎦
Ce qui donne pour les déplacements :
⎧ 28 qh
⎪U1 = 27 Ee = 0.494 mm

⎪ 7 qh
⎨V1 = − = −0.185 mm (8.30)
18 Ee



⎪ 47 qh
⎪⎩U 4 = 54 Ee = 0.414 mm

Figure 8.5 – Exemple 5 : déformée (Effel) pour n = 1/3.


138
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8 • Éléments de membrane 8.1 Exemple 5 : élément quadrangle


■■ R éactions
Les réactions sont alors égales :
E ⋅ e ⎡⎛ −3 −ν⎞ ⎛ 1 − 3ν ⎞ ⎛ −3 + ν ⎞ ⎤
RX 2 = ⋅ ⎟ ⋅U1 + ⎜ ⎟ ⋅V1 + ⎜ ⎟ ⋅U 4 ⎥
(1 −ν 2 ) ⎢⎣⎜⎝ 12
⎠ ⎝ 8 ⎠ ⎝ 12 ⎠ ⎦
Ee 13
R X 2 = [ −10U1 + 0 − 8U 4 ] = − qh = −5.417 MN
32 24
RY 2 =
E ⋅ e ⎡⎛ −1 + 3ν ⎞
⋅ ⎢⎜
⎛ν ⎞
⎟ ⋅U1 + ⎜ ⎟ ⋅V1 + ⎜
⎛ 1 +ν ⎞ ⎤
⎟ ⋅U 4 ⎥
A
(1 −ν ) ⎣⎝ 8 ⎠
2
⎝6⎠ ⎝ 8 ⎠ ⎦


9 Ee ⎡ V1 U 4 ⎤
RY 2 = 0+ + = 1.389 MN
8 ⎢⎣ 18 6 ⎥⎦
(8.31)
E ⋅ e ⎡⎛ −3 + ν ⎞ ⎛ −1 −ν ⎞ ⎛ −3 −ν ⎞


RX 3 = ⋅ ⎢⎜ ⎟ ⋅U1 + ⎜ ⎟ ⋅V1 + ⎜ ⎟ ⋅U 4 ⎥
(1 −ν ) ⎣⎝ 12 ⎠
2
⎝ 8 ⎠ ⎝ 12 ⎠ ⎦
9 Ee ⎡ 2U1 V1 5U 4 ⎤
RX 3 = − − − = −4.583 MN
8 ⎢⎣ 9 6 18 ⎥⎦
E ⋅ e ⎡⎛ −1 −ν ⎞ ⎛ −3 + ν ⎞ ⎛ 1 − 3ν ⎞ ⎤
RY 3 = ⋅ ⎢⎜ ⎟ ⋅U1 + ⎜ ⎟ ⋅V1 + ⎜ ⎟ ⋅U 4 ⎥
(1 −ν ) ⎣⎝ 8 ⎠
2
⎝ 12 ⎠ ⎝ 8 ⎠ ⎦
9 Ee ⎡ U1 2V1 ⎤
RY 3 = ⎢ − − + 0⎥ ≠ 0
8 ⎣ 6 9 ⎦

La réaction R X 3 est encore une fois à multiplier par deux en raison de la symétrie.
Celle au nœud 3 dans la direction Y est non nulle. Cependant, cette valeur s’annule
avec celle de l’élément limitrophe qui grâce à la symétrie permet de bien trouver
RY 3 égale à zéro.
■■ Contraintes
En appliquant à nouveau la relation (8.26), on trouve pour ν = 1 3 :  

⎧ε xx ⎫ ⎧ (1 + η ) ⋅ u1 + (1 − η ) ⋅ u4 ⎫
⎪ ⎪ 2 1⎪ ⎪
{ε } = ⎨ε yy ⎬ = ⋅ ⎨ (1 + ε ) ⋅ v1
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.


