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LETTRE OUVERTE AU CABINET DU RECTEUR JACQUES FRÉMONT EXIGEANT


UNE APPROCHE COLLABORATIVE POUR TRAITER LA CRISE DE SANTÉ
MENTALE À UOTTAWA

Diverses entités de l’Université d’Ottawa (uOttawa) sollicitent la collaboration de


l’administration centrale pour trouver une solution globale et solidaire à ce que nous
considérons comme une crise de santé mentale sur notre campus. Après cinq décès
d’étudiants entre 2019 et le début de 2020, nous écoutons les voix de notre
communauté et nous faisons écho à leurs demandes de faire plus afin de cultiver un
environnement d’apprentissage, de vie et de travail plus sûr.

Après l’annonce du ​décès de deux étudiants sur une période de 3,5 semaines en
avril-mai 2019, nous avons constaté des efforts pour accroître le soutien à la santé
mentale sur le campus. Le Service d’appui au succès scolaire (SASS) de l’Université
d’Ottawa a reçu une ​augmentation de budget en septembre, et nous avons observé que
ces fonds étaient alloués à la prolongation des heures de service, des séances de
counselling sans rendez-vous, l’embauche de huit nouveaux conseillers, et d’autres
initiatives. Nous sommes reconnaissants de voir que des mesures ont été prises pour
résoudre ce problème.

Cependant, nous pensons que ceux qui ont des mandats liés à la prise de décisions sur
des questions relatives à la santé mentale sur le campus devraient aller au-delà de la
supposition que cette crise ne peut être résolue qu’en faisant un meilleur travail de
sensibilisation aux services sur le campus «​ ​que les étudiants ne connaissent pas »​ ​.
Bien que l’administration ait pris une série de premières mesures tangibles pour lutter
contre la santé mentale sur le campus, nous pensons qu’elle n’est pas encore en
mesure de suggérer que la solution existe.

Les derniers mois ont révélé une pléthore d’expériences vécues par notre communauté
essayant d’accéder aux services de santé mentale ainsi que leurs demandes de
meilleures ressources. Le ​« ​Collectif pour la santé mentale uOttawa ​» - un groupe
mobilisé par cinq étudiants qui ont été dévastés par un quatrième décès, et une
quatrième déclaration du recteur de l’Université avec un libellé très semblable aux
déclarations précédentes - a fait circuler une ​pétition qui a recueilli plus de 7,400
signatures. La couverture médiatique a révélé des griefs, notamment : des délais
d’attente excessifs; le refus de service; un manque de compréhension et
d’accommodement de la part des professeurs et du personnel; un manque d’une
approche basée sur l’intersectionnalité et de reconnaissance des problèmes de santé
mentale uniques aux membres marginalisés de notre communauté; les inefficacités du
système de référence actuel; et encore plus.1

1
Consultez : Le journal ​The Fulcrum​ : « After four deaths in a year, U of O students demand changes to
mental health services », 11 décembre 2019,
https://thefulcrum.ca/news/after-four-deaths-in-a-year-u-of-o-students-demand-changes-to-mental-health-
services/​.
2

En réponse au quatrième décès d’un étudiant sur le campus, qui est survenu en
décembre dernier, le vice-recteur des services aux étudiants, Michel Guilbeault, a
souligné le désir de l’administration de ​« faire savoir au monde, à la province et au
Canada que ​l’Université de l’Ottawa est un défenseur de la santé mentale ​»​.
Cependant, notre « défenseur de la santé mentale » a ​expulsé une étudiante de sa
résidence en septembre dernier à la suite d’une tentative de suicide – sous prétexte
que son comportement avait eu un impact négatif sur les autres résidents – et lui a
accordé seulement trois jours pour trouver un nouveau logement dans la ville. Notre «
défenseur de la santé mentale » a organisé une réunion avec le «​ ​Collectif pour la santé
mentale uOttawa »​ ​pour discuter d’une voie à suivre, mais a annulé la réunion dix
minutes à l’avance sans justification. Notre « défenseur de la santé mentale » a permis
à un groupe affilié à l’Église de scientologie d’afficher son exposition, « ​Psychiatrie: La
vérité sur ses abus » – qui, entre autres messages, décourage les gens de demander
l’aide professionnelle de psychiatres, et alimente une culture de stigmatisation de la
maladie mentale – une semaine après la Semaine du mieux-être 2020 de l’Université.
Notre « défenseur de la santé mentale » a ​découragé les comptes de médias sociaux
des clubs et des équipes Gee-Gees de publier du contenu sur Bell Cause pour la
cause, la collecte de fonds annuelle visant à sensibiliser à l’importance de la santé
mentale.

