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Faculté des Sciences de la santé

Filière Kinésithérapie

Utilisation de l’électrothérapie excito-motrice en


post-opératoire dans le renforcement du quadriceps
après ligamentoplastie du LCA de type Kenneth Jones

Mémoire en vue de l’obtention du titre

‘’Licenciée en Kinésithérapie’’

Elaboré par : Chama CHAJAÏ

Encadrée par : Madame Nawal MARIKH & Docteur Abderrazak HEFTI

Année académique 2015-2016


RESUME

Le genou est l’articulation intermédiaire du membre inférieur. La complexité de son anatomie


réside dans son emplacement et sa double fonction : mobilité faisant intervenir trois pièces
osseuses d’une part, et d’autre part stabilité grâce à un système ligamentaire et musculaire
sophistiqué. On retrouve le ligament croisé-antérieur qui est intra-articulaire, faisant partie
des principaux ligaments du genou.

Dans les sports de haut niveau ou dans les activités de la vie quotidienne, le genou joue un
rôle essentiel dans l’absorption des chocs et dans la stabilité de la jambe. Néanmoins il n’est
pas à l’abri de différentes blessures.

Parmi les principales blessures auxquelles est confronté le genou, on retrouve principalement
la rupture du LCA qui est la plus fréquente des entorses graves de cette articulation.

Le traitement conservateur reste suffisant pour les personnes âgées ou sans activités
quotidiennes exigeantes, mais pour les sportifs dont la stabilité parfaite du genou est
primordiale le recours à la chirurgie est souvent inévitable.

Le traitement chirurgical consiste en une reconstruction du LCA par un tendon de voisinage,


la ligamentoplastie de type Kenneth Jones reste actuellement la plus utilisée.

Après l’opération chirurgicale, il s’en suit une réduction de la force musculaire du quadriceps
due à la non utilisation de ce dernier. Par conséquent, une période de rééducation est
primordiale pour la récupération de la mobilité de l’articulation et de la force pour retrouver
une parfaite stabilité active au niveau du genou.

De ce fait, la rééducation axée sur le renforcement musculaire du quadriceps suite à une


ligamentoplastie du LCA est indispensable. Parmi les méthodes proposées dans le
renforcement musculaire du quadriceps, on retrouve l’électrothérapie excito-motrice dont
l’efficacité sur le plan physiologique réside en une sollicitation préférentielle des fibres
rapides.

1
L’objectif du présent mémoire de fin d’études est double, d’une part passer en revue la
littérature traitant le sujet de l’électrothérapie excito-motrice en post-opératoire dans le
renforcement du quadriceps après ligamentoplastie du LCA de type Kenneth Jones, et d’autre
part, procéder au moyen d’une enquête auprès d’un échantillon de 40 kinésithérapeutes à une
quantification de l’utilisation de la technique et au recueil des appréciations des
kinésithérapeutes répondant aux questionnaires de l’enquête sur cette dernière.

Mots-clés : électrothérapie excito-motrice, Kenneth Jones, force et contraction musculaire.

2
ABSTRACT

The Knee is the middle joint of the lower limb, the complexity of his anatomy is it’s location
and it’s dual function, first mobility involving three bone pieces and stability through a
sophisticated ligament and muscular system. We find the cross-anterior ligament which is
intra-articular, it is part of the major ligaments of the knee.

In high-level sports or activities of daily living, knee plays an essential role in shock
absorption and stability of the leg. However it is not immune to various injuries.

Among the major injuries facing the knee, we include mainly the rupture of the anterior
cruciate ligament (ACL), this is the most common effect of severe sprains of this joint.

The conservative treatment is sufficient for the elderly or without demanding daily activities,
but for athletes whose perfect knee stability is paramount, using the surgery is inevitable.

Surgical treatment consists of ACL reconstruction in a neighborhood of tendon, the Kenneth


Jones type ligamentoplasty currently remains the most used.

After the operation, it follows a reduction in quadriceps strength due to not using it. A
rehabilitation period is crucial for the recovery of joint mobility and strength to regain perfect
active stability of the knee.

Therefore, rehabilitation focuces on building muscle quadriceps following an ACL


reconstruction is essential. Among the methods proposed in quadriceps muscle strengthening,
electrotherapy excito-motor found whose effectiveness physiologically resides in a
preferential loading of fast fibers.

The aim of the present graduation memory is twofold, firstly to review the literature on the
subject of driving excito-electrotherapy postoperatively in strengthening the quadriceps
ligament after Kenneth Jones type of ACL, and also proceed by way of a surgery of a sample
of 40 physiotherapists to quantification of the use of technical and collect their judgments on
the latter.

Keywords : Electrotherapy excito-motor, Kenneth Jones, strength and muscle contraction

3
REMERCIEMENTS

Je tiens tout d’abord à exprimer ma profonde gratitude à Madame Nawal MARIKH,


kinésithérapeute, qui m’a encadré dans le présent travail en me prodiguant sans cesse
conseils, suggestions et encouragements.

Ma reconnaissance la plus sincère va aussi au Docteur Abderrazak HEFTI, chirurgien –


orthopédiste et traumatologue, qui a bien voulu, malgré son emploi du temps très chargé,
accepter de me diriger dans ce mémoire de fin d’études. Docteur Abderrazak HEFTI n’a
ménagé aucun effort pour me transmettre ses connaissances et son expérience incontestables,
acquises au cours de plusieurs années, dans le domaine de la ligamentoplastie du LCA et dans
le monde des sports.

Mes vifs remerciements vont à tout le Corps des Enseignants de l’Université Internationale de
Casablanca qui m’a dispensé des cours de haute qualité et m’ont donné le goût de l’initiation
à la recherche.

Je remercie tout particulièrement Madame Fatiha RHATTAT ACHOUR, Directrice de la


filière de kinésithérapie et Enseignante à l’Université Internationale de Casablanca, pour non
seulement le savoir et le savoir faire qu’elle m’a transmis mais aussi pour la bienveillance
dont elle m’a toujours entourée.

Mes remerciements s’adressent aussi à Mesdames et Messieurs les kinésithérapeutes qui ont
bien voulu me consacrer du temps en répondant au questionnaire dont la synthèse des
résultats figure dans ce travail.

Je renouvelle mes sentiments dévoués au Docteur Thami BENZAKOUR, chirurgien –


orthopédiste et traumatologue, qui tout au long de mes études a su me donner le goût pour les
études en kinésithérapie et m’a guidé aussi pour le choix du thème de mon mémoire.

Je saurai oublier l’esprit de rigueur, d’assiduité et de sérieux dans les études qui m’a été
communiqué par tous les membres du Corps Administratif de l’Université Internationale de
Casablanca, qu’ils en soient remerciés.

4
SOMMAIRE

A. Résumé / Abstract p.1-3


B. Remerciements p.4

Sommaire p.5

Liste des figures p.8

Liste des graphiques p.9

Introduction p.11
Première partie : Phase conceptuelle p.12

I.1 Chapitre 1 : Problématique p.12

I.1.1 Formulation du problème p.12

I.1.2 Question de recherche p.13

I.1.3 Objectifs de recherche p.14

I.1.4 Méthode et limites p.15

I.2 Chapitre 2 : La ligamentoplastie du LCA p.15

I.2.1 Rappels anatomiques et physiologiques p.15

I.2.2 Définition de la ligamentoplastie du LCA p.18

I.2.3 Indications à la ligamentoplastie p.20

I.2.4 La technique Kenneth Jones p.21

I.3 Chapitre 3 : La force et contraction musculaire p. 26

I.3.1 Mécanismes de la force p.26

I.3.2 Les facteurs structuraux p.27

I.3.3 Les facteurs nerveux p.30

I.3.4En rapport avec l’étirement p.32

5
I.4 Chapitre 4 : L’électrothérapie excito-motrice p.34

I.4.1 Bref historique de la technique p.34


I.4.2 Paramètres optimaux p.34
I.4.3 Pourquoi stimuler ? p.35
I.4.4 Les différentes cibles concernant le muscle p.36
I.4.5 Différents types de courants excitomoteurs p. 37
I.4.6 Fréquence de tétanisation maximale p.37
I.4.7 Efficacité des stimulations électriques excito-motrices p. 38
I.4.8 Influence de l’électrothérapie excito-motrice sur les
paramètres de la force musculaire p.39
I.4.9 Contre-indications à une électrothérapie excito-motrice p.41
I.4.10 Préparation du patient p.42
I.4.11 Choix et disposition des électrodes p.42
I.4.12 Comment stimuler ? p.43
I.4.13 L’électrothérapie excito-motrice dans le renforcement
du quadriceps en post-opératoire après ligamentoplastie p.46

Deuxième partie : Phase méthodologique p.48


II.1 Chapitre 1 : Devis de recherche p.48

II.1.1 Type de l’étude p.48


II.1.2. Milieu de l’étude p.48
II.1.3 Population cible et échantillon p.48
II.1.4 Méthode de collecte des données p.48
II.1.5 Moyens de collecte des données p.49
II.1.6 Traitement et analyse des données p.49
II.2 Chapitre 2 : Considérations étiques p.49

6
Troisième partie : Phase empirique p.50
III.1 Chapitre 1 : Présentation des questionnaires p.50
et analyse des réponses
III.1.1 Identité et localisation du lieu d’exercice de la profession p.50
III.1.2 Cursus des études et formation p.54
III.1.3 Parcours professionnel p.59
III.1.4 Acquisition de connaissances théoriques et pratiques
de la technique en question p.61
III.1.5 Pratique de la technique en question p.68
III.2 Chapitre 2 : Synthèse des résultats de l’enquête p.74

III.3 Chapitre 3 : Limites de l’étude p.75

III.4 Chapitre 4 : Recommandations p.76

Conclusion p.77

Annexes p.78

Annexe 1 : Lettre d’accompagnement du questionnaire


aux kinésithérapeutes p.78

Annexe 2 : Questionnaire ayant servi à l’enquête p.79

Bibliographie p.86

7
LISTE DES FIGURES
Figure 1 Anatomie et biomécanique du ligament croisé antérieur (Docteur SERGE et col. 2012)
Figure 2 Anatomie et biomécanique du ligament croisé antérieur (Docteur SERGE et col. 2012)
Figure 3 Anatomie et biomécanique du ligament croisé antérieur (Docteur SERGE et col. 2012)
Figure 4 Tableau caractéristiques propres à chaque tendon (Victoria B. Duthon et col.2008)
Histoire naturelle d’une lésion du ligament croisé antérieur. http://www.revmed.ch/
Figure 5 *Le score du Comité international de documentation du genou (IKDC) définit le genou comme normal, presque normal, anormal ou très
anormal.
Figure 6 Prélèvement de la baguette osseuse os-tendon-os du Kenneth Jones (Docteur Nicolas LEFEVRE et col. 2015)
Figure 7 Préparation et calibrage de la greffe (Docteur Nicolas LEFEVREe et col. 2015)
Figure 8 Forage des tunnels sous contrôle arthroscopique (Docteur LEFEVRE et col. 2015)
Figure 9 Positionnement de la greffe (Docteur LEFEVRE et col. 2015)
Figure 10 Contrôle sous arthroscopie (Docteur LEFEVRE et col. 2015)
Figure 11 Technique opératoire de la ligamentoplastie de Kenneth Jones KJ (Docteur LEFEVRE et col. 2015)
Figure 12 Les mécanismes de la force (Abe T, Kumagai K et Brechue WF. 2000)
Figure 13 Les causes de l’hypertrophie (Adam K et Vercoshanki Y.V 1976)
Figure 14 Influence du nombre de répétitions maximum sur le développement de la masse musculaire (Adam K et Vercoshanki Y.V, 1976)
Figure 15 Influence du nombre de RM sur les facteurs de la force (Adam K et Vercoshanki Y.V, 1976)
Figure 16 Tableau des caractéristiques des fibres musculaires (Schiaffino et Reggiani, 1996)
Le recrutement des fibres en fonction de l’intensité de la charge (Costill 1980)
Figure 17 Cependant les avis restent partagés, quand il s’agit de mouvements rapides de type « balistique » : la loi d’Henneman serait prise en défaut et les
unités motrices de type II pourraient être recrutées directement sans solliciter les unités motrices lentes, selon Grimby et Hannertz (1977).
Figure 18 Place des phénomènes de recrutement dans l’augmentation de force (d’après Fukunaga 1976)
Figure 19 Effet de l’entraînement sur l’augmentation de la fréquence des impulsions et la force supérieure produite
Figure 20 Le schéma de Hill (modifié par Shorten, 1987)
Figure 21 Représentation schématique de l’impulsion électrique optimale (Ashley CC et Ridwaay EB, 1970)
Les progrès en force mesurés au biodex sur un mouvement de flexion extension de l’épaule, à l’issue d’un cycle de stimulation du grand dorsal.
Figure 22
Progrès importants en excentrique (-60%/s) (Martin L et col., 1991)
Figure 23 Tableau paramètres programme LCA (volume 1 du Compex Médicale SA)
Figure 24 Electrothérapie excito-motrice du quadriceps (volume 1 du Compex Médicale SA)

8
LISTE DES GRAPHIQUES
Graphique 1. Répartition des kinésithérapeutes questionnés par sexe
Graphique 2. Répartition des kinésithérapeutes questionnés par tranche d’âge
Graphique 3. Répartition des kinésithérapeutes questionnés par sexe et par tranche d’âge
Graphique 4. Répartition des kinésithérapeutes questionnés par secteur d’exercice (Public / Privé)
Graphique 5. Répartition du lieu de travail des kinésithérapeutes interrogés par préfecture
Graphique 6. Répartition des kinésithérapeutes questionnés selon le lieu de leurs études
Graphique 7. Répartition des kinésithérapeutes questionnés selon l’accomplissement d’un stage à l’étranger
Graphique 8. Répartition des kinésithérapeutes questionnés selon le suivi d’une formation continue
Graphique 9. Répartition des kinésithérapeutes questionnés par domaine de formation continue suivie
Graphique 10. Répartition des kinésithérapeutes questionnés selon leur nombre d’années d’expérience professionnelles
Graphique 11. Répartition des kinésithérapeutes questionnés selon leur pratique de la profession dans un autre pays
Graphique 12. Répartition des kinésithérapeutes interrogés ayant reçu un cours complet sur l'électrothérapie excito-motrice selon le type de cours
Graphique 13. Répartition des kinésithérapeutes interrogés ayant fait un stage étudiant ayant utilisé l'électrothérapie excito-motrice
Répartition des kinésithérapeutes interrogés ayant eu un intérêt pour l'électrothérapie excito-motrice au cours de leur formation ou de leur
Graphique 14.
expérience professionnelle.
Répartition des kinésithérapeutes interrogés ayant eu un intérêt pour l'électrothérapie excito-motrice au cours de leur formation ou de leur
Graphique 15.
expérience professionnelle selon le moyen de connaissance
Graphique 16. Appréciation des connaissances théoriques et pratiques acquises concernant l'électrothérapie excito-motrice.
Graphique 17. Répartition des kinésithérapeutes interrogés ayant reçu une formation complète sur l'utilisation de l’électrothérapie excito-motrice
Graphique 18. Répartition selon l’animateur de la formation sur les modalités d’utilisation de l’électrothérapie après achat des appareils.
Graphique 19. Répartition selon le type d’approche proposée par la formation après l’achat des appareils.
Graphique 20. Appréciation du degré de satisfaction de la formation sur les modalités d'utilisation de l’électrothérapie excito-motrice
Répartition des kinésithérapeutes interrogés selon le nombre de cas pris en charge de ruptures du ligament croisé antérieur traité par
Graphique 21.
ligamentoplastie en post-opératoire
Répartition des kinésithérapeutes interrogés selon le nombre de patients reçus présentant une faiblesse musculaire du quadriceps en post-
Graphique 22.
opératoire
Répartition des kinésithérapeutes interrogés disposant d'un appareil d'électrothérapie bénéficiant d'un programme d'électrothérapie excito-
Graphique 23.
motrice

9
LISTE DES GRAPHIQUES
Répartition des kinésithérapeutes interrogés utilisant un appareil d'électrothérapie excito-motrice dans le cadre du renforcement du quadriceps en
Graphique 24.
post-opératoire suite à une ligamentoplastie du LCA
Répartition selon la catégorie de patient ayant utilisé un appareil d'électrothérapie excito-motrice dans le cadre du renforcement du quadriceps
Graphique 25.
en post-opératoire suite à une ligamentoplastie du LCA
Répartition des kinésithérapeutes interrogés selon leur avis sur l'efficacité de l'électrothérapie excito-motrice pour le renforcement du quadriceps
Graphique 26.
en post-opératoire

Raisons évoqués par les kinésithérapeutes interrogés sur l'inefficacité de l'électrothérapie excito-motrice pour le renforcement du quadriceps en
Graphique 27.
post-opératoire

10
INTRODUCTION

Selon Schindler (2012), le Grec Hippocrate (460-370 avant JC) fut le premier à penser que
l’instabilité qui suivait parfois un traumatisme du genou pouvait être attribuée à une rupture
interne d’un ligament du genou. Puis en 1845, le Lyonnais Amédée Bonnet décrit les trois
signes fondamentaux découlant de l’accident « Le craquement, l’hémarthrose et l’impotence
fonctionnelle, signent, en dehors d’une fracture, une atteinte ligamentaire du genou ».

