Vous êtes sur la page 1sur 100

Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

I- PARTIE INTRODUCTIVE .................................................................................. 1


A – METHODOLOGIE DE L’EVALUATION...................................................................................... 1
1- Acteurs et Calendrier ............................................................................................................1
2- Questions évaluatives étudiées............................................................................................2
3- Méthodes et outils utilisés ...................................................................................................3
B - COMPOSITION ET OBJECTIFS DU SCHEMA ............................................................................. 4
1- Le cadre légal dans lequel s’inscrit le SDDEA.......................................................................4
2- Les grandes ambitions du SDDEA en Seine Maritime. ........................................................4
3- Les moyens du SDDEA : La structuration territoriale et transversale des établissements
d’enseignement artistique...........................................................................................................5
II- L’ÉVOLUTION DES ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES SUR LE DÉPARTEMENT........................... 7
A- UNE DÉMOCRATISATION DE L’ACCÈS TRÈS LIMITÉE ............................................................. 8
1- Un nombre d’élèves identique, mais de niveaux différents ...............................................8
2- Un accès socio-économique qui ne s’améliore pas ...........................................................15
B- UNE OFFRE QUI RESTE SENSIBLEMENT LA MÊME............................................................... 20
1- L’évolution de la diversité et de la répartition territoriale des disciplines ......................20
2- Une hausse du nombre de projets d’établissements ........................................................23
3- Une hausse importante du nombre de professeurs dans les écoles du Schéma, mais une
légère réduction de leur qualification .......................................................................................24
C- SENSIBILISATION À L’EDUCATION ARTISTIQUE .................................................................. 28
ET SOUTIEN DE LA VIE CULTURELLE DU DEVELOPPEMENT ........................................................ 28
1- Une réelle implication des écoles dans leur mission d’éducation artistique auprès du
milieu scolaire.............................................................................................................................28
2- Un accompagnement à la pratique amateur très développé au sein des écoles.............30
3- Des partenariats variés avec le milieu professionnel........................................................32
4- Un développement très important du nombre de représentations publiques des écoles
34
D- LA COOPÉRATION ET LA MUTUALISATION : UNE RÉELLE PROGRESSION DES ÉCOLES....... 36
1- La coopération en matière de ressources matérielles ......................................................36
2- La coopération en matière de ressources humaines.........................................................37
3- La coopération en termes d’enseignement et d’éducation artistique .............................38
4- La coopération en matière de diffusion.............................................................................38
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

III- GOUVERNANCE, CONTENU ET IMPACTS DU SCHÉMA SUR L’ÉVOLUTION DES


ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES ............................................................................ 40
A - DES TERRITOIRES GLOBALEMENT BIEN APPROPRIES PAR LES ECOLES .................................. 40
1- Un réseau territorial bien approprié… ...............................................................................40
2- …Mais pas de manière homogène sur l’ensemble des territoires....................................42
3- Des réseaux d’écoles hors territoires qui n’ont pas pris ...................................................45
B - DES MOYENS TROP LIMITÉS POUR AGIR SUR LES OBJECTIFS GÉNÉRAUX DU SCHÉMA .......... 46
1- Des établissements en prise directe avec les communes / EPCI.......................................46
2- Peu d’incitations financières à la mise en place des objectifs du Schéma .......................47
3- Une animation départementale jugée pas assez intense .................................................48
C - UN SCHÉMA AU CONTENU PEU CONCRET............................................................................ 50
1- Un schéma aux objectifs peu définis..................................................................................50
2- Un Schéma sans feuille de route ........................................................................................50
IV - PRÉCONISATIONS........................................................................................... 52

ANNEXES..................................................................................................................
Annexe 1 : Carte des zones d’action.............................................................................................2
Annexe 2 : Evolution du nombre d’élèves en musique entre 2008 et 2012 ................................3
Annexe 3 : Evolution du nombre d’élèves en danse entre 2008 et 2012 ....................................4
Annexe 4 : Monographies territoriales.........................................................................................5
Annexe 5 : Questionnaires Directeurs / Délégués......................................................................12
Annexe 6 : questionnaire anciens élèves....................................................................................18
Annexe 7 : Liste des directeurs auditionnés ..........................................................................1
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

I- PARTIE INTRODUCTIVE
En décembre 2007, dans le cadre de la loi du 13 août 2004 qui transfère aux départements la responsabilité
d’adopter des schémas d’orientation des enseignements artistiques, le Département de Seine Maritime a
adopté son premier schéma, pour une durée indéterminée.

Après 6 ans de fonctionnement du Schéma, il convenait donc de faire un état des lieux des enseignements
artistiques en Seine-Maritime et d’évaluer le dispositif au regard des objectifs fixés.

Le bilan de cette évaluation, ainsi que les nouvelles orientations de la politique culturelle départementale,
vont permettre d’envisager de nouvelles préconisations qui pourront se traduire par une révision des
modes d’interventions, notamment et de manière non exhaustive : le découpage territorial, les critères et
modes de calcul des subventions.

L’évolution du SDDEA a pour finalité et ambition de proposer aux acteurs concernés un outil dynamique au
service des enseignements artistiques dans leur ensemble sur le territoire départemental. Il pourrait ainsi
intégrer de nouvelles écoles, ou au contraire réorienter sur d’autres dispositifs les établissements qui ne
correspondent plus aux orientations ou dont les activités ont pris d’autres directions.

A – METHODOLOGIE DE L’EVALUATION

1- Acteurs et Calendrier

L’évaluation du SDDEA s’est déroulée sur une période s’étalant du mois de novembre 2013 au mois
d’avril 2014.

Elle a été lancée officiellement par la réunion du Conseil Départemental du 18 novembre qui a réuni Mme
Chauvel, Vice-présidente du Département en charge de la Culture à cette période, les délégués des
territoires d’enseignement artistique ainsi que les agents des deux directions du Département en charge de
l’évaluation : La Direction de la Culture et du Patrimoine (DCP) et la Direction du Contrôle de Gestion, Audit
et Évaluation des politiques publiques (DCGAE).

Elle a été mise en œuvre en intégrant 3 niveaux d’acteurs :

 Le Conseil Départemental : composé des membres cités ci-dessus.

Le Conseil Départemental a été le cadre du lancement officiel de l’évaluation en novembre 2013 et de sa


restitution en avril 2014.

 Le comité de suivi de l’évaluation : composé des délégués des territoires d’enseignement artistique, des
agents de la DCP et de la DCGAE en charge de l’évaluation ainsi que de leurs directeurs.

Le comité de suivi s’est réuni à la suite du Conseil Départemental le 6 décembre 2013 et a eu pour objet
d’intégrer les délégués comme relais d’informations auprès des directeurs des écoles d’enseignement

1
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

artistique sur la démarche d’évaluation proposée, les outils utilisés à cette fin ainsi que son calendrier de
mise en œuvre.

 Le comité technique d’évaluation : composé des Directeurs et des agents techniques de la DCP et la
DCGAE du Département de Seine Maritime en charge de la mise en œuvre de l’évaluation.

Les agents des deux directions du Département ont travaillé en partenariat sur la définition d’une
méthodologie d’évaluation: définition des questions évaluatives en commun, détermination et recueil des
données nécessaires pour y répondre, organisation du calendrier de mise en œuvre de l’évaluation.

Une fois cette phase préliminaire effectuée, c’est la DCGAE qui a été pilote de la mise en œuvre
opérationnelle de l’évaluation.

2- Questions évaluatives étudiées


A partir des objectifs, explicitement ou implicitement exprimés à travers le Schéma, un certain nombre de
questions évaluatives ont été définies par l’équipe d’évaluation, questions permettant de juger de la
réalisation ou non de ces ambitions :

- Le Schéma a-t-il permis l’amélioration de l’accès des Seinomarins aux enseignements artistiques?
Il a été étudié à travers cette question : L’évolution des zones d’action, du nombre d’élèves, la tarification
préférentielle, l’évolution du financement et des tarifs des écoles, la provenance des élèves.

- Le Schéma a-t-il permis d’améliorer la qualité de l’offre?


Il a été étudié à travers cette question : l’évolution du nombre, de la variété et de la répartition des disciplines,
l’évolution du nombre et la qualification des professeurs, les projets d’établissements,

- Le Schéma a-t-il contribué au développement de l’éducation artistique et de la vie culturelle du


département?
Il a été étudié à travers cette question : Les actions en milieu scolaire, les programmes de diffusion, la porosité entre la
formation artistique et les pratiques amateurs, les liens avec le milieu professionnel.

- Le Schéma a-t-il permis le développement de mécanismes de mutualisation et de coopération entre


établissements?
Il a été étudié à travers cette question : Les mises en commun de ressources, les bonnes pratiques échangées en
termes de de méthodes d’enseignement, de formations proposées, de pratique collective, la coopération en termes
de diffusion.

- Les modalités de gouvernance du Schéma sont-elles pertinentes?


Il a été étudié à travers cette question : La pertinence du découpage territorial actuel, le rôle des instances de
coordination.

2
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

3- Méthodes et outils utilisés


Pour répondre à ces questions, l’équipe d’évaluation a comparé un ensemble de données entre deux
années : 2008-2009, première année scolaire de mise en place du schéma, et 2012-2013, soit quatre ans
après la mise en œuvre du Schéma. Dans l’ensemble du rapport, il est fait référence à ces années comme
les années 2008 et 2012.

3 moyens ont été utilisés de manière complémentaire :

 L’ensemble des données collectées par la DCP dans les dossiers de demande de subvention
envoyés par les écoles, pour les années scolaire 2008-2009 et 2012-2013.

Cet ensemble de données quantitatives a permis notamment de répondre aux questions sur
l’accès, sur l’offre ainsi que le développement de l’éducation artistique et de la vie culturelle du
Département.

 Deux questionnaires :
 Le premier, envoyé à l’ensemble des directeurs des écoles d’enseignement artistiques
intégrées au Schéma aujourd’hui (71 écoles).
Ce questionnaire aura permis d’obtenir des confirmations sur les données issues des
dossiers de subvention ainsi que des éléments pour répondre aux questions sur le
développement de la coopération et de la mutualisation, ainsi que sur la gouvernance du
schéma.

Sur les 71 directeurs, 54 ont répondu au questionnaire, soit un taux de réponse de 76 %, un


taux qui permet raisonnablement de tirer des conclusions générales, applicables pour
l’ensemble des écoles du Schéma.

 Le second, envoyé sous la forme d’une enquête en ligne et par courrier à un panel
d’anciens élèves des écoles du Schéma ; panel obtenu sur la base de listes que les écoles
ont accepté de transmettre à l’équipe d’évaluation.
Ce questionnaire visait pour sa part seulement à répondre à la question de la porosité entre
la formation et la pratique amateur.
209 anciens élèves ont répondu au questionnaire.

 Un ensemble d’entretiens organisés par la DCGAE avec un échantillon représentatif de 19


directeurs d’écoles d’enseignement artistique, soit environ le quart des directeurs des écoles du
Schéma.
Les critères pour établir l’échantillon ont été la représentativité des types d’écoles, des territoires
d’enseignement artistique et enfin le critère du type de zone (urbaine ou rurale) dans laquelle se
trouve la commune où se situe l’école.

Les questionnaires ainsi que la liste des directeurs auditionnés se trouvent en annexe de ce rapport.

3
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

B - COMPOSITION ET OBJECTIFS DU SCHEMA

1- Le cadre légal dans lequel s’inscrit le SDDEA


Le Schéma Départemental de Développement des Enseignements Artistiques de Seine Maritime est la
résultante d’une compétence relativement nouvelle, issue du transfert aux Département par la loi du 13
août 2004 de la responsabilité d’adopter des schémas d’orientation pour les enseignements artistiques.

Ceux-ci doivent être élaborés en concertation avec les communes concernées et ont pour objet de définir
les principes d’organisation des enseignements artistiques sur le territoire départemental. Ils doivent
rechercher à « améliorer l’offre de formation et les conditions d’accès à l’enseignement »1. La loi prévoit
également que c’est à travers le schéma que le Département « fixe […] les conditions de sa participation au
financement des établissements d’enseignement artistique au titre de l’enseignement initial. ».

Au-delà de ces dispositions légales, les départements disposent d’une totale latitude aussi bien sur la
structuration du Schéma que dans la déclinaison des grands objectifs de la loi en objectifs intermédiaires.

2- Les grandes ambitions du SDDEA en Seine Maritime.


Dans le respect des objectifs énoncés par la loi présentée ci-dessus, le Département de Seine Maritime a
exprimé à travers le Schéma sa volonté d’ « une meilleure démocratisation de l’enseignement artistique et
plus généralement des arts et de la culture », en facilitant par celui-ci « l’accès à l’éducation, aux
enseignements, à la pratique amateur et dans certains cas aux professions artistiques »2.

Enfin, le Schéma précise qu’à cette fin, il s’attachera à :

- « Orienter l’ensemble des acteurs vers une démarche commune de réflexion, de développement, d’actions
et de réalisations partenariales ;

- Tendre vers une amélioration de l’offre et de sa qualité, notamment grâce une préoccupation constante de
la formation et à une bonne répartition territoriale, avec la volonté de se préoccuper des secteurs peu
équipés ;

- De prendre en compte, au-delà de la mission d’enseignement des établissements, leur mission de


sensibilisation et d’éducation artistiques (notamment en relation avec le secteur scolaire), leur mission
d’accompagnement de la pratique en amateur et leur mission de diffusion et de création ».

Pour atteindre ces objectifs, le Département de Seine-Maritime a choisi de faire du Schéma un outil de
coordination, fondé sur une structuration tant territoriale que transversale des établissements
d’enseignement artistique3.

1
Loi n°2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales
2
SDDEA de Seine-Maritime, page 10.
3
SDDEA de Seine Maritime, page 18.
4
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

3- Les moyens du SDDEA : La structuration territoriale et transversale des


établissements d’enseignement artistique
Le Schéma devait permettre le développement de la communication, de la concertation et de la
coopération des différents établissements d’enseignement artistiques sur le territoire départemental, qu’ils
soient des établissements classés, des écoles municipales ou associatives.

 Le SDDEA créait à cette fin une structuration territoriale : un découpage en 7 territoires


d’enseignement artistique, chacun composé de 9 à 15 établissements regroupés selon une logique de
proximité territoriale, associée de manière secondaire à une volonté de répartition homogène des types
d’écoles au sein de chaque territoire, l’idée étant notamment que chaque territoire contienne au moins un
établissement classé4.

Le comité local d’enseignement artistique était l’organe devant réunir les directeurs des établissements du
territoire d’enseignement artistique, les responsables pédagogiques de ces établissements, les élus locaux
concernés, un représentant de l’éducation nationale.

Au-dessus de ces territoires, le Conseil Départemental devait être l’instance de pilotage du Schéma,
notamment en assurant la coordination des comités locaux, en favorisant une information au niveau
départemental pour les usagers, établissements et collectivités ou encore en créant une charte des
enseignements artistiques.
 En parallèle de ce regroupement en territoires, le SDDEA prévoyait la création de trois réseaux
transversaux pour les établissements d’enseignement artistique :
- Le réseau des établissements municipaux et associatifs ;
- Le réseau des établissements classés à rayonnement communal ou intercommunal ;
- Le réseau des établissements classés à rayonnement départemental et régional.

Ces réseaux devaient devenir un lieu d’échange complémentaire des territoires, où les problématiques
spécifiques à ces types d’établissements devaient être traitées. Un accompagnement du Département pour
la pérennisation de ces réseaux était une volonté du Schéma5.
 Enfin, des réseaux thématiques étaient également prévus. Ceux-ci, sur des thèmes aussi variés
que l’action en milieu scolaire, la danse, les musiques actuelles ou encore traditionnelles, pouvaient être
l’émanation du Conseil Départemental ou des comités locaux des territoires d’enseignement artistique. Ils
pouvaient être pérennes ou temporaires en fonction des besoins exprimés par les instances y étant à
l’origine.

 Concernant les moyens financiers, ils ne sont pas définis précisément dans le Schéma. Seules des
pistes de réflexion pour une réorientation du financement sont présentées, à savoir la prise en compte de
critères plus qualitatifs, la prise en compte de la richesse des communes ou encore l’application uniforme
de critères à toutes les écoles. Par ailleurs, la piste des dotations spécifiques pour les frais de déplacements
dus aux comités locaux ou encore atténuer les frais de secrétariat liés au travail de coordination avaient été
considérées.
4
Une carte des territoires est disponible en annexe, page 45
5
SDDEA de Seine-Maritime, page 23.
5
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

La suite de ce rapport est divisée en 2 parties. Il est tout d’abord présenté l’évolution des
enseignements artistiques sur le Département (II) entre 2008 et 2012, à travers les thèmes
correspondant aux grandes ambitions du Schéma. Cette partie décrit l’évolution des indicateurs
relatifs à l’accessibilité aux enseignements artistiques, à l’offre, des indicateurs sur l’éducation
artistique et le soutien de la vie culturelle sur le territoire départemental, ainsi que l’évolution de
la coopération entre les écoles du Schéma.

