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Introduction générale : la responsabilité civile

Au sein du fait juridique, on retrouve la responsabilité civile. Autrement dit, cela résulte deux grandes sources du
contrat, l’engagement (on s’engage donc on est tenu au contrat) et du fait juridique (parmi les faits juridiques, le plus
important est la responsabilité civile)
On va s’attarder sur la responsabilité civile que l’on peut envisager lorsqu’on part du général au particulier. La
responsabilité vient du latin RESPONDERE qui veut dire répondre à la chose. On répond de cet acte devant le juge
(responsabilité pénale, civile,) envisagé sous un fait général, on peut répondre de différentes manières. Autrement dit,
lorsque nous parlons de la responsabilité, il s’agit de l’obligation de répondre d’un dommage et d’en assumer les
conséquences civiles, pénales ou disciplinaire. Au niveau pénal, cela consiste en une peine (amende, peine de prison,
condamnation de travaux d’intérêt généraux,)
Par exemple, un chirurgien commet une erreur grave. Il devait opérer un poumon (ablation) et il se trompe de poumon.
Cela justifie une peine d’amende ou peine ou de blessure involontaire, mise en danger de la vie d’autrui.
La responsabilité peut être également disciplinaire. On parlera de sanctions disciplinaires. Par exemple, si on reprend la
négligence de ce chirurgien, le conseil de l’ordre des médecins peut lui infliger une sanction qui va de l’avertissement
jusqu’à l’interdiction définitive d’exercer.

Le chirurgien peut répondre donc aussi disciplinairement. La responsabilité peut être également civile. C’est à dire qu’il
répond à un dommage en étant condamner à le réparer. La réparation la plus basique sont les dommage et intérêts mais
on peut aussi réparer en nature (la faire réparer physiquement)
Au sein de notre exemple, la réparation physique est assez difficile à obtenir. La personne victime de ce chirurgien se
fera plus avoir une réparation en dommage et intérêt car la chose est déjà faite (ablation du poumon déjà faite)
Ici, il sera question d’étudier la responsabilité civile. Nous prendrons des exemples qui émanent de compétions
sportives.

Arrêt du 14 juin 2018, 17-20046


Nous avons un match qui opposait Lille et l’OM Un parieur avait parié sur le résultat de 14 matchs. Il a vu juste sur 13
matchs et le 14e est le match de l’équipe de Lille, et là il tombe faux. Son pronostic lui fait perdre de l’argent. Ce match
a été joué et gagné à la suite d’un but pour lequel le joueur était hors-jeu (au début il n’y avait pas de vidéo de
surveillance) et donc l’arbitre n’avait pas vu que le joueur était hors-jeu lors de son but et lors de son but il fausse le
pronostic du parieur. Autrement dit, le parieur était sur le point d’avoir la totalité des maths juste sans cette erreur de
hors-jeu. Le parieur s’énerve et cherche une indemnisation au près du buteur et de son club, vu que le buteur n’a ps
respecter les règles. Il demande donc une indemnisation au club et au joueur.

Cette injustice peut être réparée ? Ou est-ce que l’arbitre peut couvrir toutes les règles dans le
fait qu’il ne peut changer son jugement ?
• A priori, on peut demander réparation du dommage. Dans la mesure où sa perte de gain ne survient que par
cause du hors-jeu provoqué par le buteur
• Il y avait, malgré tout, quelques caméras pour prouver ce hors-jeu. La cour d’appel va rejeter le pourvoi du
parieur et la cour de cassation appuie la cour d’appel. La cour d’appel nous dit : « Il faut un fait qui soit destiné
à porter atteinte à l’aléatoire sportif. »

La transgression (hors-jeu) ne permet pas de mettre en jeu la responsabilité du joueur et de tout le club. Ce n’est pas une
faute qui est destinée à porter délibérément atteinte à l’aléa sportif. Il n’est donc ps vu comme un tricheur délibéré qui
comptait tricher lors du match. On peut se demander si des grosses fautes peuvent être qualifiée pour entraîner la
responsabilité.

Cour d’appel de Besançon, 6 mars 2013 (N°Juris Data: 004276)


Lors d’un sport de palet. Il s’agit d’un match de hockey. L’une des deux équipes arrête le match. Un joueur de l’autre
équipe s’énerve et frappe dans le palet. Le palet va atteindre un spectateur et va donc lui causer une dommage physique.
La question qui s’est posé est de s’avoir si on peut engager la responsabilité des deux équipes ? La réponse est oui car
l’installation n’est pas assez sécuritaire mise en place par l’association qui recevait la première équipe. Il n’y avait pas d
plaques de Plexiglas suffisante et donc l’association qui recevait l’équipe sera condamner (obligation de sécurité
manquante) La deuxième équipe est aussi condamné car le joueur qui a lancé le palet était un membre de l’équipe reçu.
L’équipe est responsable de son joueur. On permet que la victime agisse non seulement contre le joueur mais aussi
contre l’association en charge de la sécurité de l’endroit.

2e chambre civile de la cour de cassation, 14 avril 2016


Pour un accident de ski. La qualification de faute, qui va engager la responsabilité de l’auteur sera traité par la cour de
cassation. Elle retiendra l’idée de la cour d’appel ou non. Lorsqu’un accident de ski survient, la cour de cassation va
souvent envisager la faute en fonction des considération de bonne conduite et e sécurité qui sera établit par la fédération
internationale de ski qui établira des normes et de sécurité pour ce sport et on se demander si ces règles sont respectées
afin de qualifier la faute commise ou pas. En l’occurence, la cour de cassation va casser l’arrêt de la cour d’appel car
cette dernière avait dit que la skieuse à l’origine du préjudice avait commis une faute en stationnant au milieu de la piste
sans nécessité et donc aurait commis une faute d’imprudence (stationnement illégitime) et donc cette décision est
censuré car la cour de cassation dit que la cour d’appel relève par ailleurs que selon les règles du sport du droit
international du ski (sport alpin), le fait de stationner en plein milieu n’est pas contraire aux règles car ce n’est que
lorsqu’on est dans un passage étroit et sans visibilité qu’il est interdit de stationner au milieu de la piste. La cour de
cassation s’est demandé si il y avait une faute au pas en se demandant si la skieuse avait respecté les règles du ski alpin
(ici,pas de fautes)

(Voir arrêt)
Pour la musculation, on a sur une machine un accident. Une charge tombe sur un sportif alors qu’il utilisait la machine
en question. En l’occurrence, la cour d’appel à constater que le sportif côtoyer la salle depuis des années et n’avait pas
respecter les modalités d’utilisation et il était logique d’écarter la faute civile de l’organisateur de la salle de sport (le
gérant) qui a été considéré comme n’ayant commis aucune faute civile envers la victime.

(Voir arrêt)
Le Saïka-Cross (voir cours), au sein de ce sport, il y a beaucoup d’accident et le rôle du passager est très important (le
singe) Il doit faire des acrobaties pour essayer d’établir l’équilibre de Saka lorsqu’ils sont dans des endroits un peu
difficile. Lors d’une de ces compétition, un véhicule quitte la piste et le pilote a été blessé et le singe (passager) a
demandé une indemnisation (dommages et intérêts). La cour d’appel condamne le pilote et l’assureur à verser les
dommages et intérêts. Elle a relevée qu’il n’y avait pas deux pilote mais un pilote et un passager, que si l’action du
passager avait pour objectif de rééquilibrer l’engin alors celle du pilote était de contrôler la machine (vitesse,
mouvements,) La fonction du pilote est déterminante. Ici, sa présence était déterminante, le passager ne peut donc pas
contrôler l’engin et seul le pilote est le gardien de l’engin en question et à donc engager sa responsabilité. Certes, le
singe à un pole dans le rôle dans le fonctionnement de la voiture mais moins important, mais le pilote oui.

Le rôle de la jurisprudence civile est très important car pendant très longtemps et même encore aujourd’hui, elle permet
d’appuyer les décisions de la cour d’appel ainsi que celles de la cour de cassation. Donc, la responsabilité civile s’est
construite sur la jurisprudence. S’agissant du régime général de la responsabilité (spéciaux c’est particulier), notamment
pour la responsabilité pour faute, les dispositions du code civile se réduisent à tes peu de choses.

C’est le cas en 1804 mais encore aujourd’hui. En 1804, on avait seulement 5 articles concernant la responsabilité civile
qui a fait pour fonction de saisir l’incroyable diversité de ce que peut être la responsabilité civile (entre le joueur qui
commet un hors jeu et puis le joueur qui cause un dommage corporel au public, il y a quand même une différences)
Ainsi, les hypothèses de ces responsabilités civiles sont à apprécier de différentes façons aux seins de
ces 5 articles. Alors, la jurisprudence à jouer un rôle prépondérant.

• L’article 1382: rôle de la faute, du préjudice et du lien de causalité. Toute personne qui commet un dommage
doit le réparer. Cet article est devenu 1240.
• L’article 1383: intègre aux seins des fautes successibilité de généré la responsabilité les simples exigences et
les simples négligences
• L’article 1384, 1385, 1386 : eux établissent des cas de responsabilité civile au titre de la garde d’un chose
particulière (animaux, bâtiment en ruine,…) et liée au fait d’une personne tierce dont on doit répondre (enfants
mineurs lorsqu’ils causent un dommage : parents responsables, le préposé (salarié), les élèves qui commettent
un dommage : professeur responsable)

Aujourd’hui, on a également 5 articles dont la structure est un peu différente mais l’idée reste la même. C’est pour cette
raison que la jurisprudence a eu un champ très libre pour s’exprimer. La cour de cassation à donc établit les nouvelles
règles imposées. Elle l’a fait afin de préciser le régime de telle ou telle fonctions. La vision sera plus précise, mais cette
création engendra la création de cas de responsabilité, n’existant pas au paravent. Comme si elle avait le pouvoir de
légiférer.

• L’article 1384 alinéa 1 : il sera utilisé par la cour de cassation pour établir une responsabilité générale du fait
des choses (répondre des choses dont on a le garde: Saikacross,) La cour de cassation à créer des
responsabilités mais a également élargit celle du fait des tiers. Il sera très général et ira bien au de-là des
enfants, des élèves,…
De plus de la jurisprudence, une législation s’est développée et bien qu’elle existât déjà. Elle interviendra en marge de
la jurisprudence, le plus souvent, en réaction à cette dernière. Le législateur interviendra sur les arrêt de la cour de
cassation, lorsqu’ils ne lui conviendront pas.
L’exemple prenant est celui de GARE DE BORDEAUX, en date de novembre 1920. Au sein de cet arrêt, on avait un
entrepôt à proximité de la gare de Bordeaux. Cet entrepôt contient des flux de résine qui créera un feu qui détruira
l’ensemble de la gare de Bordeaux.
La cour de cassation a engager la responsabilité du concessionnaire de cette dite gare en raison de ce que les entrepôt
qui appartenait à ce concessionnaire avaient alimenter ce feue n question, raison du dommage. Cet arrêt sera rendu alors
qu’aucune faute n’a été causé par le concessionnaire. Il sera responsable et cela malgré que le fait n’est pas fautif de sa
personne propre. Le législateur a considéré que cette décision ne sera pas la bienvenue et ce dernier brisera cette
jurisprudence en traitant le préjudice de manière à part, particulière en le faisant évoluer afin d’obtenir un régime
particulier lorsqu'il est question d’incendie provoqué indépendamment d’une personne.

La jurisprudence de 1922 viendra reprendre cette décision et remettra en cause la responsabilité du concessionnaire.
Autre exemple, l’arrêt DESMARES, 21 juillet 1982. Ici, il sera question qu’exonéré la responsabilité d’une personne
lorsqu’une chose détenue cause un dommage (animaux, véhicule,) Certaines circonstances prévoit ces exonérations.
Au sein de cet arrêt, le dommage est causé par une véhicule qui renversera un piéton. L’arrêt nous dit que le gardien de
la faute est exonéré que lorsque cette faute remplis les caractères de la faute majeure. Si la faute de la victime ne
présentait pas les trois caractère indispensable à la responsabilisation, alors la cour de cassation dit qu’il ‘n’y a pas de
faute majeure et donc pas d’exonération du gardien de la chose (gardien du véhicule).

Ces 3 caractères sont :


• Imprévisible
• Irrésistible
• Extérieur

En réaction, le parlement adopte une Loi sur Les Accidents de la Circulation, en juillet 1985. Cette loi, prise en réaction
de cet arrêt beaucoup trop sévère, admet l’exonération partiel de la personne ayant causé le dommage (cas déterminés)
et cela en présence d’une faute de la victime. Le législateur nous dit que l’exonération doit être plus simple à donne
(plus facile).
Par ailleurs, la loi KOUCHNER de 2002, prévoit divers aspects qui va faire de les responsabilité médicale une
responsabilité pour faute prouvée. Le patient peut engager la responsabilité de sont praticien que s’il y a faute. Elle sera
votée dans le but de briser une jurisprudence célèbre, à savoir: l’arrêt PERRUCHE.

Autre impact en matière de responsabilité civile, jurisprudence du conseil constitutionnel. En ce domaine, la première
des décisions remarquée c’est une décision de Novembre 1999, décisions rendue sur la loi du le PACS. Dans cette
décision, le conseil constitutionnel avait donné, à la responsabilité civile, une assise constitutionnelle (Article 4 de la
DDHC)
Seulement, c’est assez limité. Le fait que cela a été constitutionnalisé n’a pas donné d’effet considérable. Par exemple,
le conseil constitutionnel à eu l’occasion de le dire au sein d’une QPC : « le principe de responsabilité est
constitutionnel mais ne fait pas obstacle au législateur si il veut aménager ce principe de responsabilité (restreindre ou
étendre) »
Appliquant ce principe, le conseil constitutionnel a indiqué, en 2014, qu’un régime de responsabilité lié au procédure
collective qui limite la responsabilité des intervenants, n’est pas contraire au principe constitutionnel de responsable
civile et il est tout à fait légitime pour le législateur d’aménager ce régime. Dans ce cas de 2014, la responsabilité des
dirigeants (procédure collective : Tom Cook) est prise en compte.

Sur le principe d’égalité (article 6 DDHC), la loi doit être la même pour tous: soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse.
Afin de protéger les patients victime d’infection nosocomiale, on a institué un régime spécifique de responsabilité des
établissements de santé (Loi Kouchner)
Ce sont des infections subit lors d’hospitalisation. Elles répondront à un régime particulier. La loi Kouchner admet
l’engagement de la responsabilité des établissement publics de santé et cette loi va instituée un cas de responsabilité
pour faute.
→ On a une infection Neusocomial, si on déclare qu’elle est bien N, l’établissement source de cette infection
engagera sa responsabilité sans qu’on ait à démontré sa faute. Dans cette affaire qui à donner QPC de 2016, une
personne avait contacté une infection N dans un établissement privé (libéral: médecin) Elle veut donc être indemnisé
mais elle ne peut pas bénéficier de la protection de la loi Kouchner car il n’est pas question d’un établissement
public (hôpital) Sa demande n’aboutit pas. Cette différence de traitement repose sur la différence d’établissements.

On peut en déduire que le droit de la R civile est un droit jurisprudentiel, même si la situation va possiblement changer
dans les mois à venir. Cependant, il est possible que cette situation change dans les mois à venir car depuis quelques
années, la doctrine (auteurs en droit de la responsabilité civil) réfléchissez à une aménagement de ces 5 articles traitant
de ces responsabilités. Il serait question de les rassembler en un chapitre unique traitant de cette responsabilité pour être
à la hauteur des enjeux qu’elle engage.
Ce fut réfléchit du bicentenaire du code civil. 2004, 2014, 2020 : 16 ans que cela a été lancée mais il n’y a pas eu
d’aboutissement.
Cependant, il y a eu une avancée grâce à P. Catala. Cela a été rendu public très vite (2005).
Suite à cela, on a un deuxième projet qui est établit par l’académie des sciences morales et politiques. Ce deuxième
projet s’appelle Terré, 2011. Il agit dans la continuité de la jurisprudence qui vise à prorogée cette dernière dans les
textes. Terré sera un peu plus ambitieux avec une volonté de changé la jurisprudence. La chancellerie (le garde des
sceaux) a elle-même lancée un projet de réforme de la responsabilité civile (avant-projet, 2016) Puis, on a un véritable
projet de réforme de la responsabilité civile en Mars 2017. C’est sur ces bases, que la jurisprudence de la responsabilité
va être modifiée.

Ce projet a pour objet d’unifier un ensemble de solution qui sont parfois hétéroclites (éclatées) Elles devraient être
unifiées par ce projet, si adoption de ce projet, avec notamment la résolution d’un problème que l’on a en responsabilité
des parents sur leur enfants mineurs. Là-dessus, la cour de cassation admet qu’un fait non fautif du mineur engage la
responsabilité des parents.

Par ailleurs, au sein de l’unification des solutions, le projet propose de supprimer la responsabilité du fait des bâtiments
en ruine. Ce projet propose d’abandonner ce cas pas en faveur des propriétaires de ces bâtiments mais parce que cette
responsabilité peut s’insérer plus généralement dans le cadre de la responsabilité du fait des choses. On peut réintégrer
ce cas-là dans le droit commun. Il supprime aussi le cas de la responsabilité des instituteurs et des artisans, ce qui
rétablit ces hypothèses dans le giron du droit commun.
Finalement, ce projet de réforme est une mise en cohérence là où la jurisprudence avait découvert un ensemble de cas
particuliers. Une des nouveautés dominantes de ce projet est le fait de prendre en compte, si adoption du projet, la
nature du dommage dans la réparation. On se demanderais plutôt de quel dommage il s’agit pour en tirer les règles
(corporel ou matériel, …)
On traitera de manière très différente l’exemple du palet qui frappe un spectateur de l’exemple du parieur déçu de son
14e match perdu. On ne s’interroge plus sur le fait générateur pour plus s’interroger sur la nature du dommage.
Il serait prévu, si adoption du projet, que lorsqu’on a un dommage corporel (blessure, affectation dans notre chair…) ce
dommage sera rattaché à la responsabilité délictuelle. Par opposition à la responsabilité contractuel.
Cette spécificité de ce dommage corporel est que si la personne peut limiter son droit de réparation (si je commets une
faute en partie résultat d’un dommage), seule une faute lourde peut limiter son droit à réparation lorsqu’elle subit un
dommage corporel. On fait de la victime corporel une victime privilégiée. Cette victime, lorsqu’elle a commis une
faute, si ce dommage a commis une faute corporelle, elle sera indemnisée sauf si elle commet une faute lourde.