Comme représentants de l’expérience étudiante, nous rejetons l’auto-proclamation de


notre campus comme défenseur de la santé mentale, tant que les expériences vécues
telles que celles-ci continuent de se produire. Bien que nous soyons enthousiastes à
l’égard des mesures prises jusqu’à présent par l’administration centrale, nous
l’exhortons à reconnaître que ces mesures ne devraient être que le début d’un effort
complet et à long terme pour résoudre les problèmes de santé mentale pertinents à
l’Université. À ce titre, nous proposons les appels à l’action suivants :

● FACILITER LE DIALOGUE : Consulter la communauté universitaire pour


acquérir une compréhension globale des obstacles qui existent concernant
l’accès aux ressources de santé mentale sur le campus grâce aux mesures
suivantes :
○ Replanifier immédiatement – et assister à – la réunion avec le « ​ ​Collectif
pour la santé mentale uOttawa »​ ​, pour discuter d’une voie de collaboration
pour faire face à la crise de santé mentale sur le campus
○ Faciliter des forums connus et accessibles pour que la communauté
puisse partager ses expériences et ses préoccupations concernant l’accès
aux ressources de santé mentale et suggérer des solutions qu’elle
aimerait voir sur notre campus
○ Tener compte des défis uniques en matière de santé mentale auxquels
sont confrontés : les étudiants de premier cycle, les diplômés et
doctorants; les étudiants de différentes disciplines académiques; les
étudiants internationaux; les étudiants vivant sur et hors campus; les
professeurs à temps partiel et à temps plein; les membres du corps
professoral titularisés et non titularisés; le personnel à temps partiel et à
3

temps plein; les bénévoles; le personnel travaillant directement sur la


santé mentale du campus; et encore plus. Veiller à ce que toute approche
prenne en compte des vastes réalités de la communauté universitaire et
soit ouverte à sa croissance.

● ADOPTER UNE APPROCHE INTERSECTIONNELLE : Reconnaisser et


considérer de manière critique la façon dont les intersections dans l’identité – y
compris, mais sans s’y limiter : la race, le sexe, l’orientation sexuelle,
l’accessibilité, le statut socioéconomique, et plus – peuvent influencer et
empêcher la capacité de toute personne d’accéder à des ressources vitales de
santé mentale sur le campus. Engager-vous à mettre en œuvre les principes
d’équité, de diversité et d’inclusion dans la prestation de tous les services de
santé mentale. Fournisser la formation appropriée pour s’assurer que les
professionnels des soins de santé mentale ont une compréhension de la
diversité de notre communauté universitaire.

● ADRESSER ET RECTIFIER L’AUTORISATION D’UNE EXPOSITION DE


SCIENTOLOGIE DE SE RASSEMBLER SUR LE CAMPUS : Présenter des
excuses publiques à la communauté de l’Université d’Ottawa pour avoir permis à
la ​Commission des citoyens sur les droits de l’homme d’organiser son exposition,
« La psychiatrie : la vérité sur ses abus », sur campus une semaine après la
Semaine du mieux-être annuelle de l’Université d’Ottawa. Travailler à équilibrer
les difficultés à adhérer à une politique sur la liberté d’expression sur le campus
tout en comprenant que l’exposition a été nuisible à de nombreux membres de la
communauté.2 Commencer à le faire en faisant don des bénéfices reçus de ce
contrat à des organisations locales / de campus qui spécialisent en santé
mentale.