A la suite de cet état des lieux, permettant d’obtenir une vision large et détaillée de l’évolution des
enseignements artistiques et de leur situation aujourd’hui, le rapport s’intéresse alors au rôle du
Schéma dans cette évolution, en traitant de la gouvernance, du contenu et des impacts du
Schéma (III) sur l’évolution des enseignements artistiques.

Enfin, un ensemble de préconisations (IV) vient clôturer le rapport. Celles-ci donneront des
orientations possibles à l’ensemble des acteurs qui participeront au processus de réécriture du
prochain Schéma.

6
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

II- L’ÉVOLUTION DES ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES SUR


LE DÉPARTEMENT

Dans cette partie seront donc présentés les constats observés sur les grandes ambitions énoncées dans la
partie introductive, à savoir : la démocratisation de l’accès des Seinomarins aux enseignements artistiques,
l’évolution de l’offre, le développement d’actions de sensibilisation à l’éducation artistique et le
développement de la vie culturelle, ainsi que le développement de la coopération et de la mutualisation
entre établissements.

Éléments de méthodologie

Pour chaque thématique abordée dans cette partie, il est présenté une analyse globale de l’évolution des
données puis, en fonction de leur pertinence, une déclinaison de l’analyse selon le type d’école, selon les
territoires ou selon la zone, urbaine ou rurale, où se trouve la commune qui comprend l’école.

Les types d’écoles sont les conservatoires, les écoles municipales et les écoles associatives. Une dernière
catégorie regroupant les écoles situées dans des communes de moins de 3 000 habitants sera parfois
utilisée dans l’analyse. Elle regroupe des écoles associatives et municipales.

Les territoires correspondent aux 7 territoires d’enseignement artistiques définis par le Schéma.

La zone urbaine contient les écoles situées dans des communes comprises dans les trois communautés
d’agglomérations du Département, soit la CREA, la CODAH et Dieppe Maritime.

La zone rurale comprend l’ensemble des écoles situées dans les communes n’entrant pas dans une zone
urbaine.

7
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

A- UNE DÉMOCRATISATION DE L’ACCÈS TRÈS LIMITÉE


Pour étudier cette question, il a été analysé l’évolution du nombre d’élève et du niveau des élèves,
l’évolution du nombre d’écoles pratiquant des tarifications préférentielles, la variation des tarifs ainsi celle
des zones d’actions.

1- Un nombre d’élèves identique, mais de niveaux différents

1-1 Une stagnation du nombre d’élèves des écoles du Schéma


Pour les 71 écoles intégrées au Schéma, le nombre d’élèves agrégé par section (danse et musique) et par
école, est de 20 260 élèves en 2012.
Par rapport à 2008, on note certes une progression, mais celle-ci n’est que de 270 élèves, soit une hausse
de 1.4%.
Le nombre total d’élèves est réparti en 2012 pour 85% en musique et 15% en danse.

La grande majorité des élèves se situe en territoire urbain, pour 70% d’entre eux.
On les retrouve de fait dans les territoires 1, 4 et 6, qui comprennent ensemble plus de la moitié des élèves.
Ce sont les T4, T5, T6 et T7 qui voient leur nombre d’élèves augmenter entre les deux dates quand les
autres le voyaient baisser, jusqu’à près de 4% pour le T3.

En termes de répartition par type d’école, les conservatoires concentrent 40% des élèves, les écoles
associatives 35% et les écoles municipales 25%.
Quand on regroupe les écoles de communes de moins de 3000 habitants, soit près de 30% des écoles du
Schéma, elles concentrent ensemble 9% des élèves.

Ce sont les écoles municipales qui poussent le nombre d’élèves total à la hausse, ayant entre 2008 et
2012 une augmentation de 9% de leur nombre d’élèves.
8
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

Evolution du nombre d'élèves total selon le


type d'école entre 2008 et 2012
En revanche, les conservatoires ont 10 000
8 231 8 051
perdu en moyenne environ 2% 7 062 7 100
2008
d’élèves, les écoles associatives 1%. 4 698
5 112
5 000
2012

0
Conservatoires Ecoles Associatives Ecoles Municipales

1-1.1 La stagnation du nombre d’élèves en musique


L’augmentation globale ne se situe pas au niveau des élèves en musique, celui-ci n’ayant pas évolué
entre les deux années, et se situe un peu au-dessus de 17 210 élèves en 2012.
De par le poids des élèves musique dans le total du nombre d’élèves des écoles, on retrouve sensiblement
les mêmes tendances pour les données par territoire et par type d’école que pour les chiffres globaux.

1-1.2 Une progression du nombre d’élèves en danse


C’est principalement la danse qui engendre une augmentation du nombre d’élèves global, en ayant attiré
268 élèves supplémentaires par rapport aux 2 380 élèves de 2008, soit une augmentation de 10%.

Ce sont les conservatoires et les écoles municipales


qui tirent le nombre d’élèves vers le haut, quand les
écoles associatives perdent 4% d’élèves sur la
période pour leur part.
Cette évolution confirme l’importante représentation
des conservatoires (40% des élèves) et des écoles
municipales (42%) du Schéma, dans lesquels on
retrouve la grande majorité des élèves en danse. Les
17% d’élèves restant sont inscrits dans les écoles
associatives.

L’ensemble des territoires à l’exception des T2 et T7


ont vu leur nombre d’élèves augmenter entre les 2
années.
Quand on observe la répartition des élèves, il est prégnant de voir la concentration des élèves en territoire
urbain, les T4, T6 et T1 comprenant à eux trois près de 80% des élèves en danse. Le T7 ne comprend
aucune classe de danse et le T2 seulement 1% des élèves.

Au total, ce sont 85% des élèves en danse qui se situent en territoire urbain, cette proportion n’ayant pas
évolué entre 2008 et 2012.

9
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

Les entretiens avec les directeurs ainsi que les questionnaires à leur attention ont permis de
déceler des éléments d’explication sur la variation du nombre d’élèves pour une école. Plusieurs
logiques peuvent se mêler :

- Une logique d’offre :


Pour les CRR-CRD et les écoles municipales, l’offre de disciplines et de places pour chacune dépend presque
uniquement des budgets octroyés par les communes et donc de la politique communale en matière
d'enseignement artistique. La limite en nombre d'élèves est déterminée par le nombre d’heures octroyés,
et donc par le budget alloué.

La politique tarifaire a en effet un impact sur la demande. Les écoles ayant des réductions d'élèves
expliquent notamment cette baisse par la hausse des tarifs. Les associations, aujourd’hui sous contrainte
financière, peuvent se trouver dans ce cas de figure.

- Une logique de demande :


L’évolution de la démographie, notamment en territoire rural ou dans les écoles de petites communes peut
expliquer la variation du nombre d’élèves.

Enfin, la demande par les élèves peut également varier d'une école à l'autre selon les disciplines enseignées
ou la méthode d'apprentissage choisie. On peut noter les oppositions parfois faîtes entre musique actuelle
et musique classique ou enseignement traditionnel fondé sur une importante formation musicale et
logique de pratique amateur collective),

Comme exprimé précédemment, la variation globale du nombre d’élèves cache des évolutions très
différentes selon les écoles. Deux cartes, présentées dans les pages qui suivent, détaillent pour la musique
puis pour la danse, le nombre d’élèves de chaque école en 2012, regroupé par commune de localisation,
auquel s’ajoute en fond de carte la densité de population par EPCI.

Dans un souci de lisibilité de ces cartes, les écoles réparties sur plusieurs sites géographiques ne sont
présentées que sur la commune accueillant le site principal.

Deux cartes supplémentaires, jointes en annexe de ce rapport, présentent la variation du nombre d’élèves
en valeur et en volume pour chaque école entre 2008 et 2012.

10
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

11
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

12
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

1-2 Une évolution du niveau des élèves caractérisée par la progression du « hors-cycle »

Les différents cycles


Une analyse du niveau des élèves, appréhendé à travers la
Dans le cadre de l'enseignement public de la
notion de cycle a été menée également. musique, le cursus des études musicales est
4 niveaux ont été considérés : les 1er, 2e et 3e cycles ainsi constitué de 3 cycles qui, au total, représentent de
qu’une catégorie « hors cycle » comprenant tant les élèves 8 à 14 ans d'études initiales.

en éveil, initiation, les élèves adultes et les élèves inscrits


Les deux premiers cycles constituent les phases
seulement en pratique collective. d'initiation et de développement communes à tous
Quand on observe les données présentées dans les les musiciens. Le 3e cycle peut être orienté vers la
graphiques ci-après, on constate une baisse relative des préparation aux diplômes d'orientation

élèves en 1er cycle, 2nd et 3e cycle en faveur d’une forte professionnelle.


Les établissements classés sont tenus de
hausse de la part des élèves « hors-cycle » (une respecter cette organisation en cycles, issue des
augmentation de 10 points entre les 2 dates qui correspond schémas d'orientation de l'enseignement initial de

à environ 2 000 élèves supplémentaires dans cette la musique, du ministère en charge de la Culture.

catégorie).

Part des élèves selon le cycle en 2008 Part des élèves selon le cycle en 2012
Elèves de 1er cycle
Elèves de 1er cycle

Elèves de 2nd cycle


Elèves de 2nd cycle
27% 37%
45%
Elèves de 3e cycle Elèves de 3e cycle
50%
6%
Elèves hors cycle (= éveil Elèves hors cycle (= éveil
17% musical, initiation, cours
15%
3% musical, initiation, cours
adultes, ensembles) adultes, ensembles)

Quand on analyse les données selon le territoire, on observe que peu de différences avec les chiffres
globaux. La grande majorité des territoires (et notamment les T4, T5, T6 et T7) ont une répartition très
proche de la moyenne globale en termes de niveau et présentent la même évolution : hausse forte du hors
cycle, baisse relativement importante du 1er cycle et baisse moins forte des 2 et 3e cycles.

Seuls les T1 et T3 ne suivent pas cette tendance, le T1 présentant une hausse du premier cycle (2%) et une
stagnation du hors cycle en points de pourcentage, pour s'établir au niveau des chiffres globaux. Le T3 pour
sa part perd des élèves en hors cycle (-6 points entre 2008 et 2012) alors que son premier cycle augmente
de 6 points. En termes de répartition en 2012, le T3 comprend 53% de ses élèves en premier cycle et 26%
en hors cycle, soit des chiffres fort différents des chiffres globaux.

13
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

On retrouve le constat global de réduction du 1er cycle en faveur du hors cycle pour l'ensemble des types
d'école.
Mais c'est surtout au sein des écoles municipales et associatives que l'évolution est la plus forte. Ce sont
elles qui déterminent la tendance globale avec une augmentation du hors cycle de 24 points quand le 1er

Evolution du niveau des élèves entre 2008 et 2012 :


Une tendance différente pour les T1 et T3

31% 26% 27%


41% 41% 37%
3% 5%
5% 18% 17% 3%
5% 4% 16% 15%
16% 14%

47% 53% 50%


38% 41% 45%

T1 2008 T1 2012 T3 2008 T3 2012 Moyenne 2008 Moyenne 2012


Part des élèves en 1er cycle Part des élèves en 2nd cycle
Part des élèves en 3e cycle Part des élèves en "hors cycle"

cycle baissait lui de 10, les écoles associatives ont œuvré également, même si dans une moindre mesure, à
la production de cette tendance globale, avec une augmentation de 7 points en hors cycle et une réduction
de - 7 points de ses élèves en premier cycle.

En termes de répartition par Répartition du nombre d'élèves selon le niveau et le type


niveau et par école en 2012, d'école entre 2008 et 2012
on voit bien la différence 10% Elèves en "hors cycle"
21% 25% (=éveil musical,
entre les conservatoires et 10% 35% initiation, cours adultes,
6% 47% 54% ensembles)
les écoles municipales d'un 5% 19%
22% 2% Elèves de 3e cycle
côté, dont la part des élèves 21% 12%
1%
9% 1%
en premier cycle se situe 9%
Elèves de 2e cycle
autour de 50% et le hors 51% 49%
60%
51%
43% 36%
cycle entre 25
(conservatoires) et 35% Elèves de 1er cycle

(écoles municipales) quand 2008 2012 2008 2012 2008 2012


pour les associations, on Conservatoires Ecoles Associatives Ecoles Municipales
observe 36% de premier cycle en 2012, et 54% de hors cycle.

Les entretiens ont permis d’observer que les écoles associatives notamment, étaient plus également
constituées d’enfants et d’adultes quand les conservatoires et écoles municipales de leur côté, étaient
principalement composées d’enfants.

14
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

La hausse du nombre d’élèves hors cycle et de leur importance dans la répartition par niveau est difficile
à analyser :

- D’une part, cette catégorie est très hétérogène : Elle prend en compte tant des élèves adultes que des
enfants très jeunes en éveil. Elle comprend également des élèves ayant opté seulement pour les pratiques
collectives.

- Une partie de ces données seraient à fiabiliser. En effet, certaines écoles ne suivant pas les cycles à
proprement parler dans le cadre de leur projet pédagogique, ont pu inscrire, dans les dossiers de
subvention, ces élèves soit en 1er cycle, soit en « hors cycle » sans que l’on puisse établir les niveaux réels.

- Certaines écoles ont favorisé sur la période du Schéma une ouverture vers les adultes et les extérieurs
accueillis dans les ensembles de pratique collective, ce qui pourrait expliquer en partie la hausse de cette
catégorie « hors cycle ».

Ces éléments amènent à conclure à une diversification importante du public accueilli qui se
traduit par une hausse du public dit « hors-cycle ». L’apparente désaffection pour les cycles
traditionnels ne peut être totalement vérifiée à cause du manque de détails sur ce que regroupe
la catégorie hors-cycle. En effet, la hausse de cette catégorie peut s’expliquer tant par une
fréquentation plus importante des adultes et élèves en recherche de pratiques collectives
(pratiques amateurs) que par un vivier d’élèves en éveil qui suivront potentiellement les cycles
traditionnels.

2- Un accès socio-économique qui ne s’améliore pas

L’accessibilité socio-économique a été traitée ici à partir de la comparaison, entre 2008 et 2012, de trois
éléments :
- L’évolution des tarifs et du financement des écoles ;

- L’évolution des zones d’action des écoles, correspondant au nombre de communes finançant une école ;

- L’existence ou non de pratiques de tarification prenant en compte les revenus ou le quotient familial dans
les écoles.

2-1 Un effort financier des élèves plus important en 2012

2-1.1 Une augmentation des tarifs entre 2008 et 2012


Les écoles d’enseignement artistique intégrées au Schéma possèdent une variété de modalités
d’enseignement. Elles peuvent en effet enseigner un nombre très large de disciplines en musique ou en
danse, en cours individuels ou collectifs. Elles peuvent en outre proposer des ensembles de pratique
collective à côté des cours individuels.
Les écoles peuvent donc appliquer aux élèves un tarif différencié en fonction des choix de ceux-ci en
termes de section, discipline et de type de cours ainsi qu’en fonction de leur âge (catégories adulte et
enfant).
15
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

A ce tarif différencié selon l’offre se mêle une tarification dépendant de la zone résidentielle où vit l’élève.
Si ce dernier réside dans une commune qui finance l’école de musique dans laquelle il s’inscrit, un tarif
« résident » lui sera appliqué. Dans le cas contraire, c’est le tarif dit « extérieur » qu’il devra s’acquitter,
tarif bien plus important de par l’absence de subventionnement de l’élève par une municipalité.

Éléments méthodologiques

Les informations sur les tarifs fournies par les écoles dans les dossiers de subvention sont très hétérogènes. Certaines
présentent des fourchettes de tarifs, pouvant varier selon la commune financeur ou en fonction du quotient familial ;
d’autres, des tarifs uniques qui peuvent être différenciés selon que l’élève est adulte ou enfant. Les écoles peuvent aussi
ne pas avoir utilisé la même manière de présenter leurs tarifs d’une année sur l’autre.

De ce fait, dans un souci de fiabilité des chiffres avancés ici, le calcul de la variation des tarifs n’a été fait que sur les
écoles ayant présenté des tarifs uniques, pour les enfants et pour les deux années du calcul.

Que ce soit pour la musique ou la danse, les résidents ou les non-résidents des communes qui financent
les écoles, on observe entre 2008 et 2012 une augmentation des tarifs.

Elle est respectivement de de 7% et 11% en musique pour les tarifs applicables aux élèves enfants
résidents et aux élèves enfants extérieurs.
En danse, les tarifs enfants résidents et exterieurs augmentent de 15% et 13%.

On retrouve cette augmentation pour tous les types d’école que ce soit les tarifs musique, danse,
résidents ou hors résidents.

Quand on observe le rapport entre les tarifs appliqués aux résidents d’un côté et aux non- résidents de
l’autre, il n’y a pas ici de changement entre les deux années. Pour la musique, le tarif moyen des non-
résidents représente toujours environ 1.5 fois le tarif moyen appliqué aux résidents. Pour la danse, le tarif
non-résident représente toujours environ 2 fois le tarif résident.

2-1.2 Une augmentation de la participation des élèves dans le budget des écoles

De par l’hétérogénéité des informations sur les tarifs, il était utile de présenter également l’évolution de la
participation des élèves dans le budget des écoles. Celle-ci traduit, sans distinction entre les familles,
l’effort financier de ces dernières dans le financement des enseignements artistiques.
On peut donc considérer qu’une hausse de cette part entre 2008 et 2012 traduit une réduction de
l’accessibilité socio-économique au sens large puisque sans égard ici aux différentes pratiques de
tarification préférentielle.