Il faut attendre 1975 pour avoir une représentation anatomique et fonctionnelle du ligament
croisé-antérieur par Fakhry Girgis à New York, la plus proche de la réalité.
Cette représentation anatomique et fonctionnelle a été complétée par les travaux du polonais
Robert Smigielski (2015), qui a montré que le ligament croisé antérieur (LCA) est un
Ruban. Cette représentation est actuellement admise et reconnue par la communauté
scientifique internationale.

Le LCA fait partie des principaux ligaments du genou. Sa rupture survient lors d’un
mouvement de torsion par la combinaison d’un valgus, d’une flexion et d’une rotation
externe. D’autres mécanismes peuvent également engendrer une rupture combinant
mouvements de torsion pure, hyper extension et varus.

Historiquement, selon Amédée Bonnet (1845), le traitement fut d’abord conservateur avec
mise en place d’attelles. Plusieurs chirurgies ont été effectuées pour suturer les fragments du
ligament rompu mais en vain. En 1976, l’allemand Kurt Franke présenta ses résultats sur la
ligamentoplastie du LCA avec une greffe du 1/3 moyen du tendon rotulien. C’est la technique
communément appelée Kenneth Jones découverte par le chirurgien Kenneth Jones en 1963 et
qui reste encore la plus pratiquée de nos jours. Elle consiste à réparer le ligament
croisé-antérieur rompu par une autogreffe os tendon os prélevée sur le tendon rotulien.

Après l’opération, la douleur et le gonflement du genou induisent à la non utilisation de ce


dernier, ce qui provoque une réduction rapide de la force musculaire du quadriceps. Une
période de rééducation est primordiale pour la récupération de la mobilité de l’articulation et
de la force pour retrouver une parfaite stabilité active au niveau du genou.

Dans le cadre de la prise en charge en post-oépratoire d’une ligamentoplastie du LCA de type


Kenneth Jones, le renforcement musculaire du quadriceps est essentiel. Parmi les méthodes
proposées dans le renforcement musculaire du quadriceps, on retrouve l’électrothérapie
excito-motrice dont l’efficacité sur le plan physiologique réside dans une sollicitation
préférentielle des fibres rapides. Une technique selon Ashley CC et Ridway EB (1970),
réalisée à l’aide d’électrodes de surface placées en regard des points moteurs musculaires,

11
permettant au kinésithérapeute de moduler différents paramètres pour atteindre jusqu’à une
valeur seuil la partie terminale des fibres nerveuses motrices au moyen d’un courant
électrique et de provoquer à leurs niveaux, la genèse d’un potentiel d’action.

L’objectif du présent mémoire de fin d’études est d’apporter une modeste contribution à une
meilleure connaissance de cette technique ainsi que de mettre en relief son efficacité dans le
renforcement du quadriceps en post-opératoire après une ligamentoplastie du LCA.

La première partie traite les aspects conceptuels, à travers quatre chapitres :

- le premier développant la problématique,


- le second abordant la ligamentoplastie du LCA de type Kenneth Jones reprenant un
rappel anatomique et physiologique du ligament croisé-antérieur nécessaires à la
compréhension de la ligamentoplastie du LCA de type Kenneth Jones.
- le troisième chapitre traitant la force et la contraction musculaire essentielles à la
compréhension des paramètres et des cibles de la technique abordée dans le quatrième
chapitre. Ce dernier reprend l’électrothérapie excito-motrice de son historique à son
efficacité dans le renforcement du quadriceps en post-opératoire après
ligamentoplastie du LCA.

La seconde partie du présent mémoire de fin d’études est consacrée à la méthodologie de


recherche au moyen d’une enquête, nous y traitons dans un premier chapitre le devis de
recherche et dans un second chapitre les considérations éthiques.

Enfin, la troisième est dernière partie présente les résultats d’une enquête menée auprès de
kinésithérapeutes exerçant à Casablanca, permettant de quantifier l’utilisation de
l’électrothérapie excito-motrice en post-opératoire dans le renforcement du quadriceps et de
recueillir les appréciations des kinésithérapeutes sondés quant à cette technique en matière
d’efficacité par la présentation des résultats collectés.

L’étude se base sur un échantillon construit de manière ‘’raisonnée ‘’ limité au nombre de 40


pour des motifs de disponibilité, 10 kinésithérapeutes exerçant dans le secteur public et 30
pratiquant dans le secteur privé. La méthode utilisée pour la réalisation de cette enquête est
l’administration d’un questionnaire dont les questions sont à réponses à choix multiples.

12
Première partie : Phase conceptuelle

I.1 Chapitre 1 : Problématique

I.1.1 Formulation du problème


Le ligament croisé antérieur est incontestablement une des structures de stabilité les plus
importantes du genou. Mais aussi, il assure une fonction essentielle pour sa mobilité et son
contrôle dans les mouvements de flexion, extension et rotation. Sa fonction permet d’éviter
une trop forte translation tibiale antérieure, ainsi qu’une extension excessive du genou lorsque
le pied entre en contact avec le sol.

D’après Luzia Kalberer (2009), aux Etats-Unis, 250.000 personnes par an sont victimes de
lésions du LCA, 70 % des blessures sont contractées dans des situations exemptes de
contractions physiques. Elles sont dues à une contraction de forces complexes sur le genou
dans diverses circonstances. Le genou se trouve alors en position de valgus (incurvé vers
l’intérieur) et le ligament peut rompre lorsque se situe entre 0 et 30°.

Le LCA n’est pas un organe vital pour l’être humain. Pour les personnes âgées ou sans
activités physiques quotidiennes, le traitement fonctionnel est suffisant. Mais pour les sportifs
qui ont besoin d’une stabilité parfaite dans leur vie du fait d’activités sportives exigeantes, le
traitement proposé suite à une rupture du LCA, reste de nos jours le traitement chirurgical, à
savoir la ligamentoplastie du LCA qui consiste à reconstruire le ligament croisé antérieur
grâce à un tendon de voisinage. Le tendon le plus employé actuellement est le tendon rotulien.

II est souvent observé, après une ligamentoplastie du LCA, une réduction de la force
musculaire du quadriceps, secondaire à la non utilisation de ce dernier. Une amyotrophie du
quadriceps empêche un verrouillage du genou en station debout et donc un risque de flancher
lors de la marche. Ce problème déficitaire peut engendrer un retard de la reprise sportive.

De ce fait, selon Enoka (1988) et Duchateau (1990) la rééducation axée sur le renforcement
musculaire du quadriceps suite à une ligamentoplastie du LCA est indispensable. Parmi les
méthodes proposées dans le renforcement musculaire du quadriceps, il a été prouvé que
l’efficacité de l’électrothérapie excito-motrice sur le plan physiologique réside dans une
sollicitation préférentielle des fibres rapides.

I.1.2 Question de recherche


Le choix de réaliser mon sujet de mémoire de fin d’étude sur l’électrothérapie excito-motrice
dans le renforcement du quadriceps après ligmanetoplastie du LCA de type Kenneth
Johnes, émane tout d’abord d’une irritation personnelle quant à sa pauvre utilisation au
Maroc, par manque de formations ou faute de moyens mais aussi d’une motivation à me
projeter dans la kinésithérapie sportive.

13
En effet l’électrothérapie excito-motrice semble avoir démontrée son efficacité pour favoriser
le renforcement musculaire, à travers plusieurs études et publications au niveau international.

C’est dans ce sens qu’est posée ma question de recherche :

« L’utilisation de l’électrothérapie excito-motrice en terme de renforcement du


quadriceps en post-opératoire après ligamentoplastie du LCA de type kenneth Jones,
est-elle reconnue et pratiquée par les kinésithérapeutes marocains ? »

I.1.3 Objectifs de recherche


Ma formation en kinésithérapie m’a permis d’accéder à différents services hospitaliers dont le
service de traumatologie pavillon 32 et le service de médecine physique de l’hôpital Ibnou
Rochd et à différents stages dans le secteur privé de la médecine dont la clinique Zerktouni
spécialisée en traumatologie-orthopédie. C’est ainsi que j’ai pu constater un taux élevé de
rupture du ligament croisé antérieur. En outre pendant ces stages j’ai eu l’opportunité de
participer à la prise en charge globale des patients souffrants de rupture du ligament croisé
antérieure.

La prise en charge a couvert aussi bien l’acte chirurgical que la kinésithérapie post-opératoire.

Durant mes stages, j’ai remarqué qu’étaient employées différentes techniques de traitement
kinésithérapique en post-opératoire dans le renforcement du quadriceps suite à une
ligamentoplastie du LCA dont l’électrothérapie excito-motrice.

L’efficacité de cette technique a suscité ma curiosité et m’a amené à approfondir davantage


mes connaissances sur cette technique et en faire mon sujet de mémoire de fin d’études.

Néanmoins, l’efficacité de l’électrothérapie excito-motrice reste méconnue de plusieurs


kinésithérapeutes de Casablanca, c’est ainsi que mon étude s’intéressera à mettre en relief son
efficacité pour en faire part aux professionnels de ce domaine et notamment ceux impliqués
dans la kinésithérapie sportive.

Le principal objectif de cette étude, est tout d’abord de relater les articles et publications
scientifiques qui démontrent un intérêt concret sur l’électrothérapie excito-motrice, mais aussi
d’inciter les praticiens à s’y intéresser de plus près de façon à l’employer convenablement et
plus fréquemment dans leurs prises en charge.

Parmi les autres objectifs de cette étude, vient en premier lieu la compréhension de la
physiopathologie de la faiblesse musculaire et les mécanismes de récupérations de cette
dernière après ligamentiplastie du LCA, puis en deuxième lieu, la détermination des
avantages de l’électrothérapie excito-motrice dans la récupération de la force musculaire du
quadriceps après ligamentoplastie du LCA en post-opératoire.

Finalement, une construction d’un questionnaire servant à une enquête sera réalisée pour être
diffusé aux kinésithérapeutes en milieu libéral ainsi que public pour estimer leur maîtrise de la
technique et quantifier son utilisation dans leur exercice quotidien.

14
I.1.4 Méthode et limites
 Déterminer les avantages de l’électrothérapie excito-motrice dans la récupération de la
force musculaire.
 Etablir une enquête quantitative sur la connaissance et l’utilisation de la technique par les
kinésithérapeutes du Grand Casablanca.
 Evaluer les freins à l’utilisation de l’électrothérapie excito-motrice au Maroc.
 Identifier les autres méthodes pratiquées par les kinésithérapeutes dans ce domaine au
Maroc.

I.2 Chapitre 2 : La ligamentoplastie du LCA

I.2.1 Rappels anatomiques et physiologiques


Selon V.B. Duthon, C. Barea, S. Abrassar et col. (2006), le ligament croisé antérieur (LCA)
est une bande de tissu conjonctif dense qui court du fémur au tibia. Au niveau du fémur, le
LCA s'insère sur la face axiale du condyle fémoral latéral selon un axe sensiblement vertical,
très postérieur en forme d’haricot avec un bord antérieur rectiligne d'une surface d'environ
2 cm².

Au niveau du tibia, le LCA s'insère sur la surface pré-spinale, en avant des épines tibiales, en
arrière de la corne antérieure du ménisque médial. Cette zone d'insertion est à la fois osseuse
et périostée, d'une surface d'aspect triangulaire dans le plan horizontal de 2,5 à 3 cm². D’après
le Docteur Serge HERMAN, Docteur Nicolas LEFEVRE et le Docteur Yoann BOHU (2012),
l'insertion tibiale est plus étendue que l'insertion fémoral, le LCA s'élargit de fémoral en tibial
et présente une torsion de ses fibres. Cette torsion permet au bord antérieur du LCA d'être
rectiligne et concave vers le haut échappant ainsi au bord antérieur de l'échancrure inter-
condylienne en extension totale.

Figure 1 : Anatomie et biomécanique du ligament croisé antérieur


(Docteur SERGE et col. 2012)

15
Selon Savio Woo, Changfu Wu, Ozgur Dede, Fabio Vercillo et Sabrina Noorani (2006), le
ligament croisé antérieur est une structure clé dans l'articulation du genou, il résiste aux
translations tibiales antérieures et aux charges de rotation. Lorsque le genou est en extension,
le LCA a une longueur moyenne de 32 mm et une largeur de 7-12 mm. David S. Logerstedt,
Lynn Snyder-Mackler, Richard C. Ritter et col. (2010) décrivent que le LCA est formé de
plusieurs faisceaux de fibres dont les deux plus importants sont le faisceau antéro-médial et le
faisceau postéro-latéral (par rapport à leur insertion tibiale). Aussi d’après Savio Woo et col.
(2006) ils ne sont pas isométriques. Le faisceau antéro-médial (insertion tibial antérieure et
médiale, insertion fémorale haute et postérieure) est défini de telle façon que ses fibres tibiales
les plus antérieures deviennent les plus postérieures sur le fémur (longueur moyenne de
3,3 cm), tandis que le faisceau postéro-latéral a une insertion tibiale en arrière et en dehors du
faisceau antéro-médial; plus court et plus vertical il s'insère plus bas sur la face axiale du
condyle externe. Cette disposition explique la torsion des fibres du LCA lors des mouvements
de flexion extension avec recrutement en tension de certaines fibres au cours des mouvements
de flexion extension. Ainsi, lors de la manœuvre de Lachman décrite par Victoria B. Duthon,
Guy Messerli et Jacques Menetrey (2008), c’est une technique qui a pour but d’Objectiver la
laxité du ligament croisé antérieur, c'est le faisceau antéro-médial qui est mis en tension
principalement.

Figure 2 : Anatomie et biomécanique du ligament croisé antérieur


(Docteur SERGE et col. 2012)

Selon Savio Woo et col. (2006), le ligament croisé antérieur a une microstructure de fibres de
collagène de types multiples (principalement de type I) et d'une matrice constituée d'un réseau
de protéines, des glycoprotéines, des systèmes élastiques, et les glyco-samino-glycanes avec
des interactions fonctionnelles multiples. L'organisation ultra-structurale complexe et
abondante du système élastique du LCA lui permet de résister à des contraintes multiaxiales
et à différentes souches de traction. Ces anatomies complexes font que le LCA est
particulièrement bien adapté pour limiter la translation antérieure excessive du tibia ainsi que
les rotations axiales du genou.

Le Docteur Serge HERMAN et col. (2012) décrivent que la direction et la tension du LCA
dépendent du degré de flexion du genou.

16
GENOU EN EXTENSION : le LCA vertical vient au contact de l'échancrure inter-
condylienne. Les 2 faisceaux principaux sont tendus.

L'hyper extension et le recurvatum accentuent la tension sur ces 2 faisceaux.

GENOU EN FLEXION : le LCA devient horizontal. Sa tension varie selon le contingent de


fibres considéré. Le faisceau antéro-médial se relâche, le faisceau postéro-latéral reste tendu.

En hyper flexion, les 2 faisceaux se retendent.

Figure 3: Anatomie et biomécanique du ligament croisé antérieur


(Docteur SERGE et col. 2012)

La distance séparant le centre des deux insertions tibiale et fémorale du LCA reste constante
quel que soit le degré de flexion du genou ce qui définit l'isométrie.

Au cours de la flexion le LCA subit une torsion axiale de 90° entre 0 et 90° ce qui entraîne en
fait une variation de tension et de longueur des différentes fibres du LCA, ce qui explique la
difficulté d'une reconstruction anatomique du LCAE par greffe.