● NORMALISER LA SANTÉ MENTALE ET LES ACCOMMODEMENTS


APPROPRIÉS : ​Cultiver un environnement qui accepte et s’adapte aux
problèmes de santé mentale. Informer correctement les professeurs sur les
réalités de la santé mentale, les obstacles qu’elle peut créer vers la réussite
scolaire et leur rôle dans la création d’une culture d’apprentissage sans jugement
sur la santé mentale. Envisager la création d’ateliers, de cours ou d’autres
opportunités pour que tous les professeurs et le personnel s’engagent dans une
formation sur l’équité, la diversité et l’inclusion.

● RÉPONDRE AUX CONTRAINTES OPÉRATIONNELLES : Examiner les


possibilités de réformer les griefs opérationnels exprimés par ceux qui ont vécu
des expériences négatives en matière d’accès à la santé mentale, notamment :
des temps d’attente excessifs dans les cliniques de santé de l’Université; les
inefficacités du système de référence; le manque de subvention de la couverture
2
CONSULTEZ : Le journal ​The Fulcrum​ : « U of O President gives updates on mental health, anti-racism
efforts », 2 février 2020,
https://thefulcrum.ca/news/u-of-o-president-gives-updates-on-mental-health-anti-racism-efforts/
4

des frais de santé mentale; un manque de sensibilisation aux programmes


existants sur le campus; et encore plus.

Nous tenons à informer le recteur Frémont que, malgré la déclaration de l’administration


déclarant qu’elle ne s’attend pas à ce que les étudiants lisent le rapport, nous
reconnaissons la publication récente de la «​ ​Feuille de route vers le mieux-être à
l’Université d’Ottawa: Rapport sur la santé mentale et le mieux-être de 2020 » . Nous
croyons que la priorisation de la sensibilisation, de la mobilisation, de la formation et de
l’amélioration sont des domaines sur lesquels l'administration centrale devrait se
concentrer. Nous tenons à souligner davantage l’importance d’accorder la priorité aux
prochaines étapes recommandées ci-dessous, telles qu’énumérées dans le rapport, car
nous pensons qu’elles correspondent de manière appropriée à nos préoccupations et
aux appels à l’action associés :

● SENSIBILISATION : Intégrez la santé mentale et le bien-être à tous les niveaux


dans les pratiques commerciales quotidiennes de l’Université
● MOBILISATION : Mettez en place une infrastructure plus solide pour la
collaboration, la coordination et la mobilisation à long terme des parties
prenantes
● MOBILISATION :​ Réduisez les barrières structurelles et systémiques
● FORMATION : ​Promouvez et développez des opportunités de formation et de
développement des compétences qui aident notre population de l’Université
d’Ottawa à prendre soin de toute notre communauté
● AMÉLIORATION : Comblez les lacunes et améliorer nos services et nos
programmes pour améliorer le continuum de soutien
● AMÉLIORATION : Investissez davantage dans les services et la programmation
actuels

Nous saluons également la récente annonce par le recteur Frémont d’un ​groupe de
travail présidentiel chargé d’évaluer régulièrement le système de santé mentale. Nous
encourageons une bonne consultation et l’inclusion de la communauté diversifiée de
l’Université d’Ottawa à cette table, puisque tous les membres de cette communauté
apporteront des perspectives uniques et productives.

En tant que représentants des étudiants, nous applaudissons et sommes solidaires


avec ceux qui ont le courage d’exiger un campus plus sûr. Nous comprenons et nous
identifions avec le recteur Frémont, et reconnaissons qu’il y a ​tellement de besoins et
l’Université essaie d’être aussi présente que possible​. Il s’agit d’un processus en cours,
et nous sommes impatients de travailler aux côtés de l’administration centrale pour
prendre des mesures immédiates et concrètes sur cette question.
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OPEN LETTER TO THE OFFICE OF PRESIDENT JACQUES FRÉMONT


DEMANDING COLLABORATIVE APPROACH TO ADDRESSING UOTTAWA
MENTAL HEALTH CRISIS

Various Recognized Student Governments and Board of Directors Representatives of


the University of Ottawa (uOttawa) are seeking collaboration from the Central
Administration on a supportive, comprehensive solution to what we view is a mental
health crisis on our campus. Following five student deaths over the span of 2019 and
early 2020, we are listening to the voices of our community, and we echo their demands
for more to be done in order to cultivate a safer learning, living, and working
environment.

