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structures

Diverses structures sont utilisées suivant le couplage de la charge, le couplage des


interrupteurs, le choix des interrupteurs … Parmi les structures les plus utilisées,
citons :

 La structure S1 (fig.1) comporte une charge équilibrée couplé en étoile avec


deux thyristors tête-bêche par phase.

 La structure S2 (fig.2) comporte une charge équilibrée couplé en triangle avec


deux thyristors tête-bêche par phase.

 La structure S3 (fig.3) est formée des trois gradateurs monophasés couplés en


triangle.
 La structure S4 dite "économique" (fig.4) dérivée de la structure S1 en
supprimant les thyristors de la phase 3.

On trouve également des structures mixtes, obtenues avec les structures S1, S2 ou
S3 en remplaçant les thyristors Th1', Th2' et Th3' par trois diodes.

2 étude de la structure S1

2.1 Principes
Le thyristor Th1 est commandé avec un retard  par rapport au passage à zéro de la
tension simple v1.Le thyristor Th'1 est commandé en . Les thyristors de la phase
2 sont commandés avec un retard de 120° sur ceux de la phase 1 et ceux de la phase
3 avec un retard de 240° sur ceux de la phase 1.

Les tensions et courants dans les phases de la charge doivent être alternatives et
triphasées.
On a donc :

Il en est de même pour les autres phases en permutant circulairement les indices 1,
2 et 3.

Nous en déduisons qu'il suffit d'étudier les formes d'onde sur un intervalle égal
à  /3 pour connaître le fonctionnement sur une période.

Notons que si le fil neutre est connecté, chaque phase fonctionne comme un
gradateur monophasé indépendamment des deux autres phases; l'étude de chaque
phase est identique à celle faite au chapitre 30. La connexion du fil neutre permet le
fonctionnement sur charge déséquilibrée.

2.2 Analyse pour une charge R


La charge est formée de trois résistances R identiques. Dans ce cas, chaque
thyristor se bloque lorsque le courant donc la tension v' de la phase passe par 0.

L'ordre de commande des thyristors est : Th1 en , Th3' en +60°, Th2 en +120°,
Th1' en +180°, Th3 en +240° et Th2' en +300°.

D'après le résultat du paragraphe 1, nous étudions la structure pour  £  £ /3.

Nous devons avoir à chaque instant i1+i2+i3 = 0; de plus un seul thyristor peut être
passant dans chaque phase : quand Th 1 conduit, Th1' est polarisé sous une légère
tension négative donc ne peut être commandé.

Si un Th1 conduit, i1 > 0 donc i2+i3 < 0, donc Th2' ou Th3' conduit.

Les régimes de conductions possibles sont :

 les six thyristors sont bloqués : i1= i2 = i3 = 0.


 deux thyristors sont passants simultanément, nécessairement un parmi Th 1, Th2
et Th3 et un parmi Th1', Th2' et Th3'.
 trois thyristors sont passants simultanément : deux parmi Th 1, Th2 et Th3 et un
parmi Th1', Th2' et Th3' ou un parmi Th1, Th2 et Th3 et deux parmi Th1', Th2' et
Th3'.

Comme on étudie le montage à partir de l'amorçage de Th 1, on envisage les


diverses combinaisons comprenant Th1 passant.
 Envisageons le cas où Th1 et Th2' conduisent seuls; on a donc i3 = 0 et
i1+i2 = 0;

v'1 - v'2 = u12 = R( i1-i2) = 2.R.i1 donc i1 = u12 /2.R Ceci n'est possible que si i1
> 0 donc u12 > 0; sur l'intervalle 0 £  £ 360°, cette inégalité est vérifiée pour
0 £  £ 150°.

C'est la seule combinaison possible avec deux thyristors passants puisque Th 3' est
amorcé 60° après Th1.

 Envisageons le cas où Th1, Th2' et Th3 conduisent ; dans ce cas la charge


est directement connectée au réseau triphasé et v' n = vn = R.in pour n = 1, 2 et
3. Nous devons avoir simultanément

v1 > 0 , v2 < 0 et v3 > 0. Ceci impose 0 £  £ 60°. Compte tenu de l'ordre


d'amorçage, c'est la seul combinaison possible comprenant Th 1.

Nous pouvons maintenant analyser le fonctionnement suivant la valeur de .

 Mode 1 = 2 ou 3 thyristors passants : si  = 0, la charge est en permanence


connectée au réseau donc v'1 = v1, v'2 = v2 et v'3 = v3. A l'amorçage de Th1, Th2' et
Th3 conduisent; Th2' se bloque pour v2 = 0 soit

 = 120° et Th3 pour v3 = 0 soit  = 60°. Th3 se bloque donc en 60°, instant
d'amorçage de Th3'. Lorsque  augmente, Th1, Th2' et Th3' conduisent en  si  £
60°.