En fait, le système ligamentaire du pivot central du genou est assimilé à un système de


4 barres liées. Pour faciliter l'analyse, au niveau de chaque ligament existe une "fibre neutre"
dont la longueur reste constante quelle que soit la position du genou (fibre isométrique), le
centre instantané de l'articulation et l'axe de flexion se situe à l'intersection de ces fibres
neutres quelle que soit la position du genou.

17
Toutes les fibres situées en avant de ces fibres neutres sont tendues lors de la flexion, à
l'opposé des fibres situées en arrière de ces fibres neutres sont distendues.

Compte tenu de la torsion du LCA en flexion, les fibres antéro-médiales tendues en extension
se retrouvent postérieures sur le fémur en flexion et donc détendues à l'opposé des fibres
postero-latérales.

Cette meilleure connaissance anatomo-fonctionnelle explique les progrès de la chirurgie du


LCA ; le respect de l'isométrie reste une notion fondamentale, à condition qu'elle aille de pair
avec un positionnement anatomique de la greffe, restaurant une cinétique normale de
l'articulation dans les trois plans de l'espace.

I.2.2 Définition de la ligamentoplastie du LCA


Victoria B. Duthon et col. (2008) citent que le ligament croisé antérieur (LCA) est un
stabilisateur essentiel de l’articulation du genou. Il empêche la translation antérieure du tibia
par rapport au fémur et agit comme frein secondaire à sa rotation interne. Il est ainsi très
sollicité lors de l’activité sportive, et les sports de pivot, tels que le football, le basket-ball, le
snowboard et le ski, sont les premiers pourvoyeurs de rupture du LCA. La reconstruction
chirurgicale du LCA, dont le but est de rétablir la stabilité et la biomécanique du genou lésé,
est un sujet central en traumatologie du sport.

En 2008, en Suisse, d’après Steinert A, et al. (2008) les statistiques de la SUVA indiquent que
plus de 3300 cas de déchirures du LCA sont déclarés chaque année. Aux Etats-Unis, on
recense environ 200 000 ruptures du LCA par an et on estime l’incidence des reconstructions
du LCA à 1/2000 habitants.

D’un point de vue général, d’après Victoria et col. (2008), la ligamentoplastie consiste à
remplacer le LCA déchiré par un tendon de voisinage prélevé sur le patient lors de la même
intervention, ou occasionnellement par un tendon obtenu dans une banque d’organes.
Le greffon ainsi obtenu est implanté en lieu et place du LCA natif sous contrôle
arthroscopique, en forant un tunnel fémoral et un tunnel tibial dans lesquels on le fixe à l’aide
de vis d’interférence.

18
Plusieurs types de greffons sont utilisables avec des caractéristiques propres à chacun qui sont
résumées dans le tableau (figure 4) :

Figure 4 : Tableau caractéristiques propres à chaque tendon (Victoria B. Duthon et col.2008)

Figure 5 : Histoire naturelle d’une lésion du ligament croisé antérieur


*Le score du Comité international de documentation du genou (IKDC) définit le genou
comme normal, presque normal, anormal ou très anormal.

19
Selon Lawhorn KW et Howell SM (2007), l’utilisation des tendons ischio-jambiers,
classiquement les tendons des muscles gracilis et semi-tendineux, associés de manière à
former un greffon à quatre faisceaux, est également très courante. La morbidité au site de
prélèvement est moindre mais le problème principal réside dans sa fixation et son intégration
aux sites d’insertions.

D’après Dargel J, Schmidt-Wiethoff R, Schneider T, et al. (2006), le tiers central du tendon


quadricipital prélevé avec une pastille osseuse rotulienne est généralement un deuxième choix
dans les reconstructions primaires. Il est davantage employé en cas de révision chirurgicale ou
lors de reconstructions ligamentaires multiples. Ce greffon a les mêmes propriétés
mécaniques que le tendon rotulien.

Bussam ML, Rue JP et Bach BR (2007), les allogreffes, qui sont disponibles dans des
banques de tissus, conviennent principalement aux patients de plus de 40 ans en raison de leur
faible morbidité, et sont exceptionnellement utilisées chez le patient jeune. Elles sont aussi
fort utiles lors des révisions de ligamentoplasties et lors des reconstructions ligamentaires
multiples. Elles sont relativement sûres d’un point de vue sanitaire avec un risque de
transmissions virale ou bactérienne extrêmement faible, mais qui existe malgré tout.
Généralement, on utilise des allogreffes de tendon rotulien avec les deux pastilles osseuses,
mais également le tendon d’Achille avec une pastille calcanéenne, le tendon quadricipital, les
tendons ischio-jambiers ou encore le tendon jambier postérieur.

I.2.3 Indications à la ligamentoplastie


La véritable question est en fait «quels patients ne pas opérer ?». Avant toute décision
thérapeutique, le médecin se doit d’effectuer une anamnèse complète de l’accident et des
habitudes de vie du patient, en particulier s’il pratique des sports de saut ou de pivot, d’après
Victoria B. Duthon et col. (2008).
Et d’après le Docteur JE Perraudin (2012), la décision dépend de plusieurs facteurs tels que
l'âge du patient, le niveau d'activité du patient (à la fois récréative et professionnelle), les
attentes du patient, la capacité et la volonté du patient de participer à la réadaptation post-
opératoire, le degré de relâchement de l'articulation, et d'autres blessures associées au genou.
Aussi selon Victoria B. Duthon et col. (2008), il faut ensuite faire un examen clinique des
deux genoux du patient et tester le LCA par le test de Lachmann, le tiroir antérieur, le pivot-
shift et évaluer objectivement la laxité antérieure des deux genoux avec l’arthromètre KT-
1000.

Fithian DC, Paxton EW, Stone ML, et al. (2005), ont dressé un algorithme de traitements en
classant les patients en trois catégories de risque (faible/modéré/élevé) de devoir subir une
intervention chirurgicale ultérieure à cause d’une instabilité symptomatique du genou ou à
cause de lésions méniscales subséquentes. Pour les patients à haut risque, une reconstruction
du LCA précoce est conseillée (dans les trois mois suite à la déchirure). Pour les patients à
faible risque un traitement conservateur est proposé : tous ont bien évolué malgré le fait qu’ils
présentent davantage de phénomènes de lâchage, une laxité plus grande à l’arthromètre et
au pivot-shift test. Les patients à risque modéré tendent à se comporter comme les patients à
haut risque et la plupart d’entre eux nécessitent tôt ou tard une reconstruction du LCA.
Un traitement conservateur peut être entrepris dans un premier temps, et en cas d’instabilité
invalidante, une reconstruction du LCA doit être envisagée, d’après Victoria B. Duthon et col.
(2008).

20
I.2.4 La technique Kenneth Jons
Nevret Verdoonk et Aït Si Selmi (2007) rapportent que la première suture des ligaments
croisés antérieurs a eu lieu en 1897 par A.W.Mayo Robson (Leeds, Angleterre), au fil des
années cette méthode chirurgicale a connu une nette évolution, elle est aujourd’hui un acte des
plus courants concernant le genou, avec une multitude de techniques.

En effet, selon Docteur Nicolas LEFEVRE, Docteur Yoann BOHU et le Docteur Serge
HERMAN (2015), depuis une vingtaine d'années, du fait d'une meilleure connaissance
sémiologique des laxités du genou, les chirurgiens orthopédistes ont amélioré leur technique
de chirurgie ligamentaire. D’abord à ciel ouvert, la chirurgie ligamentaire est devenue tout
arthroscopique permettant un meilleur contrôle du positionnement de la greffe et le traitement
plus efficace des lésions méniscales ou cartilagineuses associées. En 2006, selon les chiffres
de l’HAS, 34 550 ligamentoplasties étaient réalisées en France, 15% étaient encore réalisées à
ciel ouvert. Au début de la chirurgie ligamentaire, la majorité des chirurgiens utilisait le
tendon rotulien. Puis d’autres greffes ont été utilisées : le fascia-lata, les tendons ischio-
jambiers, le tendon quadricipital et les allogreffes. La meilleure connaissance de l’anatomie
du LCA a permis de développer des techniques de réparation à double faisceaux mais aussi
unifasciculaire pour les ruptures partielles du faisceau antéromédial et postérolatéral.

Cependant, le greffon le plus utilisé actuellement est encore le tiers central du tendon rotulien
prélevé avec une pastille osseuse à chaque extrémité : une rotulienne et une tibiale. Il possède
d’excellentes propriétés mécaniques. C’est le greffon de choix pour les patients ayant une
haute demande fonctionnelle et qui veulent continuer de pratiquer des sports de contact ou de
pivot.

Toujours d’après le Docteur Nicolas LEFEVRE et col. (2015), le principe de la technique


Kenneth Jons est de réparer le ligament croisé antérieur (LCA) rompu par une autogreffe os
tendon os prélevée sur le tendon rotulien. L’intervention est réalisée sous anesthésie
locorégionale ou générale avec un garrot pneumatique à la racine du membre. Incision de 5 à
8 cm sur le devant du genou. Prélèvement du 1/3 central du tendon rotulien, avec une baguette
osseuse à chaque extrémité (Figure 6).

Préparation et calibrage de la greffe :


- Il faut que la greffe mesure environ 10 cm de long et 9 à 10 mm de diamètre (figure 7).
- Forage des tunnels sous contrôle arthroscopique à l’aide de deux viseurs spécifiques.
Les diamètres des tunnels osseux sont de 9 et 10 mm pour permettre le passage de la
greffe au niveau du tibia et du fémur (figure 8).
- Positionnement de la greffe, sous contrôle arthroscopique, avec fixation de la greffe par
deux vis résorbables ou métalliques (figure 9).
- Contrôle sous arthroscopie du bon positionnement de la greffe et de l’absence de conflit
dans l’échancrure (figure 10).

21
a) Prélèvement de la greffe :

Le Docteur Nicolas LEFEVRE et col. (2015) décrivent qu’on prélève le 1/3 centrale du
tendon rotulien, avec une baguette osseuse à chaque extrémité. L’incision est de 5 à 8 cm sur
le devant du genou.

Figure 6 : Prélèvement de la baguette osseuse os-tendon-os du Kenneth Jones (Docteur Nicolas


LEFEVRE et col. 2015)

b) Préparation et calibrage de la greffe

Aussi, d’après le Docteur Nicolas LEFEVRE et col. (2015), il faut que la greffe mesure
environ 10 cm de long et 9 à 10 mm de diamètre.

Figure 7 : Préparation et calibrage de la greffe (Docteur Nicolas LEFEVREe et col. 2015)

22
c) Forage des tunnels sous contrôle arthroscopique

Le Docteur Nicolas LEFEVRE et col. (2015) continuent que le diamètre des tunnels osseux
est 9 et 10 mm pour permettre le passage de la greffe au niveau du tibia et du fémur.
L’intervention est totalement réalisée sous arthroscopie.

Figure 8 : Forage des tunnels sous contrôle arthroscopique (Docteur LEFEVRE et col. 2015)

d) Positionnement de la greffe

Ensuite, selon le Docteur Nicolas LEFEVRE et col. (2015), le positionnement de la greffe,


sous contrôle arthroscopie, avec fixation de la greffe par deux vis résorbables ou métallique.

Figure 9 : Positionnement de la greffe (Docteur LEFEVRE et col. 2015)

23
e) Contrôle sous arthroscopie

Contrôle sous arthroscopie du bon positionnement de la greffe et de l’absence de conflit dans


l’échancrure.

Figure 10 : Contrôle sous arthroscopie (Docteur LEFEVRE et col. 2015)

Fin d'intervention

En fin d’intervention, d’après le Docteur Nicolas LEFEVRE et col. (2015) un drain de redon
(drain de drainage) est mis en place et la cicatrice est fermée par un surjet intra-dermique en
fil résorbable.
Un bandage stérile est mis en place puis une attelle d’immobilisation.
La douleur postopératoire est contrôlée par une anesthésie locorégionale (bloc crural), réalisée
par l’anesthésiste et/ou par des médications analgésiques et anti-inflammatoires.
La rééducation est entreprise dès le lendemain de l’intervention (lever et marche avec attelle
et cannes anglaises, réveil musculaire et mobilisation de la rotule)
Le drain de redon est retiré le plus souvent au 2ème jour post-opératoire.
La sortie de clinique est possible au 3/4 ème jour, après explication par le chirurgien et le
kinesithérapeute des exercices d’auto-rééducation à effectuer à domicile.
Les déplacements se font avec l’attelle en place, genou en extension et cannes anglaises.
Une ordonnance de médicaments antalgiques et anti-inflammatoires est prescrite par le
chirurgien.
Le pansement doit être laissé en place ou consolidé jusqu’à l’ablation des fils.
Arrêt de l’attelle et des cannes anglaises vers la 4 ème semaine postopératoire, après contrôlé
du verrouillage actif par le quadriceps.
Marche normale et reprise de l’activité professionnelle possible à partir de la 6/8ême semaine
postopératoire, à moduler en fonction de la profession (reprise plus tardive pour un travail de
force).

24
Figure 11 : Technique opératoire de la ligamentoplastie de Kenneth Jones KJ
(Docteur LEFEVRE et col. 2015)

25
I.3 Chapitre 3 : La force et contraction musculaire

I.3.1 Mécanismes de la force

Selon Abe T, Kumagai K et Brechue WF. (2000), la force musculaire dépend de différents
facteurs, ils sont au nombre de trois :

- Structuraux : touchant à la composition même du muscle.


- Nerveux : concernant l’utilisation des unités motrices.
- En rapport avec l’étirement : lequel potentialise la contraction.

Figure 12 : Les mécanismes de la force (Abe T, Kumagai K et Brechue WF. 2000)

26
I.3.2 Les facteurs structuraux

 L’hypertrophie

 Données physiologiques :

L’hypertrophie s’explique d’après Adam K et Vercoshanski Y.V (1976) par quatre causes
principales que l’on trouve sur la figure. :

- Une augmentation des myofibrilles,


- Un développement des enveloppes musculaires (tissu conjonctif),
- Une augmentation de la vascularisation,
- Une augmentation du nombre de fibres, argument qui est encore discuté aujourd’hui
chez l’homme.

Figure 13 : Les causes de l’hypertrophie (Adam K et Vercoshanki Y.V 1976)

 Conséquences pratiques :

La figure 14 (ci-dessous) a montré l’influence du nombre de répétitions maximum sur le


développement de la masse musculaire. On constate que c’est avec 10 RM que l’ont obtient le
meilleur développement de la masse musculaire.

27
Figure 14 : Influence du nombre de répétitions maximum sur le développement de la masse
musculaire (Adam K et Vercoshanki Y.V 1976)

L’hypertrophie s’obtient par le 10 * 10 : 10 séries de 10 répétitions avec une charge que l’on
ne peut soulever que 10 fois.

La figure 15 distingue 3 zones :

- De 1 à 3 RM l’amélioration de la force est due principalement aux facteurs nerveux


- La zone de 3 à 12 RM concerne la force accompagnée de masse musculaire (avec un
maximum à 10 RM)
- Au-delà de 15 RM il ne s’agit plus de travail de force mais les facteurs énergétiques
deviennent prépondérants.

Figure 15 : Influence du nombre de RM sur les facteurs de la force


(Adam K et Vercoshanki Y.V 1976)

28
 Les fibres musculaires

 Données physiologiques

Andersen JL et Aagaard P. (2000) expliquent qu’il existe deux types de fibres répertoriées
dans le muscle :
- Les fibres lentes ou de type I
- Les fibres rapides ou de types II

Pendant des années, c’est à partir d’une technique particulière de coloration de l’ATPase que
se faisait la classification des fibres. Cette classification faisait apparaître des fibres Iia et IIb.
Aujourd’hui, la détermination du type de fibres se fait grâce à la myosine, plus précisément à
partir des chaînes de myosine lourde (MHC : Myosin Heavy Chain).

Selon Schiaffino et Reggiani, 1996, les fibres qui étaient répertoriées IIb dans la classification
basée sur la coloration d’ATPase contiennent en fait de la MHC de type IIX.
Les fibres de type II comprennent :

- Des fibres II a qui sont mixtes à métabolisme anaérobie et aérobie.


- Des fibres II x qui sont rapides par excellence car à métabolisme anaérobie
uniquement. Les fibres IIb n’existent en fait que chez certaines animaux (rongeurs)
l’homme possède le gène de ces fibres mais celle-ci n’apparaissent pas.

Néanmoins selon Hoppeler on admet encore l’ancienne terminologie.


Les trois types de fibres sont donc : I, IIa, IIx ou IIb.

