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0. INTRODUCTION GENERALE

0.1. INTRODUCTION

Dans le cadre de la concurrence mondiale, et la grande compétitivité dans le monde


industriel les entreprises et sociétés dont la SNEL sont appelées à améliorer la qualité de leurs
produits et services, elles doivent adopter une politique qui tient compte de l’évolution
technologique actuelle, afin de faire face efficacement aux besoins des clients, mais aussi aux
nécessités du développement durable.

Face à ces contraintes et afin de consolider son rang de leader en fourniture d’énergie
électrique, la SNEL considère l’adoption des nouvelles technologies numériques en matière
de protection des équipements électriques, d’automatisation, d’instrumentation et de contrôle,
comme étant un choix prioritaire dans sa stratégie concurrentielle.

0.2. CHOIX ET INTERET DU SUJET

Ce choix, répondant aux exigences de la production et de la distribution de l’énergie


électrique, présente des nombreux avantages, dont nous citons : la réduction du temps de
coupure d’électricité, la détection et le diagnostic automatique des défauts, la limitation des
interventions de la maintenance et donc de son cout, et finalement la continuité du service
électrique.

Ainsi donc, la science étant avec nous, nous la mettons au profit de la SNEL pour
améliorer le rendement de ses services ; et pourvoir le plus rapidement possible aux besoins
de ses clients. Quant à nous aussi, l’élaboration de ce travail de fin de cycle en est l’agent
principal du choix de ce sujet: MODERNISATION DU SYSTEME DE CONTROLE DE
LA LIGNE ELECTRIQUE «cas du feeder Kikula » sur quoi nous écrivons.

0.3. PROBLEMATIQUE

La problématique se définit comme l’ensemble des questions qu’on se pose sur un


phénomène qu’on se propose d’étudier.1

Elle concerne aussi la question principale autour de laquelle doit tourner tout le
travail.2

1
NDAY WA MANDE, Cours de méthode de travail scientifique, 1er graduat informatique ISTC/LIKASI, 1995-1996

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2

Un problème réel se pose à la SNEL au niveau du poste de Kakontwe sur le système


de contrôle du feeder Kikula.

Ayant le souci de trouver une amélioration à toutes les difficultés, il y a lieu de se


poser ces quelques questions :

- Comment et par quel moyen devons localiser le défaut et connaitre sa nature sur
le feeder Kikula ?
- Est-ce que ce système est-il fiable ?
- Permet-il de connaitre à tout moment quelques événements perturbateurs qui ont
eu lieu, et en temps réel ?
- Avec ce système, la limitation des interventions de la maintenance et de son cout
est-il possible ?

0.4. HYPOTHESE

Comme décrit ci-dessus, le système de contrôle existant sur le feeder Kikula étant
constitué par un équipement analogique ; il présente des difficultés qui nous incitent à
proposer sa modernisation.
Cela nous aidera à améliorer des conditions de travail et nous évitera toutes pertes
de temps en cherchant à localiser et à connaitre la nature du défaut, de limiter le coût de
maintenance, et enfin de connaitre les événements perturbographes se produisant sur la ligne
afin d’assurer une meilleure continuité du service électrique.

0.5. METHODES ET TECHNIQUES UTILISEES.

0.5.1. Méthodes

Selon le dictionnaire Larousse, une méthode est définie comme étant l’ensemble
ordonné de manière logique de principes, de règles, d’étapes, qui constitue un moyen pour
parvenir à un résultat.3
Dans le cadre de notre travail, voici quelques méthodes que nous avons utilisées :

2
PROF.KABENGELE DIBWE, Cours de Méthode de travail scientifique, 1er graduat science économique, UNILU
1991-1992.
3
Dictionnaire Larousse, Edition 2014.

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3

0.5.1.1. Méthode descriptive

Cette méthode nous a servi de décrire les différents évènements ou phénomènes


intervenant dans le système de contrôle d’une ligne électrique.

0.5.1.2. Méthode structuro-fonctionnelle

Quant à cette méthode, elle nous a permis de connaitre la structure de l’entreprise


étudiée ainsi que les différents postes du service qui nous concerne.
0.5.2. Techniques
Les techniques sont les moyens qui nous permettent entant que chercheurs d’acquérir
et de traiter les données dont nous avons besoin pour comprendre ou expliquer un phénomène
ou encore un sujet.4
Ils sont donc au service des méthodes entant qu’instruments nécessaires à
l’exploitation et à la cueillette des données.
Ainsi dit, pour élaborer notre travail, nous nous sommes servis des techniques que
voici :

0.5.2.1. Technique d’interview

Celle-ci consiste à un entretien entre les responsables du service où se font les


recherches et le chercheur, afin d’appréhender la réalité de l’objet de l’étude.
La technique d’interview nous a permis de connaître la réalité sur certaines données
collectées entre les différents documents et sur certains équipements dans le réseau SNEL.

0.5.2.2. Technique documentaire

Pour concrétiser la précédente technique, il a fallu consulter les documents utilisés


dans le cadre de l’application qui est envisagée.
Et pour avoir une source d’information nécessaire, nous avons eu recours à certains
ouvrages et cours que nous signalons à la fin de notre travail ; précisément dans la
bibliographie.

0.6. DELIMITATION DU SUJET

Comme tout travail scientifique, notre travail est aussi limité dans le temps et dans
l’espace.

4
KAZULE SYLVAIN, Cours d’initiation à la recherche scientifique, 2eme graduat électricité, UNILI 2012 – 2013.

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4

0.6.1. Limitation dans le temps

La structure de la SNEL/DTS/GCLK étant toujours la même malgré ses différentes


dénominations jusqu’aujourd’hui, nous avons jugé satisfaisant de prendre en considération la
période allant de 2013 en août 2014 ; date de la fin de notre récolte des données.
Cela pour démontrer l’ampleur et la persistance des difficultés que connait le service
de maintenance de la division de transport sud(DTS) affectant aussi la gestion clientèle de
Likasi avec son système de maintenance.

0.6.2. Limitation dans l’espace

Nous avons exclusivement récolté les données utiles pour l’élaboration de ce travail,
au siège social de la SNEL/GCLK/DTS/LIKASI, plus précisément sur l’avenue de la Mine ;
et sur l’avenue des abattoirs dans la commune de Likasi, à Likasi ; et au poste de kakontwe.

0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Notre travail contient trois chapitres précédés d’une introduction générale, et bouclé
par une conclusion générale.

PREMIER CHAPITRE : APERÇU GENERAL SUR LE RESEAU ELECTRIQUE.

Ce premier chapitre consiste à une présentation succincte du réseau électrique et de


ses composants.

DEUXIEME CHAPITRE : PRESENTATION DE LA LIGNE KAKONTWE - KIKULA OU


DU FEEDER KIKULA

Ce deuxième chapitre porte sur la présentation de la ligne Kakontwe-Kikula et sur le


système de contrôle existant sur la ligne afin de mettre un accent particulier sur la nécessité de
migration vers un système plus performant.

TROISIEME CHAPITRE : MODERNISATION DU SYSTEME DE CONTROLE DU


FEEDER KIKULA

Ce chapitre traite sur la proposition du remplacement d’un relais analogique par un


relais numérique pour cerner les atouts du matériel et les points de cette technologie qui
permet une intégration commode et simple dans l’architecture de contrôle-commande ciblé.

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5

0.8. DEFINITION DES CONCEPTS DE BASE

- MODERNISATION : Remplacement d’équipements, accessoires et appareils ou


éventuellement de logiciel apportant, grâce à des perfectionnements techniques
n’existant pas sur le bien d’origine, une amélioration de l’aptitude à l’emploi du
bien.
- LE CONTROLE : C’est une vérification de la conformité à des données
préétablies, suivie d’un jugement.

Le contrôle peut :

- Comporter une activité d’information,


- Inclure une décision : acceptation, rejet, ajournement,
- Déboucher sur des actions correctives.