Th3 se bloque toujours en  = 60° donc avant l'amorçage de Th3' en  +60°. On


aura donc successivement Th1, Th2', Th3 passants de  à 60° avec v'1 = v1, puis de
60° à +60°, Th1 et Th2' passants avec v'1 = u12 /2.

Le mode 1 n'est possible que si 0 £  £ 60°


 Mode 2 = 2 thyristors passants : si  est supérieur à 60°, Th1, Th2' et Th3 ne
peuvent conduire simultanément. A l'amorçage de Th 1, on aura Th1 et Th2' passants
soit v'1 = u12 /2. Ceci suppose que

u12 > 0 donc  < 150° . Th2' doit conduire jusqu'à l'amorçage de Th3' en +60°; il
faut donc +60° < 150° soit  < 90°.

Le mode 2 n'est possible que si 60 £  £ 90°

 Mode 3 = 0 ou 2 thyristors passants : si  > 90°, Th2' se bloque en 150°


avant amorçage de Th3'; comme Th1 ne peut conduire seul, tous les thyristors sont
bloqués de 150° à +60°. A cet instant, on amorce Th3' et il faudra réamorcer Th1
pour pouvoir avoir de nouveau conduction.
Pour que Th1 et Th2' puissent conduire, il faut u12 > 0 donc  < 150°; si  > 150°,
aucune conduction ne sera possible.

Le mode 3 n'est possible que si 90 £  £ 150°

2.3 Analyse pour une charge R - L


La charge est formée par une résistance R en série avec une inductance L. On pose
.

L'inductance L interdit toute discontinuité du courant en ligne; chaque thyristor se


bloque naturellement par annulation du courant qui le traverse; le courant i 1 étant en
retard sur la tension v'1, celle-ci est négative au moment du blocage de Th 1.

Le mode 2 avec deux thyristors passants en permanence ne peut plus exister; en


effet si Th3 et Th2' conduisent au moment de l'amorçage de Th 1, en , i1 = 0, i2
< 0 et i3 >0; aucun de ces courants ne pouvant être discontinu, les trois thyristors
conduisent donc on est en mode 1.

Quand  diminue, on passe directement du mode 3 au mode 1.

 Mode 3 = 0 ou deux thyristors passants : lors de l'amorçage de Th1 en ,


tous les thyristors sont bloqués en mode 3, donc tous les courants sont nuls. Il faut
réamorcer Th2' pour pouvoir avoir conduction. Pour , Th1 et Th2' conduisent
donc i1 = -i2 , v'1 = -v'2; u'12 = u12 = v'1 -v'2 donc v'1 = u12/2.

En posant X = L., il vient :


Les deux thyristors se bloquent pour  avec i1() = 0 soit
; la valeur de  dépend de  et de .On reste en
mode 3 si Th1 et Th2' se bloquent avant l'amorçage de Th3' en /6. On doit donc
avoir

 < /6. Pour une valeur donnée de , il existe une valeur minimale de  qui
permet de rester en mode 3. Le graphe de la fig.8 donne la valeur L de l'angle
d'amorçage séparant les fonctionnement en mode 3 et 1 suivant la valeur de .

De  à +60°, tous les thyristors sont bloqués donc toutes les grandeurs sont nulles.

L'analyse se complète sur la période suivant la même méthode que sur charge R :

La fig.9 donne l'allure des grandeurs pour  = 120° et  = 60°


 Mode 1 = 2 ou 3 thyristors passants : à , on amorce Th1 alors que Th2'
et Th3 conduisent; on a donc v'1 = v1, v'2 = v2 et v'3 = v3. En posant X=L., il vient
R.i1+X.di1/d= v1= Vmax.sin;

R.i2+X.di2/d= v2 = Vmax.sin() ; R.i3+X.di3/d= v3 = Vmax.sin() . En


résolvant les équations avec les conditions initiales i 1()=0 ; i2() = -i3() = Io, nous
obtenons :

Ce régime prend fin avec le blocage de Th 3 pour i3 () = 0; nous en tirons une

relation entre  et Io : .

Pour  >  , Th1 et Th2' conduisent seuls et v'1 = -v'2 = u2 / 2 et i2 = - i2. La


résolution de R.i1+X.di1/d= u12 /2= (Ö3.Vmax/2).sin() donne

en remplaçant i1() par la valeur atteinte par ce courant juste avant le blocage de
Th3, il vient
Pour calculer , nous utilisons les symétries des courants : i 1(/3) = -i2() = - Io.

Nous complétons ensuite l'étude pour le reste de la période en utilisant les


symétries des courants.

La fig.10 donne l'allure des grandeurs pour  = 60° ;  = 30°.

2.4 Calcul de la tension efficace


Soit V' la tension efficace aux bornes d'une phase de la charge; nous avons :
Nous devons envisager divers cas suivant le type de charge et le mode de
fonctionnement.