Voici une figure qui représente les différentes caractéristiques des fibres musculaires
(figure16) :

Figure 16 : Tableau des caractéristiques des fibres musculaires (Schiaffino et Reggiani, 1996)
Des fibres rapides aux fibres lentes :

29
Selon Adersen et Coll. 2000, les marathoniens de haut niveau internationale possèdent jusqu’à
80 – 90 % de fibres à myosine de type I, le reste étant constitué de fibre de type Iia.
C’est donc pour cela que l’augmentation des influx lents et l’entraînement d’endurance
permettent de modifier les fibres.

Des fibres lentes aux fibres rapides :

Selon Andersen et Aagaard. 2000, le facteur le plus important est l’inactivité qui provoque la
suppression des influx lents. Il y a perte de force, diminution du volume des fibres mais aussi
transformation vers les fibres rapides.
Chez l’animal, on obtient cette inactivité en suspendant l’animal (suppression des influx anti-
gravitaires).
Chez l’homme, on impose au sujet de vivre aliter pendant plusieurs semaines, une fonte
musculaire se produit mais les fibres rapides augmentent en nombre.
Par contre les études sur les effets d’un travail de musculaire aboutissent à une transofrmation
des IIb vers les IIa, ce qui est contradictoire avec ce que l’on pensait.
Par contre lors de l’arrêt de la musculation le processus inverse se déroule, IIa vers IIb, et le
niveau des fibres IIb est alors supérieur au niveau de départ.
Au cours d’une journée les fibres reçoivent en permanence des influx lents, pendant une
séance de renforcement musculaire intense, le temps de sollicitation avec influx rapides est
faible (10 mn environ pour une séance d’une heure et demie).

I.3.3 Les facteurs nerveux

 Le recrutement des fibres

 Données physiologiques

Le recrutement spatial

Le recrutement des fibres musculaires est expliqué classiquement par la loi d’Henneman ou
« size principale », qui montre comment les fibres lentes sont recrutées avant les fibres
rapides quelque soit le type de mouvement. Il y a donc dans ce cas un passage obligé par les
fibres lentes ce qui n’est pas intéressant dans le cas de mouvements explosifs.

La représentation de Costill (1980) est édifiante à ce sujet (figure 17). Une charge légère
entrâine un recrutement des fibres lentes. Une charge moyenne entraîne le recrutement des
fibres lentes et de II a. Une charge lourde entraîne le recrutement des fibres lentes, des II a et
des IIb.

30
Figure 17 : Le recrutement des fibres en fonction de l’intensité de la charge
(Costill 1980)

Cependant les avis restent partagés, quand il s’agit de mouvements rapides de type
« balistique » : la loi d’Henneman serait prise en défaut et les unités motrices de type II
pourraient être recrutées directement sans solliciter les unités motrices lentes, selon Grimby et
Hannertz (1977).

Desmedt et Godaux (1980), pensent que même dans les mouvements rapides le principe de la
taille est respecté. Que la loi d’Henneman soit valable pour des muscles ayant plusieurs
fonctions possibles, uniquement dans leur fonction première.

 Conséquences pratiques

Selon Fukunaga (1976), le recrutement des unités motrices intervient en début de travail de
musculation expliquant ainsi les progrès rapides. Son schéma traduit les rapports entre
phénomènes nerveux et hypertrophie (Figure 18)

Figure 18 : Place des phénomènes de recrutement dans l’augmentation de force


(d’après Fukunaga 1976)

- Figure. (I) : Situation de départ, le débutant ne recrute que peu de fibres (points noirs)
- Figure. (II) : Au bout de quelques semaines, le nombre d’unités motrices recrutées
augmente, sans hypertrophie.
- Figure. (III) : Dans la suite de l’entraînement, c’est surtout l’hypertrophie qui est la
cause principale du gain de force

31
Le recrutement temporel

Il est possible d’augmenter la force en élevant la fréquence des impulsions envoyées aux
unités motrices. L’entraînement en force permet aux athlètes d’augmenter la fréquence des
impulsions afin de s’approcher du plateau de force maximale (Figure 19)

Figure 19: Effet de l’entraînement sur l’augmentation de la fréquence des impulsions et la force
supérieure produite

I.3.4 En rapport avec l’étirement


Il a été prouvé selon Andersen JL et Aagaard P. (2000), qu’un muscle étiré produit une force
supérieure, les explications sont de deux sortes :

- L’intervention du réflexe myotatique


- Le rôle joué par l’élasticité du système tendon-muscle

 Le reflexe myotatique

 Données physiologiques

Selon Schmidtbleicher (1985), ce tracé représente l’activité électrique du muscle (la


sollicitation nerveuse du muscle).
MVC représente la sollicitation musculaire obtenue chez l’athlète lors d’une Contraction
Maximale Volontaire. L’axe des abscisses représente le temps en millisecondes. Les tirets
verticaux indiquent le moment du contact de l’athlète avec le sol.

Il est donc constaté :


- Les deux athlètes obtiennent une sollicitation musculaire supérieure à leur MVC.
- Le débutant exerce son effort maximum avant le contact avec le sol, ainsi l’action du
réflexe myotatique seul
- L’athlète entraîné obtient une action du RM qui se fond dans son action volontaire

32
 L’élasticité du système tendon-muscle

 Données physiologiques

Elle fut illustrée par le schéma de Hill (Figure 20) amélioré par Shorten (1987).

Aujourd’hui selon les études seule l’élasticité série (E.S) est efficace dans les mouvements
sportifs. On distingue deux fractions dans cette E.S :

- Une fraction passive qui se trouve dans les tendons


- Une fraction active qui se trouve dans la partie contractile qui se situe dans une
protéine qui s’appelle la titine.

Figure 20 : Le schéma de Hill (modifié par Shorten, 1987)

33
I.4 Chapitre 4 : L’électrothérapie excito-motrice

I.4.1 Bref historique de la technique

L’électrothérapie excito-motrice s’est développée ces dernières années dans le cadre de la


rééducation du muscle atrophié mais également pour renforcer le muscle sain du sujet
sédentaire et sportif.
Les programmes de l’électrothérapie excito-motrice, généralement réalisés à l’aide
d’électrodes de surface placées en regard des points moteurs musculaires, permettent au
kinésithérapeute de moduler de nombreux paramètres tels que les caractéristiques de
l’impulsion, le rapport temps de travail / temps de repos et la durée de la séance. L’inconfort
lié aux sensations électriques constitue la limitation majeure de l’efficacité de la technique.

I.4.2 Paramètres optimaux


Selon Ashley CC et Ridwaay EB (1970), l’électrothérapie excito-motrice consiste à stimuler
jusqu’à une valeur seuil la partie terminale des fibres nerveuses motrices au moyen d’un
courant électrique appliqué sur la peau et à provoquer, à leur niveau, la genèse d’un potentiel
d’action. Ce dernier, transmis au sarcolemme, fine membrane qui entoure la myofibre du
muscle strié, par l’intermédiaire de la plaque motrice, provoque les mécanismes d’interaction
des protéines contractiles. Le courant optimal sera capable de déclencher le potentiel d’actions
tout en permettant la meilleure tolérance du patient (Figure 21)

a. Impulsion à front raide


b. Durée d’impulsion égale à la
chronaxie des fibres nerveuses
motrices
c. Impulsion bidirectionnelle et
symétrique ;
d. Fréquence induisant une
contraction tétanique

Figure 21 : Représentation schématique de l’impulsion électrique optimale


(Ashley CC et Ridwaay EB, 1970)

D’après Bowman BR et Baker LL (1985), le courant de stimulation le plus adéquat comprend


des impulsions électriques de forme rectangulaire et d’une durée égale à la chronaxie des
axones moteurs stimulés, comprise entre 0.2 et 0.4 ms. Cette sélection paramétrique autorise
l’augmentation de l’intensité de stimulation à un niveau permettant l’excitation d’un nombre
optimum d’unités motrices.

Dans un souci de totale innocuité, Vanderthmmen M, Kelleter B et Crielaard JM (1991),


expliquent que l’impulsion sera immédiatement compensée par une seconde impulsion

34
rectangulaire de même surface, de même forme et de signe opposé, permettant de définir un
courant bidirectionnel et symétrique.
Vanderthmmen M, Kelleter B et Crielaard JM (1992), reprennent que les impulsions doivent
se succéder à une fréquence comprise entre 50 et 100 Hz pour optimaliser le tétanos
musculaire.
Dumoulin J et De Bisschop G. (1987), expliquent qu’une électrode dite « excitatrice », de
petite taille, sera placée sur le point moteur musculaire et le circuit est fermé à l’aide d’une
électrode « indifférente », dont la surface est idéalement trois fois supérieure à celle de
l’électrode excitatrice.
Vanderthommen M, Monfort J et Knoden A (1992), développent que l’électrothérapie excito-
motrice du quadriceps bénéficie d’un montage particulier comprenant trois électrodes
excitatrices de petite taille reliées à trois canaux distincts et placées sur les points moteurs de
trois chefs superficiels du muscle (vaste interne, vaste externe et droit antérieur). Les
conditions biomécaniques angulaires optimales sont obtenues avec une flexion de genou à
60°.

I.4.3 Pourquoi stimuler ?


 MUSCLE DENERVE (atteinte neurologique périphérique avec dégénérescence
wallerienne)
La réinnervation est parfois très longue à apparaître : la repousse nerveuse, quand elle peut se
faire correctement (qualité de la canalisation effectuée par les gaines), est lente (1 mm/jour en
moyenne). Dans l’intervalle, un muscle non stimulé risquerait de se fibroser définitivement.
L’électrothérapie excito-motrice n’aura aucune influence sur la repousse nerveuse mais
permettra que celle-ci ne se fasse pas en vain en entretenant dans l’attente de la contractilité
des fibres musculaires et un minimum de trophicité.

 MUSCLE INNERVE

 Le muscle peut être dénué de commande volontaire :


- Levée d’une inhibition réflexe ou d’une sidération musculaire dans un contexte
traumatologique, chirurgical ou rhumatologique ; réapprentissage du schéma
corporel ;

- Atteinte neurologique périphérique, ne constituant qu’une neurapraxie (simple


blocage de la conduction) sans axonotmésis, l’arrêt de la continuité axonique avec
arrêt de la conduction jusqu’à ce que la régénération se produis, elle entraîne une
dégénérescence du tube endoneural, ou neurotmésis, section physiologique du
nerf avec arrêt de la conduction, ce qui impose une révision chirurgical
(SEDDON, 1943) ;
- Atteinte neurologique centrale : facilitation neuro-musculaire, rééducation
proprioceptive, lutte contre la spasticité et entretien trophique des muscles

35
antagonistes de muscles spastiques, couplage avec biofeedback, électro-orthèse
(pour épaule subluxée ou le pied « tombant » de l’hémiplégique) ;

 Le muscle peut être pourvu de commande volontaire :


A travail ou efficacité égale, c’est toujours la contraction volontaire que l’on choisira.
L’électrothérapie stimulante ne garde ici sa place que quand elle apporte un « plus ». L’ordre
moteur volontaire doit toujours être associé.
- Préparation trophique musculaire (sélective) à une porthétisation articulaire ;
- Insertion dans un protocole de transplantation musculaire ;
- Préparation sélective du futur transplant ;
- Initiation de la contraction volontaire du muscle transplanté, et facilitation du
nouveau schéma moteur ;
- Traitement excito-moteur des scolioses, ou des pieds-bots ;
- Rééducation sphinctérienne et périnéale ;
- Electro-kinésithérapie des affections vasculaires des membres ;
- Traitement électrique de la constipation des personnes alitées ;
- Kinésithérapie active aidée ;
- Assistance électrique fonctionnelle, renforçant un mouvement naturel.

Dans tous les cas, quand la commande volontaire de la contraction n’est plus possible ou se
fait mal, il est important que de façon précoce, on se soucie que les fibres musculaires soient
activées pour éviter leur atrophie et, indirectement, ce qui est tout aussi important, pour
entretenir la trophicité régionale vasculaire, osseuse, etc., qui souffre dès que les muscles ne
se contractent plus ; ce faisant, on préservera aussi le schéma corporel, selon Ann. (1986).

I.4.4 Les différentes cibles concernant le muscle


 Le ciblage des fibres lentes (type I)
Selon Roques C-F (1997), il s’effectue pour la recherche du travail en endurance. Possédant
un métabolisme aérobie, ces fibres réagissent aux fréquences basses et aux durées de
traitement élevées (1h ou plus). La durée du train d’impulsions sera inférieure à 10 secondes
ou 8 secondes d’après Médicompex (1994), pour ne pas augmenter la concentration d’acide
lactique. Le temps de repos sera tout au plus égal au temps de travail, et au minimum à la
moitié du temps de travail.

 Le ciblage des fibres rapides (type IIb)


Il s’effectue pour la recherche du travail en force. Possédant un métabolisme anaérobie
lactique, ces fibres vont être travaillées avec une fréquence de tétanisation d’au moins 50 Hz.

36
La durée du train d’impulsion sera supérieure à 10 secondes pour une participation du
métabolisme anaérobie lactique. En conséquence le temps de repos sera grand pour permettre
l’évacuation des déchets : repos = 5 * temps de travail et la durée de la séance relativement
courte : 30 minutes. De plus l’intensité sera poussée à son maximum sans douleur, explique
Roques C-F (1997). Il est tout de même à noter que d’après Médicompex (1994), certains
proposent une durée du train d’impulsions supérieure à 4 secondes avec 20 secondes de repos
pour le travail en force et 3 secondes de travail pour 30 secondes de repos (à 105 Hz) pour
travailler la force explosive.

I.4.5 Différents types de courants excitomoteurs


Crepon F. (1995) explique que les courants excitomoteurs sont des courants variables
caractérisés par une suite d’impulsions. Ces dernières sont des variations de courte durée
d’une grandeur physique avec retour à l’état initial. Une impulsion est caractérisée par son
amplitude, par sa largeur d’impulsion (t) et la durée (tl) de son sommet (ensemble des points
dont l’écart est supérieur à 0.9 fois l’amplitude maximale).
Concernant les différentes formes d’impulsion, Crepon F. (1995) continue que nous
distinguons la forme rectangulaire, la forme rectangulaire à pente progressive, la forme
triangulaire, la forme exponentielle et la forme sinusoïdale (figure 25)
Les impulsions peuvent être uni ou bidirectionnelles, avec un courant polarisé ou à moyenne
nulle. Le courant peut être polarisé et les impulsions sont donc forcément asymétriques.
Pour les courants non polarisés, les impulsions sont forcément à moyenne nulle et
biphasiques.
Parmi ces courants, nous citons le B.I.O.P.P. (bidirectionnel inversé à orientation polaire
prédominante) qui offre, selon CREPON (1995), un compromis idéal entre les courants
polarisés et non polarisés car, tout en limitant le risque de brûlures, il permet de localiser la
stimulation sous une électrode.

I.4.6 Fréquence de tétanisation maximale


Si en augmentant la fréquence, nous augmentons le nombre de fibres se tétanisant, nous
augmentons encore la quantité d’énergie délivrée dans le circuit et donc la sensation
nociceptive. Il va donc exister un équilibre entre tétanisation et sensation nociceptive.
D’après certains auteurs, il apparaît que pour des fréquences comprises entre 50 et 60 Hz, il
existe un maximum d’efficacité et de confort. Pourtant, de nombreux protocoles utilisent des
fréquences plus élevées notamment chez le sportif. Certains s’accordent à ne pas dépasser 150
Hz car nous observons une baisse de la force musculaire. Une étude selon Médicompex
(1994) démontre une utilisation de la fréquence jusqu’à 105-120 Hz afin de développer la
force explosive, ce qu’explique NEIGER d’après Pougeon M. et Thepaut-Mathieu C. (1992).
Cette fréquence très élevée est justifiée selon eux, pour atteindre plus précocement le plateau
de tétanisation.
Chatrenet Y., Gerard S. et Xambeu V. (1992), expliquent qu’une étude reprend les données de
Vandertommen M et col. (1991) à la différence près qu’un temps de 3 min constitue le repos

37
entre deux contractions maximales, alors qu’il n’était que de 15 secondes dans la première
étude. La plage de fréquence étudiée varie de 50 à 120 Hz pour aboutir à la conclusion qu’un
courant de 120 Hz est idéal afin de recruter un muscle dans sa composante de force. Ils
ajoutent que si les couples évoqués électriquement sont maximaux à 120 Hz, il conviendrait
d’étendre l’étude sur des fréquences bien plus supérieures.
Il est donc conclu que concernant les fréquences d’utilisation, il est retenu que plus la
fréquence est augmentée plus les tétanisations musculaires sont augmentées aussi et donc la
force développée jusqu’à des valeurs d’au moins 120 Hz.