C’est ce qui s’est passé entre 2012 et 2008 : les cotisations des familles ont représenté en moyenne 38%
du budget des écoles, soit une augmentation de 2 points.

Cette hausse s’applique pour tous les types d’écoles mais les niveaux de participation sont, eux, très
hétérogènes selon le type d’école. Les conservatoires ont en moyenne une participation de 8% en 2012, les
écoles municipales sont à 25% alors que les associations sont à 53%.

16
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

Pour les écoles au sein de communes de moins de 3 000 habitants, c’est même 66% du budget qui est
financé par les familles/élèves.

Le graphique présenté ci-après montre bien les différents types de financement et leur évolution.
Cette hausse de la part des familles corrobore directement la hausse des tarifs observée dans la sous-partie
précédente à partir d’un échantillon.

2-1.3 Une participation du Département qui n’évolue pas

Entre 2008 et 2012, la subvention du Département allouée aux écoles en proportion de leur budget de
fonctionnement n’a pas évolué, se situant autour de 5% de ce dernier.

Le montant total de la subvention du Département a toutefois baissé d'un peu moins de 55 000 euros sur
une base de près de 1,2 millions en 2008. Mais le budget des écoles ayant été réduit également, la part du
Département n’a donc pas évolué.

Le financement du Conseil Général dépend en partie du type d’école qu’il finance. Il distingue dans son
financement 4 catégories d’écoles : Les Conservatoires, les écoles municipales, les écoles associatives ainsi
que les écoles implantées dans des communes de moins de 3 000 habitants, catégorie comprenant dans les
faits des associations ainsi que des écoles municipales. Le financement départemental moyen selon ces
catégories d’écoles a évolué en faveur des écoles municipales, les écoles associatives ainsi qu’envers les
petites écoles au détriment des conservatoires. En effet, pour ces derniers, la subvention moyenne a été
réduite de 9% quand elle augmentait pour les 3 autres catégories.

Les conservatoires et écoles municipales reçoivent environ 3% de leur budget du Département, les
associations reçoivent pour leur part 5% et ce sont ces écoles situées dans des communes de moins de
3 000 habitants qui reçoivent le plus, avec 9% de leur budget.

17
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

2-2 Un accès aux enseignements artistiques limité par la stagnation du nombre de zones
d’actions.

Le SDDEA présentait dans son état des lieux des enseignements artistiques, une carte des zones d’action
des établissements artistiques6. Celles-ci correspondaient aux territoires des communes participant au
financement des écoles.

De par la différence importante des tarifs qui s’applique pour une même école entre les personnes
résidentes dans la zone d’action des écoles et les personnes se situant hors de cette zone (jusqu’à près de
quatre fois le prix résident pour un extérieur dans certaines écoles), l’accessibilité pour une famille aux
écoles d’enseignement artistique est fondamentalement dépendante de l’existence ou non d’un
financement de sa commune de résidence. Le Schéma dans sa rédaction incitait les communes hors zone
d’action à se rapprocher d’établissements existant.
C’est à travers le questionnaire envoyé aux directeurs que l’information sur les nouvelles zones d’action a
été recherchée.

Sur la base des 54 réponses des écoles, il semble qu’une seule commune supplémentaire finance les
enseignements artistiques.
Dans les faits, quatre écoles auraient de nouveaux financements par rapport à 2008. Seulement, pour 2
d'entre elles, elles seraient une substitution d'une commune à la commune précédente, les deux autres
étant un financement supplémentaire 3e cycle pour le CRD de Grand Couronne et le CRR par la CREA.

Les zones d’actions ne s‘étant étendues que très à la marge au regard des données obtenues,
l’accès économique, et dans le même temps géographique, ne s’est pas amélioré pour les
seinomarins.

2-3 Une plus grande prise en compte des revenus et du quotient familial dans la tarification
La tarification prenant en compte le quotient familial ou les revenus implique que le tarif que paye l’élève
ou sa famille varie en fonction de ses revenus ou de son quotient familial. Certaines écoles font varier les
tarifs selon des fourchettes de revenus ou de quotient familial, d’autres utilisent un montant plafond au-
delà ou en deçà duquel le tarif est ajusté. Au sein même des écoles utilisant le quotient familial comme
référence, certaines ont fait le choix de le réajuster selon des critères permettant de mieux prendre en
compte la réalité des revenus des familles.

En 2012, un tiers des écoles, soit précisément 24 sur 71, pratiquent une tarification prenant en compte le
quotient familial ou les revenus des familles. Par rapport à 2008, ce sont 7 écoles supplémentaires qui
ont développé cette pratique, soit 40% d'augmentation.

Au sein des territoires, on observe de grandes différences sur la part des écoles prenant en compte le QF
ou les revenus, ce que le graphique ci-après nous montre :
Un territoire ressort, le T6 dont les deux tiers des écoles la prennent en compte. Quatre territoires ont au
moins un tiers de leurs écoles utilisant ces critères: les T1, T2, T5, T3.
Le T4 et le T7 se situent plus bas avec respectivement 23% et 13% d'écoles les utilisant.

6
La carte est présente en annexe
18
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

Quatre territoires voient leur proportion d’écoles l’appliquant augmenter entre les deux années dont le T1
et le T3 de 25 points. Les T2, T5 et T7 stagnent pour leur part.

Globalement, cette
pratique est principalement
l’apanage des écoles en
zones urbaines, puisque
43% d’entre elles
l’appliquent contre 19% des
écoles en territoire rural en
2012. C’est également en
zone urbaine que
l’augmentation a été la plus
forte entre 2008 et 2012.

Quand on analyse maintenant les chiffres selon le type d'école, c'est ici que l'on voit la plus grande
hétérogénéité sur cette pratique de tarification prenant en compte le QF ou les revenus.

Les conservatoires et les écoles municipales sont


à des niveaux élevés de prise en compte (70% et
50%) quand les écoles associatives (15%) le sont
beaucoup moins.
Cette répartition est aussi expliquée par un
développement fort de la prise en compte pour
les conservatoire et les écoles muni (+30 points et
+20 points) alors que les associations stagnent à
leur niveau de 2008.

L’accessibilité des enseignements artistiques ne s’est pas améliorée au cours du Schéma.


Même si un nombre plus élevé d’écoles prennent en compte le quotient familial dans la
tarification, la participation des familles à travers les tarifs est en hausse. De même, la
différenciation liée au tarif « extérieur » est toujours aussi prégnante du fait de l’absence
de nouvelles communes financeurs.

19
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

B- UNE OFFRE QUI RESTE SENSIBLEMENT LA MÊME


Le Schéma dans sa rédaction affichait comme objectif une « amélioration de l’offre et de sa qualité » avec
un souci de bonne répartition territoriale et de qualité de la formation.

Pour évaluer l’atteinte de cet objectif, il a été successivement étudié l’évolution du nombre et de la
répartition des disciplines enseignées dans les écoles, le nombre de projets d’établissement ainsi que le
nombre et la qualification des professeurs.

1- L’évolution de la diversité et de la répartition territoriale des disciplines

Éléments méthodologiques

Pour analyser les disciplines, nous disposions à travers les dossiers de demande de subvention de la liste des
disciplines enseignées par chaque école pour les années 2008 et 2012.
Une classification a été établie avec la DCP entre « disciplines danse », « disciplines musique individuelles » et
« disciplines musique collectives » pour permettre d’affiner les constats. Les disciplines collectives en musique
comprennent les ensembles, les orchestres et autres ateliers divers.

Pour juger de la diversification de l’offre, nous avons d’une part étudié la variation du nombre de
disciplines que chaque école proposait en 2012 par rapport à 2008 puis d’autre part, l’évolution de leur
répartition selon les territoires et les types d’écoles.
Enfin, nous avons étudié l’évolution de la variété des disciplines, en observant les disciplines qui soit,
n’étaient pas enseignées en 2008 et le sont aujourd’hui, soit ne le sont plus alors qu’elles l’étaient en 2008.

1-1 Une baisse du nombre de disciplines enseignées dans les écoles entre 2008 et 2012

Sur la période étudiée, le nombre de disciplines enseignées dans les écoles (musique et danse
confondues) a baissé de près de 4%. Ce constat est global et dissimule des variations considérables selon
les disciplines.

En musique, ce sont les disciplines


collectives qui sont les plus touchées, avec
une réduction de 6%, à l’image de la chorale
et de la formation musicale où le nombre
d’écoles les enseignant diminue
respectivement de 20% et de 8%. On note à
l’inverse la forte progression des ensembles
de guitares et de musique actuelle.
Les disciplines individuelles en musique
sont également moins nombreuses à être
enseignées dans les écoles avec une

20
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

réduction de près de 2%. Au sein des disciplines que l’on retrouve le plus souvent7 dans les écoles en 2008,
on note notamment la forte baisse de l’enseignement du hautbois (-20%), de la flûte traversière (-5%), du
saxophone et de la batterie avec une baisse de 6% des écoles les enseignant.
A l’inverse, on note également de fortes variations à la hausse : la contrebasse, la basse, les percussions et
les ensembles musiques actuelles sont des disciplines en nette augmentation. (+10%).

C’est en danse que la réduction est la plus marquée entre 2008 et 2012. Le nombre de disciplines danse
enseignées par les écoles baisse de 16%. La danse contemporaine (-21%), la danse classique (-14%) et le
modern jazz (-13%), parmi les disciplines les plus enseignées en 2008, seraient les disciplines les plus
touchées.

Nombre d'écoles Nombre d'écoles


Disciplines individuelles musique enseignant la discipline enseignant la discipline Variation 2012/2008
en 2008 en 2012

contrebasse 15 19 27%
basse 24 29 21%
percussions 30 35 17%
tuba 12 14 17%
violon 49 54 10%
trompette 46 47 2%
guitare 62 62 0%
violoncelle 32 32 0%
piano 65 64 -2%
flute traversière 61 58 -5%
saxophone 54 51 -6%
clarinette 50 47 -6%
batterie 49 46 -6%
cor 13 11 -15%
hautbois 20 16 -20%
synthetiseur 12 5 -58%

Nombre d'écoles Nombre d'écoles


Disciplines collectives musique enseignant la discipline enseignant la discipline Variation 2012/2008
en 2008 en 2012
ensemble guitares 4 15 275%
musiques actuelles 16 20 25%
orchestre 23 23 0%
formation musicale 63 58 -8%
chorale 40 32 -20%

Nombre d'écoles Nombre d'écoles


Disciplines danse enseignant la discipline enseignant la discipline Variation 2012/2008
en 2008 en 2012
danse classique 22 19 -14%
danse modern jazz 15 13 -13%
danse contemporaine 14 11 -21%

7
Les disciplines retenues pour cette liste sont celles ayant été présentes dans au moins 10 écoles, soit en 2008, soit en
2012.
21
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

1-2 Une répartition plus homogène des disciplines enseignées dans les écoles.

Sans être un bouleversement, et en ne jugeant que sur le nombre de disciplines en cumul toutes sections
confondues, la réduction du nombre de disciplines semble aller dans le sens d’une répartition moins
hétérogène des disciplines par école et par territoire d’enseignement artistique.

En effet, la moyenne de disciplines enseignées par école se situe à 17 disciplines en 2012 contre 18 en
2008, ce qui reste une réduction relativement faible. Mais quand l’on compare les territoires, l’écart entre
cette moyenne par école est moins fort qu’en 2008. Le territoire ayant le nombre moyen de disciplines par
école le plus bas reste à 12 disciplines (T5), quand le territoire en ayant le plus passe de 26 à 24 disciplines
en moyenne par école (T6).

Nombre moyen de Nombre moyen de


Variation
Territoires disicplines enseignées disicplines enseignées
2012/2008
par école en 2008 par école en 2012
T1 15 14 -4%
T2 23 21 -6%
T3 23 20 -12%
T4 19 19 0%
T5 12 12 -1%
T6 26 24 -7%
T7 13 14 6%

Cette analyse par territoire se retrouve au niveau des types d’écoles. Les conservatoires, les plus dotés en
nombre moyen de disciplines (35) ont accusé une réduction de 7.2% des disciplines qu’ils enseignent. Les
écoles associatives et les écoles municipales ont également vu leur nombre de disciplines diminuer mais
dans une proportion moindre, environ 3% et 2%.

1-3 Une offre relativement moins variée sur le territoire

Au-delà de ce que l’on a appelé plus haut la « diversité » des disciplines, qui correspondait à l’analyse de la
présence d’une offre plus ou moins conséquente et fréquente en nombre dans les écoles et sur le territoire
départemental, il peut également être analysé la « variété » des disciplines enseignées, c’est-à-dire ici le
nombre de disciplines que l’on trouve au moins une fois dans une école du Schéma.

Sur environ 150 disciplines listées à travers les dossiers de subvention pour les deux années 2008 et 2012,
on observe une réduction de cette variété : Un nombre de 10 disciplines ne sont plus enseignées en 2012
et l’étaient en 2008.

Ce chiffre traduit cependant en son sein un effet de création/disparition de disciplines.


Ce sont en effet 37 disciplines qui ne sont plus proposées en 2012 alors qu'elles l'étaient en 2008. On
retrouve principalement des disciplines de musique ancienne et spécialisée: guitare baroque, théorbe, viole
de gambe, bendir, oud, basse continue, vielle à roue, bombarde, ensemble de musique bretonne, musique
ottomane, cours collectifs de Lutherie.

Cette réduction est compensée en partie par l’enseignement nouveau de 27 disciplines que les écoles ne
proposaient pas auparavant.
22
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

De la même manière que pour les disparitions, on retrouve des disciplines très spécialisées, à l’image de la
mandoline, les percussions brésiliennes, un ensemble gospel ou encore un ensemble de musique irlandaise.

On remarquera toutefois que ces disciplines semblent pouvoir apparaître et disparaître rapidement de par
le faible nombre d'école les proposant (une ou deux pour chaque discipline), la raison pourrait être un
nombre d'élèves très faible dans ces classes. Par conséquent, l'arrêt d'un élève pourrait entraîner la
disparition de la discipline alors même que l'arrivée d'un ou de quelques élèves l’année suivante pourrait la
faire réapparaître. En d'autres termes, ces disparitions/créations de disciplines pourraient ne pas
représenter des tendances mais plutôt des variations à date, sans signification précise sur le long terme.

Le nombre de disciplines baisse alors que le nombre d’élèves et, nous le présentons plus loin, le
nombre de professeurs augmentent. Cet effet est expliqué par les directeurs par une plus forte
concentration des élèves sur certaines disciplines convoitées. Cette concentration va induire une
hausse plus ou moins limitée du nombre d’enseignant en fonction de l’ajustement du
remplissage des classes pour chaque discipline.

2- Une hausse du nombre de projets d’établissements

Sans être à lui seul un critère permettant de juger la qualité de l’offre de formations proposée par une
école, le projet d’établissement pour une école est révélateur de la vision de l’enseignement qu’elle veut
prodiguer aux élèves, de ses objectifs et des moyens qu’elle met en place pour les atteindre. Il contribue à
ancrer l’école dans une logique de production d’une offre de qualité sur laquelle elle s’engage.

N’ayant pu pousser l’analyse jusqu’aux contenus des projets d’établissements, nous pouvons néanmoins
présenter l’évolution du nombre d’écoles en possédant entre 2008 et 2012.

Entre ces deux dates, on est passé globalement de 20% à 32% des écoles du Schéma dotées de projets
d'établissement, ce qui correspond en 2012 à seulement 23 écoles sur 71.
Toutefois, 29 écoles sont aujourd’hui en cours d'élaboration de projet d'établissements.
19 écoles en 2012 contre 31 en 2008 n'ont pas de projets d’établissement et ne prévoient pas d’en rédiger.

Les conservatoires sont, d'après les données, presque tous dotés d'un projet d'établissement, à 90% en
2012 alors qu'ils n'étaient que 40% en 2008. L'autre forte augmentation concerne les écoles municipales
qui doublent leur nombre de projets d’établissement de 9% à 18%.

Enfin, les associations voient leur nombre d'écoles dotées d’un projet d’établissement augmenter de 2, les
faisant passer de 20 à 25% d'écoles dotées sur le total des écoles associatives.

23
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

3- Une hausse importante du nombre de professeurs dans les écoles du Schéma,


mais une légère réduction de leur qualification
Il a été étudié dans cette partie le nombre et la qualification des enseignants, deux indicateurs pouvant
contribuer à l’amélioration de l’offre en enseignements artistiques.

3-1 Une hausse importante du nombre de professeurs dans les écoles du Schéma

Éléments méthodologiques

Le nombre de professeurs a été obtenu à partir des données renseignées par les écoles dans les dossiers de subvention.
Il a été calculé en additionnant le nombre de professeurs par école. Il contient donc probablement des comptages
multiples des mêmes professeurs puisque ceux-ci peuvent être employés par plusieurs établissements.