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CHAPITRE I : APERÇU GENERAL SUR LE RESEAU


ELECTRIQUE

I.1. INTRODUCTION

L’énergie électrique, entant que produit fini d’un système électro énergétique est
produite dans les usines appropriées appelées communément centrales électriques.

Pour des raisons technico-économiques, les centrales électriques sont aménagées en


des lieux, le plus souvent éloignés des consommateurs : Une liaison entre les centrales et les
différents points de consommation de l’énergie s’impose.

Cette liaison est assurée par des lignes électriques qui, du type aérien ou souterrain,
sont reliées entre-elles par des nœuds appelés postes électriques. Les postes et les lignes
électriques qui y partent constituent des réseaux électriques.5

Dans l’exploitation des réseaux électriques, les postes jouent un rôle important, car
on y dispose les appareillages tels que (transformateurs, jeux de barres, appareils de contrôle,
etc.) qui sont nécessaires à cette fin.

Dès lors, il n’est pas possible techniquement de confier à un seul type de réseau, la
totalité des fonctions (transport, répartition, ou encore distribution) y assignés compte tenue
de leurs sens spécificités.

I.2. RESEAUX ELECTRIQUES

I.2.1. Définition

Un réseau électrique est l’ensemble d’infrastructures énergétiques plus ou moins


disponibles permettant d’acheminer l’énergie électrique des centres de production vers ceux
de consommation de l’énergie électrique.

Il est constitué des lignes électriques exploitées à différents niveaux de tension


connectées entre elles dans les postes électriques. Les postes électriques permettent de repartir
l’électricité et de la faire passer d’une tension à l’autre via les transformateurs.

5
KIMOTO MARCEL, Cours de production-transport et distribution, 3eme graduat électricité, UNILI 2013-2014

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7

Un réseau électrique doit aussi assurer la gestion dynamique de l’ensemble,


Production – Transport – Distribution ou (consommation) mettant en œuvre des réglages
ayant pour but d’assurer la stabilité de l’ensemble.

I.2.2. Classification

On rencontre plusieurs types des réseaux électriques qui sont différents les uns des
autres par les paramètres ci-après :

- La nature du courant,
- Le niveau de tension,
- La fonction ou le rôle,
- La structure, et
- La configuration géométrique.

Ainsi on distingue :

I.2.2.1. Selon la nature du courant

- Le réseau à courant continu,


- Le réseau à courant Alternatif Monophasé,
- Le réseau à courant Alternatif Triphasé.

I.2.2.2. Selon le niveau de tension6

Il s’agit du :

- Réseau Très Basse Tension (TBT) : U ≤ 50V,


- Réseau Basse Tension (BT) : 50 < U ≤ 1 000V,
- Réseau Moyenne Tension (MT) : 1 000V < U ≤ 30 000V,
- Réseau Haute Tension (HT) : 30 000 < U ≤ 220 000V,
- Réseau Très Haute Tension (THT) : U > 220 000V,

I.2.2.3. Selon la fonction ou le Rôle

Nous citons :

6
KIMOTO MARCEL, Cours de production-transport et distribution, 3eme graduat électricité, UNILI 2013-2014

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8

- Le réseau de transport,
- Le réseau de répartition,
- Le réseau de distribution primaire,
- Le réseau de distribution secondaire.

I.2.2.4. Selon la structure

On distingue :

- Le réseau Radial ou en Antenne,


- Le réseau Bouclé, et
- Le réseau Maillé.

I.2.2.5. Selon la configuration

Nous trouvons :

- Le réseau Local,
- Le réseau Régional,
- Le réseau National, et
- Le réseau d’interconnexion.

I.3. POSTE DE TRANSFORMATION


Un poste de transformation est une superficie sur laquelle sont installés, en plein air
ou dans un bâtiment, les appareillages nécessaires à la transformation de la tension et dans un
coffrage approprié, les équipements de commande et de protection du réseau.

Il permet de repartir l’énergie électrique et passer d’un niveau de tension à un autre


grâce aux transformateurs.

Les postes de transformation sont classés en fonction du rôle qu’ils remplissent sur
l’ensemble des réseaux.

Ainsi on distingue :

- Les postes Elévateurs,


- Les postes d’interconnexion,

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- Les postes de Répartition,


- Les postes de Sectionnement,
- Les postes de Distribution, et
- Les Cabines Electriques.

I.4. LES LIGNES ELECTRIQUES

I.4.1. Définition

Les lignes électriques sont des moyens permettant de canaliser le courant électrique
afin de faciliter le transfert de l’énergie électrique qu’il véhicule d’un point à un autre à
travers des conducteurs. Elles existent sous deux aspects à savoir :

- Les lignes Electriques Souterraines (LES)


- Les lignes Electriques Aériennes (LEA).

I.4.1.1. Paramètres électriques des lignes électriques

Dans l’ensemble, les lignes électriques sont définies par les éléments suivants :

 La tension de service pour laquelle elles sont constituées,


 Le nombre de conducteurs,
 La nature des matériaux conducteurs, et
 La nature de l’isolant.

Ainsi, une ligne électrique est caractérisée par les paramètres suivants :

 La résistance Ohmique R.,


 L’inductance L.,
 La Capacité C.,
 La conductance G, ou résistance transversale.

Les deux premiers dépendent de l’intensité du courant véhiculé et de la longueur de


la ligne : ils sont dites paramètres longitudinaux.

Par contre les deux derniers varient avec la tension et la qualité de l’isolant, ils sont
appelés paramètres Transversaux.

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I.4.1.2. Les lignes électriques souterraines

Autrement appelée câbles souterrains, ce sont des lignes qui sont enfouies dans le
sol. Elles sont fréquemment employées là où il est impossible d’installer les réseaux aériens.
Elles sont constituées d’une âme conductrice et d’une enveloppe isolante.

On distingue :

- Les câbles multiconducteurs qui sont un ensemble de conducteurs électriquement


distincts mais liés mécaniquement dans un revêtement (gaine, tresse, armure,…) ; ils
sont généralement de câbles Bipolaires, etc.
- Les câbles mono- conducteurs constitué par un seul conducteur isolé revêtu d’une
gaine de protection. Ils sont autrement appelés câbles unipolaires. L’âme doit
posséder des caractéristiques suivantes :
 Une bonne conductivité électrique afin de réduire les pertes d’énergie ;
 Une résistance Mécanique suffisante pour éviter la rupture du conducteur
au cours de la pose, des fixations et du serrage des conducteurs.
- Une bonne souplesse pour faciliter le passage des conducteurs dans les conduites
afin de respecter les tracés des canalisations ou pour alimenter les appareils mobiles.

Les canalisations enterrées doivent être à l’abri :

- Des tassements de terrain ;


- Du contact des objets durs, et
- Du choc d’outils de terrassement.

Dans ces lignes, les câbles peuvent être installés sur chemin de câbles ou dans les
goulottes. On peut les mettre aussi dans les caniveaux et, dans certains cas ; ils sont enfouis
dans le sol.

Les lignes électriques souterraines présentent les avantages suivants :

- Elles ne sont pas soumises aux intempéries,


- Elles ne nécessitent pas une protection supplémentaire contre les influences externes,
- Elles donnent une bonne esthétique.

En dehors de ces avantages, elles présentent des inconvénients ci-dessous :

- Entretien difficile ;
- Prix d’installation élevé.

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Notons enfin que pour faciliter les vérifications, les dépannages, les transformations
ultérieures, chaque canalisation et chaque conducteur doit être identifié.

I.4.1.3. Les lignes électriques aériennes

Ce sont des lignes qui sont à la vue de tous (c'est-à-dire qui ne sont pas enfouis dans
le sol) qui passent dans l’espace soutenu par des poteaux (ou support en bois ou métalliques),
elles assurent une continuité électrique tout en supportant sans détérioration, ni rupture.

Les contraintes extérieures auxquelles ils sont soumis.

Les éléments principaux des lignes aériennes sont :

- Les conducteurs,
- Les isolateurs,
- Les ferrures, et
- Les supports.