Une loi générale veut que les faits juridiques et la responsabilité des faits juridiques sont soumis à la loi entrée en
vigueur au moment où ils se produisent. On va voir quelles lois s’appliquent lors du dommage causé. Si le projet n’a pas
été encore adoptée, ce sera sous l’empire de la loi ancienne. Vice Versa. A supposer que cette réforme soit adoptée, tous
les faits causant des dommages antérieurement à la réforme, et toutes les fautes postérieures à l’adoption de la loi seront
soumis à la loi nouvelle.
Si on regarde un peu plus loin, on observe des projets d’unification de la responsabilité en Europe. Au de-là de la
prochaine évolution en France, il se peut qu’il y aurait à moyen terme une unification prochaine, que l’on appelle
principe de droit de la responsabilité civile, publié en 2005. Ces principes sont une proposition d’unification et
d’évolution du droit civil qui s’appuie sur le doigt existant en Europe. Ce qu’on peut relever de marquant dans ce projet
est tout ce qui a été fait sur la question de la causalité.

Autre élément à relever dans ce projet : proposition d’une responsabilité sans fautes (sans avoir à démontrer la faute de
l’auteur des faits) On aurai une R lorsqu’on a une activité particulièrement dangereuse d’office. Pas besoin de
démontrer. Il y a une grande distinction qui se perds, c’est celle d’un côté du droit commun (qui s’applique très souvent)
et de l’autre les règles spécifiques à l’état spécifique de régimes particuliers (accidents particuliers,)

Partie 1 : La responsabilité de droit commun


Titre 1 : Les conditions

La responsabilité civile est subordonné dans tous les cas à la réunion de 3 conditions art 1240 :
– Dommage / préjudice
– Le fait générateur
– Le lien de causalité

Chapitre 1 : Le préjudice
Une atteinte à un intérêt pécuniaire ou corporel, ce mot préjudicie on l'emploie souvent comme synonyme de dommage.
Il y a 2 rapports rendu par les spécialiste de la responsabilité civile qui ont estimé que ce n'était pas la même chose :
YVONNE LAMBERT-FAIRE en 2003 puis Mr DINTILLRAC en 2005. Ils ont insisté sur le fait de distinguer les 2
notions.

La différence se situe que l'un est la conséquence de l'autre : le dommage est premier (la lésion elle-même) et le
préjudice est second (la conséquence néfaste pour la victime). Le préjudice peut ne pas être financier (= souffrance).
Il y a une plus grande pertinence de la distinction au niveau d'un dommage corporel.

Cette distinction est reprise et consacrée par le législateur si le projet de réforme de mars 2017 est adoptée. Art 1235 de
ce projet indique « est réparable tout préjudicie résultant d'un dommage ».

Section 1 : La nature du préjudice réparable

On va avoir une délimitation pour exclure certains préjudice et ceux des préjudice qui peuvent être objet de la
responsabilité civile on va distinguer 2 types de préjudices.

Para 1 : Délimitation

En droit français à priori tous les préjudices sont réparables dès lors qu'ils sont qualifié de préjudice mais exceptions.

A. Généralité des intérêt protégés

Petit 1 : La teneur du droit français

La jurisprudence française se propose d'indemniser l'intégralité des préjudices = art 1235 « est réparable tout
préjudices » donc pas de distinction. Donc les atteintes aux personnes, aux biens, les préjudices pur (les préjudices qui
ne découlent pas d'un dommage premier, donc dans ce cas il n'y de distinction entre dommage et préjudice).

• Le préjudice économique pur :


Les juridictions fr avaient mises ces préjudices économique pur qui sont un pur préjudice patrimonial donc perte d'un
profit mais qu'il ne résulterait pas de la perte d'un bien ou de la personne. Ex : entreprise qui produit du papier qui est
privé d'électricité car travaux et qu'un câble en dehors de l'entreprise a été sanctionné ce qui fait que cette entreprise ne
peut pas produire donc plus vendre donc perte d'exploitation. Dans ce cas il y a bien un préjudice mais pas de dommage
car pas de dommage à un bien. En droit fr le préjudice économique pur est indemnisable.

• Le préjudice morale pur :


C'est un préjudice qui est détaché de tous dommage corporel, donc c'est un préjudice qui ne résulte pas à une atteinte de
la personne ou ses biens. La jurisprudence admet l'indemnisation du préjudice par ricochets : celui qui va subir le
préjudice morale demande la réparation, ex : enfant renversé les parents demande préjudice morale pur car
accompagnement de l'enfant. Il y a aussi l'atteinte aux droits de la personnalité : ne découle pas à une atteinte
corporel ou à un bien.
• Le préjudice écologique pur :
Subit dans un patrimoine d'une personne subjective (sujet) auquel il y a un dommage. Ex : usine qui produit des choses
qui porte atteinte à l'environnement et donc pollue les individus voisins. Dans ce cas il y a un dommage écologique qui
va toucher les propriété des champs.
Il existe d'autres préjudices qui sont des préjudices qui touchent personne et tout le monde, touche la collectivité dans
son entier. Exemple : marré noir produit pétrolier sur les plages donc le préjudice subit est subit par la collectivité. La
question est de savoir si ce type de préjudice il faut les indemniser ? La cour de cassation arrêt 22 mars 2016 elle a
indiqué que ces préjudices écologiques purs peuvent être indemnisé par le biais de la responsabilité civile. Ces
associations de l'environnement vont demander dommages et intérêt et les utiliser pour dépolluer les plages donc
indemnisation ou le juge va condamner en nature le pollueur donc il va le condamner à remettre en état la situation.

Le législateur à modifier le code civil et désormais ce système est prévu dans le code civil art 1246 : « dans ce cas se
fait par priorité en nature » donc condamner le responsable à remettre en état.

Petit 2 : Comparaison avec le droit allemand

Cette position ne vas pas de soit car pour preuve le droit allemand liste les intérêt qui peuvent donner lieux à la
responsabilité civile. Art 823 BGB : indemnité corporel, droit de propriété... Cela exclue donc la réparation du préjudice
économique pur, moral et écologique.
Cela est prévu par le BGB (code civil allemand), plus récent (entré en vigueur au 1er janvier 1900) et donc plus
moderne.

Art. 823 du BGB : « celui qui porte illicitement atteinte de manière intentionnelle ou par imprudence à la vie,
l’intégrité corporelle, à la santé, à la liberté, à la propriété ou à un autre droit autrui est tenu de réparer le dommage qui
en résulte ».
Préjudice économique pur :
Ne peut pas être indemnisé en droit allemand : il n’y a pas atteinte à la personne ou aux biens ou aux autres intérêts
prévus par l’art. 823 du BGB donc on ne peut pas prévoir d’indemnisation sur le fondement de celui-ci

Préjudice moral pur :


Le droit allemand ne permet pas l’indemnisation s’il ne répond pas à l’atteinte à une personne ou à ces biens.
Ex : victime par ricochet  le droit allemand n’indemnise pas.

Préjudice écologique pur :


Ne donne pas lieu à indemnisation en droit allemand. Lors d’une pollution en mer, cela sera pris en place par des
mesure de police administrative et donc pas de rôle des associations.
Projet des principes de droit européen de la responsabilité civile : limitation des intérêts protégés, comme dans
le droit allemand, dans l’idée que le droit français est trop ouvert et généreux et qu’il est nécessaire de limiter pour
protéger de manière moins large. L’idée est que le droit français protège de façon trop large est généralement
insuffisamment.

En droit français, contrairement au droit allemand, il n’y a pas de limitation des intérêts protégés. Pour autant, de
manière ponctuelle, le législateur ou la jurisprudence exclu certains intérêts de sa protection.

B. L’existence d'intérêts non protégés

Jurisprudence Perruche : le handicap en lui-même ne résulte pas du diagnostic (il faut un lien de causalité entre la faute
et le préjudice) d’où la décision de la Cour de Cassation. La Rubéole est contractée en dehors du diagnostic du médecin.
On ne doit donc indemniser que des faits résultants de nos actes. Néanmoins, la Cour de Cassation a accueilli le pourvoi
et la Cour de Cassation admet l’indemnisation de l’enfant (certes le préjudice du handicap résulte de la rubéole mais,
finalement, si les parent l’avaient su ils auraient été en mesure de mettre fin à la grossesse et ce préjudice résulte bien,
d’une certaine manière, de la faute MAIS ce n’est pas un préjudice de vie, c’est l’indemnisation du handicap du fait de
l’impossibilité d’IVG).

Le législateur a réagi et a fait voter un loi, la loi Kouchner de 2002. Dans son article ouvrant la loi : « nul ne peut se
prévaloir d’un préjudice du seul fait de sa naissance ». (et L 114-5)
La Cour de Cassation n’admet pas un préjudice de naissance/de vie mais revire sa jurisprudence et n’admet plus
l’indemnisation du handicap en cas d’erreur du diagnostic dans cette situation particulière.
Deuxième intérêt non protégé : la vie. La perte de chance de vie n’est pas indemnisé. La jurisprudence, ainsi, refuse de
condamner le préjudice perte prématuré d’existence.
Mars 2013 n°1282600 : adolescente décédée dans un accident.
Ainsi, le droit de vivre n’est pas un droit acquis et n’est donc pas un intérêt protégé.

Para II. Typologie des préjudices

Il y a deux grandes catégories de préjudices : les préjudices patrimoniaux (atteinte à un intérêt de nature pécuniaire) et
des préjudices extrapatrimoniaux (lésion d’intérêts qui ne sont pas strictement pécuniaire).

• Préjudice patrimoniaux :
Les intérêts lésés sont de nature pécuniaires. S’appauvrit. En mettant les préjudices purs de côté, les préjudice
patrimoniaux résultent de dommages matériels ou de dommages corporels. Le dommage en lui-même peut être corporel
et les conséquence peuvent être économiques (ex : payer les soins après le dommage corporel).
Les magistrats font appel à une nomenclature, le référentiel Dintilhac du nom de son concepteur (magistrat à la CCass).
Il a rendu un rapport en 2005 dans lequel y figurait cette nomenclature afin de déterminer les différents préjudices
indemnisables.
Une distinction est faite entre les préjudices patrimoniaux résultant d’un dommage corporel (perte de gain
professionnel, adaptation du logement, appel à une tiers personne) et permet de distinguer les préjudices patrimoniaux
d’extra patrimoniaux.

• Préjudice extrapatrimonial :
Intérêt qui n’a pas de nature économique. Son patrimoine ne s’appauvrit pas. Ce sont, pour l’essentiel, des préjudices
moraux (souffrances endurés, déficit fonctionnel, préjudice d’affection due à un décès d’un proche, préjudice
d’angoisse de celui qui sait qu’il va décéder bientôt, préjudice esthétique donc atteinte à l’harmonie physique, perte de
chance d’avoir une vie familiale = préjudice d’établissement)
Ex : décès d’un père d’un enfant à naître (infans conseptus  préjudice d’affection)
Dans la nomenclature Dintilhac il y a la distinction des préjudices et notamment extra patrimoniaux. Reste que pour
qu’un dommage soit réparé il faut qu’il réponde à certaines conditions répondant à certains critères envisagés.
Section 2 : Les caractères du préjudice réparable

Un préjudice n’est réparable que s’il est réparable et licité. Il faut donc la preuve du préjudice : Idem est non ese, et non
probari.
Art 1315 code civil : « celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver »
Dans certains domaines il est parfois compliqué d’apporter une preuve. Il arrive donc qu’on fasse une présomption sans
afin de facilité l’établissement de la preuve. On déduit d’un fait connu un élément inconnu.
Ex : concurrence déloyale ; difficile de savoir l’impact exacte de l’acte de concurrence déloyale sur la victime. La
jurisprudence décide donc de présumer l’existence d’un préjudice de l’acte de concurrence déloyale observée.
C’est la fonction punitive de la responsabilité civile.
Ex : atteinte à la vie privée

La jurisprudence présume l’existence d’un préjudice. Répression des atteintes à la vie privée qui sont commises.
Cour de Cassation 6 juillet 2017 pourvoi n°1615752 : reprise illicite d’un logement par le bailleur.
La Cour de Cassation reconnaît l’existence d’un préjudice : s’inférait de la reprise illicite du logement, pas besoin de
preuves.

Néanmoins, autre que dans des cas limités, la preuve est exigée. Art. 235 : exigence d’une double preuve  preuve du
préjudice et preuve de la licéité.

I. La certitude
A. Les contours de la certitude

La jurisprudence pose un principe selon lequel le préjudice peut être indemnisé s’il est certain. Un préjudice certain est
un préjudice qui n'est ni éventuel ni hypothétique.
Ex : Le salarié d’une école catholique dont des photographies indiscrètes sont publiées il y a un décalage entre la
morale qui est prônée par cette institution religieuse et la photographie indiscrète qui est publiée. Soit cette salariée est
licenciée et dans ce cas-là elle souffre d’un préjudice certain. Soit cette salariée n’a pas été licencié mais elle redoute
d’être licencié mais dans ce cas-là le préjudice est éventuel.
Cette salariée est licenciée et souffre donc d’un préjudice certain. Elle peut donc être indemnisée. Le préjudice éventuel
ne peut pas être indemnisé.
Cela ne signifie pas qu’un préjudice futur est forcément incertain : il peut tendre à la certitude ou être certain et
permettra l’indemnisation. La Cour de Cassation admet cette indemnisation dans un important arrêt de 1932 : Société
énergie électrique du littoral méditerranéen.

« Indemnisation possible lorsqu’il apparaît comme la prolongation certaine et direct d’un état de chose » (art. 1236 du
Code civil). La jurisprudence est reprise mot pour mot par le projet de réforme.
Ex : personne décède d’une maladie professionnelle due à l’amiante. Est-ce que la veuve peut être indemnisée de la
perte de revenus futurs ? La Cour de Cassation considère que la perte de ses revenus futurs sont suffisamment certaine
pour entraîner l’indemnisation de la victime. Le juge calcule un capital représentatif du préjudice futur de la victime
jusqu’à la mort future en fonction d’une table de mortalité.

Personne qui apparaît être une victime mais dont le préjudice n’est pas certain : pas d’indemnisation. Seulement,
parfois, cela parait trop sévère et le juge cherche à contourner l’incertitude.
Ex : avocat dont son client a demandé d’interjeter appel et qui ne fait pas appel. Le préjudice pour le plaideur n’est pas
certain (on ne sait pas s’il aurait remporté son procès). Dans cette hypothèse, le préjudice est incertain. Dans cette
affaire, on recherche des éléments de certitudes : l’élément de certitude est la perte de chance. On mesure quelle était
cette chance. Une fois le pourcentage à retenir il l’applique au gain final. Dans notre hypothèse, le but du procès était
de gagner 10 000€. Si le juge détermine à 40% la probabilité de gagner ce montant, il l’indemnisera donc de 4 000€.

Dans l’incertitude sur l’existence du préjudice on peut découvrir un élément de réussite : la chance. Le projet de
réforme est dans la lignée de ce droit positif et admet l’indemnisation de la perte de chance en reprenant les
enseignements de la jurisprudence et les termes employés par celle-ci : « est indemnisable la perte de chance qui
constitue une disparition actuelle et certaine d’une éventualité favorable ».

Il est des situations dans lesquelles la certitude du préjudice pourra, à terme, être déterminée. Pour le moment, ce
préjudice n’est pas certain et il faut trouver un préjudice qui le soit.

B. Le préjudice d'angoisse

Déjà évoqué pour les préjudices extra-patrimoniaux et est utile aux juges car il permet, dans l’incertitude, de trouver un
peu de certitude.
La jurisprudence se pose sur des choses plus graves telles que la maladie et cette jurisprudence s’est dégagée plus
particulièrement au sujet de l’exposition à l’amiante et de ses conséquences.

Ex : personne qui, lorsqu’elle était ouvrière, a été exposé à l’amiante de manière assez substantielle et n’a pas encore
contracté de maladie mais sait qu’à tout moment une maladie liée à l’amiante peut se déclarer. Le préjudice redouté est
la maladie mais ce préjudice est incertain.

La jurisprudence ne s’attache pas à la maladie mais tente de contourner l’incertitude en faisant appel au préjudice
d’angoisse qui est un préjudice actuel : risque à tout moment de maladie liée à l’amiante. Ce mal-être est identifié
comme un préjudice par la Cour de Cassation. Il agit auprès de l’employeur ou d’un fond d’indemnisation pour les
maladies attaché à l’exposition à l’amiante.
Cour d’appel de Versailles, 4 février 2009 : antenne relais construites.
Selon certains riverains, ces antennes relais constituaient un préjudice car, selon eux, étaient à l’origine de maladie liées
aux ondes émises par celle-ci.

Pour autant, il n’y a pas de consensus scientifique sur l’occuité et le caractère dommageable des ondes émises par les
antennes relais.
La CA de Versailles considère qu’il ne fallait pas laisser les personnes qui se considéraient comme victimes de cette
antenne sans indemnisation et a donc admit le démantèlement de l’antenne relais (réparation en nature).
La CA de Versailles considère que, du fait de cet antenne, avaient un préjudice d’angoisse justifiant le démantèlement
de l’antenne relais.

Pour le moment, la question des antennes relais ne se pose plus à nous parce que le contentieux du démantèlement des
antennes relais a été transféré à la juridiction administrative et sa décision est beaucoup plus sévère que la CA : le CE et
la jurisprudence administrative n’admet pas le démantèlement sur le fondement d’une brève étude scientifique et d’un
préjudice d’anxiété.
Peut-être que, si de plus en plus d’études scientifiques le prouve la jurisprudence évoluera.