Contrairement au nombre de disciplines qui se réduit de manière globale, le nombre de professeurs


cumulé par école et toute section confondue est lui en forte augmentation : Il atteint un peu plus du
nombre de 1 400, ce qui correspond à une hausse de 11% entre 2008 et 2012.

En moyenne, les écoles disposent donc chacune de 20 professeurs en 2012 contre 18 en 2008.
Si l’on regarde le nombre médian8 de professeurs, ce nombre est de 14 en 2012, soit 1 de plus qu'en 2008.

On observe une grande hétérogénéité des chiffres quand on affine l’analyse par territoire :
En effet, quatre territoires disposent de plus de 20 professeurs en moyenne par école (T2, T3, T4, T6), des
valeurs plus proches de 30 pour les T3 et T6.
Les T7, T5 et T1 ont pour leur part les plus faibles nombre moyen de professeurs par école (12, 15, 16)
Les augmentations principales entre 2012 et 2008 se sont faites dans les T3, T7 et T2 (+43%, 32%, 22%).
Alors que l’on note une baisse notable dans le T1, où le nombre de professeurs baisse de -17% entre les 2
années.

C'est par type d'école que le nombre moyen de


professeurs est le plus hétérogène.
Par rapport à 2008, on a assisté à une
augmentation pour tous les types d'écoles : de
5% pour les écoles municipales à +18% pour les
conservatoires quand les écoles associatives
augmentaient pour leur part de 7%.

Plusieurs explications sur ce constat ont été données par les directeurs lors des entretiens:

8
Le nombre médian est la valeur qui sépare une liste de données en 2 groupes de taille égale. Pour notre exemple, il
signifie que 50 % des écoles ont moins de 13 professeurs quand 50% disposent de plus de 13 professeurs.
24
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

- Dans les écoles où le nombre de disciplines a augmenté, le nombre de professeurs a suivi


mécaniquement.

- A nombre constant de disciplines, en fonction du nombre d'élèves par classe, le nombre de de


professeurs va varier selon le remplissage de ces classes.

- Enfin, la fragmentation des postes pourrait également être une cause : un nombre croissant de
professeurs effectuerait des heures de manière parcellaire dans un nombre important d’établissements. En
effet, certaines écoles tentent de répondre totalement aux demandes des élèves et peuvent, à cet effet,
ouvrir une discipline, et donc recruter un professeur pour un ou deux élèves. Le nombre d’heures très
limité incite le professeur à travailler sur plusieurs établissements pour obtenir un niveau de revenus
suffisant.
Au vu des données disponibles, aucune de ces explications ne permet de conclure précisément sur les
raisons de cette évolution.

3-2 Une légère réduction de la qualification des professeurs

Éléments méthodologiques

La qualification a été étudiée sur la base de la détention des diplômes que sont le CA, le DE et le DUMI. De par
l’absence d’informations supplémentaires, les titulaires des DEM ne sont ici pas considérés comme « professeurs
diplômés ».

Sur la base des données dont nous disposions, il semble que la proportion de professeurs diplômés dans
les écoles ait globalement diminué, passant de 35 à 31%.

On trouve des différences très importantes


selon les types d’école.
Les conservatoires se situent à 50% de
professeurs diplômés, avec en leur sein des
différences entre les CRR et CRD d’un côté
(autour de 75% de diplômés) et les CRCI, de
taille moins importante, dont la proportion de
diplômés va de 30 % à 50%. Les écoles
municipales suivent avec environ 30% de
diplômés quand les associations sont, elles, de
très loin sous dotées en professeurs diplômés
avec 13% seulement.

Des variations importantes sont visibles entre 2008 et 2012 où les conservatoires, pris dans leur ensemble,
voient leur proportion de diplômés se réduire de 14 points, quand les écoles associatives n’en perdent
qu’un et les écoles municipales en gagnent 3.

Selon le territoire, on trouve les T4, T2, T6 (46%, 43%, 35%) comme territoires intégrant le plus le diplômés
parmi leurs enseignants.
Les T5 et T7 se situent derrière avec respectivement 11 et 17 % de diplômés.
25
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

Par rapport à 2008, ce sont les T1 et T3 qui voient leur part de professeurs diplômés se réduire fortement,
perdant 9 et 22 points de pourcentage.
A l'inverse, le T7 passe de 4% à 18% soit une augmentation drastique de ses professeurs diplômés, malgré
un niveau encore relativement faible.

Ce sont les écoles en zone urbaine qui sont les mieux dotées par rapport aux zones rurales (36% contre
23%).

Par rapport à 2008, les écoles en zone rurale ont vu leur part de professeurs diplômés stagner à 23% tandis
que les écoles en zones urbaines accusent une légère baisse de 3 points.
À noter toutefois pour les écoles en zones rurales que cette stagnation ne doit pas occulter un nombre de
professeurs diplômés en forte augmentation, contrebalancé par la hausse globale du nombre des
professeurs.

Quelques éléments expliquant cette baisse de la part des diplômés ont été recueillis durant les entretiens
avec les directeurs :

- Les conservatoires ont tous une logique de recrutement de professeurs diplômés.


Si la part de professeurs diplômés a pu baisser, cela peut s'expliquer par le fait que certaines écoles
commencent par recruter des étudiants ou des jeunes professeurs, encore non diplômés, mais étant
amenés à l'être ensuite par le passage des concours. A une date donnée, on peut donc observer des
réductions de la proportion de professeurs diplômés, alors même que ceux-ci le seront peu de temps après.

- Pour les écoles municipales, on observe la même volonté de recruter des professeurs diplômés, avec
l'idée derrière de pouvoir les titulariser dans la fonction publique (nécessité de détention d'un diplôme
pour passer les concours administratif).

- A l’inverse, certaines écoles, notamment associatives, n'ont pas nécessairement de logique de


recrutement de professeurs diplômés.
En effet, certaines, de par leur projet pédagogique, préfèrent solliciter des musiciens professionnels (sans
nécessité de diplômes) pour leur implication dans l'univers professionnel. D'autres ayant, quelques
difficultés de recrutement, ne se focalisent pas sur la possession ou non d'un diplôme pour recruter.
Enfin, dans les zones rurales du T7 par exemple, recruter un professeur diplômé n'est pas un bon choix de
long terme, le professeur diplômé pouvant plus facilement partir pour des écoles qu’il choisira, souvent en
territoire urbain. La logique de stabilité du corps des professeurs poussent ici certaines écoles à choisir des
professeurs sur la base de leur longévité potentielle dans l’école plutôt que sur la base du diplôme.

- La problématique danse enfin est ici particulière. Dans ce domaine, la loi oblige les écoles à recruter des
professeurs diplômés. Or, il semble difficile aux dires des directeurs de recruter des professeurs de danse
diplômés aujourd'hui. La récente suppression du CEFEDEM en Haute Normandie, organisme de formation
délivrant les diplômes, pose une réelle question pour les années à venir.

26
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

Au sein de cette partie sur l’évolution de l’offre en enseignements artistiques, le constat


le plus saillant tient dans la diminution du nombre de disciplines enseignées par école
entre 2012 et 2008. Cette diminution, différenciée selon les territoires, a contribué à la
réduction des disparités territoriales. Cette réduction s’accompagne cependant d’une
augmentation du nombre d’enseignants qui, corrélée à la stagnation du nombre
d’élèves, semble traduire un phénomène de concentration autour de disciplines
convoitées.

27
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

C- SENSIBILISATION À L’EDUCATION ARTISTIQUE


ET SOUTIEN DE LA VIE CULTURELLE DU DEVELOPPEMENT
Le Schéma prévoyait dans ses ambitions, que les écoles d’enseignements artistiques puissent « prendre en
compte, au-delà de la mission d’enseignement des établissements, leur mission de sensibilisation et
d’éducation artistiques (notamment en relation avec le secteur scolaire), leur mission d’accompagnement
de la pratique en amateur et leur mission de diffusion et de création ».

Il a donc été étudié dans cette partie, les domaines que sont les actions en milieu scolaire, l’incitation à la
pratique amateur, les partenariats avec les milieux professionnels ainsi que les actions en matière diffusion
mis en place par les écoles.

1- Une réelle implication des écoles dans leur mission d’éducation artistique
auprès du milieu scolaire

1-1 Une forte augmentation du nombre de jeunes élèves touchés


par les actions en milieu scolaire

Éléments de méthodologie

Cette partie d’analyse porte sur les 53 écoles d’enseignement artistique situées au sein de communes de plus de 3 000
habitants, écoles pour lesquelles nous disposions de données sur le nombre d’enfants touchés par les actions en milieu
scolaire à l’école élémentaire (primaire et maternelle). Ne sont comprises dans cette sous-partie que les actions sur le
temps scolaire, et non le temps périscolaire. De la même manière, sont exclues ici les classes à horaires aménagés ainsi
que les actions hors classes de primaire et maternelle.

Le constat est ici marquant : En 2012, près de 26 000 élèves ont participé à des actions en milieu scolaire
organisées par les écoles, soit une augmentation de 21% par rapport à 2008.

Ce sont 31 écoles qui ont participé à ces actions en 2012, soit deux de plus qu’en 2008.

Ce sont principalement les conservatoires et les écoles municipales qui sont à l’origine de cette hausse,
ayant touché respectivement 28% et 18% d’élèves en plus entre 2008 et 2012. Les écoles associatives dans
une moindre mesure, ont tout de même intégré 7% d’élèves en plus à leurs actions par rapport à 2008.
En 2012, les conservatoires sont très largement les principaux participants aux actions en milieu scolaire
avec 64%, puis viennent les écoles associatives avec 19% et enfin les écoles municipales avec 17%.

L'augmentation est très marquée selon le type de zone où se situe l’école. Elle est en effet bien plus forte
en milieu rural qu'en milieu urbain (+44% contre +10%). En 2012 de ce fait, le nombre d'élèves touchés
par les actions en milieu rural représente 39% du total contre 33% en 2008.

A l'exception du T7 dont les écoles ne semblent mettre en œuvre aucune action en milieu scolaire, tous
les territoires ont vu le nombre d'élèves qu’ils touchent par leurs actions augmenter. C’est notamment le
cas des T1 et T3 dont le nombre croît de 47% et 40%, puis le T5 et le T6 à 21% et 15%.

28
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

Il est important de noter que les augmentations présentées plus haut sont des variations moyennes, mais
cachent en leur sein de fortes disparités. En effet, l’augmentation notable du T1 ou par exemple des écoles
en zones rurales, est principalement le fait d’une seule école, le CRD du Havre pour le T1 et le CRI de la Côte
d’Albâtre pour le milieu rural pour lesquels l’augmentation du nombre d’élèves touchés dépassent les 150%
(soit plus de 2 000 élèves pour la Côte d’Albâtre). Dans d’autres territoires à l’instar du T6, ces hausses très
fortes ont été compensées par des baisses de même ampleur et donnent donc des moyennes en hausse
plus relative.

1-2 Un panel d’actions en milieu scolaire très large

Quand on élargit la définition de ce que l’on appelle « actions en milieu scolaire », et que l’on y inclut
tant les horaires aménagés que les actions en collège ou encore les actions sur le temps périscolaire, 90%
des écoles dont les directeurs ont été auditionnés ont alors des actions en milieu scolaire.

Depuis la réforme des rythmes scolaires, on voit se développer les actions sur le temps périscolaire à côté
des actions sur le temps scolaire. 20% des écoles interrogées participent actuellement à des activités
musicales sur le temps périscolaire. Pour ces écoles, ces actions se développent aujourd’hui en parallèle
d’actions sur le temps scolaire qu’elles continuent de mettre en œuvre. De même, 20% d’écoles
d’enseignement artistique supplémentaires pensent être amenées à effectuer des actions sur le temps
périscolaire à la rentrée prochaine.

Pour ce qui est des actions sur le temps scolaire, les écoles ont mis en place 3 types d’actions :

- Les classes à horaires aménagés musique et danse en écoles primaires, en collège et lycée. Elles sont
presque exclusivement le fait des conservatoires à l’exception du CEM du Havre, qui travaille sur des
classes à horaires aménagées en musiques actuelles. Les classes à horaires aménagées ne se trouvaient
qu’en zone urbaine au sein du panel des écoles interrogées.

- Les classes-orchestre, que l’on retrouve pour 15% des écoles du panel. Elles correspondent à une forme
d’éveil par la pratique d’un instrument d’orchestre sur une durée relativement longue (un ou deux ans).

29
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

- les séances ponctuelles d'initiation et d’éveil dans les écoles primaires et dans les collèges. Près de 80%
des écoles interrogées ont mis en place ce type d’action.

2- Un accompagnement à la pratique amateur très développé au sein des écoles

Éléments de méthodologie

Pour analyser l’incitation à la pratique amateur, deux moyens ont été utilisés :
- Tout d’abord quatre questions étaient posées aux directeurs d’école dans le questionnaire qui leur a été soumis : elles
portaient sur la mise à disposition ou non d’espaces de répétition, tant pour les élèves et anciens élèves de l’école que
pour des extérieurs, sur l’incitation à la constitution d’ensembles par les élèves eux-mêmes ainsi que sur l’information
donnée par l’école aux élèves sur les associations de pratique amateur existantes.
- Le second moyen utilisé a été l’envoi d’un questionnaire à un panel d’anciens élèves des écoles du Schéma afin
d’observer si, après un enseignement relativement long obtenu dans une école, ils avaient aujourd’hui encore une
pratique amateur.

2-1 Des écoles fortement impliquées dans le développement de la pratique amateur

D'une manière générale, l’incitation à la pratique amateur était déjà en 2008 une considération
importante dans la gestion des écoles. On voit qu'en moyenne, quand on consolide les réponses données à
l’ensemble des questions, 62 % des écoles incitaient leurs élèves à la pratique amateur.

Entre 2008-2012, cette proportion a même augmenté pour atteindre 73% des écoles en 2012.

Quand on observe plus précisément les questions posées, les pratiques d’incitation les plus utilisées par
les écoles seraient « la mise à disposition d'espaces de répétition pour élèves et anciens élèves » (83%
des écoles en 2012 l'utilise) et « la constitution d'ensembles à l'initiative des élèves (81% des écoles) ».

Viennent ensuite les modalités que sont « une information donnée aux élèves sur les associations
existantes (utilisée par 67% des écoles) » et « la mise à disposition d'espaces de répétition pour des
amateurs extérieurs à l'école (61% des écoles) ».

Ce sont les deux premières pratiques que les écoles se sont le plus appropriées entre 2008 et 2012,
puisque la part des écoles les utilisant augmente respectivement de 17 et 13 points. L'information donnée
aux élèves sur les associations de pratique amateur existantes augmente le moins, avec + de 4 points entre
2008 et 2012. Le tableau ci-dessous récapitule les modalités et la part des écoles les ayant utilisées en 2008
et 2012 selon le type d’école.

Part des écoles me tta nt à Part des écoles me tta nt à Part des écoles favorisant une
Part des écoles favorisant la
disposition de s e spa ce de disposition de s e spa ce de informa tion donné e a ux
constitution d'e nse mble s à
ré pé titions pour le s é lè ve s e t ré pé titions pour de s a ma te urs é lè ve s sur le s a ssocia tions
l'initia tive de s é lè ve s
a ncie ns é lè ve s e xte rie urs à l'é cole e xista nte s a va nt 2008

T ype d'é cole Avant 2008 Depuis 2008 Avant 2008 Depuis 2008 Avant 2008 Depuis 2008 Avant 2008 Depuis 2008

Conservatoires 78% 78% 100% 100% 89% 100% 67% 89%


Ecoles Associatives 67% 81% 59% 78% 37% 56% 52%
52%
Ecoles Municipales 67% 83% 61% 83% 50% 50% 78%
78%

Globa l 69% 81% 67% 83% 50% 61% 63% 67%

30
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

2-2 Une implication des écoles dans le développement de la pratique amateur corroborée par
les anciens élèves

Éléments de méthodologie

L’équipe d’évaluation a procédé au début du mois de janvier 2014 au lancement d’une enquête, en ligne et par
courrier, à destination des anciens élèves des écoles du Schéma. Cette enquête devait permettre d’obtenir des
informations sur l’existence ou non d’une pratique amateur chez ces anciens élèves, qu’elle soit dans le domaine de la
musique, de la danse ou du théâtre, individuelle ou collective. L’enquête devait également fournir des éléments sur
l’implication des écoles à inciter les élèves à la pratique amateur.

Ce sont 209 anciens élèves, issus de 30 écoles du Schéma, qui ont répondu à cette enquête, ayant tout type de niveau
er e
(du 1 cycle à un niveau supérieur au 3 cycle), composés de 85% d’anciens musiciens, 5% d’anciens danseurs, 2%
d’élèves en théâtre, la part restante étant composée d’anciens élèves inscrits dans plusieurs domaines à la fois.

Une division a été opérée pour évaluer l’avant et l’après schéma, entre les personnes étant sorties d’un cursus
d’enseignement dans une école du Schéma sur la période 2002-2007 et les personnes sorties depuis 2008, ce qui
correspond à 2 périodes homogènes en termes de durée. Le panel d’anciens élèves retenus après ce retraitement est
de 100 élèves.

De par le nombre d’écoles représentées et le nombre d’anciens élèves ayant répondu, il convient de ne pas
généraliser les analyses qui suivent de manière automatique.