C
harge R - L
Dans ce cas, nous devons envisager les modes 1 et 3.

 Mode 1 : si  < L, nous fonctionnons en mode 1; Th1, Th2' et Th3 conduisent
de  à  imposant

v'1 = v1, v'2 = v2 et v'3 = v3.

Th1 et Th2' conduisent de  à /3, imposant v'1 = -v'2 = u12/2 , v'3 = 0. Nous en
déduisons :

 Mode 3 : si  > , nous fonctionnons en mode 3; Th1 et Th2' conduisent de


 à  imposant

v'1 = -v'2 = u12/2, v'3 =0; de  à /3, tous les thyristors sont bloqués et les
tensions sont nulles . Nous en déduisons :

C
harge R
 Mode 1 : le gradateur fonctionne dans ce mode si 0° <  < 60°. Le calcul est
identique à celui fait pour la charge R-L en prenant  = 60°; il vient donc :

 Mode 2: le gradateur fonctionne dans ce mode si 60° <  < 90°. Th1 et Th2'
conduisent de  à /3. Le calcul de ce mode est celui fait pour la charge R-L en

mode 3 avec  = /3; il vient donc :

 Mode 3: le gradateur fonctionne dans ce mode si 90° <  < 150°. Th1 et Th2'
conduisent de  à /6. Le calcul de ce mode est celui fait pour la charge R-L en

mode 3 avec  = /6; il vient donc :

La fig.11 donne les variations de V'/V pour trois valeurs du déphasage 


imposé par la charge.

2.5 Harmoniques des grandeurs


Compte tenu des symétries de la tension v'1, sa décomposition en série de Fourier
ne contient pas d'harmoniques de rang pair ni de rang multiple de 3. Les
harmoniques sont donc de fréquence f, 5.f, 7.f, 11.f, 13.f, 17.f….

L'harmonique de rang n de v'n est de la forme :

Donnons les résultats pour une charge R - L

 en mode 1 : si si  <  :

 en mode 3 : si  >  :
Pour une charge R, on peut reprendre les formules ci-dessus avec :

 Mode 1 : le gradateur fonctionne dans ce mode si 0° <  < 60°. Le calcul est
identique à celui fait pour la charge R-L en prenant  = 60°.

 Mode 2: le gradateur fonctionne dans ce mode si 60° <  < 90°. Th1 et Th2'
conduisent de  à /3. Le calcul de ce mode est celui fait pour la charge R-L en
mode 3 avec  = /3.

 Mode 3: le gradateur fonctionne dans ce mode si 90° <  < 150°. Th1 et Th2'
conduisent de  à /6. Le calcul de ce mode est celui fait pour la charge R-L en
mode 3 avec  = /6.

Pour calculer les harmoniques du courant i1, il suffit de faire une étude en régime
sinusoïdal à chaque fréquence:

2.6 Étude énergétique


Le réseau étant purement sinusoïdal, seul le fondamental de l'intensité peut créer de
la puissance active et de la puissance réactive. Ce fondamental est :
2.7 Exemple
Un réseau équilibré 230/400 V de fréquence f = 50 Hz alimente à travers le
gradateur une charge R - L avec R = 12  et L = 60 mH.

Nous avons .

D'après la fig.8, le mode 1 existe pour 57,52° <  < 117°.

 Prenons d'abord  = 75° : Th1, Th2' et Th3 conduisent de  à  =117,3° puis


Th1 et Th2' conduisent de  à  +60°. Les formules établies en mode 1 donnent V'
= 200 V et les valeurs des harmoniques du tableau ci-dessous :

Nous en déduisons la valeur efficace du courant I = 7,88 A, les puissances active P


= 2 238 W, réactive

Q = 4 933 VAR, efficace S = 5 440 VA, déformante D = 505 VA et le facteur de


puissance Fp = 0,411.

 Prenons  = 120° : Th1, Th2' conduisent de  à  =174,5° puis tous les


thyristors sont bloqués de  à  +60°. Les formules établies en mode 3 donnent V'
= 67,6 V et les valeurs des harmoniques du tableau ci-dessous :
Nous en déduisons la valeur efficace du courant I = 0,88 A, les puissances active P
= 31 W, réactive

Q = 545 VAR, efficace S = 604 VA, déformante D = 258 VA et le facteur de


puissance Fp = 0,052.

3 étude de la structure s2
Un récepteur équilibré formé de trois impédances Z couplées en étoile est, vu de
réseau, équivalent à un récepteur formé de trois impédances 3.Z couplées en
triangle.

Le fonctionnement de la structure S2 est donc semblable à celui de la structure S1.


Les formes d'onde des grandeurs i1 et u'12 dans la structure S2 sont identiques à
celles de la structure S1; en revanche les formes d'onde de j 1 et v'1 sont différentes
dans les deux cas.