II. La licéité du préjudice


Le juge n’a pas vocation à rétablir par équivalent via des dommages et intérêts par équivalent une situation qui est
réprouvée par le droit.
Ex : incendie d’un entrepôt de contrefaçon. Pas d’indemnisation de la perte des stocks.
Ex : prise en compte à la rémunération « au noir ». Indemnisation d’un préjudice suite à un accident de la circulation de
ses pertes de rémunérations à cause de l’impossibilité temporaire de se mobiliser pour travailler. Il demande
l’indemnisation des pertes non déclarées.
Ex : refus de payer les gains à un interdit de jeu. Pas d’indemnisation car gains illicites car interdiction de jeu.

Chapitre 2 : Le fait générateur

On parle de fait générateur et non de faute. Aujourd’hui, contrairement à 1804, il n’y a pas que la faute qui engage la
responsabilité civile.

Cette idée que la responsabilité civile est engagé sur la faute est renseigné à l’art. 1382/1240 mais valait également pour
les cas spéciaux de responsabilité : du fait des choses, de la responsabilité tous deux fondés sur la faute.
En 1804, lorsque le gardien d’un animal causait un dommage, vous en étiez tenu pour responsable sans que la faute
n’ait à être démontrée. Pourquoi ? Parce que la faute était présumée. Tellement fondé sur la faute qu’il était possible
pour le gardien de l’animal de s’exonérer de la responsabilité en prouvant son absence de faute.
Longtemps, la jurisprudence s’en tient à cet état de faits. La jurisprudence ne reconnaissait donc que le préjudice fondé
sur la faute. La doctrine du XIXe siècle était tout à fait en accord avec la jurisprudence (école de l’exégèse : tirer plein
de conséquences à l’aide des mots d’un texte, étude minutieuse des termes d’un texte).

Un auteur très connu, Demolombe, ayant commenté le code civil dans les premières années du XIXe siècle avait pour
profession de foi : « les textes avant tout ».
Néanmoins, la pensée de Demolombe parait en décalage avec l’évolution de la société et notamment en matière de
responsabilité civile.
Ex : il arrive qu’un accident se produise et qu’un ouvrier soit touché (perte d’un bras, d’une main, d’un œil) à cause
d’un disfonctionnement de machine. Si on se tient à la responsabilité de Demolombe on n’indemnisait pas : il n’y a pas
de faute et l’ouvrier se devait de prouver la faute.

La révolution industrielle a imposé une indemnisation, a appelé une indemnisation, là où le droit s’y refusait car la mise
en faute de l’employeur n’était pas toujours prouvable.
Donc l’évolution sociétale rend nécessaire l’évolution du droit pour en venir à une responsabilité qui n’est plus fondée
sur la faute.
La doctrine et la jurisprudence a changé de positionnement et d’opinion pour considérer qu’il fallait relire les textes du
code civil pour leur faire dire qqc qu’il ne disait, initialement, pas.
Il s’agit de faire évoluer le droit.

Un auteur très important, Raymond Saleilles, propose une lecture évolutive en même temps que la jurisprudence évolue
avec une théorie des risques.
On quitte le fondement initial de la faute pour se poser sur l’existence d’un risque. A qui profite le risque ? Permet de
déterminer la victime dommageable et qui devra répondre de la réalisation de ce risque.
Le responsable est celui à qui profite le risque : ubi emolumentum ibi onus. (là où est le gain doit être la charge)
Cette théorie du risque est tirée d’une relecture du code civil (art. 1384 al. 1er devenu 1242).

Section 1 : Le fait personnel


La plus connu est la responsabilité du fait personnel et en partie la faute en particulier en droit des affaires dans les
relation entre professionnels (ex : concurrence déloyale sur le fondement de l’art. 1382  1240 nv).

En droit des affaires, cette responsabilité conserve une très grande utilité notamment parce que certains textes spéciaux
du droit des affaires ne sont pas des applications du 1240, ils sont autonomes mais s’en inspirent : « rupture brutale des
relations commerciales établies » L 142-6 du code de commerce.
- Il faut une relation entre deux commerçants (contractuel ou non)
- Il faut une rupture donc cesser la relation commerciale (on rompt le contrat, fin de la contraction
successive)
- Brutal : on peut rompre une relation commerciale mais en décidant de cesser il faut prévenir et lui laisser
un préavis pour lui laisser le temps de se reconvertir.
-
On part donc de l’idée de faute car on part du principe que rompre brutalement sans instaurer de préavis est une faute.
Les « troubles anormaux de voisinage » font aussi partie des situations de faits personnels.

I. La faute
Tout fait quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le
réparer.
- Article 1240 du Code Civil
Cet article se caractérise par sa très grande généralité. On peut faire une comparaison avec le doit anglais : alors qu’avec
le droit anglais on a des cas spéciaux de responsabilité ; en droit français on a seulement une clause générales, plutôt
que de prévoir des cas de faute particulière, on prévoit seulement un cas général de faute.
En droit anglais on n’est poursuivi que si on commet un tort qui est constaté par le juge (ex : atteinte à la propriété
immobilière  Trespass to land ; Atteinte à la tranquillité publique  nuisance ; Diffamation  defamation)
Toute faute, dès lors qu’elle est qualifié de faute si on démontre un lien de causalité entre acte et préjudice engage la
responsabilité.

Typologie de fautes :
- Fautes par omission
- Fautes par commission

La question se pose de connaître la définition, le dénominateur commun de la faute. Quel est l’élément qui peut faire
dire, de manière systématique et objective, que nous nous trouvons dans la faute ?
Il n’existe pas de définition incontestable et satisfaisante de la faute.

• Définitions trop restreintes :


o Grand auteur de droit civil de la fin du XIXe et début XXe (M. Planiol)
« Manquement à une obligation préexistante »
o Grand projet de réforme de la responsabilité civile :

« Violation d’une prescription légale ou le manquement au devoir général de prudence et de diligence »


(ne prévoit pas un manquement à la loyauté)

• Le manque de précision, trop grande généralité : (deux grands civilistes des années 40-50, les frères Henry et
Léon Mazeaud)
« La faute serait une erreur de conduite »
Il faut se satisfaire de l’idée de faute sans pouvoir la définir : notion qui s’identifie plus que ce qu’elle ne se définit.
Ainsi, on relève un comportement fautif sans pour autant pouvoir le définir à proprement parlé.
A. Les éléments de la faute

Deux éléments, comme dans une infraction pénal, sont envisageables dans la faute :
 élément moral
 élément matériel

1. Elément matériel :

Les manifestations de faute sont innombrables.


On envisage donc deux exemple dans lesquels la jurisprudence a qualifié un comportement de faute.
Ex 1 : parasitisme de la notoriété (cas de concurrence déloyale)

CA Paris, décembre 1993


Affaire concernant Yves Saint-Laurent qui avait lancé un parfum intitulé Champagne en espérant pouvoir tirer profit de
l’image de luxe, de fête, du champagne. Or, l’appellation champagne est une appellation d’origine protégée réservée
aux vins, spiritueux, produits en champagne. Néanmoins, cela empêche des vins d’être appelé champagne si non produit
en Champagne selon les traditions mais rien n’empêche de dénommer ainsi un autre type de produit tel qu’un parfum.
La question se posait de savoir si Yves Saint-Laurent pouvait ou non lancer un parfum nommé Champagne étant donné
que nous ne trouvons pas dans le cadre de la protection.

La CA a pour autant condamné Yves Saint-Laurent sur le fondement de l’article 1240 (concurrence déloyale).
Seuls les producteurs du Champagne peut profiter de la notoriété du Champagne. Un tiers ne peut pas profiter de cette
notoriété et qu’en agissant ainsi il commet une faute (acte de parasitisme).
Ex 2 : Cour de Cassation, chambre commerciale, 5 avril 1994 n°92-17278
Contrat de concession exclusive par lequel VW assurait au concessionnaire une distribution exclusive par le biais d’un
contrat a exécution successive.
En contrepartie, le concessionnaire s’étaient engagé à réaliser d’important investissement pour se mettre aux couleurs et
normes de la marque (matériel) ainsi qu’à réaliser des investissements publicitaires pour VW (immatériel).
Un peu plus d’un an après la signature du contrat et que le concessionnaire ait fait les investissement demandés par le
concédant, VW rompt le contrat avec un préavis d’un an.
La question qui se pose est de savoir s’il y a eu faute de la part de VW d’autant plus que rompre le contrat est rompu
une année après.

La Cour de Cassation considère que le concédant s’est contredit au regard d’autrui : demande des investissements avant
de rompre le contrats empêchant la rentabilisation de ce qu’il avait demandé de faire. Ainsi, la Cour de Cassation
considère qu’une faute extracontractuelle (non prévu par le contrat : ne pas nuire à autrui) est commise du concédant à
l’égard du concessionnaire.

L’arrêt est doublement intéressant puisqu’il montre que la notion de faute est contrôlée par la Cour de Cassation : elle
n’est pas laissée à la libre appréciation des juges du fond.
La notion de contrôle est une notion très importante. La Cour de Cassation contrôle certaines qualifications et pour
d’autres les laisses à la libre appréciation des juges du fond. Pour ce qui est de la qualification de faute, la Cour de
Cassation opère toujours un contrôle. Autrement, si la CA déclare une faute la Cour de Cassation contrôle qu’il y a bien
faute. Néanmoins, la Cour de Cassation n’établira pas de contrôle quant au préjudice : appréciation souveraine des juges
du fond. on peut dire que pour telle chose implique telle qualification quand il y a un contrôle, reprend l’analyse de la
Cour de cassation à son compte. La Cour d’appel a pu estimer quand elle dit cela c’est qu’elle prend la qualification qui
a souverainement retenue.

Lorsqu’elle contrôle la qualification, elle reprend l’analyse de la CA a son compte pour rendre sa décision.
Cela s’observe dans l’arrêt présenté : « la CA a pu estimer »
L’arrêt témoigne également que la qualification de la faute se fait in abstracto c’est-à-dire en comparaison d’un modèle
abstrait (en l’occurrence « le bon père de famille », aujourd’hui « personne raisonnable »).
Donc, on se fonde sur un modèle abstrait qui n’est pas un modèle de vertu total mais plutôt une personne « normale ».
Finalement, se référer à une personne abstraite n’est pas sans lien avec une objectivisation de la faute. Ce qui compte
c’est que le comportement ait été adopté sans égard pour l’éventuel intention de la part de l’auteur.

2. Élément moral :
Quand un comportement est adopté, on retient la faute si le comportement est qualifié de fautif par la Cour de
Cassation. Il y a donc une objectivation du comportement et ce peu importe les motifs.
Deux conséquences pour l’élément moral :
- La faute civile peut être involontaire
- L’absence de discernement n’exclut pas la faute civile
La faute civile peut être involontaire :
Il peut y avoir imprudence ou négligence : sans intention de commettre de faute. Pas de véritable volonté de réalisation
du dommage.
C’est dire que la responsabilité civile extracontractuelle (délictuelle) est à raison d’un acte intentionnel et d’un acte non-
intentionnel.
Dans le premier cas on parle de délit : acte volontaire, intentionnel.
Dans le second cas on parle de quasi-délit : acte involontaire.
Aujourd’hui, juridiquement, on ne les distingue pas : font engager la responsabilité civile et les conséquences sont les
mêmes.
Ainsi, on n’exige pas la volonté de l’acte mais on n’exige pas non plus l’intention. Cela a de l’importance : on traite de
la même façon des actes engageant la responsabilité civile de gravité différentes.

Absence de discernement :
Ne pas avoir conscience de nos acte on ne peut pas engager la RP. L’inconscience exclu la RP. Au contraire, en civil, il
importe peu que l’auteur du comportement ait une conscience quelconque de son comportement et de la portée de ses
agissements.
C’est donc dire que sa faute peut être caractérisé même s’il est imputable au regard du droit pénal. Ainsi, le dément va
pouvoir commettre une faute et engager sa responsabilité civile (de même pour l’enfant en bas âge) qui va l’obliger à
réparer.
« la faute de la victime privée de discernement n’a pas d’effet exonératoire ».
C’est positif pour la victime : n’a pas à prouver l’intention et n’est pas victime d’une inconscience qui ferait obstacle à
la réparation.
Ainsi, l’élément moral est indifférent. Exigence d’un élément matériel et indifférence d’un élément moral.

B. Distinction avec d'autres fautes


La faute civile se distingue de la faute morale. Dans le cas de la faute morale, un élément de la faute civile n’est pas
exigible : l’élément matériel.
Un comportement peut être constitutif d’une faute civile sans être constitutif d’une faute morale. A l’inverse, nous
pouvons avoir une faute morale qui ne constitue pas une faute civile.
Ex : Livre de l’Exode, Bible : parmi les 10 commandements, « tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, tu ne
convoiteras pas sa femme, son serviteur, sa servante, son bœuf ou son âne »  s’il le fait il est auteur d’une faute morale
mais pas une faute civile.
Très souvent il y a correspondance entre les deux mais pas une correspondance parfaite.
Néanmoins, la faute pénale, la faute contractuelle, la faute déontologique, la faute sportive sont plus distinctes de la
faute civile.
Certaines constituent une faute civile de manière mécanique (pénal et contractuelle) et d’autre par incidence.

1. La faute pénale
Toute infraction pénale constitue, par essence, une faute civile (principe de légalité des peines). C’est l’identité des
fautes pénales et civiles.

Chaque fois qu’on a une faute pénale on constitue une faute civil (attention, la réciproque n’est pas vraie). Ainsi, si une
victime décide de réparer une infraction devant le juge civil, le juge civil devra sursoir à statuer jusqu’à ce que le juge
pénal ait rendu sa décision : « le criminel tient le civil en état »
il va attendre de voir si le juge pénal qualifie de faute pénale car la condamnation pénale va imposer au juge civil une
condamnation civile.

Aussi, l’autorité de la chose absolue de ce qui est jugé au pénal.


Néanmoins, ce qui vaut dans ce sens-là ne vaut pas dans l’autre : si le juge pénal décide qu’il n’y a pas eu vol ou
assassinat, le juge civil peut, malgré tout, identifier une faute d’imprudence.
Un comportement non sanctionné au pénal peut constituer une faute civile.

2. Faute contractuelle
Principe de la relativité contractuelle : n’engage pas les tiers, seulement les parties et n’engage pas vis-à-vis des tiers.
(l’art. 1199 du cc)
Ainsi, la violation du contrat ne pourrait être invoqué que par les contractants. Mais en 2006, la Cour de Cassation
change de position, on abandonne l’idée selon laquelle seule un contractant peut se prévaloir de l’inexécution d’un
contrat.

Cela signifie que lorsqu’un contrat est inexécuté, un tiers pouvait évoquer ce manquement mais à charge pour lui de
démontrer que l’inexécution du contrat constitue une faute et conduit à un dommage subit par le tiers engageant la
responsabilité civile.
La faute peut donc être déduite de l’inexécution du contrat.
Depuis 2006, donc, la jurisprudence a évolué à la suite de l’important arrêt BOOTShop, ass. Plén. 6 octobre 2006
n°05-13255.
« Le tiers à un dommage du fait de l’inexécution d’un contrat peut évoquer le manquement contractuel ».

Il n’a plus à prouver la faute : la seule preuve du dommage est suffisante pour le tiers afin d’engager la responsabilité du
contractant alors même que l’inexécution du contrat ne devrait être invoquée que par l’autre partie.
 Immeuble commercial donné à bail (loué) à une société qui avait, elle-même, donné en location-gérance son fond de
commerce à une société.

L’obligation d’entretien des locaux du bail commercial n’a pas été satisfaite. La société qui exploitait le fonds de
commerce (« sous locataire ») a assigné en responsabilité la société qui était bailleur. La particularité était qu’elle n’était
pas liée contractuellement au bailleur.
La Cour de Cassation dit qu’il n’y a pas besoin de démontrer une faute, il suffit de montrer qu’il y a eu manquement
contractuel.
C’est une solution qui est sans doute excessive car conduit un tiers du contrat à s’en prévaloir. Cette jurisprudence en
date de 2006 est ainsi très critiquée par la doctrine qui recherche un signe de revirement de jurisprudence qui ne vient
pas.

Le législateur qui a conçu les défaut de cette solution, la réforme de la responsabilité civile abandonne cette solution. La
solution trouvée, sans doute assez satisfaisante, se présente comme un entre-deux : certains tiers ont une position vis-à-
vis du contrat qui n’en fait pas des tiers absolus (comme le montre l’arrêt de 2006).
L’idée est de dire que l’on distingue les véritables des tiers des tiers en liens très étroits. Pour ces derniers, il ne sera pas
nécessaire de démontrer la faute.

Le tiers qui a un intérêt légitime à la bonne exécution du contrat peut invoquer un manquement contractuel dès lors
que celui-ci lui a causé un dommage.

Ce n’est pas la responsabilité délictuelle mais contractuelle : on est lié au contrat donc on engage la responsabilité
contractuelle du contractant.

Deux limitations :
- Limitation des tiers : seuls ceux qui y ont un intérêt peuvent s’en prévaloir
- Responsabilité contractuelle qui va jouer : permet au contractant de se fonder sur une clause limitative de
responsabilité. On établit un équilibre dans ce cas le tiers peut se fonder sur le contrat mais on pourra lui
opposer le contrat.

Si le projet voté en état soit on se fonde sur la responsabilité contractuelle soit sur la responsabilité délictuelle. (prouver
faute mais clauses limitatives pas opposées au tiers)
Avant 2006 : toujours prouver la faute Après 2006 : jamais prouvé la faute Projet de réforme : possibilité
de prouver la faute

3. La faute déontologie

Initialement la déontologie est un ensemble des règles de conduite applicables aux professionnels libéraux. C’était un
ensemble de règles ayant pour fonction de garantir la qualité professionnelle.
Au fond, on recherche à garantir l’image de la profession. L’idée de déontologie s’est étendue dans le but de conserver
une bonne image de diverses professions.
Ces règles déontologiques ne sont pas des règles de droit. Pour J. Bentham, celui qui a inventé la notion, la déontologie
est une morale utilitaire qui sert à limiter la réglementation juridique. Pour lui, la règle déontologique a pour fonction
d'éviter de faire des règles de droit.