Ce qui ressort des questionnaires, c’est qu’entre les deux périodes, on note une légère hausse de la
pratique amateur pour ces anciens élèves. Environ 75% des personnes sorties depuis 2008 ont une
pratique amateur, qu’elle soit collective ou individuelle. C’est 5 points de plus que pour les anciens élèves
sortis avant la mise en œuvre du schéma.

En précisant les types de pratiques, on observe que la pratique amateur collective est moins représentée
que la pratique individuelle. Environ 52% des anciens élèves ont une pratique collective, quand 71% ont
une pratique individuelle. Il y a bien une hausse pour les deux types de pratique également entre l’avant et
l’après schéma, mais dans des proportions très différentes. Les anciens élèves de la période de l’après
schéma ne sont en effet que 2% de plus à posséder une pratique collective, quand ils sont près de 7% de
plus à en avoir une de manière individuelle.

À côté de ces données, les réponses au questionnaire permettent de constater l’importance de


l’incitation des écoles à pratiquer en
amateur depuis 2008. En effet, quand on Incitation des écoles selon les anciens élèves ayant une pratique
demande aux anciens élèves qui ont amateur aujourd'hui
Part des élèves considérant que Part des élèves considérant
actuellement une pratique amateur, si la Période de sortie de leur école les a incité à pratiquer que l'école ne les a pas
formation obtenue à l’école les a incités à l'école en amateur incités à pratiquer en amateur

développer cette pratique, ils répondent à 2002-2007 60% 40%


75% par l’affirmative. C’est 10 points de 2008-2012 75% 25%
plus que les anciens élèves de l’avant
schéma.

31
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

D’une manière encore plus marquée, quand on interroge les anciens élèves n’ayant pas de pratique
amateur, on observe également une
Incitation des écoles selon les anciens élèves n'ayant PAS de pratique
amateur aujourd'hui incitation des écoles en très forte
progression, puisque de 12,5%, on passe
Part des élèves considérant que Part des élèves considérant
Période de sortie de
leur école les a incité à pratiquer que l'école ne les a pas
à près de la moitié des anciens élèves
l'école
en amateur incités à pratiquer en amateur qui considèrent que la formation les a
2002-2007 13% 87% incité à la pratique amateur alors même
2008-2012 47% 53% qu’ils n’en n’ont pas eux-mêmes.

C’est très principalement le manque de temps qui expliquerait l’inexistence d’une pratique amateur,
pour 70% des anciens élèves, sans égard à la période considérée.

Il semble donc, tant au regard des réponses des directeurs aux questionnaires qu’aux réponses obtenues
des anciens élèves, que les écoles incitent plus activement qu’auparavant au développement des
pratiques amateurs par leurs élèves.

3- Des partenariats variés avec le milieu professionnel


Nous le rappelions en introduction, le Schéma avait parmi ses ambitions « la démocratisation des
enseignements artistiques et plus généralement des arts et de la culture », ainsi que la volonté de
développement de « l’accès […] aux professions artistiques ». Les partenariats et collaborations que les
écoles montent avec des structures professionnelles participent de ces deux ambitions en permettant aux
élèves d’un côté, d’obtenir un aperçu de ce à quoi correspond la profession, mais de l’autre de participer à
la promotion de l’enseignement artistique et de la culture au plus grand nombre, notamment à travers les
liens avec les lieux de diffusion.

N’ayant pu établir de comparatif entre 2008 et 2012,


nous ne présenterons que rapidement l’état des lieux Plus de 50% des écoles
résumé de ces partenariats à partir de 2008.
collaborent avec des
Sur le panel de répondants au questionnaire, ce sont structures professionnelles en
52% des écoles qui collaborent avec des structures 2012
professionnelles, que ce soit de manière pérenne et
régulière, ou occasionnelle.

Les types de collaboration sont très variés:


- Partenariats avec lieux de diffusion pour la participation à des représentations (salles de concerts privés,
salles communales, théâtre, Opéra, églises etc.) ;
- Rencontres des élèves avec professionnels, notamment des stages et des masters class ;
- Organisation de résidences d’artistes ;
- Participation à des festivals ou spectacles thématiques (Viva Cité, Figures de notes, Japon/japonisme
etc.) ;
- Partenariat avec des formations musicales et des troupes tant amateurs que professionnelles,
principalement pour de la diffusion commune.
32
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

Les conservatoires sont les écoles les plus fréquemment en partenariat avec le monde professionnel,
puisque 78% d’entre eux possédaient des collaborations en 2012. Les écoles associatives suivent avec près
de 52% d’entre elles ayant des collaborations. Les écoles municipales enfin, possèdent des échanges pour
40 % d’entre elles.
Prises isolément, les écoles communes de moins de 3 000 habitants sont plus actives que la moyenne avec
58% d’écoles ayant des collaborations avec des structures professionnelles.

Il apparait une différenciation forte de la


collaboration avec le milieu professionnel en
fonction de la zone, rurale ou urbaine, où se situe
l’école.
On retrouve ce constat quand on observe les
partenariats selon le territoire, puisque le T7, le T2
et le T5 sont les territoires où il y a le moins de
collaboration avec respectivement 17%, 20% et 36%
des écoles, soit des valeurs inférieures à la
moyenne.

33
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

4- Un développement très important du nombre de représentations publiques des


écoles
La diffusion, c’est-à-dire l’organisation ou la participation à des représentations publiques (concerts,
spectacles) est un des éléments contribuant au développement de l’éducation artistique et à la promotion
de la culture sur le territoire seinomarin.

En 2012, 59 écoles sur les 71 déclarent organiser ou participer à des représentations. C’est 3 de plus qu’en
2008 et correspond à 83% des écoles du Schéma.
Mais c’est surtout le nombre de représentations qui a augmenté entre les 2 dates. En cumulant
l’ensemble des représentations des écoles en 2012, on obtient en effet près de 1 400 évènements
programmés, ce qui correspond à une augmentation de 25 % par rapport à 2008.
Les écoles du Schéma participent donc en moyenne à 20 concerts par an, soit 4 de plus qu’en 2008.

Cette forte hausse se retrouve dans tous les territoires, qui voient le nombre de concerts par école
augmenter entre les 2 dates, à l'exception du T2 qui accuse pour sa part une baisse de 38%.
Les T4, T3, T7 et T6 augmentent très fortement leur nombre de concerts (+87%, 64%, 47% et 26%).

L'augmentation du nombre de représentations est extrêmement marquée en zone urbaine alors que ce
nombre est à peine modifié en zone rural (+40% contre +5%).
Ce qui fait qu'en 2012, 69% % des concerts le sont en zone urbaine.
Le nombre annuel moyen de représentations par type d’école se situe lui, à 54 pour les Conservatoires, 18
pour les écoles municipales et 12 pour les écoles associatives.

Il doit être noté que les concerts organisés dans le cadre des projets de territoire ont été des occasions
supplémentaires de se produire pour les écoles, ne se substituant pas aux représentations déjà
programmées par les écoles isolément, mais s’y ajoutant.

34
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

Pour l’ensemble des actions de sensibilisation à l’éducation artistique et de soutien de la


vie culturelle du Département, les écoles ont, entre 2008 et 2012, fortement œuvré à leur
développement, que ce soit en termes d’actions en milieu scolaire, d’incitation à la
pratique amateur ou encore en termes de diffusion.

35
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

D- LA COOPÉRATION ET LA MUTUALISATION : UNE RÉELLE


PROGRESSION DES ÉCOLES
Nous le notions en introduction, les grandes ambitions du Schéma devaient être atteintes notamment à
travers l’atteinte d’un objectif intermédiaire : le développement de la communication, de la concertation,
de la coopération des différents établissements d’enseignement artistiques sur le territoire départemental.

Le Schéma désirait insuffler une logique de coopération et de mutualisation entre les écoles pour
permettre une action plus efficiente dans l’ensemble des domaines abordés dans les parties précédentes.

Éléments de méthodologie

Aux fins d’analyse de la coopération entre les écoles, l’évaluation s’est concentrée sur quatre domaines de
coopération/mutualisation abordés en filigrane par le Schéma que sont les ressources matérielles, les ressources
humaines, l’échange de bonnes pratiques en termes d’enseignement et d’éducation artistique ainsi que la coopération
en termes de diffusion.

Pour chaque domaine, il a été demandé aux directeurs à travers les questionnaires de déclarer s’ils coopéraient avec
d’autres écoles avant la mise en œuvre du Schéma et depuis la mise en œuvre du schéma en 2008.

Lorsque l’on agrège les réponses recueillies pour les quatre domaines d’analyse cités plus-haut,
on observe une réelle progression de la coopération entre les écoles.

1- La coopération en matière de ressources matérielles

Sur les 54 écoles ayant répondu au questionnaire, 21 avaient déjà des pratiques de coopération en termes
de ressources matérielles avant 2008.
Depuis la mise en place du Schéma, ce sont 37 écoles, soit 16 de plus qu'en 2008, représentant presque
70% des écoles de l'échantillon, qui coopèrent dans ce domaine.

Lorsqu’on demande des exemples de mutualisation et de 70 % des écoles collaborent


coopération aux directeurs, on trouve principalement des
entre elles dans le domaine
exemples de coopération : des prêts d’instruments, de matériel
des ressources matérielles
de travail divers (pupitres, partitions etc.) ainsi que de la mise à
disposition de locaux. en 2012

Par territoire, on note une très forte augmentation des écoles qui coopèrent dans ce domaine, à
l'exception du T2 où il n'y a pas de changement entre 2008 et 2012, mais une proportion déjà importante
(60%). Pour les autres, on va de 17 % d'augmentation pour le T7 à 63 pour le T1. Pour ce dernier, on est
passé d’une école coopérant en 2008 à 6 écoles en 2012.

Selon le type d'école, on constate que les conservatoires coopèrent beaucoup en 2012 (pour 89% d’entre
eux), de même que les écoles municipales (72%) quand les écoles associatives coopèrent moins pour leur
part avec 59%.

36
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

On observe également que les écoles situées au sein de communes de moins de 3 000 habitants coopèrent
moins qu’en moyenne. (42%),
En tendance, tous les types d’écoles ont fortement développé leur coopération entre les deux années.
Les conservatoires augmentent de 33 points, les associations de 30 points et les écoles municipales de 28.
Les écoles de petites communes, quelque peu moins dynamiques sur ce plan, ont tout de même une
augmentation de 17 points.

2- La coopération en matière de ressources humaines


Sur une même tendance que pour les ressources matérielles, même si moindre en proportion, on assiste
à une forte augmentation du nombre d'écoles coopérant dans le domaine des ressources humaines entre
l’avant et l’après schéma. En effet, avant 2008, 19% des écoles disaient coopérer, quand elles sont 46% à le
faire depuis 2008, soit 25 écoles contre 10.

Certaines écoles sont, dans ce domaine, allées plus loin que la


coopération, et ont fait de la réelle mutualisation de
46 % des écoles collaborent personnel. Un groupement d’employeur à disposition d’autres
entre elles dans le domaine écoles du territoire a par exemple été créé au Moulin
des ressources humaines en d’Ecalles ; un enseignant a été mutualisé durant une période
2012 contre 19 % en 2008 entre plusieurs écoles du T2. C’est également le cas entre le
CRD de Dieppe et le CRI de la côte d’Albâtre pour un
professeur de Basson. Dans les conservatoires notamment, les
jurys des évaluations communes ont pu être mutualisés.

Les chiffres par territoire montrent que deux territoires n’ont eu aucune évolution entre les 2 dates, les T2
et T4, pour lesquels la même proportion d'écoles coopère dans ce domaine (respectivement 60 et 30%).
Pour les autres territoires, on note une forte augmentation de la coopération, l'augmentation minimale
étant pour le T5 à 27 points, la maximale pour le T6 avec 56 points d'augmentation.

Le type d’école n’a eu que peu d’impact dans cette hausse de la mutualisation, tous les types d’écoles
étant également concernés par cette dynamique.
Aujourd’hui, ce sont les conservatoires qui coopèrent le plus en matière de RH, pour 56% de ceux-ci. Les
associations sont actives également pour la moitié d’entre elles et les écoles municipales viennent derrière
avec 39%.

37
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

3- La coopération en termes d’enseignement et d’éducation artistique


Ce qui était recherché à travers la question sur ce domaine était d’observer la coopération des écoles en
termes d’échanges de bonnes pratiques sur les thèmes que sont les cursus et disciplines proposées, les
méthodes d’enseignement, l’organisation des évaluations ou encore la pratique collective.

Depuis 2008, 75 % des écoles ont De la même manière que pour les deux domaines de
coopération précédemment abordés, on assiste à une
échangé des bonnes pratiques en
forte hausse de la coopération entre les écoles en
matière d’enseignement et matière d’échanges de bonnes pratiques relatives à
d’éducation artistique contre 37 l’enseignement et l’éducation artistique.
Avant 2008, ce sont 37% des 54 écoles qui coopéraient
% avant 2008.
dans ce domaine. Depuis 2008, ce sont 75% des écoles.

Mis à part le T2 une nouvelle fois qui stagne par rapport à 2008, l'ensemble des territoires ont vu le
nombre de leurs écoles qui échangent en termes d’enseignement et d’éducation artistique augmenter
très fortement. Tous les territoires sont en 2012 à plus de 50% de leurs écoles à coopérer quand seulement
3 sur 7 l'était en 2008.

De la même manière qu'au global, le nombre d'écoles qui coopèrent dans ce domaine augmente quel
que soit le type d'école, ce qui donne pour les conservatoires une coopération par tous les établissements,
pour 74% des associations et pour 67% des écoles municipales.

Quand l’on regroupe les écoles au sein de communes de moins de 3 000 habitants, on observe qu’elles
coopèrent moins que la moyenne, seulement pour 50% d’entre elles.

En termes d’échanges pédagogiques, le CEM du Havre a pu échanger avec les associations de musiques
actuelles du T1 sur des questions de projet pédagogique. Par ailleurs, plusieurs écoles ont mis en place des
examens en communs et le sujet de l’organisation des évaluations a semble-t-il souvent été un sujet de
coopération. Dans les réunions de territoire, à travers la présentation des problématiques des écoles, les
questions d’ordre pédagogique ont pu être abordées.

4- La coopération en matière de diffusion

La coopération en termes de diffusion, c’est-à-dire l’organisation de représentations publiques en


commun entre les écoles a été le domaine où la coopération s’est le plus développée et apparaît comme
la plus partagée par les écoles.
La proportion d’écoles qui coopèrent a été multipliée par presque deux, passant de 46% avant 2008 à 87%
depuis.
Tous les territoires ont vu le nombre d'écoles coopérant sur la diffusion augmenter entre les deux dates
mis à part le T2 une nouvelle fois.

On passe d'une moyenne de 45% d'écoles coopérant par territoire, à 88% depuis 2008. Chaque territoire a
moins 70% de ses écoles qui coopèrent avec d’autres écoles, quand 4 ne dépassaient pas 25 % avant 2008.

38
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

On retrouve cette augmentation dans des proportions


proches pour chaque type d'école. Depuis 2008, c’est 100% Depuis 2008, ce sont 87 %
des conservatoires, 81% des écoles associatives et 89% des
des écoles qui ont participé
écoles municipales qui coopèrent avec d’autres écoles pour
organiser et participer ensemble à des représentations. ou organisé en commun des
Une nouvelle fois, quand l’on regarde les écoles de communes représentations, contre 46 %
de moins de 3 000 habitants, on observe une coopération avant 2008.
quelque peu moindre avec 75 % des écoles coopérant entre
elles en termes de diffusion.

Les concerts issus des projets des territoires d’enseignements artistiques, de même que le projet Unisson
ressortent comme des explications du développement de cette coopération. À noter également la création
pérenne d’orchestres communs sur plusieurs écoles à l’image de Grand Quevilly et St Etienne du Rouvray,
de l’orchestre d’harmonie de la vallée du Cailly entre les écoles de Notre-Dame-de-Bondeville, Malaunay,
Montville et Le Houlme.

Evolution des différentes modalités de la coopération entre les écoles entre 2008 et 2012 selon le territoire

Part des écoles coopérant e n


Part des écoles coopérant Part des écoles coopérant ma tiè re d'é cha nge de Part des écoles coopérant
T E R R IT OIR E en matière de re ssource s en matière de re ssource s bonne pra tique s re la tive s en matière de D iffusion /
D 'E N S E IGN E MEN T ma té rie lle s huma ine s à l'e nse igne me nt, le s re pré se nta tion
AR T IS T IQU E cursus, la forma tion

Ava nt 2008 D e puis 2008 Ava nt 2008 D e puis 2008 Ava nt 2008 D e puis 2008 Ava nt 2008 D e puis 2008

13% 75% 25% 63% 38% 88% 25% 88%


T1
60% 60% 60% 60% 60% 60% 80% 80%
T2
33% 83% 0% 50% 17% 67% 17% 100%
T3
60% 80% 30% 30% 70% 90% 90% 90%
T4
18% 45% 9% 36% 27% 64% 18% 73%
T5
75% 100% 0% 50% 50% 88% 75% 100%
T6
17% 33% 17% 50% 0% 67% 17% 83%
T7

Entre 2008 et 2012, il est patent de constater une progression très forte de la
coopération entre les écoles du Schéma, que ce soit en termes de ressources matérielles,
de ressources humaines, d’enseignement et d’éducation artistique ou en termes de
diffusion.