I.4.1.3.1. Les conducteurs

Ils assurent la continuité électrique tout en supportant sans détérioration, ni


rupture les contraintes extérieures auxquelles ils sont soumis. Parmi ces contraintes on
peut citer le vent, les variations de températures, les neiges,…
Les métaux qui constituent doivent avoir les propriétés suivantes :
- Une bonne conductivité électrique
- Une tension de rupture à la traction suffisante,
- Une bonne résistance à l’action chimique de l’atmosphère, et
- Un poids spécifique réduit.

Pour les conducteurs, on emploie le plus souvent les métaux suivants :

- Les Bronzes phosphoreux de résistivité ρ = 0,02 Ω.mm2/m ;


- L’Aluminium Pur : ρ = 0,031 Ω.mm2/m ;
- L’Almélec : ρ = 0,031 Ω.mm2/m ;
- Le Cuivre écrou : ρ = 0,017 Ω.mm2/m ;
- L’Aluminium pur combiné à l’acier : ρ = 0,033 Ω.mm2/m

Leur choix dépend de l’échauffement, de la résistance mécanique, de chute de


tension, de l’effet couronne, de la section, etc.

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I.4.1.3.2. Les isolateurs

Les conducteurs des lignes aériennes doivent être fixés aux supports par
l’intermédiaire d’isolateurs. Ces derniers servent à amasser les conducteurs et à les
isoler entre eux.
Les matériaux utilisés pour leur fabrication sont du verre et de la porcelaine
qui ont, en général la forme d’une assiette. Pour les conducteurs de très haute tension,
on utilise des chaines d’isolateurs appelés aussi isolateurs de suspension, dont le
nombre croît avec la tension.
Ils doivent avoir des caractéristiques suivantes :
- Un courant de fuite réduit ;
- Une résistance Mécanique suffisante aux sollicitations subies ;
- Une rigidité diélectrique suffisante pour tenir à la tension de service
sans qu’il ne se produise ni percement, ni contournement de l’isolateur.

Le choix de la forme et des dimensions dépend de la tension nominale, de la forme et


de la section du conducteur, de l’état hygrométrique et poussiéreux de l’emplacement, de
contraintes mécaniques possibles et de coefficient de sécurité. Ils comportent généralement
deux parties à savoir :

- La partie isolante, et
- Des pièces métalliques scellées sur cette partie isolante.

 La partie isolante est souvent en porcelaine ou en verre, la partie utilisée pour sa


réalisation doit pouvoir résister aux actions chimiques et atmosphériques, ainsi
qu’aux températures.
 Les pièces métalliques doivent supporter les contraintes mécaniques et
thermiques.

On distingue deux principaux types d’isolateurs, à savoir :

- Les isolateurs rigides, et


- Les isolateurs suspendus.

Les isolateurs rigides sont reliés aux supports par une ferrure fixe et ne peuvent donc
changer de position après montage. Lorsque la tension de service atteint l’ordre de 50kV, ils

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deviennent trop compliqué à assembler, trop fragiles en raison de leurs dimensions et, dès
lors, trop peu sûr.

Pour ce faire, on est alors amener à utiliser les isolateurs suspendus se présenter sous
trois formes à savoir :

- Les isolateurs capot,


- Les isolateurs HEWLET, et
- Les isolateurs à double capot.

I.4.1.3.3. Les ferrures

Ce sont des pièces métalliques sur lesquelles sont posés les isolateurs. Leur
résistance à la traction est de l’ordre de 35 Kgf/mm2.
Elles sont fortement galvanisées pour éviter l’oxydation due au scellement au
plâtre. Les modèles usuels sont des ferrures droites, les ferrures coudées,…

I.4.1.3.4. Les supports

Les supports de lignes ont des formes variées et, ils vont du simple poteau en
bois aux tours métalliques imposants de grandes lignes en passant par les poteaux en
bêton-armé et les poteaux tubulaires en acier ou en Fer profilé.

Destinés à soutenir les conducteurs et les ferrures, les supports doivent être
tels qu’ils puissent résister aux efforts :

- Verticaux dus aux poids des fils, isolateurs, ferrures et surcharges accidentelles ;
- Horizontaux dus à l’action du vent sur les armements et sur eux-mêmes.
- Obliques résultant de la traction des fils lorsque le support est d’angle, leur choix
est opéré en fonction des conducteurs de la portée, des possibilités d’implantation
de la ligne, du climat, de la région, l’état du terrain et des sollicitations
rencontrées.

On trouve plusieurs types parmi lesquels, on trouve :

 Suivant la nature des matériaux constitutifs :


a) Les supports en bois,
b) Les supports en béton-armé,
c) Les supports métalliques. Ceux-ci existent sous quatre aspects ci-contre :
- Poteaux en fer profilé,

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- Potelets et consoles ;
- Poteaux tubulaires en acier, et
- Pylônes métalliques.
 Suivant les contraintes soumises et l’emplacement :
a) Les supports d’alignement,
b) Les supports d’ancrages,
c) Les supports d’angle,
d) Les supports de traversés, et
e) Les supports d’amarrage.

I.4.1.3.5. Câble (fils) de Garde

Placé au-dessus des conducteurs de la ligne, le fils de garde ne transporte pas le


courant électrique, et est généralement en aluminium-acier.

Il présente un triple rôle à savoir :

- Protection contre le coup de foudre directe et surtension atmosphérique ;


- La surtension atmosphérique ;
- La diminution de l’induction électromagnétique dans le circuit de
télécommunication ;
- L’interconnexion de mise à la terre du support.

CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA LIGNE


KAKONTWE – KIKULA (FEEDER
KIKULA).

II.1. PRESENTATION DU POINT DE VUE GEOGRAPHIQUE

Sur le plan géographique, le feeder Kikula quitte le Poste Haute Tension de


Kakontwe se trouvant dans le quartier Kakontwe qui est enclavé dans la Commune de Panda,
l’une des communes de la Ville de Likasi, et va vers la cabine carrefour qui se trouve à la

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bifurcation de l’avenue Lumumba et route Kakontwe dans le quartier Kisunka qui est l’un des
quartiers de la Commune de Kikula.

D’une façon brève, elle se trouve entre les deux communes, la Commune de Panda et
celle de Kikula.

Elle a une position géographique comme suite :

- Au nord, limité par le quartier Kisunka,


- Au Sud par le quartier Kakontwe,
- A l’Est par le quartier Kampumpi de la Commune de Likasi
- A l’Ouest par le pompage de Kampemba.

La ville de Likasi est approximativement limitée par les 26°35´et 26°55 de longitude
et ainsi que 11°33´ et 11°22´de l’altitude sud dans son ensemble.7

Le Katanga méridional constitue une entité climatique particulière les variations


saisonnières y est comme base de régime des pluies, avec une saison de pluie allant du mois
d’octobre jusqu’au mois d’avril et une saison sèche qui couvre le reste des mois de l’année. A
Likasi, où se trouve comme prédit la dite ligne, la température moyenne est de 20°C et les
précipitations annuelles montrent un maximum de l’ordre de 1180 millimètres, au Katanga
oscille autour de 840 mm.

II. 2. PRESENTATION DU POINT DE VUE TECHINIQUE

II.2.1. Caractéristiques de la ligne Kakontwe-Kikula (feeder kikula)

D’une façon générale quand on parle du feeder Kikula nous devons savoir que c’est
un feeder qui est en aérien et en souterrain, et d’un même point de soutirage vers une même
destination qui est la cabine carrefour.

Voici donc les caractéristiques de ce feeder suivant la catégorie (souterraine et


aérienne) :

7
Documents archives de la Commune de Panda/Likasi.

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PREMIER TRONÇON

 Ligne aérienne
- Elle a une section de 95mm2 en Aluminium ;
- Courant admissible : 210A ;
- Tension : 6,6kV ;
- Longueur : 2600mètres.