After the announcement of ​two student deaths in the span of 3.5 weeks in April-May
2019, we saw efforts towards increasing mental health support on campus. The
uOttawa’s Student Academic Success Service (SASS) ​received a budget increase in
September, and we have seen this go towards extended hours, drop-in sessions, the
hiring of eight new counsellors, and other cited initiatives. We are thankful to see that
action is being taken in order to address this issue.

However, we feel as if those with mandates that involve decision-making on matters


pertaining to campus mental health should move beyond the assumption that this crisis
can be solved solely by doing a “better job of awareness of services on campus…​that
students don’t know about.” While the administration has taken a series of tangible first
steps to addressing campus mental health, we believe that they are not yet in a position
to suggest that the solution exists, if only our community was aware of it.

The past months have revealed a plethora of our community’s lived experiences in
trying to access mental health services, and their demands for better resources. The
uOttawa Collective 4 Mental Health - a group mobilized by five students who were
devastated by a fourth death, and a fourth, similarly-worded statement from the
University President - has circulated a ​petition which has gained over 7,400 signatures.
Media coverage has exposed grievances including: excessive wait times; refusal of
service; a lack of understanding and accommodation from faculty and staff; a lack of
intersectionality-based approaches and acknowledgement of the unique mental health
challenges posed to marginalized members of our community; inefficiencies within the
current referral system; and more.3

In response to the fourth student death on campus that occurred this past December,
Vice-President of Student Services, Michel Guilbeault, noted the administration’s desire
“to make the world, the province, and Canada know that the ​U of O is a champion for

3
SEE: The Fulcrum’s “After four deaths in a year, U of O students demand changes to mental health
services”, December 11th, 2019,
https://thefulcrum.ca/news/after-four-deaths-in-a-year-u-of-o-students-demand-changes-to-mental-health-
services/​.
6

mental health​.” However, by these standards, our “champion for mental health” ​ejected
a student from her residence last September following a suicide attempt - on the
pretence of it having negatively impacted the residents around her - leaving her only
three days to find a new living arrangement in the city. By these standards, our
“champion for mental health” organized a meeting with the uOttawa Collective 4 Mental
Health to discuss a path forward, only to cancel the meeting ten minutes in advance
with no justification. By these standards, our “champion for mental health” allowed for a
group affiliated to the Church of Scientology to display their exhibit, ​“Psychiatry: An
Industry of Death” - which, among other messages, discourages people from seeking
professional help from psychiatrists, and feeds into a hurtful culture of stigmatization of
mental illness - one week after the University’s 2020 Wellness Week. By these
standards, our “champion for mental health” ​discouraged the social media accounts of
Gee-Gees clubs and teams from posting content about Bell Let’s Talk, the annual
fundraiser raising awareness about the importance of mental health

As representatives of student experience, we reject the self-proclamation of our campus


as “champion[ing] mental health” so long as lived experiences such as these continue to
occur. While we are enthusiastic about the steps taken by the Central Administration
thus far, we urge them to recognize that those steps should be just the beginning of a
comprehensive, long-term effort to address pertinent mental health concerns at the
University. As such, we propose the following calls to action:

● FACILITATE DIALOGUE: ​Consult the University community to gain a


comprehensive understanding of the barriers that exist to accessing mental
health resources on campus through the following measures:
○ Immediately reschedule - and attend - the meeting with the uOttawa
Collective 4 Mental Health, to discuss a collaborative path forward to
addressing the campus mental health crisis
○ Facilitate known and accessible forums for the community to share their
experiences and concerns with accessing mental health resources, as
well as suggest solutions they would like to see implemented on our
campus
○ Consider the unique mental health challenges faced by: undergraduate,
graduate, and PhD students; students of different academic disciplines;
international students; students living on and off residence; part-time and
full-time faculty; faculty members with and without tenure; part-time staff
and full-time staff; volunteers; staff working directly on campus mental
health; and more. Ensure that any approach takes into account the vast
realities of the University community, and is open to growing alongside it.