Faisons l'analyse pour une charge purement résistante :

 Mode 1 = 3 ou 2 thyristors passants : ce mode existe pour 0 <  < 60°.

En , on amorce Th1 qui conduit avec Th2' et Th3; on a alors u'12 = u12 = v'1 =
R.j1; de même

u'23 = u23 = v'2 = R.j2 et u'31 = u31 = v'3 = R.j3. On en déduit j1 = u12 / R ; j2 = u23 / R; j3
= u31 / R. Les courants en ligne sont : i1 = j1-j3 = (u12-u31)/R=(v1-v2-v3+v1)/R = 3.v1/R
puisque en régime équilibré v1+v2+v3=0.

De même i2 =3.v2/R et i3 =3.v3/R. Ce régime se poursuit tant que j1 et j3 sont


positifs et j2 négatif donc pour  < 60°.

A cet instant Th3 se bloque. De  < 60° à  =  +60°, instant d'amorçage de Th3',
Th1 et Th2' conduisent seuls.
u'12 = u12 = v'1 = R.j1; u'23 = u'31 = v'2 = v'3 = R.j2= R.j3 = -u12 /2; i1 = j1-j3 = 3.u12/2.R ; i2
= -i1 et i3 = 0.

 Mode 2 = 2 thyristors passants : ce mode existe pour 60° <  < 90°. en,
on amorce Th1 qui conduit avec Th2'; on a alors u'12 = u12 = v'1 = R.j1;

u'23 = u'31 = v'2 = v'3 = R.j2= R.j3 = -u12 /2; i1 = j1-j3 = 3.u12/2.R ; i2 = -i1 et i3 = 0.

 Mode 3 = 2 ou 0 thyristors passants : ce mode existe pour 90° <  < 150°.
en, on amorce Th1 qui conduit avec Th2'; on a alors u'12 = u12 = v'1 = R.j1;

u'23 = u'31 = v'2 = v'3 = R.j2= R.j3 = -u12 /2; i1 = j1-j3 = 3.u12/2.R ; i2 = -i1 et i3 = 0.

Cette combinaison impose u12> 0 soit  < 150°. A cet instant tous les thyristors sont
bloqués et tous les courants sont nuls.

La fig.12 donne l'allure des grandeurs pour  = 30°.

Les expressions des valeurs efficaces U' de u'12 et J de j1 sont celles de la structure
S1 en remplaçant V par U, tension composée réseau; le courant en ligne a pour
valeur efficace I = J.Ö3.

4 étude de la structure s3

4.1 Analyse
Le fonctionnement de cette structure diffère des précédentes car chaque phase peut
fonctionner indépendamment des autres: si u 12 > 0, on peut amorcer Th1 seul, un
courant positif j1 circule dans la phase 1 et on a i 1 = j1 = -i2 , i3 = 0.
Prenons la tension u12 comme origine des phases u12 = U.Ö2.sin; Th1 est amorcé en
 = et Th1' en ., Th2 est amorcé en +2./3 , Th3 en +4./3.

ar phase
Th1 étant passant, on a v'1 = u12 ; l'expression du courant pour une charge R - L est
celle établie en monophasé: R.j1+X.dj1/d = u12 = Umax.sin . La solution est la
somme de la solution générale de l'équation sans second membre R.i+X.di/d = 0
soit

La constante A se calcule en écrivant que j 1() = 0 soit

Le thyristor Th1' ne peut être amorcé tant que Th1 conduit car la tension à ses
bornes est alors légèrement négative. Th 1 ne peut donc se bloquer que
naturellement par annulation de j1.

j1 s'annule en  avec .

On doit distinguer deux cas :

  >  : dans ce cas, sin () est positif donc 0 <  < ; on en déduit  <
 donc  < . Th1 se bloque donc naturellement avant l'amorçage de Th 1'.
Th1' conduit de  à ; la tension u étant alternative, le courant j 1 l'est aussi .

  <  : dans ce cas, sin () est négatif donc  > ; on en déduit  >
. Th1 conduit donc encore lorsque Th1' reçoit l'impulsion d'amorçage. Le
fonctionnement dépend du mode de commande; si les thyristors sont
commandés par un peigne d'impulsions sur une durée , lorsque Th1 se
bloque, Th1' est toujours commandé donc conduit à partir de . On a
donc en permanence Th1 ou Th1' passant et v'1 = u12 en permanence; le
courant j1 est sinusoïdal.

gne
La loi des nœuds donne i1 = j1 - j3. Sa forme dépend de la valeur de .
On amorce Th1 en a. Th2' amorcé en  - /3 conduit jusqu'à  - /3. Th1 et Th2'
conduisent donc simultanément si  <  - /3. Th3 amorcé en  -2. /3 conduit
jusqu'à  -2. /3. Th1 et Th3 conduisent simultanément si  <  -2. /3.