DEUXIEME TRONÇON

 Ligne électrique souterraine


- Câble souterrain au papier imprégné d’huile
- Nature du conducteur : Cuivre
- Section : 3x70mm2
- Courant admissible : 210A
- Tension : 6,6KV
- Longueur : 2600m

Signalons que le réseau de distribution MT/BT de la SNEL est un réseau en antenne,


c’est à partir de la cabine carrefour que d’autres cabines de la Commune de Kikula sont
alimentées, ainsi que le pompage de Kampemba de la société de distribution d’eau potable
REGIDESO.

Voici les différentes cabines et leurs charges à côtés qui trouvent leur alimentation à
partir du feeder Kikula.

Tableau II.1 : Caractéristiques des cabines.

N DESIGNATION PUISSANCE PUISSANCE


° INSTALLEE CONSOMMEES
(kVA) (kVA)

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0CARREFOUR 400 404,8


1
0LUFIRA 6300 624,68
2
0ECOLE OFFICIELLE 630 814,86
3
0KIZITO 500 491,8
4
0MOERO 400 393,58
5
0MANIEMA 630 593,2
6
0NKOLOMONI 250 309,82
7
0VYOMBO 400 385,4
8
0TSHATSHI 315 368,7
9
1POMPAGE KAMPEMBA 400 -
0

II.3. ETUDE DU SYSTEME DE CONTROLE UTILISE SUR LA


LIGNE KAKONTWE-KIKULA

Le contrôle, ainsi que la commande utilisée sur la ligne Kakontwe – Kikula se trouve
au niveau de la salle de contrôle et commande du poste H.T de Kakontwe, ou en d’autre
terme la commande et le contrôle s’effectuent dans la salle de commande et contrôle. Les
différentes précisions sont données aux points suivants :

II.3.1. Présentation du poste H.T. de Kakontwe

II.3.1.1. Localisation du poste de Kakontwe

Le poste de Kakontwe, cadre de notre travail de fin de cycle, est un poste situé à côté
des installations de la Grand Cimenterie du Katanga (G.C.K.), dans la Commune de Panda, au
quartier Kakontwe, Ville de Likasi, dans la Province du Katanga en République
Démocratique du Congo, notre pays.

Le poste est alimenté par la ligne H.T. de 50 kV, qui tire son origine au répartiteur
centre et ce dernier a pour origine, la ligne 51, de tension 220kV provenant de la centrale
hydro-électrique de Mwadingusha, le poste de Kakontwe est l’un de nœuds du réseau de
transport de notre Ville de Likasi. Son rôle est de bien assurer la répartition de l’énergie dans

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les installations de la Gécamines ; une partie de la Commune de Kikula ; la station de


pompage Regideso /Kampemba et enfin la cité de Kambove.

A son origine, le poste de Kakontwe était conçu pour alimenter les deux usines de
l’Union Minière Likasi (GCM-DEV et GCM – CCC actuellement appelé GCK),
SHINKOLOBWE, KAMBOVE et la station de pompage de Kampemba ; de nos jours, il
dessert aussi en énergie électrique un grand nombre des Mining se trouvant le long de la
grande route qui mène vers la cité Gécamines de Kakontwe et ses environs.

II.3.1.2. Composantes du poste HT de Kakontwe

Le poste de Kakontwe est subdivisé en parties essentielles qui sont :

- Le poste Haute Tension (50 kV)


- La sous-station (6,6 kV)

II.3.1.2.1. Le Poste Haute Tension (50 kV)

Le poste Haute tension est la partie complexe du répartiteur centre. Plusieurs


éléments, équipements électriques ayant différents rôles y sont installés.

Ainsi on peut y trouver les appareillages suivants :

- Les disjoncteurs HT,


- Les transformateurs de puissance,
- Les transformateurs de potentiel (T.P.),
- Les transformateurs d’intensité (T.I.),
- Le parafoudre, et
- Les sectionneurs, etc.

Toutes les lignes HT d’injection comme de soutirage d’énergie électrique sont fixés
ou connectées aux jeux de barres du poste.

a) La ligne 50 kV
Elle est alimentée par l’un de deux secondaires du transformateur de 30MVA. Cette
ligne dessert à son tour le poste HT de Kakontwe et continue son trajet jusqu’au poste de
Kambove où elle est utilisée comme secours en cas de perturbations enregistrées sur la ligne
120 kV RC-Kakontwe. Etant une ligne de secours elle permet aussi d’alimenter le poste de

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Kakontwe via le transformateur 120kV/50kV installé au poste de Kambove, au cas où un


défaut pourrait empêcher le passage du courant électrique dans le tronçon RC-Poste de
Kambove. Cette ligne a pour caractéristiques :

Tableau II.2 : Caractéristiques de la ligne de 50 kV

N SECTION REACTA-
N° TRONÇON LONGUEUR RESISTANCE LIMITE EN NCE
(en Km) (en Ω) THERMIQUE CUIVRE (en Ω)
(en MVA) (en mm2)
RC-Kakontwe
0 13 6,89 76,3 50 5,90
1
Kakontwe-Kambove
0 6,8 5,12 76,3 95 11,5
2

Les transformateurs qui sont au poste de Kakontwe sont au nombre de trois de


puissance 30MVA/50/6,6kV.

b) La sous-station (6,6 kV)

La sous-station (6,6kV) alimente quelques départs qui soutirent de l’énergie


électrique à partir des jeux de barres, parmi lesquelles nous citons :

- La ligne Kakontwe – Sofridex jadis appeler AFRIDEX, a pour caractéristiques :


 Longueur : 2,6 km
 Résistance : 5,51 Ω
 Section : 35 mm2

 Réactance : 10,4 Ω
- La ligne Kakontwe – AFRICOM, a pour caractéristiques :
 Longueur : 4,022Km en cuivre
 Section : 35 mm2

- La ligne Kakontwe – MEGA METAL, a pour caractéristiques :


 Longueur : 2,80Km en cuivre
 Section : 35 mm2

Outre les quelques lignes (départs) qui soutirent de l’énergie électrique aux jeux de
barres 6,6 kV, il y a encore d’autres départs qui sont alimentés à partir des jeux de barres,

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parmi lesquels le feeder de Kikula dont les caractéristiques ont été donnés dans le précédent
point.

 La salle de contrôle – commande.

L’exploitation d’un réseau HT ou MT doit se faire sur base des normes relatives de
la CEI qui porte sur la sécurité des personnes, des matériels (équipements) et de l’installation
toute entière. Dans cette même optique, la conception d’un poste doit offrir les possibilités
assez souples et précises pour la commande et le contrôle des équipements électriques qui y
sont installés.

De ce fait, il existe au poste de Kakontwe une salle de contrôle-commande qui


permet de manœuvrer et de contrôler à distance tous les départs et équipements électriques
installés au poste (sous-station).

Les disjoncteurs HT et MT sont commandés et contrôlés à distance avec bien


entendu la possibilité d’une commande électrique locale (instantanée et temporisée) et une
autre, dite manuelle, qui permet de commander l’équipement en agissant directement sur le
mécanisme de manœuvre.

- Les protections8

Le réseau électrique dans son ensemble comprend trois grandes étapes : la


production de l’énergie électrique, le transport et la distribution de l’énergie électrique.

Ainsi pour son bon fonctionnement, il est important et nécessaire qu’un réseau
électrique ait un bon équipement de protection permettant de réduire au plus vite que possible
les dégâts.

D’où chaque étape est doté d’un ensemble de protections souvent de nature
complémentaire et à caractère instantané ou retardé d’un relais électromagnétique par un
relais temporisé.

Selon le type du défaut, la protection intelligente émet un signal de déclenchement


du disjoncteur, et par conséquence la mise hors tension de l’installation ou un signal de
signalisation pour informer les opérateurs sur la nature du défaut et de prendre les mesures
adéquates. Ainsi donc on trouve au poste les disjoncteurs HT et MT (au niveau de la sous –
station 6,6 kV) qui se diffèrent des disjoncteurs BT.