⎪γ ⎪ h 4 ⎪(1 + ξ ) ⋅ u + (1 + η ) ⋅ v − (1 + ξ ) ⋅ u ⎪
⎩ xy ⎭ ⎩ 1 1 4⎭

⎧ 103 + 9η ⎫
⎪ 108 ⎪

⎪ ⎪ (8.32)
q ⎪ 7 (1 + ξ ) ⎪
= ⎨ − ⎬
Eh ⎪ 36 ⎪
⎪ ( 4 + 7η − 3ξ ) ⎪
⎪− ⎪
⎩ 36 ⎭

 139
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8 • Éléments de membrane 8.2 Exemple 6 : élément triangulaire


⎧ ( 96 + 9η − 7ξ ) ⎫
⎪ ⎪
⎧σ xx ⎫ ⎪ 96 ⎪
⎪ ⎪ q ⎪ ( 40 + 9η − 63ξ ) ⎪
{σ } = ⎨σ yy ⎬ = ⎨ ⎬ (8.33)
⎪τ ⎪ e ⎪ 288



⎩ xy ⎭ ⎪ ( 4 + 7η − 3ξ ) ⎪
⎪− 96 ⎪
⎩ ⎭
soit en fonction des coordonnées x, h :

ξ = −1; η = 1 ξ = 1; η = 1
⎧σ xx ⎫ ⎧ 116.7 MPa ⎫ ⎧σ xx ⎫ ⎧ 102 MPa ⎫
⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
{σ } = ⎨σ yy ⎬ = ⎨ 38.9 MPa ⎬ {σ } = ⎨σ yy ⎬ = ⎨−4.86 MPa ⎬
⎪ τ ⎪ ⎪−14.6 MPa ⎪ ⎪ τ ⎪ ⎪ −8.33 MPa ⎪
⎩ xy ⎭ ⎩ ⎭ ⎩ xy ⎭ ⎩ ⎭

ξ = 0; η = 0
⎧ ⎫
⎪ 1 ⎪
⎧σ xx ⎫ ⎪ ⎪ ⎧ 100 MPa ⎫
⎪ ⎪ q ⎪ 40 ⎪ ⎪ ⎪ (8.34)
{σ } = ⎨σ yy ⎬ = ⎨ ⎬ = ⎨ 13.89 MPa ⎬

⎪ τ ⎪ e ⎪ 288 ⎪ ⎪−4.17 MPa ⎪
⎩ xy ⎭ ⎪− 4 ⎪ ⎩ ⎭
⎪⎩ 96 ⎪⎭

ξ = −1; η = −1 ξ = 1; η = −1
⎧σ xx ⎫ ⎧97.9 MPa ⎫ ⎧σ xx ⎫ ⎧ 83.3 MPa ⎫
⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪ ⎪
{σ } = ⎨σ yy ⎬ = ⎨32.6 MPa ⎬ {σ } = ⎨σ yy ⎬ = ⎨−11.1 MPa ⎬
⎪τ ⎪ ⎪ 0 ⎪ ⎪ τ ⎪ ⎪ 6.25 MPa ⎪
⎩ xy ⎭ ⎩ ⎭ ⎩ xy ⎭ ⎩ ⎭
La comparaison des résultats obtenus avec les deux valeurs de coefficient de
­ oisson met en évidence le raccourcissement transversal associé à ν = 1 3 . En effet,
P
la charge répartie q provoque dans ce cas des contraintes normales horizontales
mais également transversales. On notera également l’apparition de contraintes de
cisaillement.

8.2 xemple 6 : élément triangulaire


E
Soit la structure suivante modélisée avec deux éléments isoparamétriques mem-
branes triangulaires à trois nœuds d’épaisseur e :

140
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8 • Éléments de membrane 8.2 Exemple 6 : élément triangulaire


Y q = 1 107 N/m

X
4 x 3


h
A



y
x
1 2
h

Figure 8.6 – Exemple 6 : deux éléments membranes triangulaires.

Application numérique : E = 2.1 1011 N/m2, n = 0.3, q = 1 107 N/m, h = 1 m,


e = 0.1 m
Tableau 8.2 – Exemple 6 : connectivité élémentaire.