● ADOPT AN INTERSECTIONAL APPROACH: ​Acknowledge and critically


consider the way intersections in identity - including, but not limited to: race,
gender, sexual orientation, accessibility, socioeconomic status, and more - can
impact and prevent any individual’s capacity to access vital mental health
resources on campus. Commit to implementing principles of equity, diversity, and
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inclusion in the provision of all mental health services. Provide the proper training
to ensure that mental health care professionals reflect an understanding of the
diversity of our University community.

● ADDRESS AND RECTIFY THE ALLOWANCE OF A SCIENTOLOGY EXHIBIT


TO TAKE UP SPACE ON CAMPUS: ​Give a public apology to the University of
Ottawa community for allowing the ​Citizens Commission on Human Rights to
hold their exhibit, “Psychiatry is an Industry of Death'', on campus one week
following uOttawa’s annual “Wellness Week''. Work to balance the difficulties in
adhering to a “policy about freedom of expression on the campus” while
understanding “[the exhibit was] hurtful to many members of the community”.4
Begin doing so by donating the profits received from this contract to local/campus
mental health organizations.

● NORMALIZE MENTAL HEALTH AND PROPER ACCOMMODATIONS:


Cultivate an environment that is accepting and accommodating of mental health
concerns. Properly brief faculty about the realities of mental health, the barriers it
can create towards achieving academic success, and their role in creating a
mental health judgement-free learning culture. Consider the creation of
workshops, courses, or other opportunities for all faculty and staff to engage in
equity, diversity and inclusion training.

● ADDRESS OPERATIONAL CONSTRAINTS: ​Look into opportunities to reform


the operational grievances aired by those who have expressed negative
experiences in accessing mental health, including: excessive wait times at
University health clinics; inefficiencies within the referral system; a lack of
subsidization of mental health fee coverage; a lack of awareness of existing
programming on the campus; and more.

We would like to inform President Frémont that, despite the administration stating that
“[they] don’t expect students to read the report,” we acknowledge the recent release of
the “​Roadmap to Wellness at uOttawa: Mental Health and Wellness Report 2020​”. We
believe that the prioritization of awareness, mobilisation, training, and strengthening are
valuable areas upon which the central administration should focus its attention. We
would like to further emphasize the importance of prioritizing the following
recommended next steps, as listed in the report, as we believe they appropriately align
with our concerns and associated calls to action:

● AWARENESS: Embed mental health and wellness at all levels into the daily
business practices of the University
● MOBILIZATION: Implement a stronger infrastructure for long-term collaboration,
coordination & mobilisation of stakeholders
4
SEE: The Fulcrum’s “U of O President gives updates on mental health, anti-racism efforts”, February
2nd, 2020,
https://thefulcrum.ca/news/u-of-o-president-gives-updates-on-mental-health-anti-racism-efforts/
8

● MOBILIZATION:​ Reduce structural and systemic barriers


● TRAINING: Promote and develop training and skill development opportunities
that help our uOttawa population take care of our entire community
● STRENGTHENING: ​Address gaps and strengthen our services and
programming to improve the continuum of support
● STRENGTHENING: ​ Further invest in current services and programming

We also commend President Frémont’s recent announcement of a ​presidential task


force to evaluate the mental health care system on a regular basis. We encourage
proper consultation and inclusion of the diverse uOttawa community at this table, all
who will bring unique and productive perspectives.

As student representatives, we applaud and stand in solidarity with those who have the
courage to demand a safer campus. We understand and identify with President
Frémont, and acknowledge that ​“there’s so much need and [the University is] trying to
be as present as possible”​. This is an ongoing process, and we look forward to working
alongside the Central Administration in taking immediate, concrete action on this issue.