8
MAYAYA BOY, JB ; cours de connaissance des matériaux, 3eme graduat électricité, UNILI 2013-2014.

jeanluc key
21

Les différences qu’on peut retenir sont les suivantes :

- Les disjoncteurs HT et MT n’ont pas de déclencheur magnétique et thermique


intégré ;
- Ils ne fonctionnent que sur réception d’un ordre électrique extérieur, manuel ou
automatique et la sélectivité est obtenue par des décalages des ordres ;
- Leur énergie de manœuvre est normalement fournie par une source extérieure
(électrique ou pneumatique) et stockée dans le mécanisme de commande.

Ils comportent souvent plusieurs organes de coupure en série et parfois des éléments
auxiliaires en parallèle avec leurs contacts principaux.

 Constitution du disjoncteur HT et MT.

Quel que soit la technique de coupure utilisée, on retrouve toujours les éléments
suivants :

- La chambre de coupure ;
- Les éléments isolants entre les circuits principaux respectifs et la terre ;
- Un mécanisme de commande permettant de manœuvrer le contact et les
accessoires de fonctionnement sur la commande locale ou à distance. D’une façon
générale de grandeur de durée de fonctionnement est de 20 à 50 millisecondes au
déclenchement et à l’enclenchement il est de 80 à 150 millisecondes.

 Différents techniques de coupure de l’arc.

Les disjoncteurs HT et MT peuvent être :

- Disjoncteur à huile (à grand volume et à faible volume) ;


- Disjoncteur à air comprimé (différents disjoncteurs pneumatiques, la pression
varie de 15 à 50 bars) ;
- Disjoncteur à gaz SF6 (à hexa fluorure de souffre).

Au niveau du poste HT de Kakontwe les disjoncteurs qui assurent la protection ont


pour caractéristiques ce qui suit :

- Tension assignée : 52kV


- Courant assigné de service : 2000A

jeanluc key
22

- Courant assigné de court-circuit :31,5kA


- Pouvoir de coupure : 7,9kA
- Courant assigné de coupure de ligne à vide : 10A
- Fréquence : 50Hz
- Pression assignée SF6 :0,64MPA
- Tension de commande : 110V(DC)
- Durée assignée de court-circuit :3 secondes.
- Marque : AREVA
- Type : GL308F1
- N° de série : 7067-10-2031007

Et pour la protection à la sous-station il y a des disjoncteurs qui ont les


caractéristiques suivants :

- Marque : MAGRINI GALILEO SPA


- Type : 12 MG500
- N° de série : 470541
- Tension nominale : 12kV
- Courant nominal : 1600A
- Fréquence : 50Hz
- Pouvoir de coupure : 29 Ka

- Pouvoir de fermeture : 85kA


- Cycle d’opération : 0 – 0,3´´CO-3´-CO
- Commande à ressort, type : BM20
- Courant de courte durée : 34 kA x 1séconde
- Poids de l’huile par pole : 2kg
- Moteur recharge ressorts : 110+10
−15 % Vcc

- Déclencheur d’ouverture : 110+10


−30 % Vcc

- Déclencheur de fermeture : 110+10


−15 % Vcc

Ainsi donc nous vous présentons le schéma unifilaire du poste :

jeanluc key
23

T.P.

T.I.

KAMBOVE

50 kV

3 MVA 3 MVA 3 MVA


Ucc =6,05%
Yd11

SOCIDEX GCK AFRICOM MEGA METAL KIKULA CAMP MURA REGIDESO


Figure II.1 : Schéma du poste de Kakontwe

jeanluc key
24

II.3.1.2.2. défauts susceptibles de se produire sur le réseau et leurs effets9


On entend par défaut toutes défectuosités de nature à nuire au bon fonctionnement du
réseau.

Les ouvrages de transport d’électricité (lignes, câbles, postes) peuvent être affectés au cours
de leur fonctionnement d’un certain nombre de défauts d’isolement. On classe habituellement les
causes de défauts en deux catégories : origine externe et origine interne.

 Origine externe

Dans ce cas, il s’agit des causes naturelles ou accidentelles indépendant du réseau. On


distingue deux grands types de causes externes :

- Les perturbations météorologiques (orage, brouillard, givre, vent,…) qui sont la


principale cause de défaut sur les lignes aériennes ;
- Les causes diverses et accidentelles : amorçages avec des corps étranges (branches,
oiseaux, etc.) amorçages avec divers engins (grues, engins de terrassement, etc.),
pollution.
 Origine interne

Ces causes internes sont dû principalement aux avaries de matériels (lignes, câbles,
transformateurs, réducteurs de mesures, disjoncteurs, etc.) engendrées par des ruptures mécaniques
ou le vieillissement des isolants, et les manœuvres inopportunes qui peuvent être liées à une
défaillance humaine ou matérielle.

Un défaut a pour conséquence, dans la très grande majorité des cas, l’apparition d’un
courant de court-circuit qui doit être éliminé par la mise hors tension de l’ouvrage en défaut. De ce
fait, les défauts qui affectent les différents composants du réseau constituent vis-à-vis de la clientèle,
la principale cause d’interruption de fourniture d’énergie électrique.

Quelle qu’en soit la cause, un défaut peut-être de deux natures différentes : il est dit fugitif
si, après un isolement de courte durée, l’ouvrage concerné peut être remis sous tension
(contournement d’une chaîne d’isolateurs dû à une surtension, par exemple). Il est dit permanent
lorsqu’il s’accompagne d’une avarie (ou d’une présomption d’avarie) de matériel nécessitant une
intervention pour réparation ou contrôle avant remise en service de l’ouvrage.

9
Gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE), cahier des charges générales postes HTB, page 6.

jeanluc key
25

Les courants de court-circuit engendrés par les défauts perturbent le bon fonctionnement du
système. Ils provoquent en effet :

 Des chutes de tension (creux de tension) sur le réseau, dont l’amplitude et la durée sont
fonction de la forme « monophasée ou polyphasée » des défauts, de leur emplacement,
ainsi que des temps d’élimination ;
 Des contraintes d’échauffements et des efforts électrodynamiques au niveau des
matériels qui peuvent avoir des effets destructeurs si les limites de tenue du matériel sont
dépassées ;
 Des contraintes dynamiques (en particulier, d’accélération) au niveau des groupes de
production.

Vis-à-vis de ces différentes contraintes, la durée des défauts est déterminante et les temps
d’élimination doivent être parfaitement maîtrisés.

II.3.1.2.3. système de contrôle existant sur le feeder Kikula

Les défauts qui résultent du contact entre plusieurs conducteurs (défauts symétriques) ou
entre un conducteur et la terre se traduisent en générale par des surintensités du courant et des chutes
de tension, ou par une diminution de l’impédance apparente de la ligne. Sur ce, un système de
contrôle est au poste de Kakontwe pour le Feeder Kikula, et est constitué d’un relais
électromécanique à maximum de courant (instantanée, et temporisé).

Voici les caractéristiques du relais à maximum de courant pour la surveillance (contrôle) du


feeder Kikula :

- Marque : MAGRINI GALILEO SP.A


- Type : AE355A SE3476
- N° de Série : 1245014
- Courant nominale : 5A
- Alimentation auxiliaire : 110V (DC)
- Fréquence : 50HZ
 Présentation du relais à maximum d’intensité utilisé sur le feeder Kikula
Comme nous le savons, que tout relais protège, la protection à maximum de courant qui ici
assure le contrôle est utilisée pour la protection des réseaux contre ; les défauts entre phases et des
défauts à la terre. La détection des défauts entre phases et des surintensités est assurée au moyen de
relais instantané à maximum de courant et celle des défauts à la terre par un relais homopolaire
instantané à maximum d’intensité. Le relais comporte chacun deux contacts à fermeture dont l’un

jeanluc key
26

assure l’excitation du relais chronométrique à temporisation réglable et l’autre destiné à la remise en


route du dispositif de ré enclenchement automatique et à l’envoi de la signalisation maximum
intensité. La figure ci-dessous présente une de facettes du relais utilisé pour la protection du feeder
concerné.