En soi, la règle déontologique n’est donc pas une faute civile (bien qu’elle puisse aboutir à des sanctions).
Arrêt du 28 avril 2004 n°0215054 : société qui a détourné un chèque de 235 000€ lors de son envoie par la poste. Elle
change le bénéficiaire du chèque et l’encaisse. Elle a ensuite émis une série de chèque en vue de faire récupérer l’argent
aux commanditaires. La banque va bloquer les opération mais elle n’est pas en mesure de restituer l’intégralité de
l’argent à l’émetteur du chèque (déjà émise par les autres chèques).
Le signataire du chèque a été détourné assigne la banque sur le fondement de l’obligation de vigilance (contre le
blanchiment de capitaux).
La CA condamne la banque au motif qu’au titre de la politique de lutte contre le détournement d’argent et le
blanchiment elle aurait due demander des informations au vue des mouvements de sommes importantes.
C’est à cause du manque de vigilance que la fraude n’a pas pu être découverte plus tôt, d’où l’engagement de la
responsabilité de la banque.
Néanmoins, la décision de la CA est cassée et censurée. Cet élément ne peut pas être caractéristique d’une faute,
l’obligation de vigilance est une obligation déontologique.
Ex : c. comm. 10 septembre 2013, n°12-19356 obligation déontologique propre à la profession des experts-
comptables : informer qu’on va récupérer un client.
Or, il ne l’a pas fait dans le cas de la nouvelle relation qu’il a établi avec son client. La question se pose de savoir si la
violation de cette règle déontologique constitue une faute voir de la concurrence déloyale engageant la responsabilité du
nouvel expert-comptable à l’encontre.
Il n’y a pas concurrence déloyale : le manquement à une règle déontologique n’est pas constitutif d’une faute civile.
Il y a une sorte de relativité de la faute déontologique puisque l’obligation déontologique ne peut être invoquée par les
tiers sauf dans le cas où l’obligation est de protéger les tiers qui l’invoquent. Il existe une forme de relativité de la faut
disciplinaire = n'est pas nécessairement une faute civile.

4. La faute sportive
Tiré du fait que chacun sait, quand il s’expose à un sport, qu’il accepte les risque découlant de l’exercice normal du
sport raison pour laquelle la jurisprudence ne qualifie de faute civile que certains comportement à l’origine de
dommage : la faute contre le jeu (la faute de jeu n’en est pas à l’origine).
Faute de jeu : faute technique, faute de maladresse  pas une faute civile donc pas d’engagement de la responsabilité
civile
Faute contre le jeu : atteinte à une règle sportive qui a pour objet la protection physique des participants.
Toute faute à l’origine d’un dommage n’est pas forcément une faute civile et n’engage pas forcément la responsabilité
civile.

• Arrêt de la CA de Rennes en mai 2016 :


Un joueur tacle méchamment un autre joueur. Tacle en avant, ne touche pas avant, le joueur touché va souffrir d’une
double fracture tibia-péroné. On agit donc en responsabilité contre le joueur. La CA rappelle que cela peut constituer
une faute technique et donc pas forcément une faute contre le jeu.
Les instances disciplinaires ont reconnu une faute sportive mais ne suffit pas à engager la responsabilité civile du
joueur. En l’occurrence, ce que relève la Cour de Cassation est que le joueur est allé chercher le ballon il n’y a donc pas
de faute contre le jeu mais une faute de jeu donc pas de faute civil et pas de responsabilité civile.
Il y a relativité de la faute sportive.
En 1804 il n’y a qu’un seul fait générateur de la responsabilité civile. L’évolution de la société, les nouvelles nuisances,
les nouveaux accidents ont fait générer de nouveaux faits générateur de la responsabilité civile. De nombreux troubles
liés à l’industrialisation.

Paragraphe 2 : Le trouble anormal de voisinage.


A. Le fondement

Les troubles de nuisances de voisinages sont ainsi constaté et recensée par le code civil. La difficulté est qu’on a de
nouvelles nuisances mais qu’elle ne correspondent pas forcément à des fautes là où, pourtant, la gêne est parfois
intolérable. Il peut y avoir une gêne sans faute.
La Cour de Cassation a reconnu un fondement autonome : aujourd’hui elle se fonde sur un principe jurisprudentiel « vu
le principe selon lequel nul ne doit causer à autrui un trouble anormal de voisinage ». On a alors une reconnaissance du
trouble de voisinage comme engageur de la responsabilité civile.
Aujourd’hui le fondement est donc jurisprudentiel.

Pour engager la responsabilité civile de l’auteur du trouble, il faut qu’il y ait, de la part de l’auteur du trouble,
qu’il ait excédé les inconvénients normaux de voisinage.
La diversité des troubles est infinie : nuisances sonores, olfactives, la perte d’ensoleillement, la perte de vue, la
circulation intensive, etc.
La jurisprudence admet que de simples menaces soient constitutifs de troubles (ex : chute de balle de golf)

La Cour de Cassation laisse à l’appréciation souveraine des juges du fond quant à la normalité. Si certaines situations
présentent un trouble évident (ex : voisin professeur de musique). On prend l’importance du trouble et son caractère
continue, fréquent, répété ou non (ex : construction d’un immeuble privant le jardin de tout ensoleillement et transforme
une partie du pavillon en un puits sans lumière et sans vue  trouble anormal de voisinage).
Une personne qui construit/achète une maison proche de l’aéroport de Marignane ne peut se plaindre des nuisances
sonores qui l’affectent.
Celui qui prend à bail une maison proche d’un élevage porcin peut également plus difficilement se plaindre des
nuisances olfactives.

Une disposition du code de la construction et de l’habitation (art. L 112-16) : « Les dommages causés aux occupants
d'un bâtiment par des nuisances dues à des activités agricoles, industrielles, artisanales, commerciales ou aéronautiques,
n'entraînent pas droit à réparation lors qu’intervient postérieurement ».
Si le propriétaire est à l’origine du trouble, on agit contre le propriétaire. Lorsque le locataire est à l’origine du trouble
on a le choix entre agir contre le propriétaire ou le locataire avec l’idée que le propriétaire est responsable des troubles
causés par le locataire.
Qui doit supporter la charge définitive de l’indemnisation ? La jurisprudence nous dit que celui ayant la charge de
l’indemnisation dépend du fait générateur. Si le trouble constitue une faute : locataire ; si le trouble ne constitue pas une
faute : le propriétaire.

Lorsqu’un trouble de voisinage est identifié, le juge a deux possibilités :


- Prononce une indemnisation au bénéfice de la victime du dommage
- La plus satisfactoire étant tout de même la réparation en nature : le tribunal peut enjoindre à l’auteur du
trouble la réalisation de travaux nécessaire à la cessation du trouble ou de cesser son activité.

Deux faits personnels qui engagent la responsabilité civile : la faute et le trouble anormal de voisinage.
Autre type de fait générateur qui engage la responsabilité : le fait des choses.

Section 2 : Le fait des choses


C’est une responsabilité dite objective. Elle est détachée de toute idée de faute. On pourrait dire aujourd’hui que le
trouble de voisinage pourrait aussi être objectif car détaché de la notion de faute.
Présomption de responsabilité : il n’y a pas à démontrer la faute, responsabilité de plein droit.
On oppose la présomption de responsabilité à la présomption de faute (on présume de manière simple qu’une faute a été
commise mais celui qui est imputé peut démontrer qu’il n’y a pas eu de faute commise d’où la notion de présomption de
faute).
Dans la présomption de responsabilité, dans la responsabilité de plein droit, tout ce passe comme si on présumait
l’existence d’une faute et qu’il serait impossible de prouver qu’aucune faute n’a été commise.
La présomption de responsabilité c’est donc dire qu’on engage la responsabilité civile sans avoir à démontrer l’absence
de faute et sans que la preuve de l’absence de faute n’exonère.

Fait générateur le plus important en responsabilité civile : la faute (on se fiche de l’intention de l’auteur)
Première présomption de responsabilité : arrêt Teffaine du 26 juin 1896.
Remorqueur à vapeur (remorque Marie) qui naviguait sur la Loire. L’un des tubes va tomber, explosion et le mécanicien
qui s’en occupait meurt de la suite de ses blessures. On remarque qu’il y avait un défaut de soudure dans l’un des tubes.
Il y avait donc un vice bien réel de la machine bien que celui-ci soit occulte et que l’employeur ne pouvait le savoir.
Elle ne savait pas qu’elle était viciée  pas responsable.

C’est la théorie du risque. La Cour de Cassation a admit l’indemnisation sur cet employeur sur le fondement des textes
du code civil (art. 1384 al. 1er ancien, aujourd’hui 1242) : « on est responsable non seulement du dommage que l’on
cause par son propre fait mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre ou des choses
que l’on a sous sa garde ».

Il y a eu en matière de responsabilité civile et notamment au XIXe siècle, très peu de changement : la jurisprudence
cherche à faire évoluer un droit que le législateur ne tend pas à modifier.
Dans cet arrêt Teffaine on va tirer une responsabilité générale du fait des choses lorsqu’on a la chose sous sa garde alors
qu’au départ on ne se concentre que sur les cas spéciaux.
Durant quelques années, la jurisprudence délaisse néanmoins cette solution.

En 1898, la première loi sociale sur l’indemnisation des accidents du travail permet l’indemnisation des salariés des
accidents qui prévoit une responsabilité sans faute des employeurs : il n’est plus nécessaire de se référé à l’arrêt et à
1384 puisque le législateur prévoit un nouveau cas spécial rendant le cas général inutile.

Finalement, en 1920, une nouvelle nécessité se fait jour : développement de la voiture et l’automobile. On commence à
avoir pas mal d’accident et, de ce fait, la jurisprudence se dit qu’elle pouvait faire revivre et renaître la responsabilité
générale du fait des choses.
Il est sévère de laisser non indemnisé un dommage parce qu’on n’a pas trouvé de faute : tout conducteur est un risque
pour la société.

L’arrêt Jand’heur, en 1930, vient réintroduire la responsabilité sans faute : piétonne renversée par un camion. On ne
trouve pas de faute du camionneur mais semblait logique que l’employeur soit tenu par cet accident.
Cette jurisprudence est très bien ancrée et le projet de réforme prévoit de le reprendre : nouvel art. 1243 du projet de
réforme : « on est responsable de plein droit des dommages du faits des choses que l’on a sous sa garde ».
On distingue deux parties : principe général de la RFC et les cas spécifiques (cas des animaux et des bâtiments en ruine)
Paragraphe 1 : Le principe général
A. La cause du dommage (le fait de la chose)
1. La nature de la chose
a. Les choses exclues :

Toutes choses ne permet pas l’engagement de la responsabilité du fait des choses.


« le spécial déroge au général » : le principe général ne s’applique pas à tout.
On a l’exclusion de biens spéciaux faisant objet d’un régime spécial de responsabilité (au-delà des animaux et bâtiments
en ruine).

Ex : fait des produits défectueux. En lien avec le producteur du produit. Voir fin du cours
Ex : accident de la circulation.
Ex : navires (engins flottants ayant vocation à affronter les périples de la mer : différents des « bateaux » voguant en eau
intérieure) dont le cas particulier d’abordage (collision entre deux engins flottant) dans ce cas on n’applique pas une
responsabilité sans faute mais une responsabilité pour faute. En matière maritime il y a une solidarité des gens de mer et
on veut limiter l’engagement de la responsabilité des uns et des autres. Donc indemnisation en cas de collision ne se fait
qu’en cas de faute.

Ex : aéronef (appareil capable de s’élever ou circuler dans le ciel par ses propres moyens) : avions, hélicoptère,
deltaplane, montgolfière, drones.
L’exploitant de l’aéronef est responsable de plein droit des dommages causés par les mouvements de l’aéronef et des
objet qui s’en détachent. C’est une responsabilité de plein droit (pas à prouver la faute et la preuve d’une absence des
faute est indifférente). Seule la faute de la victime est exonération de la responsabilité.

Ex : dommages causés par une énergie nucléaire (donc non soumis à 1384). Il est soumis à une convention signée à
Paris dans les années 1960, convention qui vise à établir une responsabilité particulière des exploitants d’installation
nucléaire, responsabilité de plein droit, à l’occasion d’un accident nucléaire ou du transport de substances nucléaires.
Responsabilité de plein droit à régime spécifique : règles spécifiques à ce régime qui exclu l’art. 1384 al. 1er. Les causes
d’exonération de la responsabilité est limitativement listée.

Seules les choses corporelles seraient soumises au régime général : « on est responsable de plein droit des dommages
corporels par le fait des choses que l’on a sous sa garde ».

Les créances, les images et les sons : immatériel. Représente très peu dans la jurisprudence, concerne majoritairement
les choses matérielles.
Ex : le savoir-faire (franchise). Si ce savoir-faire cause un dommage à autrui, on aurait un dommage causé immatériel.
Présent dans le droit positif mais le droit prospectif compte le supprimer.

b. Les choses retenues :

L’arrêt Teffaine se fonde sur un vice caché, interne : la jurisprudence limite donc la responsabilité générale du fait des
choses à celle dotée d’un vice interne. On avait peur de l’extension que pourrait prendre cette jurisprudence.
Néanmoins, cette limitation est abandonnée par la suite notamment à l’occasion d’un arrêt du 16 novembre 1920 : gare
de Bordeaux.
Sans doute parce qu’on s’est dit qu’il était difficile de prouver le vice interne et en limitant cela on limite l’intérêt de
cette jurisprudence.

Georges Ripert, grand civiliste et commercialiste. Propose que la responsabilité de plein droit de l’art. 1384 soit
restreinte, choisit de limiter aux choses dangereuses.
Il dit : « seules les choses dangereuses peuvent être sources de responsabilité générale du fait des choses » mais la
jurisprudence n’a pas été en ce sens ce qui fait que depuis lors en réalité il n’est pas exigé que la chose soit
particulièrement dangereuse pour engager la responsabilité. Si un dommage a été causé c’est que de fait la chose était
dangereuse.

On envisage également la limite des choses actionnées par la main de l’Homme. Il est envisagé de distinguer la chose
indépendante de celle actionnée de la main de l’Homme  responsabilité pour faute car engagée par la main de
l’Homme : fait personnel.
 Pas retenue
Ex : dans la mesure où le véhicule est conduit par un homme on aurait pu dire que ca se rattache à la repsonsabilité pour
faute, seulement dans cet arrêt le véhicule est considéré comme étant une chose en dépit du fait qu'il était conduit par un
homme. Aucune distinction n'est faite.
Dès lors que la chose a eu un rôle dans la réalisation d’un dommage, elle doit être l’objet d’un responsabilité du fait des
choses sur le fondement de l’art. 1384/1242.
Dans ce cas-là on peut se fonder sur 1382 (responsabilité pour faute) que sur 1384 (avantage : pas à prouver la faute).

Fallait-il limiter la responsabilité du fait des choses aux choses inertes ? Jurisprudence refuse de restreindre le champ
d’action donc on ne limite pas. Une chose inerte peut être à l’origine d’une responsabilité du fait des choses. Ex : on
peut engager la responsabilité en raison d'un mur, un escalier... Il y a quand même une condition : la normalité de la
chose mais on verra qu'il faut que la chose ai une position anormale (piscine anormalement glissante..)

2. Le fait de la chose
La responsabilité du fait des choses est indépendante de la faute du gardien de la chose à l’origine du dommage. Peu
importe la chose, ce qui compte c’est que la chose ait produit un dommage : Quand on parle du fait de la chose on veut
dire qu'il y a un lien de causalité entre chose et dommage = engagement de la responsabilité. Il est pas possible
d'envisager le fait de la chose sans lien de causalité.

a. Intervention matériel
Pour que la responsabilité du fait des choses soit engagé, il faut une intervention matériel de la chose dans le dommage :
la chose doit être l’instrument du dommage.
S’il n’y a pas de rapport entre chose et dommage on ne peut pas dire qu’il y a lien de causalité donc pas de
responsabilité.
Il faut prouver l’intervention matérielle de la chose : pas de problème lorsqu’il y a contact physique entre la chose et la
victime.
Ex : un cycliste renverse un piéton. Contact donc intervention matérielle.
Lorsqu’il n’y a pas de contact entre la victime et la chose, le lien peut être prouvé par preuve que le dommage ne peut
s’expliquer autrement = arrêt bang supersonique  un mur s’est effondré lors du passage, par un avion, du mur du son
à la suite d’un bang supersonique.

La réalisation du dommage par l’avion est admis bien qu’il n’y ait pas eu de contact matériel. L’implication est admise
parce qu’il n’y avait ni secousse sismique, rien ne pouvait expliquer l’effondrement autre que ce bang supersonique.
Dans un autre cas on peut aussi prouver que la chose se trouvait dans un état ou une situation anormale. Cette situation
anormale permet de prouver le lien de causalité et le rôle actif.

b. Le rôle actif
Le second élément du lien de causalité est le rôle causale, actif.
Il faut que la chose, pour que le gardien de la chose soit tenu, il faut qu’elle ait eu un rôle causale dans le processus
dommageable.

Il y a une tendance actuelle à chercher une responsabilité dans les situations mais pas toujours le cas.
Ce rôle actif prouve, notamment par présomption. Pour les victimes on a présomption du rôle de la chose dans le cas où
la chose entre en contact avec le siège du dommage : présomption de rôle actif dans la jurisprudence.
Deux conditions dans cette présomption :
 Le mouvement
 Le contact

Ex : Arrêt de février 2017, personne jetée sous un RER qui cherchait à obtenir un indemnisation de la part de la RATP.
Une personne jetée sous un RER qui cherche a obtenir une indemnisation de la part de la RATP, la question se pose de
savoir si un rôle actif du RER s’agissant que la personne a été poussé. Dans cette situation là il y a donc bien
présomption de la relative de la chose.

La question se pose de savoir si la présomption est simple ou irréfragable.


La pas possible de la retourner, de prouver que ce qui est prévu ne s’est pas passé, la présomption irréfragable ne peut
pas être retourner on ne peut pas prouver contre ce qui est établie de manière irréfragable.
Dans un cas on peut renverser et dans un autre on ne peut pas. (blague des présomptions : « on peut pas me renverser, je
suis irréfragable »)

Renverser par la preuve que si en dépit du mouvement celle-ci (la chose) a eu un comportement normal autrement dit
est-ce qu’il est envisageable que la chose en mouvement entrée avec le siège du dommage est un rôle non pas actif mais
passif ?