I.4.7 Efficacité des stimulations électriques excito-motrices

 FORCE INSTANTANEE
Selon Crepon F. (1994), une première évaluation de l’efficacité des stimulations électriques
excitomotrices consiste à quantifier, de manière instantanée, la force électriquement évoquée
maximale (FEE max.) et à l’exprimer en pourcentage de la force isométrique maximale
volontaire (FIMV).
Pour le quadriceps, Crepon F. (1994), continue que la FEE max. induite à l’aide de
paramètres adéquats de stimulation reste généralement comprise entre 60 et 80 % de la FIMV
(10,11). Cette analyse confirme l’efficacité supérieure de contractions volontaires mais
précise la possibilité de développer, sous stimulation électrique percutanée, des contractions
musculaires sous-maximales. La force musculaire induite électriquement, plus faible en
regard de l’effort volontaire, s’expliquerait par l’impossibilité d’obtenir un recrutement spatial
complet suite aux sensations nociceptives accompagnant la stimulation maximale mais
également par l’absence de participation des muscles posturaux stabilisateurs selon De
Bischopp G., Colobe P., Dumoulin J. et Berthelin F. (1994).
Certains auteurs rapportent l’obtention de contractions quadricipitales électro-induites, parfois
supérieures aux potentialités maximales volontaires. Ces résultats ne résistent pas à l’analyse
critique car ils sont obtenus dans des conditions contraignantes et irréalisables en pratique
médico-sportive. En effet, d’après Delalande B., il s’agit de contractions évoquées à l’aide
d’électrodes musculaires implantées ou encore d’une stimulation directe du nerf fémoral selon
Delegay J-M (1989).

 EFFETS DE L’ENTRAINEMENT

 Muscle sain
Selon Bouisset H. et Maton B. (1995), l’entraînement électro-induit apparaît efficace comme
méthode de musculation chez le sujet sain. Par ailleurs, l’amélioration de la FIMV sera
directement proportionnelle à l’intensité de la contraction électro-induite lors des séances
d’entraînement d’après De Bischopp G. et col. (1994), confirmant l’intérêt d’utiliser des
paramètres adéquats de stimulations.

38
 Muscle atrophié
En médecine du sport, selon Draper V et Ballard L (1991) ainsi que Delitto A, Rose SJ et Mc
Kowen JM (1988), l’électrothérapie excito-motrice permet de composer la réduction ou la
suppression de l’activité musculaire liée à un traumatisme ou à une intervention chirurgicale
de l’appareil locomoteur. L’efficacité des stimulations électriques tétanisantes séquentielles
du quadriceps a été largement décrite lors de la rééducation du genou, après ligamentoplastie
du ligament croisé antérieur ou arthroscopie, d’après Vanderthommen M, Constat T et
Crielaard JM (1992).
Par ailleurs, Moritani T et De Vries HA (1979) expliquent que l’intérêt d’associer la
rééducation classique par contraction volontaire aux stimulations électriques excito-motrices
apparaît en raison des mécanismes complémentaires d’adaptation musculaire : la rééducation
volontaire agit surtout au niveau de la commande musculaire et favorise l’aspect neuronal de
l’activité motrice alors que selon le Docteur Nicolas LEFEVRE et col. (2015)
l’électrostimulation engendre directement des modifications trophiques et biochimiques
musculaires.

I.4.8 Influence de l’électrothérapie excito-motrice sur les paramètres de la


force musculaire

 La force maximale développée sous électromyostimulation


Comme pour la musculation avec charge, selon Martin L, Cometti G, Pousson M et Morlon B
(1991), le développement de la force dépend de l’intensité de la contraction. Il est évident que
l’on ne peut obtenir de progrès en électrostimulation si force « induite » est inférieure à 60 %
de la force maximale volontaire. La plupart de tentatives faites avec l’électrostimulation chez
des sportifs de haut niveau ne mesurent pas la force induite au cours de l’entraînement. Il est
constaté que les variations individuelles sont importantes. Certains athlètes arrivent
péniblement à développer 10 % de leur force maximale volontaire pendant que d’autres
atteignent en électrostimulation est donc de contrôler la force produite à l’aide d’un
dynamomètre ou mieux à l’aide d’appareil permettant un contrôle très précis de la force.

 Evolution des différentes modalités de la force


Grâce à un dynamomètre il a été mesuré (Biodex Corporation, Shirley, NY, USA) l’influence
de l’électrostimulation sur les différentes formes prises par la force : force maximale
excentrique, isométrique et concentrique à différentes vitesses.
Il a été démontré que si l’électrostimulation ne donne pas de résultats plus spectaculaires que
le travail avec charges, il semble que son action sur la force soit différente. Hakkinen et Coll
(1981) ont montré que le travail concentrique améliore la force maximale concentrique et pas
les autres types de force, le travail isométrique influe sur la force isométrique (sans agir là
encore sur les autres modalités), un entraînement excentrique améliore par contre les trois
modalités de la force.

39
Pour l’électrostimulation il a été constaté par Martin L et col. (1991), qu’un cycle de trois
semaines modifiait les trois types de force (figure 22) sur une expérience de stimulation du
grand dorsal, l’amélioration la plus importante (40%) ayant lieu pour la force excentrique.

Figure 22: Les progrès en force mesurés au biodex sur un mouvement de flexion extension de
l’épaule, à l’issue d’un cycle de stimulation du grand dorsal. Progrès importants en excentrique
(-60%/s) (Martin L et col., 1991)

La modification de la force maximale excentrique, que Schmidtbleicher (1985) considère


comme la force absolue de l’athlète représente certainement une des particularités essentielles
de cette méthode. Toujours selon Martin L et col (1991), l’électrostimulation fait donc
progresser l’athlète sur la plage complète des paramètres de la force, ce qui entraîne une
amélioration plus durable et transférable dans les diverses expressions de la force.

 La masse musculaire
Sur une expérience (Turostowski, Fayolle, Cometti,1991) menée sur des sauteurs (hauteur,
longueur, triple-saut) il a été contrôlé l’évolution de la masse musculaire du quadriceps à
l’aide de coupes scannographies effectuées avant et après entraînement toujours une période
de 3 semaines. Les sujets stimulés étaient au nombre de 12, un groupe témoin de 12 sujets
effectuait le même travail en contraction volontaire à la même intensité. Les gains de masse
musculaire ont été 4 à 8 % pour les sujets stimulés. Ces gains se sont avérés statistiquement
significatifs (p<0.05). Dans le même temps le groupe témoin ne progressait que de 2% ce gain
n’étant pas significatif.

40
Ces résultats ont été confirmés sur le biceps brachial (Gillet, Cometti, 1990) ou
l’augmentation de masse musculaire fut 4.5% grâce à la stimulation. Toutefois sur des
coureurs de demi-fond (Assadi, Cometti, 1991) qui continuaient leur entraînement
d’endurance, alors que les paramètres de force du quadriceps se sont améliorés, aucune
modification de la masse musculaire n’a été enregistrée pour la même période de travail.
L’entraînement par stimulation du triceps brachial (Champion, Pousson, 1991) et du triceps
sural sur des sujets sportifs (Martin, Cometti,1991) n’a entraîné quand à elle aucune
modification de la masse musculaire.
Il est donc à conclure, selon Martin L et col (1991) que l’entraînement par électrostimulation
entraîne une augmentation significative de la masse musculaire et ceci sur une période courtes
(3à 4 semaines) pour certains muscles tel que le quadriceps et le biceps.

 La détente
L’entraînement par électrostimulation du quadriceps influence directement la détente
verticale. Toutefois la détente étant un problème de force explosive la qualité de la stimulation
est prépondérante et le choix du stimulateur est déterminant. Les tests de détente sont de 2
types : le « Squat Jump » (SJ) et le « Contremouvement Jump » (CMJ). Ces deux modalités
définies par Bosco (1986) consistent à mesurer la détente verticale en contraction
concentrique pure (sans étirements préalable, le sujet commençant le test avec flexion des
genoux à 90°) pour le Squat Jump ou avec une flexion et donc un étirement préalable pour le
CMJ.
Une expérience sur des sauteurs en hauteur (Clément, Commeti, 1987) avec un appreil de
type ECL a montré un progrès de 11% (P<0.05) en SJ et aucune modification du CMJ. Ceci
souligne l’intérêt d’introduire des exercices sollicitant l’étirement musculaire au cours de la
période d’entraînement par électrostimulation d’après Martin L et col. (1991).

I.4.9 Contre-indications à une électrothérapie excito-motrice


Selon Ann. Kinésithér. (1986), l’électrothérapie à visée excitomotrice est contre-indiquée
dans les cas suivants :
 Les muscles dénervés,
 Grossesse ou période menstruelle (pour un traitement sur la région abdominale),
 Les pompes médullaires,
 Les pacemakers,
 Zone cardiaque (risque d’arrêt cardiaque ou de fibrillation ventriculaire),
 Pièces métalliques exo- ou endotissulaires (agrafe, stérile, prothèse articulaire ou
dentaire, matériel d’ostéosynthèse…). Sauf pour les courants de moyenne fréquence
alternatifs,
 Lésions cutanées,
 Pathologie évolutive inflammatoire, infectieuse ou néoplasique,
 Prudence en cas d’altération des sensibilités, de réaction à la douleur atténuée, ou de
troubles de la conscience.

41
 Règle impérieuse : si en cours de séance d’électrothérapie excitomotrice, la
réponse mécanique s’épuise, signe de fatigue musculaire, la séance doit être
interrompue, Lors de la séance suivante, les temps de repos intermittents seront
majorés. De même, dans le calendrier des séances, il faut faire des fenêtres
thérapeutiques.

I.4.10 Préparation du patient


Les conditions d’installation, d’ambiance et d’information doivent aboutir selon Ann.
Kinésithér. (1986), à la plus grande détente du patient. Le muscle à stimuler sera installé
de façon à n’être pas étiré mais légèrement raccourci. Les muscles doivent être
éventuellement réchauffés et irrigués par massothérapie et physiothérapie préalables. La
peau doit être nettoyée, dégraissée (pour diminution de sa résistance), rincée
soigneusement et séchée (pour éviter les courts-circuits). Certains auteurs font précéder
toute séance de stimulation artificielle d’une ionisation calcique longitudinale (30
secondes).

I.4.11 Choix et disposition des électrodes


Selon Ann.Kinésithér. (1989), les électrodes peuvent être en métal ou en « caoutchouc
conducteur » (carbone imprégné de caoutchouc siliconé) ; dans le premier cas, jamais le
métal ne doit entrer en contact direct avec la peau, il y a lieu d’interposer au moins 1 cm
d’éponge végétale propre et rincée imbibée d’eau salée si possible (7/1000) ; avec les
électrodes de caoutchouc, il est conseillée d’interposer un peu de gel, non salin. Ces
dernières électrodes sont sans danger de brûlure pour la peau, mais ne peuvent être
utilisées que pour des basses fréquences car leu résistance au passage du courant
augmente avec la fréquence.
Ann. Kinésithér. (1989) explique qu’il faut également faire attention à choisir de façon
appropriée la (les) dimension(s) des électrodes : elles doivent être adaptées à la
morphologie du muscle à stimuler et à l’intensité nécessaire (risque de brûlure si trop
grande « densité de courant » sur trop petite surface, en considérant éventuellement bien
sûre la taille de la plus petite des 2 électrodes)
Le maintien en place des électrodes doit recourir à des éléments strictement isolants, en
pratique souvent des bandes de caoutchouc.

 QUAND LA STRUCTURE MUSCULAIRE EST INNERVEE


On peut la stimuler en posant l’électrode -, c’est-à-dire la cathode, sur le point moteur du
nerf (ce qui stimulera tout le territoire moteur du nerf en aval du point de stimulation), ou
sur le point moteur du muscle. Il suffit de se reporter à des cartes de topographie des
points moteurs nerveux et musculaires et d’affiner localement la recherche sur le patient
(meilleure réponse).

42
Cette technique est dite « monopolaire active ». C’est l’électrode – que l’ont choisit car le
nerf ou le muscle sont polarisés au repos avec des charges +, qui ferme le circuit, on
pourra la placer à l’extrémité du muscle, ou sur la partie proximale ou distale du membre,
ou, sous forme d’une place, dans le dos au niveau des émergences radiculaires vertébrales
du nerf considéré, avec les mêmes précautions en fonction de sa constitution.
La localisation relative des électrodes dépend de la profondeur de l’effet excitomoteur
recherché : plus elles sont proches l’une de l’autre sur un même versant de membre, plus
l’influence électrique restera superficielle.

 QUAND LA STRUCTURE MUSCULAIRE EST DENERVEE

Il n’y aura par définition plus de point moteur et il suffira de placer les deux électrodes,
dont il n’y a plus de raison que leurs dimensions soient différentes, et avec les mêmes
précautions quant à la peau, indifféremment aux deux extrémités du muscle ou faisceau
musculaire à stimuler. C’est la technique bipolaire.

I.4.12 Comment stimuler ?


Dans les deux cas, muscle innervé ou muscle dénervé, Ann. Kinésithér. (1989) explique
que la durée de l’intensité doit avoir des valeurs adéquates supralimentaires
(« tâtonnement » très progressif) une impulsion obtient une contraction, d’autant plus
puissante que l’intensité forte, par augmentation du recrutement des fibres nerveuses et/ou
musculaires, dans les limites tolérées par le patient et imposées par la taille des électrodes.
Une précaution est indispensable : avant d’ouvrir ou de fermer le courant, il faut toujours
que le potentiomètre (intensité) soit à 0, faute de quoi le patient ressentira alors de très
désagréables petits chocs électriques.

 SI LE MUSCLE EST DENERVE


Une séance d’électrothérapie excitomotrice ne sera constituée que de quelques (4 à 5)
stimulations isolées sur chaque faisceau musculaire dénervé.
La durée nécessaire de chaque impulsion est souvent comprise entre 400 et 1400 ms.
L’intensité est trouvée par « tâtonnement » très lentement progressif.
Pour éviter de fatiguer les cellules musculaires dénervées ou de risquer de léser les
ramifications axonales en cours de repousse, il ne faut pas plus de stimulations que ce qui
vient d’être indiqué, et surtout il faut laisser entre deux impulsions consécutives un temps
de repos confortable : par sécurité, calculer des temps de repos 100 fois la durée de la
stimulation. Par exemple : 60 000 ms soit 1 minute entre des stimulations de 600 ms.