Figure II.2 : Vue de face du relais à maximum de courant utilisé sur le feeder kikula
 Fonctionnement du relais à maximum d’intensité

Dès qu’un défaut se produit sur le départ protégé un des relais détecteurs fonctionne et
ferme ces deux contacts. L’un de ces contacts excite le relais de temporisation qui provoque le
déclenchement à la fin de sa temporisation. L’autre contact met en route le réenclencheur qui
provoque le déclenchement instantané du disjoncteur avant que le relais temporisé ait achevé sa
temporisation.

Dès l’ouverture du disjoncteur le défaut disparait et les relais de protection reviennent au


repos prêt à fonctionner à nouveau. Si le défaut réapparait lors du ré enclenchement du disjoncteur, le
relais temporisé achève sa course et provoque le déclenchement à l’expiration de sa temporisation.

jeanluc key
27

 Avantages et inconvénients du relais analogique

Avantage :

- Protection en cas de défaut,


- Faible tension d’alimentation ;
- Le réglage de ce relais dépend de courant nominal absorbé par le transformateur
HT/MT.

Inconvénients :

- Les temps de déclenchement deviennent trop long : 300 à 500ms.


- Par ailleurs, on remarque que les courants de court-circuit peuvent être parfois
plus faibles que les courants nominaux, ce qui rend la protection à maximum de
courant inefficace.
- Il a des difficultés à évaluer la distance ou s’est produit correctement le défaut.
- Il est alimenté seulement par une source à courant continu.
- Il est difficile à configurer, mais moins sensible.

jeanluc key
28

CHAPITRE III : MODERNISATION DU SYSTEME DE


CONTROLE DU FEEDER KIKULA

III.1. INTRODUCTION

Le chapitre précédent, a permis de mettre en évidence les limites que présente le système
actuel de contrôle et protection assuré par un relais analogique à maximum de courant. D’où la clarté
de la recherche des solutions de substitution devient nécessaire. Elle conduira naturellement à
l’intégration d’un nouveau système de contrôle – commande. Un tel système est incontestablement
plus performant, plus convivial et permet de rendre la tâche plus facile aussi bien au niveau du
service de la maintenance.

Notre travail consiste au remplacement du relais analogique assurant le contrôle sur le


feeder Kikula par un relais numérique.

III.2. SOLUTION PROPOSEE

III.2.1. Remplacement du relais analogique à maximum de courant par un


relais numérique de protection Multifonction directionnel triphasé plus
directionnel homopolaire de marque DM33

Le remplacement du relais analogique par un relais numérique permet d’augmenter la


fiabilité, la précision, l’option d’archivage et d’enregistrement des évènements et permet aussi la
résolution des problèmes de signalisation.

Ce relais numérique n’a pas seulement une seule fonction de protection, mais il est
caractérisé par une gamme de fonctions de protection, de plus l’option d’affichage permet l’affichage
(sur un écran LCD) de la valeur du courant, tension, fréquence et même la puissance ainsi que
l’énergie.

Le remplacement du relais analogique à maximum de courant par un relais numérique de


protection multifonction directionnel triphasé plus directionnel homopolaire DM33 au niveau de la
salle de contrôle et commande du poste de Kakontwe sur le départ feeder Kikula permettra :

- D’afficher le type d’événements et la ou les phases sur laquelle ou lesquelles il s’est


produit ;

jeanluc key
29

- D’enregistrer les 10 derniers défauts, les valeurs des différentes grandeurs qui sont
capturées au moment du déclenchement sont capturées au moment du déclenchement et
sont accessibles, dans le menu(LASTRIF) de l’appareil ;
- Ainsi que d’afficher en temps réel les grandeurs ci-après :
 Les courants de ligne (IA,IB,IC)
 Les tensions simples (EA,EB,EC)
 Les déphasages (φa, φb ,φc, φo)
 Le courant homopolaire Io
 La tension homopolaire Uo.

III.3. Présentation du relais numérique directionnel DM33.

Figure III.1 : Vue de face du relais DM33

jeanluc key
30

III.3.1. Caractéristiques générales10

III.3.1.1. Caractéristiques électriques

Ce relais a les caractéristiques ci-dessous :


 Courant nominal (In) : In=1 ou 5A
 Tension nominale (Un) : Un=100V (différente selon la demande, alternative ou continue)
 Fréquence : 50Hz/60HZ
 Puissance nominale : 5A ;Vn = 380V
 Pouvoir de coupure sur charge résistive=1100W (380V max)
 Ouverture : 30A (la pointe) 0,5 seconde.
 Fermeture : 3,0A, 110Vcc.

III.3.1.2. Alimentation du relais DM33

Pour ce qui est de l’alimentation, la source auxiliaire est assurée (fournie) par une carte
interchangeable, totalement isolée est auto-protégée. Deux possibilités d’alimentation sont
disponibles :

a) 24 à 110V (AC) et 24 à 125V(DC) ±20%


b) 80 à 220V (AC) et 90 à 250V(DC) ±20%

Notons que, les deux possibilités sont larges, dynamiques et multi tensions (AC/DC). Ainsi
qu’il est préférable de vérifier qu’avant de mettre l’appareil sous tension, que la tension
d’alimentation est belle et bien à l’intérieur de ces limites.

III.3.1.3. Fonctionnement

Le DM33 étant un relais de protection multifonction directionnel triphasé, directionnel


homopolaire, il assure une protection contre les surintensités triphasées et les défauts à la terre. D’où
il est équipé de deux unités ampère métriques (phases et homopolaire) dont l’unité phases se
raccorde sur des TI dont le calibre nominal au secondaire est 1A ou 5A et l’unité homopolaire quant
à elle, elle se raccorde sur les TI de l’unité phases câblés en montage sommateur, ou sur un tore dont
le calibre nominal est 1A. Et elle est équipée de filtres actifs (sur les voies courant et tension)
assurant l’insensibilité de l’unité aux harmoniques de rang 3 et plus. Il est équipé ainsi que de l’unité
volt métrique qui se raccorde au secondaire de TP, et dont la valeur de la tension nominale composée
est comprise entre 50V et 125V.

10
MICROENER/DOCUMENT N°MU-0121-FR

jeanluc key
31

La mise en place d’un élément directionnel sur les unités phases et homopolaire s’effectue
lors de la programmation de l’appareil. La directionnalité sur les phases est assurée jusqu’à 1% de la
tension nominale des TP. Sur la voie homopolaire, la limite de sensibilité est de 1V (au secondaire du
TP). Les éléments directionnels phasés ou homopolaire peut fonctionner selon trois principes de
fonctionnement différents, et parmi lesquels nous citons :

- Le fonctionnement de l’unité directionnelle homopolaire ;


- La temporisation de fonctionnement ; etc.

Chacun de principes différents, ne peut fonctionner qu’en fonction de la programmation des


variables Fα et Fα0.

III.3.1.4. Fonctionnement de l’unité directionnelle homopolaire.

On suppose que :

- IS = Seuil de fonctionnement réglé sur l’appareil (3Io)


- UO = Tension résiduelle réglée sur l’appareil (seuil activant l’enclenchement).
- α0 = Angle caractéristique réglé sur l’appareil (angle de couple maximum)
- 3Io = Courant à l’entrée du relais
- 3Vo= Tension résiduelle à l’entrée du relais
- φo = Déphasage Io,Vo
- IOS = Composante de 3Io dans la direction α.

Ici, l’unité directionnelle homopolaire peut fonctionner de différentes manières selon la


programmation de la variable Fα0.

A) Programmation Fα0= Sup. (voir figure III.2.a et b)

jeanluc key
32

Figure III.2.a.

Figure III.2.b.