39
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

III- GOUVERNANCE, CONTENU ET IMPACTS DU SCHÉMA SUR


L’ÉVOLUTION DES ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

Les crédits consacrés par le Département aux enseignements artistiques sont restés globalement à
un niveau identique. Le Schéma ne s’est pas inscrit dans une logique d’inflation de moyens, mais a
visé à favoriser le travail commun entre les écoles pour en maximiser l’efficience.

A cette fin, il prévoit donc un certain nombre d’instances territoriales visant à structurer un réseau
d’écoles. Cette logique de structuration est ambitieuse car elle s’envisage à la fois par le biais de la
géographie et par le biais du rayonnement des établissements.

Les résultats développés et présentés précédemment vont dans ce sens et témoignent d’une plus
grande coopération entre les écoles. Il convient néanmoins de distinguer quels sont les effets et
bénéfices intrinsèques du Schéma de ceux qui relèveraient de paramètres extérieurs.

A - DES TERRITOIRES GLOBALEMENT BIEN APPROPRIES PAR LES ECOLES

1- Un réseau territorial bien approprié…

1-1 Des échanges variés et nombreux

À l’échelle départementale, la mise en réseau a bien fonctionné. Ainsi, 87% des écoles estiment avoir été
associées à la vie du schéma. Cette association passe très largement par les réseaux de territoires. Ces
réseaux sont majoritairement vus comme un lieu d’information et de rencontre. En réunissant autour d’une
même table l’ensemble des écoles d’un territoire, ils permettent d’une part de pérenniser les échanges
informels qui existaient au préalable entre les écoles et d’autre part ils autorisent un élargissement de ces
échanges en mettant en relation un plus grand nombre d’établissements.

La fréquence des réunions est variable d’un territoire à l’autre. Les réunions sont le plus souvent
mensuelles, voire trimestrielles sur certains territoires (T5). Au-delà de ces réunions, il ressort également
des échanges moins formels mais très réguliers entre les directeurs d’établissements et leur délégué de
territoire. Ainsi, plus de la moitié d’entre eux ont des contacts au moins une fois par mois avec leur
délégué, ce qui témoigne d’une mise en réseau bien appropriée et non contrainte.

Moins de 10% des directeurs déclarent que la fréquence des contacts avec le délégué est insuffisante, ce
qui tend à prouver que les réseaux territoriaux fonctionnent correctement et ont trouvé leur rythme de
croisière au vu des objectifs qu’ils se sont eux-mêmes fixés.

40
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

1-2 Les projets de diffusions comme sujet principal

Plus que la fréquence des réunions, le contenu des contacts permet de juger du niveau de coopération et
de mutualisation.

Il s’avère aujourd’hui que la grande majorité (65%) des directeurs interrogés voit les territoires comme
un lieu d’information et d’échanges de bonnes pratiques.

Au-delà de ces échanges, les territoires devaient, selon l’esprit du schéma, tendre vers une plus grande
coopération et limiter l’isolement des établissements.

Cette coopération s’est surtout traduite par la mise en place de concerts et de spectacles communs. Pour
45% des directeurs, les réseaux de territoires ont permis de créer et de développer les concerts communs.
Ce point est surtout soulevé par les écoles de tailles plus modestes (écoles associatives ou communales) et
par celles situées en zones rurales, plus éloignées et isolées, et pour qui ces coopérations sont l’occasion de
réaliser des évènements qu’elles auraient eu plus de difficultés à monter seules. A ce titre, le projet Unisson
a été largement salué par les directeurs d’établissement, en dépit de la surcharge de travail que ce projet a
pu engendrer.

Le choix des concerts communs est légitime pour débuter une relation de coopération. En effet, les
concerts et spectacles constituent le prolongement naturel de tout enseignement artistique et donc le
dénominateur commun de la quasi-totalité des écoles et enseignants. Il permet donc de mettre en place
une forme de coopération facilement, sans systématiquement se heurter à des pratiques ou un état
d’esprit trop opposées d’une école à l’autre.

Une autre forme de mutualisation a pu se développer partiellement sur certains territoires (T3 ou T7) et
concerne la réalisation d’évaluation de fin de cycle en commun. Cette pratique permet de réduire les
coûts d’organisation des évaluations en mutualisant le recrutement d’un jury dédié. Cela dit, ces
expériences ont démontré que la coopération implique une vision commune et des pratiques homogènes
pour se dérouler correctement. C’est pourquoi la mutualisation de concerts et spectacles est
certainement une des meilleures portes d’entrée de la mutualisation et de la coopération, permettant de
réduire l’isolement des écoles et de les rapprocher, pour ensuite développer une collaboration plus étroite
dans un second temps. Toutefois, ce rapprochement n’est pas encore suffisant pour influer sur l’orientation
des projets d’établissements (13% des directeurs estiment que le territoire leur a permis de faire évoluer
leur projet).

Cela explique que les territoires ne sont pas des lieux où les sujets relatifs à l’offre de formation sur le
territoire, à l’organisation des cursus font l’objet d’avancées concrètes. Si ces points relèvent
légitimement d’une réflexion au niveau du territoire, ils nécessitent d’une part des écoles très proches au
niveau du fonctionnement. D’autre part, il apparait délicat pour le délégué de territoire d’aborder de telles
thématiques sans feuille de route ou mandat sur ces sujets.

41
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

2- …Mais pas de manière homogène sur l’ensemble des territoires

2-1 Des disparités territoriales

Si l’analyse au niveau départemental montre que le réseau des territoires a bien été approprié par les
établissements, une analyse plus détaillée met en évidence des disparités d’une zone à l’autre.

Les territoires 1 et 2 sont ceux sur lesquels la collaboration a eu le plus de difficulté à s’instaurer. En
effet, si de nombreux établissements de ces territoires considèrent que le réseau constitue un bon
moyen de communication, la concrétisation par des projets communs a été beaucoup plus limitée que
dans d’autres zones du Département.

Les structures havraises n’ont pas eu pour autant le sentiment de ne


pas avoir été associées au Schéma (88% d’entre elles se disent
impliquées). En revanche, ce sentiment de manque d’association est
Concentration des plus prégnant sur le territoire 2, où seuls 60% des établissements ont
relations sur le territoire perçu une réelle implication dans la vie du Schéma.

En 2008, 71% des écoles


A l’inverse, les territoires 5, 6 et 7 sont ceux où la mutualisation a le
travaillaient avec des écoles de
mieux fonctionné et surtout ceux où la coopération semble avoir le
leur territoire, elles sont 98%
en 2013 et surtout 44% plus apporté. Cela s’explique aisément par la composition des
coopérèrent avec des écoles territoires en question, avec une forte proportion d’écoles
avec lesquelles elles n’avaient associatives, qui sont celles qui ont le plus bénéficié de la mise en
jamais travaillé auparavant. réseau.
En 2008, 63% des écoles
collaboraient avec des écoles
extérieures à leur territoire. 2-2 La primauté du découpage territorial dans le
Elles ne sont plus que 54% en
fonctionnement des réseaux
2013.

Cela prouve une nette Outre le goût plus ou moins prononcé des acteurs pour le partenariat,
intensification de la il existe un certain nombre d’éléments objectifs qui ont une forte
collaboration autour de la
influence sur l’intensité de la collaboration.
notion de territoire, preuve de
l’appropriation du réseau par
les écoles. Parce que la proximité physique des établissements est une source
naturelle de rapprochement, le premier déterminant de la
Cela met également en avant
collaboration tient naturellement aux limites géographiques du
les grandes implications que
peuvent avoir les choix en territoire. Il est donc important pour la vie du réseau que les écoles ne
matière de découpage des soient pas trop distantes. A ce titre, pour certains territoires, comme le
territoires. T3, l’éloignement géographique a souvent été pointé comme un frein
au développement du réseau. L’isolement ne doit pas seulement se
lire au travers du seul prisme de la distance, mais bien du temps de
trajet séparant les écoles. Ainsi, sur le T1, des écoles du T2 sont plus

42
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

facilement accessibles depuis le Havre que les écoles de Fécamp ou de Yport, ce qui explique que le
développement du réseau se soit moins tourné vers ces écoles. Le découpage en fonction de ces temps de
parcours est donc un élément important pour juger de la pertinence d’un découpage.

Le découpage qui prévaut dans le Schéma avait été retenu afin de tenir compte des limites des EPCI et de
ne pas positionner un territoire intercommunal sur deux territoires différents. Cela n’est plus le cas sur la
CREA, qui se trouve répartie sur trois territoires (T4, T5 et T6). Hormis ce cas qui s’explique par les
mutations de l’intercommunalité rouennaise sur la période du Schéma, et la CC du Bosc d’Eawy, le
découpage respecte toujours la règle de non-répartition d’un EPCI sur plusieurs territoires. Une carte
couplant les territoires et les EPCI aujourd’hui est présentée à la page suivante de ce rapport.

Le découpage territorial ne fait pas réellement apparaitre de difficultés. Le principal problème posé par les
territoires dans leur configuration actuelle semble être le territoire 3 qui est très étendu. Le manque de
coopération constaté dans le territoire 1 ne semble pas s’expliquer par la configuration géographique des
territoires.

Le second déterminant d’une bonne mutualisation au sein du territoire tient également dans la
composition de ce territoire. En effet, un nombre trop faible d’établissements limite les possibilités de
coopération. Or certains territoires, comme le T2, ne comportent que peu d’établissements (7 dont deux ne
participent que très peu à la vie du schéma), ce qui a pu pénaliser le développement de la coopération.

Le Schéma prévoit la mise en place de réseaux, mais ne disposait pas de mesures incitatives à participer à
ces réseaux. Par conséquent, la coopération repose à ce jour beaucoup sur la bonne volonté des élus
communaux (ou communautaires) et des directeurs d’établissement. Un développement plus généralisé
du travail en réseau nécessiterait des mesures permettant d’inciter les établissements ayant le moins
contribué à la vie du schéma à s’impliquer davantage.

43
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

44
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

3- Des réseaux d’écoles hors territoires qui n’ont pas pris

Les comités locaux des territoires prévus par le Schéma ont par conséquent bien permis de développer une
collaboration qui s’est principalement axée autour des projets communs. Les réflexions ont peu tourné
autour des discussions globales comme la mise en commun de moyens ou d’enseignants, une
harmonisation, ou à défaut un rapprochement, des tarifs ou encore le développement de l’offre. Cela
s’explique aisément car le réseau local n’est pas le mieux placé pour aborder ces questions générales qui
dépassent le strict cadre du territoire et de plus, ils regroupent des structures de tailles et de
problématiques parfois très différentes.

Pour avancer sur ces thèmes, deux autres réseaux étaient donc prévus : le réseau des établissements
(regroupés par typologie) et des réseaux thématiques qui devaient initier des réflexions et actions des
thèmes prédéfinis.
Ces réseaux n’ont pas fonctionné sur la durée du schéma. Seul le réseau des CRR/CRD a réellement connu
des réunions régulières. Les autres réseaux n’ont pas été actionnés même si la majorité des directeurs
interrogés les considèrent comme utiles. Cela s’explique par le manque de temps disponible des directeurs
pour ces réseaux (déplacements plus fréquents et plus lointains) et par une animation départementale qui
n’a pas suscité de réunions de ces instances ni incité à la participation.

Les instances prévues par le Schéma n’ont pas toutes fonctionné de manière
satisfaisante. Les comités locaux ont globalement bien fonctionné. Les
difficultés qui ont pu être rencontrées par exemple sur le territoire 1
tiennent plus dans l’implication personnelle insuffisante de délégués et les
expériences positives sur d’autres territoires prouvent que ces instances
peuvent fonctionner et produire des résultats. Ces résultats se portent
naturellement vers la mutualisation et la collaboration autour des
spectacles. Les autres instances prévues, plus transversales et moins locales,
n’ont pas réellement fonctionné, ce qui explique le peu d’avancée constatée
sur les grandes ambitions du schéma (diversité de l’offre et accessibilité
notamment).

45
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

B - DES MOYENS TROP LIMITÉS POUR AGIR SUR LES OBJECTIFS


GÉNÉRAUX DU SCHÉMA

Le Schéma a affiché sa volonté de faire progresser le nombre d’élève en développant l’accessibilité, de


diversifier les enseignements en accroissant l’offre tout en permettant aux établissements de travailler
étroitement ensemble pour atteindre ces grandes ambitions. Toutefois, il s’avère que le Département et le
Schéma n’ont que peu de maîtrise sur ce qui conditionne l’atteinte de ces ambitions.

1- Des établissements en prise directe avec les communes / EPCI

Les éléments qui peuvent déterminer le nombre d’élèves accueillis dans les écoles sont le budget dont
dispose les établissements, les actions en milieux scolaires ou périscolaires, le niveau des tarifs ou encore
l’évolution démographique de la commune.

Pour l’ensemble de ces éléments, le Département ne dispose pas de réels leviers pour peser sur ceux-ci.

En matière budgétaire, le financement départemental ne représente qu’une toute petite part au regard du
financement que peuvent verser communes et EPCI.
Le financement départemental est globalement resté stable en volume (1.2 millions de concours annuels)
et ne représente qu’une faible part du budget des écoles (5% en moyenne en 2012, entre 3 et 7% selon le
type d’école). Le financement de places supplémentaires repose donc largement sur les contributions des
communes et EPCI.

D’autre part, les actions sur le temps scolaire ou périscolaire constituent un levier de développement pour
les établissements car ces actions permettent de toucher un vivier d’élèves qu’il est possible d’attirer vers
l’enseignement. Si les concours départementaux prennent bien en compte la présence de ces actions
pour calculer le montant de subvention annuelle, les choix des communes/EPCI quant à la mise en place
ou au développement de ce type d’actions restent encore très majoritairement le critère prépondérant.

Les choix tarifaires sont encore très largement dictés par les équipes municipales et communautaires.

Quant à la démographie, si elle peut expliquer le développement de certaines écoles, le Département ne


peut guère l’influer de telle manière qu’elle ait des impacts sur le nombre d’élèves.

En conclusion, le Département ne possède que peu de prise sur les réels déterminants du nombre
d’élèves. Ce point est encore renforcé par la très grande proximité entre les écoles de musique et les
équipes municipales (même si ce lien est de nature légèrement différente pour les écoles associatives).

46
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

2- Peu d’incitations financières à la mise en place des objectifs du Schéma

Si les communes et EPCI s’avèrent déterminants dans les choix permettant d’augmenter le nombre
d’élèves, sections et discipline enseignées, le Département pourrait pour sa part mener une politique
incitative.

C’est ce qui a été prévu dans le cadre de l’instruction des concours versés par le Département et c’est la
raison pour laquelle a été mis en place dans ce cadre un formulaire de demande complet qui nécessite la
saisie par les établissements d’un nombre important d’informations (nombre d’enseignants, nombre
d’élèves, masse salariale…) et cela pour les actions en milieux scolaires, la musique, la danse et les frais de
structure. Le service culture du Département applique ensuite une formule de calcul prenant en compte
l’ensemble de ces paramètres pour déterminer le montant des subventions attribuées à chaque
établissement.

Toutefois, dans les faits, ce mode de calcul est peu incitatif pour trois raison :

 En premier lieu, il ne valorise pas l’ensemble des domaines de l’enseignement artistique et finance
uniquement l’apprentissage de la musique et de la danse. Ainsi le développement de sections telles
que l’art dramatique ou arts du cirque ne sont pas encouragées par les subventions du
Département.

 En second lieu, le montant de la subvention départementale n’est pas modulé par la participation
ou non au schéma. Une école qui ne participe à aucune instance ne sera donc pas encouragée à
participer plus au schéma. Les seules mesures incitatives tiennent dans les projets de territoire et
les initiatives de type UNISSON pour lesquels chaque territoire prend la responsabilité d’organiser
un concert commun sur un thème fixé par le Département en échange d’un montant forfaitaire.
Cette démarche, la seule qui soit réellement incitative, a été plutôt saluée par les établissements.

 Enfin, le calcul de la subvention ne s’appuie pas totalement sur les critères. En effet, la mise en
place de ce mode de calcul de la subvention à partir du vote du schéma aurait pu provoquer des
diminutions importantes de subventions pour certains établissements. Les services
départementaux ont donc mis en place des plafonds de variation annuelle des concours versés. S’il
a bien permis de pérenniser les financements et d’en garantir le niveau, ce mode de calcul a eu
comme effet pervers de presque figer les sommes perçues et n’est pas du tout incitatif.

C’est pourquoi il convient dans le cadre du nouveau schéma de réfléchir à un nouveau mode de
détermination des subventions qui se puisse être plus incitatif. Il pourrait, par exemple, prendre la forme
d’une dotation plancher correspondant à une fraction des frais de structures et ensuite inclure des
bonifications en fonction de certains critères (mutualisation, développement de certaines disciplines)
correspondant aux objectifs du schéma ou en fonction de la participation aux instances.