On retrouve les modes de fonctionnement pour un angle de commande  variant de


à:

 Mode 1 = 3 ou 2 thyristors passants : si  <  <  -2. /3, Th1, Th2' et Th3
conduisent simultanément de  à  -2. /3;

on a alors .

De  -2. /3 à  + /3, instant d'amorçage de Th3', Th1 et Th2' conduisent ;


j3 = 0 donc i1 = j1.

 Mode 2 = 2 ou 1 thyristors passants : si  -2. /3 <  <  - /3, Th1, Th2'
conduisent simultanément de  à  - /3; j3 = 0 donc i1 = j1. De  - /3 à  + /3,
Th1 conduit seul donc i1 = j1.
 Mode 3 = 1 ou 0 thyristor passant : si  - /3 <  <  , Th1 conduit seul de
 à  donc i1 = j1.

Pour  = 30°, les figures 13 à 15 donnent l'allure des grandeurs pour les trois modes

4.2 Étude des grandeurs


Les valeurs efficaces des grandeurs simples sont :
Le courant en ligne a pour valeur efficace I = J.Ö3.

Comme en monophasé, les tension et courants par phase contiennent tous les
harmoniques de rang impair soit de fréquence f, 3.f, 5.f, 7.f, 9.f. Les harmoniques
de rang 3.k+1 ( soit 1, 7, 13…) des trois phases forment un système équilibré direct
donc I3k+1 = Ö3. J3k+1; les harmoniques de rang 3.k-1 ( soit 5, 11, 17…) des trois
phases forment un système équilibré inverse donc I 3k-1 = Ö3. J3k-1; les harmoniques
de rang 3.k ( soit 3, 9, 15…) des trois phases forment un système homopolaire donc
I3k-1 = 0 . Les courants en ligne ne contiennent donc pas d'harmoniques multiples de
3.

5 étude de la structure mixte


Dans la structure S1, nous remplaçons les thyristors Th 1', Th2', Th3' par trois diodes
D1',D2' et D3'.

5.1 Analyse sur charge R


Th1 est amorcé en , Th2 en +2./3 et Th3 en +4./3. Il suffit d'étudier le
fonctionnement entre  et +2./3 puisque le système est triphasé donc i1(+2./3)
= i3() et i1(+4./3)= i2().

Lorsque Th1 est amorcé, D1' est bloquée et on doit avoir au moins une diode
passante parmi D2' et D3' pour que le courant puisse circuler. Les combinaisons
possibles sont de redresseurs passants sont : Th 1, D2', Th3 ou Th1, Th2, D3' ou Th1,
D2',D3' ou Th1,D2' ou Th1,D3'.

Lorsque trois redresseurs sont passants v'1 = v1 = R.i1 , v'2 = v2 =R.i2 et v'3 = R.i3.

Th1, D2' et Th3 passants implique i1 > 0, i2 < 0 et i3 > 0, soit v1 > 0, v2 < 0 et v3 > 0,
combinaison possible pour 0° <  < 60°.
Th1, Th2 et D3' passants implique i1 > 0, i2 > 0 et i3 < 0, soit v1 > 0, v2 > 0 et v3 < 0,
combinaison possible pour 120° <  < 180°.
Th1, D2' et D3' passants implique i1 > 0, i2 < 0 et i3 < 0, soit v1 > 0, v2 < 0 et v3 < 0,
combinaison possible pour 60° <  < 120°.
Lorsque Th1 et D2' conduisent, v'1 = -v'2 = u12 /2 = R.i1 = -R.i2; il faut u12 > 0. Mais il
faut aussi que D3' soit polarisée en inverse. La tension anode- cathode de D 3' est w3
= u23+u12/2 soit w3 = -3.v3/2. Il faut donc u12 > 0 et v3 >0 soit 0° <  < 60°.

Lorsque Th1 et D3' conduisent, v'1 = -v'3 = u13 /2 = R.i1 = -R.i3; il faut u13 > 0. Mais il
faut aussi que D2' soit polarisée en inverse. La tension anode- cathode de D 2' est w2
= u12+u13/2 soit w2 = -3.v2/2. Il faut donc u13 > 0 et v2 >0 soit 120° <  < 210°.

 Mode 1 = 3 ou 2 redresseurs passants : si 60° <  < 90° la combinaison Th1,


D2', D3' passants est possible dès l'amorçage de Th 1; D2' se bloque alors en 120° et
Th1 et D3' conduisent jusque en 210°; Th2 est amorcé  + 120°, si  < 90°,  +
120° < 210°. Donc à partir de  + 120°, on retrouve trois redresseurs passants (D 1',
Th2, D3').

Si 0° <  < 60°, la combinaison Th1, D2', Th3 est possible; Th3 se bloque en 60° et
on a Th1, D2', D3' passants jusque en 120°; en 120°, D2' se bloque et on a Th1 et
D3' jusqu'à amorçage de Th2. On peut grouper ces deux cas puisque les tensions et
le courants seront d'expression identique pour Th 3 ou D'3 passants avec Th1 et D2'.