L’élément fonctionne que lorsque les trois conditions suivantes sont réunies :
 La tension d’entrée résiduelle 3Vo dépasse le seuil réglé Uo : 3Vo [Uo]
 La composante du courant d’entrée résiduel 3Io dans la direction α dépasse le seuil
réglé Is : 3IOS Cos (φo-α0) ≥ [Is] (voir figure III.2)

B) Programmation F= Dir (voir figure II.3.a et b)

jeanluc key
33

Figure III.3.a :

Figure III.3.b :

N.B. Les angles sont mesurés dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, de O° à 360°
(quatre cadrans).

Par conséquent :

jeanluc key
34

 Quand φo= α0 :Ido=3IO, le relais fonctionne quand 3Io≥Is


 Quand (φo- α0)=90° : Ido=0, le relais ne fonctionne pas.
 Quand ( φo- α0 )>90° : Ido=0 opposé à Do, le relais ne fonctionne pas.

III.3.1.4.1. Temporisation de fonctionnement.

La temporisation de fonctionnement fait appel aux courbes de temps par rapport au courant
qui sont généralement calculées à l’aide de l’équation ci-dessous :

𝐴
t(I) = [ 𝐼 𝑎
+ 𝐵] . 𝐾. 𝑇𝑠 + 𝑡𝑟 III.1
( ) −1
𝐼𝑠

Où t(I) est la temporisation de déclenchement réelle lorsque le courant d’entrée est égale à I.

Is : le seuil de la protection

𝐴 −1
K=( + 𝐵) III.2
10𝑎 − 1

I
Ts : est la temporisation réglée : t(I)=Ts quand = 10
Is

tr : est le temps de réponse du relais de sortie.

Les constantes A, B et a ont différentes valeurs pour les différentes courbes temps/courant.
(Voir Tableau III.1 ci-dessous).

Tableau III.1 : Valeur des constantes A, B et a.

Nom de la courbe Identific A B a


ation de la
courbe
CEI A Inverse A 0,14 0 0,02
CEI B très inverse B 13,5 0 1
CEI C Extrêmement inverse C 80 0 2
IEEE Moyennement Inverse MI 0,0104 0,0226 0,02
IEEE Inverse courte SI 0,00342 0,00262 0,02
IEEE très inverse VI 3,88 0,0963 2
IEEE Inverse I 5,95 0,18 2
IEEE Extrêmement inverse EI 5,67 0,0352 2

jeanluc key
35

III.3.1.4.1.1. Courbe du temps en fonction du courant

Figure.III.4.a : Courbe de temps par rapport au courant

jeanluc key
36

Figure III.4.b : Courbe de temps par rapport au courant

jeanluc key
37

III.3.2. Les relais de sortie

Le DM33 possède 5 relais de sortie comme prédit, dont quatre sont programmables, sont
disponibles (R1, R2, R3, R4, R5) pour la signalisation et le déclenchement.

a) Les relais R1, R2, R3 et R4 sont non excités en l’absence de défaut. Le


fonctionnement de ces relais de sortie est programmé par l’utilisateur, et chacun d’entre eux
peut être associé à n’importe quelle fonction du relais.
Le relais associé à plusieurs fonctions sera activé par la première fonction qui arrive
à l’échéance.
La nature du retour à l’état de veille, après un déclenchement et la disparition du
défaut, peut être manuelle, automatiquement instantané en procédant à la programmation
selon les paramètres ci-après :
 FRes = A : Retour automatique dès la disparition du défaut.
 FRes = M : Retour manuel par acquittement avec le bouton ENTER/
RESET situé à l’avant de l’appareil.
Ici nous retiendrons que la structure du programme équipant le DM33 interdit l’association,
à un même relais de sortie, d’une fonction instantanée et d’une fonction temporisée.
b) Le relais R5 est normalement excité (sécurité positive), n’est pas
programmable. Il se désexcite sur :
 La disparition de la source auxiliaire
 La programmation de l’appareil.
 Le défaut interne à l’appareil (Wachdog-chien de garde).

III.3.3. Programmation de la configuration des relais de sortie du DM 33

Figure III.5 : Programmation de la configuration des relais de sortie du DM33

Correspondant aux 4 relais de sortie. La position du curseur est matérialisée par le


clignotement du digit sur lequel il se trouve.

jeanluc key
38

L’information à cet endroit peut être soit le chiffre correspondant au relais associé à la
fonction en cours de réglage, soit un tiret(-) indiquant que le relais choisi n’est pas affecté.

Le bouton (-) change l’état de la configuration des relais de sortie de la fonction


correspondante.

Après avoir programmé les 4 relais de sortie d’une fonction, appuyez sur le bouton ENTER
pour valider votre choix avant de passer à la configuration suivante.

Tableau III.2 : Réglages en sortie de production

jeanluc key
39

III.3.4. Fonctionnement du clavier et de l’afficheur du DM 33

Toutes les commandes peuvent être activées depuis le clavier accessible à l’avant du relais
ou par la liaison série.
Le clavier compose cinq boutons poussoirs (MODE)-(SELECT)-(+)-(-)-
(ENTER/RESET) plus un bouton « caché » (PROG). (Voir le synoptique à la figure ci-dessous) :

Figure III.6 : Boutons manipulation du relais

a) – Touche MODE : Permet d’accéder à un des modes suivants :


Blanche

MEASURES = Lecture de tous les paramètres mesurés ou


calculés.
SET DISP = Lecture des réglages et de la configuration des
relais de sortie, tels que programmés.
PROG = Accès à la programmation des réglages et de la con-
figuration des relais de sortie.
TEST PROG = Accès aux programmes de tests manuels.

b) - Touche verte SELECT : Permet de sélectionner un des sous menus disponibles

dans MODE.

c) – Touche rouge « + » ET « -» : Permettent de parcourir les différentes informations des


sous menus

d) – Touche jaune ENTER/RESET : Permet la validation des réglages programmés.


- La mise en route des programmes de tests
- Le choix de la grandeur affichée par défaut
- La mise à zéro des LED de signalisation

e) – Bouton caché PRO : Permet d’accéder à la programmation.

jeanluc key
40

III.3.5. Communication série du relais DM 33

Le relais DM33 est équipé d’un port série type RS485 pour l’exploiter à partir d’un PC, ou
compatible, à l’aide de du logiciel MSCOM (pour plus d’informations, se référer à son manuel
d’instructions), ou bien pour l’intégrer dans un poste numérique et l’exploiter à partir d’un poste de
conduite centralisée.

Par ce bus de communication, tous les paramètres, réglages, informations accessibles en


local le deviennent également en déporté. Pour accéder à tous ces éléments, les requêtes entre nos
relais de protection (esclaves) et le (ou les) calculateur(s) (maîtres) doivent être réalisées sous le
protocole MODBUS. Chaque relais est identifié par une adresse programmable.

Figure III.7 : Câblage de la liaison série

III.3.6. Schémas de branchement du relais DM33

Voici comment se présente le schéma de branchement du relais DM33:

jeanluc key
41

Figure III.8 : Schéma du branchement du relais

III.3.7. Fonctions commandes et mesures du DM33

Cinq touches sont disponibles pour la gestion en local de toutes les fonctions du relais.

Un afficheur alphanumérique à 8 digits à haute luminosité affiche les valeurs (xxxxxxxx)

(Voir le synoptique à la figure sur la page ci-dessous).

jeanluc key
42

Figure III.9 : Procédure de commande et mesure du relais

III.3.8. Lecture des mesures et des enregistrements

Pour faire la mesure l’opérateur doit procéder comme suit: Se positionner sur le module «
MEASURE », sélectionner les menus « ACT.MEAS »-« MAX VAL »-« LASTTRIP »-« TRIP
NUM ». pour défiler les informations on le fera à l’aide de la touche « + » ou « - ».

jeanluc key
43

III.3.8.1. ACT.MEAS. (Mesures instantanées)

Ceux-ci permettent de montrer les valeurs instantanées en cours de fonctionnement des


grandeurs électriques indiqué dans le tableau III.3 ci-dessous, et avec la précision de la date et de
l’heure. Celles-ci sont mises à jour en temps réel.