43
 SI LE MUSCLE EST INERVE
Qu’il soit ou non dénué de commande volontaire, l’électrothérapie prend alors un autre
aspect, toute stimulation artificielle devra être obligatoirement très précisément associée à
un effort de commande volontaire de la part du patient ; on pourrait aussi effectuer
quelques stimulations isolées, à la différence que la durée de chaque impulsion n’a pas
besoin d’être aussi longue, une impulsion très courte (<1ms) pouvant même suffire à
déclencher la contraction pour une certaine intensité.
On sait qu’à intensité égale, l’action trophique sur le muscle et la force de contraction
développée seront meilleures s’il est un court instant tétanisé, c’est-à-dire si les
contractions individuelles ne se dissocient plus les unes des autres dans le temps, mais
s’enchaînent les unes aux autres sans relaxation intermittente.
Il suffit souvent que les impulsions se répètent à une fréquence de 50 à 60 fois par minute
(50 à 60 Hz), pour obtenir une tétanisation d’un muscle innervé (selon les muscles, la
fréquence nécessaire à une tétanisation varie de 20 Hz à 350 Hz).
Comme elles peuvent être très courtes, c’est donc possible. C’est pourquoi on pratiquera
non plus des impulsions isolées mais des « trains d’impulsions tétanisantes », chacun
durant quelques secondes et séparé du suivant par des temps de repos au moins égaux à la
durée du train d’impulsions, souvent triples par sécurité. On considère alors la courbe-
enveloppe du courant et non plus les impulsions une à une.
Un train est donc fait d’impulsions très courtes répétées à une certaine fréquence (en Hz,
ou c/sec.). La plupart des muscles innervés sont tétanisés à partir de 50 à 60 Hz et on
pourrait se contenter de cette fréquence, mais il a été démontré que par dissociation des
seuils excito-moteur et sensitif, le confort du patient était amélioré à des fréquences
relativement élevées, relevant du domaine de la moyenne fréquence : en pratique, selon
les auteurs, les fréquences employées vont à 600 à 4500 Hz.
A ces fréquences, la majeure partie des impulsions individuelles est perdue car elles
tombent dans des périodes réfractaires de l’excitabilité musculaire (maxi : plus au moins
60 c/s) ou nerveuse (maxi : plus au moins 1000 c/s), mais la stimulation est beaucoup plus
agréable pour le patient.
Toutefois, comme d’Arsonval l’a montré, l’effet excitomoteur est à peu près stable et
optimal de 2500 à 5000 Hz, puis diminue au-dessus de 5000 Hz pour s’éteindre aux
abords de la Haute Fréquence.
Par ailleurs, toujours pour le confort du patient, on donnera à la courbe de chaque train (et
non plus de chaque impulsion, rectangulaire) non pas une forme rectangulaire, mais une
forme trapézoïdale, si l’appareil le permet.
Ce qui réalisera un recrutement progressivement croissant des unités motrices et un
établissement progressif de la contraction musculaire, a fortiori s’il y a une spasticité
antagoniste.
Une séance d’électrothérapie excitomotrice de structures musculaires innervées sera faite
de 15 à 20 trains d’impulsions tétatinisantes, chacun de quelques secondes (6 secondes par
exemple), séparés par des intervalles de repos au moins égaux souvent triples (soit 18

44
sec.), par sécurité, la fréquence des impulsions constituant un train étant comprise entre
600 et 4500 Hz.
La contraction obtenue doit approcher les 2 au testing et pour obtenir ce résultat il faut
progressivement augmenter l’intensité. On fera attention de n’augmenter l’intensité que
pendant le passage du courant (les trains) et non pendant les intervalles de repos.
Il est à noter qu’il existe une dernière alternative : choisir que les impulsions qui se
succèdent ne soient pas unidirectionnelles comme on il a été fait jusqu’à présent, mais de
polarité alternative.
Ces courants dits bidirectionnels, à l’opposé des courants unidirectionnels vus jusqu’à
présent présentent des avantages spécifiques notables :
- Les pièces métalliques endo-ou exotissulaires ne constituent plus des contre-
indications.
- La nocivité contre la peau est tellement diminuée que les électrodes peuvent être
appliquées à même la peau (traitement sous plâtre).
- Le corps humain condensateur oppose à ce type de courant une résistance moins
grande que pour les courants unidirectionnels, et ces courants bidirectionnels se
propagent plus en profondeur (d’autant plus que leur fréquence est élevée).
Enfin il y a un dernier cas possible : celui où dans le muscle il y a des fibres dénervées et
d’autres encore innervées (dénervation partielle : muscle innervé par plusieurs nerfs ou
atteinte d’une seul contingent des fibres axonales à l’intérieur d’un nerf).
L’électrodiagnostic de stimulation reflétera l’existence de structures musculaires dans les
deux états et aboutira à une courbe I/T faite de deux portions, l’une de type nerveux, et
l’autre de type musculaire (décalé vers la droite).
L’électrodiagnostic de détection (EMG) enregistrera lors de l’ordre moteur volontaire une
prédominance de la sommation temporelle sur la sommation spatiale puisque le nombre
des unités motrices saines et activables est diminué : le tracé sera appauvri simple ou
intermédiaire, mais pas interférentiel.
Pour stimuler électivement les fibres musculaires dénervées, il est à employer une faculté
qu’ont les fibres musculaires innervées et que perdent des fibres musculaires dénervées :
l’accommodation.
Si des fibres musculaires innervées sont stimulées avec une impulsion isolée
rectangulaire (Figure 33) puis que, sans toucher à l’intensité, il est installé l’impulsion
beaucoup progressivement (Figure 34), il est aperçu qu’elles ne se contractent plus, c’est-
à-dire que la stimulation est devenue inefficace (notion de climalyse), parce qu’elles se
sont accommodées. Il faut donc augmenter l’intensité pour obtenir une réponse. Jusqu’à
une certaine limite cependant, car au-delà d’une certaine lenteur à établir l’impulsion, son
intensité peut être augmentée indéfiniment sans déclencher de réponse musculaire .Cette
pente est la « pente limite » au-delà de laquelle l’accommodation est telle que l’impulsion
perd tout pouvoir de stimulation.

45
Or les fibres musculaires dénervées, elles, n’ont plus cette faculté d’accommodation.
Pour les stimuler électivement, il suffira alors de choisir des impulsions isolées de pente
d’établissement plus inclinée que la pente-limite des fibres musculaires encore innervées,
les autres conditions observant le même protocole pour la stimulation de fibres
dénervées. La réponse musculaire sera effectivement lente (réaction ralentissement).

I.4.13 L’électrothérapie excito-motrice dans le renforcement du


quadriceps en post-opératoire après ligamentoplastie du LCA
Dans le volume 1 du Compex Médicale SA, on retrouve que les ruptures du ligament
croisé antérieur (LCA) du genou figurent parmi les accidents les plus fréquents en
traumatologie particulièrement en traumatologie sportive. Au fil du temps, la chirurgie
réparatrice du LCA n’a cessée de se développer et a connu des progrès considérables,
notamment grâce à l’utilisation des techniques arthroscopiques.
Le patient ne peut reprendre ses activités de la vie quotidienne, ou le sportif ne peut
reprendre ses activités sportives qu’après avoir atteint une solidité satisfaisante du greffon
tendineux utilisé lors de la ligamentoplastie et qui doit pouvoir supporter des contraintes
mécaniques importantes, mais aussi et surtout qu’une fois avoir retrouvé une stabilité
active performante de l’articulation.
Pour atteindre une stabilité articulaire active il est nécessaire d’avoir une musculature
capable de s’opposer à des contraintes parfois phénoménales dans des délais aussi brefs
que possible, par la mise en jeu du réflexe proprioceptif. L’une des conséquences de
l’acte chirurgical est toujours une importante amyotrophie quadricipitale, dont le
traitement est l’un des tous premiers objectifs du rééducateur.
Cependant, la rééducation du quadriceps doit proscrire pendant les 3-4 premiers mois, le
travail en chaîne cinétique ouverte en raison de sa composante de tiroir antérieur du tibia,
pouvant mettre en danger le greffon tendineux pendant la phase d’avascularisation.
L’électrothérapie excito-motrice répond à cette problématique particulière de la
ligamentoplastie du LCA, en proposant une séance de co-contraction décalée.
La stimulation commence sur les ischio-jambiers et pendant que celle-ci se prolonge, la
stimulation débute sur les quadriceps, évitant ainsi tout risque de tiroir antérieur.

46
Figure 23 : Tableau paramètres programme LCA (volume 1 du Compex Médicale SA)

 Energies de stimulation :
Dans le volume 1 du Compex Médicale SA, il est expliqué que l’objectif du rééducateur est
de motiver le patient à tolérer les énergies de stimulation les plus élevées possibles. Compte-
tenu du mode particulier de stimulation séquentielle, il n’est pas possible de régler les
énergies des canaux 3 et 4, sans les avoir préalablement augmentées sur les canaux 1 et 2.
Il s’agit d’une sécurité supplémentaire qui interdit la contraction du quadriceps si elle n’est
pas précédée de la contraction des ishio-jambiers.
De façon tout à fait habituelle, le patient qui essaye de travailler avec les énergies maximales
qu’il est capable de supporter, atteindra des niveaux d’énergie plus élevés pour les canaux 3 et
4 (quadriceps) que pour les canaux 1 et 2 (ischio-jambiers).

Figure 24: Electrothérapie excito-motrice du quadriceps (volume 1 du Compex Médicale SA)

47
Deuxième partie : Phase méthodologique
II.1 Chapitre 1 : Devis de recherche

II.1.1 Type de l’étude

La présente étude permet d’approcher au moyen d’une enquête, quantitativement le nombre


de kinésithérapeutes pratiquant au Maroc ayant acquis des connaissances théoriques de la
technique de l’électrothérapie excitomotrice, le nombre de kinésithérapeutes ayant reçu une
formation pratique de cette technique et enfin le nombre de kinésithérapeutes qui pratiquent
effectivement cette technique dans leur prise en charge de rééducation en post-opératoire dans
le cadre du renforcement musculaire du quadriceps suite à une ligamentoplastie du LCA de
type Kenneth Jones.

II.1.2 Milieu de l’étude


La présente étude concerne le milieu des kinésithérapeutes exerçant dans la ville de
Casablanca, répartis dans des cabinets privés et dans le secteur public représenté par le Centre
Hospitalier Universitaire Ibn Roch.

II.1.3 Population cible et échantillon

La population cible étant les kinésithérapeutes pratiquant dans des cabinets privés et au CHU,
dans la ville de Casablanca, l’étude s’est basée sur un échantillon construit de manière
‘’raisonnée’’, limité au nombre de 40 pour des motifs de disponibilité des kinésithérapeutes,
ventilés comme suit selon les préfectures d’arrondissements de Casablanca :
- Aïn chok
- Aïn Sebâa - Hay Mohammadi (Aïn Sebâa / Hay Mohammadi/ Roches Noires)
- Casa – Anfa (Anfa / Maârif / Sidi Belyout)
- Ben M’sick (Ben M’sick / Sbata)
- Sidi Bernoussi (Bernoussi / Sidi Moumen)
- Al Fida – Mers Sultan (Al Fida / Mers Sultan)
- Hay Hassani
- Moulay Rachid (Moulay Rachid / Sidi Othman)

II.1.4 Méthode et collecte des données


La méthode utilisée pour la réalisation de cette étude est l’administration d’un questionnaire
dont les questions sont à réponses à choix multiples. Le questionnaire comporte des questions
fermées et des questions ouvertes.

48
II.1.5 Instruments de collecte des données
Les questionnaires en majorité ont été déposés dans les différents cabinets à l’intention des
kinésithérapeutes et dans les hôpitaux avec une lettre d’accompagnement ; les autres
questionnaires ont été adressés par messagerie électronique invitant le kinésithérapeute de
bien vouloir y répondre en lui indiquant qu’il s’agit d’un mémoire de fin d’études d’une
étudiante de l’Université Internationale de Casablanca et que les réponses individuelles seront
tenues confidentielles.
Le questionnaire est articulé autour de trois grands volets :
 Le premier volet : Identité, cursus d’études et parcours professionnel.
Il permet de collecter les informations sur l’identité du kinésithérapeute, la localisation
géographique de son cabinet, son cursus scolaire, ses formations continues
professionnelles ainsi que son parcours professionnel.
 Le second volet : Acquisition de connaissances théoriques et pratiques de la
technique en question.
Il permet d’apprécier le nombre de kinésithérapeutes pratiquant à Casablanca ayant
acquis des connaissances théoriques et pratiques durant leur formation scolaire ou
parallèlement à leur vie professionnelle.
 Le troisième volet : Pratique de la technique en question.
Il permet d’apprécier le nombre de kinésithérapeutes pratiquant à Casablanca et les
différents quartiers, la technique en question et de recueillir leurs points de vue sur les
résultats enregistrés suite à la mise en œuvre de cette technique dans le renforcement
du quadriceps en post-opératoire suite à une ligamentoplastie du LCA.

II.1.6 Traitement et analyse des données


Les questionnaires ont été dépouillés et les réponses enregistrées dans un fichier informatique.
L’analyse s’est faite par des tris à plat des différentes variables quantitatives (réponses
globales à une question exprimée en pourcentage), et par des tris croisés (réponses à une
question selon différents critères en pourcentage).
L’analyse s’est faite aussi par l’exploitation des réponses aux questions ouvertes en faisant
ressortir les caractéristiques majeures des réponses données.

II.2 Chapitre 2 : Considérations éthiques


Lorsque le questionnaire est déposé au cabinet du kinésithérapeute ou bien lui est remis
directement ; il comporte un engagement sur la non publication des réponses individuelles et
que seules les tendances moyennes ou les réponses d’ensemble seront décrites dans ce
mémoire et que nous garantissons la confidentialité totale des données individuelles
recueillies.

49
Troisième partie : Phase empirique

III.1 Chapitre 1 : Présentation des résultats et analyse des réponses


III.1.1 Identité et localisation du lieu d’exercice de la profession
1.1.1. Identité : Genre et tranche d’âge
-

Nb Part en
Q1. GENRE
Total %
Femme 27 67,5%
Homme 13 32,5%

Graphique 1. Répartition des kinésithérapeutes questionnés par sexe

Répartition des kinésithérapeutes questionnés


par sexe (Part en %)

33%
Femme
Homme
68%

Nb Part en
Q2. TRANCHES D'AGE
Total %
20-30 ans 18 45%
30-40 ans 18 45%
40-50 ans 2 5%
50-60 ans 2 5%

50
Graphique 2. Répartition des kinésithérapeutes questionnés par tranche d’âge
40-50 ans, 50-60 ans ,
5% 5%

20-30 ans,
45%

30-40 ans,
45%

Nb total Part
Répartition Nb Nb Part F Part H
par tranche
par sexe et par tranche d'âge F H en % en %
tranche en %

20-30 ans 15 3 18 45,0% 37,5% 7,5%

30-40 ans 11 7 18 45,0% 27,5% 17,5%

40-50 ans 1 1 2 5,0% 2,5% 2,5%

50-60 ans 0 2 2 5,0% 0,0% 5,0%

40 100,0%

51
Graphique 3. Répartition des kinésithérapeutes questionnés par sexe et
par tranche d’âge

40.0%

35.0%

30.0%

25.0%
Part

20.0%
Part F en %
15.0%
Part H en %
10.0%

5.0%

0.0%
20-30 ans 30-40 ans 40-50 ans 50-60 ans
Tranches d'âge

 67% des kinésithérapeutes questionnés sont des femmes et 33% sont des
hommes.
 45% des kinésithérapeutes questionnés se situent dans la tranche d’âge entre
20 et 30 ans, 45% entre 30-40 ans, 5% entre 40-50 ans et 5% entre 50-60
ans.
 Dans les tranches d’âge :
- 20-30 ans : 37,5% sont des femmes et 7,5% sont des hommes,
- 30-40 ans : 27,5% sont des femmes et 17,5% sont des hommes,
- 40-50 ans : 2,5% sont des femmes et 2,5% sont des hommes,
- 50-60 ans : 0% sont des femmes et 5% sont des hommes,
.

52
1.1. 2. Localisation du lieu d’exercice des kinésithérapeutes questionnés
(Secteur et préfecture)

a) Répartition secteur public / secteur privé

Nb Part
Q3. Secteur d’exercice
Total en %
Public 6 15%
Privé 34 85%

Graphique 4. Répartition des kinésithérapeutes questionnés par secteur Public / Privé

15%

Public

Privé
85%

 85% des kinésithérapeutes interrogés exercent dans le privé, 15% dans le


public.

b) Préfecture du lieu de travail

Nb Part
Q4. Préfecture du lieu de travail
Total en %
Aïn Sebâa - Hay Mohammadi (Aïn Sebâa / Hay Mohammadi/ Roches Noires) 3 8%
Casa – Anfa (Anfa / Maârif / Sidi Belyout) 23 57%
Sidi Bernoussi (Bernoussi / Sidi Moumen) 1 3%
Al Fida – Mers Sultan (Al Fida / Mers Sultan) 13 32%

53
Graphique 5. Répartition du lieu de travail des kinésithérapeutes interrogés par
préfecture

Répartition de l'échantillon par préfecture

7%
Aïn Sebâa - Hay Mohammadi (Aïn Sebâa /
Hay Mohammadi/ Roches Noires)
32%
Casa – Anfa (Anfa / Maârif / Sidi Belyout)

Sidi Bernoussi (Bernoussi / Sidi Moumen)


58%
3%
Al Fida – Mers Sultan (Al Fida / Mers
Sultan)

 Le lieu de travail des kinésithérapeutes du secteur privé interrogés se situe


principalement dans la préfecture de Casa – Anfa (Anfa / Maârif / Sidi Belyout)
avec 58% et dans celle d’Al Fida – Mers Sultan (Al Fida / Mers Sultan) avec
32%, contre 8% dans la préfecture Aïn Sebâa - Hay Mohammadi (Aïn Sebâa / Hay
Mohammadi/ Roches Noires) et 3% Sidi Bernoussi (Bernoussi / Sidi Moumen).