 Mode 2 = 3 , 2 ou 0 redresseurs passants : si  < 120° la combinaison Th1,


D2' et D3' passants est possible dès l'amorçage de Th 1; D2' se bloque alors en 120°
et Th1 et D3' conduisent jusque en 210°; Th2 est amorcé  + 120°, si  > 90°,  +
120° > 210°. De 210° à  + 120°, tous les redresseurs sont bloqués.

 Mode 3 = 2 ou 0 redresseurs passants : si 120° <  < 210°, la seule


combinaison possible est Th1 et D'3 passants, car Th2 a été amorcé la dernière fois
en -240° et aucun redresseur ne peut conduire pendant plus de 120°.

On aura donc de 120 à 210° v'1 = -v'3 = u13 /2 = R.i1 = -R.i3; en 210°, u13 devient
négative donc Th1 se bloque; comme Th2 n'est amorcé qu'en  + 120° > 240°, tous
les redresseurs sont bloqués de 210° à  + 120°; si  > 210°, aucune combinaison
n'est possible et Th1 ne s'amorce pas.

Les fig.16 à 18 donnent un exemple de forme d'onde dans chaque mode.


5.2 Analyse sur charge R - L
La charge est formée par une résistance R en série avec une inductance L. On pose
.

L'inductance L interdit toute discontinuité du courant en ligne; chaque redresseur se


bloque naturellement par annulation du courant qui le traverse; le courant i 1 étant en
retard sur la tension v'1, celle-ci est négative au moment du blocage de Th 1.

 Mode 1 = 2 ou 3 redresseurs passants : à , on amorce Th1 alors que


D2' et Th3 conduisent; on a donc v'1 = v1, v'2 = v2 et v'3 = v3.

En posant X=L., il vient R.i1+X.di1/d= v1= Vmax.sin; R.i2+X.di2/d= v2 =


Vmax.sin() ; R.i3+X.di3/d= v3 = Vmax.sin() . E n résolvant les équations
avec les conditions initiales

i1()=0 ; i2() = -i3() = Io, nous obtenons :

en = 3, i3 s'annule puis devient négatif donc D 3' prend le relais de Th3 et les
équations des grandeurs ne sont pas modifiées.

Ce régime prend fin avec le blocage de D2' pour i2 (2) = 0; nous en tirons une

relation entre 2 et Io : .

Pour  > 2 , Th1 et D3' conduisent seuls et v'1 = -v'3 = u13 / 2 et i3 = - i1.

La résolution de R.i1+X.di1/d= u13 /2= (Ö3.Vmax/2).sin() donne

en remplaçant i1(2) par la valeur atteinte par ce courant juste avant le blocage de
D2', il vient
Pour calculer 2, nous utilisons les symétries des courants : i 1(/3) = i3() = -
Io.

Tous calculs faits, nous obtenons :

Nous complétons ensuite l'étude pour le reste de la période en utilisant les


symétries des courants.

En  = 3 , Th3 se bloque; en écrivant que i3(3) = 0 avec 3 < 2 , il vient :

Th1 se bloque donc en 3 +2./3 et Th2 s'amorce en  +2./3; pour qu'il y ait
toujours au moins un thyristor passant il faut que 3 +2./3 >  +2./3. La limite du
fonctionnement en mode 1 est donc atteinte pour  = 3 avec

 Mode 2 = 0 , 2 ou 3 redresseurs passants : lors de l'amorçage de Th1 en


, tous les redresseurs sont bloqués en mode 2, donc tous les courants sont
nuls. Pour , Th1 et D2' et D3' conduisent donc

v'1 = v1, v'2 = v2 et v'3 = v3. Nous retrouvons les expressions du mode 1 avec I o = 0.
Ce régime prend fin avec le blocage de D2' en  = 2 :

Ensuite Th1 et D3' conduisent seuls v'1 = -v'3 = u13 / 2 et i3 = - i1. La résolution de
R.i1+X.di1/d= u13 /2= (Ö3.Vmax/2).sin() donne :

en remplaçant i1(2) par la valeur atteinte par ce courant juste avant le blocage de
D2', il vient

Les courants i1 et i3 s'annulent en  = 1 et tous les redresseurs sont bloqués de 1 à


+2./3.