Tableau III.3 : Affichage des grandeurs instantanées mesurées au cours de fonction du relais

III.3.8.2. EVENT RECORDING (enregistrement des événements)

(10 DERNIERS DECLENCHEMENTS)

Ici on visualise la ou les causes du déclenchement du relais et des valeurs des grandeurs
électriques capturées à cet instant. Les valeurs sont remises à jour à chaque déclenchement.

jeanluc key
44

Tableau III.4 : Affichage de 10 derniers déclenchements du relais

III.3.8.3.TRIP NUM (nombre de déclenchements)

Cette fonction du DM33 sert d’accès aux compteurs contenant le nombre de déclenchements
de chacune des fonctions du relais. La mémoire est non volatile : elle ne peut être effacée qu’avec
une procédure spéciale (délivrée sur demande).

Tableau III.5 : Affichage du nombre de déclenchement

jeanluc key
45

III.4. CONCLUSION PARTIELLE

Dans ce chapitre nous avons présenté une proposition accentuée sur un nouveau système de
contrôle moderne assurer par un relais numérique DM33 qui pour nous est un équipement moderne
en mesure de combler les failles que présente un système de contrôle analogique assurer par un relais
électromécanique à maximum de courant, la solution fut celui de remplacer le relais analogique par
un relais numérique pour remédier au problème de localisation du défaut, de présentation de la nature
du défaut ; de réduction de temps de déclenchement et bien d’autres multiples failles que présentent
le système de contrôle analogique assurer par un relais analogique à maximum de courant.

jeanluc key
46

CONCLUSION GENERALE

Ce travail de fin de cycle porte sur la modernisation du système de contrôle d’une ligne
électrique (cas de la ligne Kakontwe-Kikula ou feeder Kikula).

Le travail que nous avons réalisé durant notre étude de fin de cycle répond aux exigences
fonctionnelles et qualitatives tracées par les responsables de la SNEL. A savoir une analyse des
évolutions technologiques en matière de contrôle numérique en vue de proposer des solutions
d’amélioration de la gestion de maintenance.

Les avancées technologiques (systèmes de protection numérique) facilitent l’emploi des


protections directionnelles. Ces protections performantes et faciles à mettre en œuvre, sont d’un
concours précieux pour améliorer la disponibilité de l’énergie électrique.

Au terme de ce travail, nous pouvons confirmer que ce travail nous a été d’un grand apport.

En effet il nous a permis d’approfondir nos connaissances techniques et d’appliquer divers


concepts technologiques en matière d’électricité industriel.

De plus il nous a également offert l’opportunité de découvrir l’environnement industriel et


les conditions de travail de l’ingénieur. Il a constitué pour nous une expérience très riche au niveau
technique et au niveau relationnel.

jeanluc key
47

BIBLIOGRAPHIE

Cours consultés

1. NDAY WA MANDE, M ; Méthode de travail scientifique, 1er graduat informatique


ISTC/LIKASI, 1995-1996

2. KABENGELE DIBWE ; Méthode de travail scientifique, 1er graduat science économique,


UNILU 1991-1992.

3. KAZULE SYLVAIN ; Initiation à la recherche scientifique, 2eme graduat électricité, UNILI


2012 – 2013.
4. KIMOTO, M ; Production Transport et Distribution, 3eme graduat électricité, UNILI 2013-
2014
5. MAYAYA BOY, JB ; Connaissance des matériaux, 3eme graduat électricité, UNILI 2013-
2014

Dictionnaire utilisé

1. Dictionnaire électronique : Dictionnaire Larousse, Edition 2014.


Site consulté
1. www. rte-France. Com/ Gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE), cahier des
charges générales postes HTB
2. www.microelettrica.fr

Ouvrages consultés

1. MICROENER/DOCUMENT N°MU-0121-FR
2. Archives de la Commune de Panda/Likasi

jeanluc key
48

TABLE DES MATIERES


EPIGRAPHE…………………………………………………………………………………....I
DEDICACE…………………………………………………………………………………….II
AVANT-PROPOS……………………………………………………………………………...III
0. INTRODUCTION GENERALE…………………………………………………………. 1
0.1. INTRODUCTION ................................................................................................................... 1

0.2. CHOIX ET INTERET DU SUJET ........................................................................................ 1

0.3. PROBLEMATIQUE ............................................................................................................... 1

0.4. HYPOTHESE.......................................................................................................................... 2

0.5. METHODES ET TECHNIQUES UTILISEES. ................................................................... 2

0.5.1. Méthodes .......................................................................................................................... 2

0.5.2. Techniques ....................................................................................................................... 3

0.6. DELIMITATION DU SUJET................................................................................................ 3

0.6.1. Limitation dans le temps .................................................................................................. 4

0.6.2. Limitation dans l’espace .................................................................................................. 4

0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL .............................................................................................. 4

PREMIER CHAPITRE : APERÇU GENERAL SUR LE RESEAU ELECTRIQUE. .................. 4

DEUXIEME CHAPITRE : PRESENTATION DE LA LIGNE KAKONTWE - KIKULA OU


DU FEEDER KIKULA .................................................................................................................. 4

TROISIEME CHAPITRE : MODERNISATION DU SYSTEME DE CONTROLE DU


FEEDER KIKULA ......................................................................................................................... 4

0.8. DEFINITION DES CONCEPTS DE BASE ........................................................................... 5

CHAPITRE I : APERÇU GENERAL SUR LE RESEAU ELECTRIQUE ....................................... 6

I.1. INTRODUCTION ....................................................................................................................... 6

I.2. RESEAUX ELECTRIQUES ....................................................................................................... 6

I.2.1. Définition .............................................................................................................................. 6

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I.2.2. Classification ......................................................................................................................... 7

I.3. POSTE DE TRANSFORMATION ........................................................................................... 8

I.4. LES LIGNES ELECTRIQUES ................................................................................................. 9

I.4.1. Définition .............................................................................................................................. 9

CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA LIGNE KAKONTWE – KIKULA (FEEDER


KIKULA). ............................................................................................................................................ 14

II.1. PRESENTATION DU POINT DE VUE GEOGRAPHIQUE ................................................. 14

II. 2. PRESENTATION DU POINT DE VUE TECHINIQUE .................................................. 15

II.2.1. Caractéristiques de la ligne Kakontwe-Kikula (feeder kikula) .......................................... 15

II.3. ETUDE DU SYSTEME DE CONTROLE UTILISE SUR LA LIGNE KAKONTWE-


KIKULA........................................................................................................................................... 17

II.3.1. Présentation du poste H.T. de Kakontwe ........................................................................... 17

CHAPITRE III : MODERNISATION DU SYSTEME DE CONTROLE DU FEEDER KIKULA ... 28

III.1. INTRODUCTION ................................................................................................................... 28

III.2. SOLUTION PROPOSEE ....................................................................................................... 28

III.2.1. Remplacement du relais analogique à maximum de courant par un relais numérique de


protection Multifonction directionnel triphasé plus directionnel homopolaire de marque DM33
...................................................................................................................................................... 28

III.3. Présentation du relais numérique directionnel DM33. ............................................................ 29

III.3.1. Caractéristiques générales ................................................................................................ 30

III.3.2. Les relais de sortie ......................................................................................................... 37

III.3.3. Programmation de la configuration des relais de sortie du DM 33 .................................. 37

III.3.4. Fonctionnement du clavier et de l’afficheur du DM 33 ................................................... 39

III.3.5. Communication série du relais DM 33 ............................................................................. 40

III.3.6. Schémas de branchement du relais DM33 ....................................................................... 40

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III.3.7. Fonctions commandes et mesures du DM33 .................................................................... 41

III.3.8. Lecture des mesures et des enregistrements ..................................................................... 42

III.4. CONCLUSION ....................................................................................................................... 45

CONCLUSION GENERALE .............................................................................................................. 46

BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................................... 47

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