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U.N.I.

S/ Master I Droit privé Année universitaire 2019-2020


Technique fiscale Intervenant : M.O. CISSE

Travaux dirigés
Thème : analyse fiscale des déficits fiscaux
Généralité : Le déficit fiscal d’un exercice peut venir en déduction des bénéfices
ultérieurs dans la limite de trois (3) exercices. La limitation du délai de report au
troisième exercice qui suit l’exercice déficitaire ne s’applique pas aux
amortissements comptabilisés en période déficitaire. Il apparaît ainsi que dans le
déficit d’un exercice, il faut distinguer :
• Le déficit provenant de l’exploitation générale, amortissements exclus
ou Déficit Ordinaire ;
• Le déficit provenant des amortissements.
Seule la partie du déficit correspondant aux amortissements comptabilisés
est susceptible d’être reportée au-delà de trois exercices et pour une période
illimitée. On parle alors d’Amortissements Réputés Différés en période
déficitaire ou A.R.D.

Etude de cas n°1


La M.D.L SA est une société de droit sénégalais avec un capital entièrement
libéré. Elle a réalisé au cours de l’exercice 2017 un résultat comptable de
20.000.000 F pour un chiffre d’affaires de 120.000.000 F. Pour l’exercice
considéré, elle a comptabilisé les opérations suivantes :
1. Dividendes nets reçus de société filiale : 67.500.000 F ;
2. Intérêts nets sur obligations à échancre de 3 ans : 58.725.000F ;
3. Dotations aux amortissements correctement comptabilisées :20.000.000 F ;
4. La taxe spéciale sur les voitures particulières des personnes morales
7.000.000 F.
Pour l’exercice 2018, la M.D.L SA a réalisé un résultat fiscal avant correction
d’un montant de 90.000.000 F pour un chiffre d’affaires de 750.000.000 F. Mais
au paravent, elle avait enregistré les résultats suivants :
Exercice 2016 : un résultat fiscal nul 0
Exercice 2015 : un déficit global de 7.000.000 dont 2.000.000 d’amortissements.
Exercice 2014 : un déficit global de 5.000.000 dont 2.000.000 d’amortissements.
Travail à faire : En votre qualité d’auditeur vérifier les impôts à payer par
la société pour les exercices de 2017 et celui de 2018.
Cas n°2 :

La Delta – SA est une entreprise de droit sénégalais. Pour l’exercice N, elle


a réalisé un résultat comptable de 8 000 000 F. Parmi les produits de l’exercice N
figure une plus valus d’un montant de 7 000 000 FCFA. Cette plus-value a été
réalisée à la suite d’une cession d’un élément d’actif amortissable. Mais le gérant
a pris l’engagement de réinvestir dans le délai.
A la fin de la période de réinvestissement, la Delta-SA ne remplit pas toutes
les conditions de réemploi posées par la loi et réintègre le montant de la plus-value
dans le résultat de l’exercice N +3. Au cours de cette période, elle a enregistré les
résultats suivants :
N N+1 N+2 N+3 N+4
Chiffre 175 000 000 180 000 00 167 000 000 203 000 000 190 000 000
d’affaires
Résultat 8 000 000 3 000 000 5 000 000 2 000 000 4 000 000
comptable

Auparavant, la Delta-SA avait enregistré les résultats suivants :


Exercice N ₋ 1 : Résultat fiscal 60 000 000 F.
Exercice N ₋ 2 : résultat fiscal nul ;
▪ Résultat déficitaire : 22 000 000F
▪ Dotations aux amortissements : 9 000 000 F.
Travail à faire : En votre qualité d’auditeur calculer l’impôt à payer en
déterminer une démarche d’optimisation fiscale permettant de réduire la
charge fiscale sur les résultats de « Delta- SA » de N à N + 4.