Nœuds

Élément I J K

1 1 2 4

2 3 4 2

Les fonctions de forme de l’élément de référence associé sont d’après (7.18) égales à :
⎧ N1(ξ ,η ) = 1 − ξ − η


⎨ N 2 (ξ ,η ) = ξ (8.35)
⎪ N (ξ ,η ) = η
⎩ 3
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

3 (0,1)

v
u (1,0)
ξ
1 2
Figure 8.7 – Élément de référence T3.

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8 • Éléments de membrane 8.2 Exemple 6 : élément triangulaire


8.2.1 Calcul de la matrice jacobienne et de son inverse

Le principe de calcul du jacobien étant celui décrit en (7.37), on a pour l’élé-
ment 1 :
⎡ ∂ N1 ∂ N2 ∂ N3 ⎤
⎢ ∂ξ ⎡ x1 y1 ⎤ ⎡ x1 y1 ⎤
∂ξ ∂ξ ⎥ ⎢ ⎥ ⎡ −1 1 0 ⎤ ⎢ ⎥
[ J1 ] = ⎢ ∂ N ∂ N2
⎥⋅ x
∂ N3 ⎥ ⎢ 2
y2 ⎥ = ⎢ ⋅ x
−1 0 1 ⎥⎦ ⎢ 2
y2 ⎥ (8.36)


⎢ 1
⎢x ⎣
⎢⎣ ∂η y 4 ⎥⎦ ⎢ x4 y 4 ⎥⎦
∂η ∂η ⎥⎦ ⎣ 4 ⎣

ce qui donne :

⎡ x 2 − x1 y2 − y1 ⎤ ⎡h 0 ⎤
[ J1 ] = ⎢ x =
y 4 − y1 ⎥⎦ ⎢⎣ 0 h ⎥⎦
et det [ J1 ] = h 2 (8.37)
⎣ 4 − x1


De la même façon, nous avons pour l’élément 2 :
⎡ x3 y3 ⎤
⎡ −1 1 0 ⎤ ⎢ ⎥
[ J 2 ] = ⎢ −1 0 1 ⎥ ⋅ ⎢ x 4 y4 ⎥ (8.38)


⎣ ⎦ ⎢x y2 ⎥⎦
⎣ 2
soit :
⎡ x 4 − x3 y 4 − y3 ⎤ ⎡ h 0 ⎤
[ J2 ] = ⎢x =
y2 − y3 ⎥⎦ ⎢⎣ 0 h ⎥⎦
et det [ J2 ] = h 2 (8.39)
⎣ 2 − x3


d’où finalement :
1 ⎡1 0 ⎤
[ J1 ]−1 = [ J 2 ]−1 = ⎢ ⎥ (8.40)
h ⎣0 1 ⎦


∂ Ni ∂ Ni ∂ Ni ∂ Ni
De ce fait, les relations entre les , et , sont égales à :
∂x ∂ y ∂ξ ∂η

⎧∂ Ni 1 ∂ Ni
⎪⎪ ∂ x = h ∂ξ
⎨∂ N (8.41)
1 ∂ Ni


⎪ i
=
⎩⎪ ∂ y h ∂η

On notera par ailleurs qu’en (8.37) et (8.39) le déterminant du jacobien est égal
à deux fois l’aire du triangle ce qui constitue une des particularités de l’élément
triangulaire à trois nœuds.

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8 • Éléments de membrane 8.2 Exemple 6 : élément triangulaire


8.2.2 M atrice de rigidité élémentaire en repère local


Reprenant la même démarche qu’en § 8.1.2, on a :
⎡∂ N ∂ N2 ∂ N3 ⎤
1
⎢ 0 0 0 ⎥
⎢ ∂ x ∂x ∂x ⎥
⎢ ∂ N1 ∂ N2 ∂ N3 ⎥
[B ] = ⎢ 0 0 0
⎢ ∂y ∂y ∂ y ⎥⎥
⎢ ∂ N1 ∂ N1 ∂ N2 ∂ N2 ∂ N3 ∂ N3 ⎥ A
⎢ ∂y (8.42)
∂x ∂y ∂x ∂y ∂ x ⎥⎦