Nous en déduisons :

Lorsque on amorce Th1, tous les courants sont nuls en mode 2; pour que ce mode
existe, c'est à dire pour que Th1, D2' et D3' conduisent, il faut :

 i1(+) > 0; comme i1() = 0, on a donc un courant croissant soit


di1(+)/d > 0; or

di1(+)/d v1(+)-R. i1(+)]/X = v1(+)/X; on doit donc avoir v1(+) > 0.

 i2(+) < 0; comme i2() = 0, on a donc un courant décroissant soit


di2(+)/d < 0;

or di2(+)/d v2(+)-R. i2(+)]/X = v2(+)/X; on doit donc avoir v2(+) < 0


 i3(+) < 0; comme i3() = 0, on a donc un courant décroissant soit
di3(+)/d > 0; or

di3(+)/d v3(+)-R. i3(+)]/X = v3(+)/X; on doit donc avoir v3(+) < 0.

Cette combinaison des signes de tensions se produit uniquement de 60 à 120 °.

Le premier mode existe pour  <  ; or  varie de 90° pour  = 0 à 150° pour 
= 90°.

si  > 120°, le mode 2 n'existera jamais, on passera directement du mode 1 au


mode 3.

Pour que le mode 2 existe, il faut que  < 31,6°.

 Mode 3 = 0 ou 2 redresseurs passants : Th1 et D3' conduisent seuls de  à 1.

v'1 = -v'3 = u13 / 2 et i3 = - i1. La résolution de R.i1+X.di1/d= u13 /2=


(Ö3.Vmax/2).sin() donne avec i1() = 0:

Le tableau ci-dessous donne les limites des modes en fonction du déphasage


imposé par la charge :

Le tableau ci-dessous donne les angles de blocage des redresseurs définis dans
l'étude ci-dessus ainsi que les modes de fonctionnement..
Les figures 19 et 20 donnent les formes d'onde en mode 1 et en mode 3 pour  =
60°.
5.3 Calcul des valeurs efficaces
Compte tenu des symétries des grandeurs, nous avons :

La fig.21 donne la variation de V'/V en fonction de  pour trois valeurs de .


5.4 Analyse harmonique
En raison des symétries, les grandeurs ne comportent pas d'harmoniques de rang
multiple de 3. Comme le montre la figure 19, les deux alternances de la tension v' 1
ne sont pas symétriques, il y a donc des harmoniques pairs .

L'harmonique de rang n de v'n est de la forme :

Pour calculer les harmoniques du courant i1, il suffit de faire une étude en régime
sinusoïdal à chaque fréquence:
Donnons les résultats pour une charge R - L

 Mode 1 :

 Mode 2 :
 Mode 3 :

6 structure économique
Étudions la structure S4 (fig.4) pour une charge purement résistante. Th 1 et Th2
sont commandés avec le même angle de retard . Pour que les grandeurs de la
charge ne comportent pas de composante continue, Th 1' est commandé 180° après
Th1 et Th2' 180° après Th2.
6.1 Combinaisons de conduction
La phase 3 étant toujours connectée au réseau et le couplage étoile imposant
v'1+v'2+v'3 = 0, toutes les combinaisons avec 0, 1 ou 2 redresseurs passants sont
possibles.

 <![endif]> 0 redresseur passant : v'1= v'2 = v'3 = 0

 1 redresseur passant :

 si Th1 ou Th1' est passant la conduction se fait par les phases 1 et 3 :

v'1= - v'3 = u13 / 2 et v'2 = 0; si Th1 est passant i1 est positif donc v'1 l'est aussi;
on doit donc avoir

u13 > 0 soit 30° <  < 210° ; si Th1' est passant i1 est négatif donc v'1 l'est
aussi; on doit donc avoir

u13 < 0 soit 0° <  < 30° ou 210° <  < 360°.

 si Th2 ou Th2' est passant la conduction se fait par les phases 2 et 3 : v' 2=
- v'3 = u12 / 2 et v'1 = 0; si Th2 est passant i2 est positif donc v'2 l'est aussi; on
doit donc avoir u12 > 0 soit 90° <  < 270° ; si Th2' est passant i2 est négatif
donc v'2 l'est aussi; on doit donc avoir u12 < 0 soit 0° <  < 90° ou

270° <  < 360°.

 2 redresseurs passants : on a alors conduction des trois phases avec v' 1= v1 , v'2
= v2 et v'3 = v3.

 si Th1 et Th2' conduisent v1 > 0 et v2 < 0 soit 0° <  < 120°


 si Th1' et Th2 conduisent v1 < 0 et v2 > 0 soit 180° <  < 300°
 si Th1 et Th2 conduisent v1 > 0 et v2 > 0 soit 120° <  < 180°
 si Th1' et Th2' conduisent v1 < 0 et v2 < 0 soit 300° <  < 360°

Les résultats sont repris dans le diagramme ci-dessous.

6.2 Analyse du fonctionnement


Pour déterminer les intervalles de conduction des 4 redresseurs, on marque sur
l'échelle des temps les instants d'amorçage et on regarde à partir de chaque
amorçage quelle est la combinaison possible. On a cinq modes de fonctionnement
suivant la valeur de l'angle de commande .