III.1.2 Cursus des études et formation

1.2.1. Lieu des études de kinésithérapie

Nb Part
Total en %
Q5. Lieu des études
Au Maroc 35 87%
A l’étranger 5 13%
Q6. Type d’établissement des études
Public 13 32%
Privé 27 68%

54
Graphique 6. Répartition des kinésithérapeutes questionnés selon le lieu de leurs études

13%

Au Maroc
A l’étranger

87%

 87% des kinésithérapeutes interrogés ont suivi leurs études au Maroc, tandis que 13%
les ont fait à l’étranger (notamment France / Belgique / Tunisie).

 Parmi les kinésithérapeutes interrogés qui ont suivi leurs études au Maroc, 68% les
ont fait dans un établissement privé et 32% les ont fait dans un établissement public

55
1.2.2. Accomplissement de stages à l’étranger

Nb Part
Total en %
Q7. Stages à l’étranger
Oui 14 35%
Non 26 65%
Q8.Pays où a été effectué le stage
France 10 25%
Belgique 4 10%
Espagne 0 0%
Autre 0 0%
Q9. Type de structure
Public 12 30%
Privée 2 5%

Graphique 7. Répartition des kinésithérapeutes questionnés selon l’accomplissement d’un


stage à l’étranger

Stages à l'étranger

35%
Oui
65%
Non

 35% des kinésithérapeutes interrogés ont effectué des stages à l’étranger (25% en
France et 10% en Belgique) dont 30% l’ont fait dans une structure du public et 5%
dans une structure du privé ; et tandis que 65% n’ont pas fait de stages à l’étranger.

56
1.2.3. Suivi de formation continue
Nb Part
Total en %
Q10. Suivi de formation continue
Oui 21 53%
Non 19 47%
Q11. Pays où a été suivie la formation
Au Maroc 9 43%
A l’étranger 12 57%
Q12. Domaine de la formation continue suivie
Kinésithérapie sportive 4 19%
Rééducation des pathologies respiratoires 8 38%
Rééducation périnéo-sphinctérienne et ano-rectale 6 29%
Rééducation Oro-Maxillo-Facial et Vestibulaire 2 10%
Autres 4 19%

Graphique 8. Répartition des kinésithérapeutes questionnés selon le suivi d’une formation


continue

47%
53%

Oui

Non

57
Graphique 9. Répartition des kinésithérapeutes questionnés par domaine de formation
continue suivie

Autres, 19% Kinésithérapie


sportive , 19%
Rééducation
Oro-Maxillo-
Facial et
Vestibulaire,
10%

Rééducation Rééducation
périnéo- des pathologies
sphinctérienne respiratoires,
et ano-rectale , 38%
29%

 53% des kinésithérapeutes interrogés ont suivi une formation continue dont 43% ont
poursuivi la formation au Maroc et 57% à l’étranger (en France et en Belgique).

 Les formations continues relatives à la rééducation des pathologies respiratoires et de


la rééducation périnéo-sphinctérienne et ano-rectale viennent en premier lieu et
concernent respectivement 38% et 29% des kinésithérapeutes interrogés.

58
III.1.3 Parcours professionnel
1.3.1. Années d’expérience professionnelle

Q13. Nombre d'années d’expériences Nb


Part en %
professionnelles Total
Moins de 5 ans 16 40%
5 à 10 ans 9 23%
10 à 20 ans 11 28%
20 à 30 ans 2 5%
Plus de 30 ans 2 5%

Graphique 10. Répartition des kinésithérapeutes questionnés selon leur nombre d’années
d’expériences professionnelles

40%

28%
23%

Part en %
5% 5%

Moins 5 à 10
de 5 ans ans 10 à 20
20 à 30
ans Plus de
ans
30 ans

 40% des kinésithérapeutes interrogés possèdent une expérience professionnelle de


moins de 5 ans, 28% entre 10 à 20 ans et 23% entre 5 à 10 ans.

59
1.3.2. Lieu et structure de pratique de la profession

Nb Part en
Total %
Q14. Pratique dans un autre pays
Oui 5 12%
Non 35 88%
Q15. Pays où la profession a été pratiquée
France 3 8%
Belgique 3 8%
Espagne 0 0%
Autre 1 3%
Q16. Type de structure où la profession a été pratiquée
Public 5 13%
Privée 0 0%

Graphique 11. Répartition des kinésithérapeutes questionnés quant à leur pratique de la


profession dans un autre pays

12%

Oui

Non

88%

 88% des kinésithérapeutes interrogés n’ont jamais pratiqué dans un autre pays contre
12% qui ont déjà exercé dans un ou plusieurs autres pays : 3 en France et dans un
autre pays et en 3 en Belgique et dans un autre pays.

 Parmi ceux qui ont pratiqué dans un autre pays, 13% l’ont fait dans une structure du
secteur public.

60
III.1.4 Acquisition de connaissances théoriques et pratiques de la
technique en question
1.4.1. Acquisition de connaissances théoriques et pratiques de la technique

 Durant le cursus scolaire

Nb Part
Total en %
Q17. Durant votre cursus scolaire avez-vous reçu un cours complet sur
l’électrothérapie ?
Oui 40 100%
Non 0 0%
Q18. Si oui, votre cours abordait-il aussi l’électrothérapie excito-
motrice ?
Oui 40 100%
Non 0 0%
Q19. Quel type de cours avez-vous reçu ?
Théorique et non pratique 7 17%
Pratique et non théorique 0 0%
Les deux : pratique et théorique 33 83%

Graphique 12. Répartition des kinésithérapeutes interrogés ayant reçu un cours


complet sur l'électrothérapie excito-motrice selon le type de cours

Théorique
17%

Pratique
0%

Les deux
83%

 40% des kinésithérapeutes interrogés ont reçu un cours complet sur l’électrothérapie et
qui abordait la technique de l’électrothérapie excito-motrice.

 83% des kinésithérapeutes interrogés ont répondu avoir reçu des cours théoriques et
pratiques sur la technique contre 17% ayant suivi que des cours théoriques.

61
 Durant le stage étudiant

Nb Part en
Total %
Q20. Lors de vos stages en tant qu’étudiant avez-vous utilisé de l’électrothérapie
excito-motrice ?
Oui 32 80%
Non 8 20%
Q21. Si oui, dans quel type d’établissement ?
Public 26
Privé 20
Q22. Si non, pourquoi ?
Absence de matériel 1 13%
Manque de connaissance sur le matériel 1 13%
Ne faisait pas partie du protocole de rééducation de votre
6 75%
encadrant

Graphique 13. Répartition des kinésithérapeutes interrogés ayant fait un stage


étudiant ayant utilisé l'électrothérapie excito-motrice

20%

Oui
80%
Non

 80% des kinésithérapeutes interrogés ont répondu avoir utilisé, lors de leurs stages
d’étudiants, l’électrothérapie excito-motrice et seulement 20% ne s’en sont pas servi.

 Parmi ceux qui l’ont utilisé, 65% l’ont fait dans un établissement public et 50% dans
un établissement privé, donc certains répondants au questionnaire ont utilisé durant
leurs stages la technique aussi bien dans le public que dans le privé.

62
 Pour ceux qui ne l’ont pas utilisée, 13% ont répondu que la raison était l’absence de
matériel ; 13% c’était un manque de connaissance sur le matériel et 75% ont répondu
que cela ne faisait pas partie du protocole de rééducation de leur encadrant de stage.

 Intérêt porté à l’électrothérapie excito-motrice au cours de formation ou


d’expérience professionnelle du kinésithérapeute interrogé

Nb Part en
Total %
Q23. Au cours de votre formation ou votre expérience professionnelle
vous êtes-vous déjà intéressé à l’électrothérapie excito-motrice ?
Oui 33 83%
Non 7 17%
Q24. Si oui, comment ?
Article scientifique 26 65%
Séminaire 15 38%
Formation continue 0 0%
Autre 0 0%
Q25. Si oui, est-ce que cela vous a permis d’améliorer vos connaissances
théoriques et pratiques quant à l’électrothérapie excito-motrice ?
Très satisfait 8 24%
Satisfait 18 55%
Plutôt satisfait 5 15%
Pas satisfait 2 6%
Pas du tout satisfait 0 0%

Graphique 14. Répartition des kinésithérapeutes interrogés ayant eu un intérêt pour


l'électrothérapie excito-motrice au cours de leur formation ou de
leur expérience professionnelle.

17%

Oui
83% Non

63
 83% des kinésithérapeutes interrogés ont répondu avoir déjà porté un intérêt à
l'électrothérapie excito-motrice, lors de leurs formations ou de leurs expériences
professionnelles, contre 17% qui ont affirmé ne pas y avoir déjà été intéressés.

Graphique 15. Répartition des kinésithérapeutes interrogés ayant eu un intérêt pour


l'électrothérapie excito-motrice au cours de leur formation ou de
leur expérience professionnelle selon le moyen de connaissance.

0% 0%

Article scientifique
38%
Séminaire

Formation continue
65% Autre

 65% des kinésithérapeutes interrogés ont répondu avoir déjà porté un intérêt à
l'électrothérapie excito-motrice, à travers des articles scientifiques et 38% s’y
seraient intéressés au. moyen de séminaires, donc certains s’y sont intéressés au
moyen des deux.

Graphique 16. Appréciation des connaissances théoriques et pratiques acquises


concernant l'électrothérapie excito-motrice.

Pas du tout satisfait 0%

Pas satisfait 6%

Plutôt satisfait 15%


Part en %

Satisfait 55%

Très satisfait 24%

0% 10% 20% 30% 40% 50% 60%

 94% des kinésithérapeutes interrogés ayant répondu être intéressés par


l'électrothérapie excito-motrice disent qu’ils ont été satisfaits des connaissances

64
acquises aux moyens des articles scientifiques et des séminaires contre seulement 6%
qui ne l’ont pas été.

1.4.2. Formation reçue sur la technique de l'électrothérapie excito-motrice


après l’achat du matériel

Nb Part en
Total %
Q26. Suite à l’achat des appareils d’électrothérapie avez-vous reçu une formation
complète sur les modalités d’utilisation de l’électrothérapie et particulièrement
celle de l’électrothérapie excito-motrice ?
Oui 20 50%
Non 20 50%
Q27. Si oui, qui animait cette formation ?
Le département scientifique de la société 1 3%
Des kinésithérapeutes 8 20%
Des techniciens spécialisés de la société 11 28%
Autres 0 0%
Q28. Si oui, quel type d’approche proposait cette formation ?
Une approche théorique des modalités en électrothérapie
8 20%
excito-motrice
Atelier pratique 4 10%
Les deux 8 20%
Q29. Si oui, quel est vote degré de satisfaction quant à cette formation ?
Très satisfait 4 20%
Satisfait 11 55%
Plutôt satisfait 5 25%
Pas satisfait 0 0%
Pas du tout satisfait 0 0%

65
Graphique 17. Répartition des kinésithérapeutes interrogés ayant reçu une
formation complète sur l'utilisation de l’électrothérapie excito-
motrice

50% 50%
Oui

Non

 50% des kinésithérapeutes interrogés ont reçu une formation complète après l’achat
des appareils de l'électrothérapie sur les modalités d’utilisation et principalement
celles de l'électrothérapie excito-motrice alors que 50% ne l’ont pas reçu.

Graphique 18. Répartition selon l’animateur de la formation sur les modalités


d’utilisation de l’électrothérapie après achat des appareils.

Autres, 0% Le
département
scientifique de
la société, 3%

Des
Des techniciens kinésithérapeutes
spécialisés de la , 20%
société, 28%

 Suite à l‘achat des appareils de l’électrothérapie, 50% des kinésithérapeutes


interrogés ont reçu la formation sur les modalités d’utilisation de l’électrothérapie ;
celle-ci a été assurée pour 28% par des techniciens spécialisés de la société
‘’Fournisseur’’, 20% par des kinésithérapeutes et seulement 3% par le département
scientifique de la société.

66
Graphique 19. Répartition selon le type d’approche proposée par la formation après
l’achat des appareils.

Les deux; 20%

Une approche
théorique des
modalités en
électrothérapie
excito-motrice;
20%

Atelier
pratique; 10%

Graphique 20. Appréciation du degré de satisfaction de la formation sur les


modalités d'utilisation de l’électrothérapie excito-motrice

Pas du tout satisfait 0%

Pas satisfait 0%

Plutôt satisfait 25%


Part en %

Satisfait 55%

Très satisfait 20%

0% 10% 20% 30% 40% 50% 60%

 Les 50% des kinésithérapeutes interrogés ayant reçu une formation sur les modalités
d'utilisation de l’électrothérapie excito-motrice affirment leur satisfaction de cette
formation.

67
III.1.5 Pratique de la technique en question

1.5.1 La prise en charge des ruptures du ligament croisé antérieur traité par
ligamentoplastie en post-opératoire

Nb Part en
Total %
Q31. Durant votre parcours professionnel avez-vous déjà pris en charge des ruptures
du ligament croisé antérieur traité par ligamentoplastie en post-opératoire?
Oui 40 100%
Non 0 0%
Q32. Si oui, combien de cas en moyenne ?
5 à 10 13 32%
10 à 20 11 28%
20 à 30 8 20%
30 à plus 8 20%
Q33. Si oui, ces patients présentaient-ils une faiblesse musculaire du
quadriceps en post-opératoire ?
Jamais 0 0%
Rarement 2 5%
Plusieurs cas 22 55%
Tous les cas 15 38%

Graphique 21. Répartition des kinésithérapeutes interrogés selon le nombre de cas


pris en charge de ruptures du ligament croisé antérieur traité par
ligamentoplastie en post-opératoire

20%
32% 5 à 10

10 à 20
20%
20 à 30
28%
30 à plus

68
Graphique 22. Répartition des kinésithérapeutes interrogés selon le nombre
de patients reçus présentant une faiblesse musculaire du quadriceps en post-
opératoire

Tous les cas 38%

Plusieurs cas 55%

Part en %
Rarement 5%

Jamais 0%

0% 10% 20% 30% 40% 50% 60%

 100% des kinésithérapeutes interrogés disent avoir déjà pris en charge des ruptures du
ligament croisé antérieur traité par ligamentoplastie en post-opératoire durant leur
parcours professionnel.

 Parmi eux, 32% des kinésithérapeutes interrogés ont répondu avoir pris en charge
entre 5 à 10 cas, 28% entre 10 à 20 cas, 20% entre 20 à 30 cas et 20% 30 cas et plus.

 Parmi les cas pris en charge pour rupture du ligament croisé antérieur traité par
ligamentoplastie en post-opératoire, les patients présentaient une faiblesse musculaire du
quadriceps en post-opératoire selon l’échantillon interrogé pour plusieurs cas 55%,
pour tous les cas 38% et 5% des cas rares.

69
1.5.2. Disposition et utilisation d’un appareil d’électrothérapie dans
l’établissement bénéficiant d’un programme d’électrothérapie excito-
motrice

Nb Part
Total en %

Q35. Disposez-vous d’un appareil d’électrothérapie dans votre établissement


bénéficiant d’un programme d’électrothérapie excito-motrice ?
Oui 37 92%
Non 3 8%
Q36. Avez-vous déjà ou utilisez-vous l’électrothérapie excito-motrice dans le cadre
du renforcement du quadriceps en post-opératoire suite à une
ligamentoplastie du LCA ?
Oui 26 65%
Non 14 35%
Q37. Si oui, chez quel type de patient ? (vous pouvez cocher plusieurs réponses)
Les jeunes 21 53%
Les personnes âgées 6 15%
Les sportifs 21 53%
Les personnes actives 21 53%

Graphique 23. Répartition des kinésithérapeutes interrogés disposant d'un


appareil d'électrothérapie bénéficiant d'un programme d'électrothérapie
excito-motrice

8%

Oui
92% Non

70
Graphique 24. Répartition des kinésithérapeutes interrogés utilisant un
appareil d'électrothérapie excito-motrice dans le cadre du renforcement du
quadriceps en post-opératoire suite à une ligamentoplastie du LCA

35% Oui

Non
65%

Graphique 25. Répartition des répondants selon la catégorie de patient ayant


utilisé un appareil d'électrothérapie excito-motrice dans le cadre du
renforcement du quadriceps en post-opératoire suite à une ligamentoplastie
du LCA

Les jeunes,
81%
Les personnes
actives, 81%

Les personnes
Les sportifs, âgées, 23%
81%

 92% des kinésithérapeutes interrogés disposent d’un appareil d’électrothérapie bénéficiant


d’un programme d’électrothérapie excito-motrice contre 8% qui n’en ont pas.