⎡ −1 0 1 0 0 0 ⎤
1⎢ ⎥
= ⎢ 0 −1 0 0 0 1 ⎥
h
⎢ −1 −1 0 1 1 0 ⎥
⎣ 
 ⎦
[ B1 ]
On sait en vertu de (7.38) que :

⎡ ⎤
⎢1 ν 0 ⎥
eEh 2 1 1 1 1−ξ T ⎢ ⎥
[k1 ] = [ B ] ⋅ ⎢ν 1 0 ⎥ ⋅ [ B1 ] ⋅ det [ J1 ] ⋅ d ξ dη (8.43)
(1 −ν 2 ) h h ∫0 ∫0 1

⎢ 1 −ν ⎥
⎢0 0 ⎥
⎣ 2 ⎦
∂ Ni ∂ Ni
Les et étant indépendants de ξ ,η , il est possible de considérer chacun
∂ξ ∂η
des termes de la matrice [ k1 ] comme une constante et d’intégrer une seule fois le
produit d ξ dη , soit :
1
1 1−ξ 1 1−ξ 1 ⎡ ξ2 ⎤ 1
∫0 ∫0 d ξ dη = ∫ [η ] 0
⋅ d ξ = ∫ (1 − ξ ) ⋅ d ξ = ⎢ξ − ⎥ = (8.44)
2 ⎦0 2

0 0

d’où finalement :
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎡ 3 −ν 1 +ν −2 −1 + ν −1 + ν −2ν ⎤
⎢ 1 +ν 3 −ν −2ν −1 + ν −1 + ν −2 ⎥
⎢ ⎥
Ee ⎢ −2 −2ν 2 0 0 2ν ⎥
[k1 ] = ⎢ ⎥ (8.45)
4 (1 −ν ) ⎢ −1 + ν
2 −1 + ν 0 1 −ν 1 −ν 0 ⎥

⎢ −1 + ν −1 + ν 0 1 −ν 1 −ν 0 ⎥
⎢ ⎥
⎢⎣ −2ν −2 2ν 0 0 2 ⎥⎦

qui est aussi égale à [ k2 ] puisque les deux éléments sont semblables.

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8 • Éléments de membrane 8.2 Exemple 6 : élément triangulaire


8.2.3 M
atrices de rigidité élémentaire en repère global
La démarche étant identique à celle décrite en § 4.2.4, les matrices de changement
de repère [ R1 ] et [ R2 ] sont de la forme :

⎡ cosθ sin θ 0 0 0 0 ⎤
⎢ − sin θ cosθ 0 0 0 0 ⎥
⎢ ⎥
⎢ 0 0 cosθ sin θ 0 0 ⎥
[ Re ] = ⎢ 0 0 − sin θ cosθ 0 0 ⎥
⎥ (8.46)



⎢ 0 0 0 0 cosθ sin θ ⎥
⎢ ⎥
⎢⎣ 0 0 0 0 − sin θ cosθ ⎥⎦

On déduit alors pour les matrices [ K 1 ] et [ K 2 ] en repère global :

Élément 1 : q = 0

[ R1 ] = [ I ] ⇒ [ K 1 ] = [ R1 ]T ⋅ [k1 ] ⋅ [ R1 ] = [k1 ] (8.47)




Élément 2 : q = p

[ R2 ] = − [ I ] ⇒ [ K 2 ] = [ R2 ]T ⋅ [k2 ] ⋅ [ R2 ] = [k2 ] (8.48)