 Mode 1 : si 0° <  < 60°, lorsqu'on amorce Th1, Th2' est toujours passant
et se bloque en 120° donc avant l'amorçage de Th 2. Th1 continue à conduire seul;
lors de l'amorçage de Th2, Th1 continue à conduire jusqu'à 180 et Th2 conduit seul
jusqu'à l'amorçage de Th1' en .

Comme les grandeurs sont alternatives vi()= - vi().

 Mode 2 : si 60° <  < 90°, lorsqu'on amorce Th1, Th2' est toujours passant
et se bloque en 120° donc avant l'amorçage de Th 2. Th1 continue à conduire seul;
lors de l'amorçage de Th2, Th1 se bloque car la combinaison Th1,Th2' n'est plus
possible pour  > 120° et Th2 conduit seul jusqu'à l'amorçage de Th 1' en .

 Mode 3 : si 90° <  < 120°, lorsqu'on amorce Th1, Th2' est toujours
passant et se bloque en 120°. Th1 continue à conduire seul jusque en 210°; de 210°
à 120+ aucun thyristor ne conduit. En 120+ Th2 s'amorce et conduit seul jusque
en 270° ; il se bloque donc avant l'amorçage de Th 1'. En 180+ Th1' s'amorce et
conduit avec Th2 jusque en 300°, à condition que les impulsions de commande de
Th2 durent au moins 60°. De 300 à 390°, Th1' conduit seul.

 Mode 4 : si 120° <  < 150°, lorsqu'on amorce Th1, Th2' est bloqué. Th1
conduit seul jusque en 210°; de 210° à 120+ aucun thyristor ne conduit. En 120+
Th2 s'amorce et conduit seul jusque en 270° ; il se bloque donc avant l'amorçage de
Th1'.

 Mode 5 : si 150° <  < 210°, lorsqu'on amorce Th1, Th2' est bloqué; Th1
conduit seul jusque en 210°. Th2 est amorcé en 120+> 270°, les combinaisons
Th2 seul ou Th2 avec Th1 sont impossibles et Th2 ne conduit pas. Tous les
thyristors restent bloqués jusqu'à l'amorçage de Th 1' qui conduit de 180+à 390°.
Comme Th2, Th2' ne peut conduire puisque lors de son amorçage, aucune
combinaison avec Th2' n'est possible.

La fig.22 donne l'allure des tensions en mode 2 et la fig.23 en mode 4.

On constate que les grandeurs sont périodiques, alternatives mais non équilibrées.
6.3 Calcul des valeurs efficaces
Le calcul des valeurs efficaces des trois tensions v' 1, v'2 et v'3 donne des formules
complexes. La fig.24 donne l'évolution de ces grandeurs en fonction de l'angle de
commande.

On constate le déséquilibre des grandeurs efficaces en particulier de la tension de la


phase 2 toujours inférieure à celle des autres phases.
On peut réduire le déséquilibre en modifiant le retard à l'amorçage de Th 2 et Th2'; il
faut réduire cet angle d'environ 70% par rapport à celui de Th 1 et Th1' pour avoir
des tensions efficaces quasi équilibrées.

Les grandeurs n'étant pas équilibrées, la série de Fourier de v' 1 contient tous les
harmoniques de rang impair, y compris ceux de rang 3.k.

7 comparaison des structures

7.1 Contraintes sur les redresseurs


Comparons les quatre structures alimentées par le même réseau de tension
composée efficace U et pouvant fournir une puissance maximale P sur une charge
purement résistante:

Le montage S3 est celui qui nécessite des redresseurs de plus faible calibre
en courant; de plus sa commande est simplifiée. Le montage S4 est plus
économique car il ne demande que trois thyristors.

7.2 Critères de choix


 harmoniques injectés dans le réseau : la structure S3 est celle qui donne le
moins de puissance déformante. La structure S1 peut aussi être utilisée bien que
donnant de 1,5 à 2 fois plus de puissance déformante car la tension par redresseur
est plus faible et donne des variantes simplifiant la commande, par exemple en
branchant les redresseurs après la charge ce qui permet dans le cas de triacs d'avoir
une référence de commande commune sur le neutre du gradateur. Le gradateur
mixte est alors à proscrire.

 harmoniques dans la charge : lorsque le gradateur alimente un moteur, il est


important de réduire les harmoniques du courant charge qui créent des couple
parasites. Dans ce cas, on peut adopter la structure S1 ou S3, le choix se faisant
suivant les valeurs de la tension et du courant (S1 si forte tension réseau, S3 si fort
courant réseau).

 facilité de mise en œuvre : pour les montages de faible puissance alimentant


des récepteurs passifs, la présence d'harmonique n'est plus un critère de choix. En
général on utilise la structure S1 en utilisant toutes les variantes possibles
( thyristors après la charge, groupement en triangle des thyristors en aval de la
charge …). en raison du déséquilibre des courants, la structure S4 est rarement
utilisée