 Parmi les 92%, 65% des kinésithérapeutes interrogés ont déjà ou utilisent
l’électrothérapie excito-motrice dans le cadre du renforcement du quadriceps en post-
opératoire suite à une ligamentoplastie du LCA tandis que 35% ne l’utilisent pas.

 81% des kinésithérapeutes interrogés affirment avoir utilisé la technique pour


personnes actives, 81% pour des jeunes, 81% pour des sportifs et 23% pour les
personnes âgées.

71
1.5.3. Appréciation de l’efficacité de l’électrothérapie excito-motrice dans le
renforcement du quadriceps chez des patients en post-opératoire

Nb Part
Total en %
Q38. Si oui, pensez-vous que l’électrothérapie excito-motrice a été un bon moyen de
renforcement du quadriceps chez ces patients en post-opératoire ?
Oui 25 96%
Non 1 4%
Q39. Si non, pourquoi ?
Le manque d’appareil performant 0 0%
Le coût trop cher de l’appareil 2 14%
Le manque de formation sur l’électrothérapie excito-motrice 4 29%
Pas d’utilité 8 57%
Autres 0 0%

Graphique 26. Répartition des kinésithérapeutes interrogés selon leur avis


sur l'efficacité de l'électrothérapie excito-motrice pour le renforcement du
quadriceps en post-opératoire

4%

Oui

Non
96%

72
Graphique 27. Raisons évoquées par les kinésithérapeutes interrogés sur
l'inefficacité de l'électrothérapie excito-motrice pour le renforcement du
quadriceps en post-opératoire

Le manque Le coût trop cher


Autres, 0%
d’appareil de l’appareil, 14%
performant, 0%

Le manque de
formation sur
l’électrothérapie
excito-motrice,
Pas d’utilité, 57% 29%

 Parmi les kinésithérapeutes interrogés utilisant l’électrothérapie excito-motrice dans le


cadre du renforcement du quadriceps en post-opératoire suite à une ligamentoplastie
du LCA, l’écrasante majorité (96%) affirme que la technique est un bon moyen de
renforcement.

73
III. 2 Chapitre 2 : Synthèse des résultats de l’enquête

 Les résultats de l’enquête menée auprès d’un échantillon de kinésithérapeutes exerçant


à Casablanca peuvent être synthétisés en ce qui suit :

1. L’écrasante majorité des kinésithérapeutes a reçu des cours théoriques et pratiques sur la
technique.
2. La grande majorité des kinésithérapeutes a répondu avoir utilisé, lors de leurs stages
d’étudiants, l’électrothérapie excito-motrice. Parmi ceux-là, la majorité l’a fait aussi bien
dans le secteur public que dans le secteur privé.

3. Un nombre significatif de kinésithérapeutes répond avoir déjà porté un intérêt à


l'électrothérapie excito-motrice, lors de formations ou d’expériences professionnelles.
De même, ils renforcent leurs compétences au moyen d’articles scientifiques ou de
séminaires qui les satisfont comme complément à leur formation de base ou continue.
4. 50% des kinésithérapeutes interrogés ont reçu une formation complète après l’achat des
appareils de l'électrothérapie sur les modalités d’utilisation et principalement celles de
l'électrothérapie excito-motrice alors que 50% ne l’ont pas reçu
5. A l’occasion de l‘achat des appareils de l’électrothérapie, des formations sont dispensées
en premier lieu par des techniciens spécialisés de la société ‘’Fournisseur’’, en second lieu
par des kinésithérapeutes et dans leur majorité ils sont satisfaits de cette formation.
6. La totalité des kinésithérapeutes affirment avoir pris en charge des ruptures du ligament
croisé antérieur traité par ligamentoplastie en post-opératoire durant leur parcours
professionnel. Parmi les cas pris en charge, dont leur majorité, les patients présentaient
une faiblesse musculaire du quadriceps en post-opératoire.
7. La quasi majorité des kinésithérapeutes dispose d’un appareil d’électrothérapie bénéficiant
d’un programme d’électrothérapie excito-motrice et dans leur majorité, ils utilisent
l’électrothérapie excito-motrice dans le cadre du renforcement du quadriceps en post-
opératoire suite à une ligamentoplastie du LCA. Les personnes actives, les jeunes et des
sportifs sont en nombre dominant des bénéficiaires de cette technique.
8. L’écrasante majorité des kinésithérapeutes utilisant l’électrothérapie excito-motrice dans
le cadre du renforcement du quadriceps en post-opératoire suite à une ligamentoplastie du
LCA, affirme que cette technique est un bon moyen de renforcement.

74
III.3 Chapitre 3 : Limites de l’enquête
Plusieurs facteurs limitant des résultats fiables de notre étude ont été rencontrés lors de la
réalisation de l’enquête.

Le 1er facteur tient à l’échantillon : composé de 40 kinésithérapeutes, 10 dans le secteur public


contre 30 dans le secteur privé. Cet échantillon est certainement réduit, la première raison en
est, nous semble-t-il, la date de déroulement de l’enquête correspondant au manque de
disponibilité des kinésithérapeutes, à cause de leurs emplois du temps chargés et leurs
congés ; la seconde raison de la taille réduite de l’échantillon est d’ordre budgétaire.

Un échantillon plus large nécessiterait des moyens plus importants que ceux qui ont été
alloués.

Par ailleurs, l’emploi du temps des stages a été également un facteur limitant le temps
consacré à cette enquête. Car en effet, les stages coïncident généralement avec le créneau des
horaires de travail des kinésithérapeutes dans le secteur public. Quant aux kinésithérapeutes
du secteur privé, leur emploi du temps chargé ne leur permettait pas toujours de répondre à
notre questionnaire.

Toutefois, des tendances de résultats sur les requis en terme de formation à la technique, objet
du thème de notre mémoire, et sur son applicabilité et bénéficiaires à Casablanca ont pu être
dégagées.

75
III.4 Chapitre 4 : Recommandations

En premier lieu, nous recommandons de construire un échantillon le plus représentatif de la


profession et dont les résultats puissent être extrapolés au niveau national ; ce qui nécessitera
préalablement une disponibilité des statistiques sur la profession de kinésithérapeute.

En second lieu, et du fait que l'enquête a montré que certains kinésithérapeutes ont reçu durant
leurs études des cours théoriques et d'autres pratiques et la majorité les deux, nous
recommandons d’intégrer plus de volume horaire dans le cours sur l'électrothérapie excito-
motrice, théorie et pratique, parce qu’elles sont complémentaires.

En troisième lieu, nous recommandons d’inciter les kinésithérapeutes à s'intéresser davantage


à l'électrothérapie excito-motrice à travers des séminaires et des articles scientifiques
d'actualité afin d'améliorer la qualité de la prise en charge.

En quatrième lieu, nous marquons notre vive recommandation pour une diminution du coût
d'achat des appareils opportuns pour qu'ils soient accessibles à tous avec un programme
performant d'électrothérapie excito-motrice.

Enfin, nous nous permettons de recommander que les médecins prescrivent l'électrothérapie
excito-motrice dans leurs prescriptions médicales, cela incitera certainement plus les
kinésithérapeutes à l'utiliser et à se documenter.

76
Conclusion

La rupture du ligament croisé-antérieur fait partie des principales blessures du genou


notamment chez les sportifs et les personnes à activités quotidiennes exigeantes.
Son traitement est généralement chirurgical chez ce type de personne. La ligamentoplastie de
type Kenneth Jones reste de nos jours la plus utilisées.

Après l'acte chirurgical on retrouve une réduction de la force musculaire du quadriceps due à
la non utilisation de ce dernier. Pour y remédier on retrouve l'électrothérapie excito-motrice,
une technique qui s'est développée ces dernières années dans le cadre de la rééducation du
muscle atrophié mais également pour renforcer le muscle sain. Un programme réalisé à l'aide
d'électrodes de surface placées en regard des points moteurs musculaire permettant de
stimuler jusqu'à une valeur seuil la partie terminale des fibres nerveuses motrices au moyen
d'un courant électrique.

L'enquête menée a démontré que tous les kinésithérapeutes interrogés ont reçu durant le
parcours scolaire un cours sur l'électrothérapie excito-motrice, toutefois elle ne reste pas
utilisée par tous.

Plusieurs recommandations ont été proposées dans le présent mémoire afin d'inciter les
kinésithérapeutes à intégrer d'avantage cette technique dans leur prise en charge dans le cadre
du renforcement du quadriceps en post-opértoire après ligamentoplastie du LCA.

Parmi les recommandations la plus importante reste l'intérêt des kinésithérapeutes et leurs
recherches à travers des séminaires et des articles scientifiques afin d'être à jour sur les
techniques d'actualité.

77
ANNEXE 1

Chama Chajai
GSM : …………
Email : …………

Questionnaire de mémoire de fin d’études.

Madame, Monsieur,

Etudiante en troisième année à l’Université Internationale de Casablanca, filière


kinésithérapie, je réalise mon mémoire de fin d’études sous le thème « L’utilisation de
l’électrothérapie excito-motrice en post-opératoire dans le renforcement du quadriceps après
ligamentoplastie du LCA de type Kenneth Jones».

Mon mémoire est composé de trois parties :


 la première conceptuelle,
 la seconde méthodologique
 et la troisième empirique basée sur une enquête dont les résultats permettront de
quantifier l’utilisation de l’électrothérapie excito-motrice en post-opératoire dans le
renforcement du quadriceps après ligamentoplastie du LCA des kinésithérapeutes
exerçants à Casablanca.

Aussi, ai-je l’honneur de vous demander de bien vouloir répondre au questionnaire ci-joint.

Les réponses individuelles au questionnaire seront strictement confidentielles et seul les


tendances et les agrégats seront exposés dans mon mémoire dont je tiendrai avec un grand
plaisir à votre disposition une copie si vous souhaitez l’obtenir.

En répondant à ce questionnaire vous m’aiderez à réaliser mon mémoire de fin d’études pour
l’obtention de mon diplôme et à contribuer à une meilleure connaissance, modestement de
l’électrothérapie excito-motrice dans le renforcement du quadriceps.

Veuillez agréer Madame, Monsieur, l’assurance de ma haute considération.

Chama CHAJAI

78
ANNEXE 2

Le premier volet :
Identité, cursus d’études et parcours professionnel
1) Etes-vous ?

 Femme
 Homme

2) Dans quelle tranche d’âge vous situez-vous ?

 20-30 ans
 30-40 ans
 40-50 ans
 50-60 ans

3) Dans quel secteur pratiquez-vous ?

 Public
 Privé

4) De quelle préfecture d’arrondissement fait partie votre lieu de travail ?

 Aïn Sebâa - Hay Mohammadi (Aïn Sebâa / Hay Mohammadi/ Roches Noires)
 Casa – Anfa (Anfa / Maârif / Sidi Belyout)
 Sidi Bernoussi (Bernoussi / Sidi Moumen
 Al Fida – Mers Sultan (Al Fida / Mers Sultan)

5) Où avez-vous fait vos études ?

 Au Maroc
 A l’étranger

Précisez le pays : ……………………………………………………

6) Dans quel type d’établissement ?

 Public
 Privé

79
7) Avez-vous effectué des stages à l’étranger ?

 Oui
 Non

8) Si oui, dans quel pays ?

 France
 Belgique
 Espagne
 Autre

Précisez :………………………………………………………………

9) Si oui, dans quel type de structure ?

 Public
 Privée

10) Avez-vous suivi une formation continue ?

 Oui
 Non

11) Si oui, précisez le pays de la formation continue :

 Au Maroc
 A l’étranger

Précisez le pays : …………………………………………………….

12) Si oui, précisez le domaine de la formation continue :

 Kinésithérapie sportive
 Rééducation des pathologies respiratoires
 Rééducation périnéo-sphinctérienne et ano-rectale
 Rééducation Oro-Maxillo-Facial et Vestibulaire
 Autres

Précisez : …………………………………………………..................

13) Combien d’années d’expériences professionnelles avez-vous ?

 Moins de 5 ans
 5 à 10 ans
 10 à 20 ans
 20 à 30 ans
 Plus de 30 ans
14) Avez-vous pratiqué dans un autre pays ?

80
 Oui
 Non

15) Si oui, précisez le pays :

 France
 Belgique
 Espagne
 Autre

Précisez : …………………………………………………………….

16) Si oui, dans quel type de structure :

 Public
 Privée

81
Le second volet :
Acquisition de connaissances théoriques et pratiques de la
technique en question :

17) Durant votre cursus scolaire avez-vous reçu un cours complet sur
l’électrothérapie ?

 Oui
 Non

18) Si oui, votre cours abordait-il aussi l’électrothérapie excito-motrice ?

 Oui
 Non

19) Quel type de cours avez-vous reçu ?

 Théorique
 Pratique
 Les deux

20) Lors de vos stages autant qu’étudiant avez-vous utilisé de l’électrothérapie


excito-motrice ?

 Oui
 Non

21) Si oui, dans quel type d’établissement ?

 Public
 Privé

22) Si non, pourquoi ?

 Absence de matériel
 Manque de connaissance sur le matériel
 Ne faisait pas partie du protocole de rééducation de votre encadrant

23) Au cours de votre formation ou votre expérience professionnelle vous êtes-vous


déjà intéressé à l’électrothérapie excito-motrice ?

 Oui
 Non

24) Si oui, comment ?

82
 Article scientifique
 Séminaire
 Formation continue
 Autre (précisez)

25) Si oui, est-ce que cela vous a permis d’améliorer vos connaissances théoriques et
pratiques quant à l’électrothérapie excito-motrice ?

 Très satisfait
 Satisfait
 Plutôt satisfait
 Pas satisfait
 Pas du tout satisfait

26) Suite à l’achat des appareils d’électrothérapie avez-vous reçu une formation
complète sur les modalités d’utilisation de l’électrothérapie et particulièrement
celle de l’électrothérapie excito-motrice ?

 Oui
 Non

27) Si oui, qui animait cette formation ?

 Le département scientifique de la société


 Des kinésithérapeutes
 Des techniciens spécialisés de la société
 Autre (précisez)

28) Si oui, quel type d’approche proposait cette formation ?

 Une approche théorique des modalités en électrothérapie excito-motrice


 Atelier pratique
 Les deux

29) Si oui, quel est vote degré de satisfaction quant à cette formation ?

 Très satisfait
 Satisfait
 Plutôt satisfait
 Pas satisfait
 Pas du tout satisfait

30) Si non, qu’elle est d’après vous la raison ?

……………………………………………………………………………………………….
……………………………………………………………………………………………….

83
Le troisième volet :
Pratique de la technique en question

31) Durant votre parcours professionnel avez-vous déjà pris en charge des ruptures
du ligament croisé antérieur traité par ligamentoplastie en post-opératoire?

 Oui
 Non

32) Si oui, combien de cas en moyenne ?

 5 à 10
 10 à 20
 20 à 30
 30 à plus

33) Si oui, ces patients présentaient-ils une faiblesse musculaire du quadriceps en


post-opératoire ?

 Jamais
 Rarement
 Plusieurs cas
 Tous les cas

34) Que pensez-vous de l’électrothérapie excito-motrice dans le cadre du


renforcement du quadriceps en post-opératoire suite à une ligamentoplastie du
LCA ? Justifiez :

………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………

35) Disposez-vous d’un appareil d’électrothérapie dans votre établissement


bénéficiant d’un programme d’électrothérapie excito-motrice ?

 Oui
 Non

36) Avez-vous déjà ou utilisez-vous l’électrothérapie excito-motrice dans le cadre du


renforcement du quadriceps en post-opératoire suite à une ligamentoplastie du
LCA ?

 Oui
 Non

37) Si oui, chez quel type de patient ? (Vous pouvez cocher plusieurs réponses)

84
 Les jeunes
 Les personnes âgées
 Les sportifs
 Les personnes actives

Justifiez votre choix :


…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………

38) Si oui, pensez-vous que l’électrothérapie excito-motrice a été un bon moyen de


renforcement du quadriceps chez ces patients en post-opératoire ?

 Oui
 Non

Justifiez votre choix :


………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………

39) Si non, pourquoi ?

 Le manque d’appareil performant


 Le coût trop cher de l’appareil
 Le manque de formation sur l’électrothérapie excito-motrice
 Pas d’utilité
 Autre (précisez)

40) Si non, d’après vous quel est le meilleur moyen de renforcement du quadriceps
en post-opératoire après ligamentoplastie du LCA ? Justifiez :

………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………

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