8.2.4 Vecteur charges en repère local et global

T
On sait en vertu de (4.18) que { f 2s } = ∫ [ N ] ⋅ { f s
} ⋅ dS2 .
s2

La face 3-4 de l’élément 2 étant la seule chargée, seules les fonctions de forme
N1 et N 2 seront concernées pour le calcul. En posant le changement de base
dx = h ⋅ d ξ , on obtient :
⎧ ⎧ 0 ⎫⎫ ⎧ 0 ⎫
⎪ F3 x ⎫ ⎡ N1 0 ⎤ ⎪ qh ⎪⎪ ⎪ ⎪
⎪ ⎪ ⎢ ⎥ ⎪ ⎪⎪ ⎪ qh ⎪
F
⎪ 3y ⎪ = ⎢1 0 N 1⎥ ⎧ 0 ⎫ ⎪ 2 ⎪⎪ ⎪ 2 ⎪
⎪ F4 x ⎬ ∫0 ⎢ N 2 0 ⎥ ⋅ ⎨q ⎬ ⋅ h ⋅ d ξ = ⎨ 0 ⎬⎪ ⎪ 0 ⎪
{ f 2s } = ⎪⎨F4 y ⎪⎪ ⎢ 0 N 2 ⎥ ⎩ ⎭ ⎪ ⎪⎪ = ⎪ ⎪
⎪ qh ⎪⎬ ⎨ qh ⎬ (8.49)


⎪ ⎭ ⎣ ⎦ ⎪ ⎪⎪ ⎪ ⎪
⎪ ⎩ 2 ⎭⎪ ⎪ 2 ⎪
⎪ F2 x ⎫ ⎧0 ⎫ ⎪ ⎪0⎪
⎪ = ⎪ ⎪ ⎪
⎪⎩ F2 y ⎬⎭ ⎨⎩0 ⎬⎭ ⎪⎭ ⎪⎩ 0 ⎪⎭

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8 • Éléments de membrane 8.2 Exemple 6 : élément triangulaire


T
Comme {F2s } = [ R2 ] ⋅ { f 2s } , on déduit :
⎧ 0 ⎫
⎪ qh ⎪
⎪− ⎪
⎪ 2⎪
⎪ 0 ⎪

{F2s } = ⎪⎨ qh ⎪⎬ (8.50)
⎪− ⎪
⎪ 2⎪
⎪ 0 ⎪
A
⎪ ⎪


⎪⎩ 0 ⎪⎭

8.2.5 A ssemblage des matrices élémentaires


En divisant chacune des matrices [ K 1 ] et [ K 2 ] en neuf sous matrices 2 ¥ 2 K ij
(i nœud de départ, j nœud d’arrivée), les matrices de rigidité élémentaire devien-
nent :
⎡ K 11 K 12 K 14 ⎤ ⎡ K 33 K 34 K 32 ⎤

[ K 1 ] = ⎢⎢ K 21 K 22



K 24 ⎥ et [ K 2 ] = ⎢ K 43 K 44 K 42 ⎥

(8.51)
⎢ K 41 K 42 K 44 ⎥⎦ ⎢ K 23 K 24 K 22 ⎥⎦
⎣ ⎣
d’où la matrice de rigidité de la structure :
⎡ ( K 11 )1 ( K 12 )1 0 ( K 14 )1 ⎤

(K ) ( K 22 )1 + ( K 22 )2 ( K 23 )2 ( K 24 )1 + ( K 24 )2 ⎥⎥
[ ] ⎢⎢ 021 1
K = (8.52)
( K 32 )2 ( K 33 )2 ( K 34 )2 ⎥

⎢ ⎥
⎢⎣( K 41 )1 ( K 42 )1 + ( K 42 )2 ( K 43 )2 ( K 44 )1 + ( K 44 )2 ⎥⎦
d’où :
[K ] =
⎡ 3 −ν 1 +ν −2 −1 + ν 0 0 −1 + ν −2ν ⎤
⎢ 1 +ν 3 −ν −2ν −1 + ν 0 0 −1 + ν −2 ⎥
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

⎢ ⎥
⎢ −2 −2ν 2 + 1 −ν 0 −1 + ν −1 + ν 0 2ν + 1 −ν ⎥
⎢ ⎥
Ee ⎢ −1 + ν −1 + ν 0 1 −ν + 2 −2ν −2 1 −ν + 2ν 0 ⎥
4 (1 −ν 2 ) ⎢ 0 0 −1 + ν −2ν 3 −ν 1 +ν −2 −1 + ν ⎥
⎢ ⎥
⎢ 0 0 −1 + ν −2 1 +ν 3 −ν −2ν −1 + ν ⎥
⎢ −1 + ν −1 + ν 0 1 −ν + 2ν −2 −2ν 1 −ν + 2 0 ⎥
⎢ ⎥
⎢⎣ −2ν −2 2ν + 1 −ν 0 −1 + ν −1 + ν 0 2 + 1 −ν ⎥⎦