47
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

3- Une animation départementale jugée pas assez intense

Les établissements ont dans leur grande majorité souligné qu’au-delà des financements, le bon
fonctionnement du schéma devait s’appuyer sur une animation départementale forte. En effet, le
Département est garant du bon fonctionnement du réseau, et peut par son implication légitime dans ces
derniers, relancer un réseau qui ne fonctionnerait pas de manière optimale. L’animation peut prendre deux
facettes complémentaires : l’animation réalisée par les services du Département et l’animation politique
autour des grandes ambitions du Schéma

3-1 Une bonne animation des services départementaux, mais pas assez intense

D’une manière générale, la disponibilité des agents de la Direction de la Culture et du Patrimoine a été
appréciée. La présence du Département dans les réunions de territoire a été également relevée comme
un point positif.

Néanmoins, cette animation n’est pas encore optimale. En effet, dans le cas de territoire ne fonctionnant
pas de manière idéale, l’intervention du Département n’a pas permis de mesurer des progrès sensibles. Les
délégués de territoires ne sont pas dotés d’une feuille de route précisant les grands objectifs assignés à leur
territoire et la fréquence à laquelle ils doivent se réunir.

De même, les réseaux thématiques n’ont pas réellement connu de réel démarrage. Le Département ne
semble pas également avoir donné une impulsion qui aurait pu créer une dynamique et lancer réflexions et
coopérations.

D’autre part, la création des territoires a provoqué un resserrement des liens entre écoles d’un même
territoire, mais a logiquement distendu les collaborations entre écoles de territoires différents. En l’absence
de réunions régulières du Conseil Départemental, des réunions annuelles entre délégués auraient été un
moyen de partager les bonnes pratiques afin de susciter une émulation entre territoires.

Le Schéma prévoyait initialement la création d’un site internet dédié à l’animation. Dans les faits, il s’agit
plutôt d’une page dédiée aux établissements d’enseignement sur le site du Département. Elle comporte le
rappel des actions engagées, permet de télécharger le schéma et comporte les coordonnées des
établissements (non exhaustives). Le contenu de ce site est donc très statique et n’a pas été fréquemment
actualisé au cours de la vie du schéma. Ce site est aujourd’hui très peu connu des établissements (seuls
20% déclarent le fréquenter et plus de 60% ne le connaissent pas).

Cela pose la question des moyens humains dédiés à cette animation. En effet, la mission d’animation du
réseau représente actuellement un demi équivalent temps plein, ce qui est insuffisant pour participer,
impulser et coordonner la vie de trois réseaux différents répartis sur l’ensemble du territoire.

48
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

3-2 Le manque d’échelon politique

Il a été précédemment rappelé combien les choix que peuvent opérer les services communaux
conditionnent l’atteinte des grandes ambitions du schéma. C’est pourquoi le Schéma a prévu d’associer
les élus locaux aux réunions de territoire. Toutefois, cette association n’a jamais réellement été effective.
Ces réunions étant des lieux d’échanges de pratiques et de visions pédagogiques, les préoccupations de
l’échelon politique n’y auraient guère trouvé de réponse.

Subséquemment, en l’absence d’élus, les comités de territoires, tels qu’ils sont actuellement constitués,
ne sont pas légitimes pour aborder des questions telles que l’harmonisation des tarifs au sein d’un
territoire, l’émergence d’une offre diversifiée et conçue au niveau du territoire, ce qui impose une
véritable mutualisation par le biais de conventions, ou encore la création de nouvelles sections et
l’enseignement de nouvelles disciplines. Ces sujets nécessitent auparavant des choix politiques de la part
des élus communaux et communautaires, ainsi qu’une concertation politique à l’échelle du territoire.

L’absence de cet échelon et de l’instance idoine dans le Schéma est actuellement un frein à une véritable
mutualisation des ressources. En effet, la majorité des mutualisations d’enseignants repose sur le partage
d’un professeur par plusieurs employeurs différents. Ce mécanisme est différent d’une véritable
mutualisation, qui impliquerait un employeur unique (école ou groupement d’employeurs) qui mettrait à
disposition un salarié auprès d’autres établissements en échange d’un financement prévu par convention.
De même, l’offre pourrait être mutualisée largement, permettant à un élève d’aller suivre une discipline
hors de sa commune en payant le tarif « résident » grâce à des conventions signées entre communes et
EPCI.

Ces mécanismes ne sont pas des innovations et existent aujourd’hui sur le territoire seinomarin. Ils
mériteraient en revanche d’être encouragés et développés notamment en sensibilisant les élus grâce à
cette instance politique qui faciliterait les choix et ensuite leur mise en œuvre dans le cadre des comités
locaux.

Enfin, les zones de financement des écoles n’ont pas évolué entre 2008 et 2012. Cela signifie que le
Schéma n’a pas su inciter de nouvelles communes à financer les établissements existants. Sur ce point
une sensibilisation des élus concernés par cette instance politique nouvelle pourrait débloquer la situation.

49
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

C - UN SCHÉMA AU CONTENU PEU CONCRET

1- Un schéma aux objectifs peu définis

1-1 Un diagnostic limité

En premier lieu, le Schéma s’appuie sur un état des lieux limité. Il liste les écoles présentes sur le
Département et intégrées au Schéma, les communes qui financent. Il ne procède pas à un recensement et
une analyse de l’offre disponible, de la nature des équipements, du taux de pénétration des
enseignements artistiques ou encore un état des lieux des pratiques amateurs. C’est pourtant sur ces
grands sujets que se sont portées les ambitions du Schéma. Par conséquent, le Département ne dispose
pas de références métriques en début de schéma sur ces aspects, références qui auraient permis de
mieux connaitre et mesurer les effets produits sur ces questions.

1-2 Un manque d’objectifs opérationnels

En second lieu, cette absence de diagnostic précis, qui devrait idéalement être décliné territoire par
territoire, nuit à la définition d’objectifs opérationnels. En effet, bien que le Schéma doive avoir une
dimension d’orientation stratégique et de coordination des acteurs, il doit néanmoins permettre et faciliter
la déclinaison opérationnelle de ces grandes orientations. En l’absence d’un diagnostic territorial, il ne
définit pas d’objectif concret, que ce soit au niveau des territoires ou au niveau global. Par conséquent, il
ne définit pas non plus d’indicateurs de suivi et de réalisation à des fins de pilotage du dispositif.

Enfin, le schéma ne s’attarde pas sur la nature des enseignements (musique, danse, art dramatique) et ne
fait que quelques allusions à la danse sans mentionner par exemple les arts dramatiques. Il conviendrait
de fixer des objectifs discipline par discipline (musique, danse, théâtre…) en fonction du niveau de
pénétration des pratiques, de l’équipement du territoire départemental et de la demande.

2- Un Schéma sans feuille de route

Le Schéma propose donc peu d’objectifs concrets. Il est également peu disert sur les outils disponibles au
service des écoles.

Il se dote certes d’une structure de gouvernance, le Conseil Départemental, qui doit assurer la diffusion de
l’information au plan départemental et doit permettre l’action des comités locaux. Mais aucune fréquence
de réunion n’est fixée pour cette instance. Dans les faits, elle n’est que très peu mobilisée et n’a pas
pleinement joué son rôle de coordination.

Il prévoit également des réseaux territoriaux et d’autres plus thématiques, sans pour autant leur assigner
de feuille de route et d’orientation concrètes. Il en découle des territoires qui fonctionnent à des vitesses
différentes et qui définissent eux-mêmes leurs orientations.

50
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

De plus, il ne définit pas quels sont les outils que le Département met à disposition pour contribuer à ses
ambitions. Il n’y a pas de détails sur les modalités de calcul de l’aide versée par le Département aux
structures, ce qui est peu incitatif.

Enfin, il ne définit pas quels sont les critères qui ont permis de retenir les écoles qui appartiennent au
réseau et entrent donc dans le champ du Schéma. En effet, des écoles retenues ne participent pas à la vie
pratique du présent Schéma et reçoivent à ce titre des concours départementaux alors que des écoles qui
n’ont pas été sélectionnées pour le Schéma, et qui ne sont pas financées par le Département, participent
activement au réseau de territoire et aux actions communes. Le Schéma devrait donc expliciter les règles
qui s’imposent aux écoles sélectionnées dans le Schéma afin d’être réellement incitatif.

51
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

IV - PRÉCONISATIONS

Le Schéma a permis de pérenniser les relations qui existaient jusqu’alors informellement. Ces
relations sont plus fréquentes et permettent une coopération plus grande entre les écoles. Il a
également structuré ces relations, autour de territoires constitués et qui fonctionnent
globalement bien. Ce schéma étant le premier, il est nécessaire de souligner quelques points
d’optimisations qui permettraient une intensification de la coopération :

1 - Un Schéma plus concret dans son contenu avec des objectifs opérationnels
plus ciblés.
 Le Schéma est aujourd’hui trop vague en matière d’objectifs poursuivis. Le nouveau
schéma devrait se fixer des objectifs opérationnels, ciblés, concourant à l’atteinte des
grandes ambitions poursuivies par le Département. Ces objectifs pourraient être
ensuite déclinés concrètement par les comités locaux qui disposeraient ainsi d’une
feuille de route adaptée à leur territoire.

 Intégrer un état des lieux de l’offre et de la demande en enseignements artistiques


dans le nouveau Schéma, si possible décliné territoire par territoire. Cet état des lieux
serait l’occasion de déterminer les grands indicateurs de réalisation qui permettront
de suivre l’avancée du Schéma.

2 - Intégration des subventions dans le schéma et d’un système de bonification à


la participation
 Les écoles ne sont guère incitées à pousser plus loin la coopération. Les concours
versés par le Département ne prennent pas suffisamment en compte la participation
au Schéma d’une part, et d’autre part l’animation départementale n’est pas assez
présente pour inciter réellement les écoles à une plus grande implication. C’est
pourquoi le mode de financement des écoles pourrait être revu afin d’être réellement
incitatif et favoriser une plus grande participation. Il pourrait prendre la forme d’une
dotation plancher, qui serait complétée par un système de bonification selon la
participation au Schéma.

 Pour être totalement transparent et le plus incitatif possible, l’inscription de ces


nouvelles règles dans le Schéma est nécessaire.

3 - Revoir les modes de gouvernance du Schéma : création d’une instance de


pilotage politique et d’un conseil départemental plus opérationnel
 Le nombre de communes finançant les écoles n’est pas plus important qu’au début
du Schéma, ce qui n’améliore pas l’accessibilité des enseignements, les personnes ne
résidant pas dans des communes financeurs se voyant appliquer des tarifs beaucoup
52
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

plus élevés. C’est pourquoi la création d’une instance politique permettrait de


sensibiliser les élus locaux à cet aspect de la vie culturelle. De plus, cette instance
permettrait de développer les projets de coopération et de mutualisation en facilitant
leur acceptation par les élus locaux.

 Cette instance politique serait l’organe de pilotage du schéma, en charge de


l’arbitrage sur les grandes décisions stratégique. L’actuel conseil départemental serait
un organe de mise en œuvre plus opérationnel qui assurerait la cohésion entre cette
nouvelle instance et chacun des comités locaux.

4 - Un site internet plus dynamique, plus complet, à jour


 Au-delà des financements, l’animation départementale est un moyen fort d’inciter à
la coopération. Le site Internet, aujourd’hui peu exploité à cette fin, est un moyen
efficace et moderne de diffusion d’information et également de promotion des
enseignements artistiques. Pour cela, il est impératif que le site soit plus dynamique
et mis à jour régulièrement.

5 - Ajuster la carte des territoires


 Si les réseaux territoriaux sont globalement satisfaisants, certains territoires ne
fonctionnent pas idéalement. Outre l’animation, cela peut également s’expliquer par
un découpage territorial qui ne correspond plus aux pratiques (certaines écoles sont
passées d’un territoire à l’autre, certaines ne participent pas pour cause
d’éloignement..). Sans être remis en cause, ce découpage pourrait être réajusté pour
tenir compte de ces pratiques.
 Prendre en compte la plus grande surface de certains territoires en prévoyant pour
les écoles les plus éloignées une enveloppe « frais de déplacement ».

53
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

ANNEXES
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

Annexe 1 : Carte des zones d’action


Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

Annexe 2 : Évolution du nombre d’élèves en musique entre 2008 et 2012


Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

Annexe 3 : Évolution du nombre d’élèves en danse entre 2008 et 2012


Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014

Annexe 4 : Monographies territoriales


Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014
Évaluation du SDDEA de Seine-Maritime - Direction du Contrôle de Gestion, Audit et Évaluation - Avril 2014
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

Annexe 5 : Questionnaires Directeurs / Délégués

Le Département de Seine-Maritime vous sollicite dans le cadre de l’évaluation du


Schéma Départemental de Développement des Enseignements Artistiques.

Remplir ce questionnaire devrait nécessiter une vingtaine de minutes.

Nous vous remercions par avance de votre participation qui nous est essentielle pour
l’amélioration continue de nos politiques départementales.

Nous vous serions également reconnaissants de nous envoyer, en annexe de ce


questionnaire rempli, la liste de vos élèves par commune de résidence entre 2008 et
2013, ceci afin d’établir une carte de l’accessibilité géographique des enseignements
artistiques.

Veuillez, afin de nous retourner ce questionnaire et la liste demandée, utiliser


l’enveloppe affranchie jointe au courrier.

IDENTIFICATION DE L’ETABLISSEMENT

1- Nom de votre établissement : _________________________________________

2- Commune où se situe votre établissement : ____________________________

3- Sur quel territoire du SDDEA se situe votre établissement ?

Territoire 1 Territoire 2 Territoire 3 Territoire 4 Territoire 5


Territoire 6 Territoire 7
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

ATTRACTIVITE DE L’ETABLISSEMENT

4- Le nombre d’élèves inscrits dans votre école a-t-il augmenté depuis 2008 ?
Oui Non Pas de données

a. Quelles en sont les raisons d’après vous ?


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

5- Vos élèves viennent-ils en 2013 de communes plus lointaines qu’en 2008 ?


Oui Non Pas de données

a. Quelles en sont les raisons d’après vous ? ______________________________


___________________________________________________________________
__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

_________________________________________________________________
_____________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

6- Vos élèves sont-ils issus en 2013 de milieux sociaux moins favorisés par
rapport à 2008 ?
Oui Non Pas de données

a. Quelles en sont les raisons d’après vous ?_______________________________


___________________________________________________________________
__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

7- Avez-vous mis en place une tarification préférentielle ?


Oui Non

a. Si oui, quels en sont les critères ? ______________________________________


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

b. Si oui, pouvez-vous nous donner le nombre d’élèves en bénéficiant en 2008 et en


2012 ?

En 2008 :__________________________________________________

En 2012 :__________________________________________________
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

8- Votre établissement est-il financé par un nombre de communes supérieur par


rapport à 2008 ?
Oui Non

a. Si oui, quelles sont ces nouvelles communes ? ________________________


_____________________________________________________________
__________________________________________________________________

__________________________________________________________________
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

MUTUALISATION, COOPERATION ET RESEAUX

Pour les questions qui suivent, nous vous demandons de répondre pour deux
périodes différentes, précisément : avant 2008 et depuis 2008, année marquant le
début de la mise en œuvre du SDDEA.

Avant 2008 Depuis 2008

9- Existait-t-il des pratiques de 9- Existe-t-il des pratiques de


mutualisation, de coopération avec mutualisation, de coopération avec
d’autres établissements d’autres établissements
d’enseignement artistique ?
d’enseignement artistique ?
Notamment :
Notamment :

a. En termes de ressources matérielles


(instruments, locaux, matériel
divers…) ? a. En termes de ressources
matérielles (instruments, locaux,
Oui Non
matériel divers…) ?

Oui Non
b. En termes de ressources humaines
(Professeurs, personnel
administratif…) ?
Oui Non
b. En termes de ressources humaines
(Professeurs, personnel
administratif…) ?
c. En termes d’enseignement et
d’éducation artistique (échanges et Oui Non
utilisation de bonnes pratiques
d’autres écoles concernant les
méthodes d’enseignement et
d’évaluation, les cursus et
c. En termes d’enseignement et
disciplines proposées, la pratique
collective) ? d’éducation artistique (échanges et
utilisation de bonnes pratiques
Oui Non d’autres écoles concernant les
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

méthodes d’enseignement et
d’évaluation, les cursus et
d. En termes de diffusion disciplines proposées, la pratique
(concerts/représentations par des collective) ?
élèves de plusieurs écoles,
organisation commune
d’évènements liés aux arts) ? Oui Non
Oui Non

d. En termes de diffusion
e. Avez-vous d’autres pratiques de (concerts/représentations par des
élèves de plusieurs écoles,
mutualisation/coopération ? ________________________________
________________________________ organisation commune
d’évènements liés aux arts) ?
________________________________
Oui Non
________________________________

________________________________
e. Avez-vous d’autres pratiques de
________________________________
mutualisation/coopération ? __________________
________________________________
____________________________________________
________________________________
____________________________________________

____________________________________________

____________________________________________

____________________________________________

____________________________________________

____________________________________________

10- Dans le cas où vous aviez déjà


développé des pratiques de
mutualisation avant le SDDEA (2008),
se sont-elles intensifiées depuis ?
11- S’il existait des pratiques de
mutualisation avant 2008, avec
Oui Non
quels établissements s’étaient-elles
établies ? (Vous pouvez cocher plusieurs
cases)
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

Etablissements étant aujourd'hui du


même territoire d'enseignement 11- S’il existe des pratiques de
artistique mutualisation depuis 2008, avec
quels établissements se sont-elles
Etablissements étant situés aujourd'hui
établies ? (Vous pouvez cocher plusieurs
sur d'autres territoires d'enseignement
cases)
artistique
Ne sait pas Etablissements du même territoire
d'enseignement artistique

Etablissements situés sur d'autres


territoires d'enseignement artistique
Ne sait pas

Etablissements avec lesquels vous aviez déja


travaillé avant le SDDEA
13- Apparteniez-vous à un ou plusieurs
réseaux d’établissements Etablissements nouveaux avec lesquels
d’enseignement artistiques? vous n'aviez pas travaillé avant le SDDEA

Oui Non

13- Appartenez-vous à un ou plusieurs


a. Si oui, ce(s) réseau(x) étai(en)t-il(s) ?
réseaux d’établissements
(Vous pouvez cocher plusieurs cases) d’enseignement artistiques?