SIGNATURES DE GOUVERNEMENTS ÉTUDIANTS RECONNUS


RECOGNIZED STUDENT GOVERNMENT SIGNATORIES

_____________________
_____________________ Alexander Li Niap Fah
Jayde Lavoie Président(e) | President
Président(e) | President Association étudiante des sciences de la
L'Association des étudiant(e)s en études santé | Health Sciences Student
des conflits et droits humains | Conflict Association
Studies and Human Rights Students’
Association

____________________ _____________________
Jade Sullivan Judy El-Mohtadi
Co-président(e) du comité fondateur | Co-président(e) du comité fondateur |
Co-Chair of Founding Committee Co-Chair of Founding Committee
Association étudiante des études Association étudiante des études
féministes et du genre | Feminist and féministes et du genre | Feminist and
Gender Studies Students’ Association Gender Studies Students’ Association
9

_____________________
Rose Thivierge-Abel
Président(e) | President _____________________
Association des étudiants en nutrition | Jane Arciszewski
Nutrition student association Président(e) | President
Association des étudiant(e)s en sciences
| Science Students' Association

_____________________ _____________________
Jade Almeida Nicole Johnston
Président(e) | President Président(e) | President
L'association des étudiants en sociologie
et anthropologie ​| Sociology and l’Association des Étudiants en
Anthropology Students’ Association Développement international et
mondialisation | The International
Development and Globalization Student
Association

_____________________
Molie DeBlois Drouin _____________________
Présidente Mike DiLosa
L’Association des étudiantes et étudiants Président(e) | President
en droit civil de l’Outaouais L’Association des Étudiant(e)s des
Sciences Économiques | Economic
Students Association

_____________________ _____________________
Allison Harrod Diego Pontones Ledon
Président(e) | President Président(e) | President
Association étudiante de la Faculté des Association des étudiants en informatique
arts | Students' Association of the Faculty | Computer Science Student Association
of Arts
10

_____________________
_____________________
Sarah Thibert
Benjamin DePass
Président(e) | President
Président(e) | President
Association d'étudiants pré-diplômés en
Association d'étudiant de l'acitvité
sciences infirmière | Undergraduate
physique | Human Kinetics Student
Nursing Student Association
Association

_____________________
Suraj Wadhawan
Président(e) | President Association _____________________
d'Étudiants en Criminologie | Criminology Emma Finch
Students' Association Président(e) | President
Association des étudiantes et étudiants
en communication | Communication
Students’ Association

_____________________
_____________________ Shaianne Young
Alyssa Bourjolly Président(e) | President
Président(e) | President Association des étudiant(e)s en
Conseil étudiant Telfer Student Council psychologie | Psychology Students'
Association

SIGNATURES DE REPRÉSENTANTS SUR LE BUREAU DES GOUVERNEURS


BOARD OF DIRECTORS SIGNATORIES

____________________ ____________________
Babacar Faye Tim Gulliver
Faculté des sciences sociales | Faculté des sciences sociales |
11

Faculty of Social Sciences Faculty of Social Sciences

____________________ ____________________
Zachary Robichaud Zaina Abusayma
Faculté des sciences sociales | Faculté des sciences sociales |
Faculty of Social Sciences Faculty of Social Sciences

____________________
____________________ Daniel Kuhnreich
Jinnia Baiye Faculté de droit, Section de Common Law
Facult​é de science | Faculty of Science | Faculty of Law, Common Law Section

____________________ ____________________
Scott Fulton Rex Tshibanda
Facult​é de genie | Faculty of Engineering Facult​é de Arts | Faculty of Arts

SIGNATURES DE COLLECTIF POUR LA SANTÉ MENTALE UOTTAWA


UOCOLLECTIVE FOR MENTAL HEALTH SIGNATORIES

____________________
____________________
Maxime Lê
Angela Toubis
12

____________________
____________________ Nickolas Ebrune
Laura O’Connor