(8.53)

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8 • Éléments de membrane 8.2 Exemple 6 : élément triangulaire


soit après simplification :
⎡ 3 −ν 1 + ν −2 −1 + ν 0 0 −1 + ν −2ν ⎤
⎢ 1 + ν 3 −ν −2ν −1 + ν 0 0 −1 + ν −2 ⎥
⎢ ⎥
⎢ −2 −2ν 3 −ν 0 −1 + ν −1 + ν 0 1 +ν ⎥
⎢ ⎥
[K ] =
Ee ⎢ −1 + ν −1 + ν 0 3 −ν −2ν −2 1 +ν 0 ⎥
(8.54)
4 (1 −ν ) ⎢ 0
2 0 −1 + ν −2ν 3 −ν 1 +ν −2 −11 + ν ⎥


⎢ ⎥
⎢ 0 0 −1 + ν −2 1 +ν 3 −ν −2ν −1 + ν ⎥
⎢ −1 + ν −1 + ν 0 1 +ν −2 −2ν 3 −ν 0 ⎥
⎢ ⎥
⎢⎣ −2ν −2 1 +ν 0 −1 + ν −1 + ν 0 3 − ν ⎥⎦
Ceci étant, il aurait été tout à fait possible d’utiliser les matrices booléennes d’as-
semblage vues en § 4.2.4. Il suffirait alors de poser que [ A1 ] et [ A2 ] sont respec-
tivement égales à :
⎡1 0 0 0 0 0 0 0 ⎤ ⎡0 0 0 0 1 0 0 0 ⎤
⎢0 1 0 0 0 0 0 0 ⎥ ⎢0 0 0 0 0 1 0 0 ⎥
⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎢0 0 1 0 0 0 0 0 ⎥ ⎢0 0 0 0 0 0 1 0 ⎥
[ A1 ] = ⎢0 0 0 1 0 0 0 0 ⎥ [ A2 ] = ⎢0 0 0 0 0 0 0 1 ⎥ (8.55)


⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎢0 0 0 0 0 0 1 0 ⎥ ⎢0 0 1 0 0 0 0 0 ⎥
⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎢⎣0 0 0 0 0 0 0 1 ⎥⎦ ⎢⎣0 0 0 1 0 0 0 0 ⎥⎦
et de calculer ensuite :
[ K ] = [ A1 ]T ⋅ [ K 1 ] ⋅ [ A1 ] + [ A2 ]T ⋅ [ K 2 ] ⋅ [ A2 ] (8.56)


8.2.6 Conditions d’appui : nœuds 1, 2 et 4 bloqués

■■ éplacements
D
Les nœuds 1,2 et 4 étant bloqués dans les directions horizontale et verticale, le
vecteur charges {F } en repère global s’écrit :
⎧ RX 1 ⎫
⎪ R ⎪
⎪ Y1 ⎪
⎪ RX 2 ⎪
⎪ ⎪
⎪ RY 2 ⎪
⎪ ⎪
{F } = ⎨ 0 ⎬ (8.57)


⎪ qh ⎪
⎪ − 2 ⎪
⎪ ⎪
⎪ RX 4 ⎪
⎪ qh ⎪
⎪RY 4 − ⎪
⎩ 2⎭

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8 • Éléments de membrane 8.2 Exemple 6 : élément triangulaire


Le système [ K ] ⋅ {Q } = {F } associé à (8.54) et (8.57) devient après introduction


des conditions d’appui :
⎧ 0 ⎫
⎧⎪ E ⎡3 −ν 1 + ν ⎤ ⎧U 3 ⎫ ⎪ ⎪
⎨ ⎢1 + ν 3 −ν ⎥ ⋅ ⎨V ⎬ = ⎨ qh ⎬ (8.58)
⎪⎩ 4 (1 −ν ) ⎣
2

⎦ ⎩ 3 ⎭ ⎪− ⎪
⎩ 2⎭
ce qui donne pour les déplacements au nœud 3 :