Thématique National Local Oui Non

a. Si oui, ce(s) réseau(x) est (sont) t-il(s) ?


(Vous pouvez cocher plusieurs cases)
b. Si oui quel(s) étai(en)t ce(s)
Thématique
réseau(x) ? ________________________________ National Local

________________________________

________________________________

________________________________ b. Si oui quel(s) est (sont) ce(s)


réseau(x) ? _______________________________
________________________________

c. Si oui, quel en a été l’apport pour


EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

votre établissement ? ________________________________


________________________________

________________________________ ________________________________

________________________________

________________________________ c. Si oui, quel en est l’apport pour votre


établissement et pour quelles raisons
________________________________ avez-vous éventuellement changé de
réseau(x) ? ________________________________
________________________________ ____________________________________________

____________________________________________

____________________________________________

____________________________________________

____________________________________________

14- Apparteniez-vous à une ou


plusieurs associations
représentatives des écoles

ou des directeurs d’écoles ? 14 - Appartenez-vous à une ou


plusieurs associations représentatives
Oui Non des écoles ou des directeurs
d’écoles ?

Oui Non
a. Si oui, à quel échelon territorial était-
ce ?
National Local
a. Si oui, à quel échelon territorial

est-ce ?
b. Si oui quelles étaient ces
National
associations? ________________________________ Local
________________________________

________________________________
b. Si oui, quelles sont ces
________________________________
associations? ________________________________

________________________________

________________________________
c. Si oui, quel en a été l’apport pour votre
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

établissement ? ________________________________
________________________________

________________________________________________________________

________________________________________________________________

________________________________________________________________
c. Si oui, quel en est l’apport pour votre
établissement et pour quelles raisons
________________________________________________________________
avez-vous éventuellement changé
d’association(s) représentative(s) ? _______________
________________________________________________________________
_____________________________________________
________________________________________________________________
_____________________________________________
________________________________________________________________
_____________________________________________
________________________________________________________________
_____________________________________________
________________________________________________________________
_____________________________________________

_____________________________________________

_____________________________________________

_____________________________________________

_____________________________________________

_____________________________________________

____________________________________________

15- Depuis 2008, avez-vous constitué des partenariats pérennes ou développé des
collaborations avec des structures professionnelles (artistes ou équipes artistiques,
lieux de diffusion…) ?

Oui Non

a. Si oui, quel(s) type(s) de partenariats/collaboration avez-vous constitué ? ____

__________________________________________________________________
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

b. Si oui, avec quelles structures les avez-vous établis ?

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

PROGRAMME DE DIFFUSION

16- En 2013, votre école possède-t-elle un programme de diffusion/de représentations


(concerts, spectacles…) ?
Oui Non

a. Si oui, quels sont les participants à ces représentations ? (Vous pouvez cocher plusieurs
cases)
Elèves Professeurs Intervenants extérieurs amateurs

Intervenants extérieurs professionnels


EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

b. Si oui, quel public ces représentations visent-elles ? (Vous pouvez cocher plusieurs
cases)
Parents d'élèves Elèves Public extérieur

17- Ce programme de diffusion est-il accessible au public extérieur ?


Oui Non

a. Si oui, sous quelle forme ? (Vous pouvez cocher plusieurs cases)

Prospectus papier Format numérique sur le site internet


de l'école
Format numérique sur autres sites internets Autres

Si Autres, précisez : __________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

18- Aviez-vous déjà un programme de diffusion/représentations en 2007?


Oui Non

19- Quel a été le nombre de représentations de votre école par année entre 2008
et 2012 ?

- En 2008 : ____________________

- En 2009 : ____________________

- En 2010 : ____________________

- En 2011 : ____________________

- En 2012 : ____________________
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

20- Votre établissement a-t-il répondu à des appels à projets de diffusion/création/action


culturelle ?
Oui Non

a. Si oui, ces appels à projets étaient-ils : (Vous pouvez cocher plusieurs cases)
Publics Privés

21- Précisez les noms des structures ayant organisé ces appels à projets, la nature et
les années de ces appels à projet :

Année Nature de l’appel à projet Structure organisatrice

INCITATION À LA PRATIQUE AMATEUR

22- Avant 2008, votre établissement favorisait-t-il les passerelles entre enseignement et
pratiques amateurs ? Notamment par :

a. La constitution d’ensembles au sein de l’école à l’initiative des élèves.


Oui Non

b. La mise à disposition d’espaces de répétition pour les élèves et anciens élèves.


Oui Non
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

c. La mise à disposition d’espaces de répétition pour des amateurs extérieurs à l’école.


Oui Non

d. Une information donnée aux élèves sur les associations existantes.


Oui Non

e. Autres : Précisez :
___________________________________________________________________

___________________________________________________________________

___________________________________________________________________

___________________________________________________________________

___________________________________________________________________

23- Depuis 2008, votre établissement favorise-t-il les passerelles entre enseignement et
pratiques amateurs ? Notamment par :

a. La constitution d’ensembles au sein de l’école à l’initiative des élèves.


Oui Non

b. La mise à disposition d’espaces de répétition pour les élèves et anciens élèves.


Oui Non

c. La mise à disposition d’espaces de répétition pour des amateurs extérieurs à l’école.


Oui Non
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

d. Une information donnée aux élèves sur les associations existantes.


Oui Non

e. Autres : Précisez :
___________________________________________________________________

___________________________________________________________________

___________________________________________________________________

___________________________________________________________________

___________________________________________________________________

___________________________________________________________________

GOUVERNANCE ET ANIMATION DU TERRITOIRE

24- Avez-vous été impliqué dans la vie du territoire d’enseignement artistique dans
lequel est incluse votre école ?
Oui Non

a. Si oui, de quelle manière ?


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

25- Le comité local d’enseignement artistique vous a-t-il aidé :

a. Dans l’élaboration de votre projet d’établissement ?


Oui Non

b. Dans la recherche de coopération et de mutualisation avec d’autres établissements ?


Oui Non

c. À proposer des parcours ou des orientations aux élèves ?


Oui Non

d. À communiquer avec les autres établissements du territoire artistique ?


Oui Non

e. Dans vos demandes de subventions ?


Oui Non

26- À quelle fréquence aviez-vous des contacts avec le délégué de territoire ?


Plusieurs fois par mois Une fois par mois Une fois par trimestre
Une fois par semestre Une fois par an Pas de contacts

a. Cette fréquence était-elle suffisante pour répondre à vos attentes ?


Oui Non

b. Quelle était la nature de ces contacts ? (Vous pouvez cocher plusieurs cases)
Entrevues individuelles Réunions collectives
Entretiens téléphoniques Autres
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

Si Autres, précisez : __________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

27- L’espace Internet dédié au Schéma sur le site Seinemaritime.net a-t-il permis
d’obtenir une bonne information ?
Oui Non Ne sait pas

a. Si non, quels seraient les domaines où améliorer l’information ?


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

NOUS VOUS REMERCIONS POUR VOTRE COLLABORATION


EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

QUESTIONNAIRE À DESTINATION DES DELEGUES DE TERRITOIRE

28- De quel territoire d’enseignement artistique avez-vous été le délégué ?


Territoire 1 Territoire 2 Territoire 3

Territoire 4 Territoire 5 Territoire 6

Territoire 7

29- À quelle période avez-vous été délégué ? ____________________________


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

30- Comment avez-vous été désigné délégué ? Et sur quels critères ? _______
__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

31- Pourriez-vous décrire votre rôle et votre collaboration comme délégué de territoire :

a. Vis-à-vis de la Direction de la Culture du Département ?


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

b. Vis-à-vis des établissements du territoire ?


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

32- À quelle fréquence aviez-vous des contacts avec chaque établissement du


territoire ?
Plusieurs fois par mois Une fois par mois Une fois par trimestre

Une fois par semestre Une fois par an

33- Quelle était la nature de ces contacts ? (Vous pouvez cocher plusieurs cases)
Entrevues individuelles Réunions collectives
Entretiens téléphoniques Autres

Si Autres, précisez : ___________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

34- À quelle fréquence aviez-vous des contacts avec les agents la direction de la Culture
du Département, chargés de la coordination du Schéma ?
Plusieurs fois par mois Une fois par mois Une fois par trimestre

Une fois par semestre Une fois par an


EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

35- Quelle était la nature de ces contacts ? (Vous pouvez cocher plusieurs cases)
Entrevues individuelles Réunions collectives
Entretiens téléphoniques Autres

Si Autres, précisez : ___________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

ANIMATION LOCALE

36- À quelle fréquence s’est réuni le comité local pendant la période où vous étiez
délégué ?
Plusieurs fois par mois Une fois par mois Une fois par trimestre

Une fois par semestre Une fois par an

a. Cela vous a-t-il semblé suffisant pour l’animation du territoire ?


Oui Non

37- Qui décidait de réunir le comité local ?


__________________________________________________________________

_________________________________________________________________

_________________________________________________________________

_________________________________________________________________
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

38- Qui décidait de l’ordre du jour des réunions ?


_________________________________________________________________

_________________________________________________________________

_________________________________________________________________

_________________________________________________________________

39- Quels ont été les principaux thèmes abordés lors de ces réunions ?
__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

40- Quelles ont été les principales difficultés rencontrées dans votre rôle de délégué?
__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

41- Avez-vous le sentiment d'avoir facilité le développement de mécanismes de


coopération entre établissements, qui n'existaient pas avant la mise en place du
SDDEA?
Oui Non

a. Si oui, quels types de mécanismes de coopération ont été favorisés ?


__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

ANIMATION DEPARTEMENTALE

42- Le Schéma a-t-il favorisé la mise en place d’échanges entre territoires?


EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

Oui Non

a – Quelles en sont les raisons ?

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

b – Si oui à la question 15, quelle était la nature de ces échanges ?

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

43- Que pensez-vous des modalités d'animation départementale du Schéma (Conseil


Départemental, rencontres inter-territoires, portail Internet, appels à projets
départementaux etc.)?
__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

_________________________________________________________________

NOUS VOUS REMERCIONS POUR VOTRE COLLABORATION


EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

Annexe 6 : questionnaire anciens élèves

Le Département de Seine-Maritime vous sollicite dans le cadre de l’évaluation du Schéma


Départemental de Développement des Enseignements Artistiques.

Vous êtes un(e) ancien élève d’une école d’enseignement artistique. À ce titre, le
Département désire obtenir votre opinion sur les questions ci-dessous. Votre participation
est essentielle pour l’amélioration continue des politiques départementales.

Nous vous remercions par avance de votre participation.

IDENTIFICATION ANCIEN ÉLÈVE

1. Nom : _____________________________________________________

2. Prénom : __________________________________________________

3. Age : _______ ans

4. Sexe :
Homme Femme

5. Commune de résidence : ____________________________________

6. Adresse e-mail : ____________________________________________

7. Dernière école d’enseignement artistique fréquentée : ____________

8. Année de sortie de la dernière école fréquentée : ________________


EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

FORMATION ARTISTIQUE

9. Quelle(s) discipline(s) artistique(s) avez-vous étudié dans une école ? (vous pouvez
cocher plusieurs cases)
Musique Danse Théâtre

10. Dans quel(s) instrument(s) et/ou style(s) étiez-vous spécialisé(s) (par exemple :
Piano classique, guitare jazz, danse moderne etc.)? ______________
_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

11. Dans quel cursus avez-vous terminé votre formation ?


1er cycle 2ème cycle 3ème cycle

Supérieur au 3ème cycle Hors cycle

12. Avez-vous choisi seul de vous inscrire dans une école, avez-vous été incité ou
contraint ?
Choix personnel Incité Contraint

PRATIQUE AMATEUR

13. Avez-vous aujourd’hui une pratique artistique amateur individuelle ?


Oui Non

a. Si oui, à quelle fréquence ?


Plusieurs fois par semaine 1 fois par semaine 2 fois par mois
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

1 fois par mois Moins de 10 fois par an

b. Si non, quelles en sont les raisons ? (vous pouvez cocher plusieurs cases)
Manque de temps Manque d'intérêt Autre
_______

Si « Autre », précisez: ____________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

14. Avez-vous aujourd’hui une pratique amateur collective (groupe de musique,


orchestre, troupe de théâtre, club, etc.) ?
Oui Non

a. Si oui, à quelle fréquence ?


Plusieurs fois par semaine 1 fois par semaine 2 fois par mois

1 fois par mois Moins de 10 fois par an

b. Si oui, effectuez-vous des représentations publiques (concerts, spectacles, etc.) ?


Oui Non
EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

c. Si oui à la question 14, cette pratique est-elle autonome (Par ex : Groupe de musique
rock entre amis…) ou encadrée (Ex : Association de danse, chorale associative…) ?
(Plusieurs réponses possibles)
Autonome Encadrée

d. Si cette pratique est « encadrée », par qui l’est-elle? (Plusieurs réponses possibles)
Un amateur Un professionnel Un enseignant

e. Si non à la question 14, quelles en sont les raisons ? (vous pouvez cocher plusieurs cases)
Manque de temps Manque d'intérêt Autre
_______

Si « Autre », précisez: ______________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

____________________________________________________________

15. Votre formation artistique obtenue à l’école vous a-t-elle incité à poursuivre une
pratique amateur ?
A découragé Pas incité Peu incité Incité

Fortement incité A été nécessaire


EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

a. Comment expliquez-vous cela ? ___________________________


_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

16 – Au-delà de la pratique, assistez-vous à des spectacles (concerts, festivals, pièces


de théâtre etc.) ?

Jamais Moins de 5 fois par an

Entre 5 et 10 fois par an Plus de 10 fois par an


EVALUATION DU SCHEMA DE DEVELOPPEMENT DES
ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

a. Si vous assistez à des spectacles, précisez le type :


Musique Théatre Danse Autre

Si « Autre », précisez: ______________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

_____________________________________________________________

NOUS VOUS REMERCIONS DE VOTRE COLLABORATION

La loi n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée par la loi n°2004-801 du 6 août 2004, relative à l’informatique, aux fichiers et
aux libertés s’applique aux informations figurant dans ce questionnaire. Conformément aux articles 39 et 40, vous
bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent.
Vous pouvez exercer ce droit en envoyant un courrier électronique au Correspondant Informatique et Libertés du
Département de Seine-Maritime (cil@cg76.fr) ou en lui adressant un courrier à l’adresse suivante : Monsieur le
Correspondant Informatique et Libertés – Département de Seine-Maritime – Quai Jean Moulin – 76101 Rouen Cedex 1.
Annexe 7 : Liste des directeurs auditionnés

N° Ordre Etablissement Nom Prénom

7 Conservatoire de Rouen PARIS MESSLER Claire

2 Conservatoire de Dieppe BRUNAUD Fabrice

10 Conservatoire du Havre BACOT Patrick


Conservatoire de musique et de
5 LEROUX Joachim
danse St-E-D-R
Conservatoire de
4 ROUZIES Thierry
Sotteville les Rouen
Conservatoire du Val de Seine
16 COUVEZ Frantz
Le Trait
Conservatoire de la Côte d'Albatre St-
17 CAUX Philippe
Val-En-Cx
Ecole municipale de musique
11 CHOLLOIS Hervé
et de danse - Canteleu
Ecole municipale de musique
18 MULLER-PANEL Isabelle
Fécamp
Ecole municipale de musique
6 PRUDHOMME Sandra
N-D-D-B
Ecole de musique et de danse
12 SALIOT Hervé
Pavilly
Association école de musique
1 DUCEPT Pierre
Londinières
Ecole de musique
14 LECONTE Anne
Fontaine La Mallet
Ecole de musique
8 CRESTEE Philippe
Elbeuf
13 CEM Le Havre MANDEVILLE Sandrine

Ecole de musique Saint Nicolas


3 BEAUPERTUIS Nicolas
d'Aliermont
19 Ecole de musique Gournay en Bray RALLU Philippe

9 Ecole de musique de Houppeville COINTREL Dominique


Ecole de Musique et de danse
15 MOTTET Anne
de Yerville

Vous aimerez peut-être aussi