La jurisprudence considère qu’elle est irréfragable ne peut pas être renversé par la preuve contraire donc il n’est pas
possible de démontrer, il n’y a rien à faire contre cette situation.
Cela ne veut pas dire que systématiquement on va engager la responsabilité du gardien car il y a un moyen de
s’exonérer c’est de prouver la force majeure ou encore la faute de la victime.
Si on prouve que le fait qu’un fou est poussé une personne sous les voies et que c’est un fait extérieur, imprévisible et
irrésistible on s’exonère de la responsabilité.
On peut prouver la faute de la victime par exemple si elle se jette.
Si la chose est inerte ou qu’il n’y a pas de contact, la présomption ne joue pas tant que l’on n’a pas prouvé que la chose
était dans une situation anormale.
La normalité du comportement de la chose.

On peut prouver sans présomption, l’hypothèse dans laquelle il y a un mouvement et que l’objet est entré en contact
avec le siège du domaine ne s’observe pas dans 2 hypothèses :
 soit la chose n’est pas en mouvement,
 soit il n’y a pas une contact avec le siège du dommage.

Dans ce cas-là, il n’y a pas de présomption et dans ce cas il faut établir que la chose se trouvait dans une situation
anormale (= le rôle actif de la chose).

Le rôle actif de la chose : anormal


Ex : client qui glisse sur de la crème glacée qui était par terre dans ce cas la responsabilité est engagé car il y a un état
anormale, situation anormal, la crème glacé n’a pas à être là, on établit le rôle actif de la chose dans le dommage. La
chose pas en mouvement malgré tout on considère que l’état ou la situation de la chose était anormale et donc il y a
preuve du rôle actif de la chose.
L’état anormal de la chose établie son rôle causale.

L’état anormal de la chose établit son rôle causal.

Ex : un cycliste percute un trottoir suite au lancement d’un ballon du stade, il a un accident dans ce cas-là il n’y a pas de
présomption de rôle causal car il n’y a pas à constater avec le siège causale mais le ballon est en mouvement. On peut
prouver le rôle actif du ballon, situation anormale et la preuve de la présence du ballon va établir le rôle causal du ballon
et le responsable sera celui qui a tiré le ballon.

Le projet de réforme reprend cette idée en la précisant car le projet adopte le revue du rôle causal dans cette hypothèse
en cas de vice de la chose (pas exige mais si ça établie son rôle causale cela facile la preuve), l’anormalité de la position
de la chose, l’anormalité de l’état ou du comportement d cela chose.
Il faudra ensuite déterminer qui est le gardien de la chose.

B. La garde la chose
1. Définition

Cette référence à la garde dérive de l’ancien art. 1384 au du terme duquel on est responsable des choses que l’on a sous
sa garde.
Ainsi, lorsque la jurisprudence s’est saisie de cet article pour instituer la responsabilité du fait des choses se fondera sur
la responsabilité sur la garde de la chose : le gardien devra indemniser.
Le responsable est donc le gardien de la chose. Qui est le gardien de la chose ? Celui qui est titulaire du pouvoir sur la
chose.
Qu’est-ce qu’on entend par pouvoir ? Soit considérer que celui qui a le pouvoir possède le pouvoir juridique sur une
chose (propriété), soit le pouvoir matériel (maîtrise).

La Cour de Cassation se tourne vers la seconde théorie : arrêt Franck du 2 décembre 1941 des chambres réunies.
Voiture du Dr. Franck est subtilisée et renverse et blesse mortellement un facteur. La question est de savoir si la famille
du facteur peut engager la responsabilité du Dr. Franck qui s’est fait subtiliser la voiture. La CA déboute la famille de
l’action en responsabilité : Dr. Franck dépossédé de sa voiture au moment de l’accident et donc pas dans la possibilité
d’établir une surveillance.
Comme le voleur est inconnu : pas de responsable. Un pourvoi est formé et la Cour de Cassation, en considérant les
deux théories, rejette le pourvoi.

la garde se définit comme le fait d’avoir l’usage, la direction et le contrôle.

Par contraste, ce n’est donc pas la propriété. Cette formule est restée et s’impose, aujourd’hui encore, en jurisprudence
et reprise par le projet de réforme à l’art. 1243.
La jurisprudence considère que la garde, comme la faute, est un notion objective : peu importe l’intention et la
conscience.
Un enfant en bas-âge qui est inconscient ou un dément peut être gardien de la chose.
2. Application

La théorie de la garde matérielle s’est imposée au détriment de la garde juridique, mais ce n’est pas dire que la garde
juridique n’ait pas eu postérité et n’ait eu aucun effet.
La jurisprudence a institué, de manière moins radicale, une présomption simple selon laquelle le gardien de la chose est
le propriétaire.

Cette présomption est reprise par le projet de réforme. Il faut donc prouver le transfert volontaire ou involontaire de la
garde (effet du vol, location, perte, prêt).
Par ailleurs, la jurisprudence exigence l’existence d’un transfert soit apprécié sur le point de savoir si la personne a eu
la possibilité que la chose ait causé un dommage. On va désigner celui qui a la faculté, en raison de ses pouvoirs, de
prévenir le dommage.

Si celui qui a la garde matérielle de la chose est un salarié (préposé) : on se pose la question de qui, du commettant
(employeur) ou du préposé a la garde de la chose. On préfère généralement mettre en jeu la responsabilité de
l’employeur : profite du travail de l’employer donc doit en assumer les risques.
La jurisprudence a considéré que dans la mesure où un préposé à la garde de la chose, il n’a pas véritablement la garde
de la chose : incompatibilité entre qualité de gardien et de préposé.

Selon la jurisprudence un préposé ne peut être gardien. Pour considérer ça, la jurisprudence affirme que le préposé peut
avoir usage (et contrôle) de la chose mais pas la direction car salarié subordonné à l’employeur.
On considère également qu’on ne peut pas partager la garde et puisque le salarié n’a pas la direction, alors la garde
complète revient à l’employeur.

Selon la jurisprudence, il y a donc une unicité de la garde : le pouvoir sur la chose ne peut pas être démembré. On peut
être co-gardien mais on ne peut pas avoir qu’une partie de la garde.

La garde est alternative et non cumulative.

Cela ne signifie pas, pour autant, que deux personnes ne peuvent pas exercer en même temps l’entièreté des pouvoirs
sur la chose. C’est un pouvoir entier de chacun sur la chose.
Chacun dispose du pouvoir d’usage, de contrôle et de direction : garde en commun.
La jurisprudence, contrairement à la garde cumulative, admet la garde en commun.

Ex : la jurisprudence a admis la garde en commun lors d’une battue si une victime prend une balle perdue. Le groupe de
chasseur a donc la garde en commun s’agissant du plomb ayant touché la personne blessée.
Ils sont donc tous responsables. Évite d’avoir à déterminer qui a tiré.
Si deux personnes ont la garde d’une chose et que l’une des deux se blesse avec : si la personne non blessée était
totalement gardienne  indemnisation totale ; si personne blessée en partie gardienne  indemnisation limitée.
La jurisprudence, pour indemniser les victimes, va exclure la garde en commun.
En fonction de son dynamisme propre, indépendamment des précautions, la chose peut présenter un danger intrinsèque.
Dans cette situation, la Cour de Cassation a consacré une solution de la doctrine de Berthold GOLDMAN.
L’auteur distingue la garde de la structure et la garde du comportement en disant que cette garde peut donc être
séquencée.

Ex : société L’Oxygène liquide qui commercialisait des bonbonnes d’oxygène. Elle a recourt à un livreur pour livrer ses
bouteille d’oxygène.
Au moment de la livraison, les bouteilles d’oxygène explosent, blessant le livreur et l’acquéreur. La société expéditrice
(OL) est-elle responsable en dépit du fait qu’elle n’avait pas la garde du comportement. (seul le mécanisme propre de la
bouteille d’oxygène explique l’explosion, pas d’erreur de manipulation).
Pour la Cour de Cassation, la société conserve la garde. La jurisprudence, dans ce domaine, fait beaucoup de
casuistique.

Paragraphe 2 : Les cas particuliers


A. Les animaux

Cela est important car les animaux peuvent être à l’origine de dommages éventuellement importants. C’est l’article
1385 du Code civil, du fait des animaux que l’on a sous sa garde, c’est un texte spécial.
La jurisprudence aligne le texte spécifique sur le texte général : présomption de responsabilité (pas besoin de prouver la
faute).
La jurisprudence s’aligne également sur la présomption de garde. Par ailleurs, la garde ne peut pas porter sur des
animaux sauvages et du gibiers (si on est propriétaire d’un bois).
Le projet de réforme propose donc de supprimer la responsabilité du fait des animaux, le faisant entrer dans la catégorie
générale de la responsabilité du fait des choses par renvoie à l’art. 515-14 (de la loi de 2015)

B. Les bâtiments en ruine


Cette responsabilité était, auparavant, une présomption de faute (donc on pouvait prouver qu’il n’y a pas eu de faute)
mais a évolué rapidement et aujourd’hui c’est une présomption de responsabilité (donc une responsabilité de plein
droit).
Il faut qu’un dommage ait été causé par la ruine d’un bâtiment, ruine elle-même due à un défaut d’entretien ou un vice
de construction.
Il n’y a responsabilité qu’en cas de chute d’éléments du bâtiment.

Section 3 : le fait d'autrui


Il faut partir de l’idée générale qu’on est responsable, en règle générale, de son propre fait.
Ex : si un mari cause un dommage à un tiers, la femme ne peut pas être responsable de ce dommage.
La proximité qu’on peut entretenir par l’auteur d’un dommage ne nous rend pas responsable de cette personne.
Néanmoins, on peut être tenu responsable du dommage commis par une autre personne. Sur le même fondement que
pour le fait des choses : le pouvoir.

Dans les cas prévus par le législateur, on sera responsable de personne sur laquelle on a un pouvoir (employeur du fait
de leurs salariés, parents du fait de leurs enfants, commettant du fait de ses préposés). C’est donc une responsabilité du
fait d’autrui : responsable dans le cas où un fait générateur est commis par autrui.
Deux façon d’analyser cette responsabilité du fait d’autrui. Auparavant c’était un fait autonome de fait générateur de
responsabilité. On insistait sur le fait d’autrui comme source de responsabilité à l’instar de la faute, du trouble anormal
et du fait des choses.

Une autre vision des choses s’est imposée et qui est de dire que le fait d’autrui est dans le cas de dépendance d’autres
faits générateurs. La responsabilité doit donc être fondée sur un autre fait générateur. C’est donc dire qu’il n’y a plus
que deux fait générateurs : fait personnel et fait le fait d’autrui ??
Le projet, dans son état actuel, adopte la nouvelle présentation. Intègre l’imputation du dommage causé à autrui non
plus en tant que fait générateur.
Il faut donc que le fait soit de nature à engager la responsabilité de l’auteur direct pour qu’il y ait engagement de la
responsabilité du fait d’autrui.

Ex : responsabilité des parents du fait de leur enfant. La jurisprudence considère qu’il n’est pas nécessaire que l’enfant
ne doit pas avoir nécessairement commis de faute. Cela perturbe la présentation.
Arrêt Levère de 2001.

Paragraphe 1 : Responsabilité voulue par le législateur

L’art. 1384/1242, fixe une liste dans les cas où une personne est responsable des faits d’autrui : père et mère du fait de
leur enfant mineur, les maître et commettant des dommages causés par les domestiques et préposés, instituteurs et
artisans du fait de leurs élèves et leurs apprentis.

• La responsabilité des instituteurs du fait de leurs élèves :


Initialement, il y avait des instituteurs qui engagés leur responsabilité personnelle c’est-à-dire que si leurs élèves causés
un dommage à un autre l’instituteur était tenu responsable et devait indemniser, cependant l’état du droit évolue avec
une loi de 1899 qui prévoit que l’Etat doit être responsable dans les établissement publics et privés sous contrat
lorsqu’un élève cause un dommage bien qu’initialement ce fut été la charge de l’instituteur.
Pour engager la responsabilité de l’Etat, du fait d’un élève, il faut une faute de l’enseignant. Ca s’oppose aux
responsabilités habituelles de plein droit. Etat a fait des règles à sa convenance ? L’État est responsable POUR faute
pour engager la responsabilité de l’État du fait d’un élève il faut une faute de l’enseignant.
Donc aux responsabilité de plein droit, l’État n’a pas fait des règles à sa convenance.

• Responsabilité des artisans du fait de leurs apprentis :


La particularité est que la responsabilité des artisans se fondent sur la présomption de faute.
En se plaçant du pdv de la victime, c’est moins intéressant.

• Commettant du fait de son préposé :


Prévu par le code de 1804 : le père est responsable du dommage causé par les enfants mineurs habitants chez lui et la
mère seulement après le décès de son mari.
Cette rédaction est modifiée en 1970, l’égalité s’imposée : le père et la mère, autant qu’ils exercent l’autorité parentale,
sont responsable solidairement du dommage causé par leur enfant mineur qui habite chez eux (art. 1384 al. 4 remplacé
par 1242)

1. Les conditions

Trois critères cumulatifs : le fait dommageable, l’autorité parentale et la cohabitation.


 Fait dommageable : le fait de l’enfant doit avoir causé un dommage (renvoie à la causalité) . Renvoie à la
question de savoir si le fait de l’enfant doit être fautif. Le fait doit-être fautif ?

Initialement, la règle assez logique : exigence de faute. La jurisprudence évolue dans une idée de réparation du
plus grand nombre de préjudices possible
arrêt Levert n°99-1127 : collégien qui participe à une partie de rugby, blessé à l’œil à la suite d’un placage.
Les parents de l’enfant victime demande réparation aux parents responsable du dommage mais la CA
n’accueille pas la demande ; la Cour de Cassation opère un revirement de jurisprudence en indiquant que la
responsabilité de plein droit des père et mère par dommage causé à l’enfant mineur (c’est la théorie du risque :
on est responsable du risque introduit dans la société)  une faute n’est pas nécessaire pour l’engagement de la
responsabilité des parent (art. 1242).

L’idée de faute s’efface donc assez largement. La théorie du risque est déjà une responsabilité sans faute. Cette
solution s’écarte du droit commun (on est responsable du fait d’autrui seulement lorsqu’il a commis une faute).
Est-ce que la situation particulière des parents impose cette dérogation à la règle générale ?

Le projet de réforme abandonnerait la jurisprudence car rétablit l’exigence d’une faute ou tout du moins d’un
fait générateur de responsabilité.
Art. 1245 : Le producteur est responsable du dommage causé par un défaut de son produit, qu'il soit ou non lié
par un contrat avec la victime.

 Autorité parentale : apparaît directement à l’art. 1242 du cc nv. Du côté de l’enfant, cette responsabilité ne
joue que sous l’autorité parental donc ne s’applique qu’aux enfants mineurs. L’émancipation est également un
cas d’extinction d’autorité parentale et par conséquent la responsabilité des parents du fait de leur enfant.

Du côté des parents, les seuls responsables sont ceux qui détiennent l’autorité parentale. Si les deux parents la
détiennent : seront les deux responsables solidairement. Si un seul l’a : l’autre n’est pas tenu responsable du
fait du mineur.
Peut aboutir à des situations contestables ou poussant à l’interrogation : si un enfant cause un dommage chez le
père sans AP mais mère ne surveille pas l’enfant mais AP  mère responsable.

 Cohabitation : le père et la mère sont solidairement responsables pour un enfant habitant chez eux ou chez le
parent dont on recherche la responsabilité.

Traditionnellement, la JP déduit qu’il faut cohabitation pour que responsabilité : excluait la cohabitation et
responsabilité lorsqu’il y avait un éloignement durable  lors d’une mise en pension de l’enfant ou qu’il
séjourne chez ses grands-parents de manière « durable ».

La JP a évoluée lors d’un arrêt important du 19 février 1997 (n°8714686 )  conception plus dématérialisée de
la cohabitation (ne cesse pas avec pension, gp ou camp de vacances).
Cette notion de cohabitation est devenue très abstraite et on se demande aujourd’hui si elle ne se confond pas
avec l’autorité parentale.

Plus que une hypothèse dans laquelle la cohabitation n’est pas redondante à l’autorité parentale : parents qui
ont divorcé et si la résidence de l’enfant est fixée chez un des deux parents  les juges considèrent que l’enfant
ne cohabite qu’avec le parent chez qui la résidence est fixée (effet utile : exclut la responsabilité du parent chez
qui l’enfant ne réside pas de manière habituelle).
On est (presque) dans une situation de jurisprudence contra legem (coutume). Dans le projet de réforme, la
cohabitation disparaît.

2. LES EFFETS
a. Responsabilité des parents :
Lorsque les conditions de la responsabilité sont réunies, la victime n’a pas d’exigence de prouver la
faute. Est-ce donc une responsabilité de plein droit ou une présomption de faute ? La tendance est
plutôt au développement de la présomption de responsabilité plutôt qu’une présomption de faute.
Les parents ne peuvent plus prouver qu’ils n’ont pas commis de faute, de négligence dans la
surveillance de leur enfant ou leur éducation.
Résulte d’un important arrêt dit Bertrand, arrêt du 19 février 1997 (n°942111) : un motard circule
et a un accident du fait d’un enfant qui jouait avec son vélo. Assigne en justice car selon lui son
dommage est causé par l’enfant. On admet la responsabilité du père sans vraiment rechercher une
faute. Le père forme un pourvoi en faisait grief à la CA de ne pas avoir recherché de faute. Pourvoi
rejeté, la Cour de Cassation montre son accord avec la CA.
Il y a une impulsion des juges du fond pour évoluer la jurisprudence et la Cour de cassation donne
son aval.
Il y a dans l’arrêt une transformation de présomption pour faute en présomption de responsabilité.
Impossible pour les parents de s’exonérer en l’absence de faute. Mais s’exonérer en cas de force
majeur ou de faute de la victime notamment quand les fautes de la victime a les caractéristiques de
la force majeure.
Dans cet arrêt on a transformation de la présomption de faute en présomption de responsabilité. On ne peut s’exonérer qu’en cas de force majeure et
faute de la victime (notamment lorsque la faute de la victime a les caractéristiques de la force majeure).  Impulsion des juges du fond.
b. Responsabilité des enfants :
• Situation de l’enfant à l’égard de la victime :
On peut engager la responsabilité à l’égard de deux personnes : les parents et les tiers (victimes).
On note que cette construction jurisprudentielle à partir de l’article 1384 est un mécanisme avant
tout destiné à assurer la solvabilité du responsable.
Autrement dit, la responsabilité des parents à l’égard de ses enfants assure la solvabilité pour les
indemnités à la victime. Ce n’est donc pas un mécanisme d’exemption et d’immunité au profit de
l’enfant. Ne s’agit pas de faire en sorte que l’enfant ne soit pas responsable.
Si l’enfant devenu majeur a du patrimoine on pourra agir contre lui. Il y a eu une illustration dans
arrêt de septembre 2014, un mineur qui est délabré coupable de blessure volontaire avec une
incapacité temporaire de plus de huit jours, un mineur dommage corporel, condamné à payer des
dommages et intérêts, la victime solidairement avec ses parents et à la suite invoque la substitution
de la responsabilité selon lui ses parents doivent être entièrement responsables il est devenue majeur
et pas lui la Cour de cassation ne donne pas droit. On peut engager la responsabilité de la personne
du mineur s’il y a une faute.
La responsabilité sans faute est possible pour les parents tandis que le mineur n’engage sa
responsabilité qu’en cas de faute.
• Situation de l’enfant à l’égard des parents :
Sous cet angle-là, l’enfant n’a pas commis de faute. Quel sera le rapport entre enfant et parent ? Le
mineur n’engage sa responsabilité que pour faute donc parents ne peuvent pas agir contre lui.
En revanche, si le mineur a commis une faute et que les parents ont payé l’intégralité de la dette, on
peut envisager une action récursoire de la part des parents. Les parents peuvent agir contre l’enfant.
Action récursoire : action en justice de la personne qui a dû exécuter l’obligation dont un autre était
tenu contre le véritable débiteur de l’obligation pour obtenir sa condamnation.
La tendance est de dire que c’est celui qui a commis la faute est responsable pour tout et l’autre est
garant : les parents peuvent exercer un recours pour le tout et l’enfant est tenu pour le tout.

B. LES COMMETTANTS
Les maîtres et les commettants sont responsables des dommages causées par leurs domestiques et
leurs préposés dans les fonctions auxquelles ils le ont employé (art. 1384).
La rédaction n’a pas évoluée depuis 1804 donc donne un aspect vieilli à l’art. 1242 actuel.

1. LES CONDITIONS DE LA RESPONSABILITE DU COMMETTANT :


Fait dommageable et existence d’un lien de préposition.
 Fait dommageable : le préposé doit avoir commis un fait dommageable. Doit-il être
qualifié de faute ? Oui ou tout autre fait générateur (fait d’une chose ou trouble anormal de
voisinage). Donc exigence de faute du préposé (ou fait générateur de responsabilité).
Le fait de la chose dont le préposé est le gardien engage la responsabilité du commettant.
 Lien de préposition : Dans le cas du fait de la chose un préposé utilise une chose qui créée
un dommage c’est le commettant qui engage sa responsabilité sauf exceptions.
Dans la jurisprudence constante de la Cour de Cassation, le préposé ne peut pas avoir la
double qualité de gardien de la chose et de préposé.
Dans la jurisprudence, le préposé ne peut pas être gardien de la chose et le préposé puisque
les deux ne sont pas cumulables donc le commettant est le responsable.
L’idée qui préside à cette solution est que l’on veut éviter que le préposé soit responsable, on
veut que le commettant le soit. On veut éviter l’habillage pour justifier est le lien de
subordination entre l’employeur et le salarié et donc une absence d’indépendance du préposé
donc une impossibilité de contrôle de la chose.
L’art. 1384 établissant la responsabilité du commettant des actes du préposé dans les fonctions dans
lesquelles ils sont employés. C’est dire qu’un commettant saurait être responsable d’un dommage
causé par un commettant sans lien avec son activité.
Ex : Si le dommage survient dans l’accomplissement de la mission, le commettant est à priori
responsable. L’employeur ne saurait néanmoins être tenu de tous les comportements envisageables
de son préposé. Certains agissement tellement graves et déconnectés de la mission, dénommés
comme abus de fonction, exonèrent le commettant de la responsabilité des dommages causés par le
préposé.
26.02.19
Le commettant : celui qui charge une personne d’une mission dans l’exécution de laquelle cette
personne lui est subordonnée. (notion un peu plus large que celle de l’employeur).
Le préposé : chargé d’exécuter la mission donnée par le commettant.
Le lien de subordination découle du fait que le commettant peut donner des ordres, instructions, au
préposé.
La qualification de commettant a déjà été retenu, en jurisprudence, à l’égard d’un candidat aux
élections municipales de Puteaux. Ses préposés sont ses partisans prenant part à une rixe face à un
autre candidat (collage d’affiche). Il en résulte le décès d’un partisan de l’adversaire et deux blessés.
Pouvons-nous considérer que le candidat aux élections comme commettant des partisans et
participants à la rixe ? Réponse affirmative de la Cour de Cassation dans l’affaire du 20 mai 1976
(n°7592036).
La qualification de commettant peut aussi être reconnue à une entreprise employant un intérimaire
puisqu’on peut donner des ordres à l’intérimaire dans l’accomplissement de sa mission. La
jurisprudence a donc admis que l’intérimaire peut donc avoir un statut de préposé de l’entreprise.
Art. 1249 du projet de réforme : (voir fichier projet réforme)
a) Les effets sur le commettant :
Il engage sa responsabilité à l’égard de la victime. Il n’y a pas d’exigence de démonstration de faute
du commettant.
b) Les effets sur le préposé :
Initialement, possibilité pour la victime d’agir à la fois contre le commettant et le préposé.
Revirement de jurisprudence dans l’arrêt Costedoat rendu en février 2000. Agriculteur a demandé
à une entreprise aéronautique de procéder au traitement des rizières par herbicide diffusé par
hélicoptère. Les produits ont dévié à cause du vent et endommagé le champ voisin. La victime agi à
la fois contre l’entreprise aéronautique (commettant) et le pilote d’hélicoptère (préposé).
La cour d’appel aurait due accueillir sa demande mais la Cour de Cassation décide de revirer sa
jurisprudence et indique, par conséquent, que « n’engage pas sa responsabilité à l’égard des tiers le
préposé qui agit sans excéder les limites de la mission qui lui était impartie par son commettant
(Cour de Cassation, assemblée plénière - n°97-17378).
Dans cette décision reprise par la suite, la Cour de Cassation instaure une immunité qui se fait au
profit du préposé, le mettant à l’abris contre les poursuites de la victime mais également de l’action
récursoire de son commettant.
Dans certaines situation, si le préposé va trop loin, il n’aura néanmoins pas le droit à cette
immunité. Où est-ce qu’on fixe la limite ? C’est fixé par un arrêt important, l’arrêt Cousin en date
du 14 décembre 2011 de l’assemblée plénière (n°0082066).
Il faut d’abord une faute pénale intentionnelle. Toutes les fautes pénales intentionnelles exposent le
préposé à la perte de son immunité et à l’engagement de sa responsabilité civile.
Dans le cas d’une faute pénale qualifiée au titre de l’article 121-3 du Code pénal, faute non
intentionnelle de négligence ou imprudence, on exigera alors un élément supplémentaire : on ne fait
sauter l’immunité que dans l’hypothèse où le préposé est titulaire d’une délégation de pouvoir
(transfère à une autorité délégataire une compétence que le délégant ne pourra plus exercer).
Lorsqu’une infraction pénale est commise, la victime peut agir contre le commettant et le préposé
sauf dans l’hypothèse unique de l’abus de fonction : on ne peut agir que contre le préposé, le
commettant n’étant pas responsable des abus commis par son préposé.

II. LES RESPONSABILITES DÉCOUVERTES PAR LE JUGE


La liste des cas de la responsabilité civile du fait d’autrui a été allongée par le législateur lui-même
(ex : responsabilité du fait d’établissement spécialisé du fait de leurs personnes vulnérables dont elle
a la garde ou du fait de certaines associations sportives du fait de leurs membres).
La législation ajoute donc deux cas de responsabilité du fait d’autrui : des personnes vulnérables
dont on a la garde et des associations sportives.
Ne s’agirait-il pas, au fond, d’une responsabilité générale du fait d’autrui ?
Très souvent, on le traite comme un principe générale du fait d’autrui (en doctrine notamment).
Seulement, en réalité, on peut penser qu’il n’y a pas véritablement un principe général du fait
d’autrui : seulement les deux cas présenté
(pas de responsabilité des associations de chasse du fait de ses membre ou du syndicat du fait de ses
adhérents. La jurisprudence n’a pas non plus admis la responsabilité civile des grands-parents du
fait de leurs petits-enfants mineurs).
Par ailleurs, pour la responsabilité du fait d’autrui, il est assez difficile d’unifier le régime de
responsabilité découvert par la jurisprudence et obéissent à des règles différentes (donc pas la même
chose donc par un principe général).
La jurisprudence s’autorise à la découverte de nouveaux cas de responsabilité du fait d’autrui. Or,
cette faculté est condamné par le projet de réforme actuel au terme de l’art. 1245 (droit prospectif).
Art. 1245 du projet de réforme : (voir fichier projet réforme)
Ainsi, le pouvoir et la fonction du juge se verrait limiter. Il ne pourrait plus admettre des cas de
responsabilité dans des hypothèses non prévues par le législateur.

A. LA PERSONNE VULNERABLE
Le Code civil, au moment de sa rédaction initiale en 1804, avait énuméré à l’art. 1384 un certain
nombre de cas de responsabilité du fait d’autrui. En l’état du droit à cette époque on pensait couvrir
toutes les hypothèses et les rédacteurs du Code considérait cela comme limitatif.
Depuis 1804, les nécessités d’élargissement se sont faites sentir.
La question était de savoir si on pouvait envisager, sur le fondement de l’art. 1384, d’élargir les cas
de responsabilité du fait d’autrui. La question s’est posée assez longtemps puisque le doyen Savatier
a, en 1933 dans un article, évoque le pendant de la responsabilité du fait des choses qui sera la
responsabilité du fait d’autrui.
Longtemps resté au point mort, la nécessité d’élargissement s’est fait ressentir à l’époque de
l’éducation de jeunes délinquants ou handicapés en milieu ouvert ou semi-ouvert. On considère
qu’il est souhaitable que les jeunes délinquants soient élevés en partielle liberté.
La difficulté étant qu’ils pouvaient causer des dommage à des tiers et ce dommage doit-il rester non
indemnisé ou, au contraire, être indemnisé tout en considérant que le centre éducatif n’est pas
responsable.
Une première décision des juges du fond se fonde sur l’art. 1384 al. 1er pour créer la responsabilité
de l’établissement éducatif.
Dans l’arrêt Blieck établit ce nouveau cas de responsabilité du fait d’autrui qui concerne les
établissements spécialisés. C’est un arrêt de l’assemblée plénière.
En l’espèce, un majeur handicapé mental placé dans un établissement spécialisé en semi-liberté et
qui, dans le cadre de ce programme a effectué un travail en milieu ouvert. Il met le feu à une forêt
privée. Les propriétaires de la forêt, victimes, assignent l’association, l’établissement spécialisé
(ainsi que son assureur).
La cour d’appel admet l’indemnisation donc la responsabilité du centre du fait de l’handicapé
mental. La personne était chargé d’organiser le mode de vie de l’handicapé (justification).
Ce qu’on appelle la garde d’autrui, c’est une garde juridique (par opposition à la garde matérielle).
Le juge ne va pas rechercher si, dans les faits, le centre avait le pouvoir de diriger et contrôler mais
plutôt s’il en avait légalement le pouvoir.
Dans ce cas, l’établissement spécialisé est responsable de plein droit. La preuve de l’absence de
faute est indifférente et ne permet pas l’exonération.
Cette solution s’applique, par analogie et extension, au tuteur d’un mineur : il est tenu responsable
des dommages causés par le mineur car il a la charge d’organiser le mode de vie du mineur.
Cette solution pourrait également s’appliquer dans le droit prospectif puisque le projet de réforme
va dans le même sens (articles 1246 et 1247 du projet).
La nouveauté du projet se retrouve dans l’article 1248 puisqu’en l’état de la jurisprudence, à défaut
de pouvoir suffisant, le dommage causé par la personne qui est placée en vertu d’un contrat ne peut
être réparée sur le fondement de la responsabilité du fait d’autrui.
Dans un arrêt du 15 décembre 2011 (n°1025740). En l’espèce, un pensionnaire d’une maison de
retraite (Lucien) a été frappé par un autre pensionnaire (Marcel) atteint de la maladie d’Alzheimer.
Lucien succombe à ses blessures.
Les ayant droit de la victime, héritiers de Lucien, ont fait valoir que la maison de retraite avait
accepté la charge de contrôler le mode de vide de ses pensionnaires et avait donc la charge de la
responsabilité de ses pensionnaires (Marcel).
La Cour de Cassation considère qu’il n’y a pas de responsabilité du fait d’autrui dans ce cas là
puisqu’ici l’hébergement se fait en vertu d’un contrat.
L’idée de cette évolution du projet est de faciliter la preuve de la faute par la victime (parce
qu’aujourd’hui on est dans le cas d’une responsabilité pour faute alors qu’en droit prospectif
l’établissement devrait apporter la preuve de l’absence de faute).

B. LA RESPONSABILITÉ DE L’ASSOCIATION SPORTIVE DU FAIT DE SES MEMBRES


A la suite de l’arrêt fondateur, arrêt Blieck, traitant de la responsabilité du fait des personnes
vulnérables, la Cour de Cassation décide d’élargir sa jurisprudence en l’appliquant à certaines
association de sport et loisir à partir de 1995.
• Deux arrêts de mai 1995 (n°9221197 et n°9221871). En l’espèce, dommage causé par des joueurs
d’une association de rugby.
1. Un joueur d’une équipe plaqué par un joueur d’une autre équipe et blessé sans qu’on puisse
identifier ce joueur.
2. Bagarre générale particulièrement malheureuse : entraine la mort d’un joueur sans pouvoir
identifier les joueurs auteurs des coups mortels.
Aboutissent à la même solution de la cour d’appel : engagement de la responsabilité du fait de leur
membre sur le fondement de l’ancien art. 1384 al. 5 (1242 actuel).
Seulement, dans ces deux cas, on ne peut pas considérer que l’association est commettant du jouer
et surpasse le cas donc est rejeté mais substitué par la Cour de Cassation.
La Cour de Cassation fait évoluer sa jurisprudence en élargissant ses cas de resp du fait d’autrui.
Dans ses deux arrêts on remarque que la formule employée est proche de celle employée pour la
resp du fait d’autrui. Cependant, on est en présence d’une autre forme puisqu’ici la garde d’autrui
n’est pas la prise en charge de son mode de vie mais de l’organisation d’une situation ayant
contribué à la création du dommage.
Ainsi, l’association n’a pas réellement la charge de la personne, on peut plutôt parler de répondant
plutôt que de gardien.
Nouvel élargissement dans un arrêt de 2002, on va au-delà des associations sportives dans le cadre
d’un dommage causé par une majorette. L’association est déclarée responsable.
Néanmoins la solution n’est pas retenue dans l’hypothèse d’une battue organisée par une
association de chasse. La victime d’un tir engage la responsabilité de l’association de chasse mais la
Cour de Cassation ne l’admet pas et indique qu’elle ne peut pas être responsable au motif que les
associations n’ont pas pour but de diriger, contrôler et organiser l’association de leur membres (à
l’inverse de la solution précédente).
On n’engage pas non plus la responsabilité des syndicats lorsque des dégradations sont commises :
les syndicats n’ont ni pour objet de contrôle, organiser et diriger l’activité de ses adhérents.
Aucune faute de l’association n’est exigée mais il faut démontrer une faute de l’auteur direct du
dommage.
CHAPITRE 3 : Le lien de causalité
Élément indispensable de la responsabilité. Le fait dommageable doit être en lien direct avec le
dommage. Néanmoins, parfois, malgré la présence d’un lien causal apparent, on a un élément qui
vient entraver la mise en place de ma responsabilité.

I. L’ENCHAINEMENT CAUSAL
La plupart du temps, l’enchaînement causal n’apporte pas de difficulté et est relativement simple à
démontrer. Pour y répondre, la doctrine a proposé des théories de la causalité dont on verra la
semaine prochaine qu’elles sont sans incidence réelle sur la jurisprudence.
On peut opposer les théories doctrinale de la causalité qui théorise quand il existe un lien de
causalité et donc quand on est responsable. Ceci étant, la jurisprudence se désintéresse de ces
théories et préfère agir de manière empirique.

A. LES THÉORIES DOCTRINALES

PARTIE MANQUANTE ?
19.03.19
Réparer intégralement c’est compenser le préjudice.

1. POUR COMPENSER
Cette réparation intégrale signifie qu’on répare seulement le préjudice, sans aller au-delà. La
victime ne doit pas s’enrichir au moment de la réparation.
La Cour de Cassation reprend l’art. 1258 du projet de réforme : « sans qu’il en résulte pour la
victime ni perte, ni profit ».
On envisage des illustrations de cette affirmation.
Ex : arrêt du 14 septembre 2017 (n°1622013, non publié)
Victime ayant été l’objet d’une agression et ayant reçu une quarantaine de coups de couteaux. Avait
eu conscience de son agression et de sa mort imminente lors de ces vingt minutes d’agression.
La Cour de Cassation estime que le préjudice avait été indemnisé deux fois : préjudice moral de
mort imminente et préjudice de souffrance endurée. Se faisant, pour la Cour de Cassation la CA
avait indemnisé deux fois le même préjudice.
Ainsi, la conséquence est que les héritiers de la victime se sont enrichi et, de ce fait, la Cour de
Cassation casse la décision de la CA.
Ex : arrêt du 7 septembre 2017 (n°16-15257)
Un immeuble est détruit par incendie. Or, cet immeuble était placé tout proche d’une route très
passante ayant eu pour conséquence d’amoindrir la valeur de la maison et avait conduit le maire a
refuser le permis de construire pour reconstruire la maison pour cause de proximité avec la grande
route.
L’assureur charger d’indemnisé avait déduis de cela que l’indemnisation qui devait être faite devait
être à la valeur vénale du bien (argent qu’on aurait obtenu en vendant le bien). Or, c’était une valeur
assez faible. Les victimes ayant été mal indemnisée contestaient cette indemnisation parce que pour
elle l’indemnisation ne devait pas se faire à la valeur vénale mais à la valeur de la reconstruction à
neuf.
La CA a retenu l’évaluation faite par l’assureur (valeur vénale), la Cour de Cassation admet aussi
une indemnisation à la valeur vénale parce que sinon la conséquence aurait été de s’enrichir (voir le
pourvoi).
Ex : 8 mai 1964
Une dame injure sa voisine. La victime des injures agit pour obtenir réparation, la CA admet
l’indemnisation en précisant « il avait lieu de condamner la voisine à des dommages et intérêts
sévères, Dame Harent étant coutumière du fait et ayant déjà été condamnée du même fait ».
Cette décision est censuré : le côté répété ne doit pas être pris en compte pour l’indemnisation de la
victime.
Ainsi, le juge ne peut pas réparer plus que le préjudice. Ne va-t-il pas réparer plus que le préjudice ?
Le juge du fond a une grande marge d’appréciation dans l’évaluation du dommage : peut réparer
plus mais sans le dire sinon la Cour de Cassation va casser la réparation.
« il faut faire sans dire ».

2. CONFISCATION OU PUNITION
Principe de la faute lucrative : procure à son auteur un gain même lorsqu’il a été sanctionné en
justice. (ex : Closer, Voici et photos compromettantes)
Les dommages et intérêts compensatoires ne sont pas suffisants : peuvent être très inférieurs à ce
que va rapporter la faute  incitation à commettre la faute.
Le principe de réparation intégral semble alors présenté une efficacité. La réponse peut alors être de
deux sortes : prévoir des DI confiscatoire (compensatoires) ou punitif.
Les dommages et intérêts (DI) confiscatoire ne sont pas déterminés par l’ordre du préjudice mais le
profit tiré de la faute.
Les dommages et intérêts punitifs est un DI dont le montant est fonction de la gravité de la faute
commise et non plus dépendant du préjudice ou du bénéfice réalisé. Pour une faute très grave on
aura des DI importants.
Les DI punitifs sont appliqués par les juridictions anglaises et américaines. Dans le droit américain
les DI punitifs relève des Etats fédérés. Ceci étant, tous les Etats (excepté la Louisiane) s’accordent
pour admettre les DI punitifs.
Ex : affaire Funk contre Kerbaugh, Cour Suprême de Pennsylvanie, 1908
La société Kerbaugh était chargée de la construction d’une ligne de chemin de fer. Le projet passe à
proximité d’une habitation. Or, un rocher est un obstacle et la société décide de faire exploser le
rocher en dépit de la proximité de l’habitation.
L’explosion ne se limite pas à cause un dommage sur l’obstacle mais s’étend jusqu’à l’habitation.
Faute lucrative.
Les américains luttent contre les fautes lucratives : la CS de Pennsylvanie octroie des DI punitifs 
permet à la victime de s’enrichir.
Ex : Monsanto condamné par une CS de Californie a des DI compensatoires et punitifs.
La France ne reconnait pas les DI punitif au nom de la réparation intégrale. Néanmoins, le projet de
réforme de mars 2017 décide d’instituer une amende civile. Cette amende civile serait prononcée
lorsqu’une faute délibérée en vu d’un gain a été constatée.
L’amende reviendrait, en revanche, à l’Etat.

II. LES EXCEPTIONS


Les clauses limitatives du contrat (limite l’indemnisation) et les clauses pénales (renforce
l’indemnisation) mais cela relève de la responsabilité contractuelle.
Il y a, malgré tout, des exceptions qui tendent à réparer moins que le préjudice, ou plus que
le préjudice. Atteinte au principe de réparation intégrale.
Moins que le préjudice ? Pour réparer moins que le préjudice, on peut se base sur les limitations
légales de responsabilité, ou bien les limitations contractuelles de responsabilité.

DELIMITATION LÉGALES
Est-ce que le législateur peut prévoir qu’on réparera moins en faisant obstacle à la réparation
intégrale ? Possible valeur constitutionnelle de la réparation intégrale ?
On aurait pu penser que le Conseil Constitutionnel aurait pu rattacher le principe de réparation
intégrale au principe constitutionnel de responsabilité civile. Il ne l’a pourtant pas souhaité.
La Cour de Cassation a affirmé en 2012 qu’il n’existait pas de principe constitutionnel de la
réparation intégrale du préjudice.
Dans cet arrêt, elle admet la constitutionalité du régime de l’indemnisation des victimes d’accidents de travail,
alors même que ce régime présente un caractère partiellement forfaitaire (=> mais si c’est forfaitaire, cela peut
être inférieur ou supérieur au préjudice)
La Cour de Cassation considère que ce n’est pas contraire à la Constitution.
En droit maritime, il y a un principe qui est inversé par rapport au principe de la réparation intégral :
sorte de principe quasi général de limitation de la responsabilité.
NB : connaitre principe d’amende civil (pour le partiel, connaître articles du projet en rupture avec
le droit positif)
Les clauses limitatives de responsabilité s’observent le plus souvent au sujet de la responsabilité
contractuelle.

CLAUSE LIMITATIVE DE RESPONSABILITÉ EN RESPONSABILITE DELICTUELLE


Il existe, dans ces situations susceptibles d’entrainer une responsabilité délictuelle des clauses
limitatives de responsabilité et est différents du contrat : le contrat se limite à la clause.
On peut envisager une telle clause dans une limitation précontractuelle (pas de nature puisque le
contrat n’est pas encore formé donc fondement de l’art. 1242)
On peut envisager, dans un contrat, que les parties s’engagent à limiter leur responsabilité.
En droit positif, les clauses limitatives de responsabilité sont normalement admise qu’en matière
contractuelle. Néanmoins, ces clauses sont sans doute valables lorsqu’elles ne portent pas sur la
responsabilité pour faute.
C’est donc dire que ces clauses limitatives de réparation pour la responsabilité délictuelle ne sont
pas valable pour faute prouvée.
En revanche, lorsque la faute est présumée ou de plein droit on peut envisager la clause limitative
de responsabilité.
Ex : on admet la clause limitative de responsabilité extracontractuelle lorsque des propriétaires
d’animaux , dans un parc à chien s’affranchissent réciproquement de la responsabilité du fait de
leurs animaux (au moins jusqu’à un certain montant du préjudice/dommage) : responsabilité
délictuelle mais pas une responsabilité pour faute.
Ce principe serait consacré dans le projet de réforme de mars 2017.

B. PLUS QUE LA REPARATION DU PREJUDICE


Il arrive dans des hypothèse particulières que le juge indemnise plus que le préjudice et notamment
pour garantir ou confisquer.
Dans l’hypothèse d’un diagnostic immobilier erroné le juge indemnise la remise en l’état du
bâtiment (ex : termites) : indemnise plus que le préjudice.
Pour confisquer. On a vu que la jurisprudence n’admet pas les DI confiscatoires. Néanmoins, le
législateur admet les DI confiscatoires dans certaines matières (ex : en matière de propriété
intellectuelle).
Le législateur, en juillet dernier, admet également en matière du secret des affaires.

SECTION 2 : LA REPARATION ADEQUAT


On cherche à replacer la victime dans la situation antérieure au préjudice (souvent matériellement).
Réparation en nature : lorsque le dommage est matériellement réparé.
La réparation en nature n’est pas toujours possible : la victime par ricochet qui subit la mort d’un
proche, victime ayant subi un accident de la route et ayant perdu l’usage de ses jambes.
Dans ce cas on ne se tient pas à ce constat et on obtient une réparation par équivalent sous forme de
dommages et intérêts : réparation par équivalence.
On a donc deux types de réparation adéquat.

I. LA RÉPARATION EN NATURE
La responsabilité civile va pouvoir poursuivre deux objet : réparer et faire cesser le trouble.
On parle de réparation (réparation en nature stricto-census) lorsqu’on fait cesser le dommage. On
fait cesser le trouble quand on parle de cessation illicite.
Deux formes de réparation en nation stricto-census : remise en l’état et publicité.
Ex : un entrepreneur qui détruit un mur mitoyen. Il semble normal pour la Cour de Cassation de
condamner l’entrepreneur à reconstruire le mur effondré du voisin mitoyen.
On le condamne donc directement à réparer le mur : on demande directement à l’auteur du
dommage de remettre en l’état le mur ; se distingue de l’autre forme de réparation qui est de
demander à payer la victime pour que, s’il le veut, puisse reconstruire lui-même son mur.
Ex : journal a scandale qui publie les photos d’une personne célèbre. La personne célère peut
demander des DI et/ou la publication d’un communiqué faisant état de la condamnation.
Lors de la perte d’un membre ou la perte d’un bien unique on aura nécessairement une réparation
par équivalent puisqu’il sera impossible de réparer en nature.
Pour le reste, la réparation répond aux conditions normale : faits générateur + dommage +
préjudice.
Le juge est libre de choisir entre réparation en nature et par équivalence.

II. LA RÉPARATION PAR EQUIVALENCE

A. LE PREJUDICE
Réparation par exacte équivalence du préjudice subi.
Comment évalue-t-on un préjudice ? L’évaluation du préjudice est une appréciation souveraine des
juges du fond. Ainsi, même si c’est interdit, les juges peuvent prendre en compte la gravité de la
faute. L’appréciation souveraine offre une très grande liberté aux juges du fond.
Quelle est la méthode employé pour indemniser ? Dommage matériel : utilité du bien perdu ou
endommagé. Le juge privilégie la valeur de remise en l’état. Si c’est impossible on établit une
revalorisation à la valeur vénale du bien.
En présence d’un dommage corporel, on doit justifier et régir la réparation en fonction de la
nomenclature Dinthillac.
Plus rigoureux, exigence que les juges du fond motivent poste par poste.
« au titre du préjudice de mort imminente => … £ ; au titre de la perte d’un proche => …£ »
Ils isolent les préjudices, même s’ils restent libres sur les montants. Mais afin d’uniformiser le tout
dans le territoire national, on se réfère en général au référentiel de l’ONIAM pour donner une idée
du montant.
A quelle date détermine-t-on la valeur du préjudice ? En général au jour du dommage, jour auquel le
droit à réparation est acquis par la victime. Depuis 1943, le préjudice sera évalué non plus à la date
du dommage mais à la date où le juge statue.
Ca permet de prendre en compte l’inflation et la victime n’aura pas à subir l’inflation avec une
indemnisation beaucoup plus faible n’ayant pas pris en compte l’inflation.
L’autre avantage est que ce système permet la prise en compte de l’évolution du dommage (ex :
aggravation).
Que doit faire le juge si le dommage continue à évoluer au jour où il statue ?
Si postérieurement au jugement l’état de la victime s’améliore, l’auteur du dommage ne pourra pas
en profiter.

B. L’INDEMNITÉ

1. LA FORME DE L’INDEMNITÉ
Elle peut prendre la forme d’un capital : somme versée en une fois. On sera donc condamné en une
fois à l’allocation d’une somme à la réparation de ce dommage.
A compter du jugement, cette somme possède des intérêts moratoires.
Lorsque le préjudice s’échelonne dans le temps, lorsque par exemple il y a une perte de revenue du
fait de la faute, ou encore besoin de l’assistance d’une tierce personne car incapacité permanente, le
préjudice s’échelonne dans le temps. Dans ce cas-là, il arrive que l’indemnité prenne la forme d’une
rente, somme versée en plusieurs fois.
On peut toujours convertir la rente en capital

2. SOLIDARITÉ ENTRE CO-RESPONSABLES


Il faut établir le rapport victime-co-responsable (obligation à la dette) et le rapport entre les co-
responsable (contribution à la dette)
a. obligation à la dette :
C’est une question de solidarité. Est-ce qu’on peut demander à l’un des débiteurs l’intégralité du
paiement ou doit-il faire un recours contre chaque débiteur ? Dépend si l’obligation est divisible ou
indivisible/solidaire.
Obligation divisible : dans ce cas, on peut demander à l’un des débiteurs l’intégralité.
Les co-responsables sont tenus solidaire, très adopté en jurisprudence car plus avantageux pour les
victimes (créancières). Cela revêt un sens particulier parce qu’on ne parle pas de solidarité mais de
obligation in solidum.

Ne s’applique pas les effets secondaires de la solidarité, s’applique le principe général de la


responsabilité (la possibilité d’aller rechercher dans chacun des débiteurs de payer le tout).
Cependant, les poursuites faites par l’un des co-responsables ne vont pas interrompre la prescription
à l’égard de tous.
Par exemple, action en Justice contre un coresponsable, délai de prescription qui s’éteint, mais
possibilité d’agir tjrs contre l’autre coresponsable. (=/= solidarité).
Puis ne fait pas courir les intérêts moratoires à l’égard de tous. Ne nous demande pas de connaître
mais intéressant. Il n’y a pas de représentation mutuelle des co-obligés dans les obligations in
solidum.
En tout état de cause, une fois que l’un des débiteurs a payé pour l’autre, ce débiteur n’a pas à
supporter la charge de l’intégralité de la dette. Celui qui a payé pour le tout va pouvoir agir en
paiement contre le co-responsable également tenu à la dette.
b. contribution à la dette :
Le recours de celui qui a payé et la charge finale de la dette est déterminée par la notion de faute. Si
on a deux co-responsable avec un qui est responsable pour faute et l’autre qui est responsable du
fait de sa chose alors celui qui a commis une faute est tenu à la charge de l’intégralité du dommage.
Si c’est celui responsable du fait de sa chose qui a payé l’indemnité, il pourra se retourner pour le
paiement intégral de l’indemnité contre le responsable pour faute.
S’ils ont tous les deux commis une faute, chacun contribue à hauteur de la gravité de sa faute.
Pourcentage définit par le juge.
Si aucun des co-responsables n’a commis de faute (ex : parents du fait de leur enfant), on peut
diviser à parts égales entre les co-débiteurs.
PARTIE 2 : RESPONSABILITE DE DROIT SPECIAL
Titre 1 : les accidents de la circulation
En 1985, le législateur a adopté un régime spécial de responsabilité pour faire un sort particulier a
ces accidents de la circulation. Mécanisme = qui sets fondé sur une obligation qui est l'obligation de
s'assurer lorsqu’on conduit un véhicule terrestre à moteur.
Le premier objectif qui avait été poursuivi par le législateur de 85 était de favoriser les victimes
d'accidents de la circulation. Jusqu'à présent, il y avait des difficulté avec l'arrêt Desmares : la
jurisprudence pouvait susciter la législation (arrêt rendu au début des années 80 qui a suscité la loi
de 85 sur les accidents de la circulation). Si on appliquait le droit commun, on pouvait opposer a la
victime plusieurs éléments et notamment sans faute (si la faute avait contribué au dommage =
réduisait l'indemnisation de la victime) et on pouvait lui opposer le fait de la force majeur. Le droit
commun était sévère pour les victimes d'accident de la circulation et dans cette perspective la loi de
85 a améliorer cela puisque si on s'intéresse juste a ces deux éléments (faute et force majeur), on va
restreindre dans la loi de 85 la faute de la victime et puis s'agissant de la force majeur (purement et
simplement exclu comme cause d'exonération).
Objectif 1 : La loi de 85 améliore donc les victimes.
Objectif 2 : accélérer les procédures d'indemnisations. Elle était autrefois un peu lente il fallait
qu'elle se fasse plus rapidement, la loi de 85 va exiger de l'assureur une offre d'indemnisation dans
un délai précis.
Chapitre 1
Article 1 de la loi de 85 : “Les dispositions du présent chapitre s'appliquent, même lorsqu'elles
sont transportées en vertu d'un contrat, aux victimes d'un accident de la circulation dans
lequel est impliqué un véhicule terrestre à moteur ainsi que ses remorques ou semi-remorques,
à l'exception des chemins de fer et des tramways circulant sur des voies qui leur sont
propres.”
 il faut un accident de la circulation
 il faut un véhicule terrestre a moteur
 il faut qu’il y ait eut une implication de ce véhicule terrestre a moteur dans l'accident

SECTION 1 : UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION


Exemple : une voiture qui renverse une moto en voulant tourner a gauche, elle l’a renversé et
évidemment, accident de la circulation.
Exemple : un véhicule roule en forêt souhaite éviter un sanglier et s'encastre dans un arbre.
Exemple : un piéton est renversé par un camion = accident de la circulation.
Situation plus délicat : un accident causé a un cycliste par un véhicule qui est en stationnement, est
ce que y a accident de la circulation ? Un accident qui est intervenu sur une voie privée ou encore
sur une voie publique mais fermé a la circulation car on tourne un film.
La réponse se trouve dans une attitude qu'à la cour de cassation, de reconnaître d'une
manière assez large la qualification de l’accident de la circulation. La cour de cassation va
considérer qu'à chaque fois que le véhicule est en mouvement, incident dans lequel le véhicule
impliqué se retrouve considéré comme accident de la circulation.
Elle a une vision un peu large de cet accident de la circulation cra quand elle dit cela, elle
n’entend pas que l'accident doit être dans la circulation peu importe si on est pas dans la
circulation.
Dans toutes ces situations, elle admet qu'il puisse avoir accident de la circulation même si on
est pas en circulation.
Exception : en raison des spécificités du sport, la cour de cassation considère que la loi de 85 de
s'applique pas dans les rapports entre participants et compétitions automobile. C'est ce qui explique
l'arrêt (sur le singe qui fait des acrobatie, side car cross) dans ce cas la on considère que l'accident
implique responsabilité du fait de la chose et non pas du fait de l'accident de la circulation.
En revanche, on exclut le régime entre participant ça ne vaut pas entre participant et spectateur, si
un accident implique un spectateur (circuit automobile). On n'est pas entre participants et donc
s'applique la loi de 85.
Le véhicule a l'arrêt : lorsqu'il est a l'arrêt on va pouvoir dire qu'il y a accident de la circulation dans
le cas ou les circonstance rattache le véhicule a la circulation. Par exemple : le véhicule est stationné
sur la voie publique. Une personne est en double fil, un accident en résulte, c'est un accident de la
circulation même si ce véhicule impliqué est a l'arrêt.

SECTION 2 : VÉHICULE TERRESTRE A MOTEUR


Un véhicule terrestre a moteur est un véhicule automoteur destiné a circuler sur le sol et qui peut
être actionné par une force mécanique sans être lié a une voie ferré ainsi que toutes remorque
même non attelé.
On peut citer : les camions, les autocars, voitures, voiture sans permis, motos.
Le cas de la trottinette électrique, il faut se demander si c'est un véhicule automoteur ? oui, destiné a
circuler sur le sol ? oui et donc tous les critères du véhicule moteur sont remplis qui fait qu'on peut
considérer sans doute que les trottinettes électriques sont des véhicules terrestre a moteur.
L'article 1 de la loi de 85 exclu de son champ d'application les chemins de fers et les tramways qui
circule sur une voie qui leurs est propre. L'idée était sans doute de réduire s'agissant des accidents
de trains, dans un but d'éviter a la SNCF des indemnisations trop fréquentes, on a voulue exclure ses
trains de la loi de 85 très favorable aux victimes. Il en résulte une casuistique un peu difficile, on va
regarder les faits, lorsqu'un tramway traverse un carrefour, on peut se demander s'il se trouve sur
une voie qui lui est propre, voir si la loi de 85 s'applique ?
La cour de cassation a répondu et a considéré que le tramway qui traverse un carrefour, s'il est
ouvert aux autres usagers, il ne va pas circuler sur une voie qu'il lui est propre et donc la loi de 85
s'applique.
En revanche, le cour de cassation considère que les voies sufferers ne sont pas communs aux
usagers de la route, car les usagers de la route ne peut pas l'emprunter. Pour la cour de cassation,
lorsqu'il y a un accident sur un passage a niveau et bien la loi de 85 ne va pas s'appliquer.
Dans le projet de réforme : réintégration dans le champs de la loi de 85 qui permet : une meilleur
indemnisation de la victime et l'unification de ce régime la.
Exemple : la personne qui est poussé sur les voies par un demeuré et bien dans ce cas la ne
spzaplqiueriat plus la responsabilité du fiat des choses mais la rpeosnsbailtié du fiat des accdientgs
de la circulaiton (avec pour conséquences les causes d’éxonéraiton) Dans letat actuel, la SNCF peut
sexonérer a travers cette force majeur si le projet été adopté.

SECTION 3 : L’IMPLICATION DU VÉHICULE TERRESTRE MOTEUR DANS


L'ACCIDENT
Implication nous dit l'article 1 de la loi de 85 : notion qui se distingue un peu du lien de causalité
puisque celui qui est impliqué dans un accident n'est pas forcément celui qui l'a causé (notion plus
large) pour qu'un véhicule soit considéré comme impliqué dans un accident, il faut et il suffit qu'il
est été impliqué, il n'est pas nécessaire que ce véhicule terrestre a moteur ait impliqué l'accident.
C'est une particularité importante avec la responsabilité du fait des choses. En matiere de
responsabilité des choses : si la chose est inerte (elle n'a pas bouger lors de l'accident) il faut
démontrer la normalité de l'état de la chose ou de la position de la chose. Pacr que si on ne démontre
pas cette anormalité on va considérer que la chose n’a pas eut le relatif dans la réalisation du
dommage, et quelle na pas de lien causal, qu'elle n'en est pas a l'origine.
Une exigence de véritable causalité : en matière de responsabilité du fait des choses il faut
démontrer l'anormalité. En revanche en matière de la responsabilité de l’accident de la circulation :
il faut démontrer l'implication et non pas ,nécessairement la normalité. Pour que l'indemnisation,
soit du, il faut et il suffit que le véhicule ait été impliqué dans le processus dommageable. Exemple
un véhicule garer sur la voie publique la ou c'est une zone autorisé, un scooter viens l'accrocher
avec son guidon, sa occasionne la chute du scooter, une blessure de celui qui le conduisait, dans ce
cas la on va considérer que le véhicule est impliqué dans le dommage (application de loi de 85 en
dépit du fait que le véhicule n'a pas de rôle causal dans la réalisation du dommage.) Le plus souvent
l'implication du véhicule dans l'accident va être facile a établir. Selon la jurisprudence, tout véhicule
moteur ayant heurté le siège du dommage qu'il soit a l'arrêt ou en mouvement, il y a une
implication.
Lorsque au contraire le véhicule terrestre n’est pas entrer en contact avec l’auteur du dommage,
l’implication est plus difficile à démontrer il va falloir démontrer l’implication, qu’il a jouer un rôle
quelconque dans la réalisation du dopage. L’implication a été admise dans la situation où un piéton
a été pris par le recul d’une voiture chute, il y a implication du véhicule dans le dommage
application loi de 85, l'implication a été admise dans une situation ou l'alarme d'une véhicule de
déclenche, s'est déclenché en même temps le feu d'artifice, sirène de pompiers, sa réussite a
l'affolement de deux chevaux qui s'échappe et qui cause un accident, la loi de 85 application et les
personnes ayant été victime de la circulation pouvait être indemnisé par le propriétaire du véhicule.
Qui est le responsable ? C’est général le conducteur mais il peut être également le gardien de la
chose. Il arrive que le conducteur et gardien se trouve dans le même véhicule et le gardien va
indemniser le conducteur et le conducteur va indemniser le gardien. Dans l'hypothèse où le
conducteur est un préposé et s'il agit dans les limites de sa fonction, qui va être considéré comme
responsable ?(le commettant et non pas le préposé.)

SECTION 2 : LES CAS D'EXONÉRATION


L'une des spécificité essentiel de la loi du 85 c'est d'exclure la force majeur comme cause
d'exonération, elle n'est pas en matière d'accident de la circulation une élément d'exonération en
responsabilité. Deux éléments d'exonérations possible :
 la faute de la victime conductrice
 la faute de la victime non conductrice
La loi de 85 fait cette distinction.

I. LA FAUTE DE LA VICTIME CONDUCTRICE


En 85, il y a eut une volonté d'une part de responsabiliser les conducteurs, de prendre en compte
leurs fautes et pusi volonté que le système tienne et donc qu'on limite les indemnisations a la marge
pour que le système de coute pas trop cher. Pour limiter le coût de l'assurance on a pris en compte la
faute de la victime lorsqu'elle est conductrice. On prend en compte cette fois :
 soit pour limiter la réparation lorsque la faute de la victime conductrice présente pas les
caractères de la force majeur
 soit pour l’exclure complètement
On prend en compte par exception lorsque la victime est conductrice : sa faute. Exemple : un
automobiliste est suivis par un autre automobiliste, le premier freine brusquement, le deuxième fait
un écart et va sur la bande d'en face pour éviter l'impact. Il va sur l'autre voie et malheureusement, il
y a un usager qu'il lui rentre dedans. La personne qui s'était déporté est blessé, même si c'est elle qui
est a l'origine de l'accident elle va pouvoir demander l'indemnité de l'accident puisque l'autre lui est
rentré dedans, il a été impliqué dans l'accident. cette personne qui sets déporté demande réparation
mais sa demande va être rejeté car selon la cour d'appel en se déportant comme cela brusquement
sur la gauche et bien il a violé un article du code de la route en application duquel dans les
situations normales le conducteur devrait maintenir son véhicule sur le bord droit de la chaussé, il
ne respecte pas et donc il est fautif et cette faute exclu son indemnisation ou viens même la limiter.
La victime conductrice en tant qu'elle est impliqué dans le dommage via son assureur va
indemniser celui qui circulait en face.

II. LA FAUTE DE LA VICTIME NON CONDUCTRICE


La situation est celle de la personne qui n'est pas au commande d'une vehicule terrestre a moteur :
piéton, cycliste, passager de la voiture. Il faut distinguer le préjudice matériel et corporel.
Pour le dommage corporel : deux exceptions :
 que la faute est inexcusable (exemple : causé exclusive de l'accident, exemple dans lequel
la faute n’a pas été considéré comme inexcusable, celle d'une personne qui se balade sur une
route non éclairé avec des vêtements sombre, hors agglomération, heure de fréquentation
importante, temps pluvieux, son but est de se faire prendre en stop pour rejoindre son
domicile. Cette personne est renversé, la cour de cassation n’a pas démontré la faute
inexcusable. En revanche a été considéré comme faute inexcusable le fait pour une personne
de monter sur un bus la nuit du réveillon, sa place a la califourchon, dès le départ du bus, il
tombe et meurt, dans ce cas la faute inexcusable de la victime.)
Cette faute inexcusable ne vas pas toujours être pris en compte : par exception, la faute inexcusable
est exonératoire de responsabilité, seulement cette faute inexcusable, cause exclusive de l'accident
ne vas pas être pris en compte lorsque la personne est vulnérable, la loi de 85 en fixe la liste de ce
type de personne vulnérable et par exemple : bénéficie d'une indemnisation total même en présence
d'une faute inexcusable : victime âgé de moins de 16 ans et plus de 70 ans.
 si la victime a recherché le dommage qu'elle a subit on ne va pas l'indemniser.
Les dommages matériels :
Une règle selon lequel on va pouvoir opposer toute faute a la victime.
Titre 2 : la responsabilité du fait des produits défectueux.
Les principes de notre responsabilité sont les principes internes dégagés par la jurisprudence te pas
influencé par le droit européen qui a au contraire une importance si grande dans d'autre domaine.
Au contraire, le droit de la responsabilité civile est largement interne et très peu déterminé par le
droit européen. La responsabilité civile est très déterminé par le droit de l'union européenne (c'est la
responsabilité du fait des produits défectueux) la responsabilité intéresse le domaine du marché, le
droit de l'union européenne a un joueur, la responsabilité intéresse le marché parce que un procureur
pourrait se retrouver favoriser par rapport a un autre producteur d'un produit, si sa responsabilité ne
pouvait être engagé de manière résiduelle.
Sa seaut favoriser un pays par rapport a un autre et faire obstacle a l'unification par rapport au
marché” il y aurait une façon de faussé la concurrence, qui est l'une des raisons d'être de l'union
européenne ue. C'est la raison pour laquelle en matière de produit défectueux, en 85 a été prise une
directive européenne pour réglementer la responsabilité d'engagement des producteurs.
La directive a été transposé par une loi de 98 sur les produits défectueux, exemple : un médicament
qui va provoquer chez le patient des effets indésirables graves, la loi de 98 permet d'obtenir
indemnisation dans des conditions qui s'écarte du droit commun. Elle a modifié le CC en ajoutant
les article 1386-1 et suivants du CC qui suit le droit commun. Sa permet donc l'indemnisation des
victimes d'accidents liés a des produits défectueux. Cet article 1386-1 et suivants se trouve aux
1245 et suivants du CC. Aujourd'hui on exige que la disposition de l'article 1245 et suivants du CC
qui sont une transposition de la directive soit lu, interprété a la lumière de la directive, on doit les
interpréter par référence a la directive. Par ailleurs, il faut également interprété les article 1245 et
suivant a la lumiere de la jurisprudence de la CJUE.
CHAPITRE 1 : LES CONDITIONS
Elles se trouvent a l'article 1245 du CC : “Le producteur est responsable du dommage causé par un
défaut de son produit, qu'il soit ou non lié par un contrat avec la victime.” 1245-10 :
On observe 4 conditions :
 il faut un dommage
 un défaut
 un lien de causalité
 mise en circulation
1. il faut un dommage
Pour que le régime spécial joue, il faut démontrer qu'il ya eut un hommage seulement c'est un
régime qui ne spaplqiue pas a l'ensemble des dommages, c'est un régime qui s'applique au
dommage corporel. Ça s'applique également za certains dommages matériels, qui engendre un
préjudice supérieur a 500 euros.
C'est un dommage qui n'est pas causé au produit lui même, il s'applique la garantie des vices
cachés. Il faut un dommage soit matériel ou corporel causé par le produit mais qui ne porte pas sur
le produit lui-même.

2. Un défaut
La rpeosnsbaziltié du prodcteur ets uen repsosnabiltié de plein droit ce qui exclut la faute, elle peut
exister mais peut importe elle n'est pas nécessaire a l'engagement de la responsabilité civile.
Deux questions qui se pose :
 quest ce quun produit ? Un produit est tout bien meuble.
 Quest ce quun défaut ? Lorsqu'il présente un vice dans la fabrication. La directive selon le
droit européen et le droit français, un produit est défectueux lorsqu'il n'offre pas la sécurité a
laquel on peut légitimement s'attendre. Pour le dire en d'autre terme, la défectuosité sa peut
etre comme une potentialité anormale de dommage.
soit le produit est trop dangereux en lui même ou l'infirmation fourni n'est pas adaptés.
 le produit lui même (exemple : affaire du mediator : produit qui été utilisé pour faire mincir
et a parfois engendrer des problèmes cardiaques, la cour de cassation a considéré qu'il y
avait un défaut du produit car le risque était anormalement élevé par rapport au bénéfice qui
avait été attendu.) Autre exemple : tiré d'une affaire une personne qui occupait un logement
provisoirement avait été victime de l'exposition d'un gaz propane parce que c'était une
bouteille branché a une gaziniere prévu pour le gaz butane (deux gaz différents). La cour de
cassation dit qu'il ya un défaut du produit car c'est dangereux, il aurait fallu prévoir une
connectique spécifique, que la bouteille de gaz ne puisse pas être branché a une gaziniere
butane. La bouteille de gaz = produit défectueux + indemnisation de la personne victime de
l'explosion. Dans ces cas, c'est le produit lui même qui est défectueux.
 cela peut résulter d'une mauvaise information. Exemple : un particulier qui voulait
couler du béton, il se fait livrer du béton mais il utilise le béton sans utiliser de protection
particulière, il se trouve que le béton est corrosif et que cette personne va subir a la suite des
travaux d'importante lésion. La cour de cassation a considéré que l'information donné sur le
produit était insuffisante et même s'il y avait sur le produit des avertissements c'était pas
assez important. Ce produit est considéré comme défectueux, le vendeur va engager sa
responsabilité civile a l'égard de l'utilisateur occasionnel.

SECTION 3 : LE LIEN DE CAUSALITÉ


Ce lien de causalité doit être rapporté par la victime et donc la cour de justice indique que cela
exclut toute présomption de droit mais on peut envisager une présomption de fait.

SECTION 4 : LA MISE EN CIRCULATION


C'est le quatrième élément qui va justifier un engagement de la responsabilité civile sur le
fondement de l'article, il n'a pas besoin d'être démontré. Elle est présumé (si un produit a été utilisé,
a été mis en circulation) ce qui veut dire qu'il est possible d'exclure la responsabilité du producteur
s'il n'avait pas mis en circulation mais c'est a lui d é montré qu il na pas été mis en circulation. Selon
la cour de justice, qui est l'organe officiel d'interprétation des directives;
La mise en circulation = processus de la sorti de fabrication.
Il y a pas mise en circulation et pas responsabilité du producteur si ce’ producteur preuve qu il na
pas commercialisé le produit.? Il n'y a pas mise en circulation si le produit qui a été utilisé est
lorsqu'il est volé, il est démontré au producteur qu'il y a eut un vol = mise en circulation qui exclut
l'indemnisation.
CHAPITRE 2 : MISE EN OEUVRE
La mise en oeuvre de la responsabilité pose la question s'il peut y avoir un cumul entre
responsabilité de droit commune et responsabilité de droit spécial.
Le code civil nous dit que le cumul est possible mais on peut soit si on veut se fonder sur le droit
commun soit se fonder sur le droit spécial mais la difficulté, le code civil nous dit que le cumul est
exclu dans tous les cas de responsabilité dont le fondement est identique.
Si on se plaint d'un défaut de sécurité du produit = on se fonde sur 1245 et suivants et non pas sur le
droit commun. A priori, cumul ou sauf si le fondement de l'action est identique = défaut de sécurité.
Aucun cumul etrs possible dès lors que les conditions de la loi de 85 sont réunis, ion ne peut plus se
fonder sur le droit commun = on a une exclusion même si on a intérêt dans une circonstance
particulière a se fonder sur le droit commun, on est contraint de se fonder sur la loi de 85.

SECTION 1 : LE RESPONSABLE (LE PRODUCTEUR EST CONSIDÉRÉ COMME


RESPONSABLE OU LE FOURNISSEUR)
Il importe peu que le possible soit lié a la victime, par contre soi on a acheté a un producteur son
produit ou qu'on ne lui a pas acheté a lui.
Le responsable va être le producteur ou le fournisseur du produit. Le producteur est une personne
qui agit a titre professionnelle d'abord, ensuite il s'agit d'un producteur de produit, du fabriquant de
matière première, du fabricant du composant du produit etc.

II. LE FOURNISSEUR
Si il se trouve que le fournisseur ne peut aps être identifié, la victime peut s'adresser au fournisseur
particulier, celui qui lui a fourni le produit, celui qui l’a fournit va etre tenu pour responsable au
même titre que le producteur véritable.

SECTION 2 : LE CAS D'EXONÉRATION


Il y a une liste de cas d'exonération et notamment : le producteur ou fournisseur va pouvoir
s'exonérer dans la situation ou l'état des connaissances scientifiques et techniques au moment de la
circulation et bien quant a cette époque là n'avait pas permis de déceler le défaut = l'exonération
pour risque de développement. Il faut donc que le risque nest pas été décelée. Dans l'affaire du
mediator puisqu'en 2006, lorsque le mediator était mis sur le marché dans l'affaire en cause en 2006,
il y avait des etudes internationales qui avaient été publiés et qui avait signalé un risque cardiaque
lié a la prise du mediator, cette information avait mené au retrait de la vente en suisse en 98 et puis
dans d'autre pays européens.

SECTION 3 : LE DÉLAI POUR AGIR


Il y a une spécificité qui s'observe ici pour la responsabilité des produits défectueux dans le délai
pour agir puisque ne va pas sapplqieur la rpescitripion de droit commun, il y a eut un délai de
prescription de 3 ans et le point de départ = date a laquelle le demandeur a eu ou aurait dû avoir
connaissance mais par négligence il ne l'a pas eue, du dommage, du défaut et l'identité du
producteur. S'ajoute un délai de forclusion qui est de 10 ans après la mise en circulation